Le jour où on a chié dans le salon :

Chapitre 27 : Expérience concluante :

Le problème lorsque l'on vivait en compagnie de Dabi et de Hawks tous les week-ends et durant les vacances scolaires, c'est qu'il était juste impossible d'avoir une vie sexuelle épanouie. Non, vraiment. Aucun jour ne fut plus béni pour les deux adolescents que lorsque les deux avaient décidés d'un commun accord de rejoindre l'appartement tout neuf d'Hawks anciennement explosé. Oui, vraiment, ce fut un jour béni.

Tout d'abord, ils n'avaient plus les bruits de castor excité que produisait Hawks pour séduire l'ainé de la fratrie afin qu'il fasse attention à lui. On disait de ces bruits que ça pouvait réveiller un banc de castor entier et les amener au manoir. Bon, cette théorie n'avait jamais été prouvée mais l'effet était toujours immédiat sur Hawks car il se la fermait toujours à ce moment là pour bouder. Ils n'avaient aussi plus les bruits libidineux de star porno en manque que faisait, encore une fois, l'oiseau pour appeler son chéri qui confirmait souvent ses demandes par un rire taquin. Autant dire que ce rire était l'alarme, le warning qui voulait dire que les deux allaient être très prolifiques. De vrais lapins en chaleur, c'était à se demander comment Hawks avait fait pour ne pondre qu'un œuf. En bref, ils avaient les bruits en moins, et ça, c'était autant un soulagement pour leur sommeil que pour leur libido. Car oui, autant dire que pour Shoto, les grognements puissants de son frère étaient un véritable tue l'amour.

Ensuite, depuis leur départ, le petit couple se dispensait des vieilles blagues toutes pourries que faisaient les deux chieurs de service. Car oui, des plaisanteries sur leur sexualité inexistante, ça semblait bien les faire rire, et Izuku en était sûr, il pouvait bien se demander s'ils ne le faisaient pas exprès justement. Ce qui amène ainsi au troisième et plus important point libérateur.

Enfin, oui, enfin, ils étaient débarrassés des capotes jetées à la va-vite dans la chambre, de la porte qui s'ouvrait pour laisser entrevoir la tête de Dabi qui demandait un service à son frère ou qui venait juste leur sourire d'un air entendu pour finalement fermer la porte. Et Izuku ne lâcherait pas ce point, il était sûr que si le brun faisait cela, c'était simplement pour les ralentir dans leurs ardeurs. Alors oui, ils avaient déjà couchés ensemble chez Shoto, mais tellement peu que l'on pourrait croire que l'autre couple copulait pour deux. Enfin, ils étaient débarrassés du « Protégez-vous bien ! » de maman Hawks qui filtrait à travers les murs, prouvant ainsi que l'on pouvait tout entendre au point de les freiner et de gêner Izuku. Enfin, ils n'allaient plus entendre une cacophonie terrible s'élever de la chambre des deux idiots qui s'étaient mit en tête de faire un concours de son avec eux, concours qu'ils gagnaient toujours cela dit. Enfin, ils n'allaient plus être dérangés par des questions indiscrètes balancées au travers des murs, qui faisaient retomber l'excitation. Enfin ils n'allaient plus avoir droit aux fameux « Shoto ! T'as pas vu Fuyumi ? Shoto ! L'avenir de ta sœur est plus important que la queue de ton copain ! Shoto ! Tu sais où es passé Natsuo ? Shoto ? Tu sais où est le magnifique cul de ton grand frère ? Oh ! Touya ! Te voilà ! Ça te dis de jouer à un jeu avec moi ? Et n'oubliez pas les garçons, la protection, c'est important ! Sho ! Papa te cherche ! SHOTO ! TON FRÈRE M'A DIT QUE TU ES TROP OCCUPÉ À MANGER UNE SUCETTE POUR VENIR ME VOIR ! JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI SUCER UNE SUCRERIE EST SI IMPORTANT POUR TOI, MAIS JE ME FICHE BIEN DE CE QUE TU MANGES ! DESCENDS IMMÉDIATEMENT ! », qui apparaissaient toujours au mauvais moments, comme par hasard. À croire qu'ils les espionnaient juste pour arriver au bon moment et les faire chier. En fait, au vu des rires qui fusaient à chaque fois, c'était fortement possible.

Alors, en attendant qu'ils s'envolent enfin vers d'autres horizons, les deux tourtereaux avaient envisagés un meilleur moment pour se jeter dessus avec plein de fougue et de fièvre. Et c'était simplement de le faire au dortoir de UA. Alors certes, c'était interdit, mais ils faisaient attention à ne pas se faire prendre par Aizawa ! Et ils y arrivaient d'ailleurs plutôt bien, à tel point que personne ne se doutait que les deux « amis », faisaient des galipettes dans la chambre de Shoto. Enfin, ça c'était jusqu'à ce que Sero Hanta ne brise leur parfaite petite couverture de mignonnerie et de chasteté en hurlant dans la salle commune qu'il n'en pouvait plus d'entendre les grognements rauque de l'un et les cris de souris de l'autre. Évidemment, ça jeta un froid total sur toute la classe. Et alors que Izuku rougissait et se cachait derrière les coussins et que Shoto analysait la situation, les filles se concertèrent pour savoir si oui ou non, la situation était réellement aussi « adorable » qu'elles l'imaginaient.

En fait, la réaction du pauvre Hanta était plutôt logique. Et pour cause, il avait totalement été ignoré comme étant le voisin le plus proche de Shoto. Tellement habitué à la solitude, le bicolore n'avait jamais vraiment entendu Sero ou bien même prêté attention à sa présence en tant que voisin de chambre. Quand il rejoignait ses quartiers, à la base, c'était soit pour étudier, sois pour se coucher, alors quand le sport avait commencé avec un Izuku ignorant que Shoto avait en effet un voisin, Sero eut la merveilleuse surprise de constater que si… Le couple le plus mignon de la Terre avait bien une vie sexuelle épanouie. Et qu'importe ce que pouvait en dire Katsuki en réalité, elle était bien plus qu'épanouie, car Hanta avait finit par hurler son désespoir.

Évidemment, les deux s'étaient excusés alors que Katsuki, lui, boudait de son côté et fumait. Voilà qu'il s'était fait dépasser par Deku une fois de plus. Kirishima et lui étaient ensemble depuis bien longtemps, même bien avant les deux autres nigauds qui savaient même pas se la fermer, et pourtant, ils n'avaient encore rien fait. Et oui, ça tracassait beaucoup Katsuki qui sentait ses nerfs lâcher et tous ses sens impatients lui rougir fortement le visage de colère et d'agacement. Il ne comprenait pas. Pourquoi et surtout comment ces deux coincés par la timidité les avaient-ils dépassés ?! Ils cachaient bien leur jeu ces idiots et ça, le blond ne l'avait juste pas supporté, à tel point qu'il s'était tut sous la force de la rage pour la journée entière.

Mais tout de même, bien que toute la classe s'amusait de la situation, une question pourtant évidente restait en suspend. Et un soir, elle ne tarda pas à être posée aux deux amoureux qui attendrissaient encore chacune des personnes présentes dans un câlin, tout pelotonnés l'un contre l'autre dans le canapé. Et alors qu'Izuku somnolait, Denki, accompagné de toute l'armada, vint poser une question fatale qui allait amener d'autres révélations que celles convenues.

« Dites les gars. Pourquoi vous attendez pas les sorties du dortoir pour vous sauter dessus ? Je veux dire, Hanta veut dormir et vous les mecs apparemment vous faites trop de bruit. Vous allez souvent chez toi Todoroki-san, non ? Alors pourquoi ne pas attendre d'être là-bas ?

-Mon frère est un tue l'amour sur patte. S'assombrit Shoto, faisant frissonner chacun alors qu'Izuku, tout gêné par la situation ainsi que la question, s'était recroquevillé contre le torse de Shoto.

-Et pourquoi vous faites pas ça chez Izuku alors ? Demanda ensuite Mineta, faisant relever le visage rouge et paniqué du petit vert qui fit des gestes incompréhensibles à tout va pour finalement bredouiller avec force, les oreilles fumantes.

-Parce… Parce que… Que… Qu'il y a ma mère et je ne veux pas la choquer et parfois il y a All Might aussi !

-Attends Deku de merde, All Might vient chez toi le soir ? Prononça enfin Katsuki qui avait décidé de parler, un sourcil haussé.

-Ou... Oui ! Et de plus en plus souvent même ! Il vient boire le thé ! Souffla Izuku, content de changer le tournant de cette discussion.

-Le thé en plein milieu de la nuit ? Murmura Mina comme pour s'en assurer.

-Oui ! Enfin, c'est ce que ma mère me dit. »

Un long silence se fit et chacun observa Izuku avec les yeux ronds. Ne comprenant pas le problème, il paniqua un peu et observa un Shoto blasé qui secouait la tête d'un air bien plus que dépité. Pour rassurer son petit vert, il embrassa doucement son front et lui tapota la tête alors que la classe hésitait entre le rire ou la stricte vérité. Était-il innocent au point de ne pas voir les signes évident ? Vu comment le garçon au double alter hochait la tête, c'était plus que probablement le cas. Un silence de plomb s'abattit totalement et timidement, Denki demanda s'ils passaient souvent leur soirée au salon, même quand il était là. Izuku sembla sérieusement réfléchir à la question et répondit un gigantesque « oui », armé d'un grand sourire innocent. Et là, ce fut la stupeur générale. Alors Izuku était tellement innocent qu'il ne voyait pas le souci lorsque ça concernait sa mère ? Cet enfant était bien trop pur et tellement dévergondé, d'après Hanta, en même temps que ça en devenait fascinant. Doucement, le petit inclina la tête sur le côté comme pour les questionner si tout allai bien et comme réponse, Denki lui conseilla de ne plus s'asseoir sur son canapé.

Enfin, cet incident passé, tous les adolescents partirent rejoindre leur chambre et bien évidemment, le couple fila ensemble avant de se faire arrêter par Katsuki en chemin.

Rageur, le blond les fixait, les poings serrés, au point de faire déglutir Izuku, automatiquement protégé par un Shoto qui voulait connaître le problème du blond. Et évidemment, la réponse ne tarda pas à arriver dans un ton assez hargneux.

« Quoi ? Vous voulez que je me barre pour vous sauter dessus plus vite, c'est ça ?

-Je ne vois pas où est le problème à ça Bakugo. Répondit Shoto avec simplicité.

-Sho-kun, je ne crois pas que… Tenta un Midoriya tout rouge et tremblant.

-Tu vois pas où est le problème ?! T'es sérieux ?! C'est pas interdit par le règlement peut-être ?

-Si. Tout comme se battre en pleine nuit il me semble. Répondit avec toujours autant de calme et de retenue Shoto qui gardait d'ailleurs ses mains dans ses poches.

-Ah ?! Tu cherches la merde double face ?!

-Je ne comprends pas… Dit Shoto en inclinant la tête. En quoi ça te dérange ? Tu as Kirishima pour le faire, non ?

-Ça me dérange que tu niques Deku dans les dortoirs, voilà !

-Pourtant… Ce n'est pas comme si tu n'en faisais pas de même avec Kirishima… Je me trompe ? Demanda Shoto avec un sourire fourbe en coin. Oh l'enfoiré… Alors il savait et en jouait juste pour le faire chier.

-Toi…- Grogna alors Katsuki tandis qu'Izuku commençait à paniquer.

-Les garçons…-

-Je peux savoir ce qui se passe ici et pourquoi vous n'êtes toujours pas au lit tous les trois ? »

Aïe… Aizawa était dans la place et autant dire qu'il avait bien entendu la conversation.

C'est ainsi que quatre élèves se firent exclure des dortoirs provisoirement. Le professeur n'avait pas cherché à comprendre et avait punis le couple le plus adorable de la Terre d'emblée car chaque mot qu'il soit prononcé par l'un que par l'autre laissait entendre une certaine activité interdite, aussi devinée par l'étrange absence de Midoriya dans sa chambre à certaines heures avancées de la nuit. En ce qui concernait le second couple, le brun n'était que face à des suppositions du bicolore et ne savait s'il devait le croire ou non. Alors Katsuki se retrouva confronté à la pire question de sa vie d'adolescent fier et en manque total d'expérience.

Lorsque le blond reçu le devoir de donner confirmation ou non aux mots de l'autre garçon, il se retrouva confronté à sa fierté alliée au mensonge ou bien à sa vertu brisée mêlée à la vérité… Il choisit le mensonge et sa fierté, ce qui amusa évidemment grandement le bicolore, et il entraîna un pauvre Kirishima dans sa chute.

Face à la feuille de renvoi pour la semaine, Endeavor eut un long, mais très long soupire tout en se massant l'arrête du nez. À ses côtés, Fuyumi grondait son grand frère, présent pour la journée, pour la mauvaise influence qu'il avait sur le plus jeune alors qu'il mourrait de rire en qualifiant son cadet de champion, accompagné par son homme qui se roulait par terre de rire. Natsuo, lui, était partit pleurer de rire dans la cuisine afin de pouvoir reprendre son souffle. Finalement, comme réponse à sa bêtise Shoto haussa les épaules mais demanda tout de même s'il avait le droit d'inviter Izuku. Les yeux ronds du patriarche firent redoubler le rire général de l'assemblée. Shoto n'en manquait pas une pour les impressionner.

« Et il demande ça sérieusement en plus ?!

-Bah oui, pourquoi ?

-Petit frère, je t'aime ! »

Hurla Dabi de rire alors qu'Endeavor se frottait le front. Mais qu'avait-il bien pu faire pour mériter des situations pareilles ?

« Izuku !

-Désolé maman…

-Je n'en reviens pas ! Enfin ! Toi et Shoto ! Des garçons si sérieux !

-Désolé maman… Couina encore plus le petit vert en détournant le regard, les yeux brillants de larmes et le nez rougis par la honte et le début des larmes.

-Voyons Inko… C'est un adolescent, on fait tous des bêtises à son âge. Sourit Toshinori Yagi avec bienveillance, faisant ainsi briller les prunelles du vert de reconnaissance éternelle.

-Non ! Je sais que tu le défends toujours Toshinori, mais il se doit de répondre de ses actes !

-Désolé maman ! Couina encore le garçon en baissant la tête, donnant l'air d'un chien battu attaché au pilori.

-Oh… Izuku… »

Soupira enfin la mère tout en s'asseyant alors qu'All Might, pendant qu'elle avait le dos tourné, releva bien haut son pousse et mima un « Bravo champion ! », de ses lèvres, ce qui ramena au moins le sourire et les joues rosies chez le jeune homme qui s'essuyait énergiquement les yeux. Pour finalement rejoindre sa chambre en filant.

La tête basse et la boule au ventre, Eijiro expliquait qu'il n'y comprenait rien. Aizawa était venu le chercher afin de le virer et plus il se défendait, plus le professeur perdait patience. À la sortie, il avait juste croisé Katsuki qui s'excusait et puis il était rentré chez lui, l'air penaud tout en reniflant. Face à ses parents, il ne trouvait les mots et trouvait injuste d'être sanctionné sans n'avoir rien fait. Au moins, ils eurent l'intelligence de le croire. Ce n'était pas viril de mentir et il le faisait très mal. Aussi, lorsqu'il assurait qu'il n'avait rien fait de mal, ses parents étaient compréhensifs. Ils rirent tout de même de l'incident et les parents décidèrent que la semaine de flou de leur fils pour lui parler un peu sexualité afin de le débrider sur le sujet. Pas en cours, certes, mais il n'était jamais trop tard pour apprendre et rassurer.

Pour Katsuki, ce fut la totale inverse. Il se prit en arrivant, un bottin de lettres dans la tronche et se fit hurler dessus par sa mère. Évidemment, Masaru tenta de passer par dessus la voix de Mitsuki afin de gronder son fils, mais il n'y parvint pas et tenta mollement de les séparer pour au final partir s'asseoir devant la télé, blasé et ignoré. Mitsuki ordonna à son fils d'expliquer pourquoi il n'arrivait pas à maintenir ses hormones et Katsuki lui répondit de « S'occuper de son cul de vieille. », phrase évidemment très mal reçue par la principale concernée qui hurlait toujours plus de reproches, sans cesse contrée par le fait qu'à son âge, elle n'était pas mieux et qu'elle l'avait dit elle-même.

« Justement, si je te les ai dites, ce n'est pas pour que tu les reproduises !

-Tu n'es pas censé me servir de model, vieille sorcière ?!

-Je suis ta mère, pas ta pote ! C'est quoi ton problème à la fin ?!

-Justement ! Il est là mon problème ! Je suis puni à cause de ma putain de fierté… Parce qu'en vrai… j'ai toujours rien fait ! »