Bonjour à tous et vraiment pardon pour le retard, j'ai mal calculé les dates, à l'avenir, je les placerai sur mon calendrier.

Merci tout d'abord pour vos messages de soutien suite à l'intervention d'il y a plus d'un mois. Bonne nouvelle, plus de visite à domicile des infirmiers pour changer le pansement tous les jours. Dans tous les cas, cela m'a vraiment touchée et je vous en remercie encore.

Pour répondre à beaucoup de reviewers qui apprécient de voir la bande réfléchir à tête reposée au lieu de foncer tête baissée.

Je ne critique pas JKR de les faire foncer, après tout, ils sont jeunes, et agissent forcément sous le coup de l'émotion. Ils vivent dans une école avec du danger chaque année au point qu'ils en deviennent pratiquement blasés. Harry a vécu une enfance de maltraitance chez les Dursley et j'ai toujours été étonnée qu'il n'y ai jamais eu plus de conséquences psychologiques suite à une enfance pareille. Je soupçonne Gryffondor d'avoir fait énormément pour changer Harry en une personne capable de tenir tête à ses adversaires, prenant des initiatives et là, je parle en bien de Gryffondor. Par contre, cela l'a aussi rendu très intrépide. Il a les défauts de ses qualités, ce qui est logique.

FMA avait beaucoup de moments, au début, où Edward fonçait tête baissée, il se jette dans le danger, ne réfléchit pas, réagi sous le coup de l'orgueil. Cela ne vous rappelle t-il pas quelqu'un ? Néanmoins, contrairement, à Harry, il a vécu son adolescence entouré d'adultes exigeant qu'il se comporte en adulte. Il avait des gros défauts pour communiquer avec ces adultes mais il a justement retenu sa leçon grâce à Maria Ross et a commencé à plus communiquer avec eux, ce qui leur a permis de gagner.

Et pourtant, même dans ma fic, une fois entouré de jeunes de son âge (Al excepté), il a commencé à avoir des impulsions intrépides : il a suivi Harry jusqu'au Département des Mystères même en sachant que c'était un piège, il intervient lors d'une attaque de Mangemort en début de sixième année, grimpe sur un train pour écouter ce que dît Malfoy (vachement plus dangereux que le plan de Harry avec sa cape...). Il a ses moments où il est dirigé par ses émotions, le poussant à faire des erreurs, ce qui l'a fait capturé quand Rockwood s'en est pris à Luna.

Mais il sait désormais que la communication est la base de la réussite d'un plan. Il évite de trop dissimuler, même s'il y est forcé.

Et concernant le fait qu'il y a une alchimie entre Ron et Edward dans le dernier chapitre... Oui, un peu. Mais ne vous inquiétez pas pour Ron et son esprit. C'est comme ma propre chambre : tôt ou tard, la bazar reviendra s'installer. Il ne changera pas.

Sur ce, après cette longue disgression :


T3 Chapitre 9

Le 2 Septembre, au matin, Harry, Ron, Hermione et Edward se trouvaient dans une rue adjacente à l'entrée officielle du Ministère de la Magie, attendant leur première victime. Ils avaient décidé, après maintes réflexions, de tous les stupefixer (sauf le collabo) et de les ligoter avec des cordes afin qu'on ne les croit pas coupables et qu'on sache qu'ils n'avaient été que des victimes dans toute cette affaire. Ils commencèrent par Mafalda Hopkrick, puis par Reg Cattermole, ensuite Moroz fut leur troisième victime et enfin ils renvoyèrent Runcorn chez lui afin qu'il n'ait pas d'alibi grâce à des nougats néansang.

Puis, une fois qu'ils furent habillés dans leurs uniformes respectifs et qu'ils reçurent chacun un jeton MdlM, ils se dirigèrent vers les toilettes publiques crasseuses qui constituaient l'entrée officielle du Ministère de la Magie. Là, chacun joua son rôle : Hermione celle d'une assistante effrayée, Ron, celui d'un employé inquiet pour sa femme mais apprécié de ses collègues, Edward, celui d'une Langue de Plomb laconique et enfin Harry celui d'un collaborateur du régime arrogant et fier d'être du côté des plus forts.

Néanmoins, une fois dans leurs cabines respectives, les garçons perdirent un peu de leur sang froid jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'ils devaient mettre les pieds dans la cuvette des toilettes et tirer la chasse. Selon Edward, cela décrivait parfaitement le merdier qu'était devenu le Ministère… Ils descendirent par un toboggan et se mirent rapidement hors de portée des prochains arrivants. Pendant un petit moment, ils contemplèrent la statue arrogante de « LA MAGIE EST PUISSANCE » montrant un couple de sorcier et sorcière hautains assis dans des trônes soutenus par des masses de moldus, hommes, femmes et enfants tous nus et laids. C'était monstrueux de voir la manière dont le régime considérait les Moldus : tout juste bon à servir d'esclaves. Mais ils ne pouvaient pas y faire grand-chose. La seule bonne nouvelle, si l'on peut dire, c'était que moins d'un enfant sur dix parmi les Nés Moldus s'étaient présentés à leur audition de statut de sang, preuve que Remus et l'Ordre avait fait du bon boulot.

Alors qu'ils recherchaient Onbrage, cependant, un petit problème survint quand Yaxley, l'un des Mangemorts témoin de la mort de Dumbledore, fit appel à Ron déguisé comme Cattermole pour régler le problème de la pluie dans son bureau (plaisanterie sans doute jouée par un anti-Mangemort). Le Mangemort en robe or et noire l'apostropha violemment en menaçant la femme du pauvre type qui devait toujours être stupéfixé dans l'ancien théâtre. Harry fit semblant d'approuver le traitement administré au pauvre homme avec un sourire satisfait.

Ron, de son côté, récitait à haute voix tous les sorts qui pouvaient l'aider à régler le problème du Mangemort. Le jeune garçon était complètement perdu dans son rôle en murmurant que sa femme risquait de ne pas s'en tirer s'il faisait une fausse manœuvre. Tout le monde, dans l'ascenseur, le regardait avec commisération ce qui rendait les choses pires. Mais au moins, personne ne doutait de son rôle. Harry, de son côté adressa un sourire malfaisant au remplaçant de Dirk Cresswell du bureau des liaisons des Gobelins qui avait une chance d'avoir son poste grâce au collaborateur. Le jeune garçon fit une note mentale de tout faire pour que le dénommé Dirk reçoive plusieurs promotions s'il s'en sortait en vie après que sa lutte contre Voldemort soit terminée. Il décida aussi de tout faire pour que le collabo dont il avait pris la place fasse face à un juste châtiment.

Quand l'ascenseur arriva au premier étage du cabinet du Ministre, Hermione ne put réprimer un haut le corps quand elle s'aperçut qu'elle avait Ombrage devant elle. Cette dernière visiblement n'attendait qu'une chose, une assistante facile à terroriser pour servir de greffier lors des audiences des Nés Moldus. Harry descendit à cet étage, quant à Edward, il descendait au Département des Mystères en compagnie de Ombrage, Hermione et deux autres sorciers. Une fois tranquille, Harry se calma et se dissimula sous le couvert de sa cape d'invisibilité et parcourut les couloirs en forme de labyrinthe impossible à résoudre pour un nouvel arrivant. Harry songea qu'il aurait bien aimé d'une carte du Maraudeur pour un endroit comme celui ci.

Ils auraient dû faire une visite de reconnaissance avant de venir ici, sauf qu'il leur serait impossible de revenir, sachant que les mesures de sécurité seraient certainement accrues la prochaine fois. Donc, s'il devait trouver le médaillon, c'était maintenant ou jamais. Harry ne croisa personne jusqu'à ce qu'il se trouve dans un lieu ouvert où des sorciers et sorcières, assis à des bureaux d'écoliers en bois polis, fabriquaient des brochures visiblement conçues par Ombrage sur les dangers représentés par les Sangs de Bourbes dans les sociétés Sang Purs. Le régime était visiblement passé à une étape supérieure dans sa lutte contre "la vermine".

Harry vit que la porte du bureau d'Ombrage, désormais promu comme Directrice de la commission d'enregistrement des Nés Moldus, était pourvu de l'œil de Maugrey. Sachant que cet œil pouvait le repérer sous sa cape, Harry se glissa dans son angle mort et lança un leurre explosif qui provoqua suffisamment de panique dans la salle pour qu'il puisse entrer dans le bureau d'Ombrage qui était exactement semblable à celui qu'elle avait du temps de son professorat à Poudlard : le décor kitsch, le rose les chatons, tout. La première chose que fit Harry, dans un mouvement impulsif, fut d'arracher le faux œil de Maugrey puis il tenta d'attirer à lui le médaillon en y mettant toute sa puissance. Mais malheureusement, même en fouillant le bureau de fond en comble, il n'y était pas, ce qui signifiait qu'elle devait l'avoir sur elle. Donc, il devait rejoindre Hermione dans les salles d'interrogatoires tout en bas.

Mais en attendant, il alla chercher quelques informations sur les membres de l'Ordre : tous étaient en ligne de mire, leur statut de sécurité les notait tous comme étroitement surveillé. Lui même était connu comme l'Indésirable N°1, sous la forme d'un poster de recherche et Edward avait le douteux privilège d'être l'Indésirable N° 2. Sur leurs dossiers respectifs étaient inscrits les mots "à punir" pour les deux.

Au cours de ses recherches, Harry tomba sur la biographie en avant première de la biographie de Dumbledore par Reeta Skeeter (qui s'était apparemment fait une joie de descendre le directeur ayant précédé le vénérable vieillard. En l'ouvrant, il tomba sur une photo d'un Dumbledore jeune avec un jeune homme joyeux à la manière des jumeaux Weasley quand ils étaient déchainés. Harry se demanda de qui il s'agissait, il n'imaginait pas qu'il s'agisse d'un jeune Doge tant il ne lui ressemblait pas.

Au même instant, Pius Thicknesse entra dans la pièce mais Harry avait tout juste eut le temps de se re-dissimuler sous sa cape d'invisibilité et avec la plus grande prudence, il quitta le bureau en direction des ascenseurs où il s'engouffra après avoir caché sa cape d'invisibilité. Quand les portes s'ouvrirent, ce fut un Ron hagard et trempé qui entra dans la cabine. Il murmura qu'après ses études, il pourrait toujours se reconvertir dans la maintenance magique puisqu'il était parvenu à régler le problème malgré sa nervosité. Maintenant, il tenait à aller sauver la femme de Cattermole ou tout du moins la réconforter et surtout, retrouver Hermione qui se trouvait là bas comme greffière.

Mais en descendant, ils croisèrent Mr Weasley qui, s'il paraissait apprécier Mr Cattermole, semblait au contraire haïr Runcorn pour avoir trahi Dirk Cresswell. Harry joua parfaitement le rôle du salopard qu'il incarnait même s'il souhaitait de tout son cœur que Mr Weasley se taise et reste discret tant il était évident que ce dernier était contre la politique actuelle du Ministère. Mais Arthur était un vrai Gryffondor, fidèle à ses convictions et brave au point de risquer d'encourir au mieux un renvoi, au pire la mort. Harry, incarnant Runcorn, fit ensuite mine d'écrire quelque chose de très important tout en faisant des menaces voilées à Mr Weasley en insinuant que lui et sa famille pourraient bien être les prochains, ce qui sembla faire réfléchir un peu le père de Ron qui avait une famille et bien d'autres gens à protéger. Lui et Ron restèrent dans la cabine pendant que Mr Weasley quittait la cage d'ascenseur et une fois qu'ils redescendirent, ils soupirèrent en chœur de soulagement.


Pendant ce temps, Edward était arrivé au Département des Mystères. Ce n'était pas par hasard qu'il avait décidé de prendre l'identité d'une Langue de Plomb : son but était de trouver le maximum de connaissances qui pourraient l'aider à débarrasser Harry de l'Horcruxe implanté en lui. Il devait bien y avoir quelque chose, n'importe quoi qui pourrait sauver la vie de son ami ! Il avait décidé de commencer par la bibliothèque que, par chance, il avait trouvé du premier coup et il avait rapidement commencé à désamorcer les protections et les enchantements empêchant de prendre les ouvrages.

Il réfléchit l'espace d'un instant avant de placer le plus de livres possibles dans son petit sac sans fond. Ce n'était pas non plus une question de simplement sauver Harry, même si c'était la raison principale. S'ils avaient moins d'ouvrages de référence, les Langues de Plomb seraient moins capables d'aider le Ministère et de ce fait Voldemort à prendre le pouvoir plus qu'il ne l'avait déjà fait. Malheureusement, le Mage Noir semblait avoir déjà le seul livre qu'il voulait et il ne pouvait pas savoir de quoi il s'agissait. Mais apparemment, d'après la prophétie, la magie entière risquait d'être concernée… Ed secoua la tête, il aurait tout le temps d'y penser une autre fois.

Alors qu'il quittait la bibliothèque avec une grande partie de celle-ci contenue dans le sac à l'intérieur de sa poche, il se fia à son instinct et tenta d'ouvrir la fameuse porte fermée. Il ne savait pas quel secret la salle derrière recelait mais quelque chose en lui voulait le savoir. Ce n'était pas son esprit scientifique, pour une fois, qui l'y poussait. S'il devait définir cela, ce serait comme un ardent désir de voir ce qu'il y avait à l'intérieur, la même volonté qui l'avait poussé à chercher sans relâche une solution au problème d'Alphonse et qui, aujourd'hui, se concentrait plus particulièrement sur l'ami qu'il voulait sauver. À sa profonde surprise, il parvint à tourner la poignée et à entrebâiller la porte juste légèrement. Une lueur blanche, presque insoutenable s'en échappait et Edward parvint à y jeter un bref coup d'œil avant de la refermer brutalement, les larmes aux yeux. Ce qu'il venait de voir était indescriptible et malheureusement, il ne pouvait s'y attarder malgré les émotions conflictuelles qui tourbillonnaient dans son esprit.

Il essuya son visage, qui ruisselait de larmes avec sa manche et consulta l'heure. Il prit une gorgée de Polynectar, espérant que cela durerait le temps qu'il faudra. Il devait maintenant retrouver la sortie rapidement et chercher ses amis dispersés dans tout le Ministère. Aucun d'entre eux n'avait une quantité illimitée de Polynectar et s'ils ne voulaient pas se faire prendre, ils avaient tout intérêt à mettre la main sur ce fichu médaillon le plus rapidement possible et mettre les voiles. Au moment où il allait s'engouffrer dans une porte, au hasard, la porte menant au hall du Ministère s'ouvrit, ce qui était une bonne nouvelle, car ainsi Edward n'avait plus à la chercher. Le problème, c'est que c'était Rockwood qui avait ouvert ladite porte. Edward ne put s'empêcher de s'immobiliser comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. Par chance, ce devait être une réaction courante chez les employés du Ministère, car le Mangemort ne fit pas de remarque.

Edward était extrêmement nerveux, une réaction normale quand on se retrouve de façon soudaine en face de son tortionnaire mais par chance, le visage de Moroz montrait peu d'émotion. Cependant, maintenant, Ed devait partir sans attirer plus que cela l'attention du Mangemort et pour cela, il choisit l'excuse de la folie. Après tout, c'était bien connu au sein du Ministère que Moroz, depuis qu'il avait touché la prophétie de Harry sous l'effet de l'Imperium, était devenu quelque peu cinglé et qu'il faisait parfois des rechutes. Edward se mit donc à bredouiller des paroles sans aucun sens. Rockwood, en voyant Moroz se mettre à bredouiller, voir à baver, eut un mouvement de dégout et lui ordonna de retourner chez lui tout en se lamentant à haut voix et sur un ton ironique de la perte d'un esprit autrefois si brillant. Edward sortit du Département des Mystères en quatrième vitesse et, ne voyant personne dans le couloir, il appliqua sur la porte toutes sortes de sortilèges de fermeture les plus variés afin de ralentir le Mangemort au cas où il finirait par se douter d'une infiltration.


Il avait à peine terminé que déjà Harry et Ron sous la forme de Runcorn et Cattermole sortait de l'ascenseur. Il y eut un bref moment où ils ne se reconnurent pas et semblèrent méfiant mais finalement, ils reprirent leurs esprits et se dirigèrent vers la volée de marches menant à la salle d'audience. Les trois garçons descendirent les marches et tombèrent sur une vision d'effroi : dans une salle d'attente, des Nés Moldus attendaient assis et accablés leur interrogatoire, cernés par des Détraqueurs qui se repaissait de leurs joies et de leurs espoirs. Sachant qu'ils ne pouvaient conjurer des Patronus ici, ils se servirent de la Légilimencie pour refouler leurs souvenirs les plus douloureux pour ne pas être la proie des horribles créatures. Néanmoins, Harry et Edward, qui avaient une grande part de mauvais souvenirs, se sentaient souvent sur le point de défaillir et seules leurs volontés hors du commun leur permettaient d'avancer dans le couloir. Ils entendaient les cris de protestations des interrogés qui tentaient de convaincre leurs tourmenteurs qu'ils étaient bien des sorciers purs souches.

Les trois garçons se répartirent les rôles : Ron sous l'aspect de M Cattermole, accompagnerait la femme de ce dernier dans la salle d'interrogatoire tandis que Harry et Edward, camouflés sous la cape d'invisibilité, se rapprocheraient des accusateurs. Edward étant encore assez…petit, pour être dissimulé sous la cape, accompagné d'une autre personne… Quant à Ombrage, elle devait forcément avoir le médaillon sur elle, c'était la seule explication possible. A moins qu'il ne soit chez elle mais aucun d'entre eux ne voulait même envisager cette possibilité.

Un tel bijou serait forcément porté avec ostentation, selon Edward. Ron accompagna donc Mme Cattermole en faisant de son mieux pour la réconforter. Yaxley, qui se trouvait parmi les interrogateurs, lui demanda si le problème de pluie était réglé et le faux M Cattermole acquiesça d'un signe de tête, paraissant tremblant. Pendant ce temps, le plus prudemment possible, Harry et Edward grimpaient les marches menant à l'estrade où se trouvaient Ombrage, Yaxley et une Hermione terrifiée. La fausse Mafalda était tellement nerveuse qu'elle faillit renverser la bouteille d'encre quand elle entendit Harry lui souffler discrètement qu'ils étaient derrière elle.

Pendant ce temps, Ombrage continuait son cruel interrogatoire, semblant se délecter de terroriser et d'accabler sa victime, ce qui était certainement le cas. Edward était sûr que le Patronus en forme de chat qui patrouillait sur la balustrade était le sien et qu'il se repaissait de la joie malsaine dont jouissait l'odieuse bonne femme en torturant psychologiquement ses proies. C'était un spectacle horrible à contempler et les deux garçons ne pouvaient comprendre comment on pouvait éprouver autant de joie à martyriser son prochain. Mais cela leur permit au moins de découvrir le médaillon accroché au cou de Ombrage tandis qu'elle se penchait pour insulter sa victime. La bonne femme raconta à Mafalda sur son habituel ton minaudant qu'il appartenait à une certaine famille Selwyn. Edward songea que pour qu'elle ait à se justifier autant au point de confisquer un bijou à un petit voleur, ses origines ne devaient pas être aussi pures qu'elle le voudrait.

Quant à Harry, en entendant le minable petit mensonge, il avait décidé qu'il n'y avait pas de meilleur moment d'intervenir. Edward et lui stupéfixèrent silencieusement Yaxley et Ombrage, ce qui fit disparaître le Patronus chat qui fut remplacé par celui d'un chien terrier conjuré par Ron. Ce dernier délivra Mme Cattermole tout en lui révélant calmement qu'il n'était pas son mari mais quelqu'un sous polynectar et qu'ils allaient la sauver, elle et les autres Nés Moldus. Il lui expliqua lentement, pour qu'elle comprenne bien, qu'elle devait prendre ses enfants, de se déguiser et se cacher ou mieux encore, quitter le pays. La femme hocha la tête et raconta que un dénommé Romulus avait offert de la dissimuler elle et ses enfants et les jeunes gens comprirent que Remus s'investissait dans son nouveau rôle de protecteur…

Pendant ce temps, Edward invoquait un second médaillon en tout point semblable à celui qu'ils avaient arraché du cou d'Ombrage et le pendait au cou de l'odieuse femme. Invoquant ensuite son patronus serpent, Edward chassa les Détraqueurs de la salle d'attente et d'une voix forte, attira l'attention de tous les Nés Moldus :

« Nous sommes des membres de l'Ordre du Phénix sous Polynectar : écoutez nos instructions et vous aurez l'espoir de vous en sortir. Tout d'abord, que ceux qui ont une baguette se mettent avec ceux qui n'en ont pas et restez toujours ensemble. C'est fait ? maintenant suivez nous. On va tacher de partir avant qu'ils ne ferment les issues. »

Tout le monde emprunta les ascenseurs, les uns avec Harry et Hermione, les autres avec Ron et Edward. Ils continuaient de donner des instructions pendant que les cabines montaient vers l'atrium :

« Si vous avez des amis ou des connaissances Nés Moldus, faites en sorte de les prévenir de ne surtout PAS se rendre à ces convocations. Incitez les à se réfugier dans la clandestinité, soit dans le Monde Moldu, soit à l'étranger. S'ils vous trouvent, sauvez vous, protégez vos enfants et vos proches et surtout gardez espoir. »

« Qui êtes vous ? » Demanda quelqu'un, encore abasourdie par la tournure des événements.

« Simplement quelqu'un qui fait ce qui est juste. » Répondit Edward.


Dans l'Atrium, Harry, grâce à son incarnation de Runcorn parvint à garder les issues ouvertes tandis que le reste des employés du Ministère courraient dans tous les sens comme des poulets sans tête. Apparemment, des travailleurs avaient fini par remarquer que l'œil de Maugrey n'était plus à sa place habituelle et en avaient averti les Mangemorts. Alors que c'était la panique, Mr Cattermole, le vrai, arriva et Ron lui mit aussitôt sa femme dans les bras et leur ordonna de fuir le plus vite possible par la Cheminée, ce qu'ils firent finalement, malgré leur stupéfaction. Au même moment, Yaxley, qui avait fini par comprendre la vérité en voyant les deux Cattermole, cherchait à s'emparer de l'un d'entre eux. Le groupe des quatre parvint à sortir par la cheminée mais au même moment, le Mangemort arrivait et se saisissait de Hermione juste au moment où ils transplanaient au 12 Square Grimmaurd.

En voyant qu'ils avaient embarqué un Mangemort avec eux, Hermione eut le prodigieux réflexe de lancer un sort pour que Yaxley la lâche, puis, se saisissant de ses trois amis, elle les fit transplaner à nouveau dans une forêt. Mais à ce moment là, elle s'aperçut que elle avait deux cas de désartibulement : Ron à qui il manquait un gros morceau de son bras et Edward qui saignait abondamment du ventre. Les deux garçons qui se retransformaient en eux même étaient mortellement pâles. La jeune sorcière prit les choses en main et ordonna à Harry de lui passer l'essence de dictame dans son sac que Harry dût attirer hors de celui ci le plus rapidement possible. Au cours de l'entrainement au transplanage, il avait suffisamment vu Edward se désartibuler pour savoir que ce n'était pas quelque chose de drôle. Il passa rapidement la potion à Hermione qui traita les deux garçons et bientôt, une peau neuve, fraichement cicatrisée, remplaça les trous dans leur chair.

Hermione expliqua ensuite ce qu'il s'était passé : comment Yaxley les avait suivit jusqu'au 12 Square Grimmaurd ce qui voulait dire qu'il devenait du même coup le Gardien du Secret de la maison. A l'heure qu'il était, la maison devait grouiller de Mangemorts et Harry fit appel à Kreattur pour qu'il ne soit fait aucun mal au pauvre elfe. Dans tous les cas, c'était un coup très dur car ils venaient de perdre leur QG et une sorte de foyer presque chaleureux et agréable grâce à la présence de l'elfe de maison. Mais à présent c'était fini et ils allaient devoir se résoudre à faire du camping dans les bois en plein automne. Pas la perspective la plus agréable.

Edward parvint à se relever péniblement afin que lui et Hermione se mettent dos à dos et ensemble, ils invoquèrent les enchantements de protection et de dissimulation les plus puissants qu'ils connaissaient, c'est à dire beaucoup. Edward serait souvent mis à contribution car ils savaient tous, au sein du petit groupe, qu'il était le plus puissant au niveau des sorts. Pendant que les deux adolescents faisaient preuve de leurs talents magiques, Harry se dépatouillait avec la tente, jusqu'à ce qui se rappelle qu'il était un sorcier et qu'il pouvait ériger la tente grâce au sortilège erigo.

Quand ils eurent terminé, Edward s'effondra en tremblant de tous ses membres et Harry songea que c'était un miracle que leur ami ait tenu debout aussi longtemps. Kreattur, encore choqué par l'intrusion des Mangemorts dans sa demeure ancestrale, leur donna un coup de main pour déposer Ed et Ron sur les couchettes inférieures des lits superposés. Puis l'elfe de maison se proposa de leur faire un thé bien fort, ce que tous acceptèrent avec reconnaissance. Enfin il se proposa avec Hermione d'aller chercher à manger dans la forêt et ils ramenèrent des champignons sauvages, des noisettes et un lapin que Kreattur avait abattu sous les yeux horrifiés de la jeune sorcière. L'elfe de maison s'était excusé en disant que ses maitres ne devraient pas voir une telle besogne. Puis il avait mitonné le tout dans un faitout et tous s'étaient régalés grâce aux talents de cuisinier de Kreattur. Ce dernier semblait simplement attristé de la perte de sa batterie de cuisine.


C'était le tour de Harry de surveiller les alentours et il scrutait le Scrutoscope alors que minuit passait. Il retint un grognement quand il ressentit des élancements dans sa cicatrice et fit appel à toutes les images de sa mère pour essayer de tenir la vision éloignée de son esprit, mais en vain. Il fut bientôt aux côtés de Voldemort, mais, grâce au ciel, pas dans sa tête elle même bien qu'il ressentait les émotions négatives du mage noir. Ce dernier était en train d'interroger un homme terrifié avec une barbe blanche touffue suspendu la tête en bas, ligoté par des liens invisibles. Ce dernier criait qu'il ne possédait pas ce que recherchait Voldemort, que cela lui avait été volé il y a longtemps. Voldemort utilisa alors la Légilimencie et Harry se retrouva cette fois dans un souvenir où il voyait un jeune Gregorovitch se faire stupefixer par un beau jeune homme aux cheveux blonds qui se tenait sur le rebord de la fenêtre comme un oiseau de proie. Puis il s'échappa avec un grand éclat de rire sauvage, son air réjoui s'incrustant dans l'esprit de Harry. Le jeune garçon eut tout juste le temps de se retirer de l'esprit de Voldemort avant qu'il n'assassine le marchand de baguette.

Edward, Hermione et Ron le fixaient avec inquiétude, lui demandant s'il allait bien. La jeune sorcière avait son air désapprobateur et Harry dût jurer devant elle à maintes reprises qu'il avait tout fait pour empêcher cette vision, y compris avec l'Occlumencie, mais qu'il ne pouvait pas y échapper. Ron se reçut un regard furibond d'Hermione quand il lui demanda ce qu'il avait vu exactement et quand Harry voulut lui raconter ce qu'il avait vu, la jeune fille déclara d'un ton froid qu'elle allait simplement prendre son tour de garde puisque Harry était trop fatigué pour rester éveillé. Ron et Edward lui demandèrent, quand il fut allongé sur sa couchette, ce qu'il avait vu et il leur expliqua sa vision dont ils commencèrent à discuter. Ron commenta le premier :

« À mon avis, ce qui a été volé, c'est une baguette. Ça me semble logique puisque Gregorovitch est ou plutôt était un fabriquant de baguette magique. Peut-être cherche t-il une baguette plus puissante que celle de Harry ? »

« Je suis d'accord avec toi, Ron. Mais je pensais que les baguettes étaient égales en théorie. » Dit Edward en manipulant sa propre baguette pour faire apparaître des étoile sur la toile de la tente.

« Pas vraiment, mais il y a toujours eu des légendes au sujet de baguettes plus fortes que les autres comme la baguette de Sureau. Mais généralement, tout le monde se vante que c'est sa baguette la plus puissante, alors je ne serais pas étonné qu'une telle baguette n'existe pas. » Répondit Ron.

« Et concernant le voleur… J'ai l'impression de l'avoir déjà vu. C'est étrange. »

« Si cela se passait il y a des années peut-être que tu l'as vu sur une photo… » Marmonna Edward.

« Et si il ne s'agissait pas d'une baguette mais d'un autre objet dont Vous Savez Qui voudrait faire un Horcruxe ? » Supposa Ron.

« Ce n'est pas bête, comme supposition, mais je crois que maintenant c'est impossible et trop dangereux pour lui d'en faire plus. En théorie, il en a déjà sept, non ? » Dit Harry avant de s'apercevoir qu'il avait fait une gaffe mais par chance, Ron ne s'en était pas aperçu, même s'il corrigea Harry en disant :

« Six, tu veux dire, plus celui de son corps. Mais s'il s'est fixé le nombre sept, il y a peu de chance qu'il en fasse plus, non ? »

« Sans doute. » Répondit Harry sans se compromettre.


Le lendemain, de bonne heure, Harry chercha le vieil arbre le plus noueux qu'il puisse trouver et à son pied, il enterra l'œil de Maugrey, songeant que c'est ce que le vieil auror retors aurait sans doute voulu. Peu après le petit déjeuner (constitué d'une omelette d'œufs de cailles préparée par Kreattur), une fois rassasié, le groupe des quatre adolescents allèrent prêter hommage devant la petite croix gravée dans le bois avec la date de mort d'Alastor et son nom. Ensuite ils démontèrent la tente, effacèrent les traces magiques et humaines puis transplanèrent aux abords d'une petite ville dans l'espoir d'y trouver un magasin ouvert mais quand Harry s'approcha de la ville, il défaillit en voyant des Détraqueurs roder dans les rues et fut incapable de conjurer un Patronus. Il dût faire demi-tour le plus vite possible. Il ne connaissait pas la raison de sa soudaine incapacité et tout le reste du groupe l'interrogea, stupéfait que lui, le spécialiste du patronus, n'y soit pas parvenu.

Ce fut Hermione qui découvrit la solution en ordonnant à Harry de ôter le médaillon/Horcruxe qu'il portait depuis la veille. Edward lança alors le sort Occulo Magicorum et poussa un cri d'horreur et l'enleva lui même du cou de Harry en poussant des grognements de dégoût. Puis, après s'être assuré que son ami n'avait pas été gravement envouté, le jeune alchimiste piqua une grosse colère :

« Non mais tu n'es pas bien de porter ce machin sur toi ?! Il pue tellement littéralement la magie noire que je m'étonne ne pas l'avoir senti sur toi ! Il est hors de question, vous m'entendez, qu'un seul d'entre nous le porte, c'est compris ? Imaginez que celui le portant se retrouve face à des Détraqueurs ? Il ne pourra même pas se défendre ! »

« On ne peut quand même pas le ranger dans la tente, objecta Harry. Imagine que nous le perdions ou qu'on nous le vole ? »

« Dans ce cas, on le met dans le sac sans fond d'Hermione et on place tous les contre-maléfices et les enchantements contre la magie noire que nous connaissons et si il n'y en a as d'assez fort, alors on en inventera. Point barre. » Contre-attaqua Edward sur un ton sans réplique.

« Et comment on sait s'ils sont efficaces ? » Demanda Ron.

« Avec Occulo Magicorum, je pouvais voir les filaments de magie noire teindre ta magie. C'est répugnant. Dans le sac, au moins, son action sera filtrée. » Dit Edward.

« D'accord, on fait comme ça. » Dit Hermione en engouffrant le médaillon dans son sac.

Le soir, après que Hermione soit passée faire des courses dans un magasin situé au cœur d'un petit village isolé, ils demandèrent à nouveau à Kreattur s'il pouvait leur rendre service en préparant à manger, ce que l'elfe fit, ravi. Cependant, après cela, Harry demanda à Kreattur de travailler à Poudlard pour les tenir au courant de ce qu'il se passait, notamment au sein du Cercle. Grâce à lui, ils recevaient des informations précieuses sur les élèves qui suivaient la nouvelle politique de Voldemort et ceux qui, au contraire se rebellait contre elle, avec Neville, Ginny et Luna comme meneurs. Ces derniers avaient tout de suite pris comme QG la salle sur Demande qu'ils ne laissaient jamais vide et ils se réfugiaient parfois dans la Chambre des Secrets dont ils savaient toujours ouvrir le passage suite à leur entrainement de l'an passé. Leur prochaine action constituerait à voler l'épée de Gryffondor : même s'ils connaissaient le rôle de Severus Rogue en tant qu'espion fidèle à la cause de Harry, ils avaient le sentiment que cette dernière devait revenir à leur chef. Les quatre se sentaient mal à l'aise de les mettre en danger au cas où ils se feraient prendre par les Carrows mais si l'épée était mentionnée dans le testament de Dumbledore, c'était forcément qu'elle jouait un rôle important… Seulement, ils ne savaient pas encore lequel.


Mais du coup, avec l'absence de Kreattur, la question des repas devint donc bien plus compliquée. Harry savait faire la cuisine du petit déjeuner mieux qu'Hermione puisque cela avait été l'une de ses multiples corvées chez les Dursley mais Ron en était absolument incapable, sauf en ce qui concernait les sandwichs. C'était donc lui qui préparait les pique-niques du midi pour qu'il puisse participer aux tâches ménagères et ne se sente pas inutile.

Cependant, le gros du travail revenait à Edward : pour économiser l'argent moldu de Hermione et d'Ed, ils se contentaient d'acheter le strict nécessaire, forçant ce dernier à chasser avec des pièges, à pêcher et surtout à préparer la nourriture de manière à ce qu'elle soit mangeable, voir bonne. Il connaissait les champignons vénéneux et les comestibles, de même que pour les baies et les noix. Il savait plumer un poulet, décarcasser un lapin et trouver des œufs dans les nids. Et comme l'humeur du groupe dépendait en grande partie de la nourriture, son rôle devint vite indispensable et Harry se demandait ce qu'ils seraient devenus sans lui pour les ravitailler ou pour les faire travailler.

En effet, comme les discussions autour de la possible localisation des Horcruxes avait tendance à tourner en rond, Edward insistait pour qu'ils travaillent pour s'occuper les idées afin qu'ils ne remâchent pas des pensées stériles. Pour le moment, Harry était persuadé que Voldemort avait dissimulé un Horcruxe à Poudlar mais le problème était que seul Edward le croyait. L'argument des autres était que Dumbledore l'aurait trouvé s'il avait été caché là bas mais le Survivant avait contrecarré en disant que même Dumbledore n'avait pas eu la prétention de connaître tous les secrets de l'école.

En attendant, Harry avait demandé aux autres membres du Cercle de chercher dans la Chambre des Secrets à la recherche d'un objet précieux. Ils s'étaient demandés à un moment s'ils n'allaient pas devoir quitter le pays pour se rendre en Albanie au cas où Voldemort y aurait dissimulé l'un de ses Horcruxes mais ils en étaient venus à la conclusion que c'était impossible. Quand Harry aborda encore une fois l'idée que l'Horcruxe inconnu était à Poudlard, le couple rejeta à nouveau son hypothèse en soulignant que Voldemort n'avait certainement pas eu le temps de voler quelque chose. Mais Edward fit alors la remarque que peut-être le mage noir n'était pas venu pour prendre, mais pour dissimuler le fameux objet. La discussion s'arrêta là.

En attendant, ils découvraient la Grande Bretagne dans tous ses aspects : forêts touffues, crevasses profondes et obscures près de falaises, montagnes d'Écosse aux flancs couverts d'ajoncs, landes pourpres à cause de la bruyère sauvage et même des criques de galets. Le temps changeait sans cesse, passant des journées ensoleillées de la fin de l'Été dans le meilleur des cas aux pluies torrentielles au pire. Et entre ces deux extrêmes, on trouvait les brumes, le crachin, le froid de plus en plus constant. Cela n'améliorait pas leur humeur, surtout quand ils s'aperçurent que, comme en cinquième année, l'obsession de Voldemort avec le mystérieux voleur hantait les journées de Harry.


Ils marchaient généralement le matin et une petite partie de l'après midi et le reste de la journée était dédié aux études dans la tente sous la tutelle stricte de Edward et Hermione qui insistaient pour leur faire revoir leur programme de septième année. Pendant la matinée, Ed les interrogeait car le jeune garçon savait déjà tout du programme de septième année. Généralement, le soir, il lisait l'un des mémoires de recherche des Langues de Plomb qu'il avait volé au sein du Département des Mystère et parfois il en discutait avec Hermione, voir avec Harry. Leurs notions d'alchimie rendaient leur compréhension des théories magiques beaucoup plus facile. Harry songeait que s'il devenait Auror un jour, au moins, il ne serait pas un Auror stupide, de plus, cela avait le mérité d'écarter ses pensées des obsessions de Voldemort. Hermione, quant à elle, envisageait de plus en plus de passer une partie de sa vie au Département des Mystères à travailler sur ces théories fascinantes. Ron était le seul à trouver cela barbant et il le répétait un nombre incalculable de fois, au grand agacement des trois autres.

Leur isolement, le fait de ne rien savoir sur ce qu'il se passait dans le monde, avait conduit Edward à conduire une entreprise risquée. Tous les matins, il se déguisait à la moldue : lentille de contact colorées et cheveux teints par alchimie, et il se procurait la Gazette du Sorcier sur le Chemin de Traverse. Les nouvelles étaient déprimantes mais au moins, ils étaient informés. Néanmoins, Ron commença vite à regretter ses plaintes en songeant que le dicton "pas de nouvelle, bonnes nouvelles" était peut-être valable dans leur cas : lire la propagande du régime de Voldemort n'était pas une bonne manière de se remonter le moral.

Mais indirectement, ils avaient des nouvelles de l'Ordre, notamment quand ils apprenaient que des « terroristes (L'Ordre du Phénix, donc) avaient soustrait des enfants en attente prolongée de leur statut de sang (donc certainement Nés Moldus) des salles d'interrogatoire (autrement dit des geôles) du Ministère." Cela prouvait que l'Ordre du Phénix continuait d'agir, même dans la clandestinité, ce qui était une bonne nouvelle.

Un jour, en Novembre, Edward avait même acheté une radio à transmission magique et avait même commencé à la tripoter avec sa baguette, voir à la démonter. Quand Ron lui demanda s'il voulait la faire voler comme son père l'avait fait avec la Voiture Volante, Edward lui jeta un regard tout rond, puis voyant que les autres ne comprenaient pas, il expliqua le principe des radios clandestines qui diffusaient des émissions illégales comme Radio Londres au temps de la Seconde Guerre Mondiale. Il était pratiquement certain que l'Ordre ne tarderait pas à venir avec une idée semblable. Il avait trouvé ce qui semblait être une chaine de radio codée mais malheureusement, il ne parvenait pas à trouver le mot de passe. Ce fut Ron qui donna la solution en appelant Harry un jour où Ed tripotait la radio. Comme par miracle, le son s'éclaircit et une voix se fit entendre :

« Bienvenue à Potterveille, la première radio sans propagande pro Vous Savez Qui. Le mot de passe d'aujourd'hui était Harry. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je me nomme Rivière. Certains parmi nos auditeurs se demandent peut-être pourquoi nous utilisons ce surnom grotesque quand on nous a enseigné que la peur d'un nom ne faisait qu'accroitre la peur de la chose elle même ? C'est parce que le nom du Seigneur des Ténèbre, ainsi qu'il est nommé par ses partisans, est frappé d'un Tabou qui dénonce automatiquement ces personnes aux Rafleurs. Concernant les Rafleurs, je vais laisser Royal vous en dire un peu plus sur ce sujet. À vous Royal !

« Merci, Rivière. Je vous précise que les informations données par ce dernier sont absolument vraies et m'ont obligé à entrer dans la clandestinité. Les rafleurs sont des partisans de Vous Savez Qui lesquels, sans faire partie de leur cercle maléfique, répandent quand même la terreur parmi les Nés Moldus en les traquant et les poursuivant en échange d'une récompense en gallions. Ces chacals sont prêts à tout pour parvenir à leur fin et seraient menés par Fenrir Greyback, bien connu pour sa cruauté. Parmi eux on trouve un dénommé Scabior, Stan Rocade, Sedwin… » Suivit une liste de noms variés cherchant à prévenir la population sorcière des collaborateurs du régime.

« Merci Royal. C'est la fin de cette émission qui n'en est qu'à ses débuts, comme vous pouvez le constater. Au fur et à mesure des semaines, d'autres résistants viendront soutenir vos espoirs. Alors bonsoir et gardez espoir. »


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

encore une fois, navrée pour le retard, en espérant que ce chapitre montrant l'intrusion au Ministère et le quotidien du groupe pendant leur fuite compensera l'attente.

N'hésitez pas à laisser des reviews, que ce soient juste quelques mots, critiques, questions... Tous seront la bienvenue. Prochain chapitre, 1er Novembre, c'est noté.