Disclaimers : One Piece est toujours l'œuvre sublime de Goda. Control, c'est Halsey. Et le prompt, la bêta, la joie de vivre, toussa, c'est Grise.
Note : Et BONJOUR ! Oui, je suis vivante et cette histoire vit toujours aussi. Navrée d'avoir disparue ainsi. La vie. J'ai décidé d'essayer d'être moins maniaque et perfectionniste, histoire de pouvoir me motiver à reprendre l'écriture de l'histoire. J'espère que ça restera lisible ! ;) Merci encore à Grise, Misstykata, Sushi, Yoshirifi, Miss Macaronii et Aurore Heart pour vos reviews.
(La RàR guest ni-vue, ni connue)
Sushi ; Je ne sais pas si tu passeras par ici après… des années. Des années, j'ai honte d'avoir à écrire ça. J'espère pour toi que tu es quand même moins maladroite que Roci, parce que voilà. Faut pas tomber dans les latrines, c'est pas super agréable XD
WARNING : Fuyez pauvres fous !
Sur ce, bonne lecture !
Control
Partie 11
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Au fil des jours, l'ambiance devenait de plus en plus fiévreuse dans le quartier général de la Donquixote Family, mais cela ne surprenait pas Doflamingo. Cet état statique dans lequel ils s'étaient tous retrouvés de force usait leurs nerfs petit à petit et l'arrivée de deux nouvelles bouches à nourrir et à former n'avait pas arranger les choses. En effet, Doflamingo avait pu sentir une vague désapprobation lorsqu'il avait présenté les deux petites et avait annoncé qu'elles faisaient partie de la famille, même si personne n'avait osé le manifester à voix haute.
Pourtant, cela apportait un peu de distraction dans ce quotidien qui devenait particulièrement pénible et monotone. Ils avaient bien la main mise sur le port, l'île était devenue un repaire pour les contrebandiers qui avaient les moyens de payer le péage que Doflamingo avait imposé en s'y installant, mais ils ne pouvaient plus s'y balader en toute impunité comme ils le faisaient avant.
Si Doflamingo doutait que les habitants de la ville ne fasse quoi que ce soit contre eux ou cherchent à les dénoncer, il fallait se méfier des navires entrant dans le port. On n'était jamais à l'abri d'une escouade de marines déguisée en contrebandiers afin d'infiltrer le réseau pour mieux le faire sauter. À force de chasser des pirates, ils étaient devenus encore plus fourbes qu'eux. Il en avait la preuve tout près de lui. Trop près de lui.
Il y avait aussi le cas de Señor Pink, qui continuait chaque jour de se rendre à l'hôpital, au chevet de sa femme. Il n'y avait aucun changement concernant l'état végétatif de cette dernière et Doflamingo laissait l'homme profiter de sa présence le temps que ça durerait. Néanmoins, même s'il avait décidé de laisser couler pour le moment, sa patience s'érodait.
À la place, lassé de ne penser qu'à ces ingrats qui osaient lui tourner le dos ou oublier leurs priorités, Doflamingo suivait de près l'évolution des deux nouvelles.
Sugar, car tel serait son nom puisque sa sœur l'appelait ainsi et que Doflamingo n'avais ressenti ni l'envie ni le besoin de changer cela, était faible et elle n'était capable de rien pour le moment, mais Monet travaillait pour deux pour compenser l'inutilité de sa sœur.
Doflamingo plaçait déjà de grands espoirs en cette gamine. Il n'ignorait pas les dernières trahisons qui s'étaient manifestées dans la Family, mais il comptait sur elle malgré tout. Sa dévotion était évidente, et elle était si forte que Doflamingo avait dû la remettre en place.
Elle vivrait pour lui, obéirait à tous ses ordres, et cela passait par respecter les membres de sa famille. Il y avait une hiérarchie précise ici et aucune insubordination n'était tolérée, même s'ils leurs arrivaient d'être cruels entre eux.
L'hégémonie de la Donquixote Family devenait si grande qu'il était de plus en plus difficile de tomber des ennemis dignes de ce nom, et c'était encore pire aujourd'hui, puisqu'ils n'avaient plus d'ennemis du tout.
Supporter les vacheries de ses compagnons était une façon comme une autre de s'entraîner, de s'endurcir. Il suffisait de voir le ménage que Corazon avait fait ces dernières années en battant les enfants. Certes, cela avait été pour les chasser et les éloigner le plus possible de Spider Miles, mais Baby 5 et Buffalo avaient tenus le coup et ils étaient des pièces importantes dans son jeu.
Corazon... Doflamingo grimaça et il prit une nouvelle gorgée de sa bouteille pour laver de son esprit l'amertume du nom de code, du titre, des responsabilités et de la confiance qu'il avait accordé à Rocinante. C'était la première fois depuis qu'il avait interdit à Baby 5, ainsi qu'à tous les autres, d'utiliser ce nom de code pour désigner son frère qu'il pensait à lui de cette façon. C'était désagréable.
— Non ! tonna la voix de Lao G alors que le corps de Monet était éjecté contre le mur pour la énième fois en moins de dix minutes. Tu n'y mets pas assez d'énerGie ! Avec un G !
Doflamingo observa Monet se relever difficilement et elle porta sa main à son visage. Du sang commençait à couler le long de sa joue, le dernier coup de Lao G lui avait ouvert l'arcade sourcilière. À côté de lui, il sentit Sugar se tendre et serrer contre elle une corbeille de trucs à manger qu'elle grignotait au cours de la journée. Son estomac était bien trop fragile pour supporter un vrai repas pour le moment. Les premiers jours, elle s'était jetée sur la nourriture mais elle l'avait rapidement regretté à cause des douleurs d'estomac qu'elle avait dû endurer par la suite. Maintenant qu'elle avait compris que personne dans cette maison ne la laisserait jamais mourir de faim, elle mangeait avec beaucoup plus de prudence.
Il était aussi encore difficile de la séparer de sa sœur, alors elle observait tout ce que faisait Monet. Avec un peu de chance, elle en retirerait quelque chose d'utile pour la suite. La ténacité et le courage de sa grande sœur qui encaissait les coups sans émettre le moindre gémissement de douleur, sa détermination, son envie de devenir plus forte. Doflamingo l'observa avait replacé elle-même son épaule délogée pour pouvoir continuer l'entraînement avec un sourire satisfait. L'intransigeance de Lao G et sa discipline de fer, en particulier lorsque cela concernait l'apprentissage des arts martiaux, était quelque chose qui ne pourait jamais être remis en doute.
Le Jeune Maître n'avait pas besoin de poids mort. S'ils ne savaient pas se débrouiller seuls, obéir aux ordres des supérieurs, alors ils n'étaient pas dignes de faire partie de la Family.
Doflamingo ne trouvait rien à redire à cela. Et il ne resta pas plus longtemps, quittant la pièce en accordant un dernier regard à la petite qui s'amusait à planter ses doigts dans des grains de raisins, captivée.
Monet allait rapidement devenir un véritable atout, il pouvait déjà le sentir, mais qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire de cette petite tique ?
Doflamingo se rendit dans son bureau afin d'étudier quelques nouvelles cartes maritimes qui lui avait été rapporté par Gladius qui avait été faire un tour sur le port afin de s'assurer que tout était sous contrôle. Elles n'avaient peut-être rien de nouveau à leur apprendre, mais Doflamingo les étala une à une sur son bureau et les analysa malgré tout, les comparant avec celles qu'ils possédaient déjà. Parfois, un léger détail pouvait faire la différence, en particulier lorsqu'il s'agissait des courants. C'étaient des informations précieuses quand on était pourchassé de près par la Marine.
Au bout d'un certain moment, Doflamingo attrapa le récepteur de son Den Den Mushi roupillant sur son bureau et passa un coup de fil pour que Jora le rejoigne.
L'art de Jora était unique en son genre et cela ressemblait rarement à quelque chose aux yeux du monde, mais ce n'était pas parce que ses toiles n'étaient que des amas de couleurs difformes qui n'avaient un sens que pour elle qu'elle n'était pas capable d'être d'une précision impeccable lorsqu'elle tenait une plume en main, bien au contraire.
Le traçage de cartes n'était pas le domaine où elle excellait, mais au fil des années et quelques ratés, c'était les siennes qui étaient les plus fiables en mer en dehors des cartes officielles subtilisées au Gouvernement Mondial.
Dès que qu'elle fut présente, Jora se mit au travail en suivant les indications de Doflamingo et, ainsi, ils mirent à jour quelques cartes jusqu'à ce que l'heure du dîner ne leur soit annoncée.
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Monet était ressortie de son entraînement dans un état lamentable, ce que Diamante et Trebol lui faisaient remarquer avec de grands éclats de rire moqueurs. Elle n'eut aucune réaction, se contentant de manger d'une main alors que son autre bras, celui où son épaule s'était déboîtée, était retenu dans une écharpe. Des hématomes bleuissaient déjà sur son visage et on pouvait facilement imaginer que c'était la même chose sur le reste de son corps.
Buffalo et Machvise suivaient le courant en dévorant d'énormes parts de pizza, Jora réprimandait Dellinger qui avait confondu sa main avec un bout de viande tandis que les autres se contentaient de manger en suivant la conversation même si Sugar observait d'un œil mauvais ceux qui s'en prenait à sa sœur pour se distraire.
Señor Pink, quant à lui, n'était tout simplement pas avec eux, une fois de plus. Il était là, physiquement, mais ses pensées et son esprit étaient restés près de sa femme. Son visage était plus creusé et des poches se dessinaient sous ses yeux, cette vision irritait Doflamingo au plus au point.
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Plus tard dans la soirée, alors que la nuit était complètement tombée depuis un petit moment, Doflamingo se rendit sur le toit de la grande maison et pris son envol. En quelques secondes, il était déjà au milieu des nuages et il contempla l'île sous ses pieds. D'ici, elle avait l'air si minuscule, à peine plus grande qu'un insecte. Cela fit rire Doflamingo.
Souvent, il ressentait le besoin de se dégourdir les jambes, d'être complètement seul, coupé du monde. Alors, pour ne pas se faire remarquer, il attendait que la nuit tombe et il filait dans le ciel pour s'entraîner à voler, toujours plus vite, toujours plus haut.
Doflamingo était puissant, il était même sans conteste le pirate le plus puissant de North Blue, mais il visait plus haut que cette mer misérable. Bien plus haut, il visait Grand Line, le monde tout entier.
Doflamingo était un Dieu et, bientôt, il serait Roi. Un Roi parmi les rois.
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Lorsque Doflamingo rentra, il passa directement par la porte de sa chambre où il retira ses vêtements trempés à force d'avoir volé à travers les nuages. Dans le silence de la nuit, ils craquelèrent à cause de la givre qui s'était formée par endroit. Puis, il se rendit dans la salle de bains pour prendre une douche afin de se réchauffer et de détendre ses muscles.
Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres quand il se glissa sous les jets d'eau brûlante qui tombèrent sur sa peau rougie par le froid. Doflamingo ne le ressentait pas particulièrement, mais ses membres avaient commencé à s'engourdir à mesure qu'il virevoltait dans les airs. Il laissa l'eau couler un moment, les yeux clos, alors que son corps retrouvait peu à peu son état normal. Cela arriva rapidement, nettement plus rapidement que des années auparavant. Doflamingo n'avait que peu de souvenirs de la première fois où il s'était aventuré dans les airs. Il savait juste qu'il était monté trop haut, que son nez s'était mis à saigner, que ses membres refusaient de lui obéir et que cela avait été la seule fois où il s'était trouvé en contact direct avec le pouvoir de Trebol, lui permettant de regagner le sol en un seul morceau. D'après ses exécutifs, il avait également été pris de convulsions, mais cela, Doflamingo ne s'en rappelait pas. Après cette mésaventure, Doflamingo avait été plus prudent, procédant par étape afin d'habituer son corps au changement d'altitude.
Aujourd'hui, il était capable de le faire sans fournir trop d'effort et d'y rester sur une longue durée avant de vraiment entamer son endurance. Ce que Doflamingo essayait toujours de faire quand il en avait l'occasion. Il évitait de trop pousser, car il devait être prêt à toutes éventualités et être capable de se battre en déployant toute sa puissance, mais il le faisait quand même. Juste assez pour être capable de plus à chaque fois. Pour le moment, c'était la seule forme d'entraînement un brin efficace pour lui, où le manque d'oxygène poussait son corps à fournir plus d'effort que sur la terre ferme.
Doflamingo prit son temps pour se laver, ignorant les nouveaux tiraillements causés par les fils de Rocinante et, quand il sortit, il se sécha sommairement avant d'enfiler un pantalon afin d'aller se mettre au lit. Cependant, il ne s'était pas complètement allongé quand il sentit Pica arriver rapide comme une flèche à travers le mur et la moitié de son corps sortit sans prévenir de la pierre.
— Doffy ! cria-t-il, sa voix suraiguë faisant trembler les fenêtres et réveillant certainement tout le bâtiment.
L'homme-pierre n'eut pas besoin d'ajouter de détails que Doflamingo traversait déjà les couloirs en courant et son pied défonça la porte de la chambre de Rocinante. Pica malgré son pouvoir, ne s'était jamais permis de s'introduire là où Doflamingo ne l'avait pas explicitement invité. En particulier dans sa chambre quand il rentrait de ses petites escapades célestes. Sans parler de l'urgence dans sa voix, qui avait été encore plus perçante que d'habitude et, en y portant son attention moins d'une fraction de seconde, il avait vu ce changement soudain dans l'aura de son frère qui l'avait convaincu qu'il devait s'y rendre dans l'instant, que quelque chose n'allait pas.
Et c'était peu dire. Cet idiot.
Comme Doflamingo l'avait soupçonné ces dernières semaines, Rocinante simulait. Cette petite enflure avait repris plus de force qu'il n'avait voulu le montrer et il était bien plus rapide et agile qu'il ne le laissait croire.
Assez pour réussir à se pendre.
Il allait le tuer.
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Merci d'avoir lu !
J'espère que cette nouvelle partie vous a plu même si après Monet... Ah ah ah !
Enfin, j'ai quand même donné le Haki de l'Observation à Roci ! (Il lui fallait bien quelque chose pour survivre, ce pauvre petit.)
Bref, comme toujours, j'ai hâte d'avoir tous vos avis, je les bichonne tous comme il se doit ! (Et je ne mords pas, promis !)
