J'ai quelques souvenirs heureux pour Derek en réserve, je pense en distribuer jusqu'à épuisement des stocks.

Celui-ci se passe après la série, et met à l'honneur un de mes personnages préférés, qui mérite, elle aussi, d'être contente.


La cousinade

- On est cousin.

C'est Malia qui venait d'affirmer cette phrase.

Pourquoi ?

La vraie question n'est peut être pas pourquoi elle l'avait dit, mais pourquoi elle était assise sur le comptoir de la cuisine de Derek à 21h alors qu'il ne l'avait pas invitée. (manière délicate de dire qu'elle s'était incrustée chez lui).

Voyant qu'il ne répondait pas elle rajouta

- Peter, mon père, est ton oncle. Donc on est cousin. J'ai jamais eu de cousins avant, je ne sais pas trop ce qu'on est censé faire.

- Déjà pas t'incruster chez moi. Comment t'es rentrée ?

- Stiles a le double des clés.

Derek soupira profondément avant de grogner

- C'est son idée ?

- À vrai dire ça fait un moment que je me dis que je devrais venir te parler, mais j'ai pas pris le temps. Mais oui, il trouve que t'es encore plus ronchon en ce moment, et comme apparemment la fois où il t'a vu le plus heureux c'est quand tu avais ta petite sœur il s'est dit qu'une cousine, ça pourrait être chouette aussi et te remonter le moral ; elle piocha sans vergogne un raisin dans la panière à fruits avant de reprendre : Il ne voulait pas que je te dise que c'est lui alors si tu vas le menacer s'il te plait dit lui que tu as deviné seul, je déteste quand il râle.

Derek ne savait pas s'il devait se taper le front ou sourire. Il cacha donc un sourire discret derrière la main qu'il passa sur son visage. Stilinski était un petit malin, effectivement Derek était pas mal intrigué par cette cousine, mais n'avais jamais fait le premier pas ne sachant pas comment s'y prendre. Il décida de profiter de l'occasion.

- Et toi, t'en penses quoi ?

- Je veux cousiner avec toi. J'ai aucune idée de comment on fait, mais je veux essayer.

- Qu'es que tu entends par « cousiner » ? dit-il en s'asseyant sur à ses côtés sur le meuble.

- Je t'ai dit que je ne savais pas ! On doit probablement apprendre à se connaître, parce que même si l'on a déjà tous les deux risqué notre vie pour l'autre la seule fois ou on a vraiment parlé on a trouvé une meute de loups-garous morts dans les bois. Je suis presque sûre que c'est pas une activité de famille. On doit peut-être faire des trucs genre ciné ou shopping.

Cette fois-ci Derek ne masqua pas son sourire, mais ne répondit rien, se contentant de prendre un raisin.

Le silence s'installa. Pas pesant, mais pas confortable pour autant. Ils grignotait leurs raisins sans se regarder, piquant dans la panière jusqu'à moment fatidique ou il ne resta qu'un seul grain.

Tendant la main au même moment il s'arrêtèrent à mis chemin et se jaugèrent du regard.

Vive comme une anguille, la coyote avança sa main droite, mais Derek l'intercepta avant qu'elle ne s'empare du précieux, elle tenta avec la main gauche qu'il bloqua avec autant de facilitée. D'une poussée brusque il l'éjecta en dehors du comptoir, elle s'agrippa à son bras pour l'emporter avec elle au sol.

Ils roulèrent sur le carrelage jusqu'à que le loup l'éjecte d'un coup de pied, pour ce précipiter vers le comptoir, mais des griffes agrippèrent sa cheville, le faisant glisser, la blonde bondit d'un mouvement souple, venant violemment loger son genou au creux de ses reins, et confiante, elle tendit la main vers la baie.

Trop confiante.

Son cousin se releva d'un seul coup : lui écrasa le visage contre le meuble d'un coup sec, saisit le précieux raisin tout en sautant au-dessus du comptoir se mettant hors de portée

Malia se releva, remettant son nez cassé en place d'un coup sec elle essuya le sang qui maculait son visage, mais elle souriait.

Derek croqua dans le raisin, en avalant la moitié, il lui tendit la seconde. Devant son air interrogateur, il précisa.

- En famille, on partage.

Elle se saisit de fruit qu'elle goba d'un seul coup. Ils se sourirent et il reprit à mis voix

- J'avais des cousins. Avant le feu. Ils étaient plus jeunes, mais on passait pas mal de temps ensemble. Je ne connais pas les activités des cousins classiques, dans la famille on était pas trop cinéma et shopping. Plus du genre à construire des cabanes dans les bois, faire des cache-cache géants et courir dans la forêt.

Les yeux de Malia s'illuminèrent (au figuré. Non parce que comme elle peut le faire en vrai ça porte à confusion quoi)

- Tu veux venir courir dans les bois avec moi ? Les autres coyotes me fuient depuis que je sens le loup et ça me manque de partager ce genre de moment.

La première pensée de Derek fut de refuser, par habitude, mais le loup à 'intérieur de lui se mit à trépigner de joie. Il se dit que tant qu'à y être, pourquoi pas ?

La lune avait eu le temps de redescendre quand ils revinrent au pied de l'immeuble, jappant et jouant comme de jeunes chiots, un immense loup noir roulant sur le sol avec un coyote dans une zone industrielle, voilà un spectacle qui n'était pas commun.

Ils firent la course jusqu'à appartement, sous forme humaine cette fois-ci, courant dans les escaliers, se poussant et tentant de faire tomber l'autre, d'un bond agile Malia réussi à attendre l'appartement avant lui, gagnant ainsi le droit d'aller se doucher en première,

Le brun grogna pour la forme, mais en profita pour boire un grand verre d'eau et s'enlever les brindilles qui s'accrochaient a ses cheveux. Il était fatigué, mais de la bonne fatigue. Il ne s'était pas amusée autant depuis... aucune idée depuis combien de temps il ne s'était pas autant amusé. Se dégourdir les pattes, se battre sans enjeux juste pour le plaisir du jeu, chasser en groupe (de 2, mais en groupe quand même) il n'avait jamais fait ça et c'était juste génial. Il devait même avouer qu'il aimait bien la biche, même si c'était clairement étrange de manger de la viande crue.

Dès que la douche fut libre il alla se débarbouiller, rinçant soigneusement le sang qui maculait sa barbe, quand il sortit Malia était enroulé dans sa couverture

- Si tu veux il y a des t-shirts propres dans le placard Précisa l'aîné

Il ne demanda pas si elle dormait ici, c'était évident.

- Derek. T'as déjà fait des tas de fourrure ?

- Des quoi ?

- Tas de fourrure, quand pleins de coyotes, enfin de loup si tu veux, se collent les uns aux autres les nuits d'hiver. Scott dit que je laisse des poils dans son lit, Lydia qu'elle a passé l'âge des pyjamas partie avec les copines, et apparemment je ne peux pas dormir avec Stile parce que c'est censé être bizarre de dormir avec mon ex, ce qui est un peu con quand meme, je peux dormir avec lui sans essayer de coucher avec, mais visiblement "ça ne se fait pas"..

Derek sourit, encore une fois. Il adorait la façon dont Malia était nulle en conventions sociales, et priait au fond de lui pour qu'elle ne s'adapte pas trop, c'était bien trop drôle. Il avoua doucement.

- Quand j'étais petit j'aimais dormir contre la fourrure de ma mère. Et après le...enfin quand j'étais à New York avec Laura parfois on le faisait c'est... doux et rassurant.

Le sourire de sa cousine valait bien la confession, rapidement une coyote à la langue pendant l'attendait assit sur son lit. Il finit de se sécher, prit sa forme lupine et se coucha à côté d'elle, elle vient immédiatement mettre sa tête sur les pattes avant de son cousin qui déposa sa grosse tête sur la nuque couverte de fourrure toute douce. Et il n'avait même pas honte du bruit produit par sa queue qui tapait sur le matelas, après tout Malia faisait de même.

Il n'y a pas à dire, il adorait cousiner.


N'oubliez pas que chaque review est un souvenir heureux pour l'auteur