Bonsoir à tous et joyeux Noël !

Je vous remercie tous pour vos retours avec des commentaires bien remplis et beaucoup de questions. J'ai tenté d'y répondre personnellement au plus de monde possible, même si j'ai pu en oublier. J'espère que non, vous êtes tous fantastiques.

Oui, nous nous rapprochons doucement de la fin.

Oui, c'était idiot des Malfoys de ne pas avoir protéger leur manoir contre les Animagus à cause de la présence de Peter Pettigrew qui fausse les données.

Oui, Luna est merveilleuse. C'est la raison pour laquelle je vais me planquer dans un bunker dès que j'aurais posté le chapitre.

Voici le chapitre 13 (mauvais augure) en guise de cadeau de Noël.


T3 Chapitre 13

Les quatre amis étaient réfugiés dans la tente, terrifiés en entendant ce que venait de dire Harry : Voldemort pensait que Luna était l'enfant d'une prophétie qui, en réalité, ciblait Edward. Ils devaient absolument prévenir la famille Lovegood que désormais, elle risquait d'être ciblée par le mage noir en personne. Affolés, les jeunes sorciers ne savaient pas comment la prévenir de la menace, ni même comment venir la secourir c'était comme si apprendre cette terrifiante nouvelle leur avait enlevé tous leurs moyens.

Ce fut finalement Ron qui reprit ses esprits en brandissant le Déluminateur et en affirmant que si Luna avait pu les percevoir la dernière fois, alors il en serait forcément de même aujourd'hui. Sans attendre, il actionna l'instrument légué par Dumbledore et une bulle sortit de l'appareil, montrant Luna et son père près d'un ruisseau que Edward et visiblement Ron également, reconnaissait très bien, à en juger par ses marmonnements :

« Nom d'un chien, c'est la petite rivière qui est près de Loutry Ste Chapsoule. Ils sont complètement fous ou quoi, ils vont vite se faire repérer par des sorciers et… »

À ce moment là, les quatre jeunes gens virent la Luna de l'image floue, qui portait une couronne de fleurs étranges et belles à la fois, s'agenouiller avec son père auprès de deux tombes sur lesquelles étaient marqués les noms et les dates des deux personnes qui y étaient enterrés. Sur l'une d'elle était marqué le prénom Hélios et sur l'autre, celui de Séléné, le petit frère et la mère de Luna, supposèrent les spectateurs de la scène.

L'une des dates était étrangement similaire à celle d'aujourd'hui et Edward comprit, avec des glaçons dans les entrailles, que ce jour était la date anniversaire de la mort de la mère de Luna et que cette dernière et son père venaient fleurir la tombe. Ils ignoraient tous les deux que les Mangemorts leur tendraient sans doute un piège ici, dans ce lieu de paix, puisque Rockwood avait en main toutes les données sur la famille de Luna, y compris le jour de la mort de sa mère.

« Luna ! Hurla alors Edward, espérant de tout son cœur qu'elle l'entende, "Fuis ! C'est un piège ! »

Luna tressaillit et se retourna, baguette à la main mais c'était déjà trop tard : un jet de lumière verte frappa le père de Luna Lovegood dans le dos, traitreusement, alors qu'il était paisiblement agenouillé sur le sol devant la pierre tombale de sa femme. Il s'effondra à terre, les yeux mi clos, paraissant en paix avec lui même et le monde qui l'entourait, alors même qu'il venait de se faire assassiner.

Luna hurla et son cri résonna dans la clairière : ce n'était pas un hurlement de peur mais un résonnement de chagrin et de douleur mêlés. Elle venait de perdre le dernier membre de sa famille et rien ne pourrait jamais remplacer cette perte à ses yeux. Alors que les Mangemorts s'approchaient désormais d'elle comme une meute de loups affamés, ses yeux argentés se durcirent sous le coup d'une rage qu'aucun des sorciers présents sous la tente n'avait encore jamais vu chez leur amie. C'était une colère qui montait du plus profond de l'être, alimentée par l'amour et la peine, une colère que Voldemort ne pourrait jamais comprendre.

La jeune Serdaigle se mit à lancer des sorts argentés à toutes volées, des sortilèges surpuissants que ses amis du Cercle ne lui avaient encore jamais vu lancer. Il semblait plus s'agir de magie pure que de maléfices réels et les Mangemorts paraissaient avoir du mal à maitriser la jeune fille sans la tuer. Ils crurent la bataille gagnée quand un sortilège de désarmement frappa la jeune fille et lui ôta sa baguette mais Luna continua de répliquer, cette fois par de la magie sans baguette surpassée uniquement par celle de Edward.

Les Mangemorts poussèrent des cris de surprise et répliquèrent encore plus brutalement. Luna avait beau avoir une immense puissance en elle, cela n'empêcha pas le nombre de l'emporter. Et bientôt, la jeune fille fut violemment projeté contre la plus grande pierre tombale et s'assomma dessus.

« Bande d'imbéciles, cria la voix de Rockwood dissimulé sous sa capuche. Elle n'a pas intérêt à être morte ! Le Seigneur des Ténèbres en a besoin pour de plus grands desseins ! »

Un Mangemort alla vérifier et lui assura qu'elle était seulement évanouie. Aussitôt, les Mangemorts la saisirent et transplanèrent, laissant le corps de Mr Lovedood seul près des tombes blanches. Ils ne songèrent même pas à faire disparaître les preuves de leur forfait.


Edward n'hésita pas une seule seconde. Une fois que tout le monde fut parti, il transplana dans la clairière sans attendre les autres et s'agenouilla près de Mr Lovegood, tout en sachant pertinemment qu'il était déjà trop tard. Quelques instants plus tard, Hermione, Harry et Ron le rejoignirent, un peu essoufflé après avoir emballé dans le sac de perles toutes leurs affaires. Eux aussi s'agenouillèrent près du corps du père de Luna, un homme courageux qui les avait aidé et qui avait profondément aimé sa famille.

Ne sachant que faire, les regards de Harry Ron et Hermione se tournèrent vers Edward. Ce dernier, le visage fermé, tendit sa baguette à côté de la tombe de la femme de Xenophilius Lovegood et creusa un trou profond, puis il métamorphosa quelques branches en un cercueil dans lequel il déposa le corps du père de Luna avant de l'enterrer et de refaire pousser des fleurs sur la tombe. Puis, il se dirigea vers la rivière, choisit une longue pierre blanche et la posa sur la tombe sur lequel il grava cette épitaphe : " Limiter la presse est une insulte à une nation, interdire certains livres, c'est déclarer les habitants idiots ou esclaves.". Puis, il resta devant la tombe, immobile, les poings serrés.

Harry posa sa main sur l'épaule de Edward et lui dit :

« Il n'y a rien que tu aurais pu faire pour le sauver. Par contre, on peut encore sauver Luna. »

« Et comment ? Je te ferais savoir que le Manoir Malfoy est Incartable. Le seul moyen pour y entrer, c'est en étant des fichus prisonniers ! » Gronda Edward qui était bien placé pour le savoir.

« On pourrait essayer cela, de se faire passer pour des gamins en fugue de Poudlard. Ils nous emmènerons forcément quelque part pour nous interroger si nous paraissons assez suspect… » Dit Ron.

« Mais ce sera incroyablement dangereux. Ils ne peuvent pas savoir qui nous sommes ou ils appelleront Vous-Savez-Qui illico. Surtout Harry.» Rétorqua Hermione, la voix de la raison devant les trois garçons qui paraissaient fous d'angoisse.

« Cela, ça peut s'arranger, » dit Edward en saisissant sa baguette et en se métamorphosant. Hermione devint une jeune fille au teint clair, long cheveux blonds et yeux bleus, Ron avait désormais une chevelure brune et les yeux bruns. Harry était devenu un garçon aux cheveux châtains et aux yeux bruns et avec plein d'acné sur le front pour dissimuler sa cicatrice. Quant à Edward, ses cheveux et ses yeux étaient désormais noirs comme l'obsidienne. Malheureusement, il ne pouvait cacher sa jambe de métal autrement que par des enchantements d'illusions. Par chance, ces derniers étaient assez puissants pour que seul un sorcier puissant les détecte.

« Voilà, maintenant, il nous faut trouver quelque chose pour que les Mangemorts ne nous envoient pas directement au Ministère pour une simple vérification d'identité. Il faut que nous soyons suffisamment suspects pour être envoyés au Manoir Malfoy. » Déclara Edward d'un ton ferme.

« On pourrait montrer qu'on est en possession d'une épée de Gryffondor… » Suggéra Hermione.

« Pas question de laisser la vraie à portée de main des Mangemorts. Je peux en conjurer une mais elle ne durera pas éternellement. Dit Edward, peu décidé à laisser quelque chose d'aussi précieux pour leur quête dans les mains de leurs ennemis.

« Il nous faut aussi une solution de repli, un endroit où on serait en sécurité. La maison de Bill est bien protégée par le Fidelitas et je suis dans la confidence depuis le mariage. Je pourrais y mettre nos affaires à l'abri et demander à Bill de nous laisser un mot nous indiquant où se trouve sa maison pour qu'on puisse s'y retrouver… » Suggéra Ron avec intelligence.

« D'accord, mais fait vite. » Dit Ed sur un ton anxieux, n'ayant visiblement qu'une hâte : retrouver son amie et s'assurer qu'elle aille bien. Il avait perdu trop d'être chers au cours de sa vie pour pouvoir supporter d'abandonner une aussi bonne amie que Luna.


Il ne fallut à Ron que quelques instants pour transplaner avec le petit sac en perles contenant leurs possessions les plus précieuses et de mettre au courant son grand frère de leur décision d'assister Luna, quoi qu'il arrive. Le jeune homme comprit rapidement que rien ne pourrait détourner son petit frère de sa voie et il lui offrit un morceau de papier indiquant l'emplacement de la chaumière aux coquillages, à bruler immédiatement.

Quand Ron revint, Edward venait d'invoquer une épée pratiquement semblable à celle de Godric Griffondor et paraissait épuisé par cet exploit magique. Reproduire un objet fabriqué par les Gobelins était compliqué et en aucun cas, il était possible d'imiter complètement l'orfèvrerie et la forge des créatures gardiennes de Gringott. Chacun lu le papier indiquant l'emplacement de la demeure de Bill et Fleur avant d'enflammer le parchemin.

« Bon, tout le monde est prêt ? Vous pouvez encore renoncer… » Dit Edward.

« Pas question. » Lui répondit Harry d'un ton ferme avant de prononcer le mot tabou : Voldemort.

Il ne fallut pas plus d'un instant pour qu'ils soient entourés par des Raffleurs, leurs baguettes pointées contre eux et prête à lancer des maléfices. La bande de suppôts du nouveau régime leur arracha leurs baguettes. Bien qu'ils ne soient pas aussi sans défense qu'ils en aient l'air malgré la perte de leur instrument de sorcier, c'était facile de prendre un air effrayé, surtout quand ils s'aperçurent que Greyback faisait partie du groupe venu les maitriser.

Après tout, si les sens accrus du loup-garou venaient à les reconnaître, ils ne donneraient pas cher de leur peau. Par chance, si l'on pouvait qualifier ainsi la situation, Greyback semblait plus préoccupé de terroriser Hermione en impliquant qu'il la violerait volontiers plutôt que de chercher à deviner leur identité. Malheureusement, un autre Raffleur les interrogea brutalement en tordant violemment le bras de la seule fille du groupe:

« Alors, on prononce le nom du Seigneur des Ténèbres à la légère ? Vous n'allez pas tarder à le regretter, mes agneaux. Alors, dîtes moi, pourquoi n'êtes vous pas à Poudlard en ce moment ? »

« C'est, c'est les vacances de Pâques » Balbutia Hermione, les larmes aux yeux, on a le droit de ne pas rester à Poudlard pendant les vacances. »

Edward ne put s'empêcher d'être impressionné qu'Hermione ait pu garder le compte des jours et des semaines de vacances. Lui ne l'avait pas fait.

« Bonne réponse, ma mignonne… Mais qui nous dit que vous allez à Poudlard ? On devrait peut-être aller vérifier… » Insinua Greyback avec une grimace féroce.

« Où ça ? Auprès de Rogue ? Il ne va pas être content d'être dérangé… » Marmonna un Raffleur sur un ton pathétique.

Apparemment, même des années après leur scolarité, Severus Rogue continuait d'inspirer la crainte parmi ses anciens élèves… À moins que ce soit son rôle de bras droit de Voldemort…Nan… Certainement la première hypothèse…

« Non… Allons plutôt demander au fils de la famille Malfoy… Qui sait, ça leur donnera peut-être une occasion de remonter dans les bonnes grâces du Seigneur des Ténèbres ! »

Il y eut des rires gras : comme si la capture de quelques éventuels Nés Moldus ou des réfractaires à l'éducation à Poudlard allait faire remonter la famille Malfoy dans l'estime du Seigneur des Ténèbres ! Bien entendu, les imbéciles ignoraient qu'ils avaient affaire aux adolescents les plus recherchés de Grande Bretagne. Ils attachèrent les quatre jeunes sorciers avec un Gobelin mal en point et un garçon que Harry reconnut comme Dean Thomas.

Le malheureux Gryffondor n'avait visiblement pas pu échapper assez longtemps aux Raffleurs. Par contre, ces derniers ne tardèrent pas à trouver la fausse épée de Gryddondor et se réjouirent de l'aubaine. Le groupe transplana et, au même instant, Harry dans un sursaut de douleur, eut une vision de Voldemort devant une forteresse noire qui volait vers une fenêtre, en réalité une mince fente dans le mur, contemplant un vieillard… Mort ou endormi ?

Ils arrivèrent sur une route de campagne et Fenrir Greyback, après avoir annoncé l'objet de sa visite au portail, put finalement entrer. Les négociations avaient été dures puisque apparemment, la famille Malfoy jugeait le but de la visite comme étant indigne de leur rang et de leur position. Ce fut seulement quand Fenrir annonça qu'ils avaient trouvé un objet précieux, une épée, que les battants de la grille s'ouvrirent brusquement. Quand ils arrivèrent dans le hall du manoir, le groupe de prisonniers fut paralysé par la peur : Bellatrix Lestrange se tenait en haut de l'escalier et fixait avec de la folie furieuse l'épée tenue par Scabior, un Raffleur aux yeux larmoyants.

Ça, ce n'était pas vraiment prévu. Mais ils auraient dû s'attendre à ce que le Manoir de Lucius Malfoy reçoive la belle sœur de ce dernier. Dans un coin, la famille Malfoy au complet observait la scène avec crainte et méfiance, ne sachant pas à quelle réaction s'attendre de la part de la sorcière. La Mangemorte descendit vivement l'escalier et s'empara de l'épée tout en lançant un Doloris sur le Raffleur qui avait eu le malheur de tenir la lame.

« Où as tu trouvé cela, misérable morpion ?! »

« Ces gamins ! C'était eux qui l'avaient, M'dame ! J'vous le jure ! » Hurla le Raffleur en se tordant de douleur et en pointant du doigt le groupe des quatre qu'ils venaient de capturer.

« Stupefix ! » Hurla ensuite Bellatrix en assommant les Raffleurs puis elle se tourna vers les prisonniers qui ne purent s'empêcher de trembler à l'unisson : il n'était jamais bon d'être l'objet de l'attention de la Mangemorte fanatique. Dans le groupe de Harry , pourtant, chacun espérait que la sorcière s'en prendrait à lui et non aux autres car, s'il était possible à chacun de résister à la douleur (pendant un temps), en revanche, savoir que d'autres étaient torturés à leur place était un supplice insoutenable. Et malheureusement, Bellatrix Lestrange semblait prête à supplicier jusqu'à la folie les jeunes sorciers qui avaient fait l'erreur de prendre l'épée pour appât.

Jamais Harry n'avait eu aussi peur pour ses amis tandis qu'ils étaient la proie du regard malveillant et complètement fou de la Mangemorte, et, étrangement, il y discernait également de la terreur. C'était cela. Bellatrix Lestrange était épouvantée malgré sa position de force. Le pire, étant que Harry ne comprenait pas la raison de cette peur : certes, l'épée était sensée être dans son coffre et Voldemort serait sans doute furieux en croyant que quelqu'un était parvenu à voler l'épée de Griffondor…

A ce moment là, des paroles de Hagrid ressurgirent dans l'esprit de Harry : "Gringotts, l'endroit le plus sûr de Grande Bretagne, mis à part Poudlard, bien sûr…" Se pouvait il que… Harry stoppa le cours de ses pensées quand Bellatrix Lestrange désigna Hermione comme sa victime et ordonna à Drago de descendre les autres prisonniers dans la cave.

Le jeune Mangemort dévisagea curieusement ses prisonniers, semblant les trouver familier, ce qui était normal. Edward n'avait fait que modifier la mélanine des cheveux et des yeux, il n'avait pas changer la forme du visage. Mais heureusement, Drago Malfoy ne paraissait pas croire que Harry Potter ou Edward Elric puissent se trouver chez lui, devant ses yeux, en ce moment même. Il ouvrit la porte de la cave avec sa baguette et poussa les prisonniers dans la pièce sombre. Alors que la porte se refermait sur eux, ils entendirent un hurlement de douleur, celui d'Hermione, torturée par Bellatrix. Ils étaient dans le noir complet mais cela n'empêcha pas Ron de commencer à crier :

« HER… »

« Silencio ! » souffla Edward en se concentrant de toutes ses forces avant que Ron ne les trahisse tous par ses cris. Le sortilège sans baguette fut lancé avec succès malgré le fait que les cinq prisonniers avaient les mains liés. Désormais, seuls les hurlements de Hermione et les questions de Bellatrix Lestrange retentissaient, rendant l'ambiance encore plus insoutenable. Une voix âgée s'éleva doucement dans l'obscurité de leur prison :

« Qui êtes vous ? »

Edward reconnu la voix d'Ollivanders et jura tout en tâchant de se défaire de ses liens au moyen de la magie sans baguette sans blesser ses amis par un sortilège de découpe. Il y parvint avec l'aide du vieux fabricant de baguette qui avait trouvé un vieux clou rouillé pour les aider. Parfois, rien ne valait les méthodes moldues…

Pendant tout ce temps là, Ron avait tenté de hurler le nom de Hermione pendant que les cris de sa petite amie retentissaient. Heureusement, le garçon finit par reprendre suffisamment son sang froid pour actionner le Déluminateur et plusieurs boules lumineuses collectées au cours de leurs aventures surgirent de l'instrument.

Edward, maintenant qu'il était libéré de ses liens claqua discrètement des mains et s'apprêta à créer une sortie à sa façon dans le mur mais Ollivanders l'arrêta juste à temps en lui disant que les parois des murs rongeraient ses mains comme un acide. Visiblement, Rockwood avait fini par trouver une solution pour contrer son alchimie. Edward, désespéré, jura un bon coup : non seulement Hermione se faisait martyriser en haut par Bellatrix Lestrange mais en plus Luna et eux même étaient encore prisonniers dans des cellules différentes et impuissants à se libérer. Au même moment, Hermione finît par avouer que l'épée était une copie.


Aussitôt, la Mangemorte envoya son neveu requérir le Gobelin, Gripsec, pour authentifier l'épée. Drago Malfoy arriva au même instant où Ron ramenait les boules de lumières et prit le gobelin avec lui. Par chance, dans la quasi obscurité de la cave, il ne s'aperçut pas que les traits des trois garçons commençaient lentement à changer. Les trois garçons espérait simplement que Gripsec dirait la vérité en affirmant que l'épée était bien une fausse mais ils doutaient que le Gobelin en fuite aiderait les Mangemorts. Mais à présent, il fallait faire vite, ce n'était plus qu'une question de seconde avant que les Mangemorts en haut ne s'aperçoivent qu'ils détenaient Hermione Granger et aillent vérifier d'un peu plus prêt l'identité de leurs autres prisonniers.

Pour le moment, les questions de la Mangemorte retentissaient au rez-de-chaussée ainsi que les hurlements torturés d'Hermione, mettant les nerfs de Harry à vif. La situation semblait sans issues : Edward ne pouvait se servir de sa magie si particulière ici et ils ne pouvaient sortir d'ici secourir leurs amies. Soudain, le jeune sorcier se souvint d'un fait exprimé par Dumbledore et Edward : que Voldemort et ses suppôts avaient tendance à négliger les humbles et les plus petits en les croyant incapables d'accomplir ce qu'eux même ne pouvaient faire. En murmurant, Harry souffla le nom de Dobby et le petit Elfe de Maison apparu, tremblant, dans ce qui avait été la demeure de ses anciens maitres. Les yeux de tous s'écarquillèrent de joie.

« Dobby, murmura Harry précipitamment, je veux que tu amènes Dean, Mr Ollivanders et Luna, elle est dans une autre salle au sous sol, à la Chaumière aux Coquillages à côté de Tinworth. Et ensuite, tu reviendras, c'est d'accord, Dobby ? »

L'elfe acquiesça d'un signe de tête, se précipita vers les prisonniers désignés par Harry et deux cracs presque simultanés retentirent. Au même moment, Harry sentit sa cicatrice le faire souffrir et il vit un vieillard édenté répliquer à Voldemort de le tuer en lui disant que la Baguette de Sureau ne lui apporterait pas ce qu'il cherchait car il y avait beaucoup de chose que lui, Voldemort, ne comprenait pas.

Quelques instants plus tard, il entendit la voix de Lucius Malfoy qui avait entendu le bruit dans la cave ordonner à Queudver d'aller vérifier ce qui se passait à la cave. Bientôt, le pitoyable petit Mangemort arriva pour vérifier ce qu'il se passait dans la cellule. Mais malheureusement pour lui, il fut pris en embuscade par Ron, Harry et Edward qui, ensemble, parvinrent à mettre hors d'état de nuire le misérable petit homme, non sans que Edward ne heurte le mur et se brûle douloureusement un côté du bras.

Ils laissèrent Queudver assommé dans la cave puis les trois amis montèrent le plus silencieusement possible les marches et foncèrent vers le hall où Gripsec faisait son expertise de l'épée en la déclarant simple copie, confirmant ainsi les dires d'Hermione. Cette dernière semblait au bord de l'inconscience et ses cheveux reprenait leur allure broussailleuse habituelle mais personne, sauf Drago, ne paraissait s'en être aperçu.

Le fils Malfoy paraissait comprendre ce qui se tramait mais il hésitait à élever la voix dans sa propre maison et attirer l'attention de sa tante, même pour dénoncer son ennemie jurée. Il tenait dans ses doigts hésitants les baguettes qui avaient été arrachées aux prisonniers, semblant douter de son allégeance, comme cette nuit là, en haut de la tour d'Astronomie. Harry se tint le front en étouffant un juron : Voldemort venait de tuer le vieillard après que celui ci lui ait affirmé que jamais la Baguette de Sureau ne serait sienne.

Hermione était désormais redevenue elle même et Drago semblait décidé à réagir. Sachant qu'il était désormais temps de passer à l'action, Harry, Ron et Edward se concertèrent du regard et chacun choisit sa cible : Ron lança un accio en tendant ses bras et en pensant de toutes ses forces à Hermione. La jeune fille traversa la pièce et atterrit dans les bras de Ron qui la porta avec précaution.

Edward avait lancé un Stupéfix sur Lucius Malfoy tandis que Harry, pleinement concentré, désarmait brutalement Drago d'un Expeliarmus violent qui envoya le jeune garçon dans l'un des fauteuils du salon, à l'autre bout de la pièce. Aussitôt que les baguettes atterrirent dans ses mains et il lança cette fois ci un Stupefix en direction de Bellatrix Lestrange avec toutes les baguettes qu'il venait de récupérer.

Pendant ce temps, Edward désarmait Bellatrix Lestrange et s'emparait de sa baguette. Mais la sorcière fanatique s'était finalement aperçue qu'elle avait Harry Potter devant elle et avait activé la Marque des Ténèbres sur son bras. Ce n'était désormais plus qu'une question de secondes avant que Voldemort n'arrive.

Edward se précipita vers Gripsec pour le secourir tandis que Harry envoyait voler Fenrir Greyback avec quatre stupefix simultanés. Ron ne tarda pas à les rejoindre en portant Hermione comme une mariée et ils se rassemblèrent dans un coin du salon. Bellatrix semblait prête à se ruer sur eux armée en tout et pour tout d'un poignard d'argent mais elle se reçut sur la tête le lustre décroché par Dobby. Tandis que ce dernier rejoignait en courant Harry et ses amis, sous les insultes de la Mangemorte fanatique, il proclama fièrement qu'il était un Elfe libre.

La sorcière, l'écume aux lèvres et voyant que sa proie était sur le point de lui échapper, se releva et lança son poignard alors que le groupe disparaissait en transplanant. Harry, Ron (qui agrippait à la fois Hermione et Dobby) et Edward se laissèrent guider par Dobby qui les menait vers leur destination et tout le monde atterrit plus ou moins sauf à défaut d'être sain. Le Gobelin nommé Gripsec semblait souffrir des jambes, Hermione avait été torturée avec un poignard à la manière moldue et Edward avait une large blessure sur le bras droit qui teintait de pourpre son pull.

Mais ils s'aperçurent vite que c'était Dobby qui était fatalement blessé. Il se tenait dos à la mer, les yeux brillants d'étoiles fixés sur la personne qu'il avait aimé et admiré le plus, Harry Potter. La dague d'argent était plantée dans sa poitrine et le courageux Elfe de Maison était mourant. Et pourtant, son dernier geste avait été de les mener en sécurité.

« Non » Murmura Harry, les larmes aux yeux en voyant une nouvelle fois quelqu'un qu'il aimait se faire tuer pour lui. Quelqu'un à qui il avait interdit sur le ton de la plaisanterie de lui sauver la vie à nouveau et qui pourtant s'était dévoué en retournant dans une demeure qui avait été l'enfer pour lui dans le seul but de l'en sauver. Jamais Harry ne s'était senti aussi coupable. Il s'agenouilla près de Dobby qui s'était effondré à genoux près de lui et qui continuait de le regarder, voulant certainement graver l'image du jeune sorcier dans ses immenses yeux. Il murmura :

« Harry Potter » et, dans un dernier effort, il dit : « Heureux celui qui meurt d'aimer… » et d'un air serein, une sorte de sourire d'elfe aux lèvres, il ferma les yeux pendant que les quatre jeunes sorciers tenant encore debouts se rassemblaient autour de lui. Jamais, sans doute, un Elfe de Maison n'avait vu autant d'humains assister ses derniers instants, surtout pour ces êtres habitués à mourir dans le secret. Mais Dobby avait été un Elfe unique : l'un des rares qui étaient libres de prendre ses propres décisions mais également libre de donner sa vie pour ceux qu'il aimait et c'était là l'une des plus profondes libertés en ce monde.


Harry était tellement emmuré dans son chagrin qu'il ressentait à peine la rage de Voldemort qui punissait ses fidèles, à commencer par Peter Pettigrew auquel il ôta la vie d'un simple Avada Kedavra. Pourtant, Harry sentait que son chagrin, sa peine, l'amour qu'il avait eu pour Dobby prenaient le dessus sur la rage meurtrière du mage noir, des sentiments qui étaient complètement étrangers à Voldemort.

Il demanda une pelle afin d'enterrer son ami dans la dignité qu'il méritait. Et pendant toute la nuit, quatre garçons creusèrent une tombe de leurs propres mains. À l'aube, Hermione et Luna vinrent les rejoindre. Chacun lui offrit un vêtement, symbole de la liberté qu'il avait utilisé uniquement pour secourir ceux qu'il aimait, puis ils allongèrent l'Elfe dans la tombe. Luna prononça un discours qui toucha tout ceux qui l'écoutèrent : la jeune fille venait tout juste de perdre son père et pourtant, elle prenait sur elle de surmonter son chagrin pour donner à Dobby les mots qu'il méritait. Edward enlaça doucement la jeune fille dont les larmes coulaient doucement sur ses joues. Tous firent leurs adieux à Dobby dans la dignité des vivants.

Quand il fut seul, Harry prit une grosse pierre blanche et grava dessus ces quelques mots : Ci Git Dobby, Elfe Libre et, juste en dessous, les dernières paroles de son ami et son épitaphe : Heureux qui meurt d'aimer. Des paroles d'une telle sagesse et qui pourtant venait d'un être si humble…Harry resta quelques instants devant la tombe, puis il rentra dans la Chaumière où Bill expliquait que tous les membres du Terrier était entré dans la clandestinité.

Évidemment, la tante Muriel avait été très désagréable envers Ginny à cause de sa grossesse avant mariage mais la sœur de Bill savait parfaitement devenir sourde à ses plaintes, depuis le temps. Le mari de Fleur ne semblait pas en vouloir à Harry de ce fait et affirma le considérer dorénavant comme son futur beau-frère. Il ajouta également que toute la famille était protégée par le Fidelitas. Pendant ce temps, Edward expliquait à Luna qu'ils avaient enterré son père mais que maintenant qu'elle était aussi recherché qu'eux, elle ne pourrait aller le voir tout de suite tout en la serrant contre lui dans un geste de réconfort.

Ensuite, Fleur évoqua le départ prochain de Ollivanders et de Gripsec mais Harry affirma avoir à leur parler d'abord. Son cœur et sa raison hésitait entre les Reliques et les Horcruxes mais il se rangea finalement du côté de la quête que lui avait confiée Dumbledore. Les Horcruxes passeraient en premier. Il choisit donc de parler à Gripsec en priorité malgré les inquiétudes de Bill et de Fleur.

Sachant que cela allait être difficile, il demanda à Edward de l'aider, si possible, à arrondir les relations avec le Gobelin. Le jeune garçon hocha la tête tandis qu'au même instant, Gripsec arrivait, soutenu par Bill. Harry commença par lui demander de ses nouvelles puis il se présenta à nouveau à Gripsec. Le Gobelin semblait étonné que le Survivant se souvienne de lui alors que l'épisode de leur rencontre remontait à plus de sept ans. Puis le Gobelin lui fit la remarque qu'il avait enterré l'elfe lui même et Harry répondit :

« Il était un ami très cher et il nous a tous sauvé la vie. Je ne pouvais pas faire moins pour lui. À moins que vous ne connaissiez un autre moyen de rendre hommage à quelqu'un qui vous a aimé au point de se sacrifier en vous sauvant la vie, je n'ai pas pu faire mieux. »

« Vous avez également sauvé un gobelin. »

« Votre espèce n'avait aucune forme d'importance. Pour moi, ce n'est pas à l'origine, ni à l'espèce que l'on doit juger une personne, mais à ses actes. »

« Vous êtes un sorcier très étrange. »

« On me le dit parfois. Maintenant, il faut que nous parlions d'une chose très importante. Un objet, une coupe, cruciale pour la survie de Vous-Savez-Qui, a été placé dans la chambre forte des Lestrange, à Gringotts. Pouvez vous nous aider à le récupérer ? »

« Ce serait un vol, un affront à la Banque Gringotts fondée il y a des siècles. »

« Je ne veux pas le voler pour moi mais uniquement pour stopper le règne du Seigneur des Ténèbres. Pouvez vous me faire confiance là dessus ? »

« S'il existait un seul sorcier digne de confiance et ne cherchant pas un bénéfice personnel, ce serait vous, Harry Potter. Les Gobelins et les Elfes sont peu habitués à la solidarité ou au respect que vous avez manifesté cette nuit. Pas de la part des Porteurs de Baguettes. »

« Les porteurs de Baguettes ? » Interrogea Harry.

« Les gobelins n'ont pas le droit, d'après la loi sorcière, de porter une Baguette magique, tout comme les Elfes. C'est une grande controverse dans les relations entre les sorciers et les Gobelins. » Déclara Edward qui s'était renseigné sur la magie des Gobelins pour l'une de ses thèses sur la Magie.

« C'est plus qu'une controverse, c'est un gouffre qui sépare nos deux nations. » Rétorqua Gripsec d'un air agressif.

« Pourtant, les Gobelins maitrisent la Magie sans Baguette. Et vous ne partagez pas vos secrets sur la façon dont vous utilisez la magie. Et même sans les baguettes, vous pouvez faire des choses incroyables : des trésors, des épées, des armures ! » S'exclama Ron.

« Et qui sait quelles choses encore plus incroyables les Gobelins pourraient créer avec une baguette leur correspondant. » Murmura Edward en contemplant la situation sous un jour nouveau : une grande partie du racisme actuel qui dominait le monde sorcier était dû à de la peur. La peur de savoir ce que les Gobelins pourraient faire avec une baguette tétanisait les sorciers qui, du coup, empêchaient aux Gobelins de pouvoir prétendre au port d'une baguette.

La peur pour les Sangs Purs de voir les Nés de Moldus prendre le pouvoir sur eux du fait de leur nombre. La peur réciproque des Moldus de voir le surnaturel entrer dans leur vie bien rangée et pour la communauté sorcière de voir le Progrès Moldu les obliger à changer leurs habitudes. La peur qui plaçait entre les espèces des gouffres infranchissables… N'y avait il donc pas moyen de construire des ponts ? Pour la première fois, Edward comprenait véritablement la situation dans son ensemble et ce, sans avoir écouté un seul cours de Binns.

Mais pendant ce temps, la situation s'envenimait tandis que Gripsec déclara :

« Mais je vous signale, au cas où vous l'oublieriez que les sorciers sont aussi capables de Magie sans baguette. Après tout, ne l'avez vous pas utilisé devant moi tandis que nous étions emprisonné pour réduire au silence votre ami ? » Demanda le gobelin en s'adressant à Edward cette fois ci.

« Je suis particulier. J'ai un meilleur accès que les sorciers au grand Cycle Universel et j'ai appris à mes amis à y accéder, en effet. » Expliqua Edward dans un Goblebabil hésitant.

Les yeux de Gripsec s'écarquillèrent, soit parce que Edward s'adressait à lui dans sa langue, une grande marque de respect, soit parce que Edward venait de mentionner l'un des secrets les mieux cachés de la Magie Gobeline : l'existence du grand Cycle Universel que les gobelins pouvaient utiliser sans baguette. Sans doute les deux. Gripsec contempla Edward en caressant sa barbe noir d'un air pensif.

« Vous venez de me révéler plusieurs choses très importantes, Mr Elric. Il me faut y réfléchir plus avant de prendre une décision d'une telle importance. » Dit Gripsec.


Tandis que Ron pestait contre le Gobelin, Harry se dirigea vers la chambre d'Ollivanders pour lui poser des questions sur la Baguette de Sureau tout en expliquant à ses amis comment il avait compris que Jedusor considérait le fait d'avoir un coffre à Gringotts comme une marque d'appartenance au monde sorcier au point d'envier quiconque aurait accès à un coffre surprotégé… Puis il commença à poser ses questions à Ollivanders tout en sachant pertinemment que Voldemort avait raisonné comme lui et se dirigeait désormais vers le lieux où reposait la Baguette de Sureau.

Il commença par demander si sa baguette en houx pouvait être réparée, mais la réponse était non, comme de juste. Puis il demanda au vieux fabricant de baguettes s'il pouvait identifier les baguettes qu'il avait arraché à Malfoy. Edward avait vite récupéré la sienne, unique en son genre.

Deux autres étaient celles d'Hermione et Ron qui avaient rapidement recouvré leur bien, tandis que les deux autres, l'une en noyer et ventricule de Dragon appartenait à Bellatrix Lestrange tandis que l'autre en bois d'aubépine et crin de licorne, celle que Harry arrivait à faire marcher le plus facilement, appartenait à Drago Malfoy. Edward et Harry remarquèrent vite l'emploi de l'imparfait et posèrent des questions sur le sujet des baguette.

Apparemment, les baguettes avaient une loyauté envers leur maitre et quand elles étaient prise, conquises par la force, à leur ancien maitre, elle changeait d'allégeance et servait celui qui la lui avait arrachée à son dernier possesseur.. Cela expliquait du coup pourquoi la baguette de Drago Malfoy se laissait faire si facilement par Harry. Ron, de son côté, pouvait se servir à la fois de la baguette de Queudver qu'il lui avait arraché pendant le combat et de sa propre baguette, ce qui paraissait le réjouir. Edward fit remarquer que les baguette n'était pas vraiment animée par un sentiment de loyauté envers leur premier possesseur même si Ollivanders rectifia le tir en affirmant que certaines baguettes, de par leur méthode de fabrication, ne pouvait appartenir qu'à une seule personne. L'insinuation voilée concernait bien évidemment Ed et sa fabuleuse baguette venue d'un autre monde…

Mais Harry s'intéressait plus au Bâton de la Mort et, à la grande surprise d'Hermione, le vieux fabricant de baguette confirma que la Baguette de Sureau non seulement existait mais en plus passait de mains en mains, avec généralement un meurtre à la clé à cause de sa réputation d'invulnérabilité. Cette réputation d'invincibilité déchainait les passions des sorciers et c'est ce qui obsédait tant Voldemort… Tous pensaient que le meurtre seul autorisait le passage de la Baguette de la Destinée d'un possesseur à un autre.

Pourtant, Harry avait eu la preuve que, au moins une fois, la baguette de Sureau était passée de main en main sans qu'un meurtre ne soit commis : Grindelwald avait toujours été vivant après que Dumbledore l'ait vaincu en 1945 et soit devenu le supposé maitre du Bâton de la Mort, selon son hypothèse, en tout cas. Donc, des circonstances "normales" pouvaient donc s'appliquer à la baguette invincible.

Les pensées de Harry le menèrent sur la tour d'Astronomie, ce funèbre soir : quelle était la personne à avoir vaincue Dumbledore ? Était ce Rogue, en tuant Dumbledore, qui en était devenu le maitre de la Baguette de Sureau ou bien, plus simplement, Drago Malfoy avec son simple sortilège de désarmement ? Et Harry, hier soir, s'était emparé de la baguette de Malfoy… Est ce que cela faisait de lui le véritable maitre du Bâton de la Mort ?

Au moment où ces faits frappaient Harry avec la force d'un boulet de canon, il entrevit Voldemort violer la sépulture de Dumbledore pour s'emparer d'une baguette qui, en théorie, ne lui appartiendrait jamais. Et Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire presque au bord de la folie en songeant que techniquement, il était déjà maitre des Reliques de la Mort mais qu'il ne savait absolument pas comment ces artefacts allaient le sauver de la mort qui approchait au fur et à mesure qu'ils détruisaient les Horcruxes. L'ironie cruelle lui donnait envie de pleurer tant ses nerfs étaient éprouvés mais seule la main réconfortante d'Edward parvint à le calmer tandis qu'il lui conseillait de se focaliser sur les Horcruxes pour le moment.


Beaucoup d'actions, et ce n'est pas fini...

Voilà : Harry se sait devenu Maître des Reliques de la Mort bien avant la Bataille finale. Ironie du sort, il ne sait pas comment échapper malgré tout à son destin...

J'ai aussi tué le père de Luna. Je suis désolée pour elle. Elle n'a désormais plus rien à perdre mis à part ses amis et c'est dans ce genre d'état qu'on est beaucoup plus dangereux. Il y a toujours un petit quelque chose entre Luna et Edward, même si Luna aime réellement Neville. Elle comprend les raisons de son refus, mais cela n'empêche pas les sentiments de demeurer.

Comme toujours, si vous avez des critiques, questions, commentaires ou simples remerciements, n'hésitez pas : c'est notre seul salaire et en ce soir de Noël, vous faire ce petit présent me fait plaisir.

Joyeux Noël !