J'ai d'autres souvenirs d'enfance en stock, mais je pense qu'un souvenir adulte pourrait être sympa aussi, ce moment se passe précisément à la fin de la saison 4.
Être en phase avec son animal intérieur
By Derek
La voiture transportant la meute s'éloigne.
Les Calaveras sont partis depuis longtemps.
Assit sur un rochet à la sortie de l'ancien village, Derek et Braeden regardent les volutes de poussière derrière le véhicule qui s'enfonce dans le désert.
Au bout de dix bonnes minutes d'un silence confortable, la mercenaire propose.
- Je fais un campement pour ce soir et te laisse en profiter ?
Derek ne lui demande pas de quoi elle parle, il sait. l'embrasse doucement et se déshabille. Il a besoin de se concentrer, mais ça lui vient de manière très naturel au final, comme si il avait toujours pu le faire, sans savoir comment.
Il est à 4 pattes
Un élan de fierté le traverse.
"Maman, Laura, regardez, je l'ai fait, je suis comme vous" scande une petite voix au fond de lui.
Il se sent plus que jamais un Hale. Mais ce sentiment passe vite en second plan.
Ses sens lui explosent au visage, l'odeur des membres de la meute, encore là mais qui disparaîtrons bientôt, les effluves de la lutte, qui a pourtant eu lieux à presque 1km de là, un désagréable mélange de sang, son sang, poudre, peur, excitation, mâtiné de l'horrible odeur de rage qu'émanaient les berzerkers, toute les odeurs mécaniques qui s'échappent du van, le parfum ambré de Braenden, sous celle de la sueur et de la poussière qui la recouvre.
Les bruits, les mille bruits du désert, les battements de cœur lent de lézards sous les pierres, le glissement chuintant d'un serpent qui rampe, la respiration rapide de la mercenaire, plus loin, très loin, le hurlement des coyotes.
Ses pensées deviennent moins nombreuses mais très précises. Focalisé sur des détails importants
Ordinairement Braenden est une femme en qui il a plus confiance qu'il ne le voudrait, avec qui il partage un début d'amitié tendre un peu réprimé, du sexe assez fantastique, elle le fait rire, se sentir à l'aise, mais il refuse de décider qu'il ont une relation, trop compliqué à gérer.. Ils n'en parlent pas, ce n'est pas spécialement par rapport à l'autre, aucun d'eux n'est prêt à être dans une relation.
Pour le loup, elle est une alliée et une partenaire sexuelle potentielle.
Point.
Il part, va courir.
Ses pattes sont si puissantes, il peut sentir chacun de ses muscles rouler sous sa peau, le sable s'enfoncer doucement sous ses coussinets.
C'est agréable.
Vitesse.
Vent qui rafraîchit les poils.
Il s'arrête et hume le vent.
Bon.
Pleins de parfums.
Un est très bon, celui avec le bruit de petit cœur qui bourdonne.
Néotoma
En tant qu'humain, Derek aurait utilisé les synonymes « rongeurs » « souris du désert » ou encore « petit mammifère mignon »
En tant que loup il...
En tant que loup, il n'utilise pas de synonyme en fait, parce qu'il n'utilise pas de mot.
Mais il devait le faire, pour Néotoma un utiliserait le synonyme "encas."
Il lui saute dessus, la souris a le temps de fuir dans son terrier.
Si l'humain est un peu humilié de son échec, mais heureux de ne pas avoir englouti un animal vivant, le loup ne se laisse pas aller.
Ni a la déception, ni au soulagement.
Il n'a pas faim, il n'a pas besoin de cet encas. C'était juste pour jouer.
Et le jeu est déjà oublié.
Il plonge dans du sable et se roule dedans, c'est agréable.
OISEAU
Il recommence à courir, assez longtemps pour le soleil baisse un peu, jusqu'à trouver une source d'eau. Un trou sablonneux qui empeste le coyote et l'odeur de tous ceux qui s'abreuvent dedans.
L'eau est sale.
Mais après avoir couru elle lui semble parfaite.
L'humain s'insurge un peu. c'est dégueulasse, des bestioles ont pissé dans cette eau.
Le loup a juste soif.
Il boit.
l'humain lui laisse le contrôle, après tout, il sait ce qu'il fait.
Le loup suit brièvement la piste d'un chien de prairie, mais se laisse distraire par un grosse araignée, puis un lézard et sa drôle de démarche.
Assis su son arrière-train à regarder ce drôle de petit repas profiter du soleil, il voit du coin de l'œil quelque chose bouger derrière lui, soulevant une volute de sable au passage.
Rapide comme la foudre, il se retourne et..
Il n'y a rien.
Mais au loin un serpent chasse une petite souris.
C'est rigolo cette longue ficelle qui bouge.
L'ondulation hypnotique excite ses sens. Il doit y mettre un coup de dent !
Le mouvement derrière lui recommence, mais stop aussi tout qu'il se retourne est-il la proie d'un prédateur inodore qui lui envoie du sable ?
Le loup veut savoir...
OISEAU !
Il y a des oiseaux.
De gros oiseaux
Ils picorent un cadavre de renard.
Le loup court, les oiseaux s'envolent dans un nuage de plume.
C'est une des meilleures choses qu'il ai vue de sa vie.
Il attend que les oiseaux se posent encore, pour les faire s'envoler à nouveau.
Plumes qui volent dans une délicieuse odeur de volaille.
Meilleure soirée de sa vie de loup.
Encore un mouvement derrière lui.
Il se retourne et..
Oh.
C'est sa queue.
Elle bouge.
Elle bouge fort.
Il doit le faire.
IL.
DOIS.
L'ATTRAPER.
Il lui court après, en jappant de bonheur.
Ça bouge.
Ça court avec lui.
C'est presque aussi bien que les oiseaux !
Il tourne assez en rond pour tomber dans le sable, il s'y roule paresseusement et ferme les yeux, somnolent au soleil quelques minutes.
Un sifflement retentit au loin.
Braenden.
Chouette, il va avoir droit à un coït.
À l'intérieur du loup, Derek a envie de faire un faceplam, mais à la place, il profite du bonheur de courir vite.
Il escalade une falaise et saute haut, très haut, pour atterrir juste à côté de l'humaine.
Ses pattes se brisent un peu sous le choc, mais guérissent vite. Il en profite pour se rouler dans le sable, encore, puis il s'ébroue et se re-transforme.
Son sourire est immense, lui fait un peu mal aux lèvres, qui ont perdu l'habitude, mais c'est une bonne douleur.
Braenden lui adresse un sourire taquin.
- Alors cette balade ?
- C'est fantastique. Il s'approche d'elle, profitant de tout ce que ses sens sur-développés lui offrent : les battements de son cœur, l'odeur des phéromone qu'elle émets. Il est tout près d'elle, elle ne recule pas, au contraire la jeune femme passe ses bras autour de ses hanches.
- Je n'ai pas eu l'occasion de te féliciter pour ton "évolution."
Derek ne dit rien. Il l'embrasse avidement, et elle répond avec la même envie.
Heureusement que le désert est vide de présence humaine, car tout le coyote et autres reptiles des environs on eu le loisir d'entendre comment exactement, ils fêtent l'évolution de Derek.
C'est encore mieux que courir après sa queue !
Merci d'avoir lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
