Bonjour à tous !

Je sais que je ne devais poster le prochain chapitre que demain, mais vos commentaires m'ont tous TELLEMENT touché que je me suis dit que je pouvais faire un petit effort pour vous remercier en le postant en avance ! (LénaFMA petite pensée pour toi ! *émoji bisou cœur*). Merci Musing-and-Music, L'atelier des chats, Hachiko972, Hachiko-Tan, Sow'Mama, LénaFMA et Luciole pour vos commentaires ! Bordel j'ai choqué en me réveillant le lendemain matin de la publication quand j'ai vu tous les commentaires ! Ça me fait tellement plaisir de vous voir si enthousiaste avec cette histoire et j'espère sincèrement ne pas vous décevoir ! Merci aussi à Hachiko-Tan de suivre l'histoire et à Kassy0 de la suivre et de l'avoir mis dans tes favoris *émoji qui sourit de toutes ses dents*.

Attention, dans ce chapitre, imprégné du chapitre treize du roman de Colleen Hoover, vous comprendrez vraiment pourquoi cette histoire est en rating M *émoji sourire en coin*.

Bonne lecture.

Sei.


Ugly Love

Chapitre 4 : À jouer avec le feu...

Riza ne savait pas si ce qu'elle s'apprêtait à faire été une bonne ou une mauvaise idée… Elle se trouvait de nouveau dans le couloir, douchée et séchée, et hésitait à toquer à la porte. Elle pouvait encore faire demi-tour. Rien ne l'obligeait à accepter ce marché. Elle n'oubliait pas le regard qu'elle avait aperçu sur le visage de l'alchimiste juste avant qu'il ne referme la porte de l'appartement, un mélange d'effroi et d'incertitude. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce qui pouvait lui faire aussi peur… Parce qu'elle, elle savait ce qui lui faisait peur. Elle avait peur de la façon dont cette histoire allait se terminer.

Pourtant, au fond d'elle, elle en avait envie de cette histoire. Roy lui avait fait comprendre qu'elle n'avait aucune vie sociale en dehors de son frère. Et il avait raison ! Elle n'avait que vingt-six ans, elle voulait profiter de sa jeunesse. Peut-être était-il temps qu'elle passe à autre chose !? Ça faisait six ans depuis John… Roy avait été clair sur ses intentions. Il n'attendait rien d'elle… Et elle, elle n'attendrait rien de lui. Ils coucheraient ensemble. Point.

Mais… Mais malgré tout cela, il restait le supérieur de Jean ! Même s'ils décidaient de garder ça pour eux… Un jour, ils se vendraient… Un jour, le secret serait révélé… Pour quoi passerait-elle aux yeux de son frère !? Le Colonel perdrait le respect de son subalterne… Ils risquaient très gros à coucher ensemble… Très très gros… Riza était-elle prête à prendre le risque !? Bizarrement oui… Il y avait quelque chose qui l'attirait chez lui malgré le fait qu'elle s'évertuait à se dire qu'elle ne voulait plus jamais tomber amoureuse. De toute façon, elle n'avait pas le droit de tomber amoureuse de lui ! Ne rien espérer ! Voilà la règle qu'elle avait imposée elle-même et tomber amoureuse de lui signifierait qu'elle espérerait quelque chose de sa part.

Riza inspira un grand coup avant de toquer à la porte. Elle ne savait pas vraiment où en était Roy dans ses préparatifs. Il avait également dû se doucher et promener son chien, non !? En tout cas, elle avait pris beaucoup plus de temps que nécessaire pour se préparer autant pour lui laisser le temps de s'organiser que pour retarder l'échéance.

La porte s'ouvrit devant elle, révélant un Colonel les cheveux encore humides de sa douche et tout emmêlés. L'avait-elle seulement vu une seule fois les cheveux coiffés !? Ses cheveux semblaient passer leurs temps en vrac posé sur son crâne, comme s'il venait de se réveiller ou de… Oui bon, ne pas s'aventurer sur ce terrain glissant alors qu'ils n'avaient pas encore dîner. Elle était forte, elle pourrait se contenir non ?

- Après toi Riza ! S'exclama Roy en la laissant entrer.

La jeune femme lui répond avec un sourire avant d'entrer dans l'appartement du militaire qui n'avait pas changé d'un iota depuis la dernière fois qu'elle y était venue pour étudier. La première fois où il l'avait embrassé… Euh... Nouveau terrain glissant à éviter.

Riza secoua la tête et retourna sa concentration sur l'alchimiste qui lui faisait face. Dans la cuisine, une odeur s'élevait. Une délicieuse odeur qui lui rappela qu'elle n'avait rien avalé de toute la journée et qu'elle était affamée. Elle n'aurait jamais pensé que Roy Mustang puisse être un As des fourneaux. Enfin, il ne fallait pas qu'elle lui jette des fleurs trop vite, ce n'est pas parce que l'odeur était alléchante que le goût le serait en retour ! Néanmoins, elle ne se permettrait pas de lui faire la moindre remarque. Elle n'était pas du tout bonne cuisinière et c'était surtout son frère qui préparer les repas.

- Tu as soif ? Demanda-t-il pour engager la conversation.

La blonde approuva d'un signe de tête. Elle ne savait pas trop où elle avait laissé sa voix, mais elle était dans l'incapacité de parler. Dans son esprit, il y avait trop de choses qui se passait… Elle suivit simplement l'alchimiste vers sa cuisine sans savoir ce qu'elle devait faire du présent… Elle ne voulait rien espérer de l'avenir avec lui, mais à chaque pas qu'elle faisait, elle ne pouvait s'empêcher de se demander vers quel futur ça la conduirait. Bordel, c'était elle qui avait inculqué cette règle de ne rien espérer et voilà qu'elle le faisait déjà alors qu'ils n'avaient même pas encore coucher ensemble ! Devait-elle tout arrêter avant de courir à la catastrophe ou garder pour elle ce qu'elle ressentait et « advienne que pourra » ?

- Qu'est-ce que tu veux boire ?

Mince, jusqu'à présent Riza avait réussi à sortir sans parler mais là sa question ne pouvait pas être répondu avec un simple signe de tête. Vite, une réponse !

- Du jus d'orange.

Sérieux, du jus d'orange !? Elle n'avait pas mieux à l'esprit !? Mais c'était la seule chose qui lui était venue à l'esprit quand elle avait jeté un coup d'œil à la cuisine, elle s'était souvenue de ce moment où ils avaient bu un verre de jus d'orange, elle, appuyée contre le plan de travail et lui contre le frigo. Juste après, ils s'étaient embrassés.

Un sourire malicieux s'étira sur les lèvres de Roy, est-ce que lui aussi repensait à cette scène !? Merde, elle venait de clairement lui dévoiler ce qu'il se passait dans son esprit. Elle était incapable de penser à autre chose qu'à ce qu'ils s'apprêtaient à faire.

En tout cas, s'il pensait quelque chose, il n'en dit rien et se contenta d'ouvrir le frigidaire et de leur servir à chacun un verre de jus d'orange. Riza le remercia en prenant son verre et ils burent en silence tandis que le repas terminait de mijoter.

Mais Riza n'était pas du tout concentrée sur ça, elle n'arrivait pas à détourner son regard de Roy et de ses lèvres. Elle était comme hypnotisée par tous ses faits et gestes et d'un coup d'un seul, elle en oublia qui elle était, où elle était et surtout, ce qui cuisait tranquillement sur la gazinière, pour s'approcher de l'alchimiste.

Roy ne bougea pas et se contenta de l'observer tandis qu'elle réduisait les derniers centimètres qui les séparer pour venir s'emparer de ses lèvres. Qu'elle prenne l'initiative de l'embrasser l'étonna autant que cela étonna l'alchimiste, mais pourtant, ils n'en firent rien et le baiser se contenta de prendre plus d'ampleur.

Riza n'avait jusqu'à présent jamais autant désiré une bouche. Pourtant, elle était quelconque, c'était une bouche comme une autre, mais la manière dont Roy l'embrassait la rendait folle, totalement folle. Elle sentait la fièvre monter en elle au fur et à mesure que le baiser se faisait plus chaud, plus intense. Le goût d'orange qui se mêlait à leur baiser ne faisait qu'attiser la flamme qui brûlait au creux de ses entrailles.

À cet instant, l'appétit qu'elle avait ressenti dans son estomac en entrant dans l'appartement et en sentant cette bonne odeur de nourriture s'évapora. À cet instant, elle n'avait plus faim de nourriture, elle avait faim de lui.

- J'ai envie de commencer par le dessert, pas toi ? Susurra Roy au creux de l'oreille de Riza tandis que ses mains remontaient le long de son dos, jusqu'à ses épaules pour redescendre le long de ses bras, jusqu'à ses mains, dans une caresse douce et fiévreuse à la fois.

Riza leva son regard vers celui de l'alchimiste et il put lire sa réponse juste dans son regard, ses dents mordillant sensuellement sa lèvre inférieure.

- Et le repas !?

Mais ils savaient tous les deux qu'il n'était devenu que secondaire dans leur désir actuel.

- T'embrasser me tente beaucoup plus que la nourriture, répondit simplement le militaire avec un sourire gourmand à son égard.

- Alors embrasse-moi, s'exclama la blonde en rougissant légèrement.

Les mains de Roy quittèrent les siennes pour remonter délicatement sur sa nuque, ses pouces posés sur ses joues.

- J'aime le goût d'orange qu'a ta bouche, murmura-t-il avant de prendre possession de ses lèvres.

Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept.

Riza compta les uns après les autres les mots de la phrase que venait de prononcer l'alchimiste. Elle ne voulait jamais les oublier. Jamais dans sa vie un homme ne l'avait allumé juste en prononçant une phrase aussi banale. Il avait envahi sa bouche avec sa langue et elle adorait ça. Elle avait oublié à quel point ça pouvait être bon d'embrasser quelqu'un, mais surtout d'être embrassé en retour !

À la fin de sa relation, John n'avait plus vraiment le moindre intérêt pour elle, l'embrasser était comme une corvée… Après leur séparation, elle n'avait plus voulu embrasser de garçons, parce que ce geste ne l'intéressait tout simplement plus… Parce qu'elle s'était mise à l'idée qu'un baiser serait fade et sans goût et qu'elle ne voulait pas perdre son temps avec de tels futilités.

Mais en vérité, elle avait tout faux, c'est juste qu'elle était tombée sur un crétin qui n'y connaissait rien ! Roy savait y faire. Il savait y faire comme un Dieu.

- J'avais oublié à quel point c'était bon, susurra Roy entre ses lèvres.

Riza tiqua, Roy la comparait, bizarrement elle n'aimait pas ça, parce qu'elle, elle n'avait pas de point de comparaison. Au plus loin ou elle s'en souvenait, même au début de leur relation, John ne l'avait jamais embrassé avec autant de passion…

- Ça va ? Reprit l'alchimiste en fronçant les sourcils, interrompant le baiser.

Il avait sans doute dû se rendre compte que Riza n'y répondait plus, déstabilisée parce que qu'il venait de dire. Non ça n'allait pas, mais elle ne pouvait pas le dire. Après tout, ils n'étaient pas ensemble… En tout cas pas ensemble dans le sens, il n'était pas son petit ami… Elle ne pouvait pas lui reprocher de penser à ses anciennes expériences… Pour le coup, elle avait envie de savoir pourquoi cela faisait autant de temps qu'il n'avait rien fait avec une fille, mais était-ce le moment !? Et puis, en quoi cela la regardait !? Moins elle en serait à ce sujet et plus simple serait leur arrangement. Ne rien espérer ! C'était elle même qui l'avait dit.

- Oui, répondit-elle simplement en l'attirant de nouveau vers elle pour un nouveau baiser.

Roy n'y répondit pas tout de suite, un peu perturbé par la réaction de la blonde dans ses bras, mais ce n'était qu'à charge de revanche pour Riza qui avait été elle-même déstabilisée par sa remarque. En tout cas, ce fut très vite oublié et leur baiser retrouva sa ferveur très vite.

Leurs mains ne restèrent plus très vite en place. Riza n'avait aucune idée d'où se posaient exactement les mains de l'alchimiste. Il la caressait partout et nulle part à la fois. Elle se sentait tellement fragile entre ses bras qu'elle avait agrippé ses propres mains dans sa chevelure en bataille, comme pour se maintenir en contact avec la réalité et ne pas se laisser dérober par le poids de son propre corps. Elle avait l'impression d'être devenue liquide… Comme si tous les os de son corps s'étaient liquéfiés et si elle lâchait Roy, elle était certaine qu'elle s'effondrait sur le sol.

- Riza, murmura Roy contre ses lèvres. Viens dans ma chambre.

Riza répondit par un simple acquiescement et Roy s'éloigna d'elle simplement pour couper le gaz et l'entraîna vite loin de la cuisine. Elle n'eut qu'à peine le temps de croiser le museau d'Hayate qui, depuis son panier, les regardait passer du coin de l'œil avant de se retrouver enfermée entre les quatre murs de la chambre de l'alchimiste.

D'un coup, Riza remit en question l'arrangement qu'il venait d'avoir. D'un coup, elle n'était plus certaine de s'en sortir vivante. Prise d'une nouvelle appréhension, elle déglutit avec difficulté, son regard posé sur le lit de supérieur de son frère.

- Qu'est-ce qu'il y a ? S'exclama ce dernier tandis qu'il retirait ses chaussures avant de s'approcher de la jolie blonde qui lui faisait face pour caresser délicatement sa joue.

Debout au milieu de la pièce, Riza murmura la vérité.

- J'ai un peu le trac.

Bien évidemment, elle réalisait pleinement ce qui allait bientôt se passer entre eux, elle l'avait accepté. Elle était d'accord ! Mais maintenant qu'elle se retrouvait sur le fait accompli, elle ne savait plus quoi en penser… Elle était nerveuse. Depuis quand faire l'amour rendait nerveux !? Depuis quand on parlait et on programmait de faire l'amour !? En fait, c'était surtout ce fait qui dérangeait Riza… Normalement, on décidait de faire l'amour sous le feu de l'action. Normalement, on ne devrait pas contrôler ce genre de chose.

Roy ne dit rien et s'avança vers son lit pour s'y asseoir.

- Viens ici, murmura-t-il ensuite à l'intention de Riza qui s'exécuta avec automatisme.

Une fois debout entre les jambes de l'alchimiste, ce dernier la fit asseoir sur ses genoux, déposant délicatement et langoureusement un baiser sur sa clavicule.

- On n'est pas obligé de le faire ce soir si tu ne veux pas. Ça ne fait pas parti de la règle que tu as fixée. On est libre de dire non. D'accord !?

Sa voix était douce et sans reproche. Riza se sentit soulagée de savoir qu'il ne lui en voudrait pas si elle refusait de coucher avec lui. Pourtant, ce fut cette attention qui la décida. Elle avait envie de lui. De toute façon, il était trop tard pour faire marche arrière ! Si elle partait maintenant, la situation serait encore plus gênante que s'ils couchaient ensemble. C'était certain.

- Non, c'est bon, murmura-t-elle en retour en tentant d'esquisser un sourire rassurant mais qui se fit plutôt timide.

Roy lui sourit en retour tandis que sa main en profita pour se glisser le long de la robe chemise qu'elle portait et commença à le déboutonner.

Ils ne se dirent plus rien. Le visage de Roy était toujours plongé dans sa nuque, ses lèvres embrassant sa clavicule. Sa main droite caressant doucement et sensuellement son dos en faisant des allers-retours tandis que sa main gauche détachait un par un chaque bouton de sa chemise, faisant au passage glisser la ceinture qu'elle portait à la taille.

Riza ferma les yeux pour savourer chaque geste, celui de chacune de ses mains, celui de ses lèvres. Elle n'osait plus rien dire, ni rien faire, elle savait que lorsque sa robe chemise se retrouverait sur le sol, elle se sentirait exploser et mourir. Bordel. Il savait y faire.

Un gémissement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle sentit la bouche de Roy quitter sa clavicule pour descendre vers sa poitrine. Il la repoussa au même moment pour l'obliger à se relever, achevant définitivement de faire tomber sa robe sur le sol. Riza l'observa en silence.

Elle se retrouvait devant lui, simplement vêtue de ses sous-vêtements. Roy la dévorait du regard et ni tenant plus, il s'est saisit de ses hanches pour qu'elle vienne s'asseoir à califourchon sur lui. Leurs lèvres se reconnectèrent ensemble à cet instant précis tandis que les doigts de Roy s'évertuaient à dégrafer le soutien-gorge qu'elle portait encore.

Très vite Riza ne se retrouva que vêtu de sa culotte, assise sur les cuisses de l'alchimiste. Ce n'était pas très juste pour elle dans le sens ou lui portait encore tous ses vêtements.

- Tu es si belle, s'exclama Roy en l'observant avec gourmandise.

Riza se sentit rougir. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas reçu un tel compliment. En avait-elle seulement reçu un de la sorte !? Seul John l'avait vu nue avant Roy et jamais il n'avait été du genre à la regarder et à lui dire qu'elle était belle. Bonne en l'occurrence, mais jamais belle. Comment avait-elle fait pour tomber amoureuse d'un abruti pareil !? Elle se le demandait bien, mais pour l'instant, ce n'était pas dans l'ordre de ses priorités que de se demander ça. Elle était pratiquement nue dans les bras de Roy, prête à lui faire l'amour.

Elle allait coucher avec un homme qui n'était pas son petit ami et elle trouvait cela tellement excitant. C'était la première fois qu'elle faisait une telle folie dans sa vie. La si sage, studieuse et réfléchie Riza Hawkeye. Quel genre de fille était-elle en train de devenir ?

Riza ne se posa pas plus de questions et décréta que Roy s'amusait assez à la contempler et que c'était à son tour de se délester de ses vêtements. Elle s'évertua donc à déboutonner sa chemise, essayant de ne pas perdre la tête à chaque fois que la main de Roy venait effleurer sa poitrine dans une caresse délicate. Elle ne put retenir le râle qui se nichait depuis trop longtemps au fond de sa gorge lorsque sa langue vint lécher le bout de son téton.

Pour ne pas perdre la tête, Riza se leva et s'éloigna, mais pas trop, juste suffisamment pour être hors de porter des lèvres de l'alchimiste. Elle était parvenue à lui retirer sa chemise et se concentra sur le torse parfaitement musclé qu'il arborait.

- Toi non plus tu n'es pas mal ! S'exclama-t-elle en se mordillant une nouvelle fois la lèvre inférieure avec envie.

Elle perdait la tête juste à le voir torse nu, qu'en serait-il quand il serait nu !? Riza soupira en passant délicatement ses doigts sur le contour des abdominaux de l'alchimiste. Ce dernier la regarda avec gourmandise avant de l'attirer de nouveau dans ses bras, la faisant basculer dans son lit. Sans qu'elle n'y comprenne plus rien, Riza se retrouva le dos plaqué contre la couette moelleuse, l'alchimiste assis en califourchon sur elle, en train de dévorer sa poitrine, l'obligeant à pousser soupir sur soupir au fur et à mesure qu'elle se sentait perdre pied.

Riza pouvait sentir le tissu de son pantalon frotter contre ses cuisses, elle aurait préféré le contact de sa peau sur la sienne. Son érection s'appuyait sur son sexe. N'y tenant plus, elle s'évertua à déboutonner le bouton de son pantalon quand les mains de Roy la stoppèrent.

- Doucement, sinon ça se terminera plus vite que ça n'a commencé ! Dit-il d'une voix joueuse.

Mais Riza s'en fichait du temps que durerait cette étreinte, elle avait envie de le voir nu lui aussi. Surtout quand il fit glisser sa culotte le long de ses jambes et qu'elle se retrouva totalement nue devant lui.

- Ce n'est pas juste, bouda-t-elle avec espièglerie, mordillant une fois de plus ses lèvres.

Elle était allongée en travers de son lit, bouillante et étourdie, totalement nue et le spectacle semblait être au goût de Roy qui était à genou au bout de son lit, son regard gourmand la dévorant des yeux.

Puis il se mit à secouer la tête, son poing enfoncé dans la bouche, respirant bruyamment. Comme s'il essayait de se contenir et de ne pas se jeter sur elle comme une bête féroce. Il détourna ensuite le regard pour pousser un profond soupir avant de reporter son regard sur Riza, remontant doucement ses yeux onyx jusqu'à ceux noisette de Riza.

Riza pu l'entendre une nouvelle fois déglutir et secouer la tête dans une espèce de grimace avant de le voir s'enfuir du lit et courir vers la salle de bain sans vraiment comprendre ce qu'il était en train de faire. Puis lorsqu'elle le vit en ressortir avec un préservatif elle comprit.

- Pardon Riza, souffle-t-il tandis qu'il envoya valser son pantalon et son boxer à l'autre bout de la chambre d'un seul mouvement. Je voulais qu'on prenne notre temps, que tu profites au maximum… Je voulais que ce moment soit inoubliable !

Riza l'observa sans un mot, sans bouger. Il était complètement nu devant lui et elle ne pouvait s'empêcher de le contempler. Elle était incapable de soutenir son regard, les yeux fixés sur l'ensemble de son corps. Elle avait de plus en plus chaud devant la contemplation de son sexe fièrement dressé juste sous ses yeux et elle crut perdre la tête quand Roy reprit la parole.

- Si je ne suis pas en toi dans deux secondes, ça risque de devenir très gênant pour nous deux.

En deux enjambés, il était de retour dans le lit, au-dessus d'elle. D'un geste sur et rapide, il enfila la protection avant de lui écarter les genoux pour venir se placer entre ses jambes.

Riza retint son souffle, complètement grisée par le moment. Bordel, ils y étaient. Il était trop tard pour revenir en arrière. Roy ne bougeait plus. Il scrutait son regard comme en attente de son approbation. Riza réalisa que ce n'était pas seulement une impression, il attendait réellement qu'elle lui donne le feu vert. C'était tout aussi attentionné que déstabilisant. Il lui donnait une dernière fois l'occasion de tout arrêter.

N'y tenant plus, Riza l'attira à lui pour l'embrasser. Elle était incapable de prononcer la moindre parole. Elle n'avait aucune idée de ce qui sortirait de sa bouche si elle parlait là maintenant. Son cerveau et son corps n'était pas totalement en accord, se demandant toujours si ce qu'elle faisait été une bonne chose. Mais elle s'en fichait, elle ne voulait pas quitter cette chambre tant qu'ils n'auraient pas fini ce qu'ils y avaient commencé. Et tant pis si elle en souffrait en retour quand tout serait terminé. Dans tous les cas, elle en pâtirait.

Accédant à sa requête, Roy s'inséra enfin en elle. Brusquement, presque violemment, comme un supplice. Il ne lui demanda même pas s'il lui avait fait mal. Il s'activait avec frénésie. Haletant entre chaque va et vient. Son regard niché dans son cou. Bizarrement, elle aima ça. Elle aimait le fait qu'il ne soit pas doux et attentionné. Elle appréciait le fait qu'il ne la regardait pas. Ce n'était peut-être pas plus mal.

Cette distance du regard, ça permettait de lui rappeler qu'ils ne faisaient que coucher ensemble, rien de plus. Dit comme ça, ça pouvait paraître froid, tordu, vicieux ! Et pourtant, c'était ce qu'ils avaient décidé. Et ça lui suffisait. Elle n'aurait jamais cru un jour simplement s'adonner à un coup d'un soir… Et pourtant, elle l'avait fait et ça l'excitait même ! Beaucoup. Bon Dieu. Il savait y faire. C'était de la baise et pourtant, c'était encore mieux que tous les rapports qu'elle avait eu avec John.

Riza grogna en même temps que Roy gémissait. Ça faisait mal, mais c'était si bon. Ses lèvres et ses mains ne tenaient pas en place et elle adorait ça. Elle adorait le fait qu'il prenait plaisir à découvrir son corps. C'était totalement charnel. Brûlant et puissant. Son titre alchimique lui allait comme un gant même au lit. Bordel ! C'était tellement rude, Riza sentait à la tension de son dos sous ses mains qu'il n'en aurait pas pour longtemps. Pourtant, elle le trouvait parfait !

- Riza, haleta-t-il fiévreusement. Riza ! Merde !

Ses lèvres rencontrèrent les siennes, les pressèrent tellement fort que Riza ne put retenir un gémissement. Sa langue était féroce avec la sienne, presque bestiale. Elle sentait Roy tremblait de tous ses membres. Il voulait réduire la cadence, pour faire durer l'instant plus longtemps, mais Riza l'en empêcha et l'obligea à poursuivre jusqu'au bout.

Roy grogna avant de s'effondrer contre elle, la tête enfuit dans son oreiller. Il était essoufflé. Riza le sentait encore trembler en elle. Son abstinence de plus d'un an lui faisait plus d'effet qu'à elle qui n'avait rien fait depuis six ans. C'était déconcertant pour elle, et se demanda un instant si elle n'avait pas un problème !

- Pardon Riza ! Souffla-t-il au creux de son oreille, la faisant frémir.

Il s'excusait parce qu'il avait pris son pied et jouit avant elle !? Waouh, c'était la première fois qu'on lui demandait pardon pour une telle chose… Bordel, pourquoi avait-elle décidé de ne coucher qu'avec lui !? Sans tout le reste ! Pourquoi !? Ce mec était attentionné ! C'était un mec comme il était qu'il lui fallait ! Un mec qui lui faisait l'amour sauvagement mais pas dans l'unique but de la briser, dans le but de l'envoyer au septième ciel. Elle avait l'impression qu'elle aurait pu trouver ça auprès de Roy, mais elle avait tout gâché.

- Laisse-moi m'occuper de toi, susurra-t-il ensuite à son oreille, une fois son souffle revenu.

Riza lui répondit d'un signe de tête. Il s'éloigna d'elle simplement pour retirer et jeter le préservatif avant de venir s'allonger contre elle et de la prendre dans ses bras. Ses lèvres rencontrèrent les siennes et cette fois-ci son baiser se fit plus doux, mais toujours aussi gourmand. Sa bestialité semblait s'être délivrée en même temps qu'il avait joui.

Lorsqu'il laissa glisser ses mains vers sa poitrine en même temps que sa bouche, Riza ne répondit plus de rien. Elle avait toujours été très sensible des seins. Elle n'aimait pas qu'on lui touche, pourtant, elle n'avait pas envie de dire à Roy d'arrêter la douce torture qu'il était en train de lui infliger.

Sa main libre poursuivit sa course le long de son ventre, la faisant frissonner. Elle aima le regarder lui faire plaisir, pourtant, lorsque deux de ses doigts s'introduisirent en elle, il devint difficile de garder les yeux ouverts et son esprit connecté avec la réalité. Tout à coup, elle oublia tous les regrets qu'elle venait d'énumérer. Elle ne voulait profiter que de lui, de sa langue et de ses lèvres sur ses seins, de ses deux doigts en elle et de son pouce pressant vigoureusement son clitoris.

La seule chose qu'elle arrivait à penser était « Pourvu qu'il ne s'arrête pas ». Mais Roy n'en avait pas fini de jouer avec elle et son corps. Quand elle sentit l'air frais sur sa poitrine et la bouche de Roy descendre doucement sur son ventre, plus bas, toujours plus bas, elle réalisa qu'elle n'avait encore rien vu de l'expertise de l'alchimiste. Et tant pis si son cri s'entendait dans tout l'étage. Ce qu'il était en train de lui faire avec sa bouche, jamais elle ne pourrait l'oublier.

Riza s'empara tout de même d'un oreiller pour hurler sa délivrance. Ses jambes tremblaient depuis les épaules de Roy, mais ça ne l'empêchait pas de poursuivre sa douce torture et de sourire entre ses cuisses tandis qu'elle essayait de se dégager de son emprise, ne contrôlant plus les spasmes de son corps.

Puis d'un coup il s'arrêta et Riza se retrouva pantelante dans ce lit, totalement perdue. Était-elle encore sur terre ou était-elle morte en plein orgasme !? Elle n'en avait aucune idée, elle ne sentait plus rien. Elle se sentait légère et bien et endolori. Elle se sentait heureuse.

Elle réalisa qu'elle n'était pas morte quand les lèvres de Roy se firent sentir sur sa hanche, remontant doucement mais sûrement, la dévorant avec avidité, envoyant valser l'oreiller qu'elle avait plaqué contre son visage pour venir mordre ses lèvres avec bestialité. L'animal qui sommeillait en lui était déjà de retour. Elle le sentit entre ses cuisses en même temps que Roy prit la parole.

- Tu me rends fou.

D'un coup, il s'éloigna d'elle, mais cette fois-ci Riza n'avait pas besoin d'ouvrir les yeux pour comprendre ce qu'il était parti faire. Il revint presqu'aussi vite dans le lit, s'enfonçant une nouvelle fois en elle. Elle le laissa faire. Elle était incapable de réagir, toujours à demi perdue dans l'orgasme qu'elle venait d'avoir. Ses bras étaient étalés au-dessus de sa tête et Roy vint glisser ses doigts entre les siens, pressant sa joue contre la sienne. Vivant et vibrant en elle comme jamais.

Cette fois-ci, il fut plus doux, plus lent. Il profitait de chaque sensation. Très vite, Riza se sentit de nouveau perdre la tête.

- Roy, couina-t-elle en gémissant, serrant de toutes ses forces ses doigts avec les siens. T'arrêtes pas !

- Je n'en avais pas l'intention, souffla-t-il au creux de son oreille.

Il ne leur fallut pas longtemps pour jouir à l'unisson et s'effondrer sur le matelas. Ils étaient exténués, mais rassasiés.

Ils restèrent un long moment sans bouger, sans parler. Aucun des deux n'osaient briser le silence. Tous les deux un sourire heureux sur les lèvres. Leurs regards finirent par se croiser quand Roy relèva son visage vers elle et Riza réalisa qu'ils ne s'étaient pas une seule fois regardés dans les yeux pendant tout l'acte. Était-ce intentionnel ou un hasard !? C'était très perturbant !

- Des commentaires !? S'enquit-il avec légèreté, ce qui fit sourire Riza malgré elle.

Elle secoua la tête en signe de négation, incapable de parler. Roy l'embrassa sur la joue avant de se lever et de s'enfermer dans la salle de bain. La jeune femme se contenta simplement de fermer les yeux, imaginant comment toute cette histoire pourrait se terminer. Il était évident que ça finirait mal… Jamais elle ne pourrait avoir une nouvelle aventure avec un autre… Pas après le plaisir que venait de lui procurer Roy.

Lorsqu'il revint dans la chambre et s'habilla, Riza comprit qu'il fallait qu'elle en fasse de même. Roy ramassa ses vêtements avant de le lui tendre, un grand sourire sur les lèvres. Riza les récupéra, essayant de lui rendre son sourire, mais il n'était pas aussi convaincant que le sien.

Une fois tous les deux rhabillés, Roy l'embrassa à nouveau, la prenant dans ses bras. Riza respira un grand coup, essayant de retrouver son calme.

- Tout ça m'a ouvert l'appétit ! Pas toi !?

Riza hocha la tête de droite à gauche d'un mouvement timide et embarrassant, en réalité, elle n'avait plus du tout faim. Elle commençait à culpabiliser de tout cela. Elle avait été consentante et avait pris beaucoup de plaisir à ce qu'ils venaient de faire, elle ne pouvait pas le nier. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle n'avait fait que creuser sa propre tombe… Est-ce que Roy allait lui faire plus de mal que John lui en avait fait !?

- Je suis épuisée ! Répondit-elle lorsque Roy se mit à froncer les sourcils.

Et elle le pensait vraiment, elle venait de passer une journée de dix heures à l'hôpital. Elle était rentrée sous une pluie battante et cette baise bestiale qu'ils venaient d'avoir avait achevé ses dernières gouttes d'énergie. Elle n'avait qu'une seule envie, s'effondrer dans son lit et dormir.

- Je ne te retiens pas plus longtemps alors, murmura Roy en l'embrassant sur la tempe. Bonne nuit.

Bonne nuit ? Rien de plus !? Il n'essayait même pas de la retenir ? Waouh, Riza ne s'attendait pas à le prendre aussi mal. Mais à quoi s'attendait-elle ? À ce qu'il vienne la border jusque dans son lit !? Non, ils avaient couché ensemble et maintenant que c'était fait, chacun revenait à ses occupations...

Riza quitta l'appartement de l'alchimiste morte de honte… Pas tant par l'attitude qu'il venait d'avoir avec elle, mais à cause des sentiments que tout cela faisait naître en elle. Elle ne cherchait pas de relation. Avec son boulot à l'hôpital et ses études, elle n'avait pas une minute à elle. Elle avait trouvé cet arrangement avec le Colonel justement pour cette raison. Alors pourquoi son cœur s'affolait-il !?

Au fond d'elle, son cœur lui conseillait de fuir et de tout arrêter avant que les choses n'empirent, mais sa conscience lui faisait comprendre qu'elle n'avait pas pris de plaisir depuis des années et qu'il serait bête de ne pas en profiter… Et il lui suffisait de se repasser mentalement l'heure et demi qu'elle avait passé chez le Colonel Mustang pour avoir envie de recommencer...

oOo

Le lendemain matin, Riza se réveilla totalement perdue. Elle avait passé la nuit la plus étrange de sa vie. Reposante, sans l'être. Son corps était étrangement détendu. Comme si cette partie de jambe en l'air avait été le meilleur cadeau qu'elle lui avait fait. Elle était à peine courbaturée, pourtant, Roy n'avait pas été tendre avec elle, mais elle avait l'habitude, elle travaillait avec acharnement, son corps avait l'habitude d'être martyrisé, mais bizarrement, il préférait ce genre de traitement que celui qu'elle lui imposait à l'hôpital.

Par contre émotionnellement, elle était au bord de la crise d'angoisse… Elle n'arrivait plus à se retirer l'alchimiste de la tête. Elle avait rêvé de lui toute la nuit, comme un fantasme. Elle s'était réveillée pantelante, en manque de lui… Bordel, elle avait tenu six ans sans sexe et après une nuit de débauche, elle ne se sentait même pas rassasiée.

Elle avait passé tout le temps de son petit déjeuner à se demander si c'était une bonne idée d'aller ou non sonner chez le Colonel. On était samedi… Il ne travaillait pas non !? Elle ne prenait son service qu'à midi, elle avait encore du temps… Bordel… Mais à quoi pensait-elle tout à coup !? Non ! Elle n'irait pas toquer à sa porte. Elle avait un minimum d'amour propre, elle allait passer pour quoi !? Une pauvre fille en manque !?

Riza soupira en sortant de son appartement. Elle lorgna un long moment la porte de l'appartement d'en face avant de sursauter quand elle l'entendit s'ouvrir. Merde, elle ne voulait pas qu'il croit qu'elle le guettait ! Elle s'empressa donc d'avancer vers l'ascenseur et de l'appeler. Aujourd'hui, il arriva vite et lorsqu'après avoir refermé sa porte d'entrée Roy se retourna et aperçu Riza, l'ascenseur était déjà là.

Riza hésita, que devait-elle faire ? D'un côté, fermer les portes de l'ascenseur au nez de l'alchimiste n'était pas une bonne idée, mais de l'autre, ça lui faisait tellement bizarre de se retrouver face à face avec lui alors que la vieille au soir elle hurlait sous les assauts de sa langue entre ses cuisses.

- Bonjour Riza, s'exclama-t-il avec un sourire ravageur.

- Bonjour, marmonna une Riza qui essayait de ne pas rougir.

Depuis quand était-elle aussi timide !?

- Tu vas bien !?

Riza ne savait pas s'il disait ça pour meubler la conversation ou pour savoir comment elle se remettait physiquement du traitement qu'il lui avait infligé la veille.

- Oui, et vous !?

Hier, quand ils étaient en plein acte, elle avait trouvé si naturel de le tutoyer, mais aujourd'hui, elle avait juste l'impression d'être de nouveau face au supérieur de son frère. Elle ne savait pas comment Roy arrivait à autant de familiarité avec elle.

- Je n'avais pas dormi comme ça depuis des lustres ! Sourit-il avec sincérité.

Riza ne put retenir plus longtemps son rougissement. Ne supportant plus le poids de son regard, elle fixa Hayate. Hier, elle n'avait pas du tout fait attention à lui. Pour quel genre de fille devait le prendre le petit chien ? Il la fixait de ses grands yeux sombre, assis au pied de son maître.

- Tu travailles !? Renchérit Roy.

Cette fois-ci, elle en était sûre, c'était pour combler le silence pesant qui régnait dans la cage d'ascenseur.

- Oui, je commence à midi, je descends voir si Monsieur Bennet est là.

- Gustave !? Tu parles souvent avec lui ?

- Il a été mon premier ami quand je suis arrivée à Central.

Riza se tut, réalisant qu'elle venait de sous-entendre que son seul ami était un vieillard de quatre-vingt ans. Merde, sa vie sociale était vraiment pathétique. En plus, elle avait agi sous un coup de tête, dans le couloir, elle pesait le pour et le contre quant à savoir si elle allait frapper chez l'alchimiste… Quand elle avait entendu la porte s'ouvrir, elle avait paniqué… Au lieu de rentrer chez elle, elle s'était enfuie vers l'ascenseur… Et si Gustave n'était pas là ? Il avait pour habitude de faire la grasse matinée…

Lorsque le Ding d'ouverture des portes se fit entendre, Riza retint son souffle, si Gustave n'était pas là, elle passerait pour une idiote…

- Mademoiselle Riza ! Colonel Mustang ! Bonjour.

Riza laissa échapper un soupir de soulagement quand Monsieur Bennet s'adressa à eux. Elle remercia un Dieu auquel elle ne croyait pas pour avoir été de son côté aujourd'hui et ne pas l'avoir laissé s'humilier devant le militaire.

- Bonne journée, s'exclama Roy autant à Riza qu'à Gustave en sortant de l'immeuble.

- Bonjour Monsieur Bennet, renchérit Riza avec un sourire lumineux.

Maintenant que Roy était sorti, elle se sentait plus légère. Non seulement, elle ne pouvait plus se torturer quant à savoir si elle devait ou non toquer chez lui parce qu'il n'y était plus. Mais également parce qu'au final cette rencontre d'après baise n'avait pas paru si terrible que ça. S'ils continuaient sur cette voie. Ils devraient pouvoir s'en sortir.

Riza se sentit rougir quand elle réalisa qu'elle envisageait vraiment de retenter l'expérience.

- À quoi est du ce sourire rêveur accroché à vos lèvres ? Demande Gustave par curiosité.

Riza sursauta avant d'effacer son sourire, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle observait l'entrée de l'immeuble d'un air rêveur, là où Roy venait de disparaître avec son chien.

- Quel sourire !?

La réaction de Riza fait rire l'ex militaire. Son regard alla de la porte à Riza, un éclat malicieux dans les yeux.

- Je n'y crois pas, vous et le Colonel Mustang ! Mais dites-moi jeune fille, ne seriez-vous pas en train de tomber amoureuse !?

Estomaquée, Riza bafouilla.

- Quoi !? Bien sûr que non !

- Vraiment !? Insista Gustave avec malice.

Riza détourna le regard, essayant de masquer la gêne qui apparut soudainement sur son visage. Cette nouvelle réaction de sa part ne fit qu'attiser l'éclat de rire du vieil homme.

- Je suis peut-être vieux, mais je ne suis pas encore sénile ! Je sais encore comprendre le langage corporel ! Vous deux, vous avez couché ensemble !

À cette remarque, Riza se prit la tête entre les mains en soupirant. Entendre un vieillard lui dire ça était assez gênant, il fallait vraiment qu'elle se trouve d'autres amis ! Puis réalisant que son comportement donnait raison à Gustave, elle se redressa subitement.

- Pas du tout, je n'ai jamais dit ça !

Riza y avait peut-être mis un peu trop d'entrain car Gustave sursauta en murmurant « je vois ». Puis le silence s'installa entre eux. Un silence encore plus gênant que celui qu'elle avait eu avec Roy dans l'ascenseur.

- C'est épatant je dois dire… Reprit finalement Gustave. Je n'aurais jamais parié sur vous… Je suppose que le lieutenant Havoc n'est pas au courant !

Riza hocha la tête, plus par automatisme que pour réellement répondre au vieillard. Elle n'avait pas envie d'avoir cette conversation. Ni avec lui, ni avec personne d'autre !

- On pourrait parler d'autre chose !? Suggéra-t-elle finalement.

Gustave lui sourit. Ce qui était bien avec lui, c'est qu'il ne s'attardait jamais sur un seul sujet. Ce qui évitait de se sentir dans l'embarras quand l'un d'eux devenait gênant. Comme là, tout de suite, lorsqu'elle était en train de réaliser que si Gustave avait deviné, alors ça voulait dire que son frère découvrirait trop vite ce qu'ils avaient fait ! Elle n'était pas prête pour ça et le problème, c'était qu'elle ne pouvait plus faire machine arrière.

To be continued...