Bon, désolée, j'ai un énorme retard et je mérite sans doute la peine de mort. Seulement, cela signifierait que vous n'auriez pas la suite, dont j'ai droit à une amnistie. Les deux derniers mois ont été très compliqués pour moi dans mon association, m'obligeant à me mettre en retrait alors que j'aimais m'y rendre aussi utile que je le pouvais. Mais c'était ça ou plonger dans les idées mortifères.
Bon, fini de m'affliger sur moi même : merci à tous ceux m'ayant laissé des commentaires, des simples merci qui font toujours plaisir, je ne le redirais jamais assez.
Et voici le prochain chapitre, sans plus vous faire attendre.
T3 Chapitre 16
Une fois seul à seul, le professeur Rogue sembla faire un violent effort pour révéler les dernières paroles du professeur Dumbledore.
« Le directeur m'avait fait jurer de ne vous révéler ce secret qu'au terme de votre quête. Il y a...un septième Horcruxe. Et il s'agit … »
« De moi. » Acheva Harry.
Il y eût un silence très pesant.
« Vous le saviez déjà ? »
« Je l'avais déduis l'an passé. Je sais que je dois mourir pour qu'il meurt. » Expliqua t-il.
« Et c'est tout ce que cela vous fait ? » Demanda le professeur Rogue, incrédule.
« J'ai eu un an pour y réfléchir et pour l'accepter. C'était suffisamment long pour que je finisse par accepter. » Répondît Harry avec un sourire amer.
« Comment parvenez vous à l'accepter ?! Dumbledore vous a élevé comme un agneau à l'abattoir, comme un maudit sacrifice ! Vous devriez le haïr, l'envoyer au diable ! »
Harry resta silencieux avant de dire :
« Je devrais sans doute. Et après ? Qu'est ce que cela changera ? Si je dois partir, alors autant ne pas avoir de haine. »
« Vous en auriez tous les droits ! »
« C'est ma mort. Si je dois mourir, je préfère autant que ce soit par amour, pour protéger ceux que j'aime plutôt que par devoir ou nécessité. À la grande rigueur, j'aimerais mieux ne pas mourir du tout. Mais c'est ainsi. »
Le visage du professeur paraissait particulièrement tourmenté :
« J'ai menti, tué, sacrifié ce qui restait de mon âme tout cela sous ses ordres. J'ai juré que toute mon existence serait consacrée à votre sauvegarde. Je croyais que tous ces sacrifices auraient pour but de sauver ce qui restait de Lily dans ce monde. Vous. Mais il m'a menti.»
« C'était mal de sa part de vous confier ce secret à me révéler. Je regrette que vous vous soyez torturé à ce sujet pendant un an. J'aurais préféré qu'il ait le courage de me le dire, sinon en face, du moins par écrit, avec ses propres mots. Qu'il se confronte à cette réalité. Mais il ne l'a pas fait et à présent c'est trop tard pour cela. »
« Je trahis mon serment en vous laissant mourir dans tous les cas. » Le professeur avait l'expression de quelqu'un qui s'approchait de la tombe à grand pas et ne songeait pas à ralentir. Et quelque part, cette vision mît Harry en colère :
« Je vous en délie, de ce serment ! Vous êtes libre. Je ne peux pas parler pour ma mère : elle était sa propre personne, en bien comme en mal. Mais sachez que moi, je vous pardonne ! Je vous pardonne pour avoir révélé la prophétie à Voldemort, je vous pardonne pour être en partie responsable de la mort de mes parents, je vous pardonne même pour votre comportement exécrable durant ma scolarité et pour m'avoir haï ! »
Puis il reprît sur un ton plus bas :
« Mais s'il vous plaît, n'allez pas mourir inutilement. Ne rajoutez pas ce poids sur mes épaules. »
Il y eût un silence.
« C'est toujours à propos de vous, Potter ? »
Cette maigre tentative de plaisanterie parvînt à tirer un sourire à Harry qui répliqua :
« C'est vous qui le dîtes, professeur. »
Dans le hall, les professeurs Mc Gonagall et Flitwick commençaient à mettre en place les préparatifs pour soutenir le siège contre Voldemort. Les professeurs Chourave et Slughorn avaient été mis au courant en quelques mots, y compris sur la vraie loyauté du professeur Rogue. Quand ce dernier descendît, le professeur Chourave lui ordonna de les rejoindre au plus vite pour mettre en place les protections de l'école. L'espion répondît avec autodérision qu'il doutait que Poudlard accepte sa participation.
« Oh, la ferme, Severus. Nous avons tous été aveugles. Quand Ombrage a été nommée directrice avec l'aval du pouvoir officiel, Poudlard a refusé de la reconnaître comme telle au point de lui refuser l'entrée dans le bureau du Directeur. Et pourtant, vous, qui étiez accusé des pires crimes avec Vous Savez Qui, Poudlard vous autorisait à la gouverner. » éclata le professeur Chourave.
« J'aurais dû comprendre cet indice bien plus tôt, mais j'étais trop aveuglée par ma rage et ma douleur pour considérer les faits. Me pardonnerez vous, Severus ? » Demanda le professeur McGonagall.
« Hâtez vous, hâtez vous, professeur Rogue, vous êtes l'un des nôtres, après tout ! Un digne Serpentard !» L'accueillît le professeur Slughorn.
« Qui plus est, les protections de Poudlard seront plus puissantes si le directeur légitime les invoque. » Ajouta le professeur Flitwick.
Et donc, avec ses collègues, le professeur Rogue commença à lancer les protections de Poudlard qui étaient multipliées par le corps enseignant. Des barrières magiques s'élevaient, visibles tant la magie était puissante, les gargouilles et les armures se rassemblaient en bataillon. À l'extérieur, dans la Forêt Interdite, un vent sauvage sembla traverser les bois, tandis que ses habitants se préparaient au combat.
Arès quelques hésitations, Le professeur Rogue proposa d'ajouter certains sortilèges de son crue et sans hésiter, les autres professeurs acceptèrent. Les quelques témoins présents auraient pu témoigner comment le visage ingrat du redoutable Maître des Potions en fût comme transformé par la confiance accordée par ceux qui l'auraient envoyé au diable une heure auparavant.
Plusieurs dizaines d'adolescents en pyjamas et robes de chambre descendirent les marches, suivis d'anciens élèves semblant fin prêts au combat. Harry et Edward reconnurent plusieurs anciens membres de l'AD, des membres de l'Ordre du Phénix, ainsi que le clan Weasley au complet, avec Percy et Ginny. Harry intercepta cette dernière, l'enlaça avant de lui dire de retourner en sécurité. Edward se doutait que cela ne fonctionnerait pas même si Harry faisait plutôt preuve de bon sens : Ginny avait accouché i peine deux jours...
Et effectivement, il avait raison à en juger l'expression de la féroce Gryffondore qui lui dît clairement où il pouvait se mettre ses instincts protecteurs. Edward jugea plus prudent de ne pas s'interposer et intercepta Cho qui menait ses condisciples vers la grande salle :
« Il y a bien quelqu'un en train de surveiller l'entrée du passage ? »
« Oui, ne t'inquiète pas, j'ai pris des précautions ! Je reviendrais l'aider après. » Assura la jeune asiatique.
Pendant ce temps, Harry, d'un air accablé, revenait près de lui. Il n'avait visiblement pas eu gain de cause.
Dans la Grande Salle, les élèves étaient attablés écoutaient les consignes d'évacuation du Professeur McGonagall. Sa popularité était bien plus solide que celle du professeur Rogue et les trois quarts des élèves reconnaissaient son autorité. Plusieurs élèves demandèrent à participer aux combats et la directrice adjointe acceptait, à condition qu'ils soient majeurs. Vu les expressions révoltées de certains, nul doute que les consignes ne seraient pas suivies à la lettre.
Edward pouvait les comprendre : ils venaient de passer un année à se faire brimer au mieux, torturer au pire par les jumeaux Mangemorts, le tout en entendant les rumeurs au sujet de la résistance. Même les plus jeunes avaient forcément dû s'endurcir pour survivre. Ce n'était plus des enfants , quoi qu'en pense le professeur Mc Gonagall et Edward était d'avis qu'ils avaient le droit de choisir de lutter et de combattre.
Après tout, lui même s'était engagé dans l'armée à l'âge de douze ans… Mais là encore, on parlait d'une dictature militaire visant à se servir de son talent pour exécuter un génocide. Donc son opinion était sans doute à prendre avec des pincettes. Néanmoins, il s'agissait aussi de leur futur à ces « enfants ». Ils avaient le droit de se battre pour cela.
Mais les pensées de Edward furent interrompues par une voix sifflante, aiguë et tranchante comme une lame qui semblait émaner des murs du château. Apparemment, Voldemort venait se joindre à la fête...L'ultimatum, oh combien prévisible, exigeait qu'ils lui livre Harry Potter en échange les vies de tous les occupants du château seraient épargnées. Ils avaient jusqu'à minuit et Edward se demanda pourquoi on posait toujours ce genre de date limite à minuit ou midi...Franchement, c'était un vrai cliché.
Au même instant, la voix de Pansy Parkinson retentît du coin où avaient été rassemblés tous les sympathisants du régime au pouvoir. Elle pressait de livrer Harry. Daphné s'excusa tout haut en appliquant brusquement un bâillon sur la bouche de Pansy. Ils avaient oublié cet élément essentiel…
Dans tous les cas, cela semblait jeter un froid, surtout quand le professeur McGonagall semblait désireuse de commencer l'évacuation par les Serpentards. Beaucoup d'élèves n'appartenant pas à la résistance les pointaient du doigt et semblaient d'accord sur leur manque de fiabilité. Curieusement, ce n'était pas ceux qui s'étaient les plus rebellés face aux Carrows… Théo beugla tout haut :
« NOUS NE SOMMES PAS TOUS DES MANGMORTS, BORDEL ! »
Finalement, l'évacuation se fît, mais pas dans le calme espéré. Avoir entendu la voix de Voldemort avait paniqué quelques élèves, tandis que d'autres s'étaient éclipsés pour pouvoir combattre malgré leur âge. Edward, qui voyait passer les collaborateurs en premier, s'aperçût de l'absence de trois élèves en particulier. Tracey Davis avoua qu'ils n'avaient pas réussi à coincer Malfoy et ses gorilles : ils n'étaient pas dans leur dortoir.
Malheureusement, les professeurs étaient trop occupés à renforcer les défenses déjà imposantes du château, à former des groupes pour les envoyer se battre depuis les tours les plus élevées ou dans l'espace beaucoup trop ouvert du parc. D'autres surveilleraient les multiples entrées, ce qui était la tâche des jumeaux Weasley qui connaissaient tous les passages secrets.
« Edward ? Il faut que je parle au fantôme de Serdaigle, elle sait peut-être quelque chose. »
Edward s'arrêta, comme frappé par la foudre.
« Bien sûr qu'elle peut t'aider. Elle est la fille de Rowena Serdaigle ! Elle m'avait même parler de ce foutu diadème lors de ma cinquième année ! Je suis un idiot fini ! »
« Pas le temps de t'auto-flageller, chaque minute compte ! »
« Héléna ? Par la Vérité, vous êtes là. Le diadème dont vous m'avez parlé… Celui que vous aviez… emprunté à votre mère… Où pourrait-il être ? »
« Edward ? Ne me dis pas que tu veux le porter... »
« Non, je préfère ma coiffure, merci. Est ce que tu sais si Voldemort l'a trouvé ? »
Le fantôme sembla reproduire en un temps record le palissement, le rougissement, puis le teint blême.
« Oui… J'ai confié sa localisation de sa cachette, en Albanie, il y a plus d'un demi-siècle. Il était charmant, si compréhensif...Tom Jedusor... » Murmura le spectre. Mais déjà Harry ne l'écoutait plus et réfléchissait tout haut :
« Il a forcément dû le déplacer…Il ne l'aura certainement pas laisser dans ce tronc. Et il pensait à Poudlard, c'est donc forcément là qu'il est. Mais où l'a t-il caché ? Pas la Chambre des Secrets, nous l'avons déjà fouillée de fond en comble quand le Cercle s'est installé… Il faut que je me mette dans sa tête… Si j'étais lui, où cacherais je un diadème ? Edward disait que le meilleur moyen de se cacher, c'était à la vue de tous… C'est chercher une aiguille dans une botte de foin... »
« Inutile de l'interrompre, il est en pleine réflexion. Mais merci pour votre aide, dame Héléna, vous nous avez été d'une aide précieuse. »
« Envoyé de la Porte ? Si jamais vous en avez l'occasion cette nuit...Déliez nos chaînes. Plus aucun de nous ne désire rester coincé entre la vie et la mort. Même mon meurtrier ne mérite pas ce sort. » Murmura la voix d'outre-tombe de la fantôme de Serdaigle, provoquant un frisson chez Edward.
« Je le promets. »
« Je sais où il est. » Murmura Harry, comme frappé par une révélation.
Au même moment, minuit sonna et Edward plaqua Harry au sol pour éviter qu'il se fasse frapper par une autre sorte de révélation : le genre de maléfice mortel. Autour d'eux, des vitres se brisaient sous l'effet des maléfices des attaquants, des statues millénaires étaient réduites en morceaux, des cris retentissaient. Le combat venait de commencer et il serait sans quartier. Il n'y avait visiblement plus de temps à perdre.
« Où ? » Demanda Edward en marchant baissé pour éviter les tirs perdus, imité par son ami.
« La Salle des Objets Cachés. »
« Cette salle où toutes les générations passées par Poudlard ont planqué leurs affaires et contrebandes. Et Dumbledore n'a jamais songé à aller voir ? » Demanda Edward, éberlué.
« Dumbledore était un élève modèle qui n'a jamais vu cette salle autrement que comme une pièce remplie de pots de chambre. Il n'a certainement jamais eu besoin de planquer quelque chose à l'abri des regards. De plus… je l'ai entraperçu l'an passé, quand on surveillait Malfoy. Une vieille tiare sur un buste... » Expliqua Harry.
Au même instant, un énorme vase d'ornement en marbre alla heurter la muraille à deux mètres d'eux , laissant un trou béant. Une seconde plus tard, ils virent passer Hagrid poursuivant Crockdur, le chien terrifié fuyant vers le parc. Harry savait que Hagrid était plus résistant que la moyenne aux sorts, mais face à de la magie noir aussi puissante, cela n'allait certainement pas suffire. Il y eût un bruit de claquement et quand Harry se retourna, ce fût pour voir que le mur était reconstruit. Avec des gargouilles plus laides que le péché. Et qui tiraient des boules de feux qui semblaient faire des dégâts dans le camps adverse…
Ils se remirent en route, croisant Abelfoth, qui avait vu son bar envahi par des gamins, Mme Londubat qui partait se battre aux côtés de son petit fils, Tonks et Ginny, les deux discutant des effets de la maternité tout en se battant. Le tout en évitant les sorts collatéraux et, dans le cas de Edward, réparant les brèches causées par les attaques de Géants.. Harry avait parfois l'impression d'être en plain rêve surréaliste. Ou en plein cauchemar.
Finalement, ils rejoignirent Hermione et Ron, ce dernier donnant consigne aux Elfes de se mettre en sécurité et de se protéger. Sa petite amie semblait n'avoir jamais été aussi fière de lui et s'apprêtait à le lui montrer physiquement… Avant de se recevoir un jet d'eau glacée, courtoisie d'Edward.
« Les embrassades et autres méthodes pour propager l'espèce se feront après qu'on ait gagné la bataille, c'est bien clair ? La moindre distraction, et vous êtes morts, c'est pigé ? »
Il avait l'air vraiment furieux et ils baissèrent tous la tête.
Luna se trouvait devant la porte et déclara qu'elle surveillait le passage avec Cho. Il faut dire qu'outre le passage menant chez Abelforth, il y avait aussi l'Armoire à Disparaitre, de sinistre mémoire. Mieux valait surveiller la porte. Elle leur souhaita bonne chance dans leur quête.
La Salle Sur Demande était désormais vide et ils purent accéder à la partie à laquelle ils avaient besoin d'accéder. Et bientôt, ils commencèrent à chercher désespérément sur les étagères, allant même jusqu'à se séparer pour fouiller plus rapidement.
Harry tentait de refaire le même trajet qu'un an auparavant, en se souvenant des objets hétéroclites qui l'avaient marqué. Le mouton à cinq pattes, le coin des balais et des battes….Et finalement, le placard où Edward et lui s'étaient planqués l'an passé. Il entrevoyait le buste ridicule, à la tête ornée d'une tiare...
Alors qu'il tendait la main vers le diadème, il entendît une voix pas du tout la bienvenue.
« Pas si vite Potter ! »
Malfoy était là, accompagné de ses deux sbires qui paraissaient beaucoup plus dangereux à présent qu'ils avaient reçu des cours de magie noire et qu'ils avaient aimé ça. Les deux garçons se tenaient en arrière, mais ils étaient visiblement prêts à attaquer.
« Tu vas me rendre ma baguette et ensuite, je te livrerai au Seigneur des Ténèbres. » Malfoy tentait d'avoir l'air assuré, mais Harry remarqua l'infime tremblement. Il avait peur.
Harry commença à émettre son aura magique comme il avait vu Dumbledore le faire. À présent, Malfoy devenait clairement intimidé.
« Tu ne feras pas ça Malfoy. » Déclara t-il calmement. Puis il commença à s'approcher
« Je n'hésiterais pas à le faire ! »
« Comme tu as hésité à tuer Dumbledore ? Tu ne l'as pas fait alors. » Dît Harry.
« C'est parce que c'est qu'un lâche... » Marmonna Crabe, mais assez fort pour que son supposé supérieur l'entende et frémisse.
« Non...C'est parce qu'il y a encore de l'espoir pour toi, Draco. Au manoir, tu semblais me reconnaître, mais là aussi, tu as hésité. Qui t'a donné sa baguette ? » Demanda Harry en faisant un pas.
« Ma mère... » Répondît Malfoy, pris par surprise par le changement de sujet. Harry avança encore d'un pas.
« Ta mère. Qui a supplié le professeur Rogue de le faire à ta place, car elle savait que tu n'avais pas l'âme d'un meurtrier. Parce qu'elle ne voulait pas que tu sois blessé ainsi. Parce qu'elle t'aime. » Dît le jeune garçon en avançant.
« Je suis un Mangemort ! J'ai ma marque ! » S'exclama le Serpentard, désespéré.
« Ne laisse pas une marque te définir. Tu as encore le choix pour ne pas condamner toi et ta famille à une vie de servitude. Car à la fin, est ce que toi et ton père pouvez vous tenir debout devant Voldemort ? Montre t-il vraiment de l'estime envers vous ? Vous respecte t'il ? Je suis dans sa tête et je sais que ce n'est pas le cas. » Déclara Harry en avançant d'un pas à chaque question.
« Où est passé le Draco Malfoy, si fier, qui ne semblait s'incliner devant personne ? Suffit il d'un mage noir pour vous réduire à un rôle de serviteur ? »
Malfoy resta silencieux et baissa la tête, tentant de reprendre ses esprits. Des larmes semblaient sur le point de tomber de ses yeux gris, ses traits tordus par l'angoisse.
« Non, Draco. Tu ne seras jamais des leurs. » Et il lui retira doucement sa baguette, sans que Malfoy ne résiste.
« Et bien moi, je suis des leurs ! Et de toute façon, ta famille est finie, Malfoy ! C'est notre tour d'avoir la gloire ! » Beugla Crabe avant de commencer à lancer tous les sorts de magie noire qu'il connaissait.
Harry plaqua un Malfoy trop choqué hors de la ligne de tirs et riposta. Ses amis, qui s'étaient placés sous Désillusion et avait profité des négociations de Harry pour prendre en tenaille les apprentis Mangemùorts. À présent, ils cherchaient à mettre les deux gorilles hors d'état de nuire, mais il ripostaient avec le sort de mort comme si c'était des sorts de première année. Goyle finît quand même par être stupefixé, mais Crabe semblait déterminé à montrer sa valeur et son fanatisme en utilisant le plus fort sort de son arsenal.
Il cria une formule inconnue de Harry et un incendie étrange commença à se déclarer. Le feu paraissait vivant, des visages démoniaques semblant se former, cherchant à dévorer tout ce que cela touchait. Bientôt, un chaleur intense se répandît dans la salle. Ron pointa des balais et le quatuor s'en saisît, Edward ne sachant pas piloter, se plaça derrière Harry.
Alors qu'ils tentaient d 'échapper à l'épouvantable brasier, le jeune Gryffondor aperçût la tiare de Rowena dans les flammes. Laissant à Edward le soin de piloter, ou du moins de garder le balai en l'air, il se changea en faucon pour s'emparer de l'Horcruxe sans y laisser des plumes. Après avoir tournoyer plusieurs fois, il plongea en piqué, avec la dextérité de l'attrapeur.
Alors qu'il se saisissait de l'objet, un serpent de fumée tenta de l'attaquer. Une violente douleur se propagea depuis sa cicatrice, lui arrachant un cri de souffrance. Harry le lâcha et les flammes infernales s'en emparèrent avec avidité et il vît l'objet se consumer, un liquide noirâtre s'échappant des morceaux d'argent fondu et un cri lointain résonner malgré le bruit des flammes.
Il reprît le contrôle du balai et fît un dernier tour pour s'assurer qu'il n'y ait plus personne. Il avait bien fait. Malfoy, malgré la trahison de ses deux acolytes, cherchait à les secourir, à les sortir de là. Harry utilisa le Levicorpus, qui avait l'avantage de maintenir sa cible en l'air sans besoin de concentration et parvint à secourir Goyle, tandis que Ron faisait grimper Malfoy sur son balai. Mais quand Hermione voulût secourir Crabe, ce dernier refusa la main offerte de celle qu'il voyait comme une Sang de Bourbe. Les flammes l'engloutirent tandis qu'il restait fixé à son orgueil.
Le groupe parvint à fuir in extremis de la salle embrasée et à peine furent ils sortis que la porte disparût, le château contenant l'incendie en son sein. Des trésors sans prix allaient disparaître, mais au moins, ils étaient en vie.
« C'était quoi ce feu ? C'était pas naturel... » Murmura Ron.
« C'était… du Feudeymon. L'un des rares moyens de détruire un Horcruxe. Cela dévore sans s'arrêter et si cela échappe au contrôle du lanceur… Et bien tu as vu. » Murmura Hermione.
« J'ai vu l'Horcruxe, ça l'a détruit. » Confirma Harry.
« Crabe est mort... » Gémît Draco.
« J'ai cherché à le sauver. Il a refusé. » Dît Hermione.
« Certains refuseront toujours la compassion et l'aide de ceux qu'ils méprisent, même au point de préférer mourir. » Murmura Edward qui avait vécu la même chose avec Envy.
Mais Draco ne paraissait plus d'humeur à se battre, même verbalement. Il se recroquevilla sur lui même et Harry ressentît une forme de pitié pour lui. Celle là même qui l'avait poussé à essayer de le persuader de ne plus combattre. Il vît Edward lancer discrètement un sort de sommeil sur lui avant de le placer dans une salle sans accès à l'extérieur pour éviter qu'il ne se prenne un sort perdu. Goyle, quant à lui, fût traité avec moins de pincettes et avait été ligoté.
Au moment où ils passaient dans le couloir de la Salle Sur Demande pour à descendre l'escalier , ils entendirent un gémissement. Edward se rua dans le coin sombre et découvrît Cho Chang et la vision le fît pâlir. Elle était mourante, c'était évident. Ses entrailles se répandaient sur le sol et elle semblait souffrir le martyr. Edward tenta tous les nombreux sorts de soin qu'il connaissait, mais rien n'y fît.
« Pardon Edward... » Murmura la jeune femme, les larmes ruisselant sur son visage.
« Tu n'as pas à t'excuser, tu es mourante. » Murmura Edward en lui serrant la main.
« C'était Marietta. Je croyais vraiment qu'elle s'était rachetée, qu'elle était redevenue mon amie… Et elle m'a trahie. »
« Oh...Cho. »
« J'étais avec elle et Luna, en train de surveiller la Salle sur Demande. Et tout à coup, elle a montré à Luna l'un de ses colliers… C'était elle qui cachait ses affaires pour se moquer d'elle. Elle a dit qu'elle voulait repartir sur de bonnes bases et elle le lui a lancé. Mais quand Luna l'a attrapé, elle a disparu… C'était un Portauloin... » Racontait Cho, de plus en plus pâle.
« Mais je croyais que les protections de Poudlard sont sensées empêcher cela... » Murmura Edward.
« La mère de Marietta travaille au Ministère, dans le Département des Transports… S'il y a une personne capable d'avoir un Portauloin assez puissant, ce serait elle. » Murmura Ron.
« Et les protections sont d'abord pour empêcher quelqu'un d'entrer. » Ajouta Hermione en tenant la main de Cho. Elles étaient si froides.
« Ensuite, elle m'a lancé un sort de Videntrailles. Elle voulait vous tendre un piège. Mais j'avais encore ma baguette. Je l'ai projeté en bas des escaliers. J'ai entendu le craquement. »
Harry jeta un œil et vît le corps désarticulé de la traîtresse. Elle ne nuirait plus à quiconque.
« Je lui faisais confiance et elle m'a tué...Elle était mon amie et je l'ai tué… » Murmurait Cho, du sang coulant de ses lèvres.
Edward lançait à présent tous les sorts visant à rendre une personne la plus confortable possible : chaleur, bien être, et enfin sommeil. Elle semblait presque se détendre. Quelques instants plus tard, elle poussa son dernier soupir. Elle avait visiblement conservé toutes ses forces afin de rester éveillée, pour pouvoir les prévenir. À présent, elle semblait presque en paix.
C'était Voldemort qui avait fait cela, qui divisait des familles, qui forçait des amis à se trahir. Ils devaient à tout prix le tuer. Et ils étaient près du but. Il ne restait plus que le serpent et lui...Et alors, la pais reviendrait.
Ils rejoignirent les couloirs où les assaillants tentaient de pénétrer dans le château. Le clan Weasley défendait cette partie du château et Percy informait le pantin ministériel de sa démission. Fred paraissait heureux de ce développement, tandis que Mr Weasley couvrait les arrières de ses fils.
Ce fût alors que cela se produisît : un vent sembla traverser tous les combattants sans que personne puisse en déterminer l'origine. Cela passait comme un spectre, et tous réprimèrent un frisson collectif. C'était comme si quelqu'un avait marché sur leur tombe. Edward frémît : il avait déjà ressenti cela au moins deux fois dans sa vie, dans un autre univers.
Mais reprenant le combat, Mr Weasley tenta de lacer un sort… sans résultat. Les autres défenseurs tentèrent la même chose avec la même absence de magie. En revanche, les attaquants, eux, y parvenaient. Une immense explosion se produisît, envoyant tout le monde à terre. Fred voulût se relever pour riposter mais son père le plaqua à terre. Un éclair vert frappa et le patriarche Weasley s'effondra devant son fils.
Aucun des défenseurs ne savaient quoi faire sans magie alors ce fût Edward qui intervint. D'abord avec l'alchimie en immobilisant les assaillants dans des cocons de pierre et ensuite par les armes, en mettant hors de combat ceux qui avaient échappé à son attaque dévastatrice. Mais son intervention venait trop tard pour sauver le père de Ron. Ce dernier, avec ses frères, hurlait sa douleur et son désespoir.
Mais durant une guerre, il n'y avait pas le temps pour leur deuil et les larmes. Edward força son ami à se remettre debout. Harry et Hermione, tentaient plusieurs sorts, sans succès et ils étaient au désespoir. Au même moment, un cliquetis sinistre retentît, tandis que des mandibules suintantes de poison tentaient de les poignarder. Les enfants d'Aragog étaient visiblement dans le camps de Voldemort.
Edward usa de son alchimie pour les repousser, avant de hurler :
« La magie sans baguette ! Essayez cela ! »
Harry se concentra et un poing d'air envoya voler l'acromantule suivante. Cela marchait ! Restait à savoir s'ils pourraient tenir ainsi. Mais à cet instant, leurs baguettes refirent des étincelles et le prochain sort de Fred envoya valser des pierres dans la face de l'un des attaquants.
« C'était quoi, ça ?! » S'exclama Hermione.
« Voldemort. C'est pour ça qu'il avait besoin de Luna. Il tente de l'utiliser pour s'emparer de la magie… Mais il n'a pas exactement la bonne personne, ce qui provoques des aléas dans son plan… Il faudra s'attendre à d'autres courts-circuits dans les prochaines heures. Faîtes passer le message. Ceux capables de magie sans baguette devront prendre le relais. Autrement, il y a les attaques physiques, les armes blanches... » Dît Edward avec une expression affolée.
C'était la première fois que Harry et ses amis voyaient Edward perdre son calme de cette manière, ce qui signifiait que c'était très sérieux. Ils devaient absolument se presser, autrement, la situation allait empirer. Et le meilleur moyen, c'était encore de mettre le roi adverse en mat.
« Il faut savoir où se trouve Nagini ! C'est la priorité pour le moment ! Elle doit être près de Voldemort. Nous devons la tuer et il nous restera à tuer Voldemort, Harry ! » S'exclama Hermione en le serrant bien fort.
Harry se plongea dans le lien désormais horriblement familier qui le liait à Voldemort. Il vît celui-ci dans la Forêt Interdite, entouré de Détraqueurs et de quelques Mangemorts. Mais surtout, il se tenait là, rageant devant Luna, la jeune fille complètement ensanglantée et inconsciente, mais dont le visage d'ordinaire rêveur était tordu par la souffrance. Voldemort maudissait Rogue pour sa trahison et exigeait de Rockwood qu'il lui explique pourquoi cela ne fonctionnait pas comme il l'avait prédit.
Le Mangemort, n'arborant plus sa morgue habituelle, semblait penser qu'ils n'avaient pas la bonne personne. Mais il assurait son maître qu'il serait maître de Grande Bretagne et de la magie du monde sorcier avant la fin de la journée.
« Il se trouve dans la Forêt Interdite, mais il est entouré de Détraqueurs. » Révéla Harry en secouant la tête pour s'extraire de la haine du mage noir.
Ils commencèrent à courir en direction du grand Hall, donnant des conseils au passage à ceux qui étaient terrifiés par les pertes momentanée de leur magie. Les enseignants avaient paru choqué, mais certains d'entre eux connaissaient quelques sorts en magie sans baguette, notamment, les professeurs Rogue ou Flitwick. Quant au professeur Chourave, elle pariait sur l'agressivité de ses plantes.
C'est alors qu'au moment de passer la porte pour aller vers le parc que Ron stoppa net et posa cette question :
« Où est Edward ? »
Voilà, c'est tout pour le moment...
J'ai réhabilité Cho. Je sais que pour pas mal de fans, elle est parfois aussi haïe que Ombrage, mais elle est juste une fille comme les autres, qui fait des erreurs, peut se montrer brave et loyale envers ses amis. Ici elle meurt pour avoir fait confiance à sa meilleure amie, ce qui pose la question : vaut il mieux trahir qu'être trahie ?
Nous voyons finalement les conséquences de ce qui arrive si Voldemort parvenait à mettre en pratique le plan de Rockwood : dommage qu'ils n'aient pas la bonne personne. Et pour la mort de Weasley père... Au départ, JKR avait prévu de le faire mourir et comme elle l'a épargné, elle a décidé de tuer Fred à la place. Je préfère cette version même si c'est effectivement plus tragique pour des parents d'enterrer leur enfant et pour un jumeau, de perdre son frère.
Vous commencez à voir la fin de la fic et c'est bien entendu à ce moment là que je vous laisse sur ce cliffhanger. Je sais, je suis horrible.
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, une question, un remerciement, ou une malédiction pour le cliffhanger et à bientôt !
