Disclaimers : One Piece est toujours l'œuvre sublime de Goda. Control, c'est Halsey. Et le prompt, la bêta, la joie de vivre, toussa, c'est Grise.

Note : Sans commentaire, hein. Je sais, je suis une calamité, je suis désolée mais quand ça veut pas... ça veut pas. T_T Encore merci à Grise, Miss Macaronii, Sushi(Guest), Misstykata, Ahnyia, Aurore D. Heart et Dia Pristou pour vos reviews. Cœurs sur vous.

(La RàR guest ni-vue, ni connue)
Sushi/Guest ; Je t'ai reconnue ! Oui, d'accord c'était pas difficile mais voilà, je t'ai reconnue quand même. Et, bien sûr, je ne peux que te remercier pour celle nouvelle review. C'est toujours frustrant de ne pas pouvoir répondre directement par PM et du coup tout dépend de mon rythme de publication, mais cela me donne une bonne raison de me secouer le train ! Je suis contente que cette pause sur Señor Pink t'ai plu car j'avais vraiment envie d'écrire sur lui depuis que j'ai rédigé Parasite ou commencé à taper Control, c'est un personnage vraiment intéressant au sein de la DF et assez révélateur de la dynamique de la Family ou même de l'effet que Doffy peut avoir sur les siens. En parlant de Doffy, il est vrai qu'il peut être assez difficile à cerner, mais ce n'est pas tant sa folie qui me pose problème, mais plutôt son génie. Il est trop intelligent pour moi ! Et ne t'inquiètes pas, ta review n'était pas trop longue ! (Une review n'est jamais trop longue, chuchuchu !) C'est toujours un plaisir de pouvoir lire tes réactions et tes réflexions, encore merci d'être là à chaque fois ! :D

WARNING : Fuyez pauvres fous !

Sur ce, bonne lecture !


Control

Partie 08


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Au cours de sa vie, Donquixote Rocinante avait croisé un nombre incalculable d'utilisateurs de Haki. Le premier, et le plus terrible dans son éveil à sa connaissance, avait été son frère aîné, en ce fatidique jour de la crucifixion.

Lui-même n'avait rien éveillé ce jour-là. Le même sang, certes, mais pas le même pouvoir.

Pas la même détermination.

Pas la même haine.

Il avait fallu longtemps à Sengoku pour le réconcilier avec l'idée du Haki, et les avantages évidents qu'il lui apporterait, pour que le jeune homme se décide à essayer d'acquérir ce pouvoir.

En un mot comme en cent, cela avait été un échec. Particulièrement cuisant et humiliant, d'ailleurs. Certes, tous les hommes ne naissaient pas avec ce talent, mais avec un frère aussi puissant, on était en droit de s'attendre à…

Et bien à autre chose qu'un vaste et profond rien du tout.

Que ce soit celui de l'Observation ou celui de l'Armement, Rocinante y avait montré une incompétence tellement crasse qu'on aurait pu croire à de la mauvaise volonté. Être exposé à l'un comme à l'autre ne lui avait donné pour résultat que des maux de tête qui se développaient en migraine, l'obligeant à passer plusieurs jours dans le silence et l'obscurité complète, en plus d'une ribambelle de blessures plus ou moins graves, allant du bleu à la fracture, pour le plus grand amusement de Kuzan qui pensait que se retenir contre quelqu'un était une forme d'irrespect.

Kuzan le respectait donc, et genre vraiment.

Il n'y avait pas à dire, ça avait été vachement utile et réconfortant quand il avait eu son bras droit dans le plâtre pendant quatre semaines.

Il y avait au moins acquis une forme d'ambidextrie qui lui avait été plutôt utile par la suite, mais là n'était pas l'essentiel.

L'essentiel c'était qu'à un moment béni, ses supérieurs, ses amis et son père adoptif s'étaient mis d'accord pour arrêter de le torturer, pardon de l'entraîner, et en avaient conclu que son Haki s'éveillerait sans doute à un moment traumatique de son existence.

Parce que son existence était déjà tellement exempte d'événements traumatisants…

Mais là, au moins, c'était clair : il n'était pas destiné à maîtriser le Haki. Parce que s'il n'avait jamais manqué de moments critiques, que pouvait-il y avoir de plus critique que d'être retenu captif par un fou après l'avoir trahi ?

Sans même évoquer la possibilité d'être espionné en permanence par un marteau dans un mur.

Et il ne voulait pas dire marteau dans le genre outil, mais marteau dans le genre fou, comme ce qu'il était en passe de devenir.

Là-dessus, un peu comme lorsqu'on se dit que les choses ne peuvent pas être pires et qu'il se met à pleuvoir, Law était revenu. Pour mourir avec lui, selon les propres mots de son frère.

S'il avait cru connaître l'enfer jusque-là, la souffrance, la douleur et la frustration, il s'était rendu compte que ce n'était rien face à la certitude de savoir l'enfant mourant, à peut-être quelques mètres de lui, sans pouvoir le toucher, lui parler, lui sourire.

Rocinante avait tant donné, tant sacrifié pour Law. Tout, en réalité. Il avait trahi la Marine, il avait menti à Sengoku, il avait abandonné l'espoir de sauver son frère du monde et de sauver le monde de son frère. Il avait laissé entre ses mains destructrices le sort de tout un royaume, des centaines de milliers de vie innocentes. Tout cela pour la survie d'un enfant.

Enfant qui, malgré le pouvoir incroyable qui lui avait été confié, allait mourir.

Law allait mourir, et Rocinante voyait déjà Doflamingo se réjouir et rire aux éclats sur le lit de mort d'un gosse alors qu'il connaissait certainement un moyen de le guérir de cette terrible maladie.

Et lui-même serait bien sûr mis au courant de la mort du gamin, parce qu'alors son frère rirait, et comme un écho stupide, ses trois exécutifs adorés riraient aussi, et le mur vibrerait du contentement de la mort d'un enfant au rythme du rire aigu et ridicule de Pica.

Non.

L'angoisse l'étreignit jusqu'à lui donner la nausée alors que cette idée se transformait en hallucination. Est-ce que la pierre ne vibrait pas ? Est-ce que ce n'était pas le rire de Pica, et ses yeux jaunes, gigantesques et méchants, et Law, Law qui l'appelait sans doute.

Non. Non.

Cette impuissance n'était que pure agonie et il aurait volontiers tout détruit autour de lui, encore, s'il avait eu la certitude que Law vivrait.

Law, songea Rocinante en serrant son poing alors qu'il ne pouvait tenir sa petite main fragile.

Law, qui devait avoir si froid et si peur.

Law, dont le nom, dont l'image tournait dans son esprit comme une spirale infernale.

LawLawLaw

Jusqu'à ce que tout implose et explose. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.

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Des voix.

Beaucoup.

Trop.

Proches.

Lointaines.

Des voix.

Encore.

Le silence, pitié, pitié, le silence.

Le silence est l'ami. Le silence lui dit que Pica ne rit pas et que Law est encore en vie.

La douleur, il l'accepte, il la prend.

La douleur est une vieille amie, et du moment qu'il y a le silence, il peut gérer la douleur.

Le monde derrière ses paupières explosa en blanc.

Vu sa guigne ces derniers temps, Rocinante devait sans doute se réjouir que ce ne soit pas en rose.

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Hm. Oui, je devrais avoir honte de fournir un chapitre aussi court (c'est le cas), mais sans Grise j'aurais certainement été incapable de l'écrire donc j'en profite pour la remercier, encore, toujours.

Oh, et si, par un miracle quelconque, vous êtes encore là :
Merci, vraiment.