Je tiens à m'excuser, j'ai commis une erreur irréparable, j'ai appelé Ron Weasley n7 alors que c'est Weasley n6. Je ne mérite pas de vivre !

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Salut Voldy,

Chose promise, chose dû :

C'était trois jours après ma répartition (le 03 novembre), j'avais déjà eu quelques cours mais en absence de vrai baguette les professeurs me faisaient surtout travailler toute la partie théorique. J'ai donc été convoqué par mon directeur de maison, Snape, et il m'a dit que nous irions acheter mes fournitures scolaires dans trois jours à Diagons Alley, j'étais excitée au possible tu t'imagines bien.

Le jour tant attendu arriva et je ne tenais pas en place, j'ai dû me faire violence pour ne pas sautiller lorsque je marchait à côté de mon professeur de potions. Nous allions passer pas la cheminée de Dumby pour aller au Chemin de Traverse (toujours les majuscules qui font classes) car c'était dix mille fois plus rapide que d'y aller à pieds. Je n'ai écouté qu'à moitié les indications du directeur sur l'utilisation de la poudre de cheminette et me suis empressée de disparaître dans la cheminée (moins de temps je restait avec le drogué plus de temps il mettra avant de se rendre compte que je ne suis pas une petite fille innocente).

L'allée magique était juste...magique (oui je sais que c'est stupide de dire ça), même en période scolaire elle était bondée. Les gens se croisaient et se frôlaient dans un jeu de couleur impressionnant, les chouettes et autres oiseaux ou créatures volantes planaient soit négligemment soit avec un air pressé, un courrier accroché à leur patte, au dessus de nos têtes et le style architectural médiéval des bâtiments donnaient à l'allée un air d'ancienne citée médiévale. Pour tout te dire Voldy, on aurait dit que je regardais un film sur l'époque médiévale, j'avais l'impression d'être dans un endroit figé du temps.

Nous nous sommes dirigés en premier vers Ollivander, professeur Snape estimant que cela nous laisserait plus de temps pour les livres et ingrédients de potion. M.Ollivander paru ravi de nous voir, son apparition surprise ne me dit pas sursauter cependant je suis presque sûr de l'avoir vu léviter très légèrement au dessus du sol au lieu de marcher. Ma théorie comme quoi il n'est pas entièrement humain se renforce. Ma baguette est très jolie, d'un noir pur on se rend compte que des filaments de couleurs se déplacent à l'intérieur lorsque l'on regarde attentivement. Elle est faite en chêne brulé et son cœur est une larme de Sombral gelée.

Ollivander m'a dit que les baguettes en bois brûlés étaient assez rare mais comme j'ai une affinité avec le feu ça ne m'étonne qu'à moitié.

Après avoir payé nous sommes aller m'acheter une malle, en fait je suis allé m'acheter une malle pendant que M.Snape s'occupait des ingrédients de potions et du chaudron (et il fera un bien meilleur choix que moi donc yolo). J'ai pris une malle à cinq compartiments avec un qui fait bibliothèque ce qui m'arrange étant donné le nombre astronomique de livres que je compte m'acheter (j'avais toutes mes économies dans mon sac à dos donc j'ai les moyens, la ligue des assassins a le mérite d'offrir de salaires plus que satisfaisant). Comme convenu avec mon accompagnateur, je suis ensuite aller à la librairie : Fleury et Bott, je les ai dévalisés avant que Snape n'arrive (malgré tout le respect que j'ai pour lui il est à la botte de Dumby et je ne veux pas que ce dernier connaisse mes lectures...parascolaires dira-t'on) j'ai dû acheter une centaine de livres en plus de mes manuels scolaires et de quelques contes.

Snape est arrivé cinq minutes après que j'eusse payé, j'ai rangé les ingrédients et le matériel dans ma malle.

« -Bien, nous avons finis, dit-il. Il nous reste une heure, avez-vous quelque chose à acheter chez les moldus ?

-Non monsieur, j'avais mes affaires dans mon sac à dos. En revanche, je voudrais bien aller à Gringotts.

-Pourquoi ?

-J'ai de l'argent moldu et j'aimerais le convertir, je dois m'acheter des vêtements plus hivernaux (et des sous-vêtements plus...sympathiques, j'aime la belle lingerie) et cela n'entre pas dans les affaires payées par les bourses scolaires.

-Très bien, dépêchez-vous dans ce cas, j'ai des affaires à régler. Soyez au Chaudron Baveur (ils ont un problème avec les majuscules c'est pas croyable) dans une demi-heure.

-Bien monsieur. »

Et nous sommes partis chacun de notre côté. En arrivant devant la banque gibeline je n'ai pu m'empêcher de réciter le poème écrit sur les portes :

« - Entre ici étranger si tel est ton désir

Mais à l'appât du gain renonce à obéir

Car celui qui veut prendre et ne veux pas gagner

De sa cupidité le prix devra payer

Si tu veux t'emparer en ce lieu souterrain

D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien

Voleur tu trouveras, en guise de richesse,

Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »

Les gobelins en armure à l'entrée m'on regarderont peu bizarrement et je leur ai souris en retour.

« -C'est un beau poème, leur ai-je dit, et je respecte les belles choses. Si vous manier vos armes aussi bien que vos mots je peux vous assurer que je n'essayerai jamais de vous voler.

-Soyez assurée dans ce cas, me répondît l'un des deux gardes à ma plus grande surprise, nous les manions tout aussi bien. »

Il ponctua sa phrase d'un sourire cruel mais je distinguais une pointe d'humour dans ses yeux. Je rigola alors légèrement et murmura « Je n'en doute pas maître gobelin » avant d'entrer dans la banque Je pris soin de saluer d'un rapide signe de tête et d'un sourire chaque gobelin devant lequel je passait alors que je m'avançais vers l'un d'eux que j'aurais reconnu entre mille : Gripsec.

« -Bonjour maître gobelin. »

Il leva vivement sa tête, surpris du terme que j'avais employé (donc les fanfiction avaient raison sur ça au moins, j'aurais eu l'air très conne sinon).

« -Peu de sorcier nous salut ainsi, dit-il, encore moins des aussi jeunes Mademoiselle.

-Peu de sorcier semblent connaître la politesse de ce que j'ai vu (oui n6 et Barbie Boy c'est vous que je vise). Je me nomme Green, Mélodie Green et j'aimerais convertir de l'argent mordu en monnaie sorcière. Pourriez-vous me renseigner sur la manière de procéder s'il vous plaît ?

-Bien sur Mademoiselle Green, quelle somme souhaitez-vous convertir ?

-500 livres sir. Serait-ce impoli de vous demander votre nom maître gobelin ?

-Je m'appelle Gripsec. Posez simplement la somme dans cette bourse, un de mes collègues va venir et effectuer la conversion. »

Et en effet, à peine eus-je mis mon argent dans la bourse qu'un autre gobelin arriva et parti avec elle.

-Et bien, quelle efficacité ! Dites-moi sir Gripsec, les gobelins sont-ils toujours aussi rapides ?

-Oui Mademoiselle Green, nous mettons un point d'honneur à ce que nos services soient rapides et efficaces, me répondît Gripsec avec une lueur de fierté dans les yeux.

-Vous devez vraiment aimer ce travail et en être fier pour en parler avec autant de passion. Et vous pouvez m'appeler Mélodie.

-Un travail à la banque en tant que guichetier est un poste plutôt haut placé car il nous permet d'être à l'extérieur. Il n'est proposé qu'aux gobelins ayant une grande connaissance en économie et en culture sorcière ainsi qu'un grand contrôle de soi.

-C'est passionnant ! Dans mon monde, je suis née-de-moldu, les guichetiers ne sont pas vus comme des gens ayants réussis mais plus comme des personnes qui n'avaient pas d'autres choix. (Et en l'an 4000 c'était même le bas de l'échelle sociale, en dessous des services d'entretiens)

-Ce sont des différences culturelles, les coutumes sorcières vont sûrement vous surprendre souvent mademoiselle Mélodie.

-J'ai hâte de les découvrir dans ce cas. »

A ce moment là, le même gobelin revient avec une bourse remplie de galions, je le salua ainsi que Gripsec en leur souhaitant une bonne journée. En repassant devant les gobelins armés je leur dis un petit signe de la main en guise d'au revoir et ils me répondirent par un salut de la tête.

J'ai ensuite couru jusqu'au Chaudron Baveur (MAJUSCULES, LE MONDE SORCIER T'AIME!!!!) pour ne pas rater mon rendez-vous avec mon professeur de potions.

Je suis arrivée juste à temps, nous avons repris la cheminée (je ne pensais pas dire ça un jour) et il me raccompagna jusqu'à la salle commune. Lorsque je suis rentrée à l'intérieur la moitié des élèves me regardaient avec un air pensif, un quart des autres avec du respect et le dernier quart avec mépris (étonnamment (hum...hum) ce dernier quart était présidé pas mini Malfoy).

Je leur ai souris puis suis montée dans mon dortoir pour ranger mes nouvelles affaires.

Voilà Voldy, je t'ai raconté ma journée au Chemin de Traverse (je vais faire signer une pétition pour interdire les majuscules si ça continue comme ça, et le tirets dans les surnoms tant qu'on y est !). Il est actuellement 4h du matin et nous sommes le 14 novembre. Maintenant que je suis à jour ça devra être plus facile.

Bon, Tchuss Voldy, je vais courir moi.