Hello people ! Merci pour l'intérêt que vous portez à cette histoire, c'est hyper encourageant pour moi :)

Récapitulatif des personnages :

- Salazar Serpentard : il enseigne les potions et la magie de la guérison. Il est sarcastique, lunatique et boudeur par moment. Il aime Harry, les phénix, la soupe et les serpents.

- Godric Gryffondor : il apprend aux élèves la défense magique et non-magique. C'est un homme fougueux, protecteur et loyal, mais qui peut aussi se montrer fermé d'esprit et sans pitié, il a des tendances xénophobes et homophobes. Il aime sa famille, se battre et bien manger.

- Helga Poufsouffle : ses dada ce sont les plantes et la cuisine. Bienveillante et mère poule, il ne faut surtout pas la sous-estimer car Helga peut se montrer féroce dès lors que l'on s'en prend à un innocent.

- Rowena Serdaigle : perspicace, ingénieuse et intelligente, Rowena enseigne la métamorphose, l'arithmancie et les sortilèges. Elle aime apprendre tout ce qui lui est possible d'apprendre et transmettre son savoir aux élèves est son plus grand bonheur.

- Bernia : femme de Godric Gryffondor

- Kenric : fils de Godric et Bernia Gryffondor

- Holden : mari de Rowena Serdaigle

- Helena : fille de Rowena et Holden Serdaigle

- Roscoe : mari de Helga Poufsouffle, il enseigne aussi l'artisanat moldu à Poudlard.

- Conrad et Ramona : fils et fille de Helga et Roscoe Poufsouffle

- Duana : jeune fille recueillie par les fondateurs après que sa maison a été brûlée par des villageois.

- Wilda : louve-garou recueillie par Helga Poufsouffle et guère appréciée par Godric.

La maison Serpentard est pour l'instant composée de :

- Harry

- Nuala

- Morgan

- Vail

- Fane

Maevis a malheureusement été tuée au cours d'une attaque par des villageois. Toute sa famille a aussi été éliminée.


Tandis que des cris de stupeur s'élevaient dans la Grande Salle Harry se leva d'un bond, reconnaissant un phénix sur le point de mourir - il n'oublierait jamais comment Fumseck et lui s'étaient rencontrés. Il se plaça sous le phénix au moment même où l'oiseau lançait un dernier cri d'agonie avant de s'enflammer brusquement.

"Harry!" Des personnes se mirent à crier lorsque des flammes d'un bleu intense léchèrent les cheveux et le visage de Harry, mais celui-ci sourit simplement à la sensation de chaleur et attrapa entre ses doigts les cendres qui tombaient doucement autour de lui.

Alors que le feu s'éteignait, Harry s'aperçut que Salazar et Ramona se tenaient tous les deux devant lui, arborant une expression horrifiée, et il leur offrit un sourire rassurant avant de regarder le petit tas de cendres au creux de ses mains.

"Harry, qu'est-ce que-?" commença Salazar

"Chut," ordonna Harry et le Fondateur se tut, clignant des yeux incrédules. Le sourire de Harry s'élargit alors qu'une petite tête émergeait des cendres. "Bonjour, toi ", murmura-t-il au nouveau-né en soufflant doucement pour faire tomber les cendres qui recouvraient le petit corps de plume.

L'oisillon laissa échapper un petit cri qui ressemblait à une note de musique et frotta sa tête contre les doigts de Harry en remerciement.

Harry leva alors les yeux vers Salazar, un sourire jusqu'aux oreilles. "Salazar," dit-il, "j'aimerais vous présenter un phénix."

Les yeux de Salazar s'écarquillèrent et il se rapprocha, baissant la tête vers le petit phénix confortablement blotti dans les mains en coupe de Harry. "Bonjour," murmura-t-il, tendant un doigt vers l'oisillon.

Celui-ci se mit à gazouiller et se frotta contre le doigt de Salazar, faisant rayonner le fondateur.

"Salazar," l'appela Rowena, le rire dansant dans ses yeux, "viens donc dire bonjour à ton nouvel élève"

"C'est Merlin, n'est-ce pas ?" devina Harry tandis que Salazar se retournait.

Salazar lui décocha un sourire sarcastique . "Je me demande ce qui a bien pu te donner cette idée."

Harry renifla et se tourna pour aller retrouver ses camarades, Ramona glissant son bras à travers le sien et souriant à l'oisillon qui était déjà en train de grandir, un pâle duvet recouvrant son corps. "Il est tellement mignon," murmura-t-elle.

"Tout à fait," acquiesça Harry. "Ce qui me fait d'ailleurs penser." Il s'arrêta et pencha la tête vers le mini phénix, qui le regarda, sa petite tête adorablement penchée sur le côté. Ramona rigola. "Un gazouillis pour un garçon, deux pour une fille."

Le phénix gazouilla deux fois, puis retourna se lisser les plumes.

"C'est toujours bon à savoir," commenta Harry alors que tous les élèves se rassemblaient autour de lui, fascinés.

"Pas de foule," intima Harry et ils firent tous un pas en arrière. Dans la seconde qui suivit, chacun tendit la main, pressé de toucher et d'admirer de plus près cet oiseau légendaire, mais Harry refusait toujours.

Quand Merlin arriva, serrant sa nouvelle baguette et les regardant d'un air un peu perdu, Harry lui sourit et lui lança, "Bienvenue parmi nous, Merlin. Je suis Harry." Aux Serpentard, il envoya: "C'est l'un des nôtres à présent"

"Je savais que tu en savais plus que tu ne voulais bien nous le dire ", ronchonna Fane, mécontent.

"Bonjour," répondit Merlin, se tortillant, mal à l'aise, sous le regard indifférent de Morgan. "Est-ce que le phénix est à toi, alors ?" demanda-t-il à Harry.

Harry cligna des yeux et baissa les yeux sur l'oisillon qui laissa échapper un piaillement ravi et se frotta à nouveau contre les doigts de Harry. "Euh, pour être honnête, je pensais qu'il était à toi..." admit-il.

Merlin laissa échapper un rire plein d'auto-dérision. "Pourquoi un phénix me choisirait-il ? Il...enfin, elle est tombée sur moi juste avant que le portoloin ne s'active."

Harry considéra le garçon pendant un long moment, fronçant les sourcils. "Je pense que tu t'accordes trop peu de crédit," commenta-t-il doucement. "Tout le monde est important, peut-être que tu ne peux pas t'en rendre compte maintenant, mais tu t'en apercevras un jour "

Ils restèrent tous silencieux un long moment, leurs yeux allant du regard calme de Harry au rougissement croissant de Merlin.

Ramona s'éclaircit la gorge et toucha l'épaule de Harry. "Comment vas-tu la nommer?" questionna-t-elle en reportant son attention sur le phénix.

"Je suppose que cela dépend si elle souhaite rester ou non" répondit Harry. "Les phoenix ne sont pas, par nature, des créatures domestiques, et je ne veux pas la forcer ..." Il s'interrompit, surpris, alors que le phénix battait ses ailes neuves plusieurs fois avant de sauter de la paume gauche de Harry jusqu'à son bras, agrippant ses serres sur sa tunique pour s'aider à grimper. Il atteignit finalement son épaule, tremblant de fatigue et se pelotonna contre son cou.

"Je pense qu'elle a l'intention de rester", fit remarquer Morgan, son ton sec mais ses yeux dansant avec amusement.

"J'en ai bien l'impression," répondit Harry sur le même ton.

"Est-ce une fête privée ou est-ce que je peux vous rejoindre ?" s'enquit une jeune fille aux cheveux d'un roux flamboyant.

"Pardon !" s'excusa Kenric en reculant pour lui laisser un peu de place et en lui offrant un sourire au coin.

"Tu dois être la nouvelle élève de Godric," devina Harry, amusé.

"Comment as-tu deviné ?" s'étonna-t-elle. Quand Harry lui décocha un sourire énigmatique, elle se présenta en soupirant. "Je suis Martina."

"Je suis Kenny Gryffondor!"répondit Kenric "Bienvenue !"

L'arrivée de Martina rappela à tout le monde qu'il y avait de nouveaux élèves à accueillir et ils se relevèrent tous de leurs poufs pour discuter avec les nouveaux arrivants.

Merlin, Ramona et Fane restèrent debout avec Harry. "Comment vas-tu l'appeler alors ?"répéta Ramona " Étant donné qu'elle a l'air de vouloir rester."

Harry réfléchit un moment, effleurant du doigt la petite forme endormie sur son épaule. "Je ne sais pas vraiment. Nommer des créatures n'est pas vraiment ma spécialité."

"Dans ce cas, chacun de nous proposera un nom et tu n'auras qu'à choisir celui qu'il te plaît" suggéra Fane.

"Ce n'est pas une mauvaise idée", approuva Ramona. "Harry, tu es d'accord ?"

"Bien sûr," acquiesça Harry. "Tout le monde peut écrire son idée sur une liste et ainsi je choisirai son nom de cette façon. Ou bien -" il sourit doucement "- elle peut choisir."

"Nous pouvons faire une annonce au déjeuner et proposer à chacun d'apporter ses idées pour le repas du soir"

"Si Salazar, Rowena, Godric et Helga sont d'accord " intervint Fane. " On pourra peut-être même leur demander d'écrire les suggestions sur un bout de papier pour chaque maison. Ainsi, personne ne sera jaloux en pensant que tu as choisi un nom suggéré par une personne parce que tu l'apprécies davantage."

"C'est plus simple en plus", approuva Harry. "Je leur passerai le message avant de nous asseoir pour manger."

Les fondateurs pensèrent que c'était une idée merveilleuse. Helga voulait aussi savoir:"Pouvons- nous faire des suggestions?"

Harry haussa les épaules. "Ça ne me dérange pas. Pour être honnête, je m'attendais à ce que vous le fassiez." Il décocha un sourire complice à Salazar, lequel avait persuadé le phénix endormi de s'asseoir sur son épaule à la place de celle de Harry, il lui sifflait doucement des mots apaisants en Fourchelang. "Salazar. On peut peut-être aller manger ?"

"Oh, bien sûr," acquiesça l'homme, suivant Harry vers la table des Serpentard et demandant au phénix sur son épaule, "Je me demande ce que tu aimerais manger, mon petit."

"Des plantes", répondit Harry à la place du phénix, celui-ci hocha la tête en signe d'accord. Une fois installé à table, Harry se retourna et appela «Slinky».

L'elfe de maison apparut devant Harry, souriant d'une manière qu'elle n'aurait jamais eue il y a un an. "Qu'est-ce que Slinky peut faire pour le jeune maître Harry?"

Harry lui sourit en retour, ravi de voir que les elfes de maison devenaient de plus en plus sociables depuis qu'ils se trouvaient en sécurité à l'intérieur des murs du château. "Pourrais-tu aller chercher des plantes fraîches pour le phénix? Pas beaucoup, elle est encore petite."

Slinky leva les yeux vers l'endroit où Salazar avait placé l'oisillon sur la table qui regardait autour de lui avec de grands yeux curieux. "Slinky va le faire", lança l'elfe avant de se volatiliser.

Harry se retourna à temps pour voir un petit bol contenant ce qui semblait être des herbes fraîchement cueillies apparaître sur le bois lisse de la table. "Tiens", dit-il au phénix, qui émit un gazouillis ravi avant de se dépêcher de picorer. Nuala, de l'autre côté de la table, poussa une exclamation attendrie pendant que les garçons rigolaient.

Le phénix, une fois l'estomac bien rempli, sautilla maladroitement vers Harry et tira sur sa manche. "Oui ?" fit Harry et l'oisillon pépia avec espoir, levant les yeux vers son épaule. "Ah, oui. Certainement," comprit Harry en tendant la main pour l'aider à grimper. Une fois que l'oisillon fut soigneusement niché sur son épaule, il retourna à sa nourriture, ignorant les rictus moqueurs de ses camarades.

Quand le déjeuner fut fini, ils descendirent tous en bas pour montrer aux deux nouveaux garçons leurs dortoirs. Merlin et Alexander choisir leurs chambres parmi les trois qui restaient tandis que les autres élèves prenaient place dans la salle commune. Salazar leur tendit une plume et un parchemin sur lequel il pouvait suggérer des noms. Harry invoqua un bloc de bois et commença à sculpter un petit phœnix. L'oisillon sur son épaule paraissait très intrigué par ce qu'il faisait et ne cessait de pencher la tête sur le côté avec un air curieux.

"Nous devrions lui faire un perchoir," commenta Vail alors que Morgan s'emparait du parchemin. "Vous pensez que Roscoe nous laissera en fabriquer un ?"

"Si Roscoe nous laisse fabriquer un perchoir en classe, cela se transformera en plusieurs perchoirs et le phoenix devra décider où se reposer", souligna Fane.

"Ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée que ça," dit Salazar, son regard perçant allant du parchemin qui allait de main en main à l'endroit où Harry travaillait. "Elle ne peut pas s'asseoir tout le temps sur ton épaule, Harry, et elle pourrait aussi bien profiter d'un perchoir pour se reposer dans la Grande Salle ou dans la salle commune."

"On pourrait en créer trois alors," proposa Fane. "Un pour la chambre de Harry, un pour la salle commune et un pour la grande salle."

"Quatre", corrigea Harry, un petit sourire retroussant ses lèvres.

"Quatre ?" lancèrent Fane et Morgan en chœur, en fronçant les sourcils.

"Un pour la chambre de Salazar. Pour les fois où il voudrait l'inviter à passer une nuit avec lui. Je suis sûr que c'est ce qui va arriver ", ajouta-t-il en voyant les mines sceptiques de ses amis.

"Pourquoi ne pas en faire un pour la chambre de Ramona, aussi ?" suggéra Salazar d'une voix neutre.

Harry leva un sourcil au fondateur. "Ramona n'a pas réussi à la convaincre de s'asseoir sur son épaule." Salazar ne se donna pas la peine de cacher son air suffisant.

Merlin les interrompit en se précipitant dans la salle commune, trébuchant sur un sol de pierre presque lisse et se rattrapant de justesse. Tout le monde se retourna alors qu'il se levait d'un bond en débitant: "Je vais bien!" Il rougit quand il réalisa que tout le monde le regardait.

Harry laissa échapper un souffle amusé et poussa Vail, qui occupait la majeure partie du canapé qu'il partageait. "Bouge tes pieds," intima-t-il. "Merlin, assieds-toi avant de te faire mal."

"Oh, bien sûr," opina Merlin, s'installant prudemment entre Harry et Vail. Il grimaça alors qu'il s'asseyait sur la surface rigide du canapé.

"Ils ne sont pas très bien rembourrés," fit Harry.

"Oui en effet." Merlin jeta un œil vers le parchemin qui circulait. "Je peux regarder ?" demanda-t-il avec une note d'espoir dans la voix.

Nuala, qui venait juste de finir d'écrire son choix, lui tendit le parchemin en faisant remarquer : "Je me sens tout à coup assez solitaire; je suis la seule fille ici."

"Je vais essayer de ramener quelques filles l'été prochain", répondit Salazar.

"Si Harry et Ramona se marient, elle pourrait venir vivre ici," s'enthousiasma Vail.

"Non," refusa Harry en secouant la tête. «Tout d'abord, c'est un peu tôt pour parler de mariage, il faut d'abord que nous ayons terminé nos études ici. Deuxièmement, si l'un de nous deux voulait déménager, ce serait probablement moi, mais j'avoue que je me sens bien ici . " Il adressa un sourire à Salazar, notant l'éclair de soulagement qui passa dans les yeux du fondateur avant que ce dernier ne reprenne une expression impassible.

Alexander les rejoignit puis apporta une chaise de pour s'asseoir avec eux.

"Nous avons besoin de plus de canapés, on dirait ", observa Nuala.

"Parles-en à Roscoe," dit Salazar, se redressant légèrement. " Voulez-vous savoir ce qu'il va se passer pour vos cours de cette année ?" Ils opinèrent tous de la tête, même Harry, qui ne savait pas si quelque chose avait été changé. "Pour ceux qui étaient là l'année dernière, ils n'ont presque pas changé. Alexander, Merlin, vos cours, en revanche, auront un horaire légèrement différent de vos camarades. Ils se dérouleront de la même façon que les nouveaux élèves provenant des autres maisons. Le premier jour, vous aurez la matinée de libre, puis vous serez avec Roscoe l'après-midi , Godric sera votre enseignant le deuxième jour, Helga le troisième, moi le quatrième et Rowena le dernier. Il y aura deux jours de congé ensuite.

"Mes salles de classe sont toutes les deux ici dans les cachots, le long du couloir et à droite en bas de l'escalier; la salle de classe de Rowena est au cinquième étage, à l'extrémité est; Roscoe, je crois, tiendra sa classe dans la Grande Salle; en ce qui concerne Godric sa salle de classe se trouve au premier étage, dans le couloir, non loin des cages d'escalier, et il continuera à organiser une partie de ses cours à l'extérieur, tandis que la salle de classe d'Helga se trouve au deuxième étage, à l'extrémité ouest, elle fera aussi cours dans les serres.

"Wilda Wolcott étant un loup-garou, la salle du cachot où se déroulent normalement mes cours est interdite les soirs de pleine lune et ce pour tout le monde." Il s'attarda sur chaque visage jusqu'à ce que ses élèves aient tous hoché la tête. "Si vous ne savez plus quand a lieu la prochaine pleine lune, Harry, l'un de vos autres professeurs, ou moi-même seront plus que disposés à vous renseigner."

"Maître Salazar?" l'interpella Fane d'une voix un peu incertaine. Quand le fondateur leva les yeux vers lui, l'encourageant à continuer, il demanda: "Allez-vous de nouveau partir durant nos jours de congé ?"

"J'ai l'intention de le faire, en effet",

"Pas le premier week-end," ajouta Harry en haussant les épaules lorsque les autres Serpentard se tournèrent vers lui, l'air étonné. "Quoi ? J'ai déjà demandé."

"Et bien, peut-être que nous voudrions savoir aussi," murmura Morgan, la mine renfrognée.

"Je viens de vous mettre au courant, là. Non ? "

Salazar lança un sortilège pour savoir l'heure qu'il était, puis se dressa sur ses pieds. "C'est l'heure du dîner, les enfants."

Poussant un gémissement, ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte, Harry rattrapant Merlin alors que le garçon se prenait les pieds dans le tapis "As-tu vérifié si tu n'avais pas de problème de vue ?" .

Merlin soupira. "Oui. Sala - Je veux dire, Maître Salazar l'a fait quand il m'a propose de venir ici."

"Tu n'as pas à l'appeler 'maître'. "Je ne l'ai jamais fait, même si je sais que pour certains cela reste compliqué de dépasser cette formalité."

"Il est assez froid et pas très amical", fit remarquer Merlin, jetant un coup d'œil à Salazar pour s'assurer qu'il ne pouvait pas les entendre.

Les lèvres de Harry se contractèrent en un sourire fatigué. "Il a ses moments." Il soupira et secoua la tête. "Il est peu présent, alors je suppose que cela rend difficile de le connaître."

"Nous te traiterons comme notre mentor à la place," fit Vail qui les avait entendu et hâtait le pas pour marcher à leurs côtés.

"C'est un peu une malédiction," marmonna Harry. "Comme je suis juste un peu plus vieux que vous, vous me suivez comme des canetons suivraient leur maman."

"Est-ce que cela fait de Ramona notre père, alors?" le taquina Fane.

"De nous deux, c'est elle qui fait le mieux la cuisine, alors... "

" Pourtant, tu as fait de très bons plats pour la fête de Noël l'année dernière, » objecta Salazar .

"Taisez-vous et arrêtez de dire des bêtises !" lança Harry, faisant rire ses camarades.

"Non", dit Morgan après qu'ils se soient calmés un peu et avoir escaladé les escaliers pour sortir des cachots. "Si Harry est comme notre mère, planant toujours autour de nous et s'assurant que nous en avons toujours assez à dîner, cela ferait de Maître Salazar notre père. Parce que, vous savez, même s'il fait toujours des choses très mystérieuses, il garde un œil sur nous quand il est ici. "

"Ooh, tu marques un point," l'approuva Fane.

"Est-ce que cela signifie que nous devons vous appelez 'maman' et 'papa' maintenant?" demanda doucement Nuala.

La voix de Harry claqua dans le couloir, inflexible et menaçante.« Essayez et je jetterai un sort à la première personne qui m'appellera comme ça." Les Serpentard qui étaient là l'année précédente échangèrent un regard en grimaçant, connaissant très bien l'impressionnante collection de sorts de Harry.

À la tête du groupe, Salazar déglutit en entendant ses élèves parler de lui et de Harry - même en sur le ton de la plaisanterie - comme leur père et leur mère. De telles pensées ne conduisaient qu'à des chemins amers et bordés d'épines, il le savait et il les repoussa.

Alors qu'ils prenaient place à la table, Morgan levant les yeux au ciel et cédant sa place habituelle à côté de Harry pour que Merlin puisse s'asseoir, Harry posa le mini phénix sur l'épaule de Salazar. "Un phénix va-t-il vous aider à sortir de vos sombres pensées ?" souffla-t-il.

Salazar secoua la tête et ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il passa un doigt sur les plumes qui poussaient de plus en plus et qui fit chanter joyeusement l'oisillon. "Ce n'est rien", promit-il en tapotant la table pour indiquer aux elfes qu'ils étaient là.

"Si vous le dites," répliqua Harry avec méfiance lorsque la nourriture apparut, une petite soucoupe de plantes placée entre son assiette et celle de Salazar. "Je pense que les elfes de maison t'apprécient," dit-il au phénix. Celui-ci eut un frisson de contentement et tira sur une mèche de cheveux de Salazar jusqu'à ce que, gloussant, il le pose sur la table.

Après le repas, les fondateurs remirent les listes qu'ils avaient faites et qui contenaient différents noms possibles pour le phénix. Salazar jeta un sort sur sa liste, de façon à ce que Harry ne sache pas qui avait écrit tel ou tel nom, sinon Harry aurait pu être accusé de favoritisme. Ils se retirèrent ensuite dans la salle commune et les Serpentard regardèrent Harry lire à haute voix les options concernant le phénix. Le phénix finit par se nommer « Tanwen », un nom qui provenait de la liste des Poufsouffle.

"Cela signifie" feu blanc ", expliqua Salazar à certain de ses Serpentard qui ne connaissaient pas encore bien le gallois, mis à part les quelques mots que Harry leur avait appris la dernière fois.

Après avoir longuement discuté sur le choix du prénom, les Serpentard se dispersèrent vers leurs dortoirs jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Harry, Salazar et Tanwen qui commençait à somnoler.

"Est-il ce à quoi tu t'attendais ?" s'enquit Salazar et Harry savait qu'il parlait de Merlin.

Harry haussa les épaules. "Non, pas vraiment. Mais je suppose qu'il a encore quelques années pour s'affirmer et se développer. Et, comme vous et les autres me l'avez montré, beaucoup de choses se perdent dans le temps."

"Espérons que certaines restent vraies."

Harry réfléchit un instant, puis soupira et se leva. "Trop peu, je pense", dit-il. "Bonne nuit, Salazar."

"Bonne nuit, Harry, Tanwen."

Le phénix ouvrit machinalement les yeux avant de se remettre à somnoler, les deux sorciers sourirent avant que Harry ne se rende dans sa chambre. Là, il s'arrêta pour regarder autour de lui en disant, "Je peux te conjurer un perchoir temporaire pour la nuit, si tu veux?"

Tanwen émit un son qui ressemblait à une réponse négative et, une fois que Harry fut assez près de son lit, elle sauta et utilisa ses ailes pas encore tout à fait formées pour se déposer légèrement sur son oreiller. Elle se retourna plusieurs fois avant de se placer dans une position qu'elle jugeait satisfaisante et s'endormit.

"Comme tu veux, demoiselle" murmura Harry, ne prenant pas la peine de cacher son sourire affectueux. Après avoir revêtu ses vêtements de nuit, il s'enfonça dans ses couvertures et éteignit les bougies. "Bonne nuit, petite" murmura-t-il avant de se glisser dans sa pratique d'Occlumancie.

-0-

Pour Harry et ceux qui étaient restés au château pendant l'été, le retour aux cours quotidiens n'était pas aussi difficile que pour leurs camarades, qui avaient passé un été sans études ni entraînement forcés le matin. Il était clair que les élèves avaient continué à s'entraîner avec leurs armes au cours de l'été et Godric ressentit un grand plaisir à pousser ceux qui s'étaient relâchés.

Harry ne trouva pas beaucoup de temps pendant la semaine avec Ramona, compte tenu de leurs horaires différents, mais ils passèrent la première journée du week-end ensemble, sous l'arbre préféré de Harry, pendant que les autres étudiants jouaient sur le terrain en courant après une sorte de ballon que les Gryffondor avaient fabriqué pendant l'été et avaient apporté avec eux.

Après le déjeuner, Harry déclara qu'il étudierait dans la bibliothèque - ou ce qui serait un jour la bibliothèque, une fois que les livres seraient devenus plus courants - et quiconque souhaitait le rejoindre le pouvait. Vingt minutes à peine après que Ramona et lui-même se soient établis à une table, tous les Serpentard, les Poufsouffle, quatre Gryffondors et six Serdaigle s'étaient installés autour d'eux. Ils passèrent plusieurs heures à échanger des connaissances sur les sorts, à prendre des notes sur ces derniers. (Harry était plutôt heureux que, pour une fois, ce ne soit pas celui qui répondait aux questions de tout le monde, les Serdaigle possédaient en effet un certain nombre de connaissances sur le sujet et ses camarades Serpentard avaient passé trois mois à apprendre des sorts avec l'aide de Harry, ce dont les autres maisons n'avaient pas eu droit).

Dimanche était quasiment l'équivalence du samedi - Harry avait décidé de ne nommer que les jours où il faisait classe et de ne pas prendre en compte le calendrier de Rowena qui était un peu différent du sien, par exemple le dimanche n'existait pas encore- sauf qu'il y avait un peu plus de Gryffondor et de Serdaigle dans la bibliothèque.

"Nous n'aurons bientôt plus grand chose à vous apprendre," commenta Salazar au dîner ce soir-là.

"Pas en ce qui concerne vos cours," objecta Harry. "Nous ne parlons pratiquement jamais de potions."

"Je suis déchirée entre me sentir insulté du fait que vous ne vous intéressez pas aux potions plus que ça et satisfait que toi, tu t'en sois rendu compte ", répondit Salazar.

Harry sourit. "On pourrait s'entraîner le week-end si vous décidiez d'enlever ces protections dans la classe de potion ..."

Salazar renifla. " Pas question. Je n'ai pas envie de retrouver ma salle de cours en miettes. "

"Je parie que Harry pourrait passer à travers ces protections," fit Merlin avec une touche d'adoration du héros dans les yeux.

Harry haussa les épaules, sachant qu'il pourrait le faire, mais n'ayant guère envie de divulguer ça, de peur que quelqu'un le supplie de le faire. "Peut-être," avoua-t-il doucement.

"Contrairement à tous les autres, je fais confiance à Harry pour qu'il se comporte bien," répondit Salazar.

"Je ne suis pas si bon en potions," insista Harry.

"Tu n'es pas si mal non plus."

Harry renifla et roula des yeux. Peut-être qu'il appréciait davantage les potions sous la direction de Salazar, mais il ne serait jamais bon à ça. Il ne cherchait jamais à rester trop longtemps devant un chaudron, il n'avait pas très envie de provoquer une explosion.

Plus tard, dans la salle commune, une fois que les autres Serpentard se furent retirés dans leur chambre et que Salazar et Harry se retrouvèrent seuls, Salazar tenant un Tanwen endormi, le fondateur commenta : "Cela m'amuse que Merlin soit si épris de toi."

Harry renifla. "Vous penseriez que ce serait l'inverse, je parie ?" "Wilda m'a dit qu'il avait demandé à Godric quelle arme je préférais avant de prendre des couteaux."

Salazar secoua la tête. "C'est probablement sa meilleure option, il est beaucoup plus susceptible de se poignarder lui - même avec une épée, et je doute qu'il aurait beaucoup de chance au tir à l' arc. "

Les lèvres de Harry se retroussèrent en un sourire sardonique. "Il va s'améliorer".

Salazar eut un rictus ironique. "J'en suis convaincu. L'as-tu déjà persuadé d'écrire son nom sur un parchemin pour toi ?"

Harry sourit. "Le premier jour," acquiesça-t-il. "J'ai mis quelques sorts dessus pour le protéger aussi."

"Un jour, je comprendrai peut-être," marmonna Salazar.

"Non, vous allez probablement vous le demander jusqu'à votre mort. Peut-être que si vous êtes très gentil je vous expliquerai avant mon départ."

"Je ne pense pas être capable d'être "gentil ", rétorqua Salazar.

"Hm. Vous marquez un point. Dans ce cas, vous ne saurez sans doute jamais."

Salazar laissa échapper un rire amusé et se leva, bousculant légèrement le phénix posé sur sa poitrine. "Tanwen, je vais me coucher."

Tanwen laissa échapper un trille endormi et se blottit contre le torse du fondateur.

Harry se mit à rire en voyant le visage plein d'adoration de Salazar. "Il vaut mieux que vous l'emmeniez. Et ne soyez pas surpris si jamais vous la trouvez sur votre oreiller demain matin - elle semble le préférer à son perchoir."

"J'en prends bonne note. Bonne nuit, Harry."

"Bonne nuit, Salazar, Tanwen," répondit Harry qui n'avait pas encore très envie d'aller au lit. Il resta dans la pièce pendant près d'une heure, observant les poissons à travers les vitres et ne pensant plus à rien, avant de se retirer finalement dans sa propre chambre.

-0-

Les semaines continuèrent de suivre à peu près le même schéma, interrompues seulement par les périodes de pleine lune, Harry, Salazar et Wilda en ressortaient tous épuisés le lendemain. Tanwen avait prouvé sa valeur, faisant don de ses larmes pour guérir les blessures les plus sérieuses de Wilda sans qu'on le lui demande. Dans les cachots, Harry avait assuré à Salazar, "Tanwen et moi devrions être capables de nous occuper très bien de Wilda pour la prochaine pleine lune."

Salazar avait caressé les plumes bleues et blanches du phénix – qui étaient des couleurs très inhabituelles pour un phénix- et avait répondu: "Je te fais confiance pour ça."

Les absences de Salazar le week-end avaient laissé les nouveaux étudiants quelque peu confus au début, mais ils s'habituèrent rapidement à voir Harry comme la figure d'autorité de la Maison Serpentard quand le Fondateur n'était pas là. Cela semblait seulement renforcer encore davantage l'adoration que vouait Merlin à Harry, et ce dernier avait comparé le garçon à Colin Crivey plus d'une fois dans sa tête, se demandant comment un jour il deviendrait une légende car ce n'était pas gagné.

Harry savait à peu près combien de temps il pouvait rester avec Ramona le week-end, mais il avait de plus en plus l'impression qu'ils étaient plus amis qu'amoureux. Ce constat le gênât jusqu'au deuxième jour de Noël, ils se retrouvèrent finalement dans la future tour d'astronomie, et Harry rompit le silence qui s'était installé entre eux, la voix un peu tendue.

"Ramona" débuta-t-il sur un ton hésitant. "Te sens-tu vraiment ... en couple ?" Il se fendit d'une grimace.

Ramona lui jeta un coup d'œil, quelque chose passa dans ses yeux qui ressemblait étrangement à de la résignation . "Non", admit-elle. "Cette relation ressemble plus à ce que tu as dit l'autre fois...de l'amitié. "

Harry hocha la tête, le cœur comme pris dans un étau. "Je suis désolé," murmura-t-il.

Mais Ramona secoua la tête. "Pour quelle raison ? Harry, c'est tout autant ma faute. Je pense toujours que tu es quelqu'un de bien, assez beau-"

"Je ne le suis pas," chuchota Harry, les années passées avec les détestables Dursley l'avaient laissé incapable de voir sa propre valeur, peu importe le nombre de fois où Ramona l'avait complimenté ou encouragé.

Ramona l'ignora, ayant depuis longtemps appris que c'était une bataille qu'elle ne gagnerait pas.

« -Et je sais que je t'aime, mais pas au point de passer le reste de ma vie avec toi. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas mais... "

Harry sourit, sachant ce qu'elle voulait dire. "Je tiens à toi aussi, Ramona," murmura-t-il et elle lui rendit son sourire. "C'est probablement pour le mieux," reprit Harry en soupirant. "Je partirai un jour et je ne veux pas que l'un de nous se retrouve avec le cœur brisé."

"C'est très noble de ta part ", fit doucement Ramona et ils partagèrent un sourire; Harry lui avait raconté une partie de son passé, comme le fait de faire parti de la maison de Godric. (Elle avait seulement ri après qu'il lui ait raconté que les Gryffondor et les Serpentard ne seraient pas vraiment amis dans le futur, et que c'était assez ironique en fin de compte que Harry soit l'élève préféré de Salazar.)

Ramona soupira et secoua la tête. "Cela n'aurait jamais fonctionné, de toute façon. Même si tu étais resté ici pour toujours."

Harry fronça les sourcils. "Qu'est-ce que tu veux dire ? Je pensais-"

"Harry," interrompit Ramona, "tu aimes bien Salazar, n'est-ce pas ? "

"Bien sûr que je l'aime bien," acquiesça Harry. "C'est le chef de ma maison et il est un homme bien même s'il n'est pas toujours facile. Mais je ne comprends pas ce que-"

"Tu l' aimes bien", souligna Ramona. Quand Harry continua à froncer les sourcils, ne comprenant visiblement pas, elle émit de nouveau un soupir et clarifia ses propos: "Tu es heureux quand il est dans le château, tu passes plus de temps avec lui qu'avec moi , tu partages avec lui des choses que tu ne partages pas avec moi -"

"Je partage des choses avec toi que je ne partage pas forcément avec Salazar," se défendit Harry.

Ramona leva les yeux au ciel, puis demanda: "Si tu avais le choix entre revenir à ton époque et rester ici, spécifiquement avec Salazar, que choisirais-tu ?"

Harry ouvrit la bouche pour répondre, "A mon époque, bien sûr", puis réalisa que ce n'était pas tout à fait vrai. Il s'était habitué à passer ses soirées avec Salazar, à partager Tanwen pendant les repas et pendant la nuit, à l'écouter siffler en Fourchelang lorsque quelque chose l'irritait. Il ne voulait pas perdre ça, pour rien au monde. Rentrer à la maison, revoir Ron, Hermione et Sirius se battre contre Voldemort… Tout cela lui semblait tout à coup insignifiant à côté de l'idée de perdre Salazar pour toujours. Son estomac se contracta et une vague de nausée le traversa alors qu'il inspirait brusquement. "Merde " lâcha-t-il sans même penser à parler en vieil anglais. "Oh, Merlin, merde." Il enfouit son visage dans ses mains, maudissant le destin de l'avoir amené ici.

Ramona le regarda avec un sourire triste. "J'attendais que tu le découvres par toi-même. Je suppose que tu n'as pas remarqué non plus les sentiments qu'il éprouvait pour toi ?"

"Quoi ?" Harry leva brusquement la tête, l'incrédulité et le choc inscrits sur son visage. "Salazar ne-"

"Il y a des jours," commenta Ramona avec lassitude, l'amusement brillant dans ses yeux sombres, "où je me dis que tu as beau connaître beaucoup de sorts, tu n'es, en revanche, pas très perspicace. "

"Tais-toi," ordonna Harry, même s'il était toujours encore très confus. "Salazar ne m'a jamais... " Il la regarda, ses yeux verts brillants à la fois de peur et d'espoir. "Tu es sûre ?"

Ramona soupira et prit l'une des mains de Harry dans les siennes. "Tu te souviens quand on a commencé à se faire la cour ? Tu as dit qu'il était furieux."

"Oui. Mais c'était parce que j'ai dit que je partirai et il ne voulait pas que l'un de nous soit blessé. Pas vrai ?"

Ramona secoua la tête. "Cela m'a pris du temps pour le remarquer, parce qu'il était rarement au château, mais il était jaloux. Il détournait toujours les yeux quand il nous voyait nous tenir par la main ou nous montrer de l'affection. Il était heureux quand tu le choisissais au lieu de moi pour une raison ou une autre, comme lorsque tu as refusé que je reste à la première pleine lune, ou comme les fois où tu l'aidais à préparer ses salles de classe au lieu de sortir avec moi. Et il est resté à l'école alors que Godric s'en prenait à Wilda même si tu lui as dit de ne pas le faire. "

"Il était juste un bon chef de maison," murmura Harry, mais il n'était pas aussi sûr qu'il l'avait été quand Salazar avait insisté pour qu'il reste. A présent que Ramona lui en parlait, il se souvenait d'autres moments où Salazar avait été ravi de l'attention de Harry, comme par exemple quand il avait fait pour lui la statuette du phœnix, ou quand il avait dit que Tanwen semblait préférer Salazar à Ramona. Et puis il y avait eu cette première pleine lune, quand Harry s'était réveillé sur le canapé dans les bras de Salazar, même s'il s'était souvenu qu'il ne s'était jamais endormi dans une telle position.

"Tu devrais lui parler," lui suggéra doucement Ramona.

"À quelle fin?" lâcha Harry d'un ton amer. "Si jamais nous avons une relation, je devrai ensuite partir et nous serons alors tous les deux blessés, bien plus que nous le serions maintenant. Après tout, c'est lui qui cherche un moyen de me renvoyer chez moi. Ce doit être tellement difficile pour lui", réalisa Harry, le regard douloureux. "Mieux vaut donc ne pas nous rapprocher."

"Il vaut mieux avoir aimé et perdu que de n'avoir jamais aimé du tout ", déclara sagement Ramona. Harry se demanda un instant où elle avait tiré cette citation avant de réaliser que la citation venait peut-être de la jeune fille en réalité.

"Peu importe" , insista-t-il, "Que cela soit réciproque ou non, Salazar ne serait pas simplement d' accord pour avoir une relation avec moi, je suis son élève- "

"Son remplaçant plutôt," murmura Ramona avec une pointe d'ironie.

"-Et nous sommes tous les deux des hommes, je ne pense pas que ce genre de relation soit appréciée dans le château."

Ramona fit la grimace. "Godric," dit-elle doucement, " déteste les homosexuels. Maman et Papa s'en moquent, je doute que Rowena ou Holden le soient. Mais Godric ..."

"Mieux vaut ne pas mettre lui mettre encore plus de pression," dit sagement Harry. "Et je ne préfère même pas prendre en considération les réaction des autres élèves, surtout de mes Serpentard."

Ramona rigola doucement comme elle le faisait toujours lorsque Harry réclamait ses camarades de maison comme s'ils étaient autant ses élèves que ceux de Salazar. Honnêtement, elle ne pensait pas que les Serpentard seraient trop dérangés par une relation entre Harry et Salazar, étant beaucoup trop attachés à leur fondateur et à Harry pour en faire ombrage.

Harry lui adressa un rapide sourire avant que d'afficher une mine inquiète. "Est-ce que ton père va me tuer pour avoir mis fin à notre relation ?"

Ramona pouffa de rire. "Je vais y mettre fin, officiellement"

"C'est une bonne idée," approuva Harry, amusé. "Et que vas-tu lui raconter ?"

"Que c'est plus de l'amitié que de l'amour . Et que je préfère regarder Manfred ..." ajouta-t-elle, nommant l'un des Poufsouffle arrivé dernièrement.

Harry rit et l'attira dans un demi-câlin. "Ah ouais ? Il n'est pas si mal que ça, je suppose. Si tu aimes les cheveux roux."

Ramona le frappa sur le ventre. "Arrête ça!" ordonna-t-elle et ils se regardèrent en éclatant de rire. "Tu es le plus affreux garçon qui soit ", lui dit-elle une fois qu'ils se furent calmés, mais sa voix était pleine de tendresse.

Harry lui sourit. "Nous sommes toujours les meilleurs amis du monde, n'est-ce pas ?"

"Toujours", promit Ramona en embrassant sa joue.

Ils allèrent retrouver Roscoe et Helga quelque temps plus tard et leur annoncèrent la fin de leur relation. Helga était visiblement attristée, ayant visiblement très hâte d'avoir Harry comme gendre, mais ils comprirent tous les deux que c'était le choix de Harry et Ramona, et qu'ils l'avaient fait ensemble, sans ressentiment.

"J'ai toujours le droit de lui donner de nouvelles recettes," déclara Ramona, faisant sourire Harry, qui aimait bien faire un peu de cuisine de temps en temps, "et il est toujours autorisé à me fabriquer de nouvelles figurines pendant son temps libre, mais nous sommes juste amis, c'est plus raisonnable. "

"Eh bien, tant que vous êtes tous les deux d'accord sur ce point," fit Roscoe.

"Vous avez perdu un beau-fils," fit Harry, "mais je vous considère toujours comme une famille, comme tout le monde. Si cela vous va ?"

Helga l'attira dans ses bras en riant, les larmes aux yeux. "Bien sûr, Harry; je serai toujours heureuse de te considérer comme un fils."

Et ainsi la relation entre Harry et Ramona prit fin sur une note joyeuse. Salazar ne fut pas là quand les rumeurs commencèrent à émerger un peu partout dans le château, mais nombre de personnes étaient favorables à leur décision. Lorsque les cours reprirent en janvier, les élèves qui étaient partis posèrent quelques questions et Harry et Ramona assurèrent à tout le monde que tout allait bien, qu'ils étaient restés en bons termes et que la vie continuait.


Et voilà pour ce chapitre ! Harry a enfin ouvert les yeux sur ses sentiments et ceux de Serpentard et tout ça grâce à une fille !

J'espère que Tanwen et Merlin vous ont plus ?

A bientôt pour la suite :)

Tchouss