Bonjour à tous et à toutes.

Comme convenu, voici le chapitre 6 du tome 3.

Je tiens d'abord à remercier tout ceux et celles qui m'ont laissé une review : cela fait toujours plaisir d'une part et d'autre part, cela montre à de futurs lecteurs que cette fic est assez bonne pour avoir des lecteurs.

J'ai bien lu vos retours et beaucoup ont aimé le passage de la prophétie. De façon intéressante, vous pouviez déjà l'avoir au complet lors de l'épilogue du tome 1. Voilà, voila...

I want to thank too my english readers (or from USA, Australia...) for their reviews. It's not easy to read and comment a fic in another langage. Thank you for reading and the reviews.

Bref, sans plus de disgression, nous poursuivons les aventures d'Edward et compagnie.


T3 Chapitre 6

Vers trois heures de l'après midi, Harry, Ron, Edward, Fred et George se tenaient devant le grand chapiteau blanc du mariage afin d'accueillir les invités pour les amener chacun à leur place respectives. Harry avait dû boire (à son grand regret) une bonne dose de Polynectar contenant les cheveux roux d'un Moldu et il se présentait à tous sous le nom du « cousin Barny ». La famille Weasley comptait tellement de cousins qu'un de plus ne se remarquerait pas. Cependant, Harry faisait la moue : Ginny n'était pas sensée sortir avec « le cousin Barny » ni l'embrasser, à son grand désespoir. Quant à Edward, il avait pu rester sous sa vraie apparence car il était largement moins bien connu que Harry.

En attendant les invités, Edward contemplait le décors en songeant que cela pourrait lui servir d'exemple quand il se marierait avec Winry à Amnestris, le côté magique en moins : il y avait d'innombrables rangées de chaises dorées, élégantes et fragiles, disposées de chaque côté d'un tapis pourpre. Les mâts soutenants le pavillon étaient entourés de guirlandes de fleurs or et blanches entrelacées. Au dessus de l'endroit où Bill et Fleur prononceraient leurs vœux de mariage se trouvait une gerbe de ballons dorés. Il fallait bien reconnaître que cela avait plus d'allure que le décor gothique qu'Edward aurait choisi… Chacun des garçons portait une robe de soirée, y compris Ed qui en portait une d'un beau rouge pourpre avec un nœud de soie noire attaché par une Pierre de Sang qui faisait ressortir la blondeur de ses cheveux et l'or de ses yeux.

« Quand je me marierai, dit Fred en tirant sur le col de sa robe de soirée bleue, je ne m'encombrerai pas de toutes ces idioties. Vous pourrez vous habiller comme vous voudrez et je ferai subir à maman le maléfice du saucisson jusqu'à ce que tout soit terminé. »

« Je te défie de répéter cela tout haut devant ta mère, ricana Edward en voyant Fred se retourner au cas où Mrs Weasley aurait entendu sa petite provocation.

« Allez, finalement, elle n'a pas été trop terrible ce matin. Certes, elle a un peu pleuré parce que Percy ne sera pas là mais qui a envie de le voir ? Au fait, elle était plutôt en colère contre Charlie qui s'était fait repousser les cheveux pendant la nuit… Oh non d'une baguette, les voilà, préparez vous, ils arrivent ! »

Des silhouettes aux couleurs vives arrivaient une par une derrière la lointaine cloture de la cour. Bientôt, une procession se forma, serpentant à travers le jardin fleuri ou bourdonnaient les abeilles et voletaient les papillons. Les sorcières portaient des fleurs exotiques et des oiseaux ensorcelés pour scintiller sur leurs chapeaux tandis que les sorciers arboraient des pierres précieuses sur leurs nœuds de foulard. Tout ce petit monde semblait engagé dans des conversations joyeuses, ayant oublié jusqu'aux rumeurs de la guerre.

« Parfait, il me semble apercevoir quelques cousines Vélanes, dit George. Elles auront besoin d'aide pour comprendre les coutumes anglaises. Je vais m'occuper d'elles… »

« Pas si vite Van Gogh, répliqua Fred qui fut plus rapide que son jumeau et intercepta les deux jolies Françaises avec un accent charmeur et un français approximatif. Les deux jeunes filles acceptèrent de le suivre et laissèrent un George avec un air trahi avec les sorcières d'âge mûr. Ron dut s'occuper de Perkins, un vieux collègue de son père et Harry héritait d'un couple âgé et sourd. D'autres cousines vélanes de Fleur arrivèrent et se firent escorter par Edward sur lequel elles échangeaient en français des commentaires plus que flatteurs. Le jeune garçon, tout rouge, se répétait sans cesse qu'il était amoureux de Winry et finit par se retirer en prenant congé d'elles dans un français impeccable, à la surprise embarrassée des deux demoiselles.

Harry s'occupa de placer le couple Lupin : Tonks semblait rayonner de bonheur tandis que Remus semblait profondément attristé pour on ne savait quelle raison. Il expliqua qu'il avait dû se retirer plus tôt la veille en raison de la législation très anti-loup-garou en ce moment. En attendant, Hagrid provoquait un peu de désordre en s'écrasant sur cinq chaises fragiles qui avaient désormais l'air d'un tas de brindilles dorées. De son côté, Edward revoyait avec plaisir Mr Lovegood. Pour Harry, il s'agissait d'une touche suprême d'excentricité, même pour les sorciers qui y étaient pourtant coutumiers : c'était un sorcier qui louchait légèrement, ses cheveux blancs semblables à de la barbe à papa lui retombait sur les épaules. Il portait une casquette dont le pompon pendait devant son nez, une robe de couleur jaune d'œuf très vive et un étrange pendentif semblable à un œil triangulaire qui luisait au bout d'une chaine en or. Pourtant, Edward semblait converser avec plaisir avec cet homme singulier. Il se présenta à Harry :

« Xenophilius Lovegood. Ma fille et moi vivons de l'autre côté de la forêt, derrière la colline. C'est très gentil de la part de ces bons vieux Weasley de nous avoir invités. Mais je crois que vous connaissez ma petite Luna, elle a dormi chez vous, la veille, non ? »

« Oui, elle est dans le jardin en train de jouer avec les gnomes la dernière fois que je l'ai vu. » Répondit Edward.

« En effet, je les ai remarqué. Leur invasion est une bénédiction. Rares sont les sorciers qui se rendent comptes de ce qu'on peut apprendre grâce à ces petits êtres pleins de sagesse ou plutôt, pour leur donner leurs vrais nom, les Gernumbli Jardinsi ! »

« En effet. Je crois qu'ils sont ici parce qu'ils ressentent mieux que les sorciers les ondes magiques telluriques qui parcourent la campagne. Si on en trouve plein, alors il y a de fortes chances que l'on trouve une ligne d'énergie propice pour bâtir une maison sorcière. » Expliqua Edward.

« Tout à fait. Un article très intéressant sur le sujet, mon cher Edward ! » S'exclama Xenophilius.

« Les nôtres connaissent d'excellents jurons mais personne ne sait si ce sont eux qui les ont appris à Fred et George ou bien si c'est l'inverse. » Dit Ron en conduisant d'autres invités.

« Regarde papa, s'exclama Luna en venant à leur rencontre, l'un des gnomes m'a mordu. »

« C'est merveilleux ! La salive de gnome a des propriétés extraordinairement bénéfiques, assura Mr Lovegood en observant le doigt ensanglanté de Luna. Luna ma chérie, si aujourd'hui tu sens un nouveau talent naitre en toi, par exemple une irrépressible envie de chanter des airs d'opéra ou de déclamer des poêmes en langue aquatiques, surtout ne le réprime pas. Tu as peut-être reçu un don de Gernumblie ! »

Ron réprima un ricanement mais Edward déclara sérieusement :

« Il y a peut-être du vrai dans ce qu'il dit, tu sais. Les créatures magiques, comme je te l'ai déjà expliqué, sont plus proches des courants qu'emprunte la magie.. Mais je pense qu'il est possible qu'ils s'y prennent d'une autre manière pour donner leurs dons. J'ai remarqué par exemple que les endroits où ils font leurs excréments sont beaucoup plus fertiles que les autres emplacements et les fleurs sont plus resplendissantes. C'est peut-être une manière pour eux de remercier ceux qui les accueillent comme Mr Weasley. »

« Incroyable, j'ai rarement connu de personnes ayant l'esprit aussi ouvert que vous, Edward ! Vous venez peut-être d'apporter une pierre à l'édifice de la magie des Gernumbli ! Ceux-ci ont peut-être un rapport avec les sorciers semblable à celui des Elfes de Maison ! »

« Ed, franchement, je me serais volontiers passé de cette information ! » S'exclama Ron, l'air un peu dégoûté en partant escorter un autre invité.

« Vous êtes très élégant tous les deux, commenta Luna en les regardant. J'avais dit à Papa que la plupart des invités porteraient sans doute des tenus de soirée mais il pense que les couleurs solaires portent bonheur lors des mariages. »

« Cela te va très bien ! Lui assura Edward tandis que Neville, qui venait d'arriver, approuvait lui aussi avec un grand hochement de tête.

Au même instant, Ron revint avec une vieille femme avec un air grincheux désagréable accrochée à son bras. Elle avait un nez en forme de bec, des yeux bordés de rouge et un chapeau avec des plumes rosâtres qui lui donnaient l'air d'un flamand rose malade. Elle ne cessait de décerner des médisances à tout ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin. Le pauvre Ron était obligé de supporter la vieille dame qui ne cessait de lui faire des remarques sur son accoutrement et sa tenue et le garçon semblait au bord du meurtre.

Elle fit des remarques désagréables sur Harry en présence du « cousin Barny » qui, pour une fois, rendait grâce au Polynectar grâce auquel il n'avait pas à supporter cette folle. Edward, quant à lui, se fit prendre pour une fille à cause de ses cheveux nattés et elle le réprimanda sur sa petite taille. Pour ne pas exploser, le jeune Serdaigle dut sortir du chapiteau et ne revint que lorsque la mégère se fut éloignée. Quant au pauvre Ron, il dut faire essayer plusieurs chaises avant que la sorcière s'estime satisfaite.

Une dizaine de minutes plus tard, alors que le chapiteau était presque plein et qu'il n'y avait enfin plus de file d'attente, Ron put enfin les rejoindre en se plaignant à leurs oreilles compatissantes :

« Un vrai cauchemar, cette tante Muriel. Autrefois, elle venait à chaque Noël et je ne te dis pas la tension et l'ambiance aux repas de famille ! Puis heureusement, elle s'est fâchée parce que Fred et George ont fait exploser une Bombabouse sous sa chaise pendant le réveillon. Je soupçonne fortement papa de la leur avoir donné exprès dans ce but…Toujours est il qu'ils ont dû être rayés de son testament ! Mais vu qu'ils sont en train de devenir les plus riches de la famille, je crois qu'ils s'en fichent éperdument ! »

Puis Hermione arriva et Ron fut aussitôt aux petits soins pour elle en lui déclarant qu'elle était splendide. Hermione ne fit aucun commentaire sauf pour faire remarquer que la tante Muriel lui avait dit « Oh mon Dieu, c'est elle la née moldue ? Mauvais maintien et chevilles trop maigres ! »

« Je vais la tuer. » Marmonna Ron en jetant un regard noir à sa grande tante. Se concentrant, il claqua des doigts et la chaise sur laquelle la vieille sorcière était assise s'effondra d'un seul coup, et elle laissa échapper un glapissement fort satisfaisant pour ceux qui avaient été la cible des commentaires malfaisants de la vieille femme.

« Ron ! Elle est centenaire ! » S'exclama Hermione en tentant d'étouffer tant bien que mal un petit sourire.

« Justement, à son âge, il est plus que temps qu'elle apprenne les bonnes manières ! Cette mégère est odieuse avec tout le monde. »

« Vous parlez de Muriel ? Demanda George en compagnie de Fred. Elle vient de me faire remarquer que mes oreilles ne sont pas symétriques, cette vieille toupie ! Je me demande comment elle est tombée de sa chaise… La connaissant, elle va sans doute nous accuser… Dommage que l'oncle Bilius ne soit plus parmi nous. On rigolait bien avec lui ! »

« Celui qui a vu un Sinistros et est mort vingt quatre heure plus tard ? » Demanda Hermione.

« Oui, il faut dire qu'il était un peu bizarre sur sa fin…

« …mais avant qu'il ne devienne dingue, c'était un vrai boute-en-train. Il avalait une pleine bouteille de whisky Pur Feu, puis il s'élançait sur la piste de danse et faisait jaillir des bouquets de fleurs de son… »

« Un vrai charmeur coupa Hermione tandis qu'Edward et Harry éclataient de rire.

« Il ne s'est jamais marié, allez savoir pourquoi… Et la tante Muriel non plus ! » Ironisa Ron.

« Tu m'étonnes… » Répliqua Hermione en lui prenant le bras.

Ce geste d'affection public surprit Ron, du moins jusqu'à ce qu'il voit le dernier arrivé. Il s'agissait de Victor Krum, star de Quidditch reconnu et son ancien rival en amour. Mais malgré le compliment que Krum adressa à Hermione, Ron sut surmonter son caractère jaloux et lui présenta sa place quoique un peu froidement. Puis, il revint près de Hermione et d'un air hésitant, lui prit la main sur une impulsion un peu possessive. Hermione soupira et lui dit :

« Ronald, tu sais que je t'aime mais ce n'est pas pour cela que je vais transporter une pancarte avec la mention « propriété de Ronald Bilius Weasley. » Tu dois me faire plus confiance ! »

« Je suis désolé. » Dit Ron en quêtant un petit baiser de Hermione qui accepta finalement.

« Ohé, dit Edward en surgissant comme un diable hors de sa boite, ce n'est pas encore votre mariage qu'on célèbre, les amoureux, alors je vous conseille de trouver une place avant qu'on ne se fasse écraser par les mariés ! »


Tout le monde alla s'asseoir au second rang et une atmosphère d'attente fébrile se répandit dans le chapiteau, le brouhaha des conversations était de temps à autre interrompu par des éclats de rire surexcités. Bientôt, Mr et Mrs Weasley firent leur apparition en marchant d'un pas tranquille tout en souriant et en adressant des signes de mains aux personnes qu'ils connaissaient. Puis ce fut au tour de Bill et son témoin, Charlie, de se lever sous les sifflements de Fred et les gloussements des cousines Vélanes.

Alors une musique solennelle s'éleva des ballons dorés et la mariée fit son apparition sous un grand soupir collectif de l'assistance toute émue. Mr Delacour, de son pas sautillant, escorta sa fille, suivie de ses deux demoiselles d'honneur Ginny et Gabrielle, jusqu'au marié. Fleur portait une robe blanche très simple et semblait émettre un puissant halo de lumière argentée mais ce dernier, au lieu d'éclipser la beauté des autres personnes, semblait embellir toute personne à proximité. Edward songeait que c'était là la vraie magie de l'amour qui ne rabaissait pas mais qui faisait découvrir la beauté intérieure de chacun. Le petit sorcier qui avait présidé aux funérailles de Dumbledore commença alors son discours d'une voix légèrement chantante.

« Ma tiare fait très joliment ressortir l'ensemble, fit remarquer la tante Muriel dans un murmure très audible et que tout le monde tentait d'ignorer. Mais je dois dire que la robe de Ginevra est beaucoup trop décolletée. »

Cette dernière adressa à Harry un sourire resplendissant avant de regarder à nouveau devant elle et Harry sentit son esprit vagabonder vers les instants bénis dans la Chambre des Secrets où ils se retrouvaient ensemble, Ginny et lui ainsi que lors de son cadeau d'anniversaire...

« William Arthur, Voulez vous prendre pour épouse Fleur Isabelle… »

Les mères des mariés sanglotaient en silence, toutes émues. Hagrid faisait des bruits de trompette dans son propre mouchoir de la taille d'une nappe. Hermione fixait Ron d'un air rayonnant, son visage baigné de larmes puis elle fixa ensuite Harry, lui faisant bien comprendre qu'elle attendait impatiemment qu'un pareil moment vienne pour elle et Ron.

« Je vous déclare donc unis pour la vie. »

Le président de l'assemblée leva haut sa baguette au dessus des têtes des deux mariés entrelacés et une pluie d'étoiles argentées retombèrent sur eux en tournoyant autour de leurs silhouettes. Une salve d'applaudissements retentirent, menée par Fred et George tandis que les ballons dorés éclataient, laissant jaillir des oiseaux de paradis et des minuscules cloches en or qui voletèrent ou flottèrent en ajoutant leurs chants et leurs carillons au vacarme des acclamations.


Tout le monde dût ensuite se lever tandis que les chaises s'envolèrent avec grâce. Les parois de toile du chapiteau disparurent et tout le monde se retrouva sous un dais soutenu par des colonnes dorées avec une vue magnifique sur le verger et la campagne environnante. Un bassin d'or fondu se répandit au centre de la tente pour former une piste de danse à la surface scintillante. Les chaises suspendues en l'air se regroupèrent devant des petites tables aux nappes blanches qui retombèrent sur le sol avec grâce en se disposant autour de la piste. Pendant ce temps, les musiciens en vestes dorées faisaient leur apparition tandis que des serveurs circulaient dans l'assemblée en proposant des plateaux d'argent chargés de boissons et de nourritures savoureuses.

« Belle réussite », approuva Ron.

« Nous devrions aller les féliciter, proposa Hermione qui cherchait à distinguer le nouveau couple parmi la foule.

« On pourra le faire plus tard… » Dit Ron en prenant plusieurs boissons.

« Ron, j'ai un mauvais pressentiment. Faisons le maintenant, veux tu ? » Demanda Hermione, un pli inquiet sur son front.

Les quatre jeunes sorciers vinrent donc présenter leurs plus sincères félicitations au couple ravi puis, sur le conseil de Ron, ils partirent s'installer auprès de Luna, Neville et Ginny, le plus loin possible de la tante Muriel. Ils discutèrent pendant quelques instants sur la cérémonie avant que Bill et Fleur n'ouvrent le bal. Neville proposa à Luna de danser, ce qu'elle accepta, même si elle dansait de manière fort différente des autres danseurs qui étaient plus conventionnels. Ron invita Hermione à danser en s'inclinant devant elle et ils partirent sur la piste de danse, le plus loin possible de Victor Krum qui venait d'apparaître à leur table. Ginny, quant à elle, entraina Harry dans un tourbillon endiablé et le jeune homme se laissa conduire, presque soulagé. Edward s'aperçut alors qu'il restait seul, aux côtés d'un Krum d'une humeur belliqueuse.

« Ils sont ensemble maintenant ? » Demanda l'Attrapeur bulgare en pointant Ron et Hermione.

« Oui, depuis l'année dernière. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas ce qui t'intéresse. » Répliqua Edward.

« C'est vrai. Connais tu cet homme ? » Dit il en pointant Xenophilius Lovegood.

« Oui, c'est un personnage excentrique mais qui ne ferait pas de mal à une mouche, pourquoi ? » Demanda Edward, un peu sur la défensive.

« Parce que si on n'était pas au mariage de Fleur, je le provoquerais en duel à cause du signe qu'il porte. Ce rond dans un triangle avec un trait au milieu, c'est l'emblème de Grindenwald. Dans mon pays, il a tué beaucoup de gens qui s'opposaient à lui dont mon grand père. Grindenwald a gravé ce symbole sur les murs de Durmstrang quand il était élève là bas et des petits imbéciles se sont amusés à le recopier sur leurs cahiers ou leurs vêtements pour choquer ou impressionner les autres. Du moins, jusqu'à ceux d'entre nous qui avions perdu un proche à cause de Grindenwald ne leur donnent une leçon. »

« Écoute, je connais un peu Xenophilius Lovegood et je peux t'assurer qu'il n'est pas un partisan de magie noire ou des idées de Grindenwald. Mais peut-être que Grindenwald a emprunté un symbole peu connu et ayant une autre signification à l'origine pour lui faire dire ce qu'il pense. C'est arrivé durant la période nazie chez les Moldus : Hitler a emprunté le symbole de la croix gammée à la mythologie asiatique et l'a déformé pour en faire son symbole de haine. Du coup, les occidentaux qui visitent l'Asie sont toujours surpris de voir des symboles ressemblant à cette croix dans des livres ou des rues alors que pour eux, c'est un emblème malfaisant. Tu comprends ? »

« Je ne connais pas bien les Moldus mais je crois que je comprends ton explication. » Dit Krum d'un ton solennel. Mais il n'empêche que voir ce symbole à un mariage me fait frémir."

« J'en suis désolé. Mais si tu connaissais Mr Lovegood, tu saurais qu'il n'existe pas d'homme plus ouvert que lui. Peut-être devrais tu lui en parler pour comprendre ce qu'est ce symbole en réalité. Moi aussi il me semble familier… » Dit Edward sur un ton pensif.

« Heu, excuse moi, les interrompit Harry qui venait de surgir à côté d'eux en s'adressant à Krum, je viens de m'en souvenir il y a quelques instants… Mais tu ne connaitrais pas Grégorovitch ? »

« Si, c'est un fabriquant de baguette mais qui est à la retraite depuis des années. J'ai eu une de ces dernières baguettes. Pourquoi ? »

« Pour rien, répondit Harry précipitamment. C'est juste que depuis que notre fabriquant de baguette, Olivanders a disparu… »

« Je vois. » Répliqua Krum sur un ton qui indiquait qu'il comprenait ce que cela signifiait.

Harry jeta un coup d'œil à Edward pour voir s'il pensait la même chose que lui : Edward, après tout, avait été témoin du phénomène bizarre avec sa baguette magique. Sa baguette en bois de houx et plume de phénix avait vaincu celle empruntée par Voldemort, quelque chose qu'Olivanders n'avait ni prévu ni compris. Grégorovitch en saurait il plus ? Connaissait-il des secrets sur les baguettes qu'ignorerait Olivanders, pourtant l'expert britannique dans la question des baguettes magiques ?

« La fille avec qui tu dansais est très jolie, remarqua Krum. Elle est aussi de ta famille ? Demanda t-il à Harry

« C'est gentil mais j'ai déjà quelqu'un. » Dit Ginny en souriant tout en adressant un discret coup d'œil à Harry qui semblait rassuré. Les deux jeunes sorciers partirent vers un coin de la tente tandis que Krum et Edward restaient à nouveau ensembles.

« Pfff. À quoi ça sert d'être un joueur de Quidditch de niveau international si toutes les jolies filles sont déjà prises ? »

« Si tu veux, je peux te présenter aux Vélanes que j'ai dû placer à leurs sièges… Proposa Edward.

« Sans façon. Je connais bien les Vélanes et si elles sont comme dans mon pays, alors il faut faire attention à leur mauvais caractère… Elles peuvent devenir de vrais harpies à ce moment là. » Dit Krum avec un sourire méfiant.

« Forcément, si tu le prends comme ça… Si tu veux, je peux te présenter à Xenophilius Lovegood pour que vous puissiez régler votre différent. » Soupira Edward en espérant que la conversation ne tourne pas au vinaigre.

« Excusez moi, commença Edward Elric, Viktor Krum que voilà voulait se renseigner sur l'origine véritable du symbole que vous portez autour du cou… »

« Chez nous, dans les pays de l'est, il s'agit du symbole du mage noir Grindenwald et je me demandais pourquoi vous le portiez. » l'interrompit Krum sur un ton grave.

« Oh, vous voulez parler du signe des Reliques de la Mort ? Non, rassurez vous, ce symbole existait bien longtemps déjà avant le mage noir Grindenwald, rassura Mr Lovegood avec de grands signes de mains. Ce dernier se l'est approprié pour symboliser le fait qu'il se croyait vainqueur de la Mort, ce qui était une absurdité car dans la logique des Reliques de la Mort, le vainqueur de la Mort est celui qui, au contraire, accepte sa propre mortalité. »

« Donc, ce symbole ne concerne pas la magie noire ? » Demanda Krum, toujours méfiant en fixant le symbole comme on fixerait un serpent ou un scorpion.

« Il n'y a aucune magie noire dans les reliques, en tout cas, pas dans le sens primaire de cette croyance. Après, comme vous le dîtes, un certain mage noir a pu s'emparer de ce symbole, soit qu'il y croyait vraiment, soit qu'il y ait vu autre chose dans ce signe. Mais pour un vrai croyant, ce signe est porté dans l'espoir qu'ils puissent aider à la Quête des Reliques. Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à venir chez moi, je pourrais volontiers en discuter avec vous. D'ailleurs, on trouve l'histoire des Reliques de la Mort dans les contes de Beedle le Barde, comme quoi la sagesse se trouve dans les petites choses les plus anodines. » Déclara Xenophilius Lovegood.

Edward leva les yeux en entendant ce nom d'ouvrage très familier. Se pouvait il que Dumbledore ait cru à cette histoire ? Puis il haussa les épaules : cela pouvait être aussi probable qu'improbable, Dumbledore était suffisamment excentrique pour se permettre de croire à un conte pour enfant mais suffisamment intelligent pour discerner le vrai du faux. Au fond, il n'en savait rien mais Edward supposait qu'il apprendrait tout ce qu'il fallait en temps voulu.


Voyant des Vélanes commencer à loucher vers lui, il partit prudemment avant qu'elles ne mettent la main sur lui et laissa le pauvre Krum en leur compagnie. Il erra sur la piste de danse et il décida de s'amuser un peu en faisant tournoyer Luna pendant quelques minutes au son de la musique. Puis, il aperçut Harry en compagnie d'un très vieil homme et de la tante Muriel.

Le jeune Alchimiste s'approcha du groupe silencieusement et sans se faire remarquer et écouta la manière dont l'odieuse vieille femme s'y prenait pour ruiner la bonne image que Elphias Doge et Harry avaient de Dumbledore. Elle y prenait visiblement un immense plaisir en citant l'article de Rita Skeeter, disséquant les espérances et les illusions de ses deux interlocuteurs par l'intermédiaire de ses médisances comme un enfant arrachait les ailes d'une mouche, y prenant même une joie légèrement sadique qui dégoutait profondément Edward.

Muriel parlait notamment de la sœur de Dumbledore, Arianna, insinuant qu'elle avait été une Cracmole et que sa famille l'avait enfermé dans la cave pour cacher leur honte. Elle disait tellement de mal sur Kendra Dumbledore et sur son fils que Edward ne put s'empêcher de ressentir un profond dégout pour l'affreuse vieille dame. Il était persuadé que jamais la tante Muriel n'aurait osé parler ainsi du vivant de Dumbledore et sa médisance sur les morts était tout simplement intolérable :

« Si Kendra n'était pas morte la première, j'aurais dit que c'était elle qui en avait fini avec Ariana ! » Acheva la tante Muriel sur un ton triomphant, satisfaite d'avoir rabaissé son interlocuteur plus bas que terre.

Maintenant, Edward n'appréciait pas Dumbledore plus que ça : il l'avait toujours trouvé trop manipulateur et parfois arrogant à son gout. Il lui en voulait également beaucoup pour avoir caché à Harry qu'il était un Horcruxe et de n'avoir pas osé lui dire la vérité. Cependant, Edward, qui avait eu Trisha Elric comme mère, ne pouvait croire que celle de Dumbledore aurait permis d'enfermer sa fille dans la cave sous le prétexte qu'elle était Moldue. Peut-être y avait il dans les médisances de la tente Muriel une part de vérité mais de l'avis de Edward, médire des morts était tout simplement méprisable et il le dit bien fort :

« Vous êtes méprisable, madame, pour oser souiller la mémoire des morts quand ceux ci ne peuvent plus se défendre. C'est lâche et répugnant ! »

Elphias Doge semblait soulagé de voir quelqu'un venir enfin à son secours et Harry semblait heureux de retrouver le ton ferme et sage de son ami.

« Oh, ce n'est pas souiller la mémoire des gens quand c'est dire la vérité ! » S'exclama la tante Muriel, furieuse de se voir reprise par un jeune garçon.

« Je doute, madame, que vous sachiez ce qu'est la vérité. Même si ce que vous dîtes contiendrait une part de vérité, la fausseté de votre cœur empêcherait toute personne de distinguer le vrai du faux. » Dit Edward sur un ton de défi.

« Oh, je sais que Rita Skeeter a des preuves. Je suis certaine qu'elle a discuté avec Bathilda Tourdesac, une vieille amie des Dumbledore qui a suivie l'affaire de bout en bout. Elle est peut-être complètement gaga ces derniers temps, mais je suis certaine qu'elle a toujours de vieilles photos et des lettres, sans compter que Miss Skeeter a des moyens infaillibles pour raviver la mémoire des gens ! Qu'en dîtes vous de cela, hum ? »

« La fin ne devrait pas justifier pas les moyens et la vérité ne devrait pas légitimer des moyens utilisés par cette journaliste pour arriver à ses fins. Dire des semi vérités n'en fait pas la vérité vraie. Si cette femme faisait vraiment son métier, elle commencerait par dire la vérité au sujet de ce qui se passe dans notre monde en guerre au lieu de médire sur les défunts qui ne peuvent plus se défendre ou, si elle y tient absolument, elle n'avait qu'à interroger le frère de Dumbledore. » Déclara Edward sur un ton ferme.

« Vous parlez d'un homme qui a pratiqué des sortilèges interdits sur des chèvres du temps où il vivait à Godric's Hollow ! »

Harry fut plus que surpris d'apprendre que les Dumbledore avaient vécu au même endroit que ses parents et il resta plongé dans ses pensées, silencieusement, sans plus tenir compte des commérages de la tante Muriel. Edward posa sa main sur son épaule sans rien dire mais lui donnant malgré tout son soutien inconditionnel. Ils furent bientôt rejoints par Hermione qui les informa que Ron était parti chercher des Bierraubeurres. Elle demanda, inquiète si Harry se sentait bien mais au même instant une longue forme argentée tomba à travers le dais, sur la piste. Gracieux et luisant, un lynx atterrit avec légèreté sur le sol au milieu des danseurs surpris qui se figèrent en plein mouvement. La voix lente, forte et profonde de Kingsley Shacklebolt retentit alors au milieu de la salle :

« Le Ministère est tombé. Scrimgeour est mort. Ils arrivent !


Voilà, je vous laisse sur ce cliffhanger. Dans deux semaines, le prochain chapitre sortira et les choses sérieuses débuteront.

Si vous avez apprécié ce chapitre, n'hésitez pas à laisser un commentaire, de même si vous avez une question, une critique, une remarque à me faire concernant cette histoire. Je tâcherai d'y répondre dans les meilleurs délais et si vous n'êtes pas inscrits sur , j'essaierais de ne pas oublier d'y répondre dans deux semaines.

Merci pour m'avoir suivi et à bientôt !