Ça fait presque un an que j'ai rien publié, mais ne vous inquiétez pas, Derek à toujours le droit au bonheur. Même si parfois, c'est un peu douloureux.
Parfois Derek se dit que Stiles n'a pas compris qu'ils étaient des loups-garous. Il l'entend chuchoter, comme si ça changeai quelque chose,
- Lui ?
- Ben quoi t'as dis soirée meute. Répond Malia. Si il y a Chris, pourquoi pas lui ?
- Parce que c'est un psychopathe.
- C'est mon père.
Stiles grogne et lance un regard noir en réponse au sourire narquois de Peter. Derek est honnêtement du même avis que Stiles, famille ou pas, Peter aurais dû rester mort. Mais pendant leur soirée de cousinade Malia lui a parlé, de la façon dont elle n'arrivait plus à voir M Tate un père, qu'elle sentait le dégoût venant de lui quand elle se transformait, là où Peter la conseillait et l'encourageait. Elle avait besoin d'un parent, elle ne pouvait pas continuer à emprunter celui de Stiles indéfiniment.
Si on avait demandé son point de vue de Derek il aurait répondu qu'elle pouvait, que le shérif sentait la tendresse et l'affection quand il s'agissait de Malia. Que Stiles voulait partager son père. Qui ni Peter ni M Tate n'était à la hauteur de ce rôle.
Mais elle n'avait pas demandé son avis, seulement une oreille attentive.
Ce qui fait que ce soir ils avaient prévus une soirée film et Peter était la, un insupportable sourire aux lèvres. Et Derek essaya de ne pas montrer à quel point il avait envie de lui faire manger ses dents pour gâcher son seul moment détente de la semaine. Il ne savait même pas quel était le film, il voulait juste être assis sur un canapé avec sa meute et se goinfré de pizza
Il s'avéra que le film était un machin de super héros, un genre de space opéra pseudo comique nommé gardien de la galaxie. Il n'avait jamais entendu parler de ce truc. Après avoir découpé la dernière des nombreuses pizzas qu'il partit déposer sur un des rares espace libre de la table basse puis s'assit au bout de canapé, satisfait de sentir la présence surexcité de stiles à ses cotées.
Le film commença. La première chanson n'était pas finie que trois personne avait menacé Stiles de représailles sévères si il ouvrait encore une fois la bouche. Derek lui tendit la main et laissa Stiles le maltraiter, enfonçant ses ongles et triturant ses doigts pour passer sa frustration. Ils faisait toujours ça et ça marchait bien. Surtout que Derek n'aimait généralement pas regarder des films, il est juste là pour la meute, ce contact lui plaisait souvent plus que ce qui se passe a l'écran.
Pas aujourd'hui. Aujourd'hui Derek est happé par les images.
Le film en lui-même n'était pas à son goût, lui il aime les films d'auteurs obscurs et les drames romantiques tragiques alors un blockbuster survolté avec pleins de blagues on est loin, très loin de ce qu'il aime.
Non, là où ce film le bouleverse c'est dans ce qui n'est pas là.
Derek ne peut s'empercher de chercher d'où viens ce rire qu'il entend, mais qui n'existe pas. Et il ne peut s'empêcher de sourires aux remarques qui ne serons pas prononcé.
C'est comme si on lasserait son cœur, mais qu'on le remplissait d'amour à la fois Le temps s'écoule et il aimerait que le film s'arrête tout de suite. Il aimerait aussi qu'il ne cesse jamais.
Mais ça arrive, et Derek se retient parce que qu'il n'a aucune envie qu'on lui demande pourquoi il pleure. Il sait que les autre ont sentis. Stiles caresse son bras avec douceur. Il lève les yeux et voit sur le fauteuil que Peter est dans le même état et part dès que la lumière se rallume. Derek est reconnaissant que personne ne pose de question et a bien envie de filer aussi vite que péter, mais Stiles le retins, il lui glisse une clé USB.
- Tien, c'est le volume deux. Si tu as envie de le voir.
En lui disant au revoir l'accolade de Derek est plus forte que d'habitude. Puis il part, laissa sa voiture devant l'appart de Scott. Il a besoin de courir alors il traverse les bois, jusqu'à un vieux chêne noir de Californie. L'arbre est grand, majestueux, au milieu d'une petite vallée dans les bois. Peter est là assis sur une grosse branche presque au sommet. Derek ne le voit pas de la, mais il sait ce qui est gravé sur cette monte et s'assoit à quelques mètres de son oncle. D'ici ils peuvent voir presque toute la forêt, mais pas la ville.
- Toi aussi ?
Pour la première fois depuis longtemps il ne ressent aucune moquerie venant de Peter.
- Oui. C'est... c'est elle. C'est tellement elle.
Ce film, c'est coloré, drôle, ça chante, ça bouge, il y a des meufs qui tabassent et des arbres qui parlent. Quand ils l'ont regardé, tout ce qu'ils voyaient, tout ce qu'ils entendaient, tout ce qu'ils sentaient...
C'était Élie
- Elle aurait aimé ce film, elle l'aurait aimé ci fort. Murmure Peter. Elle aurait obligé toute la famille a le regarder.
- J'aurais sûrement fini avec un déguisement de Groot. Un truc à base de morceau de bois qui grattent, et elle aurait habillé Joke en Rocket. On aurait passé des journées entières à se battre contre des extra terrestre imaginaire.
- Et on serait devenu fou d'entendre la BO de ce film, mais on connaîtrait chaque chanson par cœur.
Derek contemple la forêt en silence. Imaginant Élie, habillé en Starlord, flanqué d'une Laura peinte en verte, aller sauver la galaxie.
- Elle me manque tellement. J'ai encore la carte qu'elle m'a fait pour mes 16 ans. Les paillettes sont presque toutes parties, mais elle est précieusement dans un classeur.
- Je n'ai plus rien. Tout a brûlé. Et moi avec.
Pour la première fois depuis longtemps, Derek se sent désolé pour Peter. La colère est toujours là. Mais Derek a encore les maigres possession qu'il avait dans son sac de lycéen. Peter n'a plus que ses souvenirs à moité cramés. Il ne sait pas quoi dire. Alors, il se tait.
- C'était son endroit préféré. Chuchote Peter en traçant du bout des doigts l'endroit ou presque 2 décennies avant, une griffe avait tracé « Elies was here »
- Je ne suis pas revenue depuis l'incendie. C'est étrange. Comme si on broyait mon cœur, mais d'un autre côté je suis heureux.
- Je sais que tu me hais, mais ils me manquent à toi aussi. Même ta mère. Même après que j'ai appris qu'elle m'avait volé Malia.
Derek regarde les étoiles. On les voit bien d'ici. Il répond doucement.
- Parfois j'aurais voulu qu'elle grandisse avec nous. D'autre fois je suis heureux qu'elle n'ait pas subi cette tragédie.
- Élie l'aurais obligé à porter des costumes ridicules. Malie aurait détesté ça.
- Non. Elle aurait détesté porter des costumes improbables, mais elle aurait adoré le faire pour Élie. Parce qu'on adorait tous toute les merde que Élie nous faisait faire. Même si ça incluait d'avoir des paillettes dans les cheveux pendant un mois
- Oh oui. Ces saloperies de paillette ! Il y en avait partout.
Derek rigola.
- Tu te rappelles quand elle a oublié un pot dans sa poche ?
- Comment oublier ? Une meute entière avec des vêtements pailletée. Mais quelle honte.
- Tu ne sais pas comment les assortir. À partir du moment ou tu assumes ça donne un style.
- Elie était tellement désolée qu'on n'osait pas y montrer que ça nous faisait vraiment chier. Mais c'était plus possible de continuer à draguer avec des chemises à paillette. Alors que dans la nuit, j'ai déchiqueté les tuyaux de la machine et accusé la bestiole pour faire croire à une panne.
- J ai jamais crus que Joke était responsable de ce bazar. Ce pauvre lapin a été injustement accusé ! C'était un complot. Je l'ai toujours su, il était innocent et ne méritait pas le chapeau de la honte.
- Ce lapin attaquait les opossums.
- C'est parce que Cora lui donnais de la viande. Il est devenu accros.
- C'était un monstre, il était obèse, il chassait les rats, pissait dans la douche et terrifiant le facteur
- Le meilleur animal de compagnie du monde. Il me manque lui aussi. Toute la meute me manque. Derek hésite, mais s'il ne le dit pas aujourd'hui, il ne le dira jamais. Et Élie était très clair sur l'importance de parler de ce qu'on ressent. Mon oncle cool, celui avec laquelle je jouais au basket, qui donnais des conseils de drague foireux et couvrait n'importe quelle connerie que je faisais à condition que je lave sa voiture ; Il me manque aussi.
- tu crois que le neveu débile, mais mignon, qui m'adulait, séchait les cours de math pour aller voir les matches de basket avec moi, celui qui rigolait de tout et aimait que je lui raconte des histoires avant d'aller dormir ne me manque pas ?
- Tu as tué Laura. Je ne peux pas le pardonner, j'aurais pardonné le reste, tout. Je t'aurais suivi jusqu'à bout du monde. Quand je t'ai revus a l'hôpital, quand j'ai su que tu étais cet alpha sauvage... j'étais heureux. Tellement heureux même si tu tuais des gens j'étais si heureux de te voir en bonne santé. Je savais que tu agissais mal, mais je voulais tellement te croire. Et ne plaide pas la folie.
- Alors pourquoi tu ne me tues pas ? Tu as regretté la première fois ? C'est pour ça que tu n'es pas revenu me trancher la gorge ?
Derek effleure l'inscription gravée du bout des doigts.
- Tu veux savoir ? Tu veux la vérité ?
- Tant qu'on y est. Je crois que c'est le moment où jamais.
- C'est pour Élie. Parce qu'elle aurait voulu que tu es une seconde chance. Elle aurait supplié que je te laisse la vie. Maman... elle t'aurait tué de ses propres main pour avoir tué sa fille, même si tuer son frère l'aurait détruite ensuite. Le reste de la meute aurait laissé faire en souffrant. Mais... Élie et tante Lucy... elles auraient voulu comprendre, elles auraient voulu plaider la folie. Elles auraient tout fait pour ne pas perdre un autre membre de la meute. Pour te faire redevenir comme avant. Je n'ai pas leur patience, je n'ai pas leur capacités à aimer sans faille. Mais je ne peux pas te tuer en sachant qu'elles désapprouveraient.
Le silence s'installe. La lune à=a le temps de bouger dans le ciel. La nuit est fraîche, mais ils s'en fichent. Ils n'osent pas parler, mais ils ne veulent pas parti. Ce qu'ils ont ce soir... c'est le plus proche qu'ils ont de ce qu'ils ont eu avant. C'est douloureux, mais ils en ont besoin. Plusieurs heures se sont écoulé quand Peter parle finalement.
- Pour ce que ça vaux, je suis désolé. Je le suis de façon confuse et étrange, j'ai fait ce qui me semblait le plus logique à l'époque. J'en suis pas, j'en suis plus fier. Je sais que j'ai des... problèmes. J'étais déjà un peu, enfin, avant l'incendie, j'en avais parlé avec ta mère, elle voulait que j'aille voir un psy. J'ai refusé de la croire, je lui ai dit que je la détestais et qu'elle était le pire des alpha puis je suis allé me suis caché dans le sous sol. Élie et venu m'y retrouvé pour parler. Et la maison a pris feu.
- La dernière chose que j'ai dit a Tante Lucy, c'est « je ne suis plus un bébé » parce qu'elle m'a embrassé avant de partir au lycée. J'aurais voulu... la serrer dans mes bras. Lui dire que je l'aimais, que je resterais toujours son bébé.
- Elle le savait. Elles le savaient, qu'on les aimait.
Derek mit un moment à répondre.
- Tu ne t'étais jamais excusé pour Laura.
- Ça change vraiment les choses ?
- Non. Elle est morte, elle va rester morte. Mais... j'ai moins envie que toi aussi tu sois mort.
- Élie aurais adoré ça, qu'on parle de nos sentiments en haut de son arbre. Même si pour ma part je trouve cet endroit inconfortable au possible.
- Elle disait qu'il était magique. Elle l'appelait l'arbre aux paillettes.
Peter rigole et le silence suivant est plus doux. Le soleil se lève doucement, ils le regardent. Et là, a ce moment-là ses rayons caressent toute la forêt, illuminant chacune des gouttes de rosée déposée sur les feuilles. Et soudain la forêt brille, comme si elle était couverte de paillettes.
Derek peut sentir l'émerveillement de Peter, comme Peter peut sentir le sien. Il met la main dans la poche de son jean et demande :
- Dis, ce film. Il y a un second. Tu veux que le regarde ensemble ?
Quand Peter dis oui, il a le sourire de l'oncle qui manque tant à Derek.
