Patrick continua à conduire, dans un silence de mort , presque pesant, le paysage qui défilait devant ces yeux semblait presque irréel,flou, comme un tableau, mais ce n'était pas une vision idyllique, c'était une vision stressante, il eu l'impression que ce qu'il voyait n'était pas la réalité, comme si il n'était que le spectateur de sa propre vie, comme si il n'était qu'un simple figurant.
Le flou qu'il voyait ne l'empêchait pas de conduire , au contraire il réfléchissait, à énormément de chose, tellement de choses, qu'il ne pourrait pas toutes les énumérer. Mais, tout de même il était détendu. Il n'était pas le genre d'homme à être anxieux, bien qu'il soit stressé par moment, comme, chaque être humain pensa t'il, mais il n'eut par exemple jamais ressenti le besoin de prendre des anxiolytiques, enfin, les somnifères c'était autre chose. Le voilà qu'il s'égare de plus en plus. La fatigue devait probablement avoir son rôle la dedans, mais il n'osait pas demander à Lisbon de prendre le relais, car il n'avait pas envie de la déranger plus qu'il ne l'a déjà fais.
Il se contentait d'agir comme un enfant qui venait de se faire gronder par ses parents, il subissait juste la situation sans se plaindre.
Il prit dans la boîte à gant une paire de lunette de soleil et ouvrit la fenêtre pour y faire entrer une brise de vent.
Malgré l'ambiance peu fameuse, il ne pu s'empêcher de faire une remarque, pour détendre l'atmosphère ou pour donner un semblant de normalité dans cette situation, deux collègues dans une voiture devrait discuter un minimum ? Pour rendre cela moins gênant ?
-"Vous savez, j'ai l'impression d'être dans un de ces films à l'eau de rose dont les femmes raffolent"
Il ne voulait pas l'admettre, mais dans le "dont les femmes rafolle", il aurait aimé y rajouter "les femmes et moi même" .
Le vent rendait sa voix presque inaudible, la voiture roulait à toute vitesse sur l'autoroute en léger excès de vitesse,au point où il était obligé de crier pour se faire entendre, il trouva que cet situation météorologique détendait un peu l'atmosphère, cela donnait une ambiance plus naturelle à la situation, mais qui renforçait ce côté mauvais film hollywoodien, ce cliché de la balade en voiture sur une autoroute californienne , le soleil aveuglant et la brise de vent agréable, avec toujours la musique des années 60 qui ne servait que de bruit de fond au silence.
-"Je ne vois pas trop où vous voulez en venir ?"
"Oh si Teresa vous le savait"
Quand elle voulait esquiver un sujet, ou éviter d'être démasqué, elle avait tendance à fuir, Jane l'avait compris, Teresa avait comprit qu'il avait comprit, c'était même devenu un petit jeux pour eux, savoir qui allait craquer en premier.
Admette que l'autre avait raison pouvait être semblable à une torture, ce n'était pas un soucis d'ego, ça allait au delà.
-"Mais si je suis sûr que vous êtes du genre à aimer ce genre de film"
-"Quel genre de film ?"
-"Mais siiii- vous savez, le genre de film qui puent le romantisme niais, ce genre de film où on sait qu'ils sont niais mais on ne peut s'empêcher de les regarder et d'envier la situation, par exemple là, j'y verrai bien la scène finale"
-"Si actuellement cette scène serait la dernière d'un film ça ne serait pas un peu triste ?"
-"C'est vrai que si un film se terminerai comme ça , ça en ferait un navet, c'est bien pour ça que je vous le dis"
-"Jane je ne comprends jamais rien à votre charabia"
-"Écoutez Lisbon, je n'ai pas envie qu'on se dispute, je reconnais que j'ai un bon nombre de tord , je ne dis pas le contraire , mais j'aimerai juste que vous le laissiez encore un peu de temps pour remettre de l'ordre dans cette situation, je vous expliquerai tout , un jour."
-"Je comprends votre point de vue, mais j'aimerai aussi que vous vous mettiez à ma place de temps en temps"
Il ne trouva pas quoi répondre. Elle avait raison, et il le savait, Teresa avait un bon nombre d'injure et de réflexion en tête qu'elle aurait bien aimé lui dire, mais, leurs amitié était-elle plus précieuse que le plaisir de rabaisser son adversaire ? Les mots dur qui lui traversa l'esprit, elle n'en pensait pas un mot, mais suffisamment pour avoir une forte envie de lui rabâcher à la figure.
Patrick se frotta les yeux, pour enlever cette sensation de flou et de migraine qui ne l'avait pas quitté depuis les locaux du C.B.I, Teresa était agent depuis longtemps, elle n'était pas aveugle, et son instinct de survie lui dicta que sa fierté de femme blessé valait-elle le coup d'un accident de la route ?
-"Dans une 100ene de mètre il y a une aire de repos, vous pourriez vous arrêter ?"
Il s'exécuta, et sans crier garde , Teresa lui demanda de se mettre à la place du passager, faisant remarquer à Jane que conduire dans un tel état de fatigue était très irresponsable, sa manière à elle supposa-t'il de prendre soin de lui. Il ne broncha pas, qui pouvait le faire avec la terrible agent Lisbon ? Maintenant c'était lui qui était à la place de mort , pour le plus grand soulagement de sa santé physique, et en quelques minutes, il s'endormit, ce qui était plutôt rare, avant de plonger dans le monde de Morphée, il sourit en se disant "pourquoi est-ce que il n'y qu'en sa compagnie que j'arrive à m'endormir sans soucis ?" , Sa tête devenait de plus en plus lourde , comme si tout ses tracas et problèmes se maniesfaient par le biais de la gravité. L'épaule de sa coéquipière ferait un bon oreiller probablement, car il s'endormit en un rien de temps, sous la moue désapprobatrice de cette dernière, tel un enfant sur la route d'un voyage familial.
Une fois arrivé à Delano, il était soudainement pris d'un pic d'énergie, sortant de sa voiture remplis d'entrain et hâte d'entamer cette nouvelle affaire.
Le médecin légiste ainsi que la police de la ville était bien entendu déjà sur place , ainsi que les agents Cho, Van-Pelt et Rigsby. Il attendit Lisbon pour que le shérif leurs fasse un récap de ce qui les attendaient.
Comme à leurs habitude le shérif Jackson n'était pas ravie que des étrangers s'occupent des affaires de leurs ville, c'est dingue comment la police est remplis de matcho aux ego très fragile.
Après quelques minutes d'attente, l'agent Lisbon revint aux côté de son consultant, et tout deux se dirigent aux côté du shérif Jackson qui affichait déjà un visage boudeur.
-"Bonjour shérif Jackson , Teresa Lisbon, et voici mon collègue Patrick Jane"
La fameuse poignée de main hypocrite en signe de bonne fois, ils y étaient
maintenant habitués. Mais faire semblant n'était pas du genre de la police locale.
-"Alors, je vous fais un récap, la victime s'appelle Lian Thao , âgé de 16 ans , sexe masculin, sans antécédents judiciaires, il a été retrouvé plus tôt dans la matinée par une vieille dame qui promenait son chien, elle est encore en état de choc."
Jane regarda la scène de crime en un coup de vent, et il vit effectivement cette dame âgée aux côté de Van-Pelt , elle semblait effectivement très heurté de la situation. Pour de simple civile, les cadavres n'étaient pas une habitude, contrairement à lui.
-"Quel sont les circonstances de la mort ?"
-"Il a été poignardé 3 fois avec une lame, le médecin légiste vous en dira probablement d'avantage"
-"Les parents ont été prévenu ?"
-"Oui ils vous attendent chez eux"
-"Merci beaucoup"
Jane s'avança jusqu'au corps de Lian, étrangement il n'était plus tellement ravie d'entamer une nouvelle affaire. La mort était quelque chose de triste, mais celle d'un enfant l'était encore plus.
Teresa elle aussi se sentait un peu chamboulée, des cadavres elle en avait vu énormément, et également des cadavres d'enfants, mais c'était les seuls qui arrivaient à la déstabiliser suffisamment pour que cela se remarque. Elle saisit la croix qu'elle avait toujours autours du coup, pour prier de manière rapide le seigneur de protéger cet enfant dans son entrée au ciel.
Jane lui, comme à son habitude s'approcha du cadavre pour l'observer en détail, sous le regards ahurissant de la police local, qui devait le prendre pour un espèce de chien renifleur ou juste d'un homme fou, et ils n'auraient pas tord. D'un point de vu extérieur voir un homme à quatre pâte sur un corps et qui de plus es en le reniflant, pouvait paraître très étrange.
Le shérif Jackson ne se sentait qu'intriguer par Monsieur Jane, qui diable était ce clown ?
Teresa était habitué à ces singeries, au point où elle n'y faisait même plus attention.
-"Mais qu'est-ce qu'il fait ?"
-"Il travaille monsieur"
-"Vous le payez pour renifler des cadavres ? C'est donc ça que vous faites au C.B.I ?"
Jane n'avait pas un bon tempérament, il se releva d'une traite pour faire face à cet homme plutôt grossier qui avait osé lui manquer de respect, pour qui se prenait-il ?
-"Oui enfin, rien qu'en l'ayant observé quelques minutes je sais déjà tout de notre victime, il faut croire qu'au C.B.I nous sommes de très bons fainéant, monsieur le shérif"
Dit-il, armé de son incontournable sourire moqueur.
-"Alors allez y, je vous écoute"
-"Il est issu de classe moyenne mais ne semble pas manquer non plus de moyens financier, il a les doigts légèrement abîmé il devait jouer d'un instrument à corde je dirai probablement la guitare ou la basse, et il faisait aussi dans le domaine de l'art manuel, il était plutôt introverti et ne sortait pas de chez lui souvent, il ne prenait pas soins de lui, ses cheveux sont gras et son tee-shirt est taché de ketchup, il ne devait donc pas vraiment faire attention à son image, il devait probablement avoir une faible estime de lui même, et je suis sûr qu'en examinant le corps vous y trouverez des traces de blessures refermé, probablement des traces de scarification, et comme on sait qu'il n'a pas subis d'agression sexuelle je suppose que le meurtrier doit être forcément quelqu'un qu'il connait, je dirai quelqu'un de jeune, donc je pense que la piste du lycée serait la plus probable pour le moment"
-"Mais d'où vous le sortez ce type ?"
Fit le shérif , exaspéré, tout en regardant l'argent Lisbon, comme si Jane n'était pas la, devant lui. Ce genre d'insolence il en avait horreur.
-"Bonne question"
Patrick s'approcha de son interlocuteur, l'air de vouloir en découdre
-"Vous savez je trouve votre attitude vraiment tres-"
-"On y va Jane"
L'agent Lisbon lui prit presque par le col de la chemise pour l'empêcher d'encore une fois de causer des problèmes à l'équipe avec encore une énième plainte.
-"Vous ne savez vraiment pas garder votre langue dans la poche hein ?"
-"Ce gugus se permet de me traiter comme un espèce de dégénéré je ne supporte pas ce genre de flic qui se sentent au dessus de tout."
-"Ah parce que c'est vous qui dites sa ?"
Fit-elle d'un ton ironique
-"Oui et alors ?"
Tout deux de dirige vers le Médecin légiste qui était au côté de l'agent Rigsby, afin d'en apprendre plus sur l'affaire.
-"Agent Lisbon je suppose ? Vous devez être là pour l'affaire, le shérif a déjà du vous faire un résumé"
-"Effectivement, à t-on une idée de larme du crime ?"
-"Il s'agit d'une lame très fine, je pencherai plutôt pour un cuter ou un scalpel, mais on ne l'a pas encore trouvé, on a pu relever aucune empreinte ADN, en revanche nous avons trouvé un cheveux blond sur son tee-shirt, peut-être celui d'un membre de sa famille ou d'un ami,la personne qui à fait ça a été très minutieuse. Les incisions sont net, et la victime ne semble pas s'être débattu."
-"Vous pensez donc qu'il a été pris par surprise ?"
-"C'est l'idée qui m'est venue à l'esprit"
Lisbon ne répliqua pas, et Patrick lui fit un simple signe de la main en guise de remerciement. Tout deux se dirigent vers Van-Pelt qui était toujours avec la dame qui avait découvert le corps.
-"Van-Pelt, vous savez où habite la famille de la victime ?"
-"Ils habitent au 163 Alhambra street, c'est à environ 10 minutes d'ici"
Et les habitudent reprennent leurs cours, direction chez les parents de la victime, Teresa n'était pas ravie. Elle n'aimait pas les drames , pour elle, la partie la plus compliquée dans une enquête c'était de servir de mouchoir aux familles en deuil, cette réflexion était certe égoïste, mais elle n'y pouvait rien, elle n'étais pas à l'aise avec tout ce qui tourne autours de quelquonque sentiments, que ça sois les siens, ou ceux des autres.
Aux premiers abords, le quartier semblait plutôt calme, une petite banlieue ni trop chic ni trop délabré, des maisons sans trop d'originalité dans un quartier sans trop d'originalité, Jane avait encore raison par apport à la situation financière de la famille(pour ne pas changer).
Ce trajet de 10 minutes avait été beaucoup plus agréable que le précédent, cette fois si les deux coéquipiers avaient échangé quelques banalité sans pour autant qu'elles soient forcées ou gênantes, ils avaient simplement discuté de l'affaire, et Teresa avait validé l'hypothèse que Jane avait émis précédemment avec le shérif, que le meurtre a été probablement comis par un camarade du petit Lian Thao.
Cho avait appelé Lisbon pour l'informer qu'ils ne pourraient pas s'entretenir avec le directeur du lycée car il était à Sacramento pour des affaires de famille, elle avait donc ordonné à Van-Pelt de retourner à Sacramento pour l'interroger, laissant Cho et Rigsby interroger le personnel de l'établissement, ils avaient décidé d'attendre le retour de Jane pour interroger les élèves, sachant pertinemment que Jane aurait beaucoup plus de facilité à savoir qui ment et qui dit la vérité.
Le vieux tacos de Jane ne tardit pas à manquer d'essence, heureusement tout près se situait une station. En attendant que sa voiture fasse le plein, Lisbon parti s'acheter un café dégoûtant et pensa à prendre un thé tout aussi dégoûtant à Jane. "le plaisir des voyage" pensa-t-il, "les boissons de distributeur ignoble, les disputes en voiture et la météo presque parfaite, si nous n'étions pas en plein travail j'aurais bien pris des vacances ici"
Plaqué contre le capot de sa voiture, son amie ne tarda pas à le rejoindre armé de ces armes toxiques nommé "boisson de distributeur sur un aire d'autoroute paumé". La boisson était bel et bien infecte mais le paysage en face d'eux la rendait un peu plus buvable.
Jane semblait être encore une fois perdu dans ses pensées, ça lui arrivait beaucoup ces temps si.
Teresa n'était plus fâchée contre lui, elle n'avait jamais réussi à lui en vouloir plus d'une heure, elle avait simplement décidé de garder sa rencoeur de côté encore un peu.
Elle lui jeta un regard vif, qu'il ne remarqua pas, trop préoccuper à détailler ce qui lui faisait face.
Il n'avait d'ailleurs même pas remarqué que sa patronne avait une seconde boisson dans la main, peut-être avait elle très soif ? Va savoir...
-"À quoi pensez vous ?"
-"Oh, je me disais juste que j'aimais bien cet endroit, c'est plutôt charment"
-"C'est vrai, il fait bon vivre"
-"Jane, pardonnez moi pour cette question idiote mais...est-ce que vous vous êtes changé ?"
-"Pardon ?"
-"Vous ressemblez à un vagabond, ne me dites pas que vous n'avez pas changer de vêtement depuis hier ?"
-"Alors la je suis vraiment choqué comment osez vous douter de mon hygiène de vie ?"
-"Parce que c'est moi qui vous ai réveillé ce matin et que vous portez toujours le même gilet avec la même tâche de crème dessus"
-"Un vagabond...?"
-"Oui un vagabond, en plus avec cette chaleur vous ne tarderez pas à sentir, allez donc acheter quelques bricoles dans la station"
-"Parce que vous pensez qu'ils vendent des costume 3 pièces dans une station service d'une ville campagnarde éloigné de Californie ?"
-"Ce n'est pas mon problème, vous pourriez toujours laver vos habits ce soir, de plus je suis sur que vous n'aviez même pas pris de pyjama avec vous ?"
-"Il se peut que j'ai effectivement oublié..."
-"Vous êtes dégoûtant allez prendre des affaires de rechanges je vous attends ici"
Jane ne savait pas vraiment quoi choisir entre un teeshirt "i love delano" ou un autre abordant un hamburger souriant. Lequel était le moins ridicule ? Il avait l'habitude des costume chic , pas de ce genre de choses.
Il opta pour le teeshirt "i love delano" et un pantalon de survêtement tout aussi moche, si il devait ressembler à une caricature du parfait touristes , autant la faire entièrement"
À la caisse au moment de payer il vit un très joli chapeau de paille, il ri intérieurement en pensant à la tête que ferait Teresa quand il lui mettrai sur la tête. Dépenser 5 dollars pour un petit fou rire ? Ça en valait la peine.
Il sorta de la station avec ses achats, sans oublier le chapeau de Lisbon, qui ne manqua pas encore une fois de le traiter d'idiot.
Ils étaient maintenant prêt psychologiquement à rencontrer les parents de Lian , entendre les pleurs et les cris de parents désespérés lui faisait rappeler le jour où lui même à retrouver le corps de sa fille affreusement mutilé, il n'y pensais plus tout les jours , mais c'était la partie de l'affaire qu'il appréciait le moins.
