Bonjour à tous !
Alors, dans le premier chapitre, j'ai dit que je ne temporaliserais pas l'action avec un passage dans le manga (ou pour être plus précis dans le premier animé), mais bien évidemment, vous l'aurez deviné, ça se passe après la mutation de Roy à Central et le décès de Maes. Quand je dis que je ne temporaliserais pas, je voulais dire que je ne parlerais pas de mission précise qui se passe à un moment précis dans le manga. Voilouuu.
En tout cas, j'ai vraiment adoré vos premiers commentaires sur cette histoire ! J'espère vraiment qu'elle vous plaira ! Merci à Musing-and-Music, Sow'mama, Hachiko972, LénaFMA, L'atelier des chats, Luciole et Todorotwix pour vos commentaires, merci à lxouisoppa et Hachiko972 pour l'ajout de cette histoire à votre liste d'histoires favorites et suivies et merci à Todorotwix pour l'ajout à ta liste de suivis. Je suis contente de voir votre enthousiasme avec cette histoire *émoji qui sourit de toutes ses dents*.
Pour ce chapitre, je me suis imprégnée du chapitre cinq et du début du neuf du roman de Colleen Hoover.
Bonne Lecture.
Sei.
Ugly Love.
Chapitre 2: Recommençons à zéro.
- Bonjour Mademoiselle Riza !
- Bonjour Monsieur Bennet ! Comment allez-vous aujourd'hui !?
Depuis son emménagement dans l'immeuble, quelques semaines plus tôt, Riza était devenue très proche du vieil homme qui appelait l'ascenseur. Ils avaient fait plus ample connaissance aux fils des jours et il était devenu un véritable repère pour elle qui était nouvelle dans la ville. Elle était très heureuse de s'en être fait un ami.
Plutôt que de monter directement pour rentrer chez elle, elle s'installa un instant auprès du lui sur le banc jouxtant les portes de l'ascenseur.
- Oh, vous savez à mon âge, toujours les articulations qui me font souffrir, mais je ne me laisse pas abattre ! Et puis, ne vous ai-je pas déjà dit de m'appeler Gustave !?
Riza lui sourit. Il avait toujours une bonne humeur et une joie de vivre débordante. Elle l'appréciait beaucoup, mais il lui était impossible de l'appeler par son prénom. Ce serait comme si elle appeler son propre grand-père par son prénom, ce serait trop bizarre.
- Et comment se portent le lieutenant Havoc et le Colonel Mustang ? Renchérit-il.
- Oh, je suppose qu'ils vont bien !
Riza ne les voyait pas beaucoup. La semaine suivant son arrivée, elle avait trouvé un travail à l'hôpital et depuis, son emploi de temps était surbooké. Quand elle n'était pas à l'hôpital ou à ses cours de spécialisation sur la science des automails en médecine, elle révisait sur ce sujet. Il y avait tellement de choses à apprendre qu'elle n'avait plus une minute pour elle. Ce qui n'était pas plus mal car Jean n'était pas souvent là non plus, ce qui lui évitait de se sentir trop seule, mais qui lui permettait d'avoir le calme dont elle avait besoin pour étudier.
Concernant le Colonel Mustang, depuis son arrivée, elle ne l'avait plus revu. Était-ce parce qu'il la fuyait !? Elle n'en avait aucune idée. Elle n'avait pas réussi à se sortir le regard qu'il lui avait lancé quand elle avait proposé de recommencer à zéro lorsqu'ils se reverraient. Mais ils ne s'étaient jamais revus…
- Vous rentrez bien tôt aujourd'hui ? Notifia le vieil homme en regardant sa montre.
- Oh c'est parce que j'ai un examen demain et je me suis arrangée avec l'hôpital pour avoir ma soirée de libre pour réviser.
- En voilà une jeune femme bien consciencieuse.
Riza accentua son sourire, puis laissa Monsieur Bennet pour rentrer chez elle, mais qu'elle surprise n'eut-elle pas quand elle aperçut tout ce petit monde présent dans le séjour.
- Coucou petite sœur ! Tu rentres bien tôt aujourd'hui ! S'exclama Jean surpris de la voir sur le pas de la porte alors qu'il ressortait de la cuisine avec une bouteille de bière qu'il tendit à un rouquin assez corpulent.
- Euh oui… J'ai examen demain matin, il faut que je révise ! Répondit-elle en fixant un par un les inconnus qui lui faisait face.
Elle reconnut directement Roy Mustang, qui lui lança un sourire qui la décontenança un peu trop. Pourquoi se sentait-elle aussi mal à l'aise en sa présence !? Était-ce à cause de leur première rencontre un peu chaotique !? Riza ne préféra pas s'attarder sur lui et se concentra plutôt sur les nouveaux visages qui lui apparaissait. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'il s'agissait des collègues de son frère, bien qu'elle ne les ait jamais rencontrés, il lui avait déjà parlé d'eux. D'ailleurs, il fit aussitôt les présentations.
- Et bien, je pensais que tu ne nous présenterais jamais ta petite sœur ! Se moqua le rouquin à l'intention de Jean avant de boire une longue gorgée de bière tout en ne quittant pas Riza du regard. À chaque fois qu'on vient ici, elle n'est jamais présente, comme si tu t'arrangeais pour que ce soit fait exprès ! Renchérit-il cette fois-ci à en regardant le fumeur.
Jean se gratta l'arrière du crâne en riant bêtement, et Riza comprit qu'en réalité, s'était vraiment voulu. Voilà pourquoi elle n'était jamais tombée nez à nez avec ses collègues. En grand frère protecteur, il voulait la cacher. Ça ne l'étonnait même pas. Après, sans vouloir vexer son frère, les membres de son équipe ne l'intéressait pas le moins du monde. Vato Falman semblait trop ennuyeux… Quoique, si elle avait le moindre souci dans ses révisions, elle était certaine qu'il pourrait l'aider à résoudre ses problèmes. Heymans Breda était trop plein de vie et bruyant pour elle qui était plutôt du genre discrète et silencieuse. Kain Fuery était trop jeune, elle aurait plutôt envie de le protéger un peu comme son frère le faisait avec elle. Il n'y avait que Roy Mustang qui restait un mystère pour elle… Toujours à cause de cette première rencontre… Mais bon, n'avait-elle pas elle-même dit qu'elle souhaitait repartir de zéro ? Comme si leur première rencontre n'avait jamais eu lieu !?
- Je suis désolé Riza, je pensais que tu ne rentrerais pas avant plusieurs heures ! S'exclama Jean en voyant que sa sœur n'avait toujours pas bougé de l'entrée et qu'elle avait salué ses collègues de loin, comme si elle se sentait une intruse dans cette soirée dans laquelle elle débarquait.
Mais après tout, n'était-ce pas ce qu'elle était ? Un intrus à leur routine !? Ils semblaient sur le point de jouer aux cartes, en tout cas, la table avait été préparée pour l'occasion. Mais aucune partie ne semblait avoir débutée, cela voulait dire qu'ils venaient d'arriver.
Riza soupira, après tout, elle ne pouvait pas en vouloir à son frère. Habituellement, le jeudi soir, elle était de garde pour la nuit à l'hôpital. Mais là, elle avait demandé à changer son emploi du temps pour pouvoir réviser pour son examen du lendemain. Mais comment allait-elle réviser avec tout le raffut que Jean et ses collègues allaient sans aucun doute faire !?
- Tu ne pouvais pas savoir ! Répondit-elle avec un sourire triste. Et exceptionnellement vous ne pouvez pas faire ça autre part !?
Elle n'aimait pas trop l'idée de mettre son frère à la porte de son propre appartement, mais elle avait vraiment besoin de calme pour réviser. C'était un examen important, et elle ne voulait pas le rater.
- Malheureusement non… Répondit son frère avec un regard vraiment désolé. Les autres vivent à la caserne et c'est beaucoup moins convivial !
Riza approuva, dépitée à l'idée de l'évolution de la soirée quand son regard tomba sur le supérieur de son frère. Ne vivait-il pas juste en face de chez eux ?
- Pourquoi n'allez-vous pas chez ton supérieur !?
- Impossible… Breda a une peur bleue d'Hayate ! Rétorqua-t-il en désignant le rouquin de la main.
- Je n'ai pas une peur bleue ! S'offusqua ce dernier. Je suis allergique au poil de chien nuance !
Le Colonel avait un chien !? Elle n'était même pas au courant… Quoique, elle se souvenait que son frère lui avait demandé où était Hayate le lendemain matin de son arrivée. Elle n'avait pas compris qu'il parlait d'un chien. Elle n'avait tout simplement pas compris de qui ils parlaient en fait. Enfin, maintenant elle savait qu'Hayate était un chien ! Petit à petit elle trouvait un sens à ses interrogations.
- Mais j'y pense, reprit soudainement Jean en se frappant le front avec la paume de sa main. Et si toi tu allais réviser chez le Colonel !?
Riza écarquilla les yeux. Son frère était-il vraiment sérieux !? Comment pouvait-il envoyer sa petite sœur adorée dans l'appartement d'un autre homme !? De son propre supérieur de surcroît !
- Je ne voudrais pas envahir l'espace personnel de Monsieur Mustang ! S'exclama-t-elle en lançant un regard vers l'alchimiste.
- Colonel !? S'enquit Jean en posant à son tour son regard sur son supérieur.
- Pas de soucis ! Répondit-il simplement avec un hochement de tête avant de sortir les clés de son appartement de sa poche qu'il tend à Riza. Hayate vous reniflera peut-être en entrant, mais comme vous avez l'odeur de votre frère sur vous, il ne vous attaquera pas.
Riza ne bougea toujours pas, se demandant intérieurement si elle devait vraiment faire ça. Aller réviser chez le supérieur de son frère. N'était-ce pas un peu bizarre ? En tout cas, pour l'instant, c'était elle qui semblait bizarre à jouer les statues de cire devant la porte d'entrée de l'appartement de son frère. Se ressaisissant, elle s'empara du trousseau de clé en marmonnant un bref merci puis s'excusa en disant qu'elle allait récupérer ses révisions dans sa chambre et prendre une douche avant.
Lorsqu'elle en ressortit une trentaine de minutes plus tard, douchée et vêtue de vêtements plus décontractant que sa tenue d'hôpital, elle retourna dans le séjour pour quitter l'appartement de son frère et se rendre dans celui du Général Mustang. Les garçons étaient en train de manger des pizzas qu'ils avaient commandées et avaient entamé leur partie de carte.
- Ça va aller !? Demanda Jean alors qu'elle s'apprêtait à partir. Tu n'as pas encore mangé je suppose !? Tu veux qu'on te commande quelque chose !? Renchérit-il en désignant les cartons de pizzas.
- Non, ne t'embêtes pas, je grignoterais quelque chose en rentrant tout à l'heure ! Lui répondit-elle en souriant, ses livres sous le bras maintenu par l'une de ses mains tandis que l'autre tenait la poignée.
- Sinon, servez-vous dans la cuisine ! S'exclama Roy en posant ses yeux onyx sur elle.
- Je ne me permettrais pas ! S'esclaffa-t-elle mal à l'aise en détournant la tête, reportant subitement son attention sur Jean.
Pourquoi n'arrivait-elle pas à soutenir son regard ?
- Oh, ne vous gênez pas ! Reprit-il avec un petit sourire en coin. Après tout, ce n'est pas comme si je me gênais ici !
- Pas faux ! S'exclama Jean en fronçant les sourcils. Riza, tu peux dévaliser son frigo ! Fais comme chez toi !
Autour de la table, les collègues de Jean se mirent à rire, mais Riza se contenta de hocher simplement la tête, toujours aussi gênée. Elle s'empressa de quitter l'appartement, ne se sentant plus à sa place.
Une fois sur le palier, elle fixa l'appartement 84 un instant. Bizarrement, elle appréhendait de rentrer dans le sanctuaire du Colonel Mustang. Elle n'était pas stupide et connaissait la réputation qui le précédait. C'était un homme à femmes ! Son frère se plaignait d'ailleurs souvent qu'il se faisait toujours voler ses petites amies par son supérieur. Était-elle prête à entrer dans son univers !? Combien de femmes avant elle avait pénétré le pas de sa porte !? Et puis, pourquoi Riza se posait-elle cette question !? Qu'est-ce qu'elle en avait à faire après tout !?
Prenant son courage à deux mains et après avoir pris une longue inspiration, Riza finit par capituler. Dans l'appartement 82, tout le monde se poserait des questions si elle revenait… Et elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle sous prétexte qu'elle ne voulait pas entrer dans l'appartement du coureur de jupon Roy Mustang ! Elle aurait pu descendre voir Monsieur Bennet, mais en faisant ça, elle risquerait de passer plus de temps à discuter avec le vieux Monsieur qu'à étudier. Alors, décidée, elle inséra la clé dans la serrure et pénétra dans l'antre de l'alchimiste.
Elle fut directement accueillie par une boule de poil noire et blanche qui vint à sa rencontre. Lorsque son regard canin croisa les yeux noisette de la blonde, Hayate se figea et dévisagea l'intruse qui pénétrait dans la maison de son maître.
- Bonjour Hayate ! S'exclama doucement Riza pour ne pas l'effrayer.
Elle tendit sa main en signe de paix pour qu'il puisse la sentir et s'assurer qu'elle ne lui voulait aucun mal. Il s'exécuta d'abord craintive, puis très vite, il lui lâcha la main et dans un sourire, elle lui grattouilla derrière les oreilles.
- Tu sais que tu es beau toi !? Bredouilla-t-elle à l'intention du chien en accentuant ses chatouilles.
Fin heureux, le petit chien se roula sur le dos pour savourer comme il se doit les grattouilles que Riza lui faisait sur le ventre.
- Si vous continuez comme ça, il va vous adopter !
Riza sursauta et se releva. Elle ne s'était pas rendue compte que le colonel était apparu dans son appartement. À vrai dire, elle ne s'était pas attendue à le voir surgir de la sorte.
Hayate, alla à la rencontre de son maître en remuant la queue, tout content. Roy se pencha pour lui tapoter la tête avec un sourire amusé.
- Excusez-moi, s'exclama Riza confuse.
Elle ne savait même pas de quoi elle s'excusait... Elle avait l'impression d'avoir fauté de s'être faite surprendre à caresser le petit chien. Pourtant, elle n'avait rien fait de mal.
- Ne vous excusez pas, répondit-il avec un sourire charmeur qui la déstabilisa.
Pourquoi était-elle aussi déstabilisée par la présence de l'alchimiste !? Il dégageait quelque chose qui ne la laissait pas indifférente… Faisait-il le même effet à toutes les femmes !? Se sentant rougir d'observer ainsi à la dérobée le supérieur de son frère en train de caresser son chien, Riza porta son attention à l'aménagement de l'appartement. Il ressemblait en agencement à celui de son frère, mais tout était inversé. Par contre, il était beaucoup plus vide que celui de Jean. Les murs étaient blancs. Aucuns tableaux n'y étaient accrochés. Un canapé avec table basse devant la cheminée, une table et ses chaises et un buffet composaient simplement le séjour… Sur le buffet, deux photos habillaient sa surface. L'une montrait son équipe et elle pouvait apercevoir son frère avec un grand sourire dessus et l'autre était plus ancienne, le Colonel semblait plus jeune dessus. Il était en compagnie d'un autre homme qu'elle ne connaissait pas.
Elle réalisait que la vie de l'alchimiste semblait bien triste. Il n'y avait aucune touche de féminité dans ces lieux. Pas que ce soit étrange, puisqu'avant son arrivée à Central, il n'y en avait absolument pas dans celui de son frère, mais pour un homme à femmes, elle aurait pensé qu'il avait un antre beaucoup plus accueillant et chaleureux. Un endroit qui aiderait à se sentir à son aise. Tout le contraire de ce qu'elle avait sous les yeux.
- Il y a un souci !? Demanda Roy en fixant Riza, depuis l'entrée de son appartement.
C'était comme s'il n'osait même pas entrer chez lui.
- C'est… C'est vide, bredouilla Riza étonnée en se tournant vers l'alchimiste.
- Vide !? S'exclama Roy en fronçant les sourcils.
- En connaissant la réputation de l'alchimiste de flamme, je m'attendais à un endroit plus « chaleureux », s'exclama-t-elle en mimant les guillemets sur le mot chaleureux pour contraster avec l'emploi de son titre alchimique.
L'alchimiste ne put réprimer un sourire face à sa réflexion. Il survola vite fait la décoration de son propre intérieur avant de reporter son regard sur Riza.
- Ma réputation ? S'exclama-t-il alors en fronçant un peu plus les sourcils.
Riza se sentit rougir à cette remarque. Elle était sûre qu'il avait compris ce qu'elle avait voulu dire et qu'il disait ça juste pour la gêner.
- Vous savez où je veux en venir… Bredouilla-t-elle totalement gênée en évitant de le fixer droit dans les yeux et en concentrant son regard plutôt sur son front pour garder contenance.
Elle savait que si son regard captait celui du Colonel, elle rougirait.
- Non, absolument pas. Pouvez-vous être plus précise !?
Bien qu'elle ne le regardait pas directement dans les yeux, elle avait un aperçu global de son visage et n'avait pas raté le sourire en coin qui s'était doucement étiré sur ses lèvres. Il avait les bras croisés et l'observait, amusé.
Riza leva les yeux au ciel et se mordit la lèvre inférieure avant de répondre, se sentant complètement stupide.
- Vous savez, votre réputation d'homme à femmes !
- Ma réputation d'homme à femmes !? S'exclama Roy incrédule avant d'éclater de rire.
La petite sœur de Jean sentit son cœur rater un battement à l'entente de ce bruit merveilleux. Le rire de Roy était en train de la faire fondre et elle sentit ses joues se colorer maladroitement. C'était le plus beau son qu'elle n'avait jamais entendue de toute sa vie. Elle aurait pu en tomber amoureuse. C'était tellement bizarre et tellement gênant à la fois. À cet instant, elle aurait voulu disparaître dans un trou de souris.
- Il ne faut pas croire tout ce qui se dit sur moi ! Reprit-il en essayant de retrouver son sérieux.
- Pourquoi êtes-vous là ? Demanda Riza en changeant de sujet.
Elle s'était assez ridiculisée devant le supérieur de son frère. Comme s'il avait cherché à se venger de leur première rencontre, quand elle avait eu le dessus sur lui. Ce soir, elle lui mangeait dans la main, et elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait pas laisser un homme prendre le contrôle de sa répartie, et encore moins le contrôle de ses émotions.
Roy, semblant réaliser le pourquoi de sa présence dans son appartement, reprit enfin son sérieux.
- Je venais juste vous informer que normalement la soirée devrait se terminer d'ici deux bonnes heures.
- Oh, d'accord ! Merci, souffla simplement Riza.
Ils restèrent un instant silencieux, face à face. Riza n'osait pas s'installer dans l'appartement de l'alchimiste tandis qu'il l'observait et ce dernier ne semblait pas réussir à prendre congés de la sœur de son subalterne.
- Riza ? Demanda-t-il finalement en brisant le silence.
- Oui !? Bafouilla celle-ci, ne sachant pas pourquoi le Colonel s'adressait à elle.
- J'espère que votre proposition de repartir de zéro tient toujours !?
Elle rêvait où l'alchimiste rougissait !? Riza n'en croyait pas ses yeux. Elle devait être en train d'halluciner. Après tout, il commençait à faire de plus en plus sombre au fur et à mesure que le soleil se couchait à l'extérieur. La pénombre lui accordait le bénéfice du doute.
- Évidemment, s'entendit-elle répondre sans s'en rendre compte.
De toute façon, que pouvait-elle dire !? C'était elle qui avait proposé cette solution à l'alchimiste, elle ne pouvait pas revenir sur sa parole, elle perdrait tout son sérieux aux yeux du militaire et même si en temps normal, elle s'en fichait de la façon dont les gens pouvaient la voir, ici, elle ne voulait pas baiser dans l'estime de cet homme.
Devant elle, Roy retrouva de sa superbe et s'approcha d'elle avec un sourire charmeur.
- Enchanté alors, je suis l'alchimiste d'état et Colonel Roy Mustang !
Riza le regarda en deux fois. Il était vraiment sérieux !? Il voulait tout reprendre à zéro là, maintenant, tout de suite !? Enfin, après tout, pourquoi pas !
- Riza Hawkeye, infirmière à ses heures perdues et étudiante en spécialisation de la science des automails en médecine, S.A.M. en abrégé ! S'exclama Riza en lui tendant la main en retour.
L'alchimiste saisit sa main avec la sienne et la leva jusqu'à ses lèvres pour la baiser délicatement. Bien que surprise, Riza se laissa faire et en prime, elle ne rougit pas. En vérité, elle était surtout complètement estomaquée par ce changement d'attitude. Et comme s'il avait senti son trouble. L'alchimiste la lâcha et rouvrit la porte d'entrée.
- Révisez bien mademoiselle Hawkeye ! S'exclama-t-il avant de disparaître derrière la porte et de laisser une Riza complètement pantoise dans son séjour.
oOo
Après le départ de l'alchimiste, Riza avait réussi, elle ne savait pas trop comment, à retrouver son sérieux et avait décidé de se focaliser sur ses révisions et rien d'autre. Cela fonctionna plutôt bien car jusqu'à présent, rien ne l'avait détourné de ses bouquins. Elle ne se rendit même pas compte de l'heure qui tournait et Hayate, qui avait compris qu'il n'aurait plus de grattouilles, s'était simplement allongé à ses pieds, veillant sur elle. En fait, ce fut le retour de Roy Mustang et de son frère dans l'appartement qui la ramenèrent à la réalité.
- Il est si tard que ça !? S'exclama Riza en regardant sa montre surprise.
- Oui, les gars sont partis, répond Jean en souriant tout en venant s'appuyer sur la table de son supérieur. Tes révisions se sont bien passées !?
- Oui, super !
Riza rendit son sourire à son frère puis s'étira. Elle n'avait pas vu qu'Hayate était parti à la rencontre de son maître. Apparemment le petit chien réclamait pour sortir. Elle le comprenait parfaitement, à être restée assise dans la même position toute la soirée, elle rêvait de se dégourdir les jambes. Mais son frère ne la laisserait jamais sortir seule dans la rue à cette heure-ci… Sauf si !?
- Si tu veux tu peux venir finir tes révisions à l'appartement… Commença Jean avant de se faire couper la parole.
- En fait, j'aimerais faire une pause et prendre l'air… S'exclama Riza innocemment.
- Quoi !? Riza, c'est hors de question que tu sortes seule à cette heure-ci !
Elle savait parfaitement que son frère allait réagir ainsi… Pourtant, il lui était déjà arrivée de rentrer à cette heure-ci de son poste à l'hôpital… Enfin, c'était différent, pour ne pas inquiéter son frère, elle rentrait en taxi… Mais bon, il allait bien falloir qu'il se fasse à l'idée ! Quand elle aurait assez économisé pour se prendre son propre logement, elle ne comptait pas rendre des comptes à son frère sur ses faits et gestes. Après tout, elle avait vingt-six ans, ce n'était plus une petite fille.
- Et si j'accompagne Monsieur Mustang promener Hayate, tu me laisserais y aller !? Renchérit-elle encore plus innocemment.
Jean scruta le visage de sa sœur un instant, puis celui de supérieur dont les sourcils s'étaient froncés depuis l'entente de son nom dans la conversation.
Les deux hommes eurent une espèce de conversation silencieuse que Riza ne comprit pas et qui sembla durer une éternité à ses yeux. Elle avait l'impression qu'ils avaient oublié son existence jusqu'à ce que son frère se tourne de nouveau vers elle en capitulant.
- D'accord, dans ce cas-là, je ne vois pas de raison de refuser ! S'exclama-t-il simplement.
Ils sortirent donc tous les quatre de l'appartement et Jean retourna dans son propre appartement tandis que les trois autres se dirigèrent vers l'ascenseur. Les deux adultes restèrent silencieux dans l'ascenseur et Riza garda son regard fixé sur Hayate pour éviter de croiser les prunelles de l'alchimiste.
Le hall d'entrée était calme, Riza n'était pas surprise d'y retrouver Monsieur Bennet, à demi somnolant sur son banc. Il était du genre à se coucher tard. Un jour, il lui avait dit qu'il était plus intéressant de regarder les gens revenir du travail ou de leur soirée, que de les regarder partir travailler le matin. Du coup, il prenait son poste aux alentours de midi et le quittait que très tard dans la nuit.
- Bonsoir Monsieur Bennet !
- Mademoiselle Riza ! S'exclama-t-il en sursautant. Est-ce une heure décente pour sortir la veille d'un examen ? Les rues ne sont pas sûres à cette heure-ci, appuya-t-il avec un regard sévère.
- Je fais juste une petite pause ! J'accompagne Monsieur Mustang promener son chien, je ne risque rien, expliqua-t-elle en souriant poliment.
- Colonel Mustang ! Articula le vieil homme en se redressant droitement comme s'il venait de réaliser la présence masculine qui l'accompagnait.
- Gustave ! Répondit Roy en le saluant en retour d'un signe de tête.
Le vieil homme les observa sans un mot tandis qu'ils passaient devant lui pour sortir.
- Bonne promenade dans ce cas, finit-il par renchérir en les regardant disparaître dans la rue.
L'air frais fit du bien à Riza. Cela la réveilla. Central City avait un aspect différent la nuit, mais elle trouvait cela agréable. Ou alors, était-ce le fait de se balader en compagnie du Colonel Mustang qui rendait tout cela agréable !? Riza ne savait pas trop… Elle ne s'expliquait pas elle-même pourquoi elle se mettait dans des états contradictoires lorsqu'elle se trouvait à proximité du supérieur de son frère. Était-ce parce qu'il s'agissait du supérieur de son frère !? Si seulement elle avait un semblant de réponse qui pourrait l'aider…
- Comment trouvez-vous Central ? Demanda Roy en tentant de faire la conversation.
- Difficile à dire, je n'ai pas vraiment eu le temps de faire du tourisme, je travaille beaucoup, expliqua-t-elle en observant les alentours. Mais bon, c'est très différent de New Optain ! Beaucoup plus grand… Beaucoup trop grand !
Riza poussa un soupir en levant les yeux au ciel. Ici les bâtiments étaient tellement larges et tellement hauts qu'il était impossible d'apprécier la vue des étoiles.
- Je suis d'accord, Central est trop grande, répondit Roy en levant à son tour son regard vers les cieux. Je me sentais plus chez moi à East City qu'ici.
- Pourquoi êtes-vous venu ici alors !?
Riza quitta le ciel de yeux pour poser un regard interrogateur vers l'alchimiste dont le regard était perdu dans la contemplation de cette petite parcelle de nuit que laissaient entrevoir les immeubles.
Elle savait qu'avant il était en poste à East City puisque son frère avait déménagé à la Capitale parce qu'il avait été muté en même temps que son supérieur. Mais s'il ne voulait pas quitter l'Est, pourquoi l'avait-il fait !? Est-ce que cela avait un rapport avec ce Maes dont il avait hoqueté le prénom à travers ses sanglots le jour de son arrivée en ville !? Elle aurait bien voulu lui poser la question, mais ils avaient décidé de faire comme si ce jour n'avait jamais existé. Du coup, il lui était désormais impossible de revenir sur le sujet. Elle devrait vivre avec ce mystère.
- Le meilleur moyen d'atteindre mon objectif est de me faufiler dans la cour des grands !
Il avait dit cela en haussant les épaules, comme si l'information était sans importance. L'objectif de Roy Mustang, devenir Généralissime. Ce n'était un secret pour personne. Mais était-ce réellement cela !? Le Colonel lui avait dit un peu plus tôt dans la soirée qu'il ne fallait pas croire tout ce qu'on disait sur lui. Du coup, cela remettait en question toutes les informations qu'elle avait sur lui.
Riza ne répondit pas et ils poursuivirent leur balade en silence. Mais ce n'était pas un silence pesant, plutôt agréable. Tous les deux apprécièrent le silence de l'autre et s'imprégnèrent plutôt du calme de la nuit. Riza ne se rendit même pas compte que la balade touchait à sa fin lorsqu'ils arrivèrent de nouveau au pied de leur immeuble.
Ils pénétrèrent dans le hall toujours en silence et Riza se rendit compte que Monsieur Bennet n'était plus là. Il avait dû aller se coucher plus tôt ce soir. À moins qu'il ne soit parti aux toilettes !? Enfin bref, elle ne chercha pas à comprendre et remonta jusqu'à son étage en silence. Elle avait laissé ses livres chez le Colonel ce qui voulait dire qu'il fallait qu'elle retourne chez lui les récupérer avant de rentrer chez son frère.
- Vous voulez boire quelque chose !? Proposa Roy après avoir détaché Hayate.
Riza ne sut pas quoi répondre et se contenta donc simplement d'hocher la tête… Pourquoi acceptait-elle !? Elle ne faisait que retarder l'échéance de ses révisions, en plus, elle aurait pu boire chez elle… Elle réalisait, qu'elle n'avait rien bu ni rien avalée de la soirée… Mais cela ne la perturba pas, elle avait l'estomac noué et n'aurait pu rien avaler de toute façon.
- Jus d'orange ça vous va !? Votre frère me tuerait si je vous faisais boire de l'alcool !
Riza lâcha un sourire à cette remarque. Certes, Jean l'aurait mal pris, mais de toute façon, elle n'était pas une très grande consommatrice d'alcool et elle n'était pas du genre à boire en semaine et encore moins la veille d'un examen important.
Elle but son verre en silence, debout, appuyée contre le comptoir de la cuisine et Roy faisait de même, appuyé sur le bord de l'évier.
- Je devrais peut-être y aller… Murmura Riza en brisant le silence.
Celui-là était devenu plus pesant que celui de l'extérieur, limite anxiogène. Peut-être parce qu'elle était imprégnée par l'environnement du militaire contrairement à l'air frais de la rue. Elle se sentait le besoin de mettre le plus de distance possible entre elle et Roy Mustang. Surtout lorsque son regard croisa celui remplit de désir de l'alchimiste.
Elle lui plaisait… Voilà ce qu'elle comprenait… Et ça lui faisait peur ! Oui, elle avait peur… Qui l'aurait cru !? Pourtant, elle savait bien que cet homme ne pouvait pas lui faire de mal, il connaissait son frère et se doutait des conséquences s'il lui brisait le cœur. Des fois, elle en voulait à son frère d'être trop protecteur envers elle, mais elle l'en remerciait aussi grandement pour cela. Parce qu'elle savait qu'en s'interposant entre les garçons et elle, il lui avait évité beaucoup de peine de cœur inutile. Si seulement il l'avait fait avec John !
Elle avait été stupide, elle lui avait caché la présence de ce petit copain pendant des mois… Parce qu'elle avait voulu vivre sa vie sans qu'il s'en mêle… Résultats !? Après deux ans de relation, elle avait appris qu'il lui faisait cocu et pire, qu'il avait mis une autre fille enceinte… Elle avait tout donné à ce garçon. Jusqu'à son innocence ! Elle avait été tellement blessée et humiliée que depuis, elle se refusait à avoir la moindre relation… Et pourtant, cela remontait à six ans déjà ! Six ans déjà… Elle avait vécu toutes ses années avec le dégoût des garçons… Alors pourquoi réagissait-elle ainsi avec cet homme !?
Riza réalisa qu'elle n'avait toujours pas bougé depuis qu'elle avait dit qu'elle devrait y aller. Roy non plus d'ailleurs, il continuait de la fixer en silence.
- Est-ce que ça fait vraiment six ans que tu n'as pas eu de petit-ami !?
La jeune femme sursauta, surprise par la question de l'alchimiste. Avait-il le don de lire dans les pensées !? Si tel était le cas, c'était d'autant plus flippant. Elle se mit à froncer les sourcils sans trop savoir quoi lui répondre. Pourquoi la réponse l'intéressait !? Pourquoi se montrait-il familier avec elle en la tutoyant pour dire cela alors que jusqu'à présent, il s'était toujours montré très professionnel à son égard.
- Désolé, je m'égare… Le lieutenant Ha… Votre frère a laissé suggérer que… Bégaya-t-il en semblant se rendre compte de ce qu'il venait de demander et la manière non soutenue avec laquelle il s'était adressé à elle.
Jean aurait dit à ses collègues qu'elle n'avait fréquenté personne depuis six ans !? Pourquoi !? Elle ne comprenait pas vraiment… Enfin, après tout, ses collègues venaient de la rencontrer et ça ne l'étonnerait pas de savoir qu'ils avaient dû lui poser plein de questions à son sujet. Elle se demandait surtout quels genres d'informations son frère avait pu donner sur son compte s'il avait été jusqu'à dire qu'elle n'avait fréquenté aucun homme depuis près de six ans.
- Oui…
- Waouh… S'exclama-t-il comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.
Elle semblait lui en avoir bouché un coin. Il était vrai qu'avec la réputation qu'il avait, cela devait être difficile pour lui de s'imaginer rester autant d'années sans avoir la moindre relation.
- Et… Vous avez déjà…
L'alchimiste laissa sa phrase en suspens, ce sentant tout à coup mal à l'aise… Riza aussi l'était également, elle n'était pas certaine, mais avait une légère idée de la question qu'il s'apprêtait à poser… Devait-elle terminer sa question !? Aurait-elle l'audace de lui répondre !?
- Fait l'amour ? Termina-t-elle tandis que Roy acquiesçait.
Elle l'avait dit… Elle sentait son cœur battre à cent à l'heure. Pourquoi était-elle si effrayée !? Peut-être parce qu'elle parlait de relation sexuelle avec Roy Mustang… Le supérieur de son frère ! C'était tellement bizarre ! Cette conversation prenait une tournure des plus étranges.
- Tout le monde n'attend pas forcément les mêmes choses de la vie… Poursuivit-elle avant que l'alchimiste puisse renchérir.
- Tout le monde cherche l'amour, ou du moins le sexe, c'est humain.
Riza écarquilla les yeux. Comment devait-elle prendre la répartie du Colonel !? Qu'insinuait-il !? Était-ce une invitation déguisée de sa part pour lui faire comprendre qu'il avait envie de coucher avec elle !? Pourquoi l'idée ne lui déplaisait pas !? Pourquoi après six ans d'abstinence se sentait-elle autant attirer par cet homme !?
Elle sentit son souffle se faire plus saccader et elle n'aimait pas ça. Elle était persuadée que Roy avait dû le réaliser lui aussi. Elle était à sa merci… Totalement ! Elle réalisait que s'il lui demandait quelque chose, elle serait incapable de le lui refuser… Elle avait l'impression d'être retombée six ans en arrière, quand elle était tombée amoureuse de John… Oh mon Dieu, était-elle en train de tomber amoureuse du Colonel Mustang !? Mais comment était-ce possible !? Ce n'était que la seconde fois qu'elle le voyait et qu'elle passait du temps avec lui… Et pourtant, elle avait l'impression de le connaître encore plus que son frère… Elle l'avait vu dans un tel état de faiblesse lors de son emménagement…
Elle arrêta de respirer quand le Colonel se redressa et s'approcha d'elle. Prise de panique, elle ferma les yeux et n'osa plus les rouvrir. Elle tressaillit quand elle sentit les doigts de l'alchimiste se poser sur sa joue et lorsqu'il murmura sensuellement son prénom. Elle se mordit la lèvre inférieure et serra un peu plus les paupières, espérant qu'avec un peu de chance, un tour de magie se déclenchera et la fera disparaître loin d'ici.
- Riza, répéta Roy un peu plus fort.
La jeune femme ouvrit finalement les yeux pour se retrouver noyée dans le regard profond et noir de désir de l'alchimiste. Elle avait l'impression qu'il avait envie de l'embrasser. Non, ce n'était pas une impression. Elle en était certaine. Il la désirait et il ne le cachait même pas.
Sa main droite était toujours posée sur sa joue, Riza pouvait sentir la seconde se poser sur sa taille fine tandis que la première se mit à glisser vers le creux de sa nuque tandis qu'elle perdait le contact visuel avec l'alchimiste lorsque sa bouche se posa presque sur sa joue.
Riza se sentit défaillir. Jamais elle ne s'était un jour sentie dans cet état… Même John ne l'avait pas rendu à ce point folle. Était-ce parce qu'elle n'avait embrassé aucun garçon depuis six ans !? Était-ce le manque qui lui donnait autant le tournis !?
Comment en était-elle arrivée à embrasser Roy !? Elle n'en avait aucune idée. Elle ne se souvenait même pas l'avoir senti se glisser contre ses lèvres. Le fait est qu'ils étaient en train de s'embrasser. Son premier baiser en six ans… C'était tellement exquis. Il savait ce qu'il faisait et elle le laissait mener la danse, sa langue caressant la sienne, ses doigts pressant sa taille et sa nuque.
Lorsque le baiser commença à s'enflammer, tout s'arrêta aussi vite que ça avait commencé et Riza se retrouva pantelante contre le comptoir de la cuisine tandis que Roy lui tournait le dos, appuyé contre le frigo. Que venait-il de se passer !? Pourquoi Roy avait-il tout stoppé !? Riza ne voulait pas ! Ce baiser venait de réveiller en elle des choses qu'elle n'avait pas ressenties depuis des années ! Ses mains tremblaient à cause de l'adrénaline, elle en voulait encore. Elle en voulait plus.
- R… Roy… Souffla Riza avec angoisse.
- Je n'aurais pas dû… Ne me laissez pas recommencer ! Grogna Roy en lui tournant toujours le dos.
Un poids invisible entoura le cœur de Riza sans qu'elle en comprenne la signification. La voix de Roy était devenue tellement froide et tellement emplie de reproche… Elle avait peur de rencontrer son regard. Elle ne voulait surtout pas le croiser. Si elle lisait la déception sur son visage, elle ne s'en remettrait pas. Elle avait apprécié ce baiser… Elle ne voulait pas qu'il le regrette.
- Roy… S'exclama-t-elle pour la seconde fois, essayant de faire réagir le militaire.
- Rentrez chez vous Riza ! Rugit-il encore plus froidement et sèchement.
Était-ce possible d'être aussi froid quand deux minutes auparavant tout était aussi chaud entre eux !? Prise d'un frisson de terreur et de dégout, Riza tourna les talons et sortit de l'appartement de l'alchimiste en claquant la porte derrière elle pour lui faire comprendre le mal qu'il venait de lui faire.
To be continued...
