Hello les sorciers !

Un gros merci pour vos reviews, favoris et follows :)

Récapitulatif des personnages :

- Salazar Serpentard : il enseigne les potions et la magie de la guérison. Il est sarcastique, lunatique et boudeur par moment. Il aime Harry, les phénix, la soupe et les serpents.

- Godric Gryffondor : il apprend aux élèves la défense magique et non-magique. C'est un homme fougueux, protecteur et loyal, mais qui peut aussi se montrer fermé d'esprit et sans pitié, il a des tendances xénophobes et homophobes. Il aime sa famille, se battre et bien manger.

- Helga Poufsouffle : ses dada ce sont les plantes et la cuisine. Bienveillante et mère poule, il ne faut surtout pas la sous-estimer car Helga peut se montrer féroce dès lors que l'on s'en prend à un innocent.

- Rowena Serdaigle : perspicace, ingénieuse et intelligente, Rowena enseigne la métamorphose, l'arithmancie et les sortilèges. Elle aime apprendre tout ce qui lui est possible d'apprendre et transmettre son savoir aux élèves est son plus grand bonheur.

- Bernia : femme de Godric Gryffondor.

- Kenric : fils de Godric et Bernia Gryffondor.

- Holden : mari de Rowena Serdaigle.

- Helena : fille de Rowena et Holden Serdaigle.

- Roscoe : mari de Helga Poufsouffle, il enseigne aussi l'artisanat moldu à Poudlard.

- Conrad : fils de Helga et Roscoe Poufsouffle.

- Ramona : fille de Helga et Roscoe Poufsouffle. Elle a été la petite amie de Harry durant un temps avant qu'elle ne devienne sa meilleure amie.

- Duana : jeune fille recueillie par les fondateurs après que sa maison a été brûlée par des villageois.

- Wilda : louve-garou recueillie par Helga Poufsouffle et guère appréciée par Godric.

- Tanwen : phénix femelle, très attachée à Harry et à Salazar. Elle a son petit caractère.

La maison Serpentard est pour l'instant composée de :

- Harry

- Nuala

- Morgan

- Vail

- Fane

- Merlin

- Alexander

Maevis a malheureusement été tuée au cours d'une attaque par des villageois. Toute sa famille a aussi été éliminée.


Le premier week-end de juin, lorsque Salazar repartit à la chasse, Tanwen le suivit, laissant échapper un son irrité, au grand amusement de ceux qui étaient restés dans le parc. Il s'arrêta pour la laisser le rattraper, puis laissa échapper une exclamation de surprise quand elle se posa sur son bras et les emporta dans les flammes, les faisant disparaître.

"Je me demande ce que c'était," dit Merlin, s'appuyant contre le tronc de l'arbre de Harry, celui-ci était nonchalamment assis sur sur une branche.

"Tanwen est suffisamment intelligente pour savoir ce que Salazar cherchait; elle l'a probablement conduit vers la réponse qu'il désirait avoir", répondit Harry, dissimulant ses yeux de la lumière du soleil et essayant de voir ce qui se passait aux alentours. "Excuse-moi," dit-il tout à coup et il sauta dans l'herbe, se hâtant de rejoindre la bagarre qui venait d'éclater, ne remarquant pas le regard blessé que lui jeta Merlin.

Harry s'occupa des trois élèves qui étaient en train de se battre - deux Gryffondor et un Poufsouffle - puis retourna à son arbre. Merlin avait disparu pour aller s'entretenir avec les autres Serpentard et Harry ne s'en occupa pas, préférant vérifier qu'il n'y avait pas encore de disputes.

Ils finissaient juste de déjeuner lorsque Salazar entra dans la Grande Salle, Tanwen sur son épaule. Il tendit un doigt vers Harry, lui faisant signe de venir. Harry se leva de son siège, un sourire éclairant son visage, alors même que son estomac se nouait. "Vous me gardez une place à la bibliothèque?" jeta-t-il à ses camarades.

"Bien sûr," répondit Fane, la voix tendue. Les autres Serpentard se concentrèrent sur leurs assiettes, aucun d'entre eux ne pouvant croiser le regard de Harry.

Il soupira et se dirigea vers Salazar, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule pour apercevoir Ramona qui lui adressa un sourire triste. Quand il retrouva Salazar, il murmura: "Vous avez trouvé quelque chose?"

"Tanwen savait où regarder," acquiesça doucement le fondateur "Viens, je vais t'expliquer ça dans ma chambre."

Harry hocha la tête et ils prirent le chemin des cachots en silence, Tanwen regardant les deux hommes avec curiosité, ignorant pourquoi ils avaient pris un air aussi sinistre.

Une fois dans la chambre de Salazar, Harry prit une chaise et Tanwen s'envola vers son perchoir tandis que Salazar protégeait la porte des oreilles indiscrètes, puis s'assit au bord de son lit. Il prit une profonde respiration avant de raconter: "Tanwen m'a emmené chez un devin dans une des régions du nord. Celui-ci a eu sorte de vision qu'on pourrait aussi appeler une prophétie « Sur la lune noire de Litha, voyagez vers le cercle de pierres anciennes et unis par l'amour, ne soyez plus qu'un ».

Harry acquiesça, ses yeux distants alors qu'il assimilait ces mots. "Quand se déroulera la prochaine fois où la nouvelle lune coïncidera avec Litha?" demanda-t-il, préférant savoir à quel moment son destin basculerait.

"Dans six ans," dit avec certitude Salazar, qui l'avait compris par lui-même avant de retourner à Poudlard. "Tu devras faire savoir à Ramona quand tu partiras -"

"Pourquoi ?" demanda Harry avec confusion. Oui, il la mettrait au courant quand il disparaîtrait pour toujours, comme il le ferait pour n'importe quel ami, mais pourquoi Salazar la nommait-elle spécifiquement ?...

"Elle devra t'accompagner", déclara Salazar, la voix vide de toute émotion. "Je suppose que c'est ce que cela voulait dire par 'ne soyez plus qu'un-'"

"Salazar," interrompit Harry, incrédule, "Ramona et moi sommes séparés depuis Yule. Elle préfère être avec Manfred."

Salazar cligna des yeux. "Attends, quoi ?"

Harry soupira et se frotta le front." Visiblement il n'y a pas que moi qui ne sois pas perspicace" , murmura - t - il en anglais moderne avant de revenir au vieil anglais "Nous ne sommes plus ensemble. Et si vous aviez pris la peine de rester un peu plus longtemps ici, vous vous en seriez rendu compte "

La mâchoire de Salazar se resserra. "Il semble que nous ayons un problème, alors" commenta-t-il sèchement.

Harry observa le fondateur pendant un moment avant de murmurer, "Non, je ne pense pas..."

"Non ? Pourtant tu as bien courtisé une autre fille pendant mon absence, n'est-ce pas ?" cingla Salazar, la voix tranchante comme une lame.

"Pas du tout "

"Bien, au moins, mainyenant je sais que tu ne dors pas avec chaque jolie petite-"

"Êtes-vous pénible parce que vous êtes un idiot, ou parce que vous êtes jaloux ?" le coupa Harry de plus en plus amusé. A présent que Ramona lui avait tout expliqué, il comprenait mieux le comportement de Salazar et il se gifla mentalement pour ne pas l'avoir remarqué l'été dernier, cela lui aurait évité bien du chagrin.

Salazar se raidit. "Je n'ai pas envie que tu dises à n'importe qui d'où tu viens–"

"Foutaise" rétorqua Harry en reniflant. "C'est vous qui avez suggéré que je dise à Ramona qu'il fallait que je parte, et vous vouliez que cela nous sépare, mais ça n'a pas été le cas . Et puis vous m'avez envoyé sur les roses" Harry haussa un sourcil devant le regard renfrogné de Salazar. " Vous étiez jaloux."

Salazar renifla. "Jaloux ? Pourquoi serais-je jaloux que tu sortes avec Ramona? Tu penses que je la voulais ?"

"Non," articula lentement Harry, observant attentivement l'expression de Salazar. "Je pense que vous me voulez ."

Salazar se figea, son visage perdant de ses couleurs "Qu'est-ce qui te fait penser que–?" commença-t-il, la voix tremblante.

Harry se leva du fauteuil, marchant tranquillement vers l'homme aux cheveux noirs - détestant la façon dont il tressaillit à cette proximité soudaine - et se baissa pour presser doucement ses lèvres contre celles de Salazar.

Celui-ci demeura immobile durant de longues secondes, incapable de bouger ou même de respirer, avant que tout ce qu'il avait enterré au fond de lui depuis un an ne jaillisse brusquement à la surface et il enfouit sa main dans les cheveux de Harry, l'embrassant avec une telle fougue que leurs dents se heurtèrent.

Le baiser ne dura pas longtemps, cependant, alors que ses pensées le rattrapaient rapidement. Il releva brusquement la tête, réalisant ce qu'il avait fait. "Non ! Non non non-"

"Taisez-vous" ordonna Harry en passant une main dans les cheveux plus longs de Salazar.

Salazar secoua la tête. "Tu es mon élève ," murmura-t-il.

"En ce qui concerne tout le monde dans ce château, je suis plus un collègue enseignant qu'un simple élève", souligna Harry. "Juste parce que j'assiste aux cours avec les autres–"

"Cela fait de toi un élève ," insista Salazar, et il lui fallut un certain nombre d'efforts pour ne pas embrasser Harry.

Harry tira sur les cheveux de l'homme. "Un élève avec toutes les responsabilités d'un enseignant. Vous comptez sur moi pour surveiller les Serpentard les week-ends et m'occuper de Wilda après la pleine lune; vous ne pouvez pas refuser une relation en rétorquant simplement que je suis un élève, Salazar."

"Si je peux" grogna Salazar alors qu'il perdait la volonté de tenir Harry à l'écart et ramenait la tête de l'adolescent vers lui pour continuer à l'embrasser.

Cela dura un long moment avant qu'il ne s'écarte, provoquant un gémissement frustré de la part de Harry. "Nous sommes tous les deux des hommes" lâcha le fondateur, le front plissé par l'inquiétude.

"On s'en moque "lâcha Harry.

"Godric ne s'en moquera jamais", rétorqua Salazar, le visage tout à coup assombri, ce qui fit frissonner Harry.

Ce dernier soupira et alla s'asseoir à côté du fondateur sur le lit. L'homme retira la main de ses cheveux quand Harry arrêta de l'embrasser. "Ramona m'a raconté qu'il était un peu homophobe."

"Un peu quoi ?" répéta Salazar, fronçant les sourcils devant ce mot inconnu.

"Il déteste les homosexuels" éclaircit Harry.

"Tu en as parlé à Ramona ?"

Les lèvres de Harry se tordirent en un sourire plein d'auto-dérision. "Elle a mis en lumière nos sentiments l'un pour l'autre "

Salazar renifla. "Au moins, je ne suis pas le seul imbécile de nous deux."

"C'est vrai." Harry se pencha suffisamment pour reposer sa tête sur l'épaule de Salazar. "A mon époque, les Serpentard ont mauvaise réputation, beaucoup pensent qu'ils peuvent même tuer en cas de nécessité. En ce qui concerne Godric, peut-être qu'il ne le saura jamais ?"

« Et si jamais il le découvre? » murmura Salazar, la peur faisant trembler sa voix. "Je l'ai vu une fois lapider deux femmes qui n'avaient fait que s'embrasser."

"Je n'ai pas l'intention de me faire lapider sans rien faire," assura fermement Harry. "De toute façon, même s'il parvenait à nous maîtriser, Tanwen nous aiderait à disparaître. Et les autres ne le laisseraient pas faire de toute façon."

"Qu'est-ce qui te dit qu'ils ne vont pas participer?" marmonna Salazar alors qu'il enroulait un bras protecteur autour des épaules du garçon.

" Ramona me l'a assuré," appuya Harry. "Sa famille s'en moque, et je doute que Rowena ou Holden surveille ce que l'un de nous fabrique pendant notre temps libre. Et à en juger la réaction de Bernia face à la haine de Godric contre Wilda, je suppose qu'elle n'approuve pas toujours le comportement de son mari."

"Elle ne l'a jamais retenu."

Harry haussa les épaules "Je ne peux rien dire à propos de ça. En revanche, je pense qu'elle nous apprécie tous les deux et qu'elle ne resterait pas assise sans rien faire pendant que Godric nous crucifie."

"Tout ça pourrait mal tourner", déclara Salazar avec amertume.

"Ou cela pourrait très bien aller," tempéra Harry avant de se redresser et de regarder Salazar dans les yeux. "Je ne peux pas voir l'avenir - diable, parfois je ne vois même pas le présent - mais je sais que je préfère prendre un risque avec vous maintenant et peut-être faire face à la colère de Godric, plutôt que de continuer à prétendre que nous n'éprouvons rien l'un pour l'autre. Désormais, vous êtes la seule personne avec laquelle je voudrais voyager, et c'est tout ce qui compte pour moi."

Salazar laissa échapper un rire silencieux et tendit la main pour frôler la joue de l'adolescent. "Harry Potter," murmura-t-il, "tu me rends complètement fou."

"On continue à s'embrasser, alors ?" lança Harry, amusé.

"Dieux, oui", acquiesça Salazar avant que leurs lèvres ne se taquinent à nouveau.

Ils s'embrassèrent pendant de longues minutes, savourant ces instants éphémères et peu importe que leurs baisers soient encore inexpérimentés et maladroits, cela faisait leur charme après tout. Et puis ils étaient ensemble, ils étaient bien, et c'est tout ce qui comptait.

Quand ils furent finalement repus, ils se dirigèrent vers le lit pour se reposer tous les deux, leurs vêtements complètement en désordre.

"Je devrais aller retrouver les autres," murmura Harry "Ils risquent de s'inquiéter si je m'absente trop longtemps."

"Pourquoi ? As-tu fait quelque chose pour lequel je pourrais être tué ?" railla Salazar, regardant d'un air amusé les cheveux emmêlés de Harry. Il y avait une mèche qui lui chatouillait le bout du nez chaque fois qu'il respirait et cela l'amusait follement de la repousser à chaque fois.

Harry renifla. "Pas cette semaine" ironisa-t-il et Salazar étouffa un rire dans ses cheveux. "Non. Ramona sait à peu près ce qu'il se passe, vu qu'à chaque fois que vous m'appelez cela a un rapport avec vos recherches et les autres Serpentards semblent se douter que tout ce que vous avez préparé a quelque chose à voir avec mon départ. C'est ce que j'ai cru comprendre en écoutant leurs réunions supposément secrètes. "

Salazar roula des yeux. "Je suppose que tu peux assurer à tout le monde que tu ne partiras pas avant quelques années." Il cligna des yeux puis se racla la gorge "Harry, partir avec toi, c'est quitter Poudlard."

Harry se mordilla la lèvre inférieure et soupira. "Les livres d'histoire rapportent que Godric et vous avez fini par vous disputer à propos de quelque chose et que vous avez quitté l'école en colère. Et bien ..." Harry haussa les épaules "Qu'est-ce qui nous dit que vous allez quitter Poudlard pour de bon ? Cela ne va rien changer pour mon époque "

Salazar sourit, mais ses yeux étaient voilés par la tristesse "L'avenir est plein d'incertitude."

"C'est vrai", accepta Harry avec sagesse. "Ce qui est sûr en revanche c'est que Helena va devenir l'un des fantômes de l'école."

Salazar écarquilla les yeux"Qu'est-ce qu'elle a fait, elle est restée éternellement dans la bibliothèque ?"

"Je ne connais pas son histoire," répondit Harry. "Il n'y a pas vraiment d'amitié entre les maisons comme maintenant. Serdaigle et Poufsouffle sont assez sympas dans l'ensemble, mais Gryffondor et Serpentard ne s'apprécient pas du tout, c'est toujours la guerre entre les élèves de ces maisons, un peu comme vous et Godric mais en pire. Je n'ai jamais vu de lions et de serpents s'entendre, c'est aussi rarissime que de la neige en enfer, et Merlin sait que je ne me suis jamais entendu avec aucun Serpentard. "

"Attends." Salazar recula et fronça les sourcils devant le sourire sardonique de Harry. "Tu étais dans la maison de Godric ?"

Harry haussa les épaules. "J'ai entendu de mauvaises choses à propos de Serpentard, alors quand on m'a donné le choix entre votre maison et la sienne, j'ai choisi la sienne."

Je suis maudit d'aimer les lions: siffla Salazar impuissant.

Harry roula des yeux. " Clairement, j'aurais dû choisir votre maison depuis le début, même si je ne la préférais pas autant que ici." Il sourit à Salazar, lequel lui retourna un petit sourire suffisant. "Quoi qu'il en soit,si j'avais su à quel point Godric était vraiment un âne fanatique , je serais sans doute directement allé chez les serpents, mauvaise publicité ou non."

"...'Publicité ?"

Harry rit et cacha son visage contre le torse de Salazar. "Uhm," réussit-il à dire après avoir repris son souffle tandis que Salazar attendait avec une impatience de plus en plus croissante, "une sorte de réputation."

"Et quel genre de 'publicité' ma maison a-t-elle à ton époque ?" s'enquit Salazar.

Harry réfléchit un instant, prenant soin de choisir ses mots, de crainte d'en dire trop et de changer son avenir involontairement. "Rien de bon"

"Harry -"

Harry secoua la tête. "Si vous venez avec moi," dit-il, sa voix s'étranglant dans sa gorge parce qu'imaginer sa vie sans Salazar ... eh bien, c'est quelque chose qu'il ne pouvait tout simplement pas la concevoir, "vous le saurez"

Salazar soupira, résigné à ne rien obtenir de plus de l'adolescent. "Si tu es toujours avec moi quand le moment sera venu, bien sûr que je viendrai," promit-il, ne se souciant pas de paraître ridicule, et espérant contre tout espoir que Harry ne changerait pas d'avis au cours des six prochaines années.

Harry déposa un rapide baiser sur les lèvres de Salazar, puis s'éloigna. " Allons rejoindre les autre avant qu'ils ne commencent à s'inquiéter".

Salazar gémit. "Je devrais aller leur dire que je serai plus souvent au château à présent", marmotta-t-il, sortant du lit et conjurant un miroir pour lisser ses vêtements et ses cheveux. Il fut momentanément surpris quand Harry apparut derrière lui, peignant minutieusement ses longs cheveux noirs. Il se retourna ensuite et passa une main dans les cheveux de Harry, qui étaient aussi indisciplinées et sauvages que d'habitude, personne ne devinerait que le garçon était resté quelques temps dans les bras du fondateur, confortablement allongé sur un lit.

Harry eut un rictus sardonique, "Je suppose que vous ne connaissez pas de sortilège pour avoir des lèvres lisses et nettes ?"

Salazar renifla. "Si, si, j'en connais un,"déclara-t-il avant de poser sa baguette sur les lèvres de Harry. " Cumul ábbest ." Puis il tourna sa baguette sur ses propres lèvres. "Là," dit-il.

"Je devrai apprendre ce sort," fit Harry qui lissait sa tunique et replaçait sa ceinture de manière à ce qu'elle soit bien droite.

"Je t'apprendrai plus tard," promit Salazar, faisant disparaître le miroir d'un coup de baguette et poussant Harry vers la porte de la pièce.

"Vous essayez de vous débarrasser de moi?" se moqua gentiment Harry.

"Je n'ai pas mangé depuis le petit déjeuner", se justifia Salazar avec une pointe de malice. "J'aimerais bien passer aux cuisines avant de retrouver notre groupe "

"Vous auriez dû manger tout à l'heure au lieu de me retenir en otage " ricana Harry.

Ils venaient d'entrer dans la salle commune quand la porte glissa silencieusement faisant entrer le reste des Serpentard ainsi que Ramona. Un éclair de soulagement traversa leurs visage quand ils aperçurent Harry qui les regardait, un sourire malicieux accroché à ses lèvres.

"Pourquoi Ramona est-elle ici ?" voulut savoir Salazar, les sourcils froncés.

"Comme si elle et moi n'étions jamais entrés dans les salles communes des autres maisons," répondit Harry en levant les yeux au ciel. "Allez. Ouste !"

: Avec un modèle comme Harry, pourquoi prenons-nous la peine de demander aux élèves de nous respecter ?: siffla Salazar alors qu'il passait devant ses élèves et sortait par la porte.

Harry poussa un grognement agacé et alla s'installer sur l'un des canapés. Il attendit jusqu'à ce que ses camarades se soient assis. En voyant leur une mine sombre et chagrinée, Harry soupira et déclara sans préambule: "Je ne partirai pas avant quelques années donc vous pouvez arrêter avec ces regards pathétiques. Et, oui, je sais que vous compris, "ajouta-t-il en voyant les airs surpris des Serpentard. "Même si je ne suis pas sûr de savoir comment vous vous en êtes aperçu, ou ce que vous savez ..." Il leva un sourcil interrogateur, se focalisant sur Fane, puisqu'il avait tendance à être un peu le commandant en second des Serpentard, après Harry.

Les Serpentard échangèrent un regard et Fane expliqua soigneusement: "La première fois que Salazar est rentré, quand tu t'es disputé dans sa chambre, quelqu'un a ouvert la porte, puis l'a refermée. Les barrières de silence se sont affaiblies au point que nous avons pu entendre votre conversation. "

Les traits de Harry se crispèrent lorsqu'il repensa à cette conversation, essayant de se rappeler exactement ce qu'ils avaient dit et combien de temps cela avait duré. "Je vois," murmura-t-il doucement.

"Nuala pense que tu viens d'un monde alternatif et que tu es secrètement un elfe", commenta Morgan.

"Je - Quoi ?" lâcha Harry, abasourdi.

"Pour ma part, je pense que tu es secrètement un sorcier célèbre qui vient de Rome," dit Vail. "Mais quelqu'un t'a jeté un sort et tu t'es retrouvé dans le corps d'un adolescent et Maître Salazar a cherché un moyen de te faire revenir dans ton corps adulte."

A côté de Harry, Ramona étouffa un rire dans sa main, il faillit rire à son tour mais se retint en voyant à quel point ses camarades étaient sérieux .

"Alex et moi pensons que tu viens du passé", insista Morgan en fronçant les sourcils.

"Merlin et moi pensons que tu viens du futur " dit Fane et, de l'autre côté de Harry, Merlin hocha vigoureusement la tête, souriant avec espoir à Harry. "Chaque fois que nous mentionnons ça à Ramona, elle se met à rigoler ."

Harry leva un sourcil en direction de la Poufsouffle. " 'À chaque fois' ?"

Ramona acquiesça et prit un moment pour se calmer avant de dire: "Ils me l'ont dit peu après les vacances d'été."

"Et tu ne me l'as même pas dit ?"se plaignit Harry . " Des mois de rire perdus."

"Je pensais que tu le savais," répondit Ramona, "et je ne leurs ai rien dit car Salazar t'aurait probablement tué."

"Salazar me tuera un jour ou l'autre, mais de toute façon je ne vais pas passer les six prochaines années à esquiver leurs questions," grommela Harry avant de regarder les Serpentard, les yeux menaçants. "Si cette conversation sort de ces murs, je couperais la langue de celui qui aura parlé, puis j'irai la donner à Salazar. C'est clair ?"

Tout le monde opina solennellement, même Ramona.

L'expression de Harry s'éclaira. "Excellent ! Fane et Merlin ont raison, je viens en effet du futur." Il fit une pause, les laissant digérer l'information puis il se tourna pour regarder Nuala "Un elfe ?"

"Tu t'entends si bien avec les elfes de maison ..." expliqua-t-elle en s'asseyant sur son siège.

"Les elfes de maison sont naturellement aimables," offrit doucement Harry. "Honnêtement, je ne sais pas comment il traiterait un elfe, peut-être qu'ils réagiraient comme avec un humain." Il jeta un coup d'œil vers Vail. "Un sorcier qui vient de Rome ?"

"Tu connais principalement les sorts basés sur le latin" expliqua Vail avec un haussement d'épaules. "Et tu es bien meilleur que le reste d'entre nous, alors il était logique pour moi que tu sois beaucoup plus vieux que nous."

"Et pourtant j'étudie à à Poudlard depuis l'âge de onze ans," répondit Harry. "Et nous utilisons principalement des sorts basés sur le latin. En fait -" il fronça les sourcils, "- je ne pense pas avoir appris un sort en anglais ou en gallois avant mon arrivée ici."

"Une seconde, est-ce que ça veut dire que tu nous enseignes des sorts qui n'existent pas encore?" lança Alexander en fronçant les sourcils.

Harry haussa les épaules. "Qui sait. Il n'existe pas suffisamment de documentation écrite appropriée sur les sorts à cette époque pour que je puisse dire quels sont les sorts que je connais qui existent réellement et ceux qui viennent de l'avenir. En fonction de l'approche philosophique que vous adoptez pour les voyages dans le temps, il est possible que les sorts n'existent que parce que je vous les ai enseignés En gros, personne ne les a vraiment créés; ils n'existent que parce que je les ai enseignés aux autres, en apprenant ceux qui ont été transmis au cours des siècles. "

Il y eut un moment de silence, puis Alexander commenta: "Je pense avoir compris."

Harry rit. "Les voyages dans le temps ne sont que maux de tête sans fin, quelle que soit la distance parcourue. Il est plus simple de ne pas y penser."

"J'ai la même impression," murmura Morgan en se massant le front.

"N'as-tu jamais considéré les implications d'enseigner des choses qui n'existent pas ?" demanda calmement Merlin, regardant Harry avec un soupçon de perspicacité qui ferait de lui, un jour, le plus grand sorcier de tous les temps. .

"Tout le temps," répondit Harry en secouant la tête.

"Parfois," ajouta Ramona et tout le monde la regarda, "quand nous discutons, Harry commence à dire quelque chose, puis s'arrête brusquement. Lorsque cela se produit, il ne dit plus rien pendant un moment." Elle lui sourit. "Je ne sais jamais si tu évites de parler de choses qui, selon toi, risquent de ruiner la chronologie, ou si tu penses à ce qui a bien pu t'envoyer ici."

Harry haussa les épaules. "Les deux".

"Comment as - tu été envoyé ici ?" s'enquit Vail avec une curiosité presque avide dans la voix.

L'expression de Harry se ferma et il se leva. "Avez-vous dit aux autres élèves pourquoi vous étiez partis sans dire un mot ?" demanda-t-il, son ton léger contrastant avec la flamme qui s'était allumée dans ses yeux.

"Mais-"

"Tais- toi , Vail," siffla Morgan.

"Nous leur avons dit que nous voulions simplement nous assurer que tout allait bien", raconta Fane avec un sourire un peu tendu, et Harry était certain qu'il se souvenait des cicatrices sur son dos. "Ce n'est pas parce que tu es la personne avec laquelle Salazar parle le plus que quelque chose ne va pas et cela ne signifie pas non plus que nous ne devons pas nous inquiéter."

"Je suis partie sans dire un mot," commenta Ramona, se mettant debout et s'étirant. "Je devrais probablement rentrer avant que Manfred commence à poser des questions. Il devient un peu jaloux quand il pense que je vais te rejoindre", ajouta-t-elle en passant un bras à travers celui de Harry.

"Que croit-il qu'il va se passer ? Que je vais tout à coup réaliser que tu es la fille de mes rêves puis te convaincre de le laisser tomber et de te marier avec moi ? persifla Harry alors qu'il se dirigeait vers la porte, les autres Serpentard se levant à leur tour pour lui emboîter le pas.

"Et bien, tu es assez beau -" commença Ramona, une lueur amusée dansant dans ses iris.

"Abandonne," coupa Harry. "Et dis à Manfred que tu es trop infernale pour que j'envisage de vivre avec toi jusqu'à la fin de mes jours."

Ramona éclata de rire. "Harry, un de ces jours, je t'obligerai à me dire un compliment."

"Ramona, s'il te plaît," dit Harry en soupirant.

Ramona serra son bras avec un acquiescement silencieux. "Les vacances dans quelques semaines," dit-elle par dessus son épaule, s'adressant aux Serpentard derrière eux. "Êtes-vous pressés de rentrer à la maison?"

"Non," répondit abruptement Alexandre comme personne d'autre ne semblait vouloir répondre. "Mon tuteur risque d'être brutal après une absence aussi longue; il était très contrarié quand père a décidé que Poudlard dispensait une meilleure éducation."

" Toi aussi tu as un tuteur ?" s'étonna Harry qui avait déjà entendu parlé de tuteur par le passé. "Est-ce un maître de la métamorphose, comme Rowena ?"

"Oui, en effet," acquiesça Alexander.

"J'ai une idée tout à coup, il faut que j'en parle à Salazar" murmura Harry, les sourcils froncés.

"Ça faisait longtemps," railla Vail et Harry se mit à rire.

-0-

"Avez-vous déjà envisagé d'engager plus d'enseignants ?" demanda Harry à Salazar cette nuit-là, après que ses amis se soient couchés.

Salazar, qui était en train d'écrire, leva les yeux de son bureau "Ce point n'a pas été soulevé, non. Pourquoi ?"

Harry haussa les épaules et leva les pieds sur le canapé, posant son menton sur ses genoux. "Vous devriez en tenir compte. Au-delà de la question de savoir ce qu'ils vont faire quand nous ne serons plus là, vous aurez bientôt trop d'élèves pour continuer à enseigner de cette manière. Je veux dire, bien sûr, vous pourrez jumeler un couple de maisons ensemble au moins en ce qui concerne mon année, mais ensuite vous aurez deux fois plus d'élèves, et il serait utile d'avoir un deuxième enseignant sur place pour alléger une partie de votre travail. "

Salazar considéra cela un instant puis hocha la tête. "Ce n'est pas une mauvaise idée. Nous n'avons pas vraiment parlé de ce à quoi ressemblera l'année prochaine, bien que cela dépende un peu du nombre de nouveaux élèves que nous recevrons."

"La cueillette a été mince cette année", plaisanta Harry avec un sourire en coin.

Salazar renifla. "En effet. Qu'est-ce qui t'a donné cette idée, si on met de côté la discussion de ton histoire avec le reste de nos serpents ?"

Harry ne put s'empêcher de sourire face à l'emploi de ce possessif. "Alex s'est encore plaint de son tuteur. C'est un maître de la métamorphose, comme Rowena, et il a piqué une crise en apprenant que quelqu'un d'autre allait enseigner à Alex. J'ai pensé que ce serait une bonne idée d'envisager de le faire venir ci et de réduire ainsi la charge de travail de Rowena. "

"On pourra aussi voir si nous ne pouvons pas trouver des enseignants supplémentaires pour les autres matières." Salazar hocha la tête, se frottant pensivement le menton. "Je peux certainement en parler aux autres et nous pourrons sonder un peu le terrain pendant les vacances tout en recherchant des élèves." Il grimaça. "Je devrais chercher des remplaçants."

Harry eut un haussement d'épaules. "Vous pourriez aussi préparer l'un des étudiants de mon année à vous remplacer durant l'un de vos cours."

"Hm. Je ne fais pas assez confiance à quiconque pour le laisser enseigner les potions, mais Duana est une guérisseuse naturelle, quand elle ne craint pas le sang."

Harry se mit à rire. "Je peux essayer de travailler avec elle à ce sujet cet été", proposa-t-il.

Salazar acquiesça, puis épingla Harry avec un regard sévère. "Godric, Rowena et Helga vont probablement vouloir que tu les remplaces."

Harry soupira. "Je sais. Je suppose que je peux leur dire qu'après mes études j'ai l'intention de traquer mon agresseur."

"Et après ?" insista Salazar, tous les deux étaient conscients que les autres fondateurs inciteraient Harry à revenir, vu combien ils l'appréciaient.

"Je verrai bien, je trouverai une bonne excuse d'ici là " répondit simplement Harry. "Peut-être aurai-je trouvé une femme et décidé de m'installer quelque part pour fonder ma propre famille. Rien n'est certain."

"Ça fera l'affaire" décida Salazar en lissant son parchemin et en commençant à l'enrouler. "As-tu compris comment nos serpents t'ont attrapé?"

"Quand j'ai essayé de partir au cours de la dispute que nous avons eue au sujet de vos absences, certaines protections se sont affaiblies et ils en ont profité pour écouter." Les lèvre de Harry se relevèrent en un sourire moqueur. "Nuala a décidé que j'étais un elfe appartenant à un monde alternatif, et Vail a pensé que j'étais une sorte de maître sorcier venu tout droit de Rome."

"Les dieux nous interdisent de penser à quelque chose de plausible ," murmura Salazar, ironique.

Le sourire de Harry s'élargit. "Les autres pensaient que c'était dû à un voyage dans le temps, mais ils étaient un peu divisés. Certains pensaient que je venais du passé, d'autres du futur. Apparemment, ils avaient mis au courant Ramona de leurs hypothèses à leur retour des vacances d'été et cela l'a bien fait rire."

Salazar renifla et se leva de son siège. "Je vais me coucher", déclara-t-il.

Harry se leva du canapé et suivit Salazar dans la chambre du fondateur. Une fois la porte fermée et les protections levées, Salazar tira Harry vers lui pour l'embrasser. Leur nez se cognèrent alors qu'ils inclinaient la tête dans la même direction; ils se mirent à rire et s'embrassèrent, leurs bouches s'ouvrirent et leurs langues se frôlèrent, doucement au début, puis de plus en plus hardiment.

"Est-ce que je reste ici pour la nuit ?"chuchota Harry quand ils se séparèrent.

Salazar réfléchit quelques instants puis il esquissa un doux sourire: "Est-ce ce que tu veux ?"

"Oui."

"Alors tu restes pour la nuit," décida Salazar, passant sa main dans les cheveux du garçon.

Harry sourit et hocha la tête en direction du lit. "On s'allonge là-bas, je suppose ?"

Salazar hocha la tête et ils se dirigèrent vers le lit, tous deux un peu incertains de ce qui allait se passer ensuite. "Je ne sais pas si j'ai quelque chose pour toi pour dormir", avoua Salazar. "Je veux dire, je pourrais te prêter une tunique, mais je te connais-"

"Vous préférerez dormir en pantalon?" suggéra Harry avec un rire silencieux, se souvenant des nuits où ils avaient dormi ensemble, avant que des chambres apparaissent, et des discussions à propos de leurs vêtements de nuit. "Tanwen ?"

Le phénix apparut devant les deux sorciers dans un éclair de flamme bleu pâle, ses yeux sombres étincelant de joie en voyant les deux hommes enfin ensemble.

"Peux-tu aller chercher mon pyjama qui est fond de mon lit ?" demanda Harry alors que Salazar s'éloignait pour chercher la longue tunique dans laquelle il dormait toujours. (Harry la considérait plutôt comme une chemise de nuit, bien qu'il ne l'ait jamais avoué à Salazar.)

Tanwen laissa échapper un son irrité à l'idée de faire ce qui était davantage le travail d'un elfe de maison, mais disparut aussitôt pour faire ce qui lui était demandé. Elle revint juste assez longtemps pour déposer le bas de pyjama de Harry sur sa tête, puis se volatilisa dans une gerbe de flammes bleues, allant dormir dans la chambre vide de Harry.

"Tanwen !" siffla Harry en baissant les yeux sur le pantalon. "Je parlais aussi de ma chemise, espèce de fichu poulet !"

Salazar grogna d'amusement et sourit à Harry. "Tu devras faire avec".

"Je sais," se résigna Harry dans un soupir. La seule raison pour laquelle il portait une chemise était pour cacher son dos et éviter les questions de ses camarades, même si Salazar les avait déjà vues et dans un état qui était bien pire. "C'est bon", dit-il avant d'aller dans le petit cabinet de Salazar pour se soulager et se changer.

Une fois que Harry eut fini, il laissa ses vêtements par terre non loin du lit, puis se glissa sous les couvertures à côté de Salazar. Le fondateur le rapprocha de lui, ses doigts effleurant les cicatrices de recouvrant le dos de Harry et l'adolescent tressaillit au toucher inhabituel. "Tu vas bien ?" murmura Salazar.

Harry acquiesça et posa une main sur la taille de Salazar. "Les gens ne me touchent généralement pas le dos",répondit-il. C'était un geste qu'il avait toujours pris soin d'éviter, quelqu'un pouvait toucher ses cicatrices à travers sa tunique et lui poser des questions embarrassantes, même s'il était généralement assez tactile et ne refusait pas les autres formes de contact. Ceux qui étaient dans le château quand il était arrivé la première fois avaient vite compris, bien que seuls Salazar et Godric aient vu les cicatrices, et Fane avait été plus que conscient du refus de Harry de se laisser toucher le dos après avoir vu ses cicatrices. Malgré tout, son camarade ne lui en avait jamais parlé.

Salazar passa sa main dans le dos de Harry, effleurant les bosses et les vallées avec la douceur d'un guérisseur et Harry se détendit contre lui, touchant son front sur celui de Salazar. "J'aurais aimé pouvoir les guérir complètement," souffla le fondateur.

Harry secoua la tête. "Je suis habitué aux cicatrices". La marque de la mort lui brûlait le front, tiède contre la peau de Salazar.

"Oui, mais quand même..." regretta Salazar dans un murmure, posant sa main contre le haut du pantalon de Harry, sous lequel les cicatrices continuaient.

Harry secoua la tête à nouveau. "Vous m'avez sauvé la vie", insista-t-il doucement. "Les cicatrices ne sont rien à côté de ce simple fait."

"Je sais," répondit Salazar avant de baisser la tête et d'effleurer les lèvres de Harry avec les siennes. "Et j'en suis heureux."

Harry se pressa contre le corps du fondateur, tordant la tête jusqu'à ce qu'il puisse avoir un vrai baiser, Salazar le lui donna sans la moindre hésitation et ils se retrouvèrent à nouveau l'un contre l'autre, la main de Salazar sur le dos nu du garçon.

"Merde," haleta Harry entre deux baisers.

"Quoi ?" souffla Salazar, qui ne faisait presque plus attention à l'utilisation de l'anglais moderne par le garçon. Il était habitué maintenant.

"Je suis dur" murmura Harry, ses joues devenant écarlates alors qu'il essayait de ne pas céder au besoin de presser ses hanches contre celles de l'homme aux cheveux noirs.

Il fallut un moment à Salazar pour comprendre ce que Harry voulait dire puis, rougissant à son tour, il agrippa le dos de Harry, leurs sexes chauds et durs se touchèrent, se caressèrent et tous deux laissèrent échapper des sifflements. "On dirait que c'est réciproque", ricana Salazar.

Harry ne put empêcher ses hanches de se plaquer contre Salazar et ils gémirent à l'unisson alors qu'un feu ardent embrasait leurs sens. "Oui" murmura Harry avant de presser sa bouche contre celle de Salazar.

Sans qu'ils s'en rendent compte, leurs jambes s'emmêlèrent, la tunique de Salazar vola dans la pièce, les doigts de Harry s'enfonçant dans la peau fraîche et lisse pendant que leurs bouches se lançaient dans une danse endiablée. La main de Salazar se serra contre le bas du dos de Harry, quelques doigts glissant sous son pantalon pour frôler d'autres cicatrices et la courbe des fesses. Harry gémit au contact de la chaleur qui caressait le bas de son dos et attrapa les hanches de Salazar, lui arrachant un grognement. Leurs corps, moites et souples, glissaient l'un contre l'autre dans une cadence effrénée–

Harry cria le premier, secouant la tête en arrière et gémissant alors que ses hanches s'immobilisaient et que des feux d'artifice éclataient dans sa tête. Les douces lueurs du lacs qui traversaient la vitre semblaient danser sur leurs peaux nues. Salazar caressa les hanches du garçon avant de poser son visage contre la clavicule de Harry, mordant la peau pour faire taire sa voix alors que le monde se transformait en volupté incandescente.

Un sentiment de contentement s'empara des deux hommes alors que le plaisir s'estompait peu à peu. Salazar était encore suffisamment lucide pour lancer un sort de nettoyage avant de se blottir contre le jeune sorcier et de s'endormir.

Harry caressa de son pouce la hanche de Salazar et glissa dans sa pratique d'Occlumancie, trop habitué à cette pratique nocturne pour s'endormir sans elle, peu importe sa fatigue. Pour la première fois, au lieu du chant du phénix, il concentra ses pensées sur la sensation de Salazar allongé contre lui, une main chaude sur ses cicatrices, et il s'endormit une fois que son esprit fut suffisamment organisé et apaisé.

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L'eau du lac à l'extérieur de la fenêtre de la chambre de Salazar rayonnait doucement, signe que l'aube était proche, lorsque le fondateur se réveilla. Il était étrangement satisfait, au début, il ne comprit pas pourquoi avant que les activités de la veille ne le rattrapent et une rougeur commença à se propager sur ses joues et son nez, puis sur son cou pour s'épanouir sur sa poitrine. Il ouvrit un œil, craignant presque que l'autre moitié du lit ne soit vide, mais Harry était toujours là, le visage paisible, endormi, dépourvu de toute culpabilité et de remords, témoins des secrets qu'il devait constamment cloisonné, sous peine de lâcher prise. Salazar détestait que Harry doive se contenir si étroitement, mais il était aussi incroyablement heureux de le savoir, car cela signifiait que Salazar était le seul à pouvoir le voir de cette façon, totalement en paix.

Comme si cette pensée l'avait réveillé, les yeux de Harry s'ouvrirent, clignotant plusieurs fois, comme s'il attendait que le monde se résolve tout seul. Puis les yeux émeraude rencontrèrent le vert plus tendre de Salazar et Harry sourit alors même que le rouge colorait ses joues et son nez. "Bonjour," murmura-t-il, la voix lourde de sommeil.

Salazar leva la main et écarta une mèche qui recouvrait les yeux du garçon. "Bonjour," murmura-t-il en retour.

Harry lui offrit un sourire qui avait la chaleur de mille soleils et le cœur du fondateur battit très fort dans ses oreilles alors même qu'il prenait conscience qu'il ne pourrait jamais vivre sans Harry.

"Qu'est-ce qui ne va pas?" demanda Harry en voyant quelque chose changer dans l'expression de Salazar.

Ce dernier déglutit, la gorge serrée, et il chuchota "Je pense que ... je t'aime ..."

Harry, qui avait toujours été plus qu'un peu maladroit avec l'amour et les marques d'affection, n'eut, pour une fois, aucune difficulté à s'emparer des lèvres de l'homme, certain que les gestes parlaient plus fort que les mots.

Salazar prolongea le baiser, apaisé par la promesse silencieuse d'un amour réciproque.

"On pourrait continuer," sourit Harry contre les lèvres de Salazar "répéter la même chose que la nuit dernière."

"Bien", siffla Salazar, son langage se rapprochant du Fourchelang, et Harry frissonna devant l'étrange sonorité du mot, puis la main de Salazar caressa les cicatrices de son dos et Harry décida que ce n'était pas une si mauvaise idée de recommencer.


Voilà, voilà, un beau lemon ^^ Avouez que vous ne vous y attendiez pas, hein ? :p