Flétrissement, Floraison

Quand une noble vient rendre visite à Camelot avec sa servante devenue épouse, Merlin se met à imaginer que sa relation avec Arthur puisse connaître une autre fin. Mais quand Arthur utilise cette visite comme inspiration pour courtiser Gwen, c'est tout son monde qui s'effondre. Alors Merlin développe comme une gêne dans la gorge. Puis une toux. Puis des pétales de fleurs.

Les fêtes de Beltane célèbrent les naissances et le renouveau chaque année. Mais Merlin serait déjà chanceux de survivre jusqu'au début du festival. Le Hanahaki est une maladie mortelle dont le seul remède est de voir notre amour impossible nous être retourné … mais Arthur n'aime pas Merlin.

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Bonjour à tous, et bienvenue sur cette page. Je ne prendrais pas longtemps à vous expliquer qu'il s'agit d'un cadeau pour une grande amie à moi (oui j'étais carrément à la bourre pour Noël). C'est histoire est la traduction d'un très long OS de 20000 mots que j'ai décidé de couper en plusieurs chapitres afin de rentre l'histoire plus digeste à traduire pour moi. Il y aura environ dix chapitres mais je ne peux vous garantir une publication journalière ou mensuelle. Mais une chose est sure, elle sera terminée soyez-en certain.

Cette traduction est tirée de l'œuvre de l'incroyable Totally-Out-Of-It (on prendra trente secondes pour apprécier ce nom s'il-vous-plait) Withering,Blooming que je ne peux que vous engager à aller lire dans sa langue originale: l'anglais. J'ai évidemment pris quelques libertés en ce qui concerne la traduction, pour la franciser un petit peu au niveau des expressions. Parfois j'ai même inventé des phrases complètes pour faire correctement passer le message de l'auteur vers un publique français. J'espère que vous ne m'en voudrez pas si vous avez eu le plaisir de lire la version originale.

Je n'ai malheureusement pas eu de réponse de la part de l'auteur concernant la possibilité de traduire son histoire. De ce fait, si je suis contactée par la suite et que je n'y suis pas autorisée je retirerais cette traduction de mon profil (tkt Célia je t'enverrai un mail avec toute la trad x)

Je vous souhaite une bonne lecture :)

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PS : Les informations sur les bleuets et les myosotis dans cette fanfiction sont des faits réels tirés des connaissances personnelles de l'auteur. De ce fait, s'il-vous-plait, n'utilisez pas ces plantes à des fins médicales sans connaissances appuyées sur le sujet. Une dose –même légèrement trop importante- de l'une de ces deux plantes vous feraient plus de mal que de bien.

Jonquilles – ce sont les fleurs que Merlin crache à un moment de l'histoire suite à une manipulation magique de sa maladie. Elles représentent le désir et sont de belles fleurs à offrir à quelqu'un qui traverse des instants difficiles. Mais elles signifient aussi l'espoir et la renaissance puisqu'elles peuvent éclore d'un sol gelé – une belle fleure de Beltane en somme. (Sauf si vous offrez une seule Jonquille, ce qui souhaite et apporte le malheur. NE FAITES PAS ça.)

Hanahaki – c'est une maladie d'origine magique qui touche les personnes souffrant d'un amour non réciproque si pur qu'il ne peut être contenu. Le malade commencera par expulser des pétales de fleurs de sa bouche. La magie crée une plante à fleur à l'intérieur même de la personne qui souffre d'un amour non réciproque. Les racines s'enveloppent petit à petit autour des poumons et du cœur, cousant des douleurs et des difficultés respiratoires. D'autres symptômes peuvent également se développer, comme des faiblesses musculaires et des troubles de l'attention. La personne infectée tousse des pétales à un rythme croissant jusqu'à ce qu'il y ait trop de fleurs à tousser et qu'elle ne puisse plus respirer et finisse par suffoquer.

Même si le Hanahaki est d'origine magique, les druides et les sorciers ne sont pas les seuls à pouvoir contracter cette maladie. Toute personne avec des sentiments assez puissants et assez pures peut développer un Hanahaki. Mais les personnes magiques ont plus de chance de le développer tout de même.

Le seul remède au Hanahaki est que l'amour infligé soit rendu en force égale ou supérieure sinon, la mort le réclame dans le mois.

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- Chapitre 1 -

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Il y avait un souffle glacé dans l'air, l'ensemble des serviteurs et des nobles du palais frissonnaient sur les marches de l'édifice où ils étaient tous rassemblés. Tous excepté le Roi Uther Pendragon, le Prince Arthur Pendragon et le serviteur personnel du prince, Merlin.

Le jeune homme se serait mis à claquer des dents comme les autres s'il n'avait pas été recouvert d'un manteau de fourrure de la tête au pied. Il n'en dépassait que ses cheveux corbeaux et la pointe de ses vieilles chaussures. Et peut-être le bout de son nez. Alors même si cela faisait bien trente minutes qu'il patientait sur les marches du château en plein hiver –en fait depuis qu'un imbécile avait hurlé l'arrivée des nobles en visites bien trop tôt depuis les remparts- Merlin retenait un large sourire de s'épanouir sur son visage tandis que les autres ne se gênaient pas pour pester et montrer leur mine renfrognée.

Arthur se tenait trois marches plus bas, royal dans sa longue cape rouge, aux côtés de son père, tous les deux prêts à accueillir leurs visiteurs. Le soleil brillait pour la première fois depuis des semaines. Merlin se réjouissait de cette vue, les rayons du soleil se reflétaient sur la chevelure dorée du prince et sa couronne faisait bien pâle figure à côté.

Cela faisait des jours qu'il n'avait pas arrêté de pleuvoir. Les champs étaient inondés. Chaque jour des nouveaux coursiers arrivaient des quatre coins du royaume avec d'autres rapports insolites sur des chênes gigantesques déracinés qui bloquaient les routes, des digues détruites par la force des eaux ou encore des maisons effondrées sous la force du vent. La tempête était arrivée sur eux en un éclair mais elle était restée bien plus longtemps que ça. Certains chuchotaient déjà que la sorcellerie en était la cause. De quoi hérisser le poil du roi.

Les serviteurs du château étaient constamment trempés, courant à droite à gauche pour faire tourner la boutique comme si rien ne s'était produit. Le linge ne séchait pas sans feu, quelqu'un était donc assigné à la surveillance de celui-ci. A chaque fois qu'une fenêtre était ouverte pour faire sortir la fumée, des gerbes d'eau se renversaient à l'intérieur de la pièce et menaçait de l'éteindre. Sans parler de l'odeur du linge. Les chevaliers parsemaient les couloirs de boue avec leur vas et viens incessants. Entre leurs rondes et les différents rapports à porter au roi le château ressemblait davantage à un gigantesque marais qu'à une bâtisse royale. Et quelqu'un devait bien nettoyer tout ça. Les membres du conseil réclamaient sans cesse des médicaments pour leurs vieux os, des bains chauds et de la nourriture sous prétexte que l'humidité rendait leur santé plus fragile.

Alors Merlin avait essayé de rendre la vie d'Arthur plus simple. Mais ça ne l'empêchait pas de trembler comme une feuille à chaque courant d'air. Ce jour-là, Merlin s'était mis en tête d'allumer un feu pour Arthur. Il était évidemment inenvisageable que la tête couronnée subisse une seconde de plus ce froid infâme, et il était surtout inenvisageable que le sorcier subisse une seconde de plus les plaintes et jérémiades de cet imbécile. Et cela aurait été si simple de le faire si Arthur n'avait pas été dans la pièce, il aurait pu utiliser sa magie, mais c'était évidemment impossible avec le prince si proche derrière lui. Les vêtements de Merlin gouttaient encore de son bref passage à l'extérieur, ce qui ne l'aidait certainement pas dans sa tâche. Ses cheveux trempés étaient plaqués contre son crâne et ses lèvres bleuies par le froid tremblaient. Tout comme le reste de son corps en fait. Merlin commençait sérieusement à envisager de mettre Arthur dehors quand une petite étincelle éclaira enfin la bûche et qu'une petite flamme commença à prendre de l'ampleur … puis tout devint noir.

C'était une veste, lancée et pendue sur sa tête : comme les rideaux du lit d'Arthur. Elle avait l'air neuve, ou en tout cas jamais portée. Le cuir brun était si doux et souple qu'il ne pouvait être que de mouton, avec une fourrure si douce et chaude que Merlin s'imagina immédiatement se rouler dedans pour y faire la meilleure sieste dont il ait jamais rêvé.

« J'espère que vous n'imaginez pas que je vais laver ça aussi » se plaignit Merlin. « Je viens tout juste de réussir à faire sécher le reste de votre linge. Si vous voulez laver celui-là aussi, il faudra le faire vous-même. »

Arthur croisa les bras, un air renfrogné sur le visage. Il se tenait debout devant Merlin, enroulé dans une veste similaire. « Je ne te demande pas de le laver Mer-lin. Mais de le porter. »

« … D'accord ? » Merlin regarda suspicieusement le prince qui ne lui offrit pas plus d'explication. C'est vrai que le cerveau d'Arthur était des plus logique, pour lui-même. Merlin resta donc confus, qu'est-ce que Arthur voulait qu'il fasse avec ?

Arthur soupira, un brin moqueur. Son regard glissa vers la fenêtre où l'on apercevait des trombes d'eau s'écraser sur la cour. La lumière du feu oscillait sur ses cheveux d'or. Et même si la pièce était sombre, les joues d'Arthur étaient clairement rosies.

« Alors portes-le. Imbécile. »

Merlin cligna des yeux, clairement toujours aussi confus. « Vous me prêtez un manteau ? »

« Non. Ne sois pas si obtus, je te l'offre. »

Habituellement, Merlin aurait ri ou bégayé rien qu'à l'idée que le prince lui offre quelque chose d'aussi luxueux, ou qu'il lui offre quelque chose tout court d'ailleurs. Il devait au moins coûter un mois de son salaire, si ce n'est plus. Mais il pleuvait tellement ces derniers temps, et Merlin avait si froid depuis si longtemps qu'il ne réfléchit pas plus et enfila le mentaux.

« N'allez pas changer d'avis. Il est à moi maintenant. » Il se pelotonna dans la fourrure et soupira de plaisir. Merlin releva la tête et sourit à Arthur. A chaque fois que le prince lui faisait un cadeau, il se sentait spécial. Evidemment, il avait bien conscience qu'Arthur prenait mieux soin de lui que la plupart des autres nobles ne prenaient soins de leurs propres serviteurs. Et qu'Arthur admettait même parfois qu'il le considérait comme un ami. Mais les cadeaux avaient toujours été rares pour Merlin, alors il les chérissait. « Merci. »

Arthur ricana à nouveau. « Je fais juste en sorte de ne pas me retrouver à court de serviteur à cause de cette maudite tempête. » Il roula des yeux et se plaça face à Merlin. Il sembla se perdre dans le court de ses pensées, la bouche légèrement ouverte et le regard fixé sur Merlin de nombreuses secondes. Le prince détourna le regard et se racla la gorge. « Si tu tombes malade, je me sentirais mal. » Il toussa. « Enfin, ce serait incommode. »

Et donc Merlin avait un nouveau, fabuleux mentaux à porter lorsqu'il faisait froid. Il avait été froid et humide et misérable pendant des semaines. Mais maintenant il avait juste un peu froid et il s'amusait à lancer des sourires à cet imbécile de servant d'Uther qui clairement, manquait de perdre un doigt chaque jour à cause des températures. Et maintenant, il se tenait sur les marches principales du palais à attendre une comtesse qui disait pouvoir expliquer l'origine des tempêtes qui s'étaient abattues sur Camelot.

Un soldat qui se tenait à l'entrée de la cour se retourna et cria l'arrivée du carrosse aux portes de la ville. Le Roi et le Prince se raidirent tous les deux et lissèrent leur cape, la tête haute. Puis, un carrosse bleu-gris aux accents dorés fit son apparition, tiré par de superbes chevaux gris pommelés. L'attelage ralenti et deux gardes quittèrent le dos de leur monture, de grandes capes bleues nuit drapées sur leurs épaules.

L'un des gardes ouvrit la porte du carrosse et offrit sa main. La femme qui descendit des marches était sans conteste la plus belle que Merlin n'ait jamais vu. Lady Laudine, Comtesse de la Fontaine de Landuc et fille du Duc Landunet, était dotée d'une longue chevelure ondulée qui brillait comme de l'or filé sous le soleil, laquelle complémentait sa peau de porcelaine d'une façon des plus féérique et éthérée. Sa robe aux couleurs du soleil couchant semblait seulement accentuer sa beauté naturelle.

Après la comtesse vint une autre femme. Sa peau était plus foncée que celle de lady Laudine, mais pas de beaucoup. Et le cuivre de ses cheveux se reflétait dans l'or de ceux de Laudine. Sa propre parure était plus simple que celle de la comtesse mais pas moins splendide. Merlin manqua de s'étouffer.

Ce devait être Luned, l'ancienne servante de lady Laudine. Il avait entendu leur histoire être chuchotée au moins une douzaine de fois parmi le personnel du château depuis que la lettre annonçant leur arrivée était parvenue jusqu'à eux. C'était une histoire de conte de fée.

Uther prit la main de Laudine et inclina la tête. « C'est un plaisir de vous voir à nouveau, Lady Laudine. Vous n'étiez encore qu'une enfant la dernière fois que vous êtes venue à Camelot. »

Arthur baisa doucement la main de Laudine. La jeune femme lui offrit un sourire et une révérence en retour. Laudine offrit une nouvelle révérence, sa main toujours tenue par le roi. « En effet. Votre Royaume n'est devenu que plus magnifique en mon absence. »

Ces mots firent sourire Uther. Du bras il indiqua la voie vers les marches. « Venez. Allons vous installer. Puis nous discuterons du sujet qui vous a mené ici. »

Alors que le personnel du château descendait les escaliers pour récupérer les malles de la Comtesse, Arthur, son père et les invités montèrent les marches. Arthur agrippa brièvement l'épaule de Merlin pour lui signifier que, oui, sa présence était requise à ses côtés. Et pas avec les autres serviteurs à décharger les bagages.

Comme si Merlin aurait jamais fait autrement.

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Il n'y eu aucune grande fête pour célébrer l'arrivée de Laudine, mais cela ne signifiait pas pour autant que le repas n'était pas gargantuesque. Quand Arthur mangeait dans sa chambre, deux plats lui étaient servis. Au diner avec Laudine, il y en avait cinq.

La conversation pendant la soupe était frivole. Arthur et Luned écoutaient plus qu'ils ne parlaient mais étant donné que l'un provenait d'une famille royale et que l'autre était une ancienne servante, il était clair qu'aucun des deux ne souhaitaient s'embarrasser à meubler le silence.

« Comment se porte votre père ? »

« Il va très bien, Votre Majesté. »

« Et votre mère ? »

« Elle également. Où se trouve Lady Morgana ? Je me chagrine de ne pas la voir. »

« Elle visite une cousine dans le sud. Sa santé se détériorait avec l'humidité ambiante. »

« J'espère sincèrement qu'elle se remettra vite. Je me souviens qu'elle était dotée d'une grande intelligence lorsque nous étions enfants. »

La discussion continua ainsi plusieurs minutes, les sourires et les ronds de jambes allaient bon train jusqu'au plat suivant. Avec l'arrivée de la viande vint aussi le contenu des lettres de la comtesse.

« Vous avez écrit que vous connaissez la cause de ces tempêtes », commença Uther. « Cela signifie-t-il qu'il s'agit de sorcellerie ? »

Laudine fronça les sourcils, elle joua quelques instants avec la viande de son assiette. « Pas de sorcellerie à proprement parler. » Elle piqua le dernier morceau de chevreuil et prit son temps pour le porter à ses lèvres. « Vous savez évidemment que je suis la Comtesse de la Fontaine de Landuc, n'est-pas ? »

Uther et le prince acquiescèrent. Arthur remercia Merlin lorsqu'il s'approcha pour lui remplir son verre.

« La Fontaine de Landuc a besoin d'un gardien parce qu'elle est magique. La plupart du temps, elle reste sèche et vide, parfaitement inutile. Cependant, si de l'eau est versée dedans elle se déchaine et provoque de terribles tempêtes. C'est le pouvoir de cette fontaine. »

Laudine et Luned continuèrent à manger comme si de rien n'était alors que de l'autre côté de la table, Uther, Arthur et Merlin s'étaient figés. Donc cette fontaine était la cause de la destruction de la plupart des champs de Camelot. Laudine était responsable de cette fontaine, elle en était la gardienne après tout. Etait-ce un acte de guerre ? Avait-elle versé de l'eau dedans à dessin afin de fragiliser le Royaume ?

« Sous-entendez-vous qu'il s'agit d'une trahison envers Camelot ? D'un acte d'agression ? » Demanda Uther, sa voix aussi glaciale que les donjons en plein hiver. Les bougies sur les candélabres près des murs ondulèrent dangereusement sous une brise inexistante. La lumière vacillante découpa les traits d'Uther, rendant son regard encore plus menaçant.

Les yeux de la comtesse s'écarquillèrent, elle posa ses couverts, profondément choquée. « Oh mon di- seigneur, non ! » Elle secoua la tête. « Un quelconque chevalier errant de je ne sais où s'est infiltré. Il a renversé une jarre entière dans la fontaine mais il n'avait cependant aucune idée de comment contrôler son pouvoir. C'est pourquoi la tempête fut aussi terrible, au point de venir jusqu'ici et de toucher Camelot. »

Son explication ne réconforta que peu les hommes. Arthur était aussi tendue qu'un fil à linge. S'ils n'avaient pas été seul dans la pièce, ou même avec les chevaliers sur le terrain d'entrainement ou dans la foret, Merlin aurait peut-être essayé de se rapprocher de lui, de le toucher. Pour essayer de le réconforter un minimum. Cependant, ils étaient devant des visiteurs, des étrangers. Et pire encore, devant Uther. Alors Merlin n'osa pas.

A la place, il s'avança d'un pas, afin qu'Arthur puisse le voir du coin de l'œil. Pour qu'il sache qu'il était à ses côtés. Quoiqu'il arrive.

« Je vous assure », continua Laudine. « Mon père s'est déjà chargé du chevalier en question. Mais étant donné que la fontaine est mon devoir, et que j'ai échoué à la protéger, je suis venue à Camelot afin d'avoir un aperçu des dommages encourus … et d'en payer les réparations. »

A la mention d'argent, le comportement d'Uther changea du tout au tout. La tension quitta ses épaules. La glace quitta son regard et un petit sourire reprit place sur ses lèvres. Il était redevenu le roi cordial de quelques instants plus tôt. Malgré le fait que Laudine soit responsable d'une fontaine magique, et que ladite magie était en effet responsable des derniers problèmes du royaume, tout allait bien si quelqu'un lui offrait de l'argent.

Sans même avoir besoin de le regarder, Merlin savait qu'Arthur roulait des yeux. Le sorcier leva les siens au ciel avec lui, moqueur. De l'autre côté de la table, Luned laissa échapper une grimace.

« Bien sûr », accepta Uther. « Nous apprécions votre attention à ce sujet. Arthur tient une liste de tout ce qui a été endommagé depuis le début de la tempête. »

Quand l'attention se reporta sur le prince, celui-ci acquiesça. « Je pourrais vous faire le tour du château, de la ville et des alentours pour que vous puissiez voir vous-même comment les choses se tiennent. »

Laudine lui lança un sourire soulagé. « Je vous en serait grandement reconnaissante, merci. »

« Je vous assure milady, tout le plaisir est pour moi. »