Une bonne dose de réalité
Pour les lasagnes
Avertissement:
"Once upon a time" que ce soit l'œuvre, l'univers ou les personnages, ne m'appartient pas. Cet œuvre appartient à leur(s) auteur(s) uniquement. Néanmoins, le concept de cette fanfiction m'appartient mais je n'en tire aucun profit ou bénéfice. Merci de vous référenciez à cet avertissement pour ce chapitre et tous ceux qui suivent.
Blabla d'auteur :
Un chapitre court car ma session d'août approche à grand pas. J'espère que cela vous plaira.
POV Barty
Bartiméus avait commencé une théorie sur Rob. Tout d'abord, Rob était un être qui s'ennuyait facilement. En second lieu, c'était également une entité particulièrement triste qui aimait se moquer des pauvres insectes Isekai-isé qu'il déplaçait sans le moindre scrupule… Ou la moindre logique d'ailleurs. En troisième lieu, il devait également être plus puissant que les dieux de cet univers. Marie, son adorable petite sœur, lui en avait touché un mot à ce sujet une fois. Apparemment, s'en tenir aux contes de fées était trop simple, il avait fallu que les scénaristes s'essayent à la mythologie grecque en cours de route. Personnellement, vu la quantité de matériel source (alias les contes pour enfant), il ne pensait pas qu'il soit possible que ses pauvres scénaristes manqueraient un jour d'idées pour la réalisation d'épisode. Mais encore une fois, nous parlions des mêmes scénaristes qui avaient créé l'une des séries irrécupérable qu'il détestait le plus au monde. Était-il donc étonnant qu'Hadès, Zeus et d'autres se retrouvent mêlé à cette intrigue sans queue ni tête pour le peu qu'il en ait vu ? La réponse était « Non ». Non, cela n'avait rien d'étonnant quand vous placiez des gens fainéants au commande d'une série à succès.
Aussi, comme il n'avait toujours pas été foudroyé sur place, tombé raide mort et il en passe des meilleures… Il était arrivé à la conclusion que soit ses dieux étaient aussi fainéants (ou ignorant que les myriades de fan dévorant ce show), soit que Rob devait être sacrément doué pour apporter de pauvre imbécile comme lui au nez et la barbe d'entités divines.
Donc, si on résumait correctement ses 3 points et qu'on les associait avec sa situation actuelle, Rob était : un gosse surpuissant, qui n'avait rien de mieux à faire que de manipuler un pauvre enfant naïf pour l'inviter à une soirée lasagne inévitable.
C'est pourquoi Bartiméus Morgan, anciennement Arthur Blake, se tenait devant l'imposante maison blanche juste à côté de la sienne. Tout ce qu'il avait eu à faire était de sortir de sa maison, traversé l'allée bordée de haie et de sonner à la porte. C'était à la fois ridiculement simple et rapide. Même en essayant de trainer le plus possible pour retarder ce moment où il rentrerait dans la tanière de la méchante reine, il n'avait réussi qu'à grappiller une ou deux minutes maximum. Ce n'était clairement pas assez pour calmer ses battements de cœur frénétique qui lui hurlait de façon rythmés de fuir à toutes jambes et de ne jamais revenir. Malheureusement, l'ancien instinct de proie que possédaient tous les humains ne semblait pas faire le poids face au besoin immense de Rob de se faire divertir.
C'est pourquoi, lorsque le petit garçon iconique de la série ouvrit la porte, il fit la deuxième meilleure chose dans cette situation précise : il plaqua un énorme sourire sur sa figure et tendit immédiatement l'offrande de paix qu'il avait amenée avec lui dans l'espoir de retarder sa mort prochaine.
-Joyeux anniversaire ! Dit-il alors que le garçon d'anniversaire prenait le paquet mal emballé qu'il avait acheté cet après-midi dans un état de panique évident.
Il avait vraiment eu de la chance d'avoir croisé monsieur Marco. Cela lui avait permis d'éviter de rencontrer le ténébreux encore un jour de plus. Il faudrait également qu'il remercie Jefferson à un moment donné. Si son patron ne lui avait pas fait faire récemment une livraison, il n'aurait jamais su que ce personnage secondaire existait et il aurait dû se rendre à la boutique d'antiquité de monsieur Gold pour trouver un cadeau décent. Bien sûr, alors qu'Henry le laissait entrer dans la maison, il se donna également une tape mentale personnelle pour avoir pris ce boulot de livreur, mais celle-ci restait relativement petite. Il ne fallait pas prendre trop d'avance sur lui-même. Après tout, il ne savait pas comment Jefferson rentrait dans l'intrigue de « Once upon a time ».
Alors qu'Henry se précipita chez sa mère pour lui montrer le nouveau cadeau que son voisin préféré lui avait apporté, Bartiméus, lui, en profita pour admirer le décor spacieux qui l'entourait : des murs blancs, un immense escalier tournant, un lustre… Ouais, c'était officiel, non seulement elle avait un meilleur jardin que lui mais en plus, elle avait une meilleure maison. C'était totalement injuste. Mais au moins, du côté positif, il y avait également plus de sorties possibles que chez lui. Alors, il ne devrait pas trop se plaindre. Et quand on parle du loup :
-Monsieur Morgan, je suis heureuse de voir que vous êtes à l'heure. Installez-vous dans la salle à manger, les lasagnes seront prêtes dans moins de 2 minutes.
Il aurait vraiment aimé dire qu'il ne savait pas où se trouvait la salle à manger mais malheureusement, Henry le battit de vitesse en lui attrapant la main et en le conduisant dans la pièce en question. Cette salle avait très peu de meubles en dehors de la table ronde et de 4 chaises disposées stratégiquement autours. Sans hésitation, Henry avait revendiqué la chaise gauche. Il était sur le point de revendiquer celle qui tournait le dos aux trois immenses fenêtres, mais Henry bougea alors la chaise qui était dos au couloir à la place. Devant cette invitation flagrante et encore sous la menace indirecte qui accompagnait le territoire de la méchante reine, il choisit de s'assoir sur la chaise désignée par le fils unique de la reine.
Comme promis, sa voisine ne tarda pas avec l'arrivée du plat. Intérieurement, Bartiméus aurait aimé dire que cela ne sentait pas bon ou que le plat était esthétiquement moche. Malheureusement, c'était tout le contraire. Il était même prêt à parier que le goût serait merveilleux. Qui savait que la méchante reine pouvait même cuisiner correctement ?
Rien qu'en voyant ce plat magnifiquement disposé au centre d'une décoration complexe à base de sauce, il pouvait facilement s'imaginer une scène où des milliers de cuisiniers brûlaient dans d'atroces souffrances pour avoir déçu le palais sophistiqué de leur reine.
Il fut sortit de ses pensées par un petit raclement de gorge ainsi qu'un petit rire à peine masquée de la part de son plus jeune voisin. Apparemment, pendant sa macabre petite rêverie, la maîtresse de maison avait eu le temps de servir une portion de son plat principal à tous le monde et avait déjà commencé à attaquer sa propre assiette innocente.
-Bonne appétit. Dit-il rapidement en prenant une bouchée. Si des mauvaises langues racontaient qu'il s'était brûlé les papilles en prenant cette bouchée, alors c'était des menteurs éhontés.
Après que la sensation de brûlure ait légèrement diminué, il prit une seconde bouchée. Cette fois, il s'assura de bien souffler dessus avant de l'avaler. Et malgré l'engourdissement caractéristique de ses papilles, il ne put s'empêcher de savourer avec plaisir le goût quasiment divin de la lasagne. On aurait dit que la sauce, les légumes et la viande haché tentait de jouer avec sa langue comme si c'était un violon. Il ne savait pas exactement quelle symphonie les ingrédients essayaient de jouer, mais on ne pouvait pas douter de l'excellence culinaire de ce plat. Si la méchante reine pouvait rendre une lasagne aussi appétissante, il n'osait même pas imaginer ce qu'elle pourrait réaliser avec l'un de ses plats préférés. Il rejoindrait même la team antagoniste de cette maudite série si cela lui permettrait d'y goûter un jour.
-Cher voisin, avec une figure aussi surprise, j'aurais presque pu croire que vous pensiez sincèrement que mes lasagnes seraient empoisonnées. Furent les premières paroles officielles dites à cette table.
-Hé bien, je suis un client régulier du « Granny's Bed and breakfast ». Depuis le temps, j'ai développé une méfiance naturelle et parfaitement saine envers la nourriture préparée par d'autres.
-Rassurez-vous, si je devais vous tuez, je m'assurais d'abord à ce que vous soyez le seul à manger. Je ne suis pas pour le gaspillage de nourriture.
Traduction : N'acceptez jamais un cadeau culinaire de ma part sous peine de mourir dans d'atroces souffrances après une simple bouchée.
Face à une telle menace aussi « subtile » si on put dire, l'invité du jour choisit de déplacer le sujet vers quelque chose de moins dangereux. Non pas que le gamin ait remarqué que sa mère venait de menacer son voisin préféré en premier lieu.
-Alors Harry, je suis très curieux, qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui pour cette journée très spéciale ?
Face à ce regain d'intérêt pour ce qui devait être son jour préféré de l'année, le petit enfant de 4 ans se mit à décrire en long et en large cette merveilleuse journée avec tout l'enthousiasme de quelqu'un de son âge. Il se mit à raconter son aventure chez Granny où Ruby lui avait même préparé un gâteau au chocolat rien que pour lui pour aller avec son chocolat chaud. Il avait ensuite relaté sa chasse au trésor chez monsieur Gold, avant de lui présenter le trésor en question. C'était une simple écharpe mais qui était, selon ses mots, super douce et chaude. Puis, il avait raconté sa visite dans son château en bois sur la plage. Pour conclure, il parla de son arrivée avec un cadeau génial. Personnellement, Barty ne voyait pas vraiment en quoi une simple sculpture en bois décorative était « géniale », mais il n'allait pas gâcher la bonne humeur de l'enfant pour critiquer son propre cadeau de dernière minute. Surtout quand sa tangente narrative actuelle avait sauté du cadeau génial à le convaincre que sa maman était la meilleure des mamans. Non pas qu'il y ait même une compétition pour l'instant. Attendez qu'Emma se ramène et là, cela deviendrait intéressant.
Après quelques minutes de monologues supplémentaires de la part d'Henry, celui-ci lui posa une question totalement hors contexte qui le perturba pendant presque une longue minute :
-Et toi ? Comment était ta maman ?
S'il avait été en train de boire, il aurait été en train de recracher l'intégralité du contenu de son verre de façon aussi accidentel que cliché. Malheureusement, il était juste en train de se couper un autre morceau de cette délicieuse lasagne. Le seul effet de cette déclaration fut donc de stopper net son couteau sous le choc, ce qui était comparativement moins dramatique.
Il était sur le point de rediriger cette conversation vers un autre sujet mais à sa grande surprise, la méchante reine le battit de vitesse :
-Henry, peux-tu aller vérifier la cuisson du gâteau ? J'ai peur d'avoir oublié combien de temps il reste au compteur et tu as déjà fini ton assiette. Lui dit-elle alors que l'enfant adopté se leva et alla immédiatement vérifier.
Il ne savait pas pourquoi elle avait fait cela pour lui. Ni même si elle avait su à quel point sa famille était un sujet houleux pour lui. Mais il la remercia du regard. La dernière chose au monde dont il voulait parler, c'était de sa famille et parmi tous ses membres, sa mère était le membre dont il voulait le moins discuter. Rien que d'imaginer la conversation faisait revenir toutes ses années de toxicité en premier plan.
Quand Henry revient avec le timing précis, la conversation reprit vers des sujets moins sensibles, c'est-à-dire où il avait réussi à trouver cette sculpture, les propositions de loi à la mairie, etc. En résumé, ce fut étonnamment une bonne soirée. Non pas que Bartiméus allait jamais se l'avouer à lui-même. Il devait rester loin du scénario le moment venu après tout.
