Hello people !

Merci pour vos reviews qui m'ont fait super plaisir :)

Voici un petit récapitulatif des personnages :

- Bernia : femme de Godric Gryffondor

- Kenric : fils de Godric et Bernia Gryffondor

- Holden : mari de Rowena Serdaigle

- Helena : fille de Rowena et Holden Serdaigle

- Roscoe : mari de Helga Poufsouffle

- Conrad et Ramona : fils et fille de Helga et Roscoe Poufsouffle

- Duana : jeune fille recueillie par les fondateurs après que sa maison a été brûlée par des villageois.

La maison Serpentard est pour l'instant composée de :

- Harry

- Nuala

- Morgan

- Vail

- Fane

Maevis a malheureusement été tuée au cours d'une attaque par des villageois. Toute sa famille a aussi été éliminée.


Harry aurait pensé que courtiser une fille était comme être ami avec elle, sauf qu'ils se tenaient beaucoup plus souvent par la main et qu'ils s'embrassaient de temps à autre (Une fois sur la bouche, mais leur nez s'était cogné et ils s'étaient écartés en riant).

Harry sculptait toujours un petit blaireau pendant qu'ils se prélassaient au bord du lac - ainsi que quelques oiseaux, à sa demande - et ils continuèrent à s'asseoir ensemble pendant les repas et pendant les lectures du matin. Il y avait également entre eux une légère compétition amicale sur l'utilisation des couteaux; Ramona était plus à l'aise avec ces armes, s'en servant depuis longtemps, mais Harry était plus rapide et arrivait à atteindre les cibles les plus éloignées.

Environ une semaine après que Harry et Ramona soient officiellement un couple, alors qu'ils se dirigeaient vers la Grande Salle un peu plus tôt pour le dîner, ils trouvèrent Godric et Helga en pleine conversation. Une conversation plutôt houleuse.

"Tu mettrais les enfants en danger pour un ... un monstre ?" gronda Godric

"Godric, peut-être que-" essaya Bernia, mais il lui fit signe de se taire.

Helga plissa les yeux et Harry reconnut le même regard que Ramona lui avait jeté juste avant de le gifler. "Aucun enfant", asséna-t-elle d'une voix calme, "mérite d'être appelé un" monstre ", Godric."

"Ce n'est pas un enfant normal", objecta Godric.

"De qui parlent-ils?"chuchota Harry à Ramona. La fille secoua simplement la tête, observant le débat qui se déroulait sous les yeux d'un air à la fois horrifié et fasciné, le même air qu'afficherait un jeune de son âge devant un combat de boxe.

"Elle est normale, peu importe ce qu'elle devient," insista Helga. "Tu ne peux pas nier son humanité simplement parce que…"

"Parce qu'elle devient un monstre assoiffé de sang une fois par mois?" acheva Godric, dégoûté.

"Oh," souffla Harry alors qu'il reliait les points entre eux. Il serra la main de Ramona, puis s'avança vers les fondateurs. Si ces derniers lui faisaient confiance pour surveiller et protéger les plus jeunes, alors ils lui feraient suffisamment confiance pour lui permettre de s'exprimer sur ce sujet. "Est-ce que vous vous disputez à propos d'un loup-garou?" leur lança-t-il.

" Harry " , cria Ramona en essayant de l'arrêter.

"Ce sont de viles créatures -" commença Godric.

"Mon oncle est - était - un loup-garou," lança Harry en pensant à Lupin. Peut - être que le mot «oncle » n'était pas tout à fait le terme qu'il utiliserait pour désigner son ancien professeur et l'ami de ses parents, mais c'était ce qu'il trouva le mieux pour remettre Godric à sa place.

Il y eut un moment de silence alors que tout le monde regardait Harry en fronçant les sourcils, et ce fut Godric qui finit par le briser "Je suis sûr qu'il y a des loups-garous en qui on peut avoir confiance -"

"Comme cette enfant que vous vilipendez ?" attaqua Harry d'une voix glacée et la mâchoire de Godric se contracta. L'adolescent soupira et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule à l'endroit où le calendrier chrétien de Rowena était cloué au mur, non loin des portes. "Nous avons quoi, trente jours avant que les autres élèves arrivent ?" questionna-t-il.

"Trente et un", corrigea Rowena.

"Très bien, trente-et-un jours. En supposant qu'elle ait suffisamment d'affaires, laissez-la venir un peu plus tôt et permettez lui de rester jusqu'à ce que les autres étudiants arrivent ici et voyons comment elle s'en sort."

"Et la pleine lune?" demanda Godric.

Harry marqua une pause pendant un moment, puis répondit avec soin : "Mon oncle était toujours enfermé dans une cage durant la pleine lune, elle était renforcée par la magie afin de le garder à l'intérieur. Mon parrain et mon père étaient tous les deux des animagi, et ils disaient qu'il était toujours plus calme s'ils passaient la nuit à côté de sa cage. " Ce n'était pas l'entière vérité, mais elle était suffisamment proche pour que Harry soit convaincant. "Nous pourrions préparer l'une des salles de donjon et la mettre dedans; elle aurait de la place pour courir et n'aurait aucune chance de blesser qui que ce soit." 'Sauf elle-même,' pensa sombrement Harry.

"Ce serait une bonne solution", commenta Rowena, faisant un signe de tête à Harry avant de regarder Helga et Godric. "Est-ce que vous êtes tous les deux d'accord ?"

"Oui," souffla Helga, clairement soulagée.

"Très bien," céda Godric à contrecœur, sachant qu'il avait perdu.

"Bien. Helga, pourquoi n'inviterais-tu pas cette jeune fille pour le reste des vacances?" suggéra Rowena.

"J'y vais de ce pas," répondit Helga en souriant. "Son sac n'a pas beaucoup de nourriture, et je pense que je lui préparerai un bon repas "

"Bien sûr."

Helga s'arrêta à côté de Harry alors qu'elle s'apprêtait à partir et l'attira dans un rapide câlin. "Merci", lui souffla-t-elle à l'oreille avant de cheminer vers la sortie.

Ramona s'approcha de Harry tandis que sa mère se glissait entre les portes de la Grande Salle et passait devant les autres enfants qui s'étaient rassemblés là-bas, regardant le drame se dérouler avec grands yeux. "Tu es incroyable ", dit doucement Ramona à Harry et il baissa la tête, embarrassé.

"Je ne pouvais tout simplement pas voir quelqu'un se faire rejeter à cause d'une malédiction qu'il n'a jamais demandé," murmura Harry, pensant à Lupin, qui ne supportait pas d'être un loup-garou; à Hermione, qui était méprisée parce qu'elle était une née-Moldue,; aux Weasley, qui étaient pauvres dans un monde où l'argent était ce qui importait le plus; et à lui-même, qui portait tout le poids du monde sur ses épaules.

Ramona lui serra affectueusement la main et ils se dirigèrent vers la seule table où ils mangeaient pendant les vacances.

Ils étaient en train de se servir quand Helga revint, accompagnée d'une jeune fille aux cheveux châtains et aux yeux étrangement dorés. "Voici Wilda Wolcott", annonça Helga à l'ensemble des personnes présentes dans la Grande Salle.

Un silence inconfortable s'installa, personne ne sachant comment réagir avec la nouvelle venue. Finalement, Harry se leva de son banc et marcha vers elle en souriant. "Je suis Harry", se présenta-t-il. "C'est un plaisir de te rencontrer."

Wilda cligna des yeux pendant un moment incertain avant de serrer sa main tendue. "Bonjour" murmura-t-elle prudemment.

"Viens," l'invita Harry, faisant un signe de tête en direction de la table, mais sans la forcer; il connaissait bien les craintes du rejet, étant depuis longtemps dans l'ombre odieuse de Dudley.

"D'accord" accepta Wilda et Harry la conduisit à leur table.

"Bonjour", la salua Ramona avec un léger sourire alors qu'ils la rejoignaient. "Je suis Ramona Poufsouffe. Tiens, assieds-toi." Elle tapota le siège de Harry, son sourire s'élargit lorsque l'autre fille s'exécuta avec un petit sourire timide. Harry s'installa de l'autre côté de Wilda sans se plaindre.

"Je suis Conrad Poufsouffle !" fit Conrad de l'autre côté de sa sœur alors que Helga prenait place entre son fils et son mari.

"Et je suis Kenny Gryffondor!" se présenta Kenric à son tour.

Chacun autour de la table fit les présentations, l'atmosphère finissant par s'alléger ostensiblement lorsqu'ils comprirent tous que la jeune fille était loin d'être un monstre. Seul Godric fit preuve d'un peu plus de raideur. Quand il donna son nom, son ton n'était pas inamical, mais pas chaleureux non plus, à part ça, le reste du groupe se montra assez accueillant.

Quand le dîner fut terminé et qu'ils se levèrent pour rejoindre leur salle commune respective pour la nuit, Godric se tourna vers Harry. "Harry, je peux te parler ?"

Harry jeta un coup d'œil vers Ramona, qui fronça les sourcils, puis haussa les épaules et hocha la tête. "Un instant, Godric," lui dit-il avant de contourner Wilda et d'embrasser la joue de Ramona. "On se voit demain matin", promit-il.

"En un seul morceau, s'il-te-plaît", demanda Ramona, regardant avec une certaine appréhension Godric Gryffondor dont les mâchoires étaient toujours crispées par la colère et la frustration.

"Je pense que Godric n'est pas assez stupide pour vouloir croiser sa baguette avec Salazar et toi", la taquina Harry en souriant. Puis il regarda Wilda. "Bonne nuit, Wilda."

"Oh ! Euh, bonne nuit," murmura la jeune fille.

"Je la laisse entre tes mains c" dit Harry à Ramona, qui rit, puis les laissa tous les deux avant de se diriger vers Godric. "Oui ?" demanda-t-il doucement, essayant de ne pas paraître hostile ou défensif.

Godric pressa sa bouche en une fine ligne. "Cette cho-...cette fille ", corrigea-t-il quand l'expression de Harry s'assombrit, "est ta nouvelle charge. Garde tes yeux sur elle."

"De quoi avez-vous peur? Qu'elle se retourne tout à coup et commence à mordre tout le monde à la lumière du jour ?" jeta Harry d'un ton sec. Quand Godric ouvrit la bouche pour répondre, il ajouta: "Je vais la surveiller, mais pas parce que je pense qu'elle pourrait blesser l'un d'entre nous." Puis il se retourna. "Bonne nuit, Godric."

Le lendemain matin, Harry grimpa jusqu'au septième étage et récupéra un livre sur les animagi dans une bibliothèque, se disant qu'il serait utile d'en devenir un, il n'aimait pas trop l'idée de laisser la jeune fille passer la nuit entière toute seule, s'abandonnant à la bête qui vivait en elle. Quand il entra dans la Grande Salle, Wilda était à nouveau assise à côté de Ramona. Harry leur sourit et s'installa à côté de la louve-garou, posant son livre sur un coin de la table, que Salazar verrait certainement s'il passait par là. "Salut les filles" leur dit-il en s'emparant d'une brioche.

"Bonjour, Harry," répondit Ramona, l'air visiblement soulagé de le voir encore en un seul morceau.

"Bonjour," murmura Wilda, regardant Harry avec incertitude.

"Ramona, je me suis dit qu'il serait sympa de passer la journée avec ton frère et miss-casse-pieds," fit Harry d'un ton désinvolte.

"Quoi ! Qu'est-ce que tu veux dire par " miss-casse-pied "?" s'indigna Duana de l'autre côté de la table. " C'est moi qui endure tout ici ! "

"Si tu veux" se moqua Harry avant de se tourner vers Ramoa le regard interrogateur.

"Pourquoi pas", acquiesça l'aîné des enfants Poufsouffle. "Wilda, veux-tu te joindre à nous? Harry ne peux pas jouer, mais pour toi et moi, il n'y aura pas de problème."

"Tu n'as pas le droit de jouer?" s'étonna Wilda, les sourcils froncés.

"C'est un gros tricheur ", déclara Kenric.

"Si tu étudiais plus et que tu jouais moins, tu serais aussi bon que Harry", intervint Bernia.

Kenric fit une grimace puis déclara: "On est jeune qu'une fois !"

"Exactement !" approuvèrent Conrad et Duana.

"Pourquoi étudier quand ils peuvent tout simplement me coincer et exiger que je leur enseigne les meilleurs sorts de mon arsenal ?" ajouta Harry, amusé.

"Et te connaissant, tu ne leur apprends que les seconds meilleurs sorts," commenta Bernia, un brin moqueuse.

"Harry ne ferait jamais ça!" s'écria Kenric avant de regarder Harry avec espoir. "Pas vrai ?"

"En effet," acquiesça Harry. Quand Kenric sourit, Harry ajouta, " En réalité, je ne vous apprends que les troisièmes meilleurs sorts ."

"C'est pas juste !"

Wilda laissa échapper un petit rire, puis se couvrit la bouche, l'air surpris. Harry lui fit un clin d'œil et elle rougit en retour.

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Comme Harry l'avait prévu, Godric était de mauvaise humeur quand ils se rassemblèrent tous à l'extérieur pour leur entraînement non magique. Heureusement, Bernia avait rapidement pris les choses en main, éloignant Wilda de son mari et lui demandant ce qu'elle savait en matière d'armes. Comme par hasard, elle s'entraînait au couteau. Bernia lui donna un set, puis l'installa avec Harry et Ramona, restant à proximité pour s'assurer qu'il n'y avait pas de problèmes.

Pour leur lecture du matin, Harry commença par lire le bouquin sur les animagi. Normalement, Salazar lui donnait toujours un livre à lire, mais comme il était souvent absent, Harry avait commencé à feuilleter tout ce qui l'intéressait. Habituellement, le sujet était les sortilèges défensifs et offensifs, mais puisqu'il voulait en savoir plus sur les animagi ...

Après le déjeuner, les enfants sortirent dehors et jouèrent au chat et à la souris. Harry se hissa dans un arbre au bord du lac qui offrait une vue assez large, puis débuta sa lecture. Helena, poussée par sa mère à sortir un tant soit peu du château, s'installa sur une branche juste sous Harry pour lire son propre livre.

Les jours se déroulèrent de la même façon la semaine suivante, Harry gardant un œil sur les autres enfants pendant qu'il en apprenait plus sur animagi, parcourant environ un livre tous les deux jours.

Un jour, alors que Helena avait été invitée à jouer avec les autres, la lecture de Harry fut interrompue par une voix sarcastique "Eh bien, Godric est de mauvaise humeur."

Harry leva les yeux de son livre et fronça les sourcils en voyant les profonds entailles dans la tunique de Salazar que le fondateur refermait avec sa baguette. "C'est sans doute un peu de ma faute", déclara-t-il. Quand Salazar leva un sourcil, Harry ajouta, "Même s'il était également fâché que vous soyez absent aussi souvent."

"Ce ne sont pas ses affaires " fit Salazar alors qu'il refermait la dernière entaille "Pourquoi Godric est-il en colère contre toi ?"

"Mmm ... Helga a trouvé un loup-garou qu'elle voulait inviter à l'école."

"Cela risque de mal se finir," murmura Salazar.

Harry roula des yeux. "Ils étaient en train de se chamailler quand nous sommes arrivés. J'ai plus ou moins mis mon grain de sel -"

" Pour quelle raison ?" s'irrita Salazar. "Ne devrais-tu pas savoir à présent qu'il vaut mieux éviter de le mettre en colère ?"

"L'un des amis de mes parents est un loup-garou," se défendit Harry. "Il a pu étudier à Poudlard, alors pourquoi pas Wilda ?"

"Ah" Salazar se reposa contre le tronc de l'arbre, juste à côté de Harry, la tête au même niveau que la hanche de l'adolescent. "Alors ainsi, tu t'es rangé du côté de Helga ?."

"Oui," acquiesça Harry. "J'ai suggéré qu'on lui donne sa chance ; de la laisser passer les vacances ici et constater par eux-mêmes qu'elle ne représente une menace pour personne."

"Et la pleine lune ?"

"Lup– Remus", corrigea Harry, trouvant très étrange de prononcer le prénom de son ancien professeur "était en quelque sorte enfermé durant la pleine lune. Une potion pour aider à calmer les loup-garous étaient préparées tous les mois, mais Sirius m'a aussi raconté que mon père et lui devenaient des animagi pour tenir compagnie à Lup-Remus parce que le loup s'apaisait en présence d'autres animaux et qu'il ne pouvait pas les contaminer tant qu'ils n'étaient pas humains. "

"Hm." Salazar jeta un coup d'œil au livre posé sur les genoux de Harry. "Et tu as l'intention de suivre leurs pas ?"

Harry haussa les épaules. "Ce n'est pas une mauvaise compétence à avoir. Sirius et Queudver échappent tous les deux à la loi, à mon époque, en étant animagi, et en plus on peut écouter toutes sortes de conversations en tant qu'animal."

"Seulement si tu es un animal discret", corrigea Salazar. "Être un ours, par exemple, ne te permettrait pas de fouiner sans te faire remarquer."

"Espérons que je ne serais pas un ours, alors," persifla Harry en ouvrant son livre et en congédiant le fondateur. "Vous pouvez retourner à vos recherches si vous voulez."

Salazar regarda Harry silencieusement pendant un long moment, jusqu'à ce que l'adolescent pousse un soupir et émerge à nouveau de sa lecture "Je pense que je vais rester ici quelques temps, au moins jusqu'à ce que le reste des élèves soit revenu", déclara le fondateur, le visage impénétrable.

Harry fronça les sourcils. "Pourquoi ce changement soudain ?"

Le regard de Salazar se tourna vers le château. "Mieux vaut ne pas contrarier davantage Godric."

"Vous craignez qu'il ne me fasse quelque chose?" comprit Harry, son expression s'éclaircissant. "Vraiment, Salazar, je vais–"

"Je te crois remarquablement capable de rester en vie," interrompit sèchement Salazar, "mais ce n'est pas une raison pour tenter le destin. Et de toute façon, je voulais rester cette semaine pour finir les préparatifs de ma classe"

"Oh, d'accord." Harry haussa les épaules. "Faites comme voulez alors. Je peux difficilement dicter vos actions." Il est retourné à son livre.

: Tu es bien plus capable de dicter mes actions que tu ne le penses,: siffla Salazar avant de descendre souplement de l'arbre et de se diriger vers le château.

Harry observa le fondateur partir avec un froncement de sourcils, se demandant ce qu'il avait voulu dire par là. 'Comment puis-je dicter ses actions?'

"Harry?" lança Ramona en s'arrêtant sous la branche de Harry.

Le visage de Harry s'éclaira comme il lui répondait. "Salut ! Quelque chose ne va pas ?"

"Si, si, ça va ", répondit Ramona qui fixait la silhouette de Salazar avec insitance . "Qu'est-ce qu'il voulait ?"

"Savoir pourquoi Godric est plus grognon que d'habitude," expliqua Harry en roulant des yeux. " et savoir aussi pourquoi il ne l'avait pas encore tué pour avoir disparu une fois de plus."

Ramona lui sourit. "Peut-être que maintenant que Salazar est rentré, les choses vont un peu se calmer ?"

"On ne peut qu'espérer," soupira Harry en haussant les épaules. "Quoi qu'il en soit, il a dit qu'il resterait jusqu'à ce que les élèves soient rentrés."

"Pour te protéger de Godric?" devina Ramona sur un ton étrange.

Harry renifla. "Comme si j'avais vraiment besoin de sa présence... Il a dit qu'il allait préparait sa classe " Il soupira, un soupçon de tristesse dans sa voix alors qu'il disait: "Il sera bientôt reparti, j'en suis sûr."

Ramona tapota sa jambe et lui adressa un sourire réconfortant. "Il pourrait rester un moment, on ne sait jamais."

"Peut-être," répondit Harry, pas tellement convaincu.

Ramona secoua la tête, puis retourna jouer avec les autres, laissant Harry à sa lecture.

-0-

La veille de la pleine-lune, Salazar et Helga avaient passé la journée à protéger l'une des salles du donjon - Harry avait insisté pour qu'ils utilisent la pièce qui deviendrait le bureau de Rogue, par esprit de vengeance- et Wilda fut conduite à l'intérieur après avoir mangé, la pauvre avait la mine d'une condamnée à mort.

Avant de l'enfermer, Helga lui demanda: "Veux-tu que l'un de nous reste devant la porte ? Nous pourrions te tenir compagnie-"

"Non," répondit Wilda, d'une voix douce mais ferme. "Vous allez devoir ensorceler cette porte. Je vais me débrouiller seule." En voyant le visage triste et affligé de Helga, Wilda ajouta en souriant, "Mais merci. J'apprécie votre sollicitude."

Une fois que la porte fut soigneusement refermée et barricadée, Salazar et Harry durent fermement éloigner Helga et Ramona du couloir. Ils venaient juste d'arriver au bout quand un cri inhumain et déchirant résonna de l'autre côté de la porte. Les deux Poufsouffle se figèrent sur place, regardant par-dessus leurs épaules.

"Vous ne pouvez rien faire pour elle," dit doucement Salazar. "Rester ne lui causera que plus de difficultés."

Helga hocha la tête et poursuivit son chemin, même si elle regardait toujours par-dessus son épaule, le visage peiné "Peut-être que je pourrais rester dans votre salle commune–"

"Non," coupa fermement Salazar, "Tu passeras la nuit avec ta famille, dans ta salle commune, et je ferai venir Wilda après le lever du soleil." Il jeta un coup d'œil à Harry et Ramona, s'assurant que les adolescents les suivaient sans encombre et évitant de regarder le bras de Harry autour des épaules de la jeune fille. Il avait l'impression que quelque chose lui mordait le cœur...

Une fois que tout le monde fut installé pour le dîner, Godric se racla la gorge et demanda: "Elle est en sécurité ?"

"Elle…" commença Helga avant de déglutir, les larmes aux yeux. À côté d'elle, Roscoe passa un bras autour de ses épaules et lui murmura quelques paroles de réconfort.

Salazar haussa un sourcil en direction de Godric, lui lançant d'un ton mordant. "Il semble, Godric, que tu sois dans la minorité; tout le monde aime Wilda ici. Peut-être qu'il serait temps de dépasser ta haine des loups-garous ?"

Godric serra les mâchoires et se concentra sur sa nourriture, jusqu'ici il était la seule personne à se méfier de Wilda.

Les élèves en étaient venus à aimer Wilda au cours des trois dernières semaines à force de jouer avec la jeune fille et les adultes, s'ils n'avaient pas beaucoup parlé avec elle, l'avaient trouvée paisible et étonnamment intelligente, étant donné le peu d'éducation qu'elle avait eu auparavant. Wilda avait expliqué qu'elle vivait avec une meute et qu'un des siens venait d'une famille assez aisée avant de se faire mordre et leur avait appris à à lire et à écrire.

L'atmosphère fut tendue tout le long du repas, certains s'inquiétaient pour Wilda, d'autres, comme Salazar, foudroyait Godric du regard. Finalement, les elfes de maison firent disparaître les assiettes de la table et tout le monde se leva, Bernia faisant signe à Godric de la devancer tandis qu'elle rassemblait Kenric et Duana.

"Je suppose que Salazar ne me laissera pas rester avec toi ce soir," dit Ramona à Harry alors qu'ils cheminaient ensemble vers les portes de la Grande Salle.

"J'ai de la chance qu'il me laisse rester là-bas," répondit Harry d'un ton sarcastique.

Ramona laissa échapper un rire tendu. "Et bien, tu sais où je suis s'il te jette à la porte."

Harry hocha la tête. Il porta sa main à ses lèvres et y déposa un baiser en disant : "Bonne nuit, gente dame".

Un sourire attendri naquit sur les lèvres de Ramona et elle embrassa sa joue. "Bonne nuit, Harry," répondit-elle avant qu'ils ne se séparent pour se diriger vers leur salle commune.

Une fois qu'ils eurent atteints les cachots, Salazar commenta: "J'espère que je n'aurai pas besoin de te droguer pour m'assurer que tu ne bougeras pas d'ici cette nuit?"

Harry secoua la tête. "Je vais rester assis sur mes mains et ignorer l'envie d'aller voir Wilda," répondit-il avec un rapide sourire. "Bien que je ne fasse aucune promesse quant à la probabilité que je dorme."

"Dans ce cas nous serons deux ", décida Salazar.

Une fois dans le territoire des serpents, Harry se dépêcha d'aller dans sa chambre et récupéra un petit bloc de bois et son livre d'animagi, puis revint se pelotonner sur l'un des canapés. Salazar le rejoignit peu après, heurtant les pieds de Harry au passage. "Bouge toi un peu."

"Il y a un autre canapé juste à côté, vous savez," persifla Harry, mais en bougeant tout de même ses pieds.

"Celui-ci est plus confortable."

"Comme par hasard." Harry renifla et roula des yeux, puis ouvrit son livre.

"Tu n'as pas encore lu tous les livres sur les animagi?" questionna Salazar.

Harry leva un sourcil. "Pas selon cette pièce au septième étage."

Salazar renifla. "A tout les coups, cette mystérieuse pièce vole des livres du futur parce qu'elle a accès à ton esprit."

"Possible", admit Harry. "C'est pour cela que j'ai fait attention quand je m'en servais. Imaginez qu'il y ait eu une voiture à l'intérieur et que quelqu'un soit tombé dessus!"

Salazar soupira. "Je préfère même pas savoir ce qu'est cette chose."

Harry rit. "La voiture ? C'est vrai, navré Salazar, tout ce que je peux vous dire c'est qu'à ce stade c'est au-delà des compétences de Rowena ."

"C'est bon à savoir", railla Salazar. Ils se turent, chacun se plongeant dans les livres qu'ils avaient tous les deux apportés.

Au bout de quelques heures, Harry laissa son livre de côté et sortit son bloc de bois. Il l'observa un long moment, se demandant quelle forme il pourrait prendre. Il pourrait sculpter un autre oiseau pour la collection grandissante de Ramona ou un loup pour Wilda.

Salazar bougea à côté de lui et Harry lui jeta un coup d'œil. Le fondateur était toujours en train de bouquiner mais il coula son regard vert en direction du garçon et arqua un sourcil lorsqu'il s'aperçut qu'il le fixait du regard l'air songeur. "Oui ?"

"Serpent ou phénix?" lâcha Harry sans qu'il puisse s'en empêcher.

Salazar cligna des yeux. "Excuse-moi?"

Harry désigna son petit bloc de bois. "Serpent ou phénix?" répéta-t-il, ressentant brusquement l'envie de faire plaisir à l'homme.

Salazar cligna encore des yeux. "Oh. Je...euh ... surprend-moi ?" suggéra-t-il.

Harry mâchouilla l'intérieur de sa bouche pendant un moment, réfléchissant, puis acquiesça et se mit à tailler un phénix. Il ignorait si c'était ce que voulait vraiment Salazar , mais il était convaincu que quoiqu'il fasse cela lui plairait, après tout c'était l'intention qui comptait, n'est-ce pas ?

Salazar reporta son attention sur son livre, levant occasionnellement les yeux pour regarder le travail de Harry. A part l'art des potions et de la guérison, il n'avait jamais été capable de faire autre chose avec ses mains, il fut donc assez impressionné en voyant le bout de bois lisse prendre la forme d'un oiseau en vol. Finalement, il cessa de lire et se rapprocha du garçon pour mieux admirer son travail. L'adolescent lui adressa un léger sourire, ayant l'habitude, notamment avec Ramona, que quelqu'un observe ce qu'il faisait.

Quand Harry eut fini, il leva la petite sculpture en bois et l'examina. "C'est plutôt moyen," jugea-t-il avant de le tendre à Salazar.

"Plutôt moyen ?" répéta Salazar prenant doucement l'oiseau comme s'il craignait de le casser. "Harry, c'est incroyable ."

Harry rit et se frotta l'arrière de la tête, les joues écarlates. "Si vous le dites. J'aurais pu faire bien mieux si le bout de bois avait été plus grand. Il fallait plus de place pour la queue et les ailes." Il fronça les sourcils. "Ce n'est pas vraiment à l'échelle exacte."

Salazar enveloppa le phénix entre ses mains. "Comme si je pouvais faire la différence," marmonna-t-il d'un ton amer.

L'expression de Harry s'adoucit et il tendit sa main gauche vers le fondateur. "Laissez-le moi une minute. Je ne vais pas l'abîmer ", ajouta-t-il quand Salazar plissa les yeux, suspicieux.

"Je m'attends à ce qu'il revienne," l'avertit ce dernier en lui remettant l'oiseau.

Harry roula des yeux, appela sa baguette dans sa main droite, la pointant en direction de la sculpture " Coloro coccine ", souffla-t-il et le bois prit une belle couleur pourpre. Il toucha ensuite tour à tour la queue, les serres et le bec, en murmurant « Coloro aureus », et petit à petit ils prirent les couleurs du coucher du soleil. Puis il posa sa baguette sur les yeux minuscules en murmurant « Coloro Niger . Le regard du phénix sembla prendre vie alors qu'il devenait aussi noir et brillant que l'ébène .

"Et voilà », fit Harry, rendant l'oiseau à Salazar.

Salazar regarda le petit phénix, émerveillé. "Merci" murmura-t-il, la gorge brusquement nouée.

Harry sourit, touché par la réaction de Salazar. "De rien" Après avoir regardé Salazar retourner la figurine entre ses mains une énième fois, Harry ramassa son livre posé sur le sol et l'ouvrit à la page où il l'avait laissé. Après un moment, Salazar s'éloigna pour aller ranger le phénix dans sa chambre, puis retourna lire sur le canapé.

Quelques heures avant le lever du soleil, Harry se mit à cligner des yeux de plus en plus, au point qu'il arrivait à peine à déchiffrer les phrases de sa page. Il hésita entre appeler un elfe de maison pour prendre une tasse de thé ou bien faire une sieste, finalement il opta pour un petit somme bien mérité et glissa son bouquin sur le sol. Il se tortilla sur le canapé, cherchant la position la plus confortable pour dormir et finit par poser sa tête sur l'épaule de Salazar.

"Harry?"

"Mm ?"

"Tu dors ?"

"Petite sieste," marmonna Harry, la voix déjà lourde de sommeil. "Ça va ?"

"Oui, oui, ça va," acquiesça doucement Salazar.

Salazar réussit encore une dizaine de minutes à lire alors que Harry tombait au pays des rêves. Une fois que l'adolescent respirait profondément, Salazar mit son livre sur le siège voisin et changea de position, jusqu'à ce que le jeune sorcier se repose contre le torse de Salazar, ses jambes s'étendant de chaque côté de celles Harry. "C'est une mauvaise idée", murmura-t-il en passant ses doigts dans les cheveux de Harry. "Je ne devrais pas m'infliger ça, je ne ferai que me blesser à nouveau." Mais il était difficile de ne pas s'attacher à l'adolescent quand il en avait l'occasion, tout comme il était impossible de ne pas être attiré par ce garçon si étonnant.

Ce n'était pas la première fois que Salazar était attiré par un sorcier charismatique et plein de vie. Il y a onze ans, alors qu'il venait de perdre son deuxième maître suite à des ragots et des médisances, Salazar était tombé sur Godric Gryffondor. L'homme était un peu plus âgé que lui, il respirait la fougue, la jeunesse et la vie et il voulait changer le monde de la magie à sa façon. Salazar était tombé amoureux de lui et Godric, heureux d'offrir la sécurité à un garçon solitaire, l'avait ramené chez lui pour le présenter à sa fiancée, Bernia.

La réaction froide de Salazar ne l'avait pas contrariée, la jeune femme l'avait même accueilli avec les mêmes bras ouverts que Godric, lui donnant à manger et s'assurant qu'il était heureux. Au fil des mois Salazar était venu à l'apprécier malgré la jalousie qui lui rongeait le cœur.

Deux jours avant la cérémonie officielle de Bernia et Godric, un couple de femmes était arrivé dans leur village, se tenant l'une contre l'autre et fuyant des horreurs dont elles n'osaient pas parler. Bernia et Godric les avaient accueillis à bras ouverts, agrandissant tranquillement leur maison pour accueillir ces invités supplémentaires. Sauf que le lendemain, Godric tomba sur les deux femmes en train de s'embrasser et les expulsa de chez lui sur le champs, grondant contre leur liaison impure et contraire à la nature. « Filles du diable » , les avait-il appelées.

Salazar, déjà découragé de savoir que le cœur de Godric ne pourrait jamais être le sien, était encore plus horrifié de voir cette partie sombre d'un homme qu'il considérait comme son ami. Pire encore, quelques heures après avoir expulsé ses invitées, Godric lui avait annoncé qu'une lapidation allait avoir lieu et invita Salazar à y assister. Ce dernier avait refusé, puis emballé ses rares affaires et était parti, entendant au loin les hurlements d'agonie des jeunes femmes.

Il passa les cinq années suivantes à voyager seul, à faire quelques boulots qui ne duraient jamais bien longtemps. Finalement, il croisa Helga, qui lui parla de la création d'une école magique, où tout le monde pourrait avoir la chance d'apprendre à l'abri du danger et sans avoir à passer d'accords avec des maîtres locaux. Salazar avait trouvé l'idée merveilleuse et l'avait rejoint avec Rowena, laquelle avait utilisé sa dote pour acheter une forteresse en ruine dans le nord. Godric, ayant entendu parler de l'école par l'intermédiaire d'un ami commun d'Helga, accepta et offrit ses services en tant qu'enseignant de la défense magique et non magique.

Salazar se méfiait de Godric – et se méfierait toujours - et ressentait malgré tout encore une certaine attraction pour cet homme qui le souhaiterait certainement mort s'il découvrait la vérité. Salazar s'était résigné à souffrir en silence, se jurant d'éviter d'aimer à nouveau un homme; c'était trop dangereux et il finirait par avoir le cœur brisé. Encore.

"J'avais raison", murmura Salazar, fermant les yeux avec regret. Même en sachant que Harry ne pouvait pas rester et malgré le fait que le garçon était son élève et son cadet d'environ dix ans, il avait craqué pour ce garçon si charismatique aussi rapidement qu'il avait succombé au charme dévastateur de Godrice et à sa volonté sans faille. Et Harry, comme Godric, était tombé amoureux d'une femme, mais pas de lui. Jamais.

Heureusement pour Salazar, si l'on pouvait dire ça comme ça, il ne verrait plus Harry une fois qu'il serait parti. Il trouverait un moyen de ramener Harry à la maison et ils ne se verraient jamais après cela, parce que Salazar serait mort depuis longtemps lorsque Harry referait surface. Et peut-être que Salazar souffrirait pendant un moment, une fois Harry parti, comme cela avait été le cas quand il avait fui le domicile de Godric il y a des années, mais il s'en sortirait. Il pourrait s'enterrer dans ses études d'alchimie et veiller sur ses élèves, comme en ce moment.

Et ensuite tout irait mieux.

Tout irait mieux...

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Godric n'appréciait toujours pas d'avoir un loup-garou à Poudlard, mais après un mois ici, la jeune fille n'avait blessé personne – excepté les morsures que Wilda s'était elle-même infligée pendant sa captivité, dont la plupart avaient disparu grâce aux talents de Salazar - il ne pouvait pas la refuser, à moins de recevoir un tollé de la part des autres fondateurs, de leurs conjoints et des enfants qui résidaient dans le château. Avec l'accord (maugréé à contrecœur) de Godric, Wilda se vit attribuer une place permanente dans les dortoirs des Poufsouffle, juste à côté de Ramona, qui s'était assurée, avec l'aide de Harry, que Wilda puisse se déplacer dans le château sans problème et sache utiliser le salle changeante au septième étage.

Les élèves qui étaient restés chez leur famille arrivèrent le dernier jour de septembre et rejoignirent le groupe devant la cheminée. Chacun évoquant leurs vacances et toutes les choses amusantes qu'ils avaient faites. Ce n'est que lorsqu'ils se séparèrent pour aller manger que Nuala réalisa: "Où est Mavis ?"

"Mavis et sa famille ont été tués par les villageois après la première récolte", les informa Salazar, la mine sombre. "On pourra en parler dans la salle commune, après le déjeuner si vous le désirez. Pour l'instant, allons manger."

Le déjeuner fut calme et tristement silencieux, aucune des maisons n'étant insensible à la dure réalité qu'une des leurs était partie et ne reviendrait jamais Ils quittèrent la salle sans faire de bruit et se retirèrent dans leurs salles communes, rangèrent ensuite leurs affaires dans leur chambre, puis se rassemblèrent autour du directeur de leur maison, honorant la mémoire de Mavis, à leur manière.

Dans la salle commune des Serpentard, Harry s'était pelotonné sur l'un des divans entre une Nuala qui pleurait doucement et une Morgan raide, les yeux noyés de douleur. Fane et Vail s'étaient installés sur l'autre canapé pendant que Salazar amenait une chaise pour s'asseoir avec eux. Ils restèrent à discuter de Mavis plus longtemps que les autres maisons, incapables de se remettre du choc de sa brusque disparition. Harry leur raconta qu'il avait fabriqué une figurine pour Mavis, et Morgan lui demanda s'il pouvait y jeter un œil.

Une fois que Harry lui montra le petit oiseau en bois, Morgan l'étudia avec intérêt puis demanda : "Puis-je te l'emprunter pendant quelques jours ? J'aimerais peindre quelque chose pour elle, mais j'ai besoin de quelque chose sur quoi me baser. "

Harry, se souvenant d'une peinture représentant un oiseau en plein vol avec des plumes rouge-brun et des yeux verts étincelants, approuva aussitôt. "Bien sûr."

"Peut-être devrions-nous tous faire quelque chose pour elle," commenta doucement Fane.

"Ce n'est pas une mauvaise idée", acquiesça Salazar, hochant la tête pour remercier son élève. "Vous n'avez pas besoin de le montrer, si vous préférez ne pas le faire, faites simplement quelque chose pour elle."

Les Serpentard hochèrent la tête à l'unisson, puis se dispersèrent pour finir de ranger leurs affaires et commencer leur hommage à leur camarade décédée.

"Vous étiez censé les prévenir à propos de Wilda," fit doucement remarquer Harry une fois que les élèves furent disparus.

Salazar haussa les épaules. "Laisse-les faire leur deuil. Je leur parlerai de Wilda avant de partir dîner. Avec un peu de chance, aucun d'entre eux ne fera le difficile."

Harry songea à ses camarades de maison. Quand il l'avait rencontré pour la première fois, il aurait juré que Morgan ne supporterait pas de côtoyer une louve-garou, mais le garçon s'était adouci auprès de ses amis plus jeunes et honnêtement, Harry ne pensait pas qu'il ferait le difficile avec Wilda. Il se plaindrait peut-être un peu mais il garderait ses griefs personnels pour lui, et Harry pourrait en parler avec lui, si besoin est.

Quant aux autres ... "Ils ne devraient pas l'être", déclara-t-t-il. "Je ne peux rien dire pour Merlin et cet autre garçon que vous avez trouvé l'autre jour. C'est quoi son nom d'ailleurs ?"

"Alexander Ronson."

« Eh bien, je ne peux pas prévoir son comportement mais Nuala, Fail, Vane et Morgan devraient bien le prendre."

"Dans cas, je devrais continuer à laisser le sort de mes élèves entre tes mains compétentes, alors",

Harry lui sourit. "Si vous voulez. Vous prévoyez de disparaître le "weekend" dès que les cours seront terminés ?" demanda-t-il, résistant à l'envie de mimer des guillemets avec ses doigts.

"Je crois que je vais rester encore un peu, puis je repartirai." Salazar réfléchit un instant, puis regarda l'adolescent. « Souhaites-tu que je sois là pour la prochaine pleine lune, ou peux-tu t'occuper de Wilda toi même? " Il avait été reconnaissant d'avoir Harry avec lui quand ils avaient libéré le loup-garou de sa prison après la pleine lune, et il lui avait appris quelques sortilèges de guérison, qui devraient suffire pour soulager les plaies que Wilda avait subies , mais il ne laisserait pas Harry s'en occuper seul s'il n'était pas à l'aise avec ça.

Harry réfléchit un instant à cela, fronçant les sourcils. "Je ..." Il lâcha un soupir. "Durant quelle pleine-lune serez-vous absent ? »

"Pas la prochaine, mais la suivante", dit Salazar avec certitude. " Mais durant cette période nous laisserons tout le monde rentrer à la maison pour Yule. Si Wilda a l'intention de revenir dans sa meute, ce ne sera pas un problème."

Harry acquiesça. "Je verrai comment se passe cette pleine lune, puis après on avisera d'accord ?"

"Certainement," acquiesça Salazar.

Ils tombèrent dans un silence confortable, puis Harry se plongea dans son livre sur les animagi tandis que Salazar fermait les yeux pour faire une sieste. Quand les autres les retrouvèrent, Salazar leur parla de Wilda et une certaine crainte plana dans la salle quelques instants avant que Harry n'apaise tout le monde en leur assurant que la jeune fille était vraiment très gentille. Et bientôt, ils savaient déjà presque tout sur elle, sans même l'avoir rencontrée.

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"Alors, comment sont les nouveaux ?" s'enquit Fane alors que les Serpentard suivaient Harry dans la Grande Salle. Ils n'étaient pas obligés de tous y aller - Salazar était resté pour discuter de certaines choses avec les autres fondateurs après le repas- mais Harry avait promis qu'il serait là pour récupérer les deux nouveaux Serpentard à leur arrivée et leur montrer l'endroit où ils séjourneraient et ses camarades étaient venus avec lui, curieux de faire leur connaissance.

"Comment pourrais-je le savoir?" répliqua Harry en roulant des yeux.

"Harry, tu sais tout ," se moqua gentiment Vail avec un sourire. "C'est un fait avéré."

"Ton « fait avéré » est rempli de plus de trous que de le fromage suisse," rétorqua Harry.

Vail fronça les sourcils."Quel fromage?"

Harry soupira et passa en anglais moderne pour murmurer. "Un de ces jours, je me souviendrai de ne fermer ma bouche que quand il le faut."

Ramona les retrouva dans le hall d'entrée, passant son bras dans celui de Harry alors qu'ils se tournaient pour entrer dans le Grand Hall. "Bonjour, Harry."

Harry lui sourit. "Salut princesse."

"Erk, je crois que je vais vomir," murmura Morgan en plissant la bouche de dégoût. Nuala lui donna une tape sur le bras. « Arrête un peu, ils sont très mignons »

Fane leva les yeux au ciel et regarda Harry avec impatience "Alors, ces nouveaux élèves ? "

"Attends encore dix minutes," le rabroua Harry. Il demanda à Ramona: "Helga en a deux autres, plus Wilda, pas vrai?"

"Oui. Et Rowena et Godric en ont un de plus chacun. Combien en a récupéré Salazar?"

"Deux. Des garçons," répondit Harry avec l'esquisse d'un sourire.

« Je le savais! Tu sais des choses sur les nouveaux élèves ! » clama Fane.

Harry leva les yeux au ciel et ils se dirigèrent vers les poufs devant le feu de la cheminée qui ronronnait joyeusement, Fane suppliant Harry de lui donner quelques indices. D'autres élèves étaient déjà présents, y compris les enfants des fondateurs et Duana, ils se poussèrent un peu, laissant de la place aux Serpentard et à Ramona.

Le premier des nouveaux venus arriva peu après. Il fut d'abord accueilli par les fondateurs, puis rejoignit Ollivander, lequel attendait patiemment avec ses baguettes. Kenric se leva et salua le nouvel élève dès qu'il eut fini de recevoir sa baguette et ils s'installèrent sur les poufs avec le groupe, regardant le deuxième qui arrivait.

Les nouveaux venus défilèrent tranquillement les uns après les autres, puis tout fut perturbé par l'arrivée d'un garçon aux cheveux auburn. Sur sa tête était niché un oiseau qui semblait mourant, ses plumes pendaient tristement le long de son corps amaigri, brusquement il se lança dans les airs, envoyant le garçon à terre.

Tandis que des cris de stupeur s'élevaient dans la Grande Salle, Harry se leva d'un bond, reconnaissant un phénix sur le point de mourir - il n'oublierait jamais comment Fumseck et lui s'étaient rencontrés- il se plaça sous le phénix au moment même où l'oiseau lançait un dernier cri d'agonie avant de s'enflammer brusquement.

"Harry!" Des personnes se mirent à crier lorsque des flammes d'un bleu intense léchèrent les cheveux et le visage de Harry, mais celui-ci sourit simplement à la sensation de chaleur et attrapa entre ses doigts les cendres qui tombaient doucement autour de lui.

Alors que le feu s'éteignait, Harry s'aperçut que Salazar et Ramona se tenaient tous les deux devant lui, arborant une expression horrifiée, et il leur offrit un sourire rassurant avant de regarder le petit tas de cendres au creux de ses mains.

"Harry, qu'est-ce que-?" commença Salazar

"Chut," ordonna Harry et le fondateur se tut, clignant des yeux incrédules. Le sourire de Harry s'élargit alors qu'une petite tête émergeait des cendres. "Bonjour, toi ", murmura-t-il au nouveau-né en soufflant doucement pour faire tomber les cendres qui recouvraient le petit corps de plume.

L'oisillon laissa échapper un petit cri qui ressemblait à une note de musique et frotta sa tête contre les doigts de Harry en remerciement.

Harry leva alors les yeux vers Salazar, un sourire jusqu'aux oreilles. "Salazar," dit-il, "j'aimerais te présenter un phénix."


Et voilà, j'espère que vous avez aimé ce chapitre où on en découvre un peu plus sur le passé malheureux de Salazar :)

Le phénix va jouer un rôle important dans la suite de l'histoire, je suis sûre que vous l'aimerez beaucoup !

A bientôt !

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