Une bonne dose de réalité
Vœu d'anniversaire
Avertissement:
"Once upon a time" que ce soit l'œuvre, l'univers ou les personnages, ne m'appartient pas. Cet œuvre appartient à leur(s) auteur(s) uniquement. Néanmoins, le concept de cette fanfiction m'appartient mais je n'en tire aucun profit ou bénéfice. Merci de vous référenciez à cet avertissement pour ce chapitre et tous ceux qui suivent.
Blabla d'auteur :
Et encore un chapitre en cette chaude journée. J'espère qu'il vous plaira. ^^
POV Barty
Henry Mills avait 4 ans aujourd'hui. C'était presque bizarre d'évaluer le temps qui passe, non pas grâce à une horloge, mais avec la croissance d'un enfant. Brièvement, Barty se demanda si c'était ce que vivait la plupart des parents quand leurs enfants grandissaient. Puis, il lui vint à l'esprit que la plupart des parents pouvaient encore se fier à l'heure et la date sur leurs montres, leurs calendriers ou sur l'écran d'un des nombreux appareils électroniques existants dans le monde. Ce qui n'était pas son cas depuis… Hé bien, certainement plus de 4 ans.
D'ordinaire, pour l'anniversaire d'Henry, le maire emmenait Henry manger son gâteau d'anniversaire chez Granny avec un chocolat chaud saupoudré de cannelle. Ensuite, elle emmenait son fils choisir un cadeau chez monsieur Gold avant de faire une des nombreuses activités sur la liste de souhait de son fils adoptif. Ce jour-là, tant qu'il ne se rendait pas pour manger chez la grand-mère de Ruby ou qu'il ne faisait rien d'imprudent ou d'hors-routine en ville, c'était donc assez tranquille et libérateur.
Ou du moins, c'est ce qu'il avait toujours cru. Jusqu'à ce qu'il ouvre la porte d'entrée pour se retrouver nez à nez avec la méchante reine qui tenait la main à un petit garçon beaucoup trop souriant et surexcité.
-Bonjour Reggie, bonjour Harry, je peux faire quelque chose pour vous ?
-En fait, monsieur Morgan, malheureusement, vous le pouvez. Comme vous le savez sûrement, aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon fils : Henry. Lui dit-elle avec un ton presque mielleux avec une ferme insistance presque cachée sur le prénom de son fils et sur le « monsieur Morgan ».
D'accord, il avait compris le message. Il ne valait mieux pas trop jouer avec sa majesté aujourd'hui. A la place, il tourna ses yeux bleus en direction du petit garçon qui semblait presque ravi de l'attention.
-Joyeux anniversaire Henry. Cela te fera quel âge du coup ?
Rapidement, le petit garçon aux cheveux bruns leva 4 doigts de sa main gauche avec un air fier.
-4 ans ! Waouw, c'est génial. Plus que 6 doigts de plus et tu pourras lever tous tes doigts. C'est pas cool, ça ?
Henry hocha vigoureusement de la tête avant de regarder sa mère qui était occupée à le regarder tendrement. Bien sûr, dès qu'elle vit que son fils n'était pas le seul à l'observer, elle remit son visage de poker souriant et se remit à lui parler.
-Comme vous le savez sûrement, cher voisin, Henry et moi avons l'habitude de faire quelque chose de spécial le jour de son anniversaire. Et cette année, mon fils a pensé que ce serait une bonne idée de vous invitez à manger pour le souper.
Immédiatement, un tas de sonnette d'alarme ont commencé à résonner dans sa tête. D'un seul coup, il pouvait presque sentir ce Rob (presque sûrement existant) qui se moquait de lui et qui le forçait dans une intrigue quelconque qu'il n'aurait pas vu. Et se retrouver dans l'intrigue, cela signifiait finir en danger d'une façon ou d'une autre… Et interagir avec des personnages qu'ils détestaient… Et potentiellement devoir compter sur de tels personnages incompétents ou manipulateurs pour le sortir de dangers innombrables et… Non, il fallait qu'il trouve une excuse crédible et vite !
-J'aurais vraiment voulu. Mais vous savez comment je suis Reggie. Je détesterais vous surchargez de travail. Sans compter que c'est la journée d'Henry et qu'il préférait sûrement la passer à faire quelque chose comme… Du skateboard ?
Super. On dirait qu'il avait gardé son légendaire talent de menteur inapte. Parfois, il ne savait pas s'il détestait plus Rob ou lui-même.
-J'insiste. Si vous ne le faites pas comme demande à votre unique voisine. Alors faites-le au moins pour Henry.
Il savait que c'était une forme d'ultimatum. Il ne savait pas comment il le savait mais il le savait. Et il savait que s'il refusait encore une fois de mauvaise chose allait lui arriver.
-Très bien… A quelle heure dois-je venir ?
-Nous soupons en général à 18h45. J'espère que vous aimez les lasagnes.
Il avait presque envie de répondre « non » mais il savait qu'à ce stade, ce serait futile de fuir l'inévitable plus que nécessaire.
-Je les adore. Maugréa-t-il en ignorant le regard triomphant de Regina et le visage content du gamin qui sans le savoir venait de lui compliquer la vie avec sa demande égoïste.
Comment diable avait-il pu croire un seul instant qu'un jour de l'année pouvait être sécuritaire pour éviter tout scénario potentiel ? Tel est la question.
POV Regina
-Dis maman, est-ce que tu sais quand oncle Barty va venir ?
Si jamais Bartiméus apprenait que son fils l'appelait son « oncle » dans son dos, la réaction aurait pu être assez comique. D'aussi loin qu'elle le connaissait, son voisin n'avait jamais eu de famille. Il avait beaucoup d'amis et de connaissances, sans doute avait-il également beaucoup d'ennemis, mais en ce qui concerne la famille, son intrus fétiche lui répondait toujours la même chose : « Si j'ai eu un jour une famille, je l'ai perdu, il y a longtemps. Mais d'un autre côté, c'est une bonne chose, je pense. Parce que je ne pense pas que le genre d'histoire dans lequel je m'implique accidentellement soit très sécuritaire. Tu ne penses pas ? »
Autrement dit, il était fort probable au vu de la réponse que Bartiméus n'ait jamais eu de famille à proprement parlé. Peut-être avait-il fugué très jeune ? Peut-être était-il orphelin dès la naissance ? Ou peut-être les avait-il perdus quand il était très jeune ? Cela, Regina ne le savait pas. Mais ce qu'elle savait certainement, c'était qu'alors que sa véritable personnalité semblait être quelqu'un de très extravertie, sa personnalité maudite semblait toujours s'écarter du monde entier en les maintenant presque à une distance de sécurité acceptable. C'est pourquoi Regina ne pouvait s'empêcher de sourire en se demandant si Barty lui demandera silencieusement de l'aide pour sortir de l'appellation trompeuse d' « oncle Barty » que son fils ne semblait pas vouloir démordre ou si, au contraire, il allait le porter comme un insigne d'honneur et vouloir le conserver à tout prix en tentant vainement de rivaliser avec elle.
-Nous lui avons donné rendez-vous à 18h45, Henry. Répondit la reine à son fils tout en vérifiant la cuisson des lasagnes qui cuisaient dans le four.
-Tu crois qu'il m'apportera un cadeau ?
De mémoire, elle savait que le vieux Bartiméus apportait souvent des cadeaux de voyage quand il revenait d'une aventure. C'était donc tout à fait possible. Du moins, si la personnalité maudite suivait le même schéma de pensée que sa vraie personnalité.
-Peut-être. C'est quelqu'un d'assez imprévisible.
-ça veut dire quoi « imprevisale » ? Lui demanda Henry.
-« Imprévisible » et cela veut dire qu'on ne sait jamais ce qu'il va faire.
Comme s'introduire dans une salle de bal, ou aider un prince à tuer un dragon, ou le revoir lors d'une escapade en ville le jour même où elle avait envoyé sa mère au pays des merveilles dans l'espoir qu'elle ne revienne jamais.
-Alors comment tu sais qu'il va arriver à l'heure ? Peut-être qu'il va venir plus tôt ?
-Il va venir à 18h45 parce qu'il est également poli. Et quand on est poli, on arrive toujours à l'heure. Tu comprends ?
Son fils hocha vigoureusement la tête et resta plusieurs minutes à surveiller les lasagnes avec elle. Quand il resta sans bouger malgré que 5 bonnes minutes se soient écoulés, Regina comprit que c'est parce que son fils voulait lui demander quelque chose mais ne savait pas trop comment le lui demander.
-Tu sais, c'est ton anniversaire. Tu peux me demander tout ce que tu veux.
-Est-ce que tu aimes plus Barty ou Graham ?
Pendant une seconde, Regina fut surprise de la question. Mais elle se rappela que les deux seuls hommes régulièrement présents dans la vie de son fils avaient été leur voisin et son amant. Le premier parce qu'il était naturellement agaçant et le second parce qu'elle détenait son cœur dans une boîte. Il était donc normal que son fils s'interroge sur les rares présences masculines qui venaient parfois à la maison.
-Je les aime bien tous les deux mais de façon différente. Pourquoi cette question ?
Son fils ne lui répondit pas. Au lieu de ça, il répondit également à sa propre question.
-Moi, j'aime plus Barty. Il raconte toujours des choses drôles et ne me dit jamais que je devrais être plus grand quand je pose des questions. Il m'apprend plein de choses. Et en plus, il m'écoute et me croit vraiment quand je lui dis des choses. Graham ne fait pas ça.
Il était vrai que Bartiméus était bon pour l'écoute. Elle pouvait distinctement se rappeler de plusieurs longs moments d'irritations massifs envers Blanche-Neige pendant qu'il écoutait attentivement sans rien dire et sans la juger depuis un endroit de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Bien sûr, quand elle s'arrêtait, il lançait toujours une petite phrase insolente qui finissait par la relancer sur le sujet en question mais au moins, cela signifiait qu'il l'avait écouté en premier lieu.
-C'est pour ça que tu l'as invité ? Parce qu'il t'écoute ?
-Non, je l'ai invité parce que tu souris beaucoup quand tu parles de lui. Lui dit-il avec un sourire presque timide.
Cela aurait été presque mignon si son fils essayait de la mettre avec quelqu'un d'autre que son voisin particulièrement agaçant. Mais les choses étant telles qu'elles sont, elle préféra noyer immédiatement mais avec tact toute forme de jeu d'entremetteur hors de la tête de son fils.
-Comme je t'ai dit Henry, j'aime beaucoup monsieur Morgan mais je ne le vois pas comme… Eut-elle le temps d'expliquer avant que son fils ne l'interrompe une fois de plus.
-Je sais… Mais tu souris quand même. Tu fais comme lui aussi. Tu dis des choses drôles sur lui mais en fait, tu l'aimes bien. C'est ton ami ?
-Ce n'est pas mon ami, c'est une nuisance. Répliqua-t-elle presque avec force.
-Tu vois, tu recommences. Se moqua presque son enfant.
Regina allait dire quelque chose mais la sonnette retentit et l'excitation sur le visage d'Henry monta si vite qu'elle n'eut pas le temps de dire le moindre mot avant que son fils ne bondisse presque et ne dise :
-C'est lui. Je peux aller lui ouvrir ? Steplait, steplait, steplait.
-C'est ton anniversaire, non ? Fut tout ce qu'elle lui répondit.
Et comme tout enfant surexcité avec l'autorisation parentale nécessaire, il se dépêcha de faire ce qu'il avait envie.
