Le jour où on a chié dans le salon :
Chapitre 9 : Le jour où Hawks a chié dans le salon :
Endeavor était bouche bée, il ne savait plus que faire alors que face à lui, accroupit au dessus de ses oreillers normalement rangés sur le canapé, Hawks, le visage rouge, les yeux plissés, les ailes ébouriffées et les poings serrés, semblait pousser en faisant sortir de petit cris strident à défaut de faire sortir tout rêve de bon constipé qui se respecte.
Le héros incandescent eut l'intention de faire un pas en avant, de hurler, d'écarquiller les yeux, de frapper, de tabasser l'oiseau, mais rien ne vint. Non, toutes ces idées se bousculaient tellement dans son esprit qu'il se contenta d'observer la scène, ensommeillé, rêvant surement de se réveiller dans son lit douillet. Mais pourquoi toutes ces choses n'arrivaient qu'à lui ?
Et alors que le soupire de la délivrance sortait d'entre les lèvres d'Hawks en même temps que ses muscles se décrispaient, Endeavor revint à la réalité. Il se secoua, adopta un regard sévère et sous le sourire d'ange au combien libéré du satané piaf, il s'approcha et hurla en conséquence des actes du blond.
« Tu viens de chier dans mon salon ?! »
Le pigeon eut l'air surpris en se grattant l'arrière de la tête, quitté de son instinct il venait de se réveiller en presque pleine forme. En effet, le héros grimaça et adopta une attitude dite du pliage en deux alors qu'une douleur atroce s'emparait de son arrière train. Qu'importe ce qu'il venait de pondre comme matière, le mélange de liquide transparent et de sang qui dévalait entre ses cuisses lui prouvait bien que ce n'était clairement pas que d'un simple soulagement venant en toute logique après un chili con carne un peu trop épissé.
Encore dans les vapes, il ne sentit qu'à peine la main d'Endeavor le prendre par le col, mais glapit en sentant son caleçon sur ses chevilles. Il ne donnait pas cher de leurs peaux à tous les deux si Dabi les voyaient dans cette position. Lui, à moitié nu avec le caleçon aux chevilles, tenu par la gorge à bout de bras par le papa de son amant lui-même. Dabi allait devenir fou et le croire adepte des plans club sado-maso le lundi et vendredi soir dans une cave en pleine ville de Tokyo. Et très clairement, l'envie de se faire roussir les ailes ne se faisait pas ressentir.
Il se débattit légèrement, réussit par on ne sait quel exploit à remettre son caleçon et demanda à son beau père de se calmer. Évidemment, le numéro un hurla encore plus fort en réponse qu'il était totalement taré pour chier ainsi dans son salon sans même se rendre compte du sang et du liquide transparent qui coulaient en goutte à goutte sur son tapis ou même au fait que l'œuvre d'art d'Hawks n'avait pas d'odeur. Non, il se contentait juste d'hurler en boucle qu'il avait osé chier dans son salon.
« À quel moment tu t'es dit que ce serait une bonne idée hein ?!
-L'instinct ? Répondit simplement le blond avec un demi sourire désolé.
-L'instinct ?! Tu te fous de moi ?! T'es sérieux ?!
-Oui. Pour le sérieux, pas pour le fait que je me fiche de toi. Enfin… Je veux dire, voit le bon côté des choses… Au moins je n'ai plus mal au ventre.
-Espèce de sale vautour je vais te refaire les tripes moi tu vas voir ! Je vais te chier dans le cou ! On va bien voir si je me sens mieux après !
-Tu as des problèmes de constipation Endeavor ? »
Ne put s'empêcher de se moquer le pigeon qui évita de dire que ça ne l'étonnait que peu au vu de sa tête toute renfrognée. Le héros incandescent chercha à lui refaire la cervelle et ni l'un, ni l'autre n'entendit les pas qui provinrent de l'étage et qui s'étendirent jusque dans l'escalier ainsi que dans l'entrée du salon. Endeavor jeta violemment Hawks au sol qui roula jusqu'au niveau des coussins pour y stationner, choqué et un peu perdu, avant que la voix de Dabi ne s'élève.
« Je peux savoir ce qui se passe ici ? Hawks, pourquoi tu es en sang et… Que fait un œuf d'autruche sur les coussins et le tapis ? »
Un blanc s'en suivit. Blanc durant lequel les deux héros se fixèrent, surpris, laissant un gout amer à Endeavor qui réalisa que le blond pensait vraiment avoir lâché une pêche dans son salon en toute tranquillité. C'était qu'il ne se posait même pas de question le con.
L'oiseau se releva d'un coup et guidé par ses ailes, il se statufia juste au dessus de l'œuf. Il y eut un moment de flottement avant que l'oiseau ne fasse le lien entre ses instincts, sa pêche digne de Kamino et l'œuf, qui allait en quelques secondes, provoquer un raz de marée.
« Je viens de pondre un œuf ? »
Demanda Keigo, comme si l'un des deux utilisateurs de feu présents auraient la réponse. Un silence lui parvint comme réponse et les hommes se jetèrent tous un regard avant que Dabi ne tombe au sol, percuté de plein fouet par un oiseau aux larges ailes rouges qui tentait de se camoufler contre lui en poussant des cris stridents. Enji Todoroki s'approcha vivement de l'œuf et se retrouva choqué devant sa découverte. Alors le corps de Hawks avait réagi tout seul. Finalement, il préférait que ça soit arrivé dans son salon. Non, parce qu'avec toute la délicatesse et l'attention de Keigo, il se serait retrouvé avec un œuf dans ses chiottes et un blond qui provoque un tsunami en voulant tirer la chasse.
Le numéro un soupira longuement, se massa l'arrête du nez et s'apprêta à partir lorsque les paroles du vénitien le stoppèrent sur le coup. Oh non. Pas ça. Tout mais pas ça.
« Dabi ! J'ai pondu un œuf ! On va être papas !
-On ? Répéta le super vilain en haussant un sourcil.
-Bah oui crétin, je l'ai pas fait tout seul cet œuf. »
Et c'était qu'il trouvait ça logique en plus ! Dabi se raidit, pâlit d'un coup et passa de Hawks à l'œuf puis de l'œuf à Hawks avant de jeter l'emplumer au sol et de quitter les lieux pour rejoindre sa chambre. Il était dans un monde parallèle. Il allait bien dormir sur le temps qu'il lui restait et le lendemain, il serait content, même si pour cela il devait se réveiller en pleine planque du front du paranormal avec ce casse burne de Shigaraki.
Endeavor imita le geste de son fils et finit lui aussi par se diriger vers son lit. Oh non. Pas ça, pas ça.
Resté seul, Hawks ne sut trop que faire et un peu penaud, il se contenta d'observer son œuf. Il ne sut trop pourquoi, mais l'envie de le protéger se présenta à lui et sans même chercher une logique dans tout cela, il se dit qu'il prendrait soin de cet œuf. Alors, prit d'un élan maternel, il se dirigea vers son œuvre d'art et le prit entre ses bras pour s'asseoir sur le canapé afin de le bercer. Tout irait mieux demain.
Le lendemain, le numéro un et Dabi retrouvèrent le héros ailé en compagnie de son œuf qu'il tenait contre lui comme il le ferait avec un doudou. Les deux hommes se regardèrent et alors qu'Enji desserrait les lèvres, Izuku et Shoto firent leur apparition dans le salon.
Shoto se stoppa. Le tapis était plein de sang et d'un liquide inconnu, les coussins n'étaient pas dans un meilleur état, totalement éparpillés sur le sol et tout le monde semblait ailleurs. Dabi et son père étaient totalement catatoniques et Hawks semblait tenir quelque chose entre ses bras, fruit de la curiosité et de l'attention de chacun. Fuyumi arriva sur ces entre faits, rapidement suivie de Natsuo qui rentrait tout juste chez lui. La pression venait de monter d'un cran et tous fixaient Hawks en se demandant ce qu'il venait de se passer.
« Ce n'est pas un œuf d'autruche, n'est ce pas ? »
Demanda Izuku d'un petit ton timide alors que tous les regards convergèrent vers lui une fraction de seconde avant de se retourner vivement vers un Hawks qui commençait tout juste à s'éveiller.
C'est au bout d'à peine cinq petites minutes que la panique prit le manoir en entier. Hawks venait de pondre un œuf pendant la nuit. Au moins, ça expliquait les maux de ventres ne put s'empêcher de faire remarquer sérieusement Shoto alors que Natsuo se roulait au sol de rire.
Enji demanda si une chose vivait dedans et sous le regard confus du héros ailé, il sut qu'il n'aurait pas de réponse précise. Fuyumi proposa d'appeler un médecin et Dabi de faire une partie de Baseball avec cet œuf . Évidemment, la proposition du brun fut vivement rejetée par le propriétaire de l'œuf qui l'accusa d'être un père immonde avec des larmes aux yeux. Dabi argua qu'il ne pouvait être le père et une dispute prit place. Un groupe composé de Fuyumi, Hawks et Izuku soutenait que l'œuf était celui des deux hommes et qu'une chose vivait à l'intérieur alors que sceptiques, les trois autres relevaient un sourcil en croisant les bras, les yeux rivés sur le fameux œuf tandis que le second garçon de la fratrie ne s'arrêtait plus de rire.
Ce fut Izuku qui mit fin au débat en rappelant l'attaque faite sur le blond.
« Et alors ? Je ne vois pas le rapport. Grogna Endeavor.
-C'est pourtant simple non ? Argumenta Izuku. Si Hawks n'a été touché que de moitié alors peut-être que seuls ses organes internes ont bougés, ce qui expliquerait pourquoi aucun changement n'a été tout de suite montré. Il aurait suffi d'une ou deux… hum ! Se reprit Izuku en rougissant avant de reprendre un air sérieux pour finir son explication. Il aurait suffi d'une ou deux fois ensuite avec un partenaire, en l'occurrence Dabi, pour qu'un enfant naisse. »
Les deux protagonistes de cette histoire d'œuf et d'enfant se fixèrent. L'explication se tenait, elle se tenait trop bien même. Face au silence, Natsuo calma son rire et se releva d'un bond, les yeux écarquillés vers Touya qui semblait hypnotisé par le regard doré et aussi perdu que lui de son homme. Non. Oh que non ! Ils n'étaient tous deux pas près à être papa !
« Après… Peut-être que l'œuf est vide et qu'on peut en faire une omelette, comme pour les poules. Supposa Natsuo avant de se faire rembarrer par un feulement de la nouvelle maman en titre qui gonflait ses ailes en un geste menaçant tandis que Dabi grimaçait.
-Tu veux faire une omelette avec les pseudos règles d'Hawks. »
Tous eurent une grimace d'écœurement et alors que Fuyumi les quittait pour partir en voyage, Dabi sentit une vague de panique le prendre. Alors… Alors cela voulait dire qu'il allait être père ? Oh non… Il espérait vraiment que rien ne se trouverait dans cet œuf, et le regard qu'il lança à un Hawks stressé finit d'achever celui-ci. Il n'en voulait pas.
