Le Malade imaginaire
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas ! Ils sont la propriété de Hiromu Arakawa :)
Base : FMA (manga)
Genre : Romance – Hurt / Comfort – OS – Shônen-Ai (Edvy)
Résumé : Envy a un problème : il aime être le centre d'attention. Un peu trop, peut-être. Sauf que voilà : de l'attention, Ed ne lui en donne que trop peu à son goût. Ah... Si seulement il trouvait un moyen d'inverser la tendance...
Musiques : Interlude (FMAB OST 2)
Note : Ce qui est assez amusant, c'est qu'au moment où j'écris ces lignes, je suis malade comme un chien. Oh, the irony ~
« Atchi ! »
Edward sursauta.
« Atchi ! »
Il fixa Envy.
« ATCHI ! »
Envy.
Qui.
Venait.
D'éternuer.
TROIS FOIS.
« ... »
Edward en lâcha son livre, qui tomba entre ses jambes croisées en tailleur sur le lit. Il fixa l'homonculus, installé à ses côtés. Celui-ci se moucha allègrement avec le dos de sa main avant de remarquer que sa petite crevette favorite dressait son antenne vers lui, hallucinée. Agacé d'être ainsi dévisagé, Envy lâcha :
« Ben quoi ? »
Edward tourna légèrement la tête sur le côté et le regarda du coin de l'œil avec un air de poule méfiante.
« T'es malade ? »
Envy haussa un sourcil.
« Nan. J'ai juste un truc dans le nez. Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ?
- Ah. »
Cette simple syllabe emporta avec elle ce qui semblait être de l'inquiétude chez le petit blond. L'alchimiste haussa les épaules et reprit sa lecture, de nouveau indifférent à son amant qui, à côté de lui, s'ennuyait royalement. Parce que non. Envy n'avait rien à faire. Et la seule chose qu'il voulait faire impliquait une participation active de son chibi et surtout, surtout, aucun putain de bouquin. Sauf qu'Edward avait décrété que ce jour-ci serait la journée « recherches ». Donc sa crevette recherchait des formules alchimiques et lui, il recherchait (encore) le fun dans tout ça.
Alors voir Edward lui témoigner un tant soit peu d'intérêt pour qu'il s'évanouît quasi instantanément… était loin de le ravir.
Envy jeta un coup d'œil scrutateur à Edward.
Et soudain…
« ATCHI ! »
Ne put-il s'empêcher de simuler. Juste pour voir.
Edward fit volte-face vers lui.
Le cœur d'Envy bondit.
« Tu es SÛR que tu n'es pas malade ? »
JACKPOT.
Envy se mordit l'intérieur de la joue pour que la douleur prît le pas sur la joie et l'empêchât d'afficher un grand sourire. La proie était tombée dans le piège. Il ne devait suuuurtoout pas la laisser filer.
« Bah... »
Dissimulant ses pensées véritables, il prit un air perplexe et douloureux, plissa un peu les yeux et le nez et compléta :
« Tu commences à me faire douter. » Il renifla un peu et prit un air presque surpris. « Ce ne serait quand même pas… ? » Il secoua la tête. « Non…
- Quoi ? Quoi ?!
- Non, c'est stupide, laisse tomber.
- Mais dis-moi ! » insista Edward, suspendu à ses lèvres.
Envy, ravi de son petit effet, laissa planer un suspens soigneusement calculé, puis confia à voix basse :
« En fait… Lust m'a parlé d'un… d'un phénomène un peu bizarre.
- Un ''phénomène'' ? » releva Edward, tant préoccupé qu'intrigué : sa curiosité scientifique était hautement titillée.
Envy fut ravi de constater qu'elle l'était suffisamment pour le forcer à écarter ce foutu livre de ses petites mains.
« Oui hm… Comment expliquer ça ? » tenta le brun en adoptant un air pensif de circonstances. « Il arrive, tu sais, que nous autres, homonculi, soyons parfois à court d'énergie ; que notre pierre soit épuisée à force de blessures et autres trucs du même genre et qu'il ne nous reste, en fait, plus qu'une vie. Comme vous, quoi.
- Ah ?!
- Dans ces cas-là, le temps que notre ''batterie'' soit ''rechargée'', ben… On est un peu à plat ; et apparemment plus susceptibles d'attraper le genre de cochonneries normalement réservées aux humains – sans vouloir t'offenser, hein. » Il marqua une pause choisie puis termina : « En fait, c'est un peu comme si on n'était plus immortels : on n'a plus de capacité de régénération, et pour retrouver notre état normal, il nous faut retourner auprès de Père pour qu'il nous ''recharge'' un peu. Et j'avoue que je n'avais jamais été confronté à ce phénomène – puisque comme tu le sais, je suis plutôt doué en combat rapproché et ne me blesse que rarement. Donc je pensais, jusque-là, que c'était un genre de… mythe ? Ou de connerie inventée par Lust pour nous inciter à la prudence ou pour se complaire dans son rôle de madame-je-sais-tout-car-je-suis-l'aînée. En fait. Mais là… Je dois avouer que ça se pourrait bien que… que ce qu'elle m'a raconté soit vrai. Alors…
- Alors tu pourrais très bien tomber malade ! » le coupa Edward, soudainement très concerné.
« C'est ça », confirma le brun en faisant la moue… et en riant sous cape. Avancez quelques arguments scientifiques vernis d'un peu d'assurance, et s'il s'agissait d'un domaine qu'il ne maîtrisait pas, Edward, plus curieux qu'un chaton à peine né, fonçait dans le piège tête baissée. Certes, quand il découvrait le pot aux roses, cela pouvait faire très mal – il en savait quelque chose pour avoir essayé de le convaincre qu'avaler était bon pour la santé (Envy : Pas ma plus brillante idée. Ed : Je confirme.) – mais le jeu en valait parfois la chandelle. Et pour un peu d'attention, Envy était prêt à beaucoup.
« Dingue... » souffla Edward, vraisemblablement passionné par cette nouvelle découverte scientifique. Un. Homonculus. Pouvait. Tomber. MALADE. Si certaines conditions étaient réunies, mais quand même ! Il n'en revenait pas ! C'était inédit ! Jamais il n'aurait cru ça possible. Et le plus dingue, dans tout ça ? C'était lui qui allait assister à ça. Alors, pour être franc, il était tout aussi inquiet que ravi. « Mais tu es sûr de ça ? Comment tu te sens ? Tu as de la fièvre, tu crois ? Le nez bouché ? Les ganglions enflés ? » le bombarda le petit alchimiste en l'inspectant sous tous les angles, surexcité. D'ailleurs, Envy le trouva un peu trop « surexcité » – pour ne pas dire « optimiste » – à son goût, mais bon. Il n'allait quand même pas se plaindre : pour UNE fois, Edward lui offrait enfin un peu d'attention. De l'attention intéressée, mais de l'attention tout de même.
« Ouais... » simula-t-il avant de tousser allègrement. « Je sais pas… Je me sens un peu chaud… Je crois. T'en penses quoi, toi ? » demanda-t-il tout en attrapant la main gauche d'Edward pour la faire doucement poser sur son front après avoir très légèrement soulevé son bandeau. Dieux ! Qu'on lui file un Oscar : Edward n'y voyait que du feu. Et comme il était un acteur très méticuleux, Envy ne joua pas que sur son ton, préoccupé, ou sur son expression : il alla jusqu'à modifier très légèrement sa température corporelle pour la rendre un peu plus élevée. Eh ouais ! L'avantage d'un être homonculus métamorphe, c'était que les possibilités d'entuber les autres étaient in-fi-nies.
« Mais ! » s'alarma Edward. « Tu es vraiment chaud ! »
À vrai dire, l'adolescent peinait à y croire. D'un côté, il avait espéré que ce fût le cas pour pouvoir assister à ce moment inouï où un homonculus tomberait malade, mais de l'autre, un doute avait subsisté quand même en lui quant à la véracité des propos d'Envy, fieffé menteur et malheureusement passé maître en la matière. Pourtant, force était de constater que cette fois-ci, il avait dit la vérité : même sans confirmation d'un quelconque thermomètre, Edward en aurait mis sa main à couper (Ed : … W.A. : Oh, allez. Elle était bonne, celle-ci !) : Envy avait bien de la fièvre. Pas très élevée, certes, mais bien présente. Et rien ne disait qu'elle n'allait pas s'aggraver. Or, si cela piquait la curiosité scientifique de l'adolescent… Cela commençait aussi à l'inquiéter sérieusement.
« Tu ferais bien de t'allonger un peu », conseilla finalement le petit blond, sourcils froncés.
« Eh ? Pourquoi ça ?
- Parce que, mon cher... » expliqua-t-il en appuyant sur le torse de son amant pour l'enjoindre à se coucher. « … C'est ce que nous faisons, nous, humains, quand on est malades. On se couche dans un bon lit douillet, sous une couette bien chaude, et on se repose. Car le repos – a fortiori le sommeil – est le meilleur remède qui soit.
- Je croyais que c'était le chocolat », objecta aussitôt Envy, qui se rappelait encore Edward qui, la veille au soir, s'était gaiement enfourné une tablette entière de chocolat à cuisiner sous prétexte qu'il en avait besoin.
« Euh… Oui… Enfin… Ça… ça dépend des cas, bien sûr, ha ha ! » se défendit Edward, pris d'un rire nerveux. Il ne tint pas à s'attarder sur cette frasque et sauta au bas du lit en emportant son livre dans la foulée, qu'il rangea prestement dans l'étagère non loin. « B-Bon ! Toi, tu te reposes, et moi... » Sans demander son reste, il fila par la porte. « … Je vais chercher deux ou trois trucs ! »
Et ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il cherchât à échapper à une situation délicate où il lui faudrait justifier de sa gourmandise maladive. Non, non.
Bon, un peu, d'accord. Mais il s'inquiétait surtout pour Envy : son corps, habitué à éliminer automatiquement les germes et autres agents pathogènes qui s'introduisaient en lui, ne devait pas, à bien y réfléchir, posséder de bonnes défenses immunitaires, puisqu'il trichait ! Au contraire, même : si Edward s'en tenait aux quelques livres de médecine qu'il avait lu plus jeune et, juste, à son bon sens, il allait de soi qu'un corps longuement épargné par la maladie était aussi impuissant face à celle-ci que celui d'un nouveau né. Alors ce qu'Edward redoutait par-dessus tout, c'était de minimiser une situation qui pouvait s'avérer plus dangereuse qu'elle ne le paraissait, au prétexte qu'Envy était d'ordinaire épargné par tous les maux.
Première étape, donc : éviter que l'état d'Envy ne s'aggrave. Et pour cela, il pouvait déjà prendre un tas de précautions en se rappelant toutes celles prises par Alphonse quand lui, était malade ! Premièrement : augmenter la température ambiante, un peu trop fraîche. Le petit blond se précipita donc vers leur réserve de bois pour l'hiver et y piocha quelques bûches qu'il enfourna dans tous les poêles actifs de la maison et, surtout, dans celui de la chambre à coucher. Il en profita au passage pour rajouter quelques couvertures en laine sur Envy qui, à sa demande, s'était déjà couché, puis fila dans la salle de bain adjacente. Là, il remplit d'eau bien chaude deux petites bouillottes qu'il plaça ensuite dans le lit de part et d'autre d'Envy, sous les couvertures, puis se saisit d'un gant de toilette qu'il imbiba d'eau froide pour le poser, lui, sur le front anormalement chaud de son amant. Enfin, il tira les rideaux de la chambre, soucieux de créer un petit cocon confortable pour Envy.
Ce qu'Edward ignorait, c'était qu'Envy, loin de se reposer comme il l'aurait souhaité, l'observait à la dérobée sitôt qu'il avait le dos tourné. Il jubilait : voir le ballet incessant d'Edward qui allait et venait dans la pièce, ici pour lui demander s'il avait suffisamment chaud, là pour lui porter précipitamment une petite tasse de thé dans laquelle il avait même pris la peine de rajouter une cuillère de miel… Ah ! C'était jouissif – et adorable. Et franchement, s'il n'avait pas pris autant de plaisir à se faire dorloter, il se serait presque senti coupable de faire s'inquiéter Edward ainsi. On aurait dit une mère poule qui courrait dans tous les sens ! Bon, l'idée de renvoyer une image de poussin sans défense lui déplaisait quelque peu, mais celle d'être au centre de l'attention et des pensées de son amant était plus que réjouissante. D'ailleurs, il était étonné de voir comme Edward se démenait pour lui : il lui suffit même de trembloter un peu pour que l'alchimiste se proposa spontanément de lui préparer un bouillon pour le réchauffer ! Bon, il ne ressentait pas la faim et n'avait pas à proprement parler besoin de ce bouillon, mais honnêtement : qui aurait refusé un truc pareil ? Il avait donc accepté de bon cœur, se délectant par avance de déguster un petit plat préparé par les douces mains de sa crevette fétiche (Envy : Bien que techniquement, il n'y en ait qu'une qui le soit. Ed : C'est ma fête ou quoi ?).
Qu'il était bon de se faire cajoler ! Ça annihilait le moindre de ses scrupules. Et pour toute dire, il commençait doucement mais sûrement à se demander s'il n'allait pas faire durer le plaisir quelques jours… Certes, il était quand même fastidieux de jouer les malades et de provoquer les symptômes associés, mais le gain était tellement conséquent qu'il avait bien envie de tirer sur la corde jusqu'à l'élimer. Car oui : Envy était de ceux qui, lorsqu'ils avaient la main, voulaient non pas le bras, mais carrément le corps tout entier. Et c'est tout à cette idée et à ses espoirs que l'homonculus, béat de bonheur et plongé dans la cotonneuse tiédeur du lit, finit par se laisser happer dans les bras de Morphée.
Alors qu'elle ne fut pas sa surprise lorsque, quelques heures plus tard, il fut tiré du sommeil par un litre d'eau glacée qui lui arriva en plein visage.
« … ! »
Il se redressa aussitôt en sursaut, le cœur battant et… détrempé, tout comme le lit. Le souffle presque coupé tant le réveil avait été brutal et tant l'eau qui lui dégoulinait sur le visage et à présent sur le torse était froide, les cheveux mouillés et plaqués sur le visage… Envy était complètement désorienté. Il écarta précautionneusement les mèches de cheveux qui lui barraient la vue et essaya de comprendre ce qu'il se passait. Ce fut la tête d'Edward, assis sur une chaise à ses côtés et un sourire crispé collé sur le visage, qui le renseigna. Oh, et certainement aussi le broc de toilette vide qu'il tenait si fort dans sa main qu'il en tremblait.
« Réveillé ? ~ » demanda le petit alchimiste d'une voix mielleuse.
« Je suppose… ? » tenta Envy, tant agacé de s'être fait aspergé sans raison que soupçonneux. Quelque chose dans cette voix doucereuse sentait vraiment mauvais ; suffisamment en tout cas pour le garder de se plaindre du traitement subi et pour l'amener à se contenter d'éponger silencieusement son visage dégoulinant avec la couverture.
« Bien, bien, bien. » Edward posa d'un geste sec le broc sur la table de nuit puis frappa ses mains l'une contre l'autre avec entrain. Envy sursauta. Mais sans raison car apparemment, Edward ne semblait pas vouloir employer l'alchimie ; juste marquer le début d'une conversation, qu'il entama d'un gai : « Bon ! Je crois qu'une petite discussion s'impose.
- Une discussion ?
- Oui. À propos de ta prétendue maladie ~ »
Envy sourit nerveusement.
Oh.
Merde.
« Ma prétendue maladie… ? » répéta-t-il innocemment.
« Oui, tu as bien entendu ~ » confirma Edward en croisant simultanément les jambes… et les bras. Envy sentit le pied de l'alchimiste donner de petits coups répétés dans celui du lit. Et vu la rapidité du tempo, ça allait barder pour ses fesses. « Greed », lâcha soudainement le petit blond.
Oubliant toute règle de prudence, Envy se renfrogna et grogna :
« Quoi, Greed ? »
Qu'est-ce que ce requin venait foutre dans la conversation ?
« Greed m'a dit quelque chose de très intéressant », fit Edward en guise de préambule, toujours sans quitter ce sourire qui sonnait atrocement faux.
Mais Envy, aveuglé par la jalousie qui pointait le bout de son nez et s'annonçait dévorante, ne s'intéressa plus à ces signes caractéristiques d'une catastrophe imminente. Il se contenta de gronder, peu heureux que son frère vînt empiéter sur ses plates-bandes :
« D'où tu parles à Greed, toi ?
- Eh bien figure-toi que j'ai son numéro. Enfin plutôt : comme il partage le corps de Lin et que Lin est mon ami, j'ai le numéro des deux. Et du coup... » Edward se tapota pensivement le menton. « … Je me suis dit que je pourrais en profiter pour demander un petit service à Greed : comme c'est ton frère, il doit certainement savoir comment contacter votre père pour cette histoire de « recharge », pas vrai ? En tout cas, c'est l'intuition que j'aie eue. Et à vrai dire, c'était surtout la seule bonne idée que j'avais parce que bon : j'allais pas débarquer au QG militaire pour demander un entretien avec le grand manitou qui crèche au sous-sol. Je suis pas sûr que l'accueil aurait transféré mon appel, tu vois ? Et comme je me vois mal négocier avec le généralissime, eh ben je me suis dit que j'allais passer par Greed.
- Oui, et donc… ? »
Pourquoi ça sentait les embrouilles à plein nez ? Ah oui : peut-être car Greed ne manquerait jamais une occasion de le foutre dans la merde. Ah ! La joie d'avoir une famille aimante…
Edward poursuivit d'une voix toujours aussi dérangeante :
« Or, il se trouve que Greed sait de source sûre… »
Une « source sûre » qui s'appelle probablement Lust, pensa amèrement Envy.
« … Que tu as été ''rechargé'' il y a quelques semaines, après avoir bêtement provoqué Pride. Ou l'inverse, peu m'importe. »
Cette déclaration tomba comme un couperet.
Envy déglutit.
La pièce était soudainement… beaucoup plus sombre, d'un seul coup.
Les yeux d'Edward, pourtant, brillèrent d'un nouvel éclat tandis qu'il demandait :
« Alors, tu vois… Je me demande bien comment tu as pu épuiser jusqu'à tomber malade cette pierre toute neuve, et ce en à peine quelques semaines, et alors que tu les as précisément passées à la maison à me tourner autour – au cas où tu me croirais aveugle. »
Envy checka rapidement ses possibilités de fuite. Rideaux tirés : la fenêtre, c'était mort. Salle de bain, fermée… Il restait juste la porte de la chambre, dont Edward lui bloquait évidemment l'accès.
« Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ? » se renseigna ce dernier en se penchant en avant pour appuyer son menton dans sa paume et son coude, sur son genou. Le tout, bien évidemment, en souriant de toutes ses dents.
« Euh… Ahem. Non ? » Envy rabattit les couvertures. Histoire de pouvoir sortir du lit plus facilement si besoin était. « Enfin… Si ! Je… Je viens de me rappeler que j'ai un truc méga urgent à faire, genre là, tout de suite, maintenant. Du coup, je... » Il indiqua la porte de son index. « … Je vais te laisser, hein. »
Il amorça un geste pour descendre du lit. Edward tendit un bras impérieux pour lui barrer la route et déclara simplement :
« Non ~ »
Envy eut un petit mouvement de recul, puis demanda, à tout hasard :
« Tu… Tu es fâché, hein ? »
Edward prit une mine interloquée, cligna des yeux puis répondit :
« Fâché ? Fâché à propos de quoi ? Fâché que tu m'aies fait m'inquiéter pour rien, que tu te sois amusé à me prendre pour un con tout l'après-midi ou qu'à cause de ça, je n'aie pas pu avancer dans mes recherches ? Nan… Fâché ! Ah ! » Il s'esclaffa. « Fâché ! Pourquoi donc ? Mais pas du tout ! Je ne suis pas fâché, voyons ! D'ailleurs, je ne vais absolument pas TE FRACASSER LE CRÂNE CONTRE LA TÊTE DE LIT » fit-il, tout sourire.
Il s'avança, menaçant.
Envy pâlit à vue d'œil.
Il eut envie de fuir. Très loin. Mais quelque chose lui disait que s'il prenait la poudre d'escampette par précaution, il ne pourrait plus rentrer dans l'appartement avant un looooong moment et que sitôt qu'il essaierait, il s'en ferait jeter dehors à coups de pied au cul par le petit alchimiste bien remonté. Sans compter que sa libido lui criait qu'il ne fallait pas sacrifier une foultitude de nuits potentiellement chaudes pour préserver son intégrité physique (les priorités, tout ça…). Et puis… Bon. Il avait joué, et il avait perdu. Mais parallèlement, tout n'était pas bon à jeter, dans cette histoire : même s'il devait s'en sortir avec une commotion cérébrale, il avait quand même compris ; quelque chose d'essentiel une leçon qui lui servirait probablement pour plus tard.
Maintenant, il savait : la prochaine fois qu'il mentirait à Edward…
… Il s'assurerait que personne ne puisse le dénoncer.
Parce qu'apprendre de ses erreurs pour devenir meilleur, c'était vraiment trop has been.
FIN !
Bon ! Ce petit OS n'était ni très long, ni plein de rebondissements, mais j'espère qu'il vous aura fait passer un bon moment quand même ! :p J'aime bien m'intéresser à toutes les possibilités offertes par le pouvoir d'Envy, quand même drôlement pratique (et le plus puissant, mais chut !). Et s'il y a moyen d'en faire faire les frais à Edward ~ (Ed : QUOI?!) C'est toujours bon à prendre ;3 (Envy : Je confirme !)
Voilà ! Donc je vous dis à très vite pour un autre petit OS, que j'espère pouvoir vous proposer bien vite !
Bisous à tous et à toutes ~
Rédaction et édition : White Assassin
Correction : Couw-Chan
