Salut les sorciers ! J'espère que vous allez bien ?

Voici un chapitre tout beau et tout chaud, rien que pour vous ! :)

Merci pour vos reviews, follows et favoris, je vois que les Salazar/Harry ont toujours autant de succès, dommage qu'il y en ait si peu d'ailleurs...

Pour info, le terme "Yule" dont parle Godric dans le chapitre précédent est une fête pré-chrétienne qui s'apparente en quelque sorte à Noël. C'est le solstice d'hiver et il débute le 21 décembre.

Voilà, voilà, c'était la minute histoire ^^


Salazar était déjà debout en train de travailler avec ses chaudrons quand Harry se réveilla. Celui-ci se glissa hors de son lit et s'arrêta rapidement à mi-chemin avant de retourner dans sa minuscule prison, résistant à l'envie de flâner dans la tente. Il avait envie de rester au lit, mais en même temps il n'avait jamais été du genre à rester sans ne rien faire.

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire triste lorsqu'il imagina la réaction de Ron à cette idée.

Si Harry avait du mal à rester immobile, nul doute que Ron, lui, aurait tenté de s'échapper du lit toutes les trois minutes, tout en maudissant Salazar de le retenir ici.

Avec un soupir silencieux, Harry ferma les yeux et se concentra sur le chant du phénix, le trouvant calme, parfait pour calmer ses pensées, bien mieux que toute autre image ou que tout autre son sur lequel il s'était concentré au cours de la journée écoulée. Il ressentit toutefois un léger sentiment de peur au son de la musique douce- Harry n'oublierait pas de sitôt la façon dont le lien doré avait changé sa vie - mais il le repoussa aussitôt, enfouissant sa peur avec ses souvenirs les plus sombres et se concentra entièrement sur la douce mélodie.

Salazar le réveilla quelque temps plus tard, lui tendant un nouveau bol de soupe . "N'y a-t-il pas quelque chose de plus consistant à manger ?" se plaignit Harry alors qu'il se réinstallait sur son lit avec le bol.

"Probablement, mais je ne suis pas cuisinier", admit Salazar, "c'est plus du domaine de Helga." Il attendit que Harry prenne quelques gorgées avant d'ajouter, "Et en plus, il est bien plus facile de glisser des potions dans une soupe."

Harry marqua une pause, tenant sa cuillère devant sa bouche d'une main incertaine. Il observa un instant le liquide innocent dans le métal incurvé, débattant de ses options. Finalement, il en but une gorgée, estimant qu'il n'avait pas trop le choix de toute façon. Même en buvant peu de soupe, il avalerait quand même de la potion. Et puis Salazar le soignait depuis cinq jours, alors un peu plus ou un peu moins. "Qu'est-ce que c'est comme potions ?" demanda-t-il avec la sagesse de quelqu'un qui avait passé plus de temps que nécessaire sous les soins d'un guérisseur.

Les lèvres de Salazar se contractèrent d'amusement. "Une potion de nutrition, une potion pour aider ton corps à éliminer la magie étrangère, et une potion douce contre la douleur."

Harry plia le dos sans le vouloir vraiment et lança "Vous m'aviez dit que mon dos était guéri."

"C'est ce que j'ai dit, en effet ", lui assura Salazar, "mais après les ennuis que la magie m'a déjà causés, je ne veux pas prendre de risque. Si quelque chose se passait, je préférerais que tu ne m'avertisses pas en hurlant de douleur "

"Je ne le ferais pas", dit Harry avec une telle certitude que Salazar ressentit le désir brusque d'attaquer celui qui avait blessé le garçon. "Mais j'apprécie quand même le geste."

"Hm."

Harry prit encore quelques cuillerées de sa soupe avant de demander "Vous en savez beaucoup sur la magie de guérison, alors?"

Salazar haussa les épaules. "Mon deuxième maître - le deuxième homme avec lequel j'ai été apprenti", clarifia-t-il en voyant le froncement de sourcils de Harry, "était un guérisseur. Probablement le meilleur de notre siècle. Je n'ai pas son génie pour diagnostiquer les symptômes, et la médecine non magique est largement au-delà de mes compétences, mais je me débrouille assez bien. "

"J'aurais pensé que c'était Poufs – Helga la guérisseuse," fit Harry.

Salazar esquissa un sourire "C'est vrai que l'on pourrait le penser. Elle a quelques connaissances en médecine magique, mais, depuis notre rencontre elle a tout appris auprès de moi; elle ne l'a jamais étudiée elle-même. Non, Helga a choisi de se concentrer sur la nourriture. Elle est une excellente cuisinière, et a créé son lot de sortilèges pour la cuisine . "

Harry baissa les yeux sur son bol presque vide et déclara, "J'ai hâte de la rencontrer."

Salazar renifla. "En parlant de rencontrer les autres ..." Il se pencha en avant, le bol posé à côté de son tabouret. "Ce n'est pas que je suis en colère contre toi, mais pourquoi n'as-tu pas dit à Godric la vérité sur le sorcier qui t'as fait du mal ?"

En toute honnêteté, cela n'avait pas été une chose à laquelle Harry avait pensé, mais il n'eut pas à réfléchir trop longtemps à la raison pour laquelle il avait menti. " Parce que j'ai toujours aimé l'idée de passer mes dernières années à Poudlard sans me faire démarquer."

Salazar haussa un sourcil. "Excuse-moi ?"

Harry soupira et tendit son bol à Salazar "À la maison, j'ai survécu à une attaque, en tant que bébé, de ... eh bien ..." Il fit signe à son dos et Salazar eut sourire sinistre. "Lui. En tout cas, j'étais un peu connu pour ça. Et moi, eh bien, j'en ai un peu marre, surtout avec tout ce qui s'est passé cette année." Il détourna le regard, se souvenant amèrement des badges "A bas Potter" et Ron refusant de lui parler. "Je ne veux pas que les gens me regardent et s'attendent à des miracles", murmura-t-il. « Je ne veux pas qu'ils aient pitié de moi ou qu'ils me voient comme un sauveur. »

Le cœur de Salazar se brisa et il se glissa dans le lit pour envelopper un bras autour des épaules du garçon. Durant un instant, Harry semblait hésiter sur l'attitude à adopter à ce geste de réconfort , mais il pencha ensuite sa tête sur l'épaule de l'homme et laissa échapper un léger soupir.

Salazar garda le silence pendant quelques minutes, offrant simplement son soutien puis il déclara "Il vaudrait mieux que tu t'abstiennes de raconter aux autres ton voyage dans le temps avant notre départ pour Poudlard."

Harry scruta le profil du Fondateur derrière sa frange. "Pourquoi?" le questionna-t-il.

Salazar grimaça. "S'il te plaît, ne pense pas que je n'ai pas confiance en eux," dit-il et Harry haussa les épaules. "C'est ... compliqué. Godric ... Godric est un homme formidable, qui apporte sa force et son soutien, mais il est également très coincé dans ses habitudes; je doute fort qu'il adopterait le concept d'un tel voyage dans le temps. Rowena remettrait tout en question, et même si cela apporterait des conversations aussi riches que intéressantes, elles te donneraient certainement la chair de poule, surtout quand elle pose des questions auxquelles tu n'as pas de réponse ou auxquelles tu n'as pas très envie de répondre. " Ses lèvres s'étirèrent en un sourire amusé comme il partageait un de ses souvenirs. "Une fois, elle m'a apporté un serpent et m'a demandé de lui poser des questions sur ses fonctions corporelles, ses moyens de reproduction, sans penser à ce que je ressentais ou ce que ressentait le serpent à ce sujet. C'était ... maladroit."

Harry éclata de rire. "Je vais essayer de ne pas attirer son attention alors" décida-t-il.

"Un très bon choix", acquiesça Salazar. "Helga ... Tu pourrais probablement parler à Helga de ton voyage dans le temps. Elle te traiterait comme n'importe qui d'autre, excepté qu'elle serait sans doute plus maternelle que d'habitude. Vu à quel point tu étais blessé quand je t'ai trouvé, tu aurais probablement eu à supporter son étreinte maternelle assez...étouffante... De plus, Helga n'aime pas laisser les autres dans le noir et il aurait fallu beaucoup d'efforts pour la convaincre de tenir sa langue. "

Harry réfléchit un instant avant de demander, "Est-ce qu'il y a des Legilimens parmi eux ?"

"Rowena connait très bien la Légilimencie," répondit Salazar avec un sourire ironique, "comme pour tout en fait, mais elle n'est en aucun cas un maître en la matière. Tous sont de bons Occlumens - j'ai veillé à ce que cela soit le cas- mais Rowena a été la seule à s'intéresser à la Legilimancie, son mari et l'épouse de Godric étaient également Occlumens - le mari de Helga n'étant pas magique - mais aucun d'entre eux ne s'est intéressé à l'art de la Légilimancie. Ils sont bien trop sensibles pour ça."

"Je peux les comprendre," fit Harry. "J'ai toujours été réticent à utiliser la Legilimancie sur quelqu'un, mais ça pourrait sûrement être une compétence utile à avoir ?"

"Disons qu'elle permet de savoir à qui accorder sa confiance ou non » ," expliqua Salazar Serpentard et Harry cacha un sourire contre l'épaule de l'homme. "Mon premier maître, qui m'a enseigné cette technique, l'utilisait souvent pour communiquer sans utiliser de mots. Cela simplifiait l'apprentissage de concepts particulièrement difficiles, mais je me retrouvais souvent à court de mots pour expliquer de tels concepts aux autres."

"Vous ne pouvez pas utiliser le même processus? Utilisez la Legilimancie pour communiquer ?"

"Ce n'est pas si simple que ça ", répondit Salazar. "Je ne pouvais transmettre des connaissances avec la Légilimancie qu'à une personne ayant étudié l' Occlumancie, ce qui n'est peut-être pas aussi courant que l'on pense. Pour compliquer encore plus les choses, si le destinataire a besoin d'une clarification, il lui manque alors le langage parlé pour demander cette clarification. Communiquer par l'esprit a peu de choses à voir avec le langage verbal. "

Harry grimaça. "D'accord, oui, je peux comprendre. Mais, pourquoi votre maître vous enseignerait-il de cette manière, compte tenu des difficultés?"

"Je ne lui ai jamais demandé," concéda Salazar. "Je ne peux que supposer qu'on lui a appris de la même manière. Ou alors il a simplement préféré ne pas mettre ses recherches par écrit. Je ne serais pas surpris par ce fait; il était vraiment un homme paranoïaque. "

"Sur quoi portait ses recherches ?" s'enquit Harry avec curiosité.

"L'alchimie."

"Oh." Harry se gratta l'arrière de la tête. "Je suppose que ça a du sens."

Salazar eut un rire surpris. "Alors tu connais l'alchimie? Est-ce courant, à ton époque?"

Harry secoua la tête. "Non, pas du tout. Je ne pense même pas que cela soit étudié à Poudlard, même si je suppose que cela pourrait être un mensonge, depuis que Dumbl… euh, le directeur l'a étudié. Je sais que quelqu'un a finalement réussi à fabriquer la pierre philosophale."

Salazar sourit. "Un accomplissement. Ce n'est pas l'objet de mes propres recherches, mais elle fait partie de celles que je peux comprendre malgré tout."

"Quel est l'objectif de votre recherche, alors?" Demanda Harry.

Mais Salazar secoua la tête et se glissa hors du lit. "Peut-être une autre fois. Passe quelques heures sur l'Occlumancie et je te réveillerai pour le déjeuner."

Harry soupira. "D'accord" accepta-t-il et il s'installa plus confortablement avant de fermer les yeux et de se souvenir du chant du phénix.

Cela donna le ton pour les deux prochains jours. Harry passait presque toute la journée à se concentrer sur l'Occlumancie. Pendant les repas, il tentait d'obtenir plus d'informations de la part de Salazar sur l'alchimie et, s'il échouait, demandait autre chose. Salazar avait l'air de vouloir parler de la magie de guérison et Harry, avec sa capacité à attirer les ennuis, était intéressé à apprendre ce qu'il pouvait.

Le troisième jour depuis la visite de Godric, lorsque Salazar réveilla Harry pour le déjeuner, le garçon se sentait étrangement lucide.

"Oh ?" s'exclama Salazar alors que Harry n'avait pas dit un mot. "Tu l'as fait."

"Vous semblez surpris," fit remarquer Harry en prenant son bol.

"Il y a normalement une tranche d'âge pour apprendre l'Occlumancie, et et tu es techniquement un peu trop jeune pour cela", expliqua Salazar, ayant appris depuis que Harry avait quatorze ans. « Je ne pensais pas que tu y arriverais si vite. Au départ, je m'étais dit que si cela ne marchait pas de t'apprendre à apprendre " Il renifla "Je ne devrais pas être surpris; je ne peux pas prétendre savoir ce que tu as vécu, mais les arts de l'esprit reposent avant tout sur la maturité mentale plutôt que sur le physique, et étant donné ce que tu as vécu, je suppose que tu as gagné en maturité. "

Harry sentit une vague de chagrin l'envahir, accompagné d'un bref souvenir. - lui essayant d'atteindre la table de cuisson lorsqu'il avait quatre ans pour préparer le petit-déjeuner, Vernon se tenant derrière lui, un éclat de colère dans les yeux - et Harry laissa échapper un soupir. "Je suppose que oui,"

"La prochaine étape de l'Occlumancie", enchaîna Salazar, "est de créer une protection pour tes pensées. Un mur, par exemple, derrière lequel tu puisses réfléchir et garder tes souvenirs. Sur ou bien devant ce mur, tu n'aurais qu'à lancer un sort offensif, un sort que tu pourrais utiliser pour repousser les intrus avant qu'ils ne puissent tenter de briser tes défenses. "

Harry hocha la tête et passa son déjeuner à réfléchir à la manière de créer son mur mental et comment le protéger. Une fois que Salazar eut pris son bol, Harry ferma les yeux et fit plusieurs tentatives, utilisant des matériaux comme la pierre ou le fer pour construire un mur autour de lui, mais aucun d'entre eux ne semblait suffisamment solide. Il essaya le diamant - c'était la matière la plus dure à sa connaissance- mais elle était un peu trop transparente pour ses objectifs.

Au cours du dîner - encore de la soupe; Harry faillit se lever et demander à Salazar de le laisser cuisiner - Harry demanda, "En quelle matière est construit votre mur ?"

"Mon mur?" Salazar but une gorgée de soupe, puis répondit, "En pierre. Je suppose que ça ressemble un peu aux murs de Poudlard. Je l'ai défendu avec des serpents et des sorts de bannissement."

Harry fronça les sourcils. Cela semblait si simple, mais n'était-ce pas trop simple ?

"As-tu un animal préféré ? Ou un sort ?" s'enquit Salazar.

Harry cligna des yeux puis hocha la tête. "Un sort ? Euh, oui."

"Utilise ça pour la défense."

"Oh." Harry joua un peu avec sa soupe, considérant ses choix. "Je peux deviner pourquoi vous utilisez des serpents, mais pourquoi se servir d'un animal?"

"Juste au cas où quelqu'un passerait sous tes sorts," répondit Salazar avec un haussement d'épaules. "Il est toujours bon d'avoir une une défense supplémentaire." Il s'arrêta pendant que Harry réfléchissait à cela, puis demanda, " As- tu un animal préféré?"

Harry cligna des yeux et réfléchit à cela. 'Un animal préféré? Eh bien, j'adore Hedwige, et mon patronus a la forme d'un cerf, mais je ne sais pas si je les préfère vraiment aux autres animaux. Et les serpents ne me dérangent pas, mais je ne les aime pas vraiment . Uhm ... Le chant du de phœnix effleura son esprit et il réalisa qu'il souriait. "Oh, les phœnix, je suppose."

Salazar haussa un sourcil. "C'est pas mal, tu en as déjà rencontré un?"

Harry acquiesça. "Dumbl - le directeur avait un phœnix, Fumseck. Il m'a sauvé la vie, une fois."

Salazar sourit avec nostalgie. "Je n'ai jamais vu de phœnix, même de de loin. On dit que ceux qui font la connaissance d'un phœnix auront une vie longue et bien remplie."

"Et bien, pour la durée, je ne sais pas," fit Harry d'un ton narquois, "mais ma vie a été déjà été remplie d'événements plus ou moins excitants "

Salazar eut un petit rire. "Effectivement." Il tendit la main vers le bol de Harry que le garçon lui remit. "Est-ce que je te laisse encore travaillé sur ton mur mental ?"

"Oui, je suppose," acquiesça Harry. Il ferma les yeux un instant, puis les ouvrit de nouveau et demanda: "Salazar ?"

"Oui ?"

"Dans combien de temps pourrons nous faire notre voyage à Poudlard ?"

Salazar réfléchit un instant, puis posa les bols sur une petite table, à côté du chaudron à soupe, puis se tourna vers lui. "Puis-je voir ton dos?"

Harry se retourna et souleva la tunique sur sa tête, permettant au fondateur de voir les cicatrices sur son dos.

Après avoir minutieusement examiné le garçon, Salazar décida: "Nous pourrons probablement y aller demain, après le déjeuner. Il reste un soupçon de magie et cela ne devrait pas trop réagir avec le portoloin à son niveau actuel, mais je préférerais attendre quelques heures de plus. "

Harry remit sa tunique, puis plaida: "Ne pouvons-nous pas y aller avant le déjeuner ?"

Salazar eut un petit rire. "Nous verrons", décida-t-il avant de retourner à ses bols.

Harry soupira et ferma à nouveau les yeux, visualisant le mur qu'il avait déjà créé. C'était toujours du diamant et il aimait bien l'idée de le fabriquer avec un matériau difficile à détruire. "Juste au cas où," pensa-t-il, se souvenant du raisonnement de Salazar à propos des serpents. Mais il n'aimait toujours pas le fait qu'il soit transparent, même s'il serait intéressant d'observer n'importe quel adversaire derrière son ...

'Oh. Du verre à sens unique. Ils verraient une image d'eux-mêmes et je pourrais voir ce qu'ils préparent », pensa Harry en ajoutant le verre derrière le diamant. Il y réfléchit un moment, puis choisit des endroits où le sortilège de désarmement serait envoyé sur tous les intrus.

Quand il eut fini, Harry était très fatigué, alors il retourna à son lit.

-0-

"Pas de cauchemars?" s'enquit Salazar le lendemain matin, une fois que Harry eut fini d'aller aux petits coins.

Harry jeta un coup d'œil vers son lit, puis secoua la tête et rejoignit Salazar près du chaudron à soupe. "Non", répondit-il, ignorant que Salazar connaissait sa réticence à retourner se coucher "Comment avez-vous deviné? C'est grâce à l'Occlumancie ?"

"L'Occlumancie aide à calmer les cauchemars, dans une certaine mesure," expliqua Salazar, lui donnant un bol de soupe. "Il s'agit essentiellement de nettoyer les pensées inutiles qui arrivent à des moments aléatoires et d'ordonner tes pensées et tes souvenirs de manière plus fonctionnelle."

"Mes souvenirs et mes pensées n'étaient pas vraiment organisées", fit remarquer Harry. "Certaines étaient concentrées sur le chant du phœnix et les autres sur la création de mur imaginaire, mais il n'y avait pas d'organisation."

"Le chant du phœnix ?" répéta Salazar, amusé.

"C'est apaisant," murmura Harry.

"En effet," approuva Salazar, convoquant deux tabourets sur lesquels ils s'assirent. Une fois qu'ils furent installés, il expliqua : «L'organisation se déroule de manière autonome, pendant que tu portes toute ton attention sur cette seule chose, ton inconscient trie les souvenirs et les pensées tout le temps sans impact sur tes pensées conscientes. Pendant que tu dors, c'est ton esprit inconscient qui règnes, mais tu continues de penser, même lorsque tu dors. Le fait de se concentrer sur une seule chose donne à ton inconscient la liberté de s'organiser sans que des pensées parasites ne surgissent et ne viennent perturber les choses ".

"Je vais devoir continuer à me concentrer, cependant, pour que ça reste organisé, n'est-ce pas?" demanda Harry.

Salazar acquiesça. "En effet. La plupart des Occlumens trouvent qu'il est plus facile de passer une heure à concentrer ses pensées avant d'aller se coucher. Certains, comme moi, choisissent de le faire juste après le réveil. Mon premier maître a passé chaque heure, chaque après-midi, à se pencher sur son dernier projet d'alchimie, à exprimer une idée ou un concept unique dans ses pensées pendant que son esprit s'organisait. Parfois lorsqu'il en sortait, il avait trouvé une solution à un problème, parfois non. Je crois que Helga aime concentrer ses pensées dans la cuisine, tout en faisant sa dernière création, et que Godric aime se focaliser sur lui-même lorsqu'il s'entraîne à l'épée. "

"Comment est-ce que cela peut aider pour les cauchemars ?"

"Les cauchemars peuvent naître d'une pensée parasite, d'un problème que tu retournes inlassablement dans la tête, d'une peur ancrée au plus profond de toi ou d'un souvenir. Ton subconscient trie ces choses selon un motif spécifique à chaque personne, mais une seule catégorie sera plus près de la surface que les autres, et ces pensées et ces souvenirs seront ceux qui nourriront le plus tes rêves. Si quelque chose classé au sommet de cette catégorie est capable de former un cauchemar, tu en auras un. Cependant, l'inconscient de la plupart des gens tend à trier les désagréments pour protéger leur sommeil et leur travail des perturbations, ainsi une personne qui pratique l'Occlumancie est généralement moins susceptible de souffrir de cauchemars que quelqu'un qui ne pratique pas cette discipline. "

Harry cligna des yeux, pas sûr d'avoir totalement compris.

Une fois leur soupe terminée, Salazar demanda à voir à nouveau son dos, par précaution.

Harry enleva maladroitement sa tunique, permettant à Salazar d'examiner ses cicatrices puis il hocha la tête., "Nous devrions être en mesure de rentrer avant le déjeuner."

"Merci Merlin ," souffla Harry.

Salazar renifla et attrapa les bols pour les nettoyer. "Tu devras faire plus attention à Poudlard," le prévint-il.

Comme il jouait avec les flacons de potion vides de Salazar, Harry leva des yeux étonnés. "Comment ça ?"

"Ce 'Merlin" dont tu parles à chaque fois n'a jamais existé."

Harry le fixa durant long moment, puis laissa tomber sa tête entre ses mains, passant à l'anglais moderne pour balancer un flot de jurons.

Salazar secoua la tête, l'air moqueur, puis l'utilisation d'une autre langue lui rappela une autre tâche à laquelle ils devaient faire attention avant de se rendre à Poudlard: "Je vais devoir te lancer à nouveau ce sort de traduction."

Harry lui lança un regard interrogateur "De traduction ?... Oh !" Son esprit fit rapidement le lien entre le nom et le sortilège que Salazar avait utilisé lors de leur première rencontre pour permettre à Harry de le comprendre. "C'est vrai. Vous aviez dit que lorsque vous et les autres vous êtes rencontrés, vous et Godric étiez les seuls à parler une langue commune."

"La langue maternelle d'Helga est le gallois, tandis que celle de Rowena est le picte (NDT : ancienne langue d'Écosse). La plupart du temps, Rowena s'efforce de parler en anglais, mais Helga préfère toujours le gallois, à moins qu'elle ne parle à quelqu'un qui ne parle une autre langue. Je t'enseignerai le gallois avant de partir. Et tu pourras demander à quelqu'un demain de t'apprendre le picte, si cela t'intéresse. "

"Oui, je pourrais le faire. Il n'y a rien de mal à connaître quelques langues, après tout je pourrais en avoir besoin un jour, pas vrai "

"C'est aussi mon avis. Si tel est ton souhait, tu voudras peut-être aussi apprendre le gaélique. Il existe différents dialectes - je pense que Rowena les connaît tous - mais cela ne sera sans doute pas nécessaire de tous les connaître."

Harry approuva en hochant la tête et ils se turent pendant que Salazar rangeait ses affaires. Une fois que tout fut fin prêt, il métamorphosa des chaussures, une cape et une ceinture pour

Harry, puis jeta le sort de traduction pour lui apprendre le gallois.

"C'est vraiment bizarre ," pensa Harry alors que Salazar le faisait sortir de la tente. Son esprit traduisait utilement ce qu'il voyait en gallois, ce qui était parfaitement logique. 'Je vais avoir un de ces maux de tête ...'

Une fois qu'ils furent tous les deux dehors, Salazar sortit sa baguette et tapota un côté de la tente et celle-ci se plia joyeusement prenant la forme d'un mouchoir que Salazar fourra dans une poche de sa ceinture. "Alors ..." murmura-t-il en regardant autour de la petite clairière dans laquelle ils avaient campé. "Excellent." Il ramassa une branche tombée et la tendit à Harry. "As-tu déjà pris un portoloin?" .

Harry grimaça. "Une ou deux fois "répondit-il, prenant l'autre bout de la branche et resserrant son emprise plus qu'il n'en avait probablement besoin.

"Bien." Quand Harry le regarda avec curiosité, il clarifia. "Je suis un peu fatigué de d' expliquer leur fonctionnement aux futurs élèves et à leurs parents. Maintenant, attends. Portus ."

Harry ferma les yeux, grimaçant lorsqu'il eut l'impression d'être traîné sur des centaines de kilomètres en un instant. Quand ils atterrirent, il trébucha, mais Salazar le rattrapa avant qu'il ne tombe sur ses fesses. "Merci," murmura-t-il alors que le sorcier plus âgé jetait la branche.

Salazar haussa les épaules. "Il m'a fallu quatre ans pour arriver à me tenir debout," admit-il et Harry sourit. "Je crois que tu le connais déjà, mais si tu te retournes ..."

Harry se retourna et sentit un sentiment indescriptible de joie en apercevant le château qui se profilait derrière lui. Il était de retour à la maison."Poudlard," souffla-t-il d'une voix étranglée par l'émotion. Il s'était résigné à ne jamais rentrer chez lui, oubliant qu'il existait une version de Poudlard à cette époque, malgré le fait que les gens étaient différents.

Salazar lui toucha l'épaule. "Viens," dit-il en l'invitant à le suivre et Harry le rejoignit avec un grand sourire.

Un jeune garçon était dans le hall d'entrée lorsque Salazar poussa une des portes. Il resta immobile pendant un moment avant de se retourner et de courir vers la Grande Salle en criant: "Sal est de retour! Papa, Sal est de retour!"

"Kenric, le fils de Godric", présenta Salazar d'un ton amusé.

Harry se redressa alors qu'un groupe d'adultes, suivi de Kenric et d'un autre garçon, quittaient la Grande Salle. Godric était en tête et il leur sourit à tous les deux avant de se concentrer sur Harry. "Alors, le serpent t'a finalement libéré de ses crochets ?"

"Quelque chose comme ça," rit Harry.

A côté de Harry, Salazar siffla: Que dirais-tu si je t'enroulais une queue autour de ton cul, imbécile de lion.

Harry réprima difficilement un rire - être un Fourchelang en secret ne pouvait être qu'amusant lorsque l'on traînait aux côtés de Salazar Serpentard – puis Godric l'attrapa doucement par les épaules et l'amena devant le reste du groupe . "Tout le monde". Sa voix résonna entre les murs de façon alarmante au-dessus de la tête de Harry, "voici Harry Potter."

"Tu vas finir par éclater les tympans de ce pauvre enfant, à force de crier près de ses oreilles comme ça", le châtia une femme dodue aux cheveux blonds et coiffée d'un chignon en bataille qui s'avança pour éloigner Harry de Godric.

"Il aurait besoin d'être un peu plus grand pour que je lui crie à l'oreille", grommela Godric.

"Parle d'une voix normale, Godric", le réprimanda une femme aux longs cheveux bruns tressés dans le dos, prenant le bras du Fondateur. Celui-ci marmonna de plus bel.

La femme qui avait sauvé Harry lui sourit et se présenta, "Je suis Helga. Helga Poufsouffle. Et la femme qui est au bras de Godric est Bernia, sa femme."

"Bonjour mon chéri," salua Bernia et Harry lui sourit.

Helga continua de faire les présentations, désignant tour à tour les quatre autres adultes. "Cette âme douce", dit-elle à propos d'un homme aux cheveux bruns coupés court et à la forme légèrement arrondie, "c'est mon mari, Roscoe."

"Bonjour, Harry," salua Roscoe d'une voix grave.

Harry réussit à sourire avant qu'une femme presque aussi grande que Godric ne s'avance, le dévisageant avec des yeux perçants. "Rowena Serdaigle, l'informa-t-elle, ses yeux brillants et chaleureux compensèrent la note froide qui transparaissait dans sa voix.

"C'est Holden Serdaigle", poursuivit Helga sans perdre de temps, désignant l'homme légèrement plus petit aux côtés de Rowena. "Et lui-"

"Torrance Ollivander!" s'exclama Salazar, ayant finalement fini de marmonner et contournant Godric et Bernia pour regarder Ollivander.

Le jeune homme - il n'aurait pas pu avoir plus de vingt-cinq ans, devina Harry - sourit, il avait des yeux aussi étrangement argentés que ceux de l'Ollivander du futur. "Bonjour Salazar. As-tu pu trouver un phœnix ?"

"Non," répondit Salazar d'un ton irrité.

"Un phœnix ?" demanda Harry en regardant son compagnon de ces derniers jours.

"Salazar s'est fixé comme objectif de rencontrer un phœnix ", expliqua Helga , adressant un grand sourire à Salazar. "La cœur de sa baguette est une plume de phœnix, vois-tu "

"Tais-toi, femme", ordonna Salazar avant de se tourner à nouveau vers Ollivander. "Torrance, Harry a besoin d'une baguette. L'ancienne ..." Il s'arrêta net et cligna des yeux plusieurs fois avant de se tourner pour regarder Harry. "Eh bien..."

"S'est cassée ", proposa calmement Harry, incertain de savoir si sa baguette avait réussi à survivre à sa dernière rencontre avec Voldemort . Même si à présent cela importait peu.

Ollivander tourna ses yeux étranges vers Harry et le regarda, puis tordit un doigt pour que Harry le suive avant de se retourner et de disparaître dans le Grand Hall.

"Vas-y," murmura Helga, poussant légèrement Harry.

Harry suivit le fabricant de baguette, entendant Godric expliquer derrière lui: "Il a l'intention de rester avec nous jusqu'à ce que la neige soit passée, à la fin de l'hiver, alors il sera là pour aider les élèves qui se trouvent sans baguette."

"Et pour aider aussi à remplacer tout ce qu'ils brisent par inadvertance," compléta Salazar d'un ton narquois.

Harry passa devant les portes entrouvertes de la Grande Salle et se dirigea vers l'endroit où Ollivander avait installé une sorte de boutique. "Assis-toi," invita-t-il en montrant une chaise, et Harry s'exécuta. "Tu as déjà eu une baguette, alors?"

"Uhm, oui, monsieur," acquiesça Harry, tirant sur le bord de sa tunique. "Bois de houx et plume de phœnix ."

Ollivander lui jeta un coup d'œil, puis se retourna pour fouiller dans les boîtes de baguettes. "Les baguettes à plumes de phœnix sont rares, commenta-t-il," presque aussi rares que les phœnix eux-mêmes. " Comme Harry gardait le silence, Ollivander se retourna et sourit devant son froncement de sourcil méfiant. "Tu ressembles beaucoup à Salazar, jeune Harry," dit-il.

"Est-ce une mauvaise chose ?"

"Cela dépend à qui tu poses cette question, n'est-ce pas ? " répondit Ollivander avant de choisir une boîte et de se diriger vers Harry. Avant d'ouvrir la boîte, il déclara: "Il y a toujours des histoires sur ceux qui brandissent des baguettes possédant une plume de phœnix..." Puis il tendit la boîte ouverte dans laquelle reposait une baguette gris pâle.

Harry fixa la baguette pendant un moment avant de la prendre et de la lever. Il fit un léger geste, pensant que cela casserait quelque chose - comme l'avaient fait les premières baguettes qu'il avait essayées - mais comme réaction il n'y eut qu'une légère musique qui dansa dans l'atmosphère, une musique que Harry connaissait bien. "Plume de phœnix, je suppose ?"devina Harry

Ollivander sourit. "20 cm, , bois de frêne, et plume de phœnix, très inhabituel encore une fois."

"Quelle était cette musique ?" questionna tout à coup Salazar par-dessus l'épaule de Harry.

"Le chant du phœnix", expliqua Harry en levant les yeux vers l'homme. "Pourquoi?"

"Je l'ai entendu, juste avant de te trouver."

Harry haussa un sourcil avant de regarder sa baguette magique, pensant que cela aurait du sens. Salazar avait vu une lumière dorée, comme la lumière de la cage qui avait presque tué Harry. Et le chant du phœnix provenait de cette cage.

"Peut-être que c'est un phœnix qui vous a réuni tous les deux," suggéra Ollivander, "sachant que le jeune Harry aurait besoin d'une aide qui ne pourrait être offerte que par toi, Salazar."

"Peut-être," fit Harry avant que Salazar ne puisse trouver un moyen de réfuter cela. "Merci, Monsieur Ollivander."

"Ne perds pas celle-ci, mon garçon," conseilla Ollivander, rangeant la boîte vide.

"Promis," jura Harry en la tenant fermement contre sa poitrine. Il n'avait pas réalisé à quel point il avait fini par dépendre de sa baguette jusqu'à ce qu'elle disparaisse à tout jamais.

"Viens," intervint Salazar, touchant l'épaule de Harry. "Je crois que la cuisine de Helga t'attend "

"Tant que ce n'est pas de la soupe ," le taquina Harry se laissant conduire loin de Ollivander. Tandis que Salazar riait sous cape, Harry se demanda où ranger sa nouvelle baguette, il n'y avait pas de poches suffisamment grandes dans ses vêtements. Il était sur le point de demander conseil à Salazar quand un brassard en cuir doublé apparut devant ses yeux. Harry s'arrêta et regarda par-dessus son épaule pour trouver un Godric souriant.

"Je me suis dit que tu pourrais en utiliser un," fit Godric en lui montrant son brassard. Il était semblable à celui de Harry, sauf qu'il y avait une tête de lion gravée dans le cuir .

"Je...euh...merci ? » fit Harry en prenant le cadeau.

"Tu n'en avais jamais utilisé auparavant, je présume ?" devina Godric. Quand Harry hocha la tête, il soupira "Pas étonnant que tu aies perdu ta baguette."

"Il y avait des circonstances atténuante s!"

L'expression de Godric s'assombrit un instant avant d'esquisser un sourire douloureux. "Je sais. Je m'excuse, Harry. Laisse-moi te montrer ..." Il prit le temps de montrer à Harry comment positionner et lacer le brassard d'une main, puis indiqua la poche magiquement étendue qui était juste à la bonne taille pour sa nouvelle baguette. Il conseilla ensuite :

"Maintenant, plie ta main, comme ça, oui. Ferme-la comme si tu tenais normalement ta baguette."

Harry referma sa main dans l'air et, comme par magie, sa baguette reposa entre ses doigts. "C'est génial !" s'écria-t-il en souriant au Fondateur.

"Un simple merci suffira" dit Godric, en se rengorgeant un peu.

"C'est probablement le seul sortilège qu'il n'ait jamais fait," se moqua Salazar. "Du moins, le seul utile ."

"Ne soyez pas idiot," lui lança Harry d'un ton réprobateur.

Qu'est-ce qu'un 'idiot'?" demanda Godric, pas du tout choqué par les sarcasmes de de Salazar, plus étonné en revanche par le mot « idiot », peu utilisé à cette époque. Trop moderne sans doute.

"Quelqu'un qui a besoin d'être un peu bousculé de temps à autre," répondit Harry.

Salazar et Godric le regardèrent avec incrédulité avant que Godric ne parte dans un grand éclat de rire. "Que les dieux nous protègent" murmura Salazar, attrapant le bras de Harry et le tirant vers la table où tout le monde était assis. "Il appellera probablement chacun d'entre nous de cette façon le mois prochain ."

"Peut-être," répondit Harry. "Vous êtes obligé d'être aussi malpoli avec lui ?"

"Je suis impoli avec tout le monde", rétorqua Salazar. "Ça te dérange ?"

Harry retira son bras d'un geste sec "C'est la première fois que vous êtes impoli avec moi " l'informa-t-il avant de se retourner pour s'asseoir à côté de Helga.

Celle-ci lui adressa un sourire chaleureux, puis soupira lorsqu'elle remarqua son air renfrogné "Salazar a encore fait des siennes ?"

Harry hocha la tête. " Oui . Qu'est - ce qu'il y a avec lui? Il était sympa avant notre arrivée ici, mais maintenant, il est pénible et irrespectueux."

Helga sourit et lui tapota le genou. " Salazar est un homme difficile à comprendre, mon chéri. Je sais cependant qu'il devient très vite irascible quand Godric veut se faire bien voir "

"Il est jaloux à cause du brassard en cuir que m'a donné Godric ?" s'étonna Harry.

"Tu lui ressembles beaucoup sur certains points" dit Helga et Harry grimaça.

Le garçon que Harry avait remarqué alors qu'il suivait les adultes dans le hall d'entrée avec le fils de Godric monta sur le siège à côté de Harry et tira sur la manche de sa tunique.

"Bonjour?" fit Harry, un peu incertain.

"C'est Conrad, mon plus jeune fils", dit Helga avec un sourire tendre.

L'enfant regarda Harry derrière ses cheveux blonds et brillants, très semblables à ceux de sa mère, et demanda : "Est-ce que c'est vrai que tu as failli mourir ?"

"Conrad !" Helga lui lança un regard d'avertissement.

"Oui", répondit Harry, observant le garçon avec curiosité et pas du tout gêné par sa question – ce n'était pas vraiment la première fois qu'on lui posait cette question, après tout.

"Qu'est-ce que ça fait ?"

Helga prit une profonde inspiration à côté de Harry, mais l'adolescent pencha la tête sur le côté et lui demanda, "Tu t'es déjà cogné la tête sur quelque chose de vraiment dur?"

Conrad hocha la tête. "Ça fait très mal ", dit-il sagement.

Harry acquiesça. "J'avais l'impression que chaque partie de mon corps avait été cognée en même temps."

"Aïe ! » s'exclama Conrad avec une petite grimace.

"Oui, aïe," Harry sourit au garçon. "Mais je vais mieux maintenant."

Conrad sourit en retour. "Salazar a guéri mon orteil la dernière fois ", déclara-t-il. "Il est doué pour guérir les orteils blessés."

"Salazar est doué pour guérir beaucoup de choses," répondit Harry, "mais je parie que les orteils blessés sont sa spécialité."

"Conrad, mon chéri, pourquoi ne vas-tu pas chercher les filles et Torrance pendant que je prépare le déjeuner?"

"D'accord, maman!" Conrad se leva de sa chaise et courut vers l'endroit où se trouvait un groupe de trois filles de l'âge de Harry.

"Tu vas bien, mon petit ?" s'enquit Helga en touchant l'épaule de Harry.

"Je vais bien," répondit Harry avec un sourire. "Ou je le serai, dès que je mangerai quelque chose qui ne ressemble pas à la soupe de Salazar."

Helga se mit à rire et se leva, pointant sa baguette vers la table. "Je pense que nous pouvons gérer ça" dit-elle en agitant sa baguette.

Comme à l'époque de Harry, de la nourriture apparut sur toute la longueur de la table. Harry compta au moins trois types de viande différentes, placés entre des miches de pain frais, des bols de fruits et légumes variés et des pichets de jus de citrouille bien frais.

Les bancs autour de la table se remplirent rapidement de monde alors que les gens entraient. Harry n'était pas le seul à louer la cuisine de Helga, mais mais c'est lui qui le disait le plus ouvertement, au grand embarrassas de Helga qui rougit de plaisir.

Dès que le repas fut terminé, Harry fut traîné par Conrad pour rencontrer les autres enfants qui séjournaient actuellement dans le château. Il fut officiellement présenté à Kenric, qui lui sourit sous une touffe de cheveux aussi roux que ceux de son père. La plus âgée des trois filles était Ramona, la sœur de Conrad, qui venait d'avoir quatorze ans.

La prochaine personne a être la plus âgée était Duana, une fille aux cheveux noirs qui avait été forcée de fuir sa maison, menacée d'être brûlée pour sa magie. La plus était la fille de Rowena, Helena, qui était un peu trop grande pour ses onze ans; Harry se dit qu'elle avait dû hériter de la taille de sa mère.

Héléna, réalisa également Harry, quand elle se détourna sombrement pour prendre un livre, lui semblait familier. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus – l'avait-il vue sur une peinture? Était-ce un des fantômes ? Il se promit de méditer là-dessus, tout en travaillant son Occlumancie.

Après les présentations, Harry se retrouva entraîné par Conrad et Kenric, qui passaient leurs journées à se perdre dans le château. Duana, que Godric venait tout juste d'amener à Poudlard, était tout aussi enthousiaste à l'idée d'explorer ce nouveau lieu. Helena leur fit un signe de la main quand on lui demanda si elle voulait venir et Ramona leur expliqua qu'elle préférait aider Helga à préparer le dîner.

Harry finit par rejoindre les garçons et Duana, se disant qu'il y allait juste au cas où quelque chose se passerait. Il avait déjà passé quatre ans dans le château et connaissait donc suffisamment cet endroit même s'il avait tendance à se perdre dans les cachots s'il s'enfonçait trop profondément.

En moins d'une heure, Harry se rendit compte que Poudlard était quasiment neuf, avant que les passages oubliés ne se détériorent et que des milliers d'élèves n'aient sillonné de long en large les couloirs en pierre. L'excitation était palpable et Harry riait avec les autres quand ils tombèrent sur une goule au sixième étage, leur rire s'évanouit aussitôt et ils retournèrent vite fait sur leurs pas.

Le bruit d'un gong retentit dans le couloir et Kenric expliqua à Harry: "C'est le signe de Rowena que c'est l'heure du dîner. Lorsque Conrad et moi ne sommes pas venus dîner la première fois où nous étions là, ils ont passé deux heures à nous chercher, elle a donc utilisé ce sort pour nous appeler et elle s'en sert pour tous les repas "

"Ce n'est pas une mauvaise idée", fit remarquer Harry.

"C'est vraiment très fort ", se plaignit Conrad alors que le gong sonnait à nouveau.

"On te mettra des cache-oreilles, ça t'ira très bien", le taquina Duana, esquivant en riant le coup de pied de Conrad.

Dans la grande salle, Harry se retrouva assis entre Duana et Conrad. Les trois plus jeunes des quatre explorateurs régalèrent les adultes avec des récits de leurs aventures au château, gagnant au passage de nombreux éclats de rire et quelques sourires amusés.

Après le dîner, les adultes emmenèrent leurs enfants, Duana étant traînée avec Godric, Kenric et Bernia.

Et Harry se retrouva avec Salazar.

Ils se regardèrent avec incertitude pendant un long moment avant que Salazar ne laisse échapper un gros soupir et marmonne : «Je suis… désolé. Je n'aurais pas dû… je ne voulais pas… je veux dire…»

Harry rit et secoua la tête. "C'est bon, Salazar. Je vous pardonne d'être un idiot."

Salazar laissa échapper un souffle irrité et fit signe à Harry de le suivre jusqu'aux cachots. Une fois dans les couloirs sombres, il demanda, "Tu as bien profité de ta promenade dans le château ?"

"C'était amusant. Les choses sont toujours à peu près les mêmes, mais il y a quelques différences subtiles. Par exemple, à mon époque, la plupart des étages supérieurs sont ornés de portraits et de tapisseries. Et j'ai l'habitude d'ouvrir des portes au hasard et de trouver des salles remplies de bureaux et de chaises, mais je ne pense pas en avoir vu durant notre exploration. "

Salazar s'arrêta devant mur tout simple et le fixa un moment avant de dire "Je suppose que je devrais changer le mot de passe pour que tu puisses entrer. Il est actuellement en Fourchelang," expliqua-t-il en voyant le regard curieux de Harry. Il tourna face au mur et siffa : Trista .: Le mur se coula en arrière et sur le côté, les laissant passer.

Harry faillit dire à Salazar qu'il était un Fourchelang, juste pour pouvoir demander qui était Trista, mais il retint finalement sa langue et en profita pour observer la salle commune pendant que Salazar changeait son mot de passe.

La pièce était presque vide. L'eau du lac qui ondulait contre les vitres projetait une lueur bleu-vert sur le sol. Dans un coin éloigné se dressait un pile de couvertures, un lit ainsi qu'un petit bureau et une chaise avec un parchemin et une plume. Il n'y avait pas encore les allées qui menaient aux dortoirs, comme dans les souvenirs de Harry.

"J'ai changé le mot de passe en" serpents "," commenta Salazar alors qu'il s'approchait de Harry, son regard balayant la pièce. "Je n'ai pas encore fini de créer des chambres pour mes élèves, car je ne sais pas combien je vais en avoir ici, alors elles restent fermées. Je peux conjurer un matelas et des draps dans l'autre coin, si tu le souhaites, ou alors je peux l'ajouter dans le coin où je dors ".

Harry réfléchit un instant, puis haussa les épaules. "Nous serions probablement tous les deux plus au chaud si nous partagions le lit", dit-il, avant de rougir brusquement, se rendant compte de ce qu'il venait de dire. "Je veux dire-"

"Je sais ce que tu voulais dire", coupa Salazar, légèrement amusé, avant de sortir sa baguette de son propre brassard - maintenant que Harry savait à quoi ces brassards servaient, il était difficile de ne pas les remarquer sur les avant-bras des autres personnes qui vivaient dans le château - et de faire un geste en direction du lit niché dans le coin. Il s'allongea un peu plus et de nouvelles couvertures furent ajoutées. " C'est bon... Bien, je vais probablement écrire un peu avant d'aller me coucher."

" Mes aventures m'ont un peu fatigué" fit Harry en baillant . "Je vais probablement travailler un peu sur mon Occlumancie, puis dormir ."

"Bien sûr. Bonne nuit, dans ce cas " lui dit Salazar d'une voix douce.

"Bonne nuit," répondit Harry en se dirigeant vers le lit pendant que Salazar s'installait à son bureau.

Harry prit un moment pour se mettre à son aise, mettant sa ceinture, ses chaussures et son brassard de côté. Sa baguette fut glissée sous l'oreiller, puis il s'assit sous les couvertures et ferma les yeux pour se concentrer. Il porta d'abord son attention sur Helena alors qu'elle lui tournait le dos, son visage effleurant sa mémoire, puis il laissa son inconscient régler les choses à sa guise.

Quand il en sortit un peu moins d'une heure plus tard, il sut que Helena deviendrait la Dame Grise, le fantôme de la maison Serdaigle et il ressentit un élan de compassion pour cette jeune fille qui passerait plus de mille ans à hanter ces mêmes salles.


Voilà pour chapitre. :)

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