Bonjour à tous, j'ai failli oublier de poster ce chapitre. Il faut dire que j'ai eu des problèmes de santé physiques qui m'ont pas mal freinée ces derniers jours. Abcès assez gros pour nécessiter d'aller aux urgence et évidemment, j'attends plusieurs heures (deux assises et huit ou neuf heures couchée, sans rien à fair, sans réseau, sans quasiment personne ne venant me voir. On partait sur l'anesthésie générale, un soulagement pour moi, mais au dernier moment la doc change d'avis même quand je lui dis souffrir de troubles anxieux. "Mais non, vous ne sentirez rien, on fait ça à des personnes anxieuses tous les jours..."
On te fait d'abord respirer dans un masque avec un gaz sensé te décontracter. Je joue le jeu, mais je regarde quand même si je peux encore bouger. Ensuite quand la doc a estimé que j'étais stone, elle m'a piqué une première fois pour m'anesthésier et je l'ai bien sentie, celle là. Emballement de la respiation, je la supplie d'arrêter un moment (histoire que je retrouve mon calme). Ni une ni deux, elle me fait aussitôt la seconde injection d'anesthésie qui fait tout aussi mal et renforce mon angoisse.
Puis elle prend son scalpel... Et je sens tout. Je hurle comme un goret, je supplie, je pleure, je les implore d'arrêter, puis je passe aux insultes (apparemment je peux jurer en anglais dans ces moment là...) et juste après, comme je suis encore libre de mes mouvements grâce à cette chère anesthésie locale qui ne fonctionne pas... Je frappe les infirmières. Mon seul regret est de ne pas avoir pu frapper la doc qui restait pontifiante, était du côté de la jambe gauche qui faisait mal et qui en plus a un scalpel entre ses mains... Le bonheur.
Première boisson qu'ils me donnent en dix heures, un jus d'orange, je le revomis de stress. Puis, quand minuit approche, on me renvoie chez moi par ambulance dans l'appartement où je vis seule, sachant que le lendemain je dois acheter le nécessaire pour des pansements quotidien... Donc ma plaie s'est forcément rouverte. Je vous raconte pas l'effroi. Bref, semaine difficile. Je ne souhaite cela à personne, de passer par des urgences où on vous ignore pour vous charcuter sans prendre en compte vos problèmes psychiques...
Revenons à quelque chose de plus joyeux : le chapitre arrive, les affaires sérieuses commencent.
Pour répondre à certaines reviews : à Paquerette-san, j'ai découvert la stavilska dans le roman One Piece, du temps où c'était encore l'emblème de Barbe Blanche (avant que les éditeurs ne lui demandent de le modifier...).
Le groupe va chercher avant de trouver. Même avec une personne en plus, ce jeu de piste n'est pas facile. Dans le canon, ils n'ont pas eu droit à beaucoup d'indices par le directeur qui a préféré laisser une relique de la Mort et des infos à ce sujet plutôt que plus de renseignements. Le médaillon, on pouvait comprendre, sans Regulus, ils l'auraient eu. Mais le diadème et la coupe ? Même Dumbledore n'a pas trouvé de pistes. et il laisse des ados le faire à sa place.
Heureusement qu'à présent, la bande d'ados communiquent entre eux. J'aime bien cela, la communication. Cela évite les malentendus, les disputes futiles et permet de l'argumentation.
Je vois que certains de mes lecteurs viennent du Canada : bonjour à eux et merci pour vos reviews.
Dans tous les cas, merci pour vos commentaires à tous !
T3 Chapitre 7
Pendant quelques instants, tout sembla devenir lent et flou aux yeux de Harry, Edward et Hermione, comme si le temps avait été ralenti. Ils avaient déjà leur baguette en main alors que les invités commençaient tout juste à comprendre qu'il s'était passé quelque chose d'étrange. Alors que le Patronus de Kingsley disparaissait, le silence se répandit comme une onde glacée, partant du centre de la pièce et s'étendant à tous les invités. Puis quelqu'un cria et la terreur commença à se répandre sur la noce.
Harry, Edward et Hermione se ruèrent dans la foule prise de panique. Des invités courraient dans tous les sens comme des poulets sans têtes, certains étant à la recherche de leurs conjoints, de leurs enfants. D'autres transplanaient en grand nombre, ce qui ne signifiait qu'une chose : les sortilèges de protection autour du Terrier avaient été brisés, ce qui voulaient dire qu'il n'allait pas tarder à y avoir des Mangemorts dans les environs.
« Ron ! Ron ?! Où es tu ? » S'exclama Hermione folle d'angoisse.
Alors qu'ils se frayaient un chemin à travers la foule épouvantée, ils virent des silhouettes enveloppées de capes et de masques argentés apparaître dans la cohue. A ce moment là, les membres de l'Ordre, se trouvant ici et se tenant prêts, jetèrent des Protegos, leurs baguettes brandies. Harry eut le temps d'entrapercevoir Neville, le visage farouche, protégeant Luna des maléfices en se servant également de sa baguette et de sa main gauche, lançant des sorts sans baguette discrètement pour ne pas dévoiler son atout. Luna faisait de même en touchant son front comme pour concentrer la puissance de son cœur magique.
Mais ce moment d'inattention faillit être fatal à Harry car le petit groupe fut violemment bousculé par des invités terrifiés et Edward et Harry resserrèrent leurs prises sur Hermione pour ne pas être séparés. Un trait de lumière les frôla mais il était impossible de savoir s'il s'agissait d'un sort de protection ou d'un signal plus sinistre comme la Marque des Ténèbres.
Ron apparût alors et il s'accrocha à la taille d'Hermione puisque ses deux bras étaient déjà pris par Edward et Harry. A ce moment là, chaque membre du petit groupe pivota sur place et les images de terreurs et les bruits de peurs et des sorts s'évanouirent, effacés par l'obscurité qui s'abattaient sur chacun d'entre eux. Ils ne sentaient plus que les uns et les autres alors qu'ils étaient aspirés dans l'espace temps, loin du Terrier, des Mangemorts qui surgissaient de partout et loin de Voldemort lui même qui allaient peut-être apparaître…
« Où sommes nous ? » demanda Ron, encore sous le choc.
Harry ouvrit les yeux et s'aperçut qu'ils étaient toujours au milieu d'une foule. Il regarda Edward et vit qu'il était mortellement pâle et il le vit vomir tout le contenu de ses trippes au grand dégout des personnes présentes qui pensaient visiblement qu'il avait trop bu à en juger leurs commentaires. Edward était connu pour avoir le mal des transports magiques et ce dernier avait été particulièrement éprouvant et brutal pour lui.
« Nous sommes à Tottenham Court Road, à Londres, répondit Hermione à la question de Ron. Continuez à marchez droit devant vous comme s'il n'y avait rien de particulier et dès que nous trouverons un bon endroit, nous nous changerons en vêtement moldus. »
Harry, Ron et Edward obéirent et marchèrent, courant à moitié le long de la rue large et sombre bordée de magasins fermés et sous un ciel scintillant d'étoiles. L'avenue grouillante de noctambule pour certains à moitié ivres, voir totalement n'était pas du tout un endroit idéal où se cacher et ils se faisaient de plus en plus remarquer par des groupes de joyeux fêtards faisant la tournée des pubs et qui étaient interloqués par la vision des trois garçons portant des robes de soirée.
« Hermione, nous n'avons rien pour nous changer, lui rappela Ron tandis qu'une femme à moitié saoule se moquait de lui.
« J'aurais dû emporter ma cape d'invisibilité, murmura Harry en se traitant mentalement de garçon stupide. Quand je pense que l'an dernier je ne m'en séparais jamais ! »
« Je l'ai la cape, ainsi que des vêtements pour vous. Essayez juste d'avoir l'air naturel jusqu'à ce que… Voilà, ici se sera parfait. »
Ils tournèrent dans une rue adjacente avant de s'engouffrer à l'abris dans une impasse.
« Attends, tu veux dire que ma cape et mes vêtement se trouvent dans ce tout petit sac ? »Demanda Harry en fixant le petit sac en perle de Hermione qu'elle tenait à la main comme s'il n'y avait rien de plus précieux.
« Oui, ils sont là dedans. Accio cape d'invisibilité, vêtements d'Edward, vêtement de Ron et vêtement de Harry. »
Bientôt, chaque garçon avait devant lui une petite pile d'affaire dans lesquels ils s'empressèrent de se changer pour être plus à l'aise. Hermione conserva sa robe de soirée qui pouvait passer pour un vêtement moldu de type chic. Ron posa alors la question essentielle :
« C'est quoi, comme charme ? »
« Un sortilège d'extension indétectable et prévu pour s'alléger. Très difficile car, comme l'a dit Edward il faut avoir quelques notions de physique de niveau universitaire pour le comprendre. Je vais éviter de le secouer, j'ai pris soin de classer tous les livres par sujet, ce serait bête de les déranger… » Dit Hermione en leur montrant le petit sac à tour de rôle.
« Est ce que je t'ai dis que tu étais un génie, Hermione ? » Demanda Ron faiblement, une fois complètement habillé, son sac à dos sur le dos.
« Plusieurs fois mais cela ne blesse pas de se l'entendre dire, surtout de ta part. » Dit Hermione en rougissant.
« Bon, on n'a pas que ça à faire. Hermione, tu me donneras toute cette théorie quand on sera en sécurité pour que je comprenne comment ce truc fonctionne." dit Edward.
Il était vêtu de sa tenue traditionnelle qu'il portait à Amnestrie : rangers noires, pantalon noir, T-Shirt sans manche noir et une longue veste rouge à capuche qui cachait ses longs cheveux blonds. Il semblait très à l'aise dans ses vêtements et semblait complètement naturel, même dans cette petite allée sombre qui aurait fait un décent coupe-gorge.
« Il faut qu'on trouve un meilleur endroit où planifier la suite. Maintenant, Harry, tu mets cette cape ! Je me sentirais plus tranquille si tu l'as sur toi.
« Les autres, les invités du mariage… Ginny… » balbutia Harry, le regard frénétique.
« Nous n'avons pas le temps de nous en soucier pour le moment. C'est toi qu'ils cherchent, Harry et nous mettrions tout le monde encore plus en danger si nous retournions là bas. » Murmura Hermione en posant sa main sur l'épaule de Harry.
« Retourner là bas maintenant ne les aidera pas. Pire encore, ils pourraient être accusés de complicité ou servir comme otage, voir exécuté sur le champ pour te blesser. Pour le moment, les Weasley sont déjà suspectés d'appartenir à l'Ordre, si tu reviens pour eux, ils en seront certains. Tant que tu ne viendras pas tout foutre en l'air, ils ont des chances de survivre à cette soirée. » Déclara Edward sur un ton dur.
« Ils ont raison. De plus, la plupart des membres de l'Ordre sont présents, ils s'occuperont des autres. » Approuva Ron qui savait trop bien ce qui tourmentait Harry.
« Bon, il faut que nous partions d'ici. Que nous trouvions un endroit pour discuter de la suite des événements comme un bar ou quelque chose comme ça. Un endroit où l'on soit tranquille. »
« Ta propension à chercher des bars m'inquiète, Edward. Mais tu as raison. Allons y. » Dit Hermione.
« Par simple curiosité, pourquoi as tu choisi Tottenham Court Road ? » Demanda Ron.
« Aucune idée, ça m'est venu comme ça mais je suis certaine que nous sommes en sécurité dans le monde des Moldus. Les Mangemorts ne penseront pas à nous chercher là, ils méprisent trop les Moldus. » Dit Hermione.
« C'est une bonne idée, Hermione. À l'heure qu'il est, ça doit être la panique dans le chemin de Traverse ou au Pré-Au-Lard, dans tous les coins sorciers… J'espère que les sorciers auront suffisamment de bon sens pour rester chez eux ce soir. » Dit Edward d'un air sombre, bien au courant de ce qu'il se passait en cas de coup d'État.
« Je me sens un peu exposé ici… »Murmura Ron qui n'était pas à l'aise dans un endroit cerné par des Moldus. Il en voyait rarement autant à la fois.
« Où aller sinon ? » Demanda Hermione en ayant un mouvement de recul en entendant les sifflets appréciateurs lancés sur son chemin par le groupe de fêtards tandis que Ron se plaçait devant elle pour l'en protéger. On ne va quand même pas louer des chambres au Chaudron Baveur ? Peut-être pourrons nous aller au Square Grimmaurd mais nous ne savons pas si Rogue en a révélé la cachette lors des réunions de Mangemorts. Il y a bien la maison de mes parents mais j'ai peur qu'ils y soient venus et qu'ils l'aient mise à sac… Oh, si seulement ils pouvaient se taire ceux là ! »
« Ça va chérie ? Criait le plus ivres des fêtards sur le trottoir d'en face, Je t'offre un verre ? Laisse tomber le rouquin et le petit blondinet et viens boire une pinte de bière avec moi ! »
Ron, d'un simple claquement de doigts, fit disparaître sa ceinture et le soulard se retrouva en caleçon devant ses amis, ce qui permit au type d'échapper à la colère d'Edward, ce dernier estimant que le ridicule lui ferait plus de mal qu'un bon coup de poing dans la figure. Sur l'instigation d'Hermione, ils entrèrent dans un petit café miteux ouvert 24h sur 24 et ils s'installèrent dans un box. Harry, dissimulé sous sa cape d'invisibilité, s'assit face à la porte, tout comme Edward qui était trop paranoïaque pour quitter l'entrée de vue et pour ôter sa capuche dissimulant son visage. Pendant ce temps Ron et Hermione s'installaient en face d'eux. Le couple était tellement nerveux qu'ils jetaient sans arrêt des coups d'œil derrière eux pour s'assurer qu'aucun Mangemort ne les prennent par derrière.
« Vous savez, on n'est pas loin du Chaudron Baveur… On pourrait roder dans les parages pour savoir ce qu'il s'est réellement passé. »
« Non, Ron, ce serait trop dangereux. »
« De plus, n'oublie pas qu'à partir de maintenant, tu es sensé être cloué au lit avec l'Éclabouille. Si tu te montrais là bas, ils soupçonneraient ta famille… »
« De plus, nous savons très bien ce qui se passe, Voldemort s'est emparé du Ministère ! Qu'est ce que tu as besoin de savoir d'autre ? »
Ils retombèrent dans un silence crispé. La serveuse, qui mâchait du chewing-gum, s'avança d'un pas trainant et demanda leur commande d'une voix désagréable. Edward demanda une tasse de café noir et Hermione choisit deux cappuccinos. Le pauvre Harry qui avait retrouvé sa forme normale sous sa cape n'avait droit à rien car cela aurait été louche de voir la tasse devenir invisible d'un seul coup. Deux ouvriers à la silhouette massive entrèrent dans le café et se glissèrent dans le box voisin. Hermione baissa d'un ton pour ne pas qu'on l'entende :
« Je propose qu'on trouve un endroit tranquille pour transplaner et qu'on aille quelque part à la campagne. De là, on pourra envoyer un message à l'Ordre. »
« Tant mieux… Je sais très bien survivre dans les campagnes… » Marmonna Edward en se rappelant son enfance et son séjour d'un mois sur une île quasi déserte.
« Tu sais faire le coup du Patronus qui parle ? » Demanda Ron.
« Je me suis entrainée et finalement, ce n'est pas si difficile que ça… » Dit Hermione.
« Et s'ils sont surveillés ? Il faudra faire un message suffisamment vague pour que les Mangemorts ne les soupçonnent pas. Moi, je crois qu'on devrait d'abord attendre qu'ils nous envoient des nouvelles avant de les mettre en danger. » Souffla Edward en avalant d'un coup son café noir sans sucre et sans lait et en grimaçant de dégout.
« Je crois qu'Ed a raison. Beurk, ce truc est dégoutant ! » Grogna Ron après avoir essayé la mousse grisâtre qui avait pour nom mensonger capuccino.
La serveuse l'avait visiblement entendu car elle le fusilla du regard en allant prendre la commande des deux nouveaux clients. Le plus grand des deux ouvriers, un blond d'une taille colossale, renvoyait la serveuse d'un geste de la main et celle-ci les dévisagea l'air vexée. Aussitôt, Edward et Harry froncèrent les sourcils : était ce de la paranoïa de considérer comme suspects des clients qui ne commandaient rien dans un café ? Mais comme l'aurait si bien dit Maugrey, ce n'était pas de la paranoïa s'ils étaient tous après toi.
Ed fit un signe de tête à Harry pour confirmer ses soupçons et ce dernier fit le geste silencieux de se baisser à Ron et Hermione. Les membres du Cercle étaient bien entrainés pour répondre à ce genre de signe et Ron et Hermione se jetèrent sous la table tandis que Harry caché sous cape d'invisibilité, lançait deux stupéfix sur les deux clients tandis que Edward se chargeait de la serveuse. Mieux vaut guérir que prévenir, après tout.
« Si on a attaqué des Moldus sans raisons, on va avoir de sérieux ennuis avec le Ministère, commenta Ron sur un ton ironique.
« Je crois que notre relation avec le Ministère n'est pas au bon fixe, de toute manière. » Répliqua Hermione sans tenir compte de la plaisanterie.
« De toute manière, ce n'était pas des Moldus. Je reconnais celui là, il était là le soir de la mort de Dumbledore. Dit Harry sur un ton dégoutté en désignant le grand Mangemort blond affalé sur la banquette.
« Celui là, c'est Dolohov, dit Ron avec une trace de haine dans sa voix. Il a tenté de tuer Hermione au Département des Mystères et je me souviens de sa sale tête. Elle était mise à prix sur de vieilles affiches… Le grand type se nomme Thorfinn Rowle. »
« Peu importe leurs noms ! Comment nous ont ils retrouvés, c'est là la question importante. » S'exclama Hermione d'un air hystérique avant de s'adresser à Harry : Se pourrait il que tu ais encore la Trace sur toi ?
Son accès de panique éclaircit les idées de Harry qui commanda aussitôt à Ron d'éteindre les lampes à l'aide de son déluminateur tandis que Hermione fermait la porte du bar à clé. Edward, quant à lui, venait de prendre un air mortellement sérieux et demanda à Ron :
« Donc, si j'ai bien compris, Dolohov est une vieille recrue parmi les Mangemorts, ça veut dire qu'il est sans doute apte à résister au Doloris ou à la torture. L'autre doit être une recrue plus récente, donc, peut-être sera t-il plus sensible à mon interrogatoire musclé. »
« Edward, glapît Hermione en lui adressant un regard terrifié, tu ne vas quand même pas le torturer ? »
Harry et Ron semblaient partager un air incertain, presque désorienté, ne sachant véritablement qui approuver dans cet échange.
« Je n'en ai pas la moindre envie, crois moi, mais depuis que je suis ici, j'ai dû administrer une potion de torture à un homme que je respectais. Je n'en suis plus à cela près. Vous pouvez vous aller dans la pièce à côté pendant que je m'en charge. » Dit Edward sur un ton froid.
Il savait qu'Olivia Armstrong aurait approuvé son raisonnement et l'en aurait même félicité mais lui, cela le rendait malade de faire ce qu'il s'apprêtait à faire. La torture n'était pas son truc et il n'y prendrait nul plaisir. Mais il s'était trompé plus tôt quand il disait que la fin ne justifiait pas des moyens. Quand des vies étaient en jeu, il fallait parfois franchir la limite entre le blanc et le noir et s'aventurer dans les nuances de gris. Il n'en serait pas fier mais il n'y prendrait pas un plaisir sadique, même s'il lui faudrait le simuler. Après tout, il était important qu'il montre à sa victime qu'il était prêt à aller jusqu'au bout sans quoi celui-ci lui raconterait des bobards.
Edward attendit que ses trois amis se dissimulent sous la cape d'invisibilité, prêts à intervenir au cas où les choses tourneraient mal ou si Ed dépassait la limite. Ce dernier pointa sa baguette magique et lança un Pétrificus Totalus modifié par ses soins pour permettre d'utiliser la parole sur le grand Mangemort blond avant de le réveiller d'un coup d'enervarte. Il demanda alors froidement au Mangemort comment il l'avait retrouvé. Le grand Mangemort blond semblait paniqué mais il lui répondit par un juron. À ce moment là, Edward prit une profonde inspiration et lança un coup de pied gauche dans les bijoux de famille du Mangemort avant de répéter sa question d'une voix ferme. Sous la cape, les deux garçons échangèrent un coup d'œil et une grimace douloureuse.
Le Mangemort sembla d'un coup saisi d'une idée et d'un air malfaisant, il prononça, sur un ton balbutiant :
« V… Vol…Voldemort ! »
À ce moment là, trois cracs retentirent et avant que Edward ait pu réagir, il se retrouva ligoté par des cordelettes noires et brillantes qui se mirent à se resserrer sur lui, provoquant des cris de douleur de sa part avant qu'il ne puisse plus respirer. Harry surgit de sa cape d'invisibilité et, profitant de la surprise des trois Mangemorts, en stupefixa un tandis que, toujours planqués sous la cape de Harry, Ron et Hermione se chargeaient des deux autres en leur décochant des sorts de Stupéfixion pour les assommer. Ils en jetèrent un autre sur Rowle pour ne pas qu'il les aperçoivent.
Hermione se rua ensuite sur Edward et lança un Diffindo d'une main mal assurée qui coupa le jean noir du garçon puis un autre qui le libéra des cordes maléfiques qui menaçaient de l'étouffer. Edward tomba à terre en prenant de grandes inspirations, le visage violacé à cause des cordelettes. Il murmura un merci avant de se relever avec l'aide de Ron.
« Bon, je crois qu'on a la réponse à notre question. Apparemment, prononcer Son nom rameute des tas de Mangemorts. Je crois qu'il va falloir se faire une raison et l'appeler Vous-Savez-Qui ou Jedusor. » Déclara t-il.
Il y eut un moment de silence tandis qu'ils attendaient nerveusement que d'autres Mangemorts se ramènent mais aucun n'apparut. Il y eut un soupir de soulagement collectif et tout le monde se tourna vers Harry pour décider de quoi faire :
« Qu'est ce qu'on va faire d'eux ? On ne va quand même pas les tuer ? Je sais qu'ils n'auraient pas hésité mais quand même… » murmura Ron en lançant à Edward un regard circonspect.
« Hé, ne me regarde pas comme ça. La torture, généralement, ce n'était pas mon truc et je ne l'ai fait qu'en désespoir de cause, pour obtenir des réponses ! »
« C'est rassurant. » Commenta Hermione sur un ton neutre.
« Ne t'en fais pas", dit Harry en posant sa main sur l'épaule d'Edward. "Moi aussi, j'ai tenté de torturer Bellatrix Lestrange avec le Doloris après qu'elle ait tué Sirius et moi aussi j'ai fait boire ce fichu poison à Dumbledore. Tu n'as pas à prendre sur toi toute la faute. Et grâce à toi, on sait ce qu'il faut éviter et au moins, maintenant, on sait que ce n'est pas la Trace. En ce qui concerne les Mangemorts, ne les tuons pas, sans quoi, ils sauront à coup sûr que nous étions là. On va simplement leur effacer la mémoire. »
« Je m'en charge. J'aurais dû penser à utiliser la légilimencie au lieu de prendre le risque de torturer ce Mangemort. A cause de moi, cette affaire aurait pu très mal tourner. » Déclara Edward en secouant la tête devant son imbécillité. Il plongea son regard doré dans les pupilles des Mangemorts évanouis et grilla les neurones contenant les souvenirs de leur rencontre avec les membres du Cercle grâce à son oubliette très efficace.
Puis ils se décidèrent rapidement pour leur prochaine destination : 12 Square Grimmaurd. Mais avant d'y aller, ils mirent en place la mise en scène d'une bagarre entre Mangemorts et ils mirent la serveuse bien à l'abri quand elle se réveillerait d'elle même afin qu'elle ne subisse pas les retombés de l'échec des Mangemorts. Ils pivotèrent sur eux mêmes et disparurent alors que les Mangemorts commençaient à peine à émerger.
Ils atterrirent au beau milieu d'une petite place et se hâtèrent de monter quatre à quatre les marches du 12 square Grimmaurd et ils donnèrent chacun un petit coup de baguette sur la porte afin que la maison les laisse entrer. Cette dernière n'avait pas beaucoup changé : elle était toujours aussi sale et sombre avec ses toiles d'araignées, ses têtes d'elfes décapités et son porte parapluie en forme de jambe de Troll renversé comme si Tonks avait encore trébuché dessus...
Harry se demanda tout haut quels maléfices avaient pu être jetés contre Rogue mais ils ne tardèrent pas à le découvrir : la voix de Maugrey retentit demandant s'ils étaient Severus Rogue puis leurs langues s'enroulèrent sur elle même, le signe, selon Hermione, d'un sortilège de Langue de Plomb. Puis l'apparition cauchemardesque d'un Albus Dumbledore version zombie flanqua au quatuor un choc épouvantable et ils ne purent faire disparaître l'horrible silhouette qu'une fois qu'ils eurent affirmé ne pas l'avoir tué. Pendant quelques instants, les quatre adolescents restèrent assis par terre, encore sous le choc de ce qu'ils venaient de vivre puis ils reprirent leurs esprits et Hermione lança des sorts de détection, bien que Edward fit remarquer qu'avec le boucan qu'ils avaient fait, tout intrus avait dû prendre la poudre d'escampette.
Ils montèrent au salon et s'affalèrent sur les canapés poussiéreux, faisant jaillir des nuages de poussières tandis que Ron vérifiait que personne ne les observait depuis la fenêtre. A ce moment là, Harry eut un petit cri de douleur et frotta sa cicatrice en faisant la grimace tandis qu'il sentait une fureur qui n'était pas la sienne l'envahir. Il se hâta de conjurer l'image de sa mère pour tâcher de restreindre cette colère. Quand il ouvrit les yeux, il vit que ses amis l'examinaient d'un air inquiet, Ron, plus que les autres.
« Par pitié, dis moi qu'il n'est pas chez moi… » murmura le rouquin, blême.
« Non, j'ai juste ressenti sa colère. Je pense que s'il avait tué quelqu'un, je l'aurais vu le faire. »
« Mais je pensais que la connexion était rompue ! » S'exclama Hermione.
« Oui, mais apparemment, c'était plus du fait de Vol, heu Vous Savez Qui, se rattrapa Harry, que de moi. Je peux maintenant l'empêcher de trop s'attarder dans mon esprit mais c'est tout. » Soupira Harry.
En réalité, selon Edward et lui même, le problème était plus compliqué que cela : à cause de l'Horcruxe qui devait être en lui, il était impossible de fermer définitivement cette connexion. Il pouvait seulement faire en sorte de l'amoindrir ou tâcher d'affaiblir la souffrance causée par sa cicatrice, mais rien de plus. Sauf qu'il ne pouvait pas l'avouer à Ron et Hermione sans révéler qu'il était lui même un Horcruxe.
Les sombres pensées de Harry s'interrompirent quand un Patronus en forme de belette apparut dans le salon par la fenêtre affirmant avec la voix du père de Ron que la famille Weasley était saine et sauve mais surveillée. Tous poussèrent un soupir de soulagement et Ron enlaça sa petite amie avec un air de soulagement sur le visage tandis qu'Hermione lui tapotait le dos, heureuse que sa famille ne soit pas en danger immédiat. Harry lui même se sentait plus calme maintenant qu'il savait que Ginny allait bien. Hermione proposa qu'ils dorment tous dans le salon, ce qui fut approuvé par chacun.
Mais en attendant, la souffrance de la cicatrice de Harry se faisait à nouveau ressentir et Harry courut vers la salle de bain et s'y enferma juste à temps. Il eut la vision de Voldemort ordonnant à Drago au visage mince et figé de torturer les Mangemorts qu'ils avaient affrontés i peine une heure. Le ton de Voldemort était impitoyable et il semblait se délecter de la souffrance de ses fidèles serviteurs. Draco semblait dégoûté, mais surtout envers lui même. Il semblait vouloir être partout sauf ici. Mais quand on a seulement le choix entre torturer ou se faire torturer...
Harry crut, l'espace que la vision se terminerait là dessus mais Voldemort se tourna vers un Mangemort masqué et lui fit signe de le suivre. Une fois entrés dans un bureau, ils commencèrent une discussion que Voldemort amorça la discussion en demandant à savoir où en étaient les préparatifs du rituel.
Le Mangemort ôta son masque et Harry reconnut Rockwood, celui qui avait kidnappé et fait torturer son ami pendant des semaines. Celui ci s'inclina bien bas devant son maitre en lui disant :
« Le rituel pourra se tenir en place quand nous aurons mis la main sur l'enfant désigné par la prophétie. Maintenant que nous avons mis la main sur certaines enquêtes du Ministère, il semblerait que nous devrions nous concentrer sur… »
Mais à ce moment là, la connexion s'interrompit brutalement, surement en raison de l'intérêt que Voldemort portait à cette prophétie qui éclipsait sa rage. Harry faillit pousser un juron : il n'avait pas pu entendre le nom de la personne concernée qui allait donc courir un grave danger à partir de maintenant. Cependant, Harry n'était pas stupide : il y avait seulement une seconde prophétie qui pourrait intéresser Voldemort, ce serait celle d'Edward et vu qu'elle le concernait, il y avait fort à parier que c'était lui la malheureuse victime des futurs plans du Seigneur des Ténèbres. Il faudrait qu'il le lui dise discrètement, même si, le connaissant, Harry se doutait que son ami était déjà au courant.
Néanmoins, quand vint la nuit, il lui expliqua discrètement sa vision et il vit les yeux d'Edward se plisser légèrement tandis qu'il semblait réfléchir à ce que venait de lui révéler Harry.
« Tu as raison. Il y a de fortes chances qu'il s'agisse de moi si la prophétie me concerne bien. » Bien entendu, c'était la cas, mais Ed n'avait pas l'intention d'en révéler plus sur lui même sans briser son contrat avec la Vérité.
« À ce stade, on ne parle même plus de probabilité, Ed ! » Protesta Harry d'une voix un peu trop forte.
« De quoi parlez vous tous les deux ? Vous allez finir par réveiller Hermione… » Marmonna Ron dans un demi sommeil.
« De rien ! » Répondirent en chœur et sur un ton légèrement coupable les deux garçons.
Puis leur somnolence finit par triompher de leurs habitudes et ils s'endormirent dans un sommeil rempli de cauchemars où leurs êtres aimés se faisaient torturer pour découvrir leur position...
Le lendemain matin, Harry s'éveilla de bonne heure pour trouver Edward en train de faire sa gymnastique matinale. Le ciel bleu filtrait à travers les rideaux sombres et un rayon de soleil s'étalait sur sa figure, l'éblouissant. Le jeune garçon blond lui fit signe de se rester silencieux en pointant Ron et Hermione qui paraissaient s'être endormis la main dans la main.
Harry décida de rejoindre son ami pour sa séance de sport et commença les échauffements prescrits par Dubois et qu'il avait lui même ordonné durant son temps à la fois dans l'équipe de Gryffondor et au Cercle. Ses exercices lui faisaient du bien mais en même temps, ils laissaient libre champ à des pensées insidieuses qui venaient se nicher dans son esprit : Quels étaient les rapports exacts entre Dumbledore et sa sœur ? Cette dernière avait elle été vraiment séquestrée par sa propre famille ? De quelle manière en avait il été affecté ?
Il accéléra la cadences de ses pompes pour éviter de penser aux autres questions qui le tourmentaient : Pourquoi Dumbledore ne s'était il jamais confié à lui ? Pourquoi l'avait il laissé sans plus d'indice dans cette chasse aux Horcruxes ? S'était jamais soucié de Harry ? Après tout, ne l'avait il pas déposé devant la porte des Dursley comme une bouteille de lait…N'avait il été qu'une arme dans une guerre entre le bien et le mal, Dumbledore d'un côté et Voldemort de l'autre ?
Visiblement, s'épuiser en faisant sa gymnastique ne l'aidait pas à faire taire ces questions qui s'introduisaient sournoisement dans son esprit et par chance, Edward semblait s'en être aperçu. Il lui fit signe d'arrêter et tous les deux montèrent les marches jusqu'aux étages pour explorer la maison. Apparemment, celle ci avait été fouillées : les draps avaient été arrachées des lits et les portes des penderies étaient ouvertes. Heureusement (ou pas) l'intrus avait dû avoir largement le temps de s'enfuir en entendant leur boucan de la nuit dernière ou bien, il s'agissait de Mondingus Fletcher qui avait cambriolé la maison… Impossible de le savoir.
Harry entra dans la chambre de Sirius au deuxième étage et regarda avec un amusement mélancolique la décoration très Gryffondore de son parrain qui avait également eut le culot d'afficher des posters de pinups moldues, sans doute pour agacer ses parents. Il y avait également une vieille photo du groupe des Maraudeurs que Harry contempla avec une certaine tristesse en sachant ce qu'il était advenu de chacun des protagonistes : Son père et son parrain morts au cours de deux guerres, Pettigrew devenu Mangemort dans l'autre camp et Remus, seul vrai survivant, marié mais encore affligé par sa lycanthropie.
Harry contempla ensuite les papiers qui gisaient au sol ainsi que des livres secoués sans ménagements. Il entendit Edward gronder comme un chat en colère tandis qu'il réparait les livres d'un simple coup de baguette magique. Le Serdaigle était toujours aussi respectueux envers les vénérables ouvrages.
Harry découvrit ensuite une vieille lettre qui provenait de sa mère et était adressée à Patmol. Harry tressaillait de joie en lisant cette preuve vivante que sa mère avait été une personne faite de chair et de sang, vivante. Après que son émotion soit passée, il réfléchit un peu plus à la signification de la lettre. Le passage sur la cape d'invisibilité était étrange mais il se souvenait que lors de son premier Noël, Dumbledore lui avait écrit que son père le lui avait laissé…
Était ce pour aider un autre membre de l'Ordre ou pour empêcher son père de quitter leur cachette ? En tout cas, elle leur aurait été bien utile ce soir d'Halloween… Ensuite, qu'est ce que sa mère trouvait d'incroyable chez Dumbledore au point qu'elle l'écrive ? Pouvait il s'agir d'un indice potentiel ou d'une réponse à ses questions existentielles ? Harry rechercha avidement la suite de la lettre mais sans succès. Il ne trouva qu'une vieille photo déchirée. Mais alors qu'il continuait malgré tout de chercher la fin de la lettre, la voix d'Hermione l'interrompit :
« Harry ! Edward ! Tu étais là ? Ron ! Je l'ai trouvé ! »
La voix de Ron retentit avec un léger écho :
« Très bien. Dîtes leur de ma part qu'ils sont des crétins ! »
« Je crois qu'ils ne sont pas sourds et qu'ils ont parfaitement compris. Alors, c'est vous qui avez mis la pièce en bazar ? »
« Je te ferais savoir que je suis quelqu'un de parfaitement ordonné, merci beaucoup, rétorqua Edward avant d'ajouter : la pièce était déjà comme ça même si les recherches de Harry n'ont pas arrangé les choses. »
Harry finit par leur montrer la lettre et indiqua la fin de la lettre qui l'intéressait plus particulièrement au sujet de Dumbledore. Il pensait que Bathilda Tourdesac pouvait en savoir davantage sur ses parents et sur son ancien directeur. Hermione eut un sourire entendue, croyant que Harry voulait en savoir plus sur ses parents mais le jeune garçon la détrompa en disant que c'était sur Dumbledore qu'il voulait en savoir plus. La jeune fille soupira en lui demandant s'il voulait absolument laisser des personnes comme Muriel ou Skeeter ternir la mémoire de Dumbledore. Mais Edward intervint alors, au grand soulagement de Harry, expliquant ainsi ses propres pensées :
« Ce n'est pas une question d'image que l'on a de Dumbledore. C'est de savoir la vérité qui compte. Et je crois que Harry veut savoir la vérité sur une personne qui a eu autant d'impact dans sa vie. C'est important pour lui, tu ne le vois pas ? »
« Parfois on peut être déçu par la vérité. » Murmura Hermione ne lançant un bref coup d'œil à Harry.
« Peut-être, mais dis toi bien que même dissimulée, la vérité finit toujours par ressurgir et si on s'est laissé berner par des mensonges, elle n'en est que plus blessante. Il vaut toujours mieux rechercher la vérité que s'égarer sciemment dans une fausse image. »
Et suite à cela, le jeune garçon fit demi-tour.
Voilà, de l'action comme je l'avais promis, des dilemmes moraux et un peu de romance et d'humour ! Que demande le peuple ?
Prochain chapitre dans deux semaines, comme promis.
En attendant, si vous avez des commentaires, des remarques, critiques ou des questions, n'hésitez pas à utiliser la fonction review. Même un simple merci fait plaisir à un auteur ! Cela ne prend pas plus d'une minute !
Je vous souhaite de passer un bon dimanche et merci pour votre lecture !
