Bonjour à tous (il est 1h du matin)...

Je tiens d'abord à remercier toutes les personnes qui m'ont laissé une review, en français ou en langue anglaise. Oui, c'est aussi valable pour le commentaire me proposant de me mettre en contact avec un puissant lanceur de sort pouvant régler tous mes problèmes d'une vie conjugale inexistante...Oui, j'ai vraiment eu un commentaire comme ça. Et oui, j'ai trente ans passée sans aucune relation de ce type. Il parait qu'on peut devenir un mage puissant sous ces conditions, donc, pourquoi m'embêter avec un lanceur de sort quand je suis potentiellement un Mage de Niveau Supérieur ? Mais je disgresse...

J'ai été très heureuse de voir que tout le monde semblait apprécier la manière dont j'avais construit le personnage de Ginny. J'avoue que c'était le chapitre qui me faisait un peu peur à poster tant ce personnage peut diviser dans la communauté des fans. Mais finalement, j'ai dû être assez claire et/ou j'ai des lecteurs pas fanatiques du couple qu'ils jugent comme étant le seul comptant à leurs yeux à ce point. (Bon... la flatterie de mes lecteurs, c'est fait...).

Je n'ai pas pu répondre à certaines questions car...Spoilers.

Je suis franchement contente de poster ce chapitre après les semaines éprouvantes dues au confinement. Je crois que le Bureau dans notre association n'a jamais autant travaillé qu'à cette période là sachant que nous devions organiser une assemblée générale rassemblant près de 100 personnes avant la fin de 2020 tout en restant dans les normes sanitaires et régler d'autres problèmes... Du coup, crises de nerf, anxiété générale et fatigue extrême au point où les administrateurs dormaient à moitié sur les canapés pendant les pauses... Les troubles de la santé mentale, c'est magnifique, je ne vous raconte pas...

Donc, sans plus tarder, le chapitre 12 !


T3 Chapitre 12

La fin des vacances de Noël arrivait et le groupe des quatre jeunes sorciers n'étaient pas plus avancé dans la découverte d'un nouvel Horcruxe même si une atmosphère d'un optimisme résolu régnait depuis la destruction du médaillon. Avec l'épée de Gryffondor en leur possession, plus rien ne paraissait impossible aux jeunes gens. Il fallait cependant noter que les deux personnes les plus objectives et les plus réalistes du quatuor, à savoir Edward et Hermione, rappelait à Harry et Ron qu'il ne valait mieux pas vendre la peau de l'Hippogriffe avant de l'avoir tué. Il restait encore la coupe, un objet appartenant soit à Serdaigle, soit à Gryffondor, Nagini, cette fichue sale bête, et le Seigneur des Ténèbres lui même… à cette liste déjà fort longue, Harry ajoutait secrètement sa propre mort, ce qui n'était pas pour le réjouir.

Ce matin, alors que Hermione avait le nez plongé dans l'ouvrage de contes légués par Dumbledore et que Edward entrainait Harry à la magie sans baguette, la jeune sorcière demanda soudainement :

« Edward ? »

Une boule de feu s'échappa des mains du jeune alchimiste, rata de peu Harry qui s'était baissé juste à temps et alla s'écraser contre un buisson qui s'enflamma aussitôt. Edward, légèrement agacé, déclara :

« Et voilà une démonstration parfaite du sortilège d'incendio sans baguette magique. Bien entendu, comme tous les sorts de magie sans baguette, cela requiert une concentration totale, raison pour laquelle, Hermione, tu ne dois pas me déranger quand j'en jette un sauf en cas de mort imminente… »

« En même temps, contra Ron avec pertinence et qui venait défendre sa petite amie, "dans un combat, il y aura des tonnes de choses qui viendront te déconcentrer. Si la magie sans baguette exige le silence total et une concentration absolue, ce n'est certainement pas la meilleure façon de combattre dans un duel… »

« Oui, mais au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Ron, Harry n'a plus sa baguette. Il doit donc apprendre à se servir de la magie sans baguette, c'est indispensable. » Dit Edward, d'une voix légèrement ironique.

« Heu, les gars, on pourrait demander à Hermione pourquoi elle nous a interrompus avant de la critiquer… » Intervint Harry qui voulait surtout que le débat s'écarte de sa bien aimée baguette de houx dont il conservait les bouts dans le sac autour de son cou.

« Merci. Edward, je voulais te demander si tu en savais plus sur ce symbole. Je crois que je l'ai vu autour du cou de Xenophilius Lovegood lors du mariage mais c'est toi qui est resté le plus auprès de lui… Alors ? Est ce que cela correspond ? » Demanda la jeune fille en montrant dans Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore et les contes de Beedle le Barde la page correspondante : on pouvait voir un triangle qui encadrait un cercle, le tout séparé en leur milieu par un trait. Le symbole revenait soit au dessus du titre du conte, soit en guise de signature utilisée par Dumbledore lorsqu'il écrivait à son ami Grindenwald.

Edward se pencha et confirma d'un signe de tête qu'il s'agissait bien du même symbole que portait le rédacteur et éditeur du Chicaneur. Il ajouta ensuite :

« Il nous en a parlé brièvement à Krum et moi. Apparemment, il s'agirait d'une sorte de quête sur ce qu'il appelait les Reliques de la Mort. Malheureusement, je crois que lui seul savait exactement de quoi il parlait. Et depuis que le Chicaneur est entré dans la clandestinité, il n'est certainement plus chez lui… »

« On pourrait le savoir grâce au Déluminateur ! S'exclama Ron en sortant l'étrange instrument de sa poche avant d'ajouter : "S'il ne détecte pas Mr Lovegood, il découvrira certainement Luna ! Après tout, elle fait partie du Cercle et je suis certain que le Déluminateur la trouvera comme pour Ginny ! »

Et, sans attendre, il actionna un bouton en prononçant clairement le nom de Luna Lovegood. Aussitôt, une bulle commença à apparaître et ils virent Luna en train de faire du thé dans un espace exigüe mais dont on voyait l'extérieur grâce à une fenêtre. La jeune fille aux yeux gris argentés tourna aussitôt la tête vers eux et se mit à les fixer d'une manière étrange, comme si elle les voyait réellement. Or, le groupe était pourtant certain que, de par l'expérience avec Ginny, elle ne pouvait certainement pas les voir… Cela n'empêcha visiblement pas Luna de se retourner et de demander à son père à voix haute où se trouvaient les tasses de thé supplémentaire puisqu'il n'allait pas tarder à recevoir des amis. Les quatre amis se regardèrent, perplexe en se demandant comment diable leur amie avait pu les repérer mais haussèrent les épaules : c'était de Luna dont il s'agissait, Luna qui avait apparemment le don de repérer l'invisible…


Le groupe se hâta donc d'emballer leurs affaires et d'effacer leurs traces avant de transplaner en se fiant au paysage qu'ils avaient pu voir par la fenêtre de l'endroit où se tenait Luna. Ils atterrirent sur une falaise, au bord de la mer, sans doute en Écosse. Le vent soufflait fort, ce jour là, et les embruns leurs fouettaient le visage. Ils entendirent quelqu'un les appeler et les quatre sorciers se retournèrent et se trouvèrent face à une vision insolite : Luna se trouvait devant ce qui semblait être un croisement entre une roulotte de gitan et un bus à impérial à deux étages. L'étrange caravane était peinte avec des couleurs vives et joyeuses qui la faisait rayonner dans le paysage austère qui les entourait.

Les cinq amis se jetèrent dans les bras des uns des autres, joyeux de se retrouver en parfaite santé, sains et saufs. Ils se dirigèrent ensuite vers la roulotte où les attendait Xenophilius Lovegood dont la baguette était sortie et qui regardait Luna comme si elle était la prunelle de ses yeux.

« Ce sont bien tes amis, Luna ? » Demanda t-il d'un air inquiet en voulant se placer entre sa fille et les visiteurs.

« Oui papa, ne t'inquiètes pas ! Je te présente Harry Potter et Hermione Granger. Tu connais déjà Ronald Weasley et Edward Elric. Ils viennent pour nous demander des conseils, je crois. »

« J'en serais très honoré. » Déclara le père de Luna en les faisant tous entrer dans l'abracadabrante caravane.

Le dedans de la caravane était encore plus insolite que l'extérieur et pourtant, les quatre jeunes gens n'auraient jamais cru cela possible. Bien que l'intérieur de la roulotte était bien plus grand que l'extérieur le laissait paraître, comme c'était souvent le cas dans les habitations sorcières, l'espace où il se trouvait paraissait étriqué, comme si on avait voulu faire entrer le contenu d'une grande maison dans la caravane, ce qui, songeait Harry, avait sans doute été le cas. Après tout, bien peu de personne aurait voulu abandonner leurs affaires personnelles ainsi que toutes ces petites choses auxquelles on tenait tant, aux mains de vandales comme les Mangemorts. Du coup, les Lovegood avaient sans doute tenté de faire entrer le plus possibles de souvenirs dans leur roulotte afin de ne rien abandonner aux barbares qu'étaient les suppôts du Seigneur des Ténèbres.

L'espace était occupé par la presse à imprimer sur laquelle était posée un plateau avec des tasses dépareillées et deux théières de formes différentes. Pendant ce temps, Hermione prenait Luna à part en lui pointant la corne d'éruptif d'un air pressant. Luna haussa les épaules en répondant d'un air vague qu'il s'agissait du cadeau de Noël de son père et qu'elle l'avait gardée au cas où des Mangemorts trouveraient la roulotte. Contrairement à son père, elle n'était pas si persuadée qu'il s'agisse d'une corne de Ronflak Cornue (d'après elle, leurs cornes étaient roses) mais qui était elle pour le décevoir ?

Cela n'empêcha pas tous les jeunes invités de contourner largement la corne extraordinairement dangereuse malgré le fouillis dans la caravane. Ils contemplèrent également le diadème reconstitué de Serdaigle et Harry se demanda si l'objet existait réellement… Se pourrait il que Voldemort l'ait trouvé et transformé en Horcruxe ?

Tout le monde s'assit autour de la presse à imprimer qui faisait office de table et était recouverte d'une nappe multicolores avec le plateau et les deux théières. Mr Lovegood voulait volontiers les initier à l'infusion de Ravegourdes mais tous (en suivant les conseils silencieux de Edward) se replièrent sur le thé qui avait au moins l'avantage d'être buvable. Luna semblait ravie de partager le thé et les petits gâteaux avec ses amis et elle leur raconta brièvement ce qu'il s'était passé plus tôt pendant les vacances.

Alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre son père à la maison à la fin du premier trimestre, elle avait été interceptée par des Mangemorts qui l'avaient emmenée au manoir Malfoy comme prisonnière afin de faire pression sur son père. Mais les geôles du manoir de la famille Malfoy, malgré la précédente évasion d'Edward, n'étaient toujours pas enchantées contre les Animagus (sans doute à cause de Queudver...) et Luna s'était tout bonnement enfuie sous sa forme de chouette au cours de la nuit avant de rallier sa maison. Depuis, son père et elle avait emménagé dans la roulotte avec la presse à imprimer et ils publiaient désormais le Chicaneur clandestinement. Tous les amis de Luna furent soulagés en apprenant le récit de la jeune fille de savoir que cette dernière n'avait pas été trop maltraitée.

Ensuite, Mr Lovegood leur demanda en quoi il pouvait leur être utile et Hermione le questionna aussitôt sur le symbole des reliques de la Mort. Le sorcier parut ravi qu'on l'interroge sur le sujet et montra lui même son pendentif en argent ciselé.

« Je me souviens ! Edward et moi, nous avions abordé ce sujet lors du mariage du jeune Bill Weasley lorsque un jeune homme m'avait interrogé sur le signe qu'il reconnaissait comme un symbole de Grindelwald. Je vous avais alors expliqué que ce symbole précédait de loin ce mage noir et qu'il n'était pas lié à la magie noire. Je vous avais aussi expliqué qu'il s'agissait d'une quête… Mais je ne retrouve plus l'ouvrage… Comme vous l'avez sans doute remarqué, c'est un peu le fouillis ici mais je suis certain d'en avoir un exemplaire ici. Après tout, chaque croyant devrait avoir sur lui un exemplaire des contes de Beedle le Barde près de lui… » Déclara Mr Lovegood en fouillant dans les empilements de journaux, livres et divers papiers qui formaient des piles assez hautes pour atteindre le plafond.

Hermione, ne voulant pas se recevoir des vénérables ouvrages sur la tête déclara qu'elle avait les contes, au plus grand ravissement de Xenophilius qui lui proposa de le lire, ce que la jeune fille accepta et commença à traduire les runes racontant l'histoire que voici :


« Il était une fois trois frères qui voyageaient au crépuscule, le long d'une route tortueuse et solitaire. Après avoir longtemps cheminé, ils atteignirent une rivière trop profonde pour la franchir à gué et trop dangereuse pour la franchir à la nage. Les trois frères, cependant, connaissaient bien l'art de la magie. Aussi, d'un simple mouvement de baguette, ils firent apparaître un pont qui enjambaient les eaux redoutables de la rivière. Ils étaient arrivés au milieu du pont lorsqu'une silhouette encapuchonnée se dressa devant eux en leur interdisant le passage.

C'était la Mort et elle leur parla. Elle était furieuse d'avoir été privée de trois victimes car d'habitude les voyageurs se noyaient dans la rivière. Mais elle était rusée et fit semblant de féliciter les trois frères pour leurs talents de magiciens et leur annonça que chacun d'eux avait droit à une récompense pour s'être monté si habile à lui échapper.

Le plus âgé des frères, qui aimait les combats, lui demanda une baguette magique plus puissante que toutes les autres, une baguette qui garantirait toujours la victoire à son propriétaire, dans tous les duels qu'il livrerait, une baguette digne d'un sorcier qui avait vaincu la Mort ! La Mort traversa alors le pont et s'approcha d'un sureau au bord de la rivière. Elle fabriqua une baguette avec l'une de ses branches et en fit don à l'ainé.

Le deuxième frère, qui était un homme arrogant, décida d'humilier la Mort un peu plus et demanda qu'elle lui donne le pouvoir de rappeler les morts à la vie. La Mort ramassa alors une pierre sur la rive et la donna au deuxième frère en lui disant que cette pierre aurait le pouvoir de ressusciter les morts.

Elle demanda ensuite au plus jeune des trois frères ce qu'il désirait. C'était le plus jeune, mais aussi le plus humble et le plus sage des trois et la Mort ne lui inspirait pas confiance. Aussi demanda t-il quelque chose qui lui permettrait de quitter cet endroit sans qu'elle ne puisse le suivre. A contre cœur, la Mort lui tendit alors sa propre Cape d'Invisibilité. Puis elle s'écarta et autorisa les trois frères à poursuivre leur chemin, ce qu'ils firent, s'émerveillant de l'aventure qu'ils venaient de vivre et admirant les présents que la Mort leur avait offert.

Au bout d'un certain temps, les trois frères se séparèrent, chacun se dirigeant vers sa propre destination.

L'ainé continua de voyager pendant plus d'une semaine et arriva dans un lointain village. Il venait y chercher un sorcier avec lequel il avait eu une querelle. À présent, bien sûr, grâce à la Baguette de Sureau, il ne pouvait manquer de remporter le duel qui s'ensuivit. Laissant son ennemi mort sur le sol, l'ainé se rendit dans une auberge où il se vanta de posséder la puissante baguette qu'il avait arraché à la Mort en personne, une baguette qui le rendait invincible, affirmait-il.

Cette même nuit, un autre sorcier s'approcha silencieusement du frère ainé qui dormait dans son lit, abruti par le vin. Le voleur s'empara de la baguette et pour faire bonne mesure, trancha la gorge du frère ainé.

Ainsi la Mort prit-elle le premier des trois frères.

Pendant ce temps, le deuxième frère rentra chez lui où il vivait seul. Là, il sortit la pierre qui avait le pouvoir de ramener les morts et la tourna trois fois dans sa main. À son grand étonnement, et pour sa plus grande joie, la silhouette de la jeune fille qu'il avait un jour espéré épouser, avant qu'elle ne meurt prématurément, apparut aussitôt devant ses yeux.

Mais elle restait triste et froide, séparée de lui comme par un voile. Bien qu'elle fut revenue parmi les vivants, elle n'appartenait pas à leur monde et souffrait de ce retour. Alors, le deuxième frère, rendu fou par un désir sans espoir, finit par se tuer pour pouvoir enfin la rejoindre véritablement.

Ainsi la Mort prit elle le deuxième des trois frères.

Pendant de nombreuses années, elle chercha le troisième frère et ne put jamais le retrouver. Ce fut seulement lorsqu'il atteignit un âge avancé que le plus jeune des trois frères enleva sa Cape d'Invisibilité et la donna à son fils. Puis il accueillit la Mort comme une vieille amie qu'il suivit avec joie et, tels des égaux, ils quittèrent ensemble cette vie. »


« Voilà et le symbole que je porte représente les Reliques de la Mort. Le triangle symbolise la Cape d'Invisibilité, le cercle, la Pierre de Résurrection et le trait la Baguette de Sureau. Ensemble, quand elles sont réunies, on les appelle les Reliques de la Mort. » Acheva d'expliquer Xenophilius Lovegood sans remarquer l'air incrédule de Hermione qui demanda en tâchant d'éviter de blesser son interlocuteur :

« Dans ce cas, vous voulez dire que vous, vous croyez vraiment, Luna et vous, à cette histoire pour enfant ? »

« Mais bien sûr. » Affirma Mr Lovegood d'un air convaincu.

« Hermione, intervint Luna d'un air doux et paisible, avant d'arriver à l'âge de onze ans à Poudlard, tu ne croyais ni aux sorciers, ni à la magie car tu n'avais pas de preuve de leurs existence. Mais est ce que, parce que tu n'y croyais pas, la magie n'existait pas ? »

« Mais la magie existe. J'en ai la preuve tous les jours ! » Protesta Hermione en agitant sa baguette magique et en faisant des étincelles.

« En effet, quant tu es entrée dans le monde de la Magie, ton esprit s'est élargie afin de commencer à accepter cette réalité. Ne vois tu pas qu'avec les Reliques de la Mort, c'est exactement la même chose ? Ton esprit doit s'élargir pour qu'elle entre dans ta sphère de réalité. »

« Mais…Mais, à ce stade, on pourrait croire que tout existe ! » S'exclama Hermione, d'un air presque affolé.

« Exactement ! Je suis heureux de vous voir si ouverte d'esprit. » Déclara Mr Lovegood d'un air satisfait.

« Hermione, parfois, dans la vie, il faut tout simplement avoir la foi que certaines choses existent. Et Luna a raison, plus on grandit, plus le champ des possibles s'élargit. Prenons un exemple, il y a quelques années, jamais tu n'aurais pu trouver une personne plus incrédule que moi concernant le divin, la magie et tout le reste. Et bien, crois moi, j'ai été amené à vite changer d'avis et à revoir mes préconceptions. » Dit Edward dont la vie avait été marquée par des remises en cause et des profonds bouleversements concernant les plus grands aspects de l'existence. Au final, il ne l'avait jamais vraiment regretté (sauf quand cela mettait en danger la vie de ses proches) : Edward aimait comprendre le monde qui l'entourait, il était un chercheur dans l'âme. De plus, il avait déjà réalisé des quêtes que n'importe qui aurait jugé impossible.

« Donc, une baguette invincible comme la Baguette de Sureau existerait bel et bien ? » Demanda Harry.

« Dans le cas de la Baguette de Sureau, il y a un nombre infini de preuves car elle passe de main en main, quand celui voulant la posséder s'empare d'elle, généralement en tuant le précédent possesseur. »

Là, Xenophilius Lovegood énuméra des noms de sorciers célèbres qui auraient possédé tour à tour la baguette et dont Harry se souvenait très vaguement de les avoir lu dans ses cours d'histoire. Edward, à côté de lui, semblait se maudire de ne pas avoir étudié plus cette fichue matière pour pouvoir vérifier ces anecdotes… Hermione, par contre, paraissait contemplative et ne soulevait aucune objection quant aux faits historiques, la preuve, s'il en est, qu'ils devaient être justes.

La jeune sorcière finit par demander si les Peverell avaient un lien avec l'histoire des Reliques de la Mort. Xenophilius Lovegood la fixa avec ses yeux ronds et la prit par les épaules avec enthousiasme en lui disant que, justement, la famille Peverell avait tout à voir avec le récit puisque Ignotus Peverell aurait été le troisième fils de l'histoire, celui avec la Cape d'Invisibilité, les deux autres frères s'appelant respectivement Antioche et Cadmus.

« Voulez vous rester diner avec nous ce soir et dormir ici cette nuit ? Nous pouvons agrandir la partie qui sert de chambre pour Luna… Malheureusement, nous n'avons plus de Boullus d'eau douce pour la soupe. C'est dommage car tout le monde nous en demandait la recette… » Déclara Xenophilius avant de se diriger vers la partie cuisine.

« Je crois qu'il vaut mieux que je cuisine ce soir, papa ! Tout le monde n'a pas les papilles gustatives assez développées et raffinées pour aimer tes spécialités culinaires ! » Dit Luna en chantonnant et au plus profond soulagement du groupe d'invités.

« Si tu le dis ma chère Luna ! » S'exclama Mr Lovegood, pas vexé pour une noise.

« Qu'en pensez vous ? » Demanda Harry dans un murmure à Hermione et Edward.

« Oh, Harry, ce sont des pures et des simples idioties. Le signe ne veut sûrement pas dire cela et c'est sa façon bizarre de l'interpréter… » Répondit Hermione en baissant la voix.

« Oh, moi, je n'en serais pas si certain. Bien des mythes et des légendes sont fondés sur des faits fondés et réels. Personnellement, je pense avoir vu tellement de choses incroyables et improbables que je serais même prêt à croire la véracité d'un conte pour enfants. » Déclara Edward en haussant les épaules.

« Mais cette histoire, c'est juste une leçon de moral du genre "ne cherchez pas les ennuis, ne vous mêlez pas des choses auxquelles il vaut mieux ne pas toucher ! Gardez un profil bas, occupez vous de vos affaires et tout ira bien" » Protesta un peu Ron pour la forme.

« Personnellement, j'ai mes doutes sur vos leçons de morale… » Marmonna Edward qui n'avait jamais vraiment été du type à suivre ce genre de dictons…Et apparemment, ses amis non plus, si on jugeait leurs premières années SANS Edward.

« Ron a peut-être raison. C'est juste un conte moral, on voit tout de suite le cadeau, celui qu'on devrait choisir… »

Edward sourit en sachant déjà ce que chacun allait répondre…

« La Baguette !» S'exclama Ron.

« La Pierre ! » Déclara Harry.

« la Cape ! » Affirma Hermione.

Edward ne put s'en empêcher et éclata de rire devant leurs mines moitié surprises, moitié amusées. Dans ce genre de récit, tout dépendait de la personne et de son histoire personnelle. Harry qui avait perdu beaucoup de membres de sa famille ne voulait rien tant que les voir à nouveau grâce à la Pierre de Résurrection, Ron qui était un garçon combatif par nature voulait l'invincibilité de la Baguette de Sureau tandis qu'Hermione avait plus à cœur de protéger ceux qui lui étaient chers et choisirait la Cape d'Invisibilité. Oui, il se doutait qu'il y aurait trois réponses différentes. Quant à la sienne…

« Et toi, Edward ? » Demandèrent en cœur ses trois amis.

« Je ne suis pas intéressé par la prétendue invincibilité de la Baguette de Sureau. De toute évidence, cela n'a pas empêché ceux qui la détenaient de se faire tuer traitreusement. Donc, autant pour l'invincibilité. Concernant la Cape d'Invisibilité, j'estime que maintenant, nous sommes tous suffisamment doué dans le sortilège de désillusion pour pouvoir nous en passer. Et même si la Cape de Harry est bien celle de l'histoire, j'avoue m'être tellement habitué à ses effets qu'elle ne m'étonne plus vraiment. En gros, j'ai bien peur d'être devenu un peu blasé…"

Il resta ensuite un peu silencieux avant d'ajouter :

"La Pierre de Résurrection me fait le plus envie pour revoir certaines personnes mais encore faut il avoir suffisamment de sagesse pour l'utiliser. Il n'est pas bon de s'enfermer dans des rêves sans espoir au point d'en oublier de vivre. J'ai fait cette erreur autrefois et cela a failli tout me coûter : ce qu'il me restait de ma famille, ma jambe... Et même alors, il m'a fallu des années de sacrifices pour comprendre que ce que je désirais n'avait jamais été à ma portée dès le départ. »

Harry se souvint que Dumbledore lui avait conseillé pratiquement la même chose, il y a six ans, alors qu'il se trouvait devant le miroir de Rised à contempler ses parents, pourtant décédés depuis longtemps… La Pierre pouvait elle avoir le même effet que cet étrange glace : lui remplir la tête de désir en l'empêchant de vivre une existence pleine d'accomplissements ? Décidément, Ed paraissait toujours avoir réponse à tout, ce qui était un peu agaçant. Mais au fond, c'était sans doute dû au fait qu'il avait plus d'expérience que lui: ce qu'il venait de dévoiler sur lui en était la preuve.

« De toute façon, rétorqua Hermione d'un ton sentencieux, concernant la Baguette de Sureau, , il a toujours existé des histoires de baguettes plus puissantes que d'autres sous différents noms… Le bâton de la Mort, la Baguette de la Destinée, que sais je encore…Elles apparaissent sous divers noms selon les époques et appartiennent généralement à des mages noirs. Mais cela n'a aucun sens. Il a toujours existé des gens qui pensaient que leurs baguettes étaient la plus puissante… »

« En gros, c'est jouer à qui aura le plus gros bâton dit Ed avec un clin d'œil et un geste pervers qui firent ricaner les garçons et leurs valut à tous les trois une claque sur la tête de la part de la jeune sorcière qui avait bien compris le sous-entendu.

« Mais se pourrait il que ces baguettes sous différents noms, soient en fait une seule et même baguette, celle du récit ? » Demanda Harry en reprenant son sérieux.

« C'est possible. » Déclara Edward d'une voix ferme en s'adressant à Hermione. Je suppose que si l'on comparait les images de ces sorciers avec leurs baguettes, on pourrait, qui sait, détecter des similitudes. Mais soit c'est vrai, soit ça ne l'est pas. Mais personnellement, j'avoue ne plus trop croire en des coïncidences… Si des personnes sont convaincus à ce point d'avoir la baguette ultime, c'est que peut-être, il y a une part de Vérité dans la légende. »

« Et pour la Pierre, reprit Harry, un peu désespérément, n'existerait il pas dans les histoires une pierre capable de ressusciter les morts ? »

« Non. Je pense que Beedle s'est inspiré de la Pierre Philosophale mais au lieu d'une pierre rendant les gens immortels, il en a imaginé une faisant revenir les morts… » Déclara Hermione d'un ton triste.

« Pas forcément. Je trouve que la description de la Pierre était un peu trop précise sur un point. Souvenez vous, Beedle affirmait que la jeune fille décédée était séparée du deuxième frère comme par un voile… Or, où trouve t-on un voile similaire ayant un étroit rapport avec la Mort ? » Les interrogea Edward.

« Dans la salle de la Mort, au Département des Mystères. » Dit Harry en pâlissant légèrement en se remémorant la douloureuse perte de Sirius.

« En effet. Et souvenez vous que ceux ayant des proches décédés pouvaient entendre des voix, comme des échos. Si le conte de Beedle le Barde pouvait raconter les effets de la Pierre avec autant de similitudes avec quelque chose que nous savons déjà avoir un rapport avec la Mort, alors il se peut que cette Pierre existe réellement. Quant à la Cape, nous n'avons jamais pris le temps de l'examiner en détail… »

Harry la sortit de son sac fort obligeamment et ils la scrutèrent dans ses moindres détails et dans un coin de la cape, Ron finit par découvrir un minuscule signe triangulaire encadrant un cercle, coupé en deux par une ligne. Soufflés, ils se regardèrent tous les quatre, presque incrédules. Hermione fut la première à craquer :

« Vous n'allez quand même pas me faire croire que trois frères auraient rencontré la Mort sur un pont ?! La Mort n'est qu'une figure anthropomorphique qui… »

« Qui existe peut-être réellement. Même si je suis persuadé que la mort est masculine. Après tout, la Mort est un mâle nécessaire… » Ricana Edward, semblant très satisfait de sa mauvaise blague.

« Je vois que vous avez fini de parler des Reliques de la Mort. J'ai fait une soupe de poissons, j'espère qu'elle vous plaira. En attendant, je vous ai fabriqué des pendentifs pour former le signe des Reliques Mortuaires. Elles indiqueront que vous êtes en quête des Reliques. Le principal, c'est qu'au cours de votre quête, vous n'oubliez pas l'essentiel. »

« La mort, pour une esprit éclairé, n'est qu'une grande aventure de plus… » Déclara Harry en reprenant les paroles de Dumbledore.

« Le véritable vainqueur de la mort est celui qui, au final, accepte sa propre mortalité. » Répondit Edward en citant les paroles de Xenophilius Lovegood. .

« C'est cela, le principe est le même. Et c'est quelque chose que le Seigneur des Ténèbres n'a pas et ne comprendra jamais. Je trouve cela triste, quelque part. Et le destin qui l'attendra lorsqu'il rencontrera sa fin sera mille fois pire que la mort. » Affirma Luna avec cette étrange certitude.


Ils prirent leur repas sur la presse à imprimer autour d'un bouillon de poisson qui prouvait que Luna était capable (contrairement à son père) de concocter de la nourriture comestible. Pour un peu, Harry se serait cru de retour chez les Weasley avec leur ambiance conviviale et chaleureuse tout en conservant quelques étrangetés. Par exemple, le repas était de temps à autre interrompu par la presse à imprimer qui hoquetait et crachait des exemplaires du Chicaneur dévoilant cette semaine la liste des personnes collaborant pour le régime appelées sous les titres d'Indésirables (Ombrage arrivait en tête de liste).

Suite au repas, ils montèrent au second étage du bus à impériale et entrèrent dans ce qui faisait office de chambre pour Luna. Elle était, semble t-il, parvenu à faire entrer dans la roulotte tout le contenu de sa chambre et ses amis purent ainsi admirer le plafond magnifique de l'étrange pièce orné de six portraits ceux de Edward, Harry, Ron, Hermione, Ginny et Neville. Tous dégageaient une certaine magie même s'ils ne bougeaient pas.

Des chaines d'or entrelacés (en réalité le mot "amis" écrit à l'encre dorée et répété à l'infini) reliaient les portraits entre eux. Sur les parois de la caravane, Luna avait peint avec talent les sept animaux animagus des membres du Cercle qui semblaient s'amuser entre eux. Enfin, Harry pouvait voir une photo d'une femme ressemblant beaucoup à Luna qui enlaçait cette dernière : la mère et sa fille paraissaient si heureuses sur cette photo que cela tirait pratiquement des larmes à Edward, d'autant plus que la femme paraissait enceinte.

Mais malgré tout, Luna paraissait joyeuse à l'idée de les voir dormir chez elle. Harry imaginait facilement qu'avec l'étrangeté qui émanait de sa famille, la jeune fille n'avait sans doute pas eu souvent l'occasion d'organiser des soirées pyjamas… Mais aujourd'hui était une première pour tous. On plaça un rideau doré quasiment transparent au milieu de la pièce pour séparer garçons et filles et chacun se changea et alla s'emmitoufler dans son sac de couchage.

Ils parlèrent pendant des heures jusqu'à minuit de tout et de rien : Luna leur racontait les progrès des nouveaux Cours de Soutien clandestins et regrettait de ne plus pouvoir y assister maintenant qu'elle était une hors la loi. Harry, Ron, Hermione et Ed lui racontèrent leur quête des Horcruxes : leurs échecs mais aussi leurs succès. Puis finalement, ils s'endormirent, heureux malgré la guerre qui régnait dehors.

Le lendemain, après avoir dit au revoir à la famille Lovegood qui promettait de poursuivre leur lutte contre le Seigneur des Ténèbres via le pouvoir de la presse, ils transplanèrent et après avoir monté la tente, tous les quatre reprirent leur débat sur les Reliques de la Mort. Si Hermione était prête à croire en l'existence d'une Cape d'Invisibilité parfaite (après tout, elle l'avait sous les yeux) et, à la grande rigueur, à celle de la Baguette de Sureau prétendument invincible, en revanche, l'idée qu'il puisse exister une pierre capable de ressusciter les morts lui était inconcevable.

Cependant, Edward fit appel à leurs connaissances en alchimie que le professeur Rogue leur avait inculqué l'an passé et ajouta que la pierre ne ressuscitait pas réellement les morts en corps, esprit et âme rassemblés. Selon lui, la pierre ramenait seulement momentanément l'esprit ou l'âme de la personne dans le monde des vivants et donc le tabou affirmant qu'on ne pouvait ramener les morts à la vie restait encore valable.

La discussion s'amplifia au fur et à mesure que Harry trouvait des éléments concordants avec le récit des trois Reliques de la Mort : il s'était ainsi souvenu que Marvolo Gaunt brandissait une bague avec une Pierre gravée qu'il tenait de ses lointains ancètres, les Peverell. De plus, en trouvant le mystérieux Vif d'or dans son sac, il était désormais convaincu qu'il détenait la Pierre de Résurrection. Se pouvait il qu'en rassemblant toutes les reliques, il puisse survivre à l'Horcruxe qu'il hébergeait bien malgré lui en son corps ?

Était ce pour cela que Dumbledore l'avait mis sur la piste des Reliques de la Mort ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas le lui avoir révélé ? à moins qu'il s'agissait encore de l'une de ses mises à l'épreuve…Franchement, Harry commençait à être agacé de ces jeux de piste le mettant toujours en grave danger… À moins que comme l'avait insinué Edward tout soit une question de foi… Il ne savait plus trop quoi penser et il ne pouvait en discuter avec Ron et Hermione sans mettre ces derniers au courant pour l'Horcruxe en lui. Il n'avait pas envie d'affronter leur horreur et leur pitié, en plus de leurs doutes et de leur incrédulité.

Mais ce n'était pas là le seul problème aux yeux de Harry. Il sentait maintenant que Voldemort était à la poursuite de la Baguette de Sureau, la fameuse baguette rendant invincible. C'était pour cela qu'il avait interrogé Olivanders, puis Gregorovich…Harry ne pensait pas que Voldemort était au courant de l'existence des autres reliques. Après tout, quel mage noir digne de ce nom s'intéresserait à des contes pour enfants ?

Par contre, une baguette renommée invincible quand toutes les autres avaient échouées contre celle de Harry, cela pourrait fort bien l'intéresser. Harry aurait tout donné pour savoir ce qu'était devenu le Bâton de la Mort car depuis que sa baguette était cassée, il aurait bien aimé en avoir une à nouveau qui lui convienne et non se contenter de la magie sans baguette très difficile à utiliser et enseignée par Edward…

Ce dernier avait fini par comprendre que Harry misait tous ses espoirs dans les fameuses Reliques, espérant qu'elle puisse lui permettre d'échapper à la mort. Edward ne savait quoi penser de cette obsession. Il comprenait parfaitement qu'Harry souhaita survivre à la prochaine rencontre contre Voldemort mais est ce que le fait de devenir Maitre de la Mort allait suffire ? Personnellement, Edward entrevoyait une solution depuis qu'il avait fait un tour au Département des Mystères il y a quelques mois mais il ne pouvait la dévoiler à Harry. C'était là l'aspect "cocasse" de la solution si on pouvait la qualifier ainsi : pour qu'elle réussisse, on devait ne pas être certain, justement, de sa réussite… Ou bien alors ignorer complètement cette solution. Soit c'était une question de foi, soit c'était une question d'ignorance. En bref, une plaie.


Mais en attendant, les semaines passaient et bientôt le mois de Mars arriva. Edward, Ron et Hermione avaient tout fait pour tirer Harry de son marasme en l'enjoignant à rechercher les Horcruxes. Le jeune sorcier, en effet, paraissait complètement les ignorer et cela, selon Edward, n'était pas une bonne chose. Il avait pris son ami à part et lui avait demandé un peu sèchement de se reprendre car trouver les Reliques de la Mort ne résoudrait pas magiquement tous ses soucis et problèmes. En effet, il restait encore le léger problème d'avoir un mage noir en liberté et ce dernier ne serait vaincu que lorsque tous ses Horcruxes seraient détruits.

Harry s'était donc un peu ressaisie et écoutait attentivement les hypothèses de plus en plus invraisemblables de Ron et d'Hermione. Edward avait un peu fait avancer les choses en demandant à haute voix si le diadème de Serdaigle que les Lovegood avait tenté de reproduire, n'était pas l'un des Horcruxes. Ses amis avaient semblé trouver l'hypothèse judicieuse mais Ron avait fait remarquer que cela n'importait pas vraiment tant qu'ils n'avaient pas trouvé les cachettes utilisées par le Seigneur des Ténèbres.

Harry et Hermione avaient donc utilisé leurs formes d'Animagus pour infiltrer les lieux sorciers et rechercher des indices. Ils avaient passé beaucoup d'endroits en revue : le Chemin de Traverse, l'Allée des Embrumes, la Maison des Jedusor, Barjow et Beurk grâce à la forme d'oiseau de Harry et à celle de chat d'Hermione. Mais rien. A la fin, Harry avait même suggéré, sur le ton de la plaisanterie, qu'il aille faire un tour dans l'esprit de Jedusor dans l'espoir de trouver des indices sur les Horcruxes. Il s'était reçu le regard noir de ses amis en retour. En réalité Harry n'avait plaisanté qu'à moitié quand il avait fait cette suggestion, même s'il pensait plutôt, à ce moment là, à la Baguette de Sureau.

Finalement, quand une vision fit son apparition, cela ne fut pas du tout ce à quoi Harry s'attendait. Il ramassait tranquillement du bois pour le feu quand sa cicatrice l'avait brûlé et il avait alors eu sa vision :

« Rockwood, siffla la voix de Voldemort, j'ose espérer que ton projet avance et que tu ne m'ais pas dérangé pour rien. Revenir de l'étranger pour des misérables progrès ne me satisferait pas. »

« Mon maitre, j'ai refais mes calculs concernant le début du siècle et il se pourrait que j'ai fait une erreur en comptant comme les Moldus. En effet, j'ai remarqué que si l'on prenait comme date de référence la naissance de Merlin né en 981, le plus grand sorcier de tous les temps, excepté vous bien sûr, alors les siècles se compteraient différemment. Le siècle dernier pourrait faire référence à l'année 1981. J'ai donc regardé les registres au Ministère et je me suis aperçu qu'il y a une enfant née à la fin de Décembre qui correspondrait à la prophétie. J'ai enquêté sur cette enfant et apparemment, selon Ste Mangouste, elle aurait manifesté d'étranges pouvoirs malgré ses bizarreries depuis l'année de la mort de sa mère. »

« Je vois, répliqua Voldemort avant de demander sans état d'âme, et qui serait cette enfant que nous devrions sacrifier ? »

« Luna Lovegood. Elle est une amie de Potter et est la fille de l'un de vos opposants, le directeur du Chicaneur. Je suis certain qu'elle a vu la porte permettant d'accéder à la magie universelle. En la sacrifiant, vous pourrez vous en emparer et devenir plus puissant que n'importe qui. Par contre, il faudra être prudent, j'ai entendu dire qu'elle s'était déjà échappé du Manoir des Malfoy quand on a voulu faire pression sur son père. »

« Je vois. Trouvez la et amenez la au Manoir Malfoy et assurez vous par tous les moyens qu'elle y reste. Le Sacrifice aura lieu bientôt, à la date que j'aurais fixé moi même. » Siffla Lord Voldemort.

À ce moment là, la vision se brouillant, Harry s'éjecta de l'esprit de Voldemort et s'adressa aussitôt à ses amis qui le contemplaient, l'air très inquiet par son évanouissement.

« Edward ! Tu-Sais-Qui ! Il croit que Luna est l'enfant de ta Prophétie ! »


Et je vous laisse sur ce magnifique cliffhanger. J'en suis si fière que je vais verser une larme, tiens... à moins que ce soit l'épuisement.

Vous avez le droit légitime de me râler dessus sous forme de commentaires, de critiques ou de questions dans la section review de cette page. De déclamer votre amour ou votre haine de cette façon (je fais pareil) mais évitons les injures.

Oh et bonne nouvelle : le prochain chapitre, j'essaierai de le poster le 24 ou le 25 Décembre et non le dimanche 27... Je suis adorable, n'est ce pas ?