Hello les sorciers !
Désolée pour ce temps d'attente, mais j'ai enfin trouvé du travail, du coup les mises à jour risquent d'être assez longues, mais bon je suis toujours motivée pour écrire et traduire cette fic jusqu'au bout ! :)
Rien ne m'appartient, ni l'histoire, ni le monde de HP.
Récapitulatif des personnages :
- Salazar Serpentard : il enseigne les potions et la magie de la guérison. Il est sarcastique, lunatique et boudeur par moment. Il aime Harry, les phénix, la soupe et les serpents.
- Godric Gryffondor : il apprend aux élèves la défense magique et non-magique. C'est un homme fougueux, protecteur et loyal, mais qui peut aussi se montrer fermé d'esprit et sans pitié, il a des tendances xénophobes et homophobes. Il aime sa famille, se battre et bien manger.
- Helga Poufsouffle : ses dada ce sont les plantes et la cuisine. Bienveillante et mère poule, il ne faut surtout pas la sous-estimer car Helga peut se montrer féroce dès lors que l'on s'en prend à un innocent.
- Rowena Serdaigle : perspicace, ingénieuse et intelligente, Rowena enseigne la métamorphose, l'arithmancie et les sortilèges. Elle aime apprendre tout ce qui lui est possible d'apprendre et transmettre son savoir aux élèves est son plus grand bonheur.
- Bernia : femme de Godric Gryffondor.
- Kenric : fils de Godric et Bernia Gryffondor.
- Holden : mari de Rowena Serdaigle.
- Helena : fille de Rowena et Holden Serdaigle.
- Roscoe : mari de Helga Poufsouffle, il enseigne aussi l'artisanat moldu à Poudlard.
- Conrad : fils de Helga et Roscoe Poufsouffle.
- Ramona : fille de Helga et Roscoe Poufsouffle. Elle a été la petite amie de Harry durant un temps avant qu'elle ne devienne sa meilleure amie.
- Duana : jeune fille recueillie par les fondateurs après que sa maison a été brûlée par des villageois.
- Wilda : louve-garou recueillie par Helga Poufsouffle et guère appréciée par Godric.
- Tanwen : phénix femelle, très attachée à Harry et à Salazar. Elle a son petit caractère.
- Merlin : avant de devenir un magicien de légende, il était aussi un garçon timide, maladroit et le meilleur ami de Harry.
- Angus : Neveu de Salazar arrogant et particulièrement imbu de lui-même, il déteste les Nés-Moldus. Il est surnommé la Tête-à-claque par ses petits camarades.
Nuala, Morgan, Vail, Fane, Alexander sont tous des Serpentard et des camarades de Harry.
Les Serpentard réussirent à s'habituer assez rapidement à avoir deux nouveaux serpents et un professeur sur leur territoire, et Nuala fut incroyablement heureuse de ne plus être la plus jeune des Serpentard, ni la seule fille. Sprague réussit à s'intégrer, même si ses traits d'humour laissaient parfois à désirer.
Les blagues «Maman Harry» et «Père Salazar» finirent par atteindre les oreilles de Godric, mais il les trouva fantastiques plutôt que dangereusement proches de l'homosexualité. Salazar se détendit beaucoup plus après que Godric eut éclaté de rire en entendant ces surnoms, et si les autres Serpentard avaient remarqué la soudaine facilité avec laquelle Salazar traitait ces plaisanteries, ils gardaient ça pour eux.
Angus avait gardé profil bas durant tout le premier semestre, effrayé par les regards de ses pairs et la désapprobation constante de Godric. Des rumeurs de farces sur le garçon parvinrent aux oreilles de Harry par l'intermédiaire de ses serpents, de Duana ou des enfants des fondateurs. La plupart du temps, elles étaient inoffensives, mais quand la rumeur d'une mauvaise blague lui parvenait, il traquait son auteur et avait une longue et agréable conversation avec lui. Les élèves, habitués à ce qu'il prenne la place de Salazar à la tête de la Maison Serpentard le week-end et qu'il soit une fontaine de connaissances magiques, ne refusèrent pas ses avertissements et ne répétèrent jamais leurs méfaits.
Après Yule, cependant, Angus revint, se sentant encore plus supérieur aux autres et ce nouvel excès d'orgueil lui permit de faire face à ses camarades. Il restait grande partie poli dans son discours, mais il toisait souvent ses interlocuteurs de haut. Les seuls à qui il montrait du respect étaient ses professeurs - à l'exception de Roscoe, qu'il ignorait à moins que le non-magique ne lui parle spécifiquement - et Harry, qu'il avait décidé de considérer comme un membre de sa famille, quoique illégitime, et qui méritait donc une forme de respect. (Harry avait roulé des yeux et ricanait intérieurement.)
Peu de temps après la fin des vacances de Noël, Harry maîtrisa enfin sa forme d'animagus: un corbeau. Salazar était dans la pièce quand il venait de réussir et avait souri à Harry alors qu'il caressait d'un doigt le pelage sombre du volatile. Ainsi durant la pleine lune qui arriva la semaine d'après, Harry resta avec Wilda transformé en corbeau et, au cours des mois suivants, ils trouvèrent différentes formes jeux, permettant de distraire la louve suffisamment pour qu'elle ne se morde pas.
Au cours de l'année scolaire et pendant l'été, diverses familles magiques - ou non magiques mais avec des enfants magiques - s'installèrent dans le village qui bordait Poudlard. Certaines avaient des enfants en âge d'aller à Poudlard (entre neuf et seize ans) et qui n'étaient pas encore scolarisés, tandis que d'autres avaient déjà des enfants qui apprenaient à Poudlard ou qui étaient trop jeunes pour pouvoir contrôler leur magie. Les élèves qui séjournaient à Poudlard pendant l'été passèrent beaucoup de temps dans le village cet été-là, aidant à construire les maisons et à s'occuper des récoltes.
Ollivander s'installa également dans le village, ce qui attira des sorciers venus de toutes les îles. Le nombre d'étudiants doubla l'année suivante, et les professeurs furent heureux d'avoir recruté des enseignants supplémentaires l'année d'avant et d'avoir élaboré un programme approximatif avec eux, car ils avaient beaucoup trop d'élèves et il était parfois compliqué d'enseigner convenablement.
Avec cet afflux d'élèves, les professeurs se mirent à chercher parmi les élèves les plus âgés pour pouvoir les former en tant qu'assistants ou remplaçants selon leur matière. La plupart d'entre eux demandèrent à Harry et à Velda, qui étaient les aînés de leur année, s'ils pouvaient devenir leur assistant. Velda accepta d'aider Rowena dans l'arithmancie, mais Harry refusa toutes les demandes, prétextant qu'il voyagerait après ses études, qu'il fonderait peut-être une famille et qu'il préférait donc attendre avant d'envisager d'enseigner ici.
Après le refus de Harry, les professeurs se tournèrent vers d'autres étudiants pour chercher des apprentis: Godric choisit l'un de ses plus anciens Gryffondor, Diamond, afin qu'il le seconde dans l'art du combat non magique; Helga prit Vail comme apprenti, ce qui fit sautiller de joie le garçon jusqu'à ce que Morgan demande si cela signifiait qu'il devrait déménager dans les dortoirs de Poufsouffle – mais Vail préféra rester chez les serpents. Salazar, opta pour Duana, la jeune fille put ainsi l'aider à enseigner la magie de guérison et à soigner Wilda les lendemains de pleine lune.
L'afflux constant de nouveaux enseignants et et d'élèves nécessita bientôt d'aménager des dortoirs.
"Faites-le par année", suggéra Harry alors que Salazar venait de soulever la question et qu'il faisait les cent pas devant la cheminée. Morgan et Vail, qui avaient tous deux déménagé dans le village de Poudlard avec leurs parents, s'assirent à la table et jouèrent à un jeu de cartes que Harry leur avait appris. Sprague était en train de parcourir la forêt, collectant des ingrédients rares pour des potions qu'il souhaitait préparer. Tous les quatre se retrouvaient donc particulièrement détendus.
"Par année ?" répéta Salazar.
Harry opina. "Oui, placez Fane, Morgan, Vail et moi dans une pièce, Merlin et Alex dans la suivante, puis les nouveaux garçons. Nuala peut garder sa chambre du côté des filles, Ophelia et Vanora peuvent partager une chambre, et les nouvelles filles partageront une chambre ensemble. "
"Est-ce que c'est comme ça que ça se passe dans le futur?" s'enquit Vail.
Harry acquiesça, regardant Salazar froncer les sourcils alors qu'il réfléchissait. Finalement, le fondateur siffla : Comment leur expliqueras-tu que tu ne dors jamais dans ton propre lit ?
Harry s'immobilisa, fronçant les sourcils. Comment leur expliquer en effet. : En espérant qu'aucun d'entre eux ne se réveillera au milieu de la nuit et se demandera où je suis ?: suggéra-t-il avec un haussement d'épaules. : Je n'ai jamais eu de difficulté à me réveiller et à sortir de ma chambre alors qu'ils dormaient juste à côté .:
"Je déteste vraiment quand vous faites ça tous les deux", commenta Morgan d'un ton désapprobateur, comme il le faisait à chaque fois que les deux fourchelang se mettaient à discuter en sifflant.
"Désolé," fit Harry sans même prendre la peine de paraître sincère.
Morgan secoua la tête, puis fit remarquer: "Harry fait presque autant partie du personnel que vous, Salazar; ne devrait-il pas donc avoir sa propre chambre ?"
"En effet," murmura Salazar, regardant pensivement Harry.
"Bonne idée", acquiesça Vail. "Il est hors de question que l'un des nouveaux ne me réveille à chaque fois qu'il fait un cauchemar et qu'il se précipite vers maman."
"Je n'y avais pas pensé," pensa Harry avec une grimace. Jetant un coup d'œil en direction de Salazar, il comprit que celui-ci avait également oublié à quel point les élèves allaient chercher du réconfort auprès de Harry. Mavis et Merlin avaient fait la même chose et Nuala lui avait souvent rendu visite quand elle se sentait seule. Honnêtement, ils avaient eu de la chance que les deux nouvelles filles ne soient pas venues le voir l'année dernière.
Après avoir longuement discuté - et après que Morgan et Vail soient rentrés chez eux et que Harry et Salazar soient restés dans la chambre du fondateur pour la nuit - ils créèrent une porte qui communiquait entre leurs chambres respectives puisque celles-ci étaient voisines. Une alarme jetée sur la porte grâce à un sort les réveillerait si jamais quelqu'un venait chercher Harry dans la nuit et il pourrait ainsi se faufiler dans sa propre chambre pour s'occuper de l'élève.
En pratique, la configuration fonctionna relativement bien, surtout depuis que la plupart des enfants vinrent voir Harry avant que lui et Salazar ne se soient endormis. Quelques semaines plus tard, l'un d'entre eux vint trouver Harry alors que Salazar était en train de faire une fellation à son amant- ils n'étaient pas encore réellement passés au stade supérieure - et Harry s'occupa de l'enfant plus sèchement que d'habitude, mais cela ne semblait pas déranger le garçonnet.
Au cours de l'été suivant, un incendie de forêt se déclara non loin de la maison de Merlin, tuant la mère du jeune garçon et une grande partie de son village. Tanwen alerta Harry et Salazar à grands cris pendant le déjeuner et, dès qu'ils furent tous les deux debout, elle les transporta jusque devant l'incendie. Salazar veilla sur Merlin et les autres villageois encore en vie avec l'aide de Tanwen, tandis que Harry utilisait un sortilège avancé - et particulièrement dangereux à en juger les avertissements qui parcouraient les pages du manuscrit dans lequel il avait trouvé le sortilège en question- déclenchant une formidable tempête qui fouetta les côtes des îles sur plusieurs kilomètres, éteignant rapidement les flammes.
Au moment où l'orage arrivait, frappant violemment Harry, le jeune homme transpirait abondamment et tremblait de tous ses membres. Tanwen vint à la rescousse, se perchant sur son épaule et sifflant une chanson qui lui redonna de la force. Mais une fois que la tempête fut au-dessus de sa tête et qu'il se retrouva complètement trempé, Harry baissa sa baguette et tomba dans les bras de Salazar, complètement épuisé.
"Cela n'a pas été ton idée la plus brillante," commenta calmement Salazar en positionnant confortablement Harry contre lui.
Harry laissa échapper un rire fatigué "Il me fallait vraiment beaucoup d'eau ", murmura-t-il, Salazar baissant la tête pour essayer d'entendre ce qu'il disait. Le vent et la pluie faisait un vacarme de tous les diables.
"Peu importe " Salazar soupira et leva les yeux vers un auvent où Tanwen s'était abrité. "Tanwen, peux-tu l'emmener dans sa chambre ? Je peux me débrouiller ici, donc tu n'as pas besoin de te faire tremper"
Tanwen exprima son accord en sifflant joyeusement et affronta l'orage pour se reposer à nouveau sur l'épaule de Harry. Grâce à la magie du phénix, Harry fut capable de supporter son poids assez longtemps pour qu'elle puisse les transporter dans la chambre de Salazar, où il s'effondra sur son lit, ses vêtements rendus magiquement secs.
Quand Salazar et Merlin arrivèrent quelques heures plus tard, après avoir s'être occupé des villageois et rassemblé tout ce qui restait des affaires de Merlin. Celui-ci laissa ses affaires dans la chambre qu'il partageait avec Alexander, puis jeta un coup d'œil dans la chambre de Harry, dans l'espoir de trouver du réconfort auprès du sorcier endormi même s'ils ne pouvaient pas parler. Mais le jeune homme n'était pas là, alors il se dirigea vers vers la chambre de Salazar. Il poussa la porte en appelant : "Salazar ?"
Le fondateur était assis sur le lit, passant une main dans les cheveux de Harry. Il releva la tête et un éclair de surprise traversa ses yeux, suivi d'un soupçon de peur avant qu'il ne masque son expression. "As-tu besoin de quelque chose, Merlin ?" s'enquit-il d'une voix neutre.
"Je cherchais Harry", répondit doucement Merlin, effrayé par la soudaine froideur que dégageait son directeur de maison. "Je sais qu'il dort, mais parfois, rester assis près de lui m'apporte du réconfort."
Salazar réalisa à ce moment-là que cacher sa relation avec Harry au plus grand fan du jeune homme, surtout quand Merlin venait de perdre sa mère et qu'il resterait l'été avec eux, serait presque impossible. Entre la perspicacité du garçon et la certitude de Harry que Merlin deviendrait un jour une légende - aussi maladroit qu'il puisse l'être, même s'il ne s'était jamais blessé avec sa baguette - Salazar se dit que Merlin ne réagirait pas à leur relation comme le ferait Godric, alors il prit une profonde respiration et raconta, "Il dort toujours ici. Avec moi."
Merlin mit un moment à comprendre ce que cela impliquait "Oh," lâcha-t-il dans un souffle avant qu'un léger sourire n'illumine son visage, même si ses yeux demeuraient tristes. "Je parie que c'est depuis que Harry a accepté qu'on vous appelle maman et père," reprit-il. "Il était toujours ravi, et chaque fois que l'un de nous lui demandait pourquoi, il disait que c'était à cause d'un excellent sandwich qu'il avait mangé au déjeuner ou parce qu'il avait effectué un sortilège parfait en classe, comme s'il ne le faisait jamais à chaque fois. Il trouvait toujours n'importe quelle excuse pour expliquer qu'il était heureux. "
Salazar baissa les yeux sur Harry endormi avec un sourire affectueux. "C'est bien toi, ça," murmura-t-il avant de tourner la tête vers le garçon qui se tenait dans l'embrasure de la porte. "Tu peux partir à présent si tu veux. J'ai du travail à faire, mais tu peux aussi t'asseoir avec lui en gardant le silence."
L'expression de Merlin se transforma en un sourire reconnaissant et il se glissa dans la pièce, la porte se refermant derrière lui. Il monta dans le lit à côté de Harry et s'assit près de lui, son corps tout entier se relaxant comme si la présence de Harry avait un pouvoir apaisant.
Salazar venait de s'asseoir à son bureau pour travailler sur l'un de ses parchemins d'alchimie lorsqu'il se rappela quelque chose, "Merlin ?"
"Oui ?" Le garçon leva la tête pour regarder son professeur.
"Tu comprends que ce que tu viens d'apprendre ne doit être transmis à personne, pas même à tes colocataires ?"
Merlin hocha la tête "Je sais, Harry nous l'aurait dit, sinon." Il posa sa tête sur le lit en murmurant " Je suppose que la seule personne qui est au courant est Ramona ?"
"Ramona sait tout." répondit Salazar et Merlin laissa échapper un rire silencieux.
Ils se turent après cela, et lorsque Salazar décida finalement qu'il était l'heure de dîner, il se retourna pour trouver Merlin endormi à côté de Harry, lequel avait enroulé un bras protecteur autour de lui. Salazar leur sourit affectueusement, puis il se retourna et chemina vers la Grande Salle, se disant qu'il pourrait leur envoyer un petit quelque chose plus tard, une fois qu'ils seraient réveillés.
Salazar resta un peu plus longtemps dans la Grande Salle que prévu, répondant à des questions dont il ne s'était pas soucié auparavant, qui concernait l'incendie et la santé de Harry et Merlin. Au moment où il rentra dans sa chambre, souhaitant une bonne nuit à Sprague, Harry était réveillé et lui souriait. Il avait légèrement déplacé Merlin, toujours assoupi, pour que le garçon soit appuyé contre lui, assis contre la tête du lit, au lieu d'être recroquevillé à ses côtés. "Comment vas-tu ? " murmura Salazar, s'approchant et posant une main sur le front et les joues de Harry pour vérifier rapidement sa température.
"Je vais bien," répondit Harry, prenant soin de garder sa voix calme. "Je suppose, vu que Merlin est ici, que vous lui avez parlé de nous."
"Oui," acquiesça Salazar. "Je lui fais confiance."
"Bien."
"Rendors-toi," ordonna Salazar en se retournant pour consulter à nouveau ses rouleaux de parchemin.
Harry secoua la tête et passa une main dans les cheveux de Merlin. "Je vais me concentrer sur mon Occlumancie, ensuite nous dormirons tous les deux ."
Salazar lui lança un regard sceptique. "Dans le même lit avec Merlin ?"
"Le lit est assez grand pour trois personnes," rétorqua doucement Harry. "Et je ne suis pas plus enclin à le mettre à la porte que de dormir sans toi parce que tu es difficile. Alors, oui, dans le lit avec Merlin."
Salazar sourit, ravi du refus de Harry de dormir sans lui. "Très bien," acquiesça-t-il et Harry roula les yeux avant de les fermer pour les méditer.
Merlin fut un peu collant les premiers jours après qu'il soit devenu une pupille de Poudlard, il passa plusieurs nuits blotti près de Harry pendant que Salazar dormait contre le dos de son amant, mais il était plus que disposé à donner un peu d'espace aux deux sorciers plus âgés, dans ces cas là il accompagnait Ramona ou Duana pendant quelques heures, et Salazar découvrit qu'il ne se souciait pas autant de ses invasions nocturnes.
"Ce sont un peu comme nos enfants", avait répondu Harry lorsque Salazar lui en avait parlé après que Merlin ait finalement commencé à dormir dans sa propre chambre. " Parfois, ils font tout ce qu'ils peuvent pour nous rendre fous, mais ça ne veut pas dire que tu les soigneras moins, et quand ils ont besoin de toi -"
"C'est difficile de les repousser," termina Salazar, après avoir entendu quelque chose de similaire de la part de l'adolescent après le moment vraiment délicat où il avait dû s'occuper d'un élève contrarié en pleine nuit. "Cela ne veut pas dire que j'ai pas envie de les tuer quand même, surtout lorsque nous sommes en pleine partie de jambes en l'air."
Harry rit. "On est deux," acquiesça-t-il en embrassant son amant. "En parlant de sexe ..."
-0-
À leur retour des vacances, les autres Serpentard - ainsi que les élèves des autres chambres qui le connaissaient – furent désolés d'apprendre le décès de la mère de Merlin et lui demandèrent s'il avait besoin de quoi que ce soit. Merlin secoua la tête avec un petit sourire triste "Je vais bien" les rassura-t-il.
Un après-midi, deux semaines après le début du nouveau semestre, Merlin et Alexander entrèrent ensemble dans la salle commune, les sourcils froncés. Harry était recroquevillé sur l'un des canapés, Salazar était assis à une table avec Fane et Morgan, jouant aux cartes, tandis que les autre Serpentard étaient étendus soit sur le tapis, soit sur les poufs ou les fauteuils restants.
"Harry ?" fit Alexander alors que Merlin s'installait à côté de Harry sur le canapé.
"Hm ?" répondit machinalement Harry sans lever les yeux de son livre.
"Qu'est-ce qu'un Sang-de-Bourbe '?"
La tête de Harry se releva brusquement et il fixa Alexander pendant un long moment, son sang se figeant dans ses veines. "Est-ce que quelqu'un t'a appelé comme ça?" demanda-t-il en s'efforçant de maîtriser sa voix; Alexander était un sang-pur issu d'une famille noble, à l'instar de Morgan. Par conséquent, s'il avait entendu cette insulte, ce n'était certainement pas contre lui. Mais Merlin était avec lui, cependant, et sa mère n'avait pas de pouvoirs magiques.
Merlin haussa les épaules. "Oui. Qu'est-ce que ça veut dire ?"
"Qui ?"lâcha Harry, sa voix augmentant d'un octave, attirant l'attention de tous les occupants de la salle commune; Harry avait tendance à être plus susceptible de rire ou, si vous aviez mal agi, d'être un peu sévère, et il donc très rare de le voir se mettre en colère. (Quoique, si on écoutait les élèves qui l'accompagnaient depuis le début, il pouvait se montrer irritable si on savait où frapper, ce qui était devenu plus difficile quand Salazar avait cessé de partir tous les week-ends.)
"Angus", rapporta Alexander comme Merlin ne répondit pas tout de suite.
"Je vais le tuer," siffla Harry, se levant du canapé avec beaucoup plus de vigueur que nécessaire.
"Harry", l'interpella Salazar tandis que le reste de la salle fixait avec incrédulité le sorcier furibond. "Il n'y aura pas de meurtre d'élève sur cette terre."
"Alors je vais le faire dans les airs," rétorqua Harry, se dirigeant vers la porte.
" Harry ."
Harry se tourna pour regarder Salazar, les yeux brillants. "Il a qualifié Merlin de sang -de- bourbe ", cracha-t-il, l'insulte glissant sur sa langue avec acidité.
Salazar se raidit, son esprit comprenant rapidement ce que ce terme signifiait. "Tu ne peux pas le tuer, Harry," insista-t-il, une note tranchante dans la voix qui n'avait rien à voir avec le comportement violent de Harry mais plutôt avec le désir d'étrangler son neveu.
"Est-ce que je peux au moins le mutiler ?" demanda Harry d'une voix faussement douce.
"Tant qu'il peut encore lancer des sorts," acquiesça Salazar.
Harry sourit froidement, puis se retourna et sortit de la salle commune sans un mot de plus.
Une dizaine de pairs de yeux le suivit du regard avant de se reporter vers le chef de maison. "Salazar," fit Merlin, "qu'est-ce que cette expression signifie ?"
Salazar envisagea de ne rien dire à ses élèves avant de décider qu'il préférait qu'ils l'entendent de sa voix plutôt que de celle de Angus. "C'est une insulte adressée à toute personne dont les parents ne sont pas magiques, ", expliqua-t-il, sa voix était calme, mais son regard était d'acier "Angus pense que ton sang est impure, parce que ta mère n'avait pas de magie."
Un murmure de colère et d'indignation résonna dans la salle suite à ses paroles; plus des deux tiers des Serpentard avaient au moins un parent non magique, et le fait d'affirmer que leur sang était impur parce que leurs parents n'avaient pas de magie était tout simplement aberrant pour eux .
Quand Harry revint vingt minutes plus tard, il retourna calmement sur son canapé et proposa de partager son livre avec Merlin, qui accepta volontiers.
Au dîner, l'intégralité de la maison Serpentard s'installa de bonne heure à leur table et fixa les portes, attendant qu'Angus se montre afin qu'ils puissent voir ce que Harry lui avait fait, alors qu'il avait gardait le silence toute la matinée. Quand Angus entra dans la pièce, il avait à peu près la même tête que d'habitude, mais il serrait étrangement la mâchoire et lança un regard renfrogné en direction de la table des Serpentard. Il blêmit lorsqu'il tomba sur le regard vide de Harry, lequel lui envoya un sourire froid, et se dépêcha d'aller vers sa table sans se retourner.
"Oui, bon d'accord, on a vu sa tête," dit Fane, légèrement irritée. "Rien n'a changé. Sauf qu'il semble un peu plus terrifié par Harry"
"Il ferait mieux de l'être," murmura Harry, prenant un morceau de pain. "J'ai fait tomber la moitié de ses dents."
Il y eut un moment de flottement dans l'air, puis toute la table des Serpentard se tourna pour regarder Angus qui fixait le bol de soupe apparu devant lui.
"Cela peut être corrigé", observa Morgan.
"Les seules personnes dans ce château capables de résoudre ce problème sont Salazar, Duana et moi; Salazar et moi ne le soigneront pas, et j'ai expliqué ce qui était arrivé à Duana, afin qu'elle ne l'aide pas non plus. " Harry haussa les épaules. "Il peut toujours parler et lancer des sorts, bien que ses mots sonneront sans doute un peu différemment. Il faudrait qu'il maîtrise des sortilèges non verbaux."
"Tu es un peu effrayant quand tu es en colère", fit remarquer l'un des plus récents Serpentard, une fille nommée Domina.
"En supposant qu'Angus ait appris sa leçon - ce qu'il fait habituellement après un combat contre toi ou Salazar - la probabilité que nous voyions à nouveau Harry en colère est mince", fit Alexander.
Alors que le dîner se terminait, Godric se dirigea vers la table des Serpentard, l'air désapprobateur.
"Tout va bien, je vais me débrouiller," murmura Harry à Salazar quand l'homme se tendit à l'approche de Godric.
"Je sais," murmura Salazar. "Mais ça ne veut pas dire que je ne dois pas m'inquiéter."
Harry lui adressa un rapide sourire alors que Godric s'arrêtait à côté de la table et fixait Harry "Harry, je peux te dire un mot ?"
"Certainement," acquiesça le jeune homme, se levant de son siège et suivant le sorcier hors de la Grande Salle jusqu'à une pièce vide située près des escaliers.
Dès que la porte fut fermée, Godric attaqua: "Pourquoi as-tu agressé l'un de mes étudiants?"
"C'est lui qui s'en est d'abord pris à l'un des miens," répliqua froidement Harry.
"Il jure que c'est toi qui a déclenché les hostilités", insista Godric, avec toutefois une note d'incertitude dans la voix; il n'avait jamais vu Harry mentir. Cacher des choses, certes, mais mentir, jamais.
"J'ai lancé le premier coup de poing," admit Harry, "parce qu'il avait lancé une insulte à Merlin, impliquant que son sang est impur parce que sa mère était non-magique."
"Et quelle était cette insulte ?" voulut savoir Godric, la colère envers Harry s'apaisant au fur et à mesure; Angus avait pris soin d'éviter le sujet de la raison pour laquelle Harry l'avait attaqué, et Godric avait été trop irrité par la vue de la bouche édentée de son élève pour insister. (Que Duana ait mystérieusement disparu pour passer du temps avec un garçon qui la courtisait n'avait fait qu'attiser sa colère).
"Sang-de-Bourbe," répondit Harry, grimaçant comme s'il avait venait de manger quelque chose d'infect.
"Tu connais ce mot ?" s'étonna Godric dont la colère se retournait progressivement vers Angus, d'une part pour ses préjugés persistants, d'autre part pour avoir menti sur la raison pour laquelle Harry l'avait frappé.
Harry s'arrêta un instant, puis tendit la main par-dessus son épaule pour toucher le haut de son dos. "Je l'ai déjà entendu," acquiesça-t-il doucement.
L'expression de Godric s'assombrit à l'allusion du mystérieux agresseur de Harry. "Je vois," dit-il.
Harry baissa son bras et demanda, "Puis-je partir, Godric?"
"Oui. Je ... m'excuse de ne pas m'être renseigné avant de t'avoir..."
"Agressé ?" suggéra Harry avec ironie. "Ne vous inquiétez pas, un de mes tuteurs faisait la même chose; j'y suis habitué."
Godric grimaça, puis fit signe à Harry qu'il pouvait partir.
-0-
Angus poursuivit son semestre en gardant profil bas, y comprit après Yule, bien qu'il revint avec la totalité de ses dents. Harry surprit plusieurs fois l'adolescent en train de le surveiller de près, mais cela ne le dérangeait pas; Angus ne lui faisait pas plus peur que Godric, après tout, même s'il n'était pas prêt à l'ignorer complètement.
Les choses évoluèrent quelque peu à la fin de l'année scolaire, en l'an 728. Harry et Salazar avaient finalement essayé le sexe avec pénétration, et bien que cela leur fit un peu mal - Harry affirma au fondateur qu'il se ferait un plaisir de recommencer - Salazar avait tout guéri et Harry planait toujours le lendemain après-midi quand il rencontra Ramona et Merlin pour une petite séance de potins dans un coin éloigné du château. C'était quelque chose que Harry et Ramona avaient fait depuis leur rupture, et Merlin avait naturellement suivi le mouvement depuis qu'il avait découvert que Harry et Salazar étaient en couple.
"Est-ce que Salazar t'a donné une de ses potions d'essai ?" demanda Ramona avec un rire lorsqu'elle le vit planer à côté de Merlin.
"Il a été comme ça toute la matinée", fit Merlin, amusé. "Et Salazar n'est pas beaucoup mieux."
"Tu l'as fait?" réalisa Ramona en souriant. "Tu as vraiment couché avec lui ? La totale ?"
Harry lui sourit en retour, sautillant sur le rebord d'une fenêtre à côté duquel elle se tenait. "Oui," acquiesça-t-il.
"Est-ce que c'était bien ? Des détails, Harry!"
"Attention aux chastes oreilles", fit Merlin même s'il souriait aussi, heureux pour son meilleur ami et mentor.
"Je ne te raconterai pas les détails sordides de ma vie sexuelle, Ramona, et tu le sais ," insista Harry. "Et bien sûr que c'était bien. Les rapports sexuels avec Salazar sont toujours bien."
"Et voilà que tu me taquines." Ramona laissa échapper un soupir dramatique. "Oh, je n'aurai jamais le genre de relation que vous avez tous les deux."
"Uh-oh. Est-ce que Manfred est toujours aussi stupide?" demanda Harry, laissant de côté son propre plaisir pour s'inquiéter de la relation amoureuse difficile de Ramona avec son compagnon Poufsouffle. Manfred l'adorait, ils le savaient tous, mais il avait aussi la mauvaise habitude d'ouvrir la bouche et de proférer quelque chose d'insultant à l'égard de Ramona sans penser à se taire. De plus, il côtoyait un groupe de Gryffondor et de Poufsouffle qui pensaient que la femme devait uniquement s'occuper des tâches ménagères et son comportement s'était dégradé. Ramona l'avait caché à son père, inquiète de ce que Roscoe ferait à Manfred, mais Harry et Merlin étaient au courant de la situation, et elle avait averti Harry de ne pas suivre Manfred pour aller lui donner une petite leçon.
Ramona soupira et secoua la tête. "C'est encore pire," admit-elle. "Conrad l'a croisé il y a quelques jours, et lui a lancé le sort des boules bleues et je ne sais pas du tout ce que cela signifie."
Harry et Merlin grimacèrent simultanément; Harry avait appris cette formulation à ses amis masculins les plus proches, fatigué d'utiliser des expressions ridicules et déroutantes pour décrire un problème que Vail avait eu pendant quelques jours. Salazar avait finalement trouvé un sort pour arranger les choses et ils l'avaient presque oublié jusqu'à ce que, quelques mois auparavant, Kenric ait découvert un sort qui donnait à la victime les boules bleues pendant quarante-huit heures et l'ait appris à quelques-uns de ses amis.
Ramona les considéra avec suspicion pendant un moment, puis poursuivit "Quoi qu'il en soit, nous nous sommes un peu disputés parce qu'il pense que je devrais le dire à papa et à maman, mais je ne veux pas les impliquer. Je veux dire, J'ai vingt ans ! Je peux prendre soin de moi. "
"Et si tu ne peux pas, nous le ferons pour toi," renchérit joyeusement Harry.
"Ne lui donnes pas de coup de poing au visage", ordonna Ramona. "J'aime ses dents comme elles sont et je préférerais ne pas essayer d'embrasser des lèvres derrière lesquelles il n'y a pas de dents."
"On s'en fiche ! La réaction de Roscoe sur la raison sur laquelle Harry a cassé les dents de Manfred serait vraiment trop drôle ! " s'esclaffa Merlin.
"Je pourrais lui casser les doigts, à la place," suggéra Harry qui contemplait ses ongles. "Je connais un bon sort pour ça."
"Les dieux me sauvent des intentions meurtrières de mes meilleurs amis ," murmura Ramona au plafond avant de pointer Harry du doigt et d'insister, " Non ."
Harry lui adressa un sourire innocent. "ses orteils?"
"Tu n'es plus autorisé à jeté un sort sur 'Manfred," déclara Ramona.
"Les repas dans la Grande Salle seront ennuyeux alors", fit remarquer Merlin.
"Tais-toi, Merlin," ordonna Ramona faisant ricaner le jeune garçon.
Ils passèrent encore quelques heures à discuter et à échanger des potins sur les élèves du château avant d'aller prendre leur déjeuner. Harry était assis à la table des Serpentard avec Merlin et ses amis les plus proches, qui racontaient cette blague ridicule à propos d'un centaure, d'une sirène et d'un dragon que Harry peinait toujours à comprendre, mais qui le faisait toujours rire.
Distrait par cette blague, Harry ne remarqua pas Salazar qui marchait dans la Grande Salle, mais Godric attira tout à coup son attention ainsi que celle de toutes les personnes présentes quand il se leva et gronda, « J'ai entendu dire que tu avais séduit un élève masculin , est-ce vrai Salazar Serpentard ? »
Salazar se figea brusquement alors que la salle entière se taisait. Tous les regards convergèrent vers lui. Il réussit tout juste à ne pas regarder Harry et, luttant pour contrôler sa voix, répondit calmement, "Je ne suis pas sûr de savoir de quoi tu parles."
Godric baissa les yeux sur l'élève à ses côtés, c'est à dire Angus, et hocha la tête. Le jeune homme agita sa baguette avec un rictus mauvais et la voix de Harry retentit dans la pièce, "Et bien sûr que c'était bien. Les rapports sexuels avec Salazar sont toujours bien."
"Ainsi, le petit bâtard nous a suivis," pensa sombrement Harry alors que professeurs et élèves le toiser avec incrédulité et prudence. Se disant qu'il était trop tard de toute façon, ils avaient été attrapés, Harry lança un regard désolé à Salazar, puis se leva de son banc et asséna froidement, « Vos informations sont incomplètes Godric, comme toujours, Salazar ne m'a jamais séduit, je l'ai séduit . »
Godric digéra cette information un long moment, puis il se tourna vers Salazar, qui se trouvait toujours au centre de la Grande Salle, et cracha: "Tu l'as perverti."
"Je n'ai rien fait de tel", se défendit Salazar.
Mais Godric n'avait pas fini: "Combien d' autres élèves-tu perverti ? Combien y en aura-t-il qui mendieront tes faveurs à la porte de ta chambre ?"
"Ça suffit, Godric !" Helga, se leva de sa propre table, le visage furibond, alors que Harry se dirigeait vers son amant, peu enclin à le laisser affronter seul les regards des élèves et des professeurs; Harry savait que Salazar avait fait des cauchemars avec des scènes semblables à celle-ci, et il détestait Godric pour en avoir fait une réalité.
"Cette scène aurait dû être évité des yeux des enfants", renchérit sereinement Rowena.
"Jamais il n'y aura pareils monstres dans mon école!" vociféra Godric.
"Ces monstres, comme vous le dites si bien, vont s'en aller ," cingla Harry. "Nous serons partis pour le dîner et vous n'entendrez plus jamais parler de nous."
"Cela ne sera pas nécessaire", s'empressa de dire Helga, alors même qu'un tollé indigné montait de la table des Serpentard et de celles des autres amis de Harry. Les seuls qui se taisaient étaient ceux qui savaient que Harry appartenait au futur et les quitterait bientôt de toute façon, même s'ils étaient passablement énervés.
"Si je reste ici et qu'on me traite de monstre, alors ce n'est pas la peine," répliqua Harry, ses yeux verts et froids fixant ceux de Godric pendant un long moment avant qu'il ne se tourne vers le jeune homme arrogant qui se tenait à la droite du fondateur. "Bien que je dois t'applaudir, Angus, pour lui avoir appris l'un de tes mots préférés sur les non magiques et leur progéniture." Le visage dur de Godric glissa légèrement et il jeta un coup d'œil troublé vers Angus.
"Allons-y," murmura Salazar, plaçant une main tremblante sur l'épaule de Harry.
Harry prit la main dans la sienne et la serra pour essayer d'offrir un peu de réconfort alors qu'ils se dirigeaient ensemble vers les portes de la Grande Salle.
Ils venaient juste d'arriver aux niveau des portes quand un cri de douleur résonna derrière eux et ils se retournèrent pour trouver Duana face à un nuage d'orage, sa baguette pointée vers Godric. « Bonne chance pour soigner ça, » cracha-t-elle, « étant donné que vous venez juste de bannir le seul guérisseur qui connaisse le remède. » Puis elle sauta par-dessus son banc et se dirigea vers Harry et Salazar, Kenric sur les talons.
Alors que les amis de Harry et Salazar se dirigeaient vers les portes, d'autres élèves se levèrent et restèrent debouts, montrant ainsi leur soutien. Toute la maison de Serpentard se regroupa et se tourna pour rejoindre leur fondateur et Harry qu'ils considéraient presque comme un tuteur.
Avant que les étudiants ne puissent franchir la moitié de la salle, Salazar, se remettant vite de sa surprise, les interpella,"Non, asseyez-vous, tous."
"Mais, Salazar -" commença Vail.
"Poudlard a été créé pour donner aux enfants - pour vous donner - un endroit où vous pouvez apprendre et expérimenter de la magie en toute sécurité", les informa Salazar, le ton de sa voix adoucissant leur regard perdu. "Ne sacrifiez pas votre avenir à cause de nous."
"Allez donc manger," fit Harry avec un petit sourire. " Vous pourrez toujours nous dire au revoir après; même si nous ne partons pas tout à fait."
"Faites ce qu'il dit", fit Salazar en désignant les tables.
La plupart des élèves obéirent et firent demi-tour , mais le groupe de Serpentard qui savait que Harry avait voyagé avec le temps, ainsi que Ramona, Conrad, Wilda, Duana et Kenric poursuivirent leur chemin, une expression déterminée sur leur visage, malgré la désapprobation qui se lisait dans les yeux de Harry et Salazar.
"Nous venons pour vous aider à faire vos bagages," insista Ramona lorsqu'ils atteignirent les deux sorciers.
"Je m'en doute," répondit sèchement Salazar, mais il ne tenta pas de les ramener à leur table et ils quittèrent la Grande Salle ensemble.
Pour une fois, Salazar ne se plaignit pas d'avoir des non-Serpentard dans la salle commune. Les autres Serpentard et Ramona jetèrent un regard inquiet au fondateur tandis que Harry pressait silencieusement sa main, comprenant la douleur d'être forcé de quitter son domicile juste pour avoir aimé quelqu'un.
"Vous partez vraiment ?" murmura Kenric, ressemblant moins à l'adolescent qui grandissait jour après jour qu'au petit garçon que Harry avait rencontré pour la première fois.
"Oui," acquiesça simplement Harry, laissant Salazar se diriger vers leur chambre pendant qu'il s'adressait aux élèves.
"Peut-être que Godric changera d'avis," suggéra Duana avec espoir.
Harry secoua la tête. "Peu importe. Je devrai partir dans quelques années, de toute façon, et Salazar a l'intention de venir avec moi."
"Mais vous reviendrez, pas vrai?" demanda Conrad.
Harry secoua la tête à nouveau. "Nous ne pourrons pas," murmura-t-il. "Je -" Il hésita quelques instants, puis il se força à continuer, expliquant: "Je viens du futur et je dois rentrer; il y a trop de choses importantes en jeu et trop de risques pour que je reste ici plus longtemps. La seule manière de rejoindre mon époque est d'emmener Salazar avec moi. "
"Alors, vous partez tous les deux", murmura Morgan. "Vous n'auriez pas pu nous le dire plus tôt ?"
Harry haussa les épaules. "Nous aurions pu", avoua-t-il, "mais nous avons décidé de ne pas le faire."
"Jusqu'où allez-vous dans le futur?" s'enquit Wilda. "Peut-être que si nous avons de la chance, l'un de nous survivra ou nos enfants-"
"Plus de mille ans," répondit Harry avec une triste certitude. "Et, je préférerais que vos descendants ne me surveillent pas. J'étais connu pour être un enfant sans problèmes mais qui en causaient beaucoup aux personnes concernées. " Il secoua la tête. "Je devrais aider Salazar à emballer nos affaires." Il se tourna et se dirigea vers la chambre de Salazar. Il eut juste le temps de plonger sur le sol avant qu'une pile de livres ne se fracasse sur le sol. Harry cligna des yeux et se leva lestement, attrapant la baguette de Salazar. "Arrête", ordonna-t-il.
Des objets jonchés le sol, la plupart cassés et inutilisables, pendant un moment Salazar sembla complètement perdu, comme s'il ne savait pas qui ou il était, puis il appuya son front contre celui de Harry, laissant échapper un soupir tremblant. "Je suis désolé," murmura-t-il. « Je suis tellement... »
Harry passa une main dans les cheveux de Salazar, effleurant le bout de son oreille. "Je sais," murmura-t-il. "Tout va bien. Asseyez-vous, je vais finir de faire nos bagages, d'accord ?"
Salazar hocha la tête et se laissa tomber sur sa chaise pendant qu'Harry se concentrait pour rassembler ses affaires.
"Quand as-tu dormi dans ta chambre la dernière fois ?" questionna Fane alors que le petit groupe les avaient rejoints, s'arrêtant juste devant la porte.
Harry lui lança un sourire. "Oh, dieux, je ne m'en souviens pas. Trois, quatre ans ?"
"Je devrais être impressionné que vous ayez gardé votre relation secrète pendant si longtemps, mais je ne le suis vraiment pas, en fait ", déclara Alexander.
"Est-ce que quelqu'un l'a su ?" demanda Nuala avec curiosité.
"Ramona l'a compris avant la fin de nos relations," répondit Harry, les sourcils froncés alors qu'il dirigeait quelques-unes des rares choses qu'il avait laissées dans sa vieille chambre dans un petit sac pour le voyage. "Et Merlin l'a découvert il y a cela deux étés, après la mort de sa mère et il gardé le secret. À part eux, il n'y a eu personne d'autre."
"Vous ne nous faisiez pas confiance ?" fit Vail, à la fois blessé et vexé.
"Ce n'est pas que nous n'avions pas confiance en vous," murmura Salazar depuis son fauteuil. "C'est surtout que nous -que je - ne savais pas comment vous réagiriez."
"Salazar a dû faire face à des réactions particulièrement horribles," renchérit Harry aux regards légèrement blessés provoqués par les paroles du fondateur, "et ces réactions provenaient de personnes en qui il avait confiance. Ce n'est donc pas à cause de vous, mais à cause de mauvaises expériences vécues dans le passé."
"Qu'allez-vous faire à présent ?" demanda calmement Merlin.
Harry et Salazar échangèrent un regard incertain, n'ayant pas vraiment réfléchi à cela. Aucun d'entre eux n'avait eu envie de penser à ce qu'il se passerait s'ils devaient quitter Poudlard plus tôt, alors que la menace existait toujours. Finalement, Harry haussa les épaules, "Nous pourrions voyager sur le continent, je suppose. J'ai dit que je le ferais après avoir fini d'étudier ici, de toute façon, et que ça pourrait être bien d'apprendre quelques autres langues et voir un peu d'histoire."
Salazar acquiesça. "J'ai toujours eu envie de visiter Rome".
Harry sourit et regarda le petit groupe qui patientait sur le seuil de la porte. "Nous allons voyager. On pourra peut-être en profiter pour vous envoyer des élèves issus d'autres communautés magiques." Il renifla avec amusement. "Peut-être aussi suggérer des écoles magiques à quelques bonnes personnes et proposer une compétition avec Poudlard."
"Ce serait un bon moyen de donner une leçon à Godric pour avoir été un tel… quel est le mot que tu utilises toujours, Harry ?" demanda Ramona .
"Connard d'homophobe", dirent en chœur Harry et Salazar, faisant rire leurs amis.
Harry soupira. "Puis-je vous demander de garder un œil sur les autres élèves ? Surtout nos serpents."
"Ne laissez pas Godric déverser sa colère sur nous," renchérit Salazar en se levant et en se baissant pour attraper le sac. "Ou sur vous," ajouta-t-il, fronçant les sourcils à cette pensée. S'il faisait confiance à ses élèves pour s'attaquer aux préjugés de Godric Gryffondor, c'était bien ceux là.
"Aucun risque ", promit Fane, parlant au nom de tout le monde. " On ne le laissera pas faire "
"Je lui jetterai un sort qu'il serait incapable de guérir," gronda Duana.
Les lèvres de Salazar se contractèrent. « Je t'ai enseigné comment faire, » lui rappela-t-il.
"Oh, je sais. Mais lui ne le sait pas," répliqua Duana.
"Allons-y." Harry fit signe au groupe de partir et ils se dirigèrent tous ensemble vers le hall d'entrée, un silence sinistre pendant au-dessus de leur tête.
Dans le hall d'entrée, ils furent accueillis par pratiquement tous les étudiants de l'école. Tous les professeurs étaient également présents, à l'exception de Godric. À la tête du groupe, Slinky, l'elfe de maison préféré de Harry, tenait un sac minuscule dans une main et Tanwen était perchée sur son bras menu.
"Slinky, que fais-tu ?" s'enquit Harry en s'agenouillant devant la petite créature qu'il considérait comme une amie.
"Slinky vient avec les Maîtres Harry et Salazar," annonça Slinky.
Harry secoua la tête. "Slinky, vraiment, ce n'est pas-"
"Si ", insista l'elfe. "Les Maîtres Harry et Salazar ont besoin d'être surveillés, et Slinky n'est plus vraiment utile ici." Tanwen émit un sifflement léger en signe d'accord.
"Oh, j'aurais dû savoir que tu étais derrière tout ça," murmura Harry au phénix et elle remua ses ailes d'une manière qui montrait à Harry qu'elle était fière d'elle-même. "Et bien, je ne peux pas t'en empêcher," dit Harry à l'elfe de maison, "pas si tu es si déterminée, mais n'es-tu pas liée à Poudlard ?"
"Je l'ai libérée quand elle me l'a demandé," expliqua Helga, s'agenouillant à côté de Harry. "Elle a toujours d'abord pensé à tes besoins, tu sais; elle est bien plus ton elfe de maison que celle de Poudlard."
Harry soupira. "Je sais," opina-t-il. Peut-être que s'il ne lui avait pas accordé autant d'attention lors de son arrivée, la gardant à l'œil et la calmant lorsqu'elle faisait quelque chose qui n'allait pas du tout et qu'elle pensait qu'elle allait être punie, elle ne se serait pas autant attachée à lui. Mais il l'avait fait, et Poudlard avait continué à avoir de plus en plus d' elfes de maison à au fil des années, ce qui signifiait qu'elle n'était plus très utile pour faire fonctionner les choses. "Mais qu'en est-il de ton compagnon, Pickles ? Et de ta fille, Doddy?"
"Doddy est trop jeune pour les voyages. Pickles s'occupera de Doddy. Pickles comprend, Pickes donne la bénédiction à Slinky," répondit Slinky, les oreilles légèrement tombantes. "Slinky doit partir, Slinky a choisi de partir avec les Maîtres Harry et Salazar. Même si cela signifie que Doddy et Pickles partent avant que Slinky ne puisse retourner à Poudlard. Slinky a choisi."
Harry posa sa main sur la tête de Slinky, caressant doucement une vieille cicatrice qui longeait le dos d'une oreille. "Très bien," acquiesça-t-il. "Est-ce que ça te va de rester un elfe libre, cependant ? Ce n'est pas que je ne veux pas-"
"Maître Harry ne croit pas en l'esclavage," dit Slinky. "Slinky le sait."
Harry sourit, sachant que c'était quelque chose dont ils avaient parlé dans le passé et il fut touché que l'elfe de maison s'en soit rappelé. "Très bien", dit-il à nouveau, puis il se leva, aidant Helga à se relever. "Merci" murmura-t-il alors qu'elle le serrait dans ses bras.
"Je ne pouvais pas lui refuser ça, et je supporte pas l'idée que tu tombes malade et que tu manges sans arrêt la soupe de Salazar pendant qu'il te guérit."
Harry rit. "Je pense que je peux lui apprendre à préparer quelques mets simples. Mais merci, quand même. Pour elle, et pour mon estomac."
Helga posa une main sur la joue de Harry. "Tu seras toujours un de mes enfants, Harry," murmura-t-elle. "Et je serai toujours fière de toi. Peu importe où tu te trouves ou la durée pendant laquelle nous ne nous sommes pas vus."
Harry hocha la tête, les mots coincés au fond de sa gorge. "Je vous écrirai", réussit-il à dire après un moment.
"J'espère bien," fit Helga en l'embrassant sur la joue avant de s'écarter pour laisser Harry parler aux autres.
Harry perdit rapidement le compte du nombres d'adieux et d'embrassades qui suivirent. Il promit à Rowena de l'informer des nouveaux sorts ou théories qu'il découvrirait et à Sprague de lui décrire tous les ingrédients intéressants qu'il trouverait.
Après avoir fait ses adieux à ses serpents, il se tint devant Merlin et Ramona, ses deux plus proches amis, s'essuyant les yeux . "Je n'ai pas pleuré depuis des années ", se plaignit-il, souriant à Salazar,qui se tenait derrière, Tanwen perché sur son 'épaule et Slinky à ses pieds. "Ne me forcez pas à battre mon record maintenant."
"Tu es un garçon tellement bête ," lâcha Ramona dans un rire étranglé, l'attirant avec Merlin dans un câlin à trois. "On se voit à Litha," lui souffla-t-elle à l'oreille.
Harry hocha la tête, après avoir révélé à ces deux là la date exacte à laquelle ils partaient, ils l'avaient harcelé à ce sujet pendant des semaines. "Je sais," murmura-t-il en retour avant de les embrasser tous les deux sur la joue, ignorant Merlin quand celui-ci s'essuya le visage. "Prenez soin de vous, d'accord ?"
"Nous le ferons", promit Merlin. "Enfin, je vais essayer ."
"Ton équilibre, Merlin," lui rappela Harry. " Ton équilibre ."
"Tais-toi."
"On se voit dans deux ans," promit Harry avant de les contourner et de s'arrêter à côté de Salazar. "Où va-t-on en premier ?" questionna-t-il avec un sourire un peu crispé.
"Je pense que nous pourrions laisser Lady Tanwen décider," répondit Salazar, la voix calme et les yeux brillants de larmes.
"C'est une bonne idée," approuva Harry. Il s'assura que Slinky tenait bien sa jambe avant de poser sa main sur l'aile de Tanwen. "Quand tu seras prêt, Tanwen."
Tanwen laissa échapper un sifflement et le monde disparut dans une colonne de flammes bleues.
-0-
Harry et Salazar voyagèrent où ils désiraient au cours des deux prochaines années, faisant des escales à Rome, Athènes, Sparte et dans certaines parties de l'Europe centrale, en Égypte et en Chine. Tanwen fut un peu mécontente à ce sujet, mais finit par accepter de transporter des lettres et des objets entre les deux hommes et Poudlard. De temps en temps, ils rencontraient de petites communautés magiques et leur parlaient de Poudlard, décrivant les merveilles et la beauté du château, ainsi que les joies d'apprendre la magie aux côtés d'autres jeunes et avec des professeurs qui connaissaient et aimaient leurs matières.
Les nouvelles du château leurs indiquèrent que Poudlard avait recueilli de nombreux élèves venus de tout le continent, ainsi que des professeurs qui les aidait à gérer l'afflux des nouveaux venus. Élevés et professeurs leur furent très reconnaissants - même Godric devait admettre qu'il était heureux d'avoir encore plus d'élèves, même s'il pensait toujours que le monde serait meilleur sans "monstres" - mais tous souhaitaient que Harry et Salazar soient toujours là, plutôt que de voyager dans le monde.
La date de leur départ approchait de jour en jour, si bien qu'ils se demandèrent comment ils allaient se débrouiller ensuite. Tanwen avait informé Slinky de leur voyage - apparemment, les elfes de maison pouvaient comprendre les sifflements des phénix - et l'elfe était déterminée à partir avec eux, même si c'était dans une époque très lointaine. Aucun d'eux ne l'insulta en lui demandant si elle c'était vraiment ce qu'elle voulait, Harry lui suggéra également de trouver un peu de temps pour retourner à Poudlard et rendre visite à sa famille une dernière fois, ce que Slinky accepta de faire une fois qu'ils revinrent aux îles.
Une semaine avant leur départ, Harry et Salazar rentrèrent en Angleterre et campèrent près de Stonehenge. Slinky les quitta une fois qu'ils furent installés, promettant de revenir avec Merlin et Ramona la veille de Litha.
"Sal ?" lança Harry la veille du retour de Slinky, Merlin et Ramona.
Salazar leva les yeux de l'un de ses rouleaux de parchemin. "Oui ?"
Harry mit de côté les animagi sur lesquels il travaillait et soupira. "J'ai réfléchi aux exigences du voyage", expliqua-t-il. Salazar mit sa plume de côté, comprenant que cela pourrait prendre un peu de temps et nécessiterait sa participation. "La prophétie a mentionné la" lune noire de Litha "ainsi que le" cercle de pierres anciennes "."
"Oui en effet, c'est bien ça".
"Mais nous n'avons jamais vraiment discuté du "unis par l'amour, ne soyez plus qu'un ".
Salazar s'éclaircit la gorge, légèrement inconfortable. "J'ai toujours pensé que cela évoquait le sexe", admit-il.
Harry eut une moue amusée. "Je sais. Et cela pourrait être une option, mais je ne nous vois pas faire ça devant Merlin et Ramona -" Salazar eut une grimace écœurée ", et en plus, se retrouver déshabillés je-ne-sais-où à mon époque serait une très mauvaise idée . "
Salazar lâcha un soupir, car ils savaient tous les deux qu'il y avait une sérieuse chance d'apparaître au même moment et au même endroit où Harry était parti: dans le cimetière, face à Voldemort et ses sbires. "C'est vrai. Dis-moi que tu as une idée différente ?"
Harry rigola. "Peut-être," acquiesça-t-il. "Je pensais, comme nous avons déjà fait l'amour avant, de toutes les positions possibles -"
"Nous aurions mieux fait de ne pas essayer," murmura Salazar avec bienveillance.
"Y compris quelques-unes que nous n'aurions pas dû," acquiesça Harry, levant les yeux au ciel. "Alors j'ai pensé à un autre moyen que le "sexe", on pourrait être liés autrement...
L'expression de Salazar se figea. "Tu veux faire un handfasting, l'union des mains ?" demanda-t-il avec soin.
"Oui," répondit Harry, déterminé.
Un lent sourire parcourut les lèvres de Salazar alors qu'il se levait et se dirigeait vers l'endroit où Harry était allongé près du lit. "Je t'aime," murmura-t-il en s'agenouillant à côté du jeune homme.
"Je t'aime aussi," répondit Harry en passant une main dans les cheveux de Salazar. "Veux-tu te lier à moi ?"
"Oui," souffla Salazar avant de l'embrasser.
Ils ne firent pas grand chose d'autre le reste de la journée.
-0-
Ramona, Merlin et Slinky arrivèrent tôt le lendemain matin, apportant avec eux un sac d'objets donnés par leurs amis de Poudlard, ceux qui savaient que les deux sorciers partaient pour de bon, ainsi que des victuailles pour le petit déjeuner. "Les elfes de maison ne nous auraient pas laissés pas partir sans ça," expliqua Ramona en s'asseyant à la table que Harry et Salazar avaient installé dans leur tente pour se restaurer.
"Nous nous attendions à ce que cela se produise," avoua Harry. "Je n'ai pas pris la peine de préparer le petit-déjeuner."
Les deux plus jeunes se mirent à rire et ils s'installèrent tous pour manger, partageant les derniers potins du château.
Une fois que la nourriture fut engloutie, Harry leva les yeux vers Merlin , " Sal et moi pensons faire un handfasting, afin que la magie opère pour le voyage. Merlin, j'aimerai que ce soit toi qui célèbre la cérémonie, cela te convient ?"
Merlin sursauta de surprise. "Moi ? Pourquoi…? C'est juste que ..." Il grimaça tandis que Harry et Ramona rigolaient et que Salazar cachait un sourire derrière sa tasse de thé . "Ce ne sera pas contraignant, au moins," finit-il par réussir. "Je ne suis qu'un élève."
Harry tapota son genou. "Ce ne sera pas contraignant pour maintenant", promit-il. "Le feras tu ?"
Merlin soupira, résigné depuis longtemps aux petites cachotteries de Harry, lequel faisait sans cesse des allusions sur son époque sans expliquer quoi que ce soit. "Très bien," céda-t-il.
"Alors, qu'est-ce que vous avez planifié jusqu'au lever de la lune ?" s'enquit Ramona en se penchant en avant.
"Rien de spectaculaire", admit Harry avec prudence. "Pourquoi?"
Ramona tapota le petit sac entre elle et Merlin sur la table. "Parce que nous avons des cadeaux ."
Harry et Salazar échangèrent un regard, ne sachant pas s'ils devaient être ravis ou avoir très peur.
Finalement, ils furent à la fois heureux et tristes. Les cadeaux avaient été faits avec le cœur, soigneusement confectionnés par les Serpentard, les enfants des fondateurs, Duana et Wilda. Même Helena, à qui Alexandre avait dit la vérité car il essayait en vain de la courtiser, avait fait quelque chose.
Après que les cadeaux soient rangés, ils s'assirent à l'extérieur de la tente avec Slinky et Tanwen et discutèrent un peu de tout et de rien, Slinky traduisant leurs paroles pour le phénix.
Quand le soleil commença à se coucher à l'ouest- Slinky avec préparé un dîner exceptionnellement léger sur une suggestion de Tanwen- ils rangèrent leur tente avant de se diriger vers le cercle de pierres anciennes. Là, ils attendirent que la lune se lève sur l'horizon oriental, petite touche noire sur un fond d'étoiles. Dans le silence de la nuit, le groupe partagea un dernier câlin, puis Ramona se recula et laissa Merlin lier magiquement les mains de Salazar et Harry, murmurant: "Puissiez-vous vous aimer et rester ensemble jusqu'à la fin des temps."
"Nous le ferons," dit Harry et la main de Salazar se serra contre la sienne.
Alors que Merlin rs'écartait, Tanwen se dirigea vers les mains liées de Harry et de Salazar et Slinky s'accrocha aux jambes de Harry. Le phénix laissa échapper une douce mélodie, dont les notes flottèrent jusqu'à à la lune et Harry sursauta alors que les vieilles cicatrices sur son dos le brûlaient à nouveau.
"Harry?" chuchota Salazar, inquiet.
Avant que Harry ne puisse répondre, un cercle de flammes apparut autour des deux sorciers, scintillant d'or bleu. Les flammes dansèrent dans la nuit et montèrent vers le ciel, jusqu'à ce que Harry et Salazar n'arrivent plus à se voir.
Puis, le phénix poussa un dernier cri et le mur de feu se dirigea vers l'intérieur, balayant les quatre humains jusqu'à ne plus former qu'un pilier de flamme, plus grand et plus imposant que les pierres. Il diminua lentement, finissant par disparaître totalement, ne laissant aucune trace de sa présence ou des personnes qui s'y trouvaient auparavant.
Et voilà, pour ce long chapitre. J'espère qu'il vous a plu ?
Dans le prochain, vous l'aurez compris, on change totalement d'époque et on retrouve des personnages bien connus !
Tchousss
La minute histoire
Le handfasting, autrement dit" la cérémonie des mains liées" remonte à une époque lointaine, originaire des îles britanniques. Elle consiste à lier deux personnes pour une durée indéterminée. Elle peut être temporaire ou permanente. En ce qui concerne Harry et Salazar, la question ne se pose même pas ;)
