Hello les sorciers ! J'espère que vous allez bien ?

Voici un nouveau chapitre qui vous fera patienter pendant cette période de confinement !

Merci à tous pour vos follows, favoris et reviews :)

Bonne lecture !


A son réveil, Harry lâcha mentalement un « OW ! » alors que son dos lui faisait savoir qu'il l'aimait - ou le haïssait - Harry n'était pas sûr d'avoir envie de savoir.

"Maîtres", fit une voix inquiète.

Salazar laissa échapper un gémissement et bougea légèrement, sa main tenant toujours fermement le jeune garçon. "Harry", dit-il, une note d'alarme dans la voix.

Harry ouvrit les yeux et utilisa sa main gauche, celle qui n'était pas attachée, afin de s'asseoir, sifflant de douleur alors que son dos protestait vigoureusement. Puis il jeta un coup d'œil aux moldus qui se tenaient non loin d'eux et les observaient d'un air hébété. Derrière les badauds, les pierres de Stonehenge s'élevaient vers le ciel, les rayons du soleil miroitant sur leur surface. "Et merde..."

"Slinky, peux-tu défaire nos mains ?" demanda Salazar à l'elfe de maison, alors que ni lui ni Harry n'étaient capables de défaire le nœud de Merlin. "Où est Tanwen ?"

Un gazouillement parvint à ses oreilles alors que le ruban qui liait leurs mains se défaisait. Tanwen s'était consumée pour les emmener à cette époque et était en train de renaître de ses cendres.

"Slinky, va chercher Tanwen," demanda Harry en se levant, son visage se fendant d'une grimace. Sa baguette se coula dans sa main et il considéra un instant les moldus qui commençaient peu à peu à se ressaisir "Nous n'avons jamais été là ", intima-t-il en leur jetant le sortilège d'amnésie.

"Harry, ta tunique est tachée de sang", l'avertit Salazar en prenant le coude du jeune homme. "Emmène-nous dans un endroit tranquille, s'il te plaît, Slinky."

"Oui, Maître Salazar," obéit l'elfe de maison avant de se placer entre les deux humains, de prendre doucement Tanwen et de transplaner dans un petit « pop » sonore.

Dès qu'ils atterrirent dans une clairière déserte, Salazar lui ordonna de se tourner et Harry s'exécuta sans discuter, habitué depuis longtemps aux directives sévères de son amant guérisseur - "Mon mari", se rappela Harry avec un sourire en coin.

Salazar tapota la tunique de sa baguette, la faisant disparaître et grimaça en voyant l'état du dos de Harry "Tes cicatrices se sont rouvertes".

"Je m'en doutais. Mon dos me fait vraiment mal."

"C'est une bonne chose que nous ne soyons pas réapparus près de ton seigneur Voldemort, alors," fit Salazar, fouillant dans la poche de sa ceinture pour prendre une potion de soin à base de larmes de phénix. "Bois," ordonna-t-il en lui tendant la potion. Harry but le contenu et le fondateur sourit de soulagement lorsque les plaies sanguinolentes se refermèrent, redevant de simples cicatrices.

Harry eut un frisson quand Salazar passa une main sur les cicatrices et se tourna pour le regarder. "Arrête de faire ça. Où est ma tunique ?"

"Disparue," répondit Salazar sans aucune trace de remords pour l'avoir déshabillé "Ton pantalon va probablement subir le même sort."

Harry tordit le haut de son corps afin de voir les taches de sang qui maculaient l'arrière de son pantalon et soupira. "Oui, bon, d'accord. Je suppose que je vais devoir l'enlever aussi ?" Il leva un sourcil entendu à l'autre sorcier.

Salazar esquissa un sourire narquois et s'avança jusqu'à ce qu'ils soient poitrine contre poitrine, ses longs doigts fins titillant le haut du pantalon de Harry. "J'aimerais beaucoup baiser mon nouveau mari," susurra-t-il avant d'étouffer le gémissement de Harry en l'embrassant.

Slinky soupira alors que les deux humains commençaient à se déshabiller et baissa les yeux sur le bébé phénix. "Je pense qu'on va attendre ici un petit moment."

Une lueur amusée brilla dans les yeux de Tanwen qui regarda par-dessus le rebord de la robe à carreaux de Slinky pour observer les humains, les encourageant doucement tandis que Slinky laissait échapper un rire embarrassé et couvrait ses yeux.

Quand Harry et Salazar furent à nouveau vêtus, Salazar demanda: "Où va-ton en premier ? Dans les ruelles ?"

Harry hocha la tête. "J'aimerais savoir quel jour on est et ce qu'il se passe en ce moment. Slinky, viens-tu avec nous ou préfères-tu nous suivre toute seule ?"

"Slinky suivra toute seule, Maître Harry," répondit l'elfe de maison.

"Bien." Harry et Salazar dissimulèrent leur visage sous la capuche de leur cape, puis Harry glissa sa main dans celle de Salazar et les fit transplaner jusqu'au Chaudron Baveur.

"Bonjour", les salua Tom, actuel propriétaire des lieux.

Harry sourit sous son capuche et se dirigea vers le bar. "Bonjour", répondit-il. "Auriez-vous la Gazette ? Nous sommes restés loin du pays un moment et souhaitons rattraper le retard sur l'actualité."

"Je pense que j'en ai une. Attendez ici ..." Tom se dirigea vers le côté éloigné du bar pour regarder.

"Nous devrions chercher de la nourriture avant que Slinky ne fasse des siennes", murmura Salazar, qui glissait de l'anglais moderne au vieil anglais alors qu'il essayait de s'adapter à l'utilisation de la nouvelle langue à temps plein. Cela ne dérangeait pas Harry, capable de comprendre les deux, mais il était certain que cela rendrait les autres complètement fous.

"Je vais d'abord passer voir Gringotts," répondit Harry en secouant la tête. "Je pourrais t'ajouter à mon compte quand nous serons là-bas."

"Hm. Je n'ai jamais eu d'or auparavant."

Harry pouffa de rire lorsque Tom revint vers eux, un journal à la main. "Voilà, messieurs. Peut-être souhaiteriez-vous manger un sandwich ou prendre une tasse de thé pendant que vous lisez ?"

"Ah, j'ai bien peur de devoir passer à Gringotts, avant ", s'excusa Harry. "Cela ne vous dérange pas si je prends le journal avec nous?"

"Tu peux le garder, fiston," acquiesça Tom.

"Merci beaucoup. Allons-y, Sal."

Ils sortirent du pub par la porte de derrière et Harry montra à Salazar comment atteindre le chemin de traverse. Dans la rue commerçante, Harry dut prendre la main de Salazar et l'entraîner avec lui comme il l'aurait fait avec un petit enfant. En effet, le fondateur était totalement émerveillé devant les nombreuses échoppes magiques qui parsemaient l'allée, la plupart n'existaient pas à son époque. Avec Harry, il avait visité quelques boutiques magiques qui voisinaient des commerces non magiques à Rome et en Égypte, mais jamais encore il n'avait parcouru toute une allée commerçante.

Quand ils atteignirent Gringotts, Harry tira Salazar et murmura, "Est-ce que tu as terminé ? Ou vas-tu rester encore bouche bée devant toutes ces boutiques ?"

Salazar soupira. "Comme si tu n'étais pas resté bouche bée la première fois que tu es venu à mon époque."

Harry se mit à rire "Touché. Viens, allons nous occuper de mon- de notre, je suppose que c'est comme ça maintenant - argent."

A Gringotts, Harry et Salazar se retrouvèrent face à une longue file d'attente, Harry en profita pour déplier le journal et l'examiner pendant que Salazar regardait par-dessus son épaule. "Trois juillet" murmura Harry. "Je suis parti la nuit du vingt-quatre juin; donc cela fait environ huit jours, pas grand chose ne s'est passé pour l'instant."

"Est-ce bien ou mal ?"

"Je ne suis pas encore sûr." Harry fronça les sourcils, cherchant le nom de Voldemort, mais ne trouva rien. "Hm...c'est étrange."

"Quoi ?"

"Il n'y aucune mention de Vold -euh Vous-savez-qui," rectifia Harry en jetant un coup d'œil au sorcier devant eux, qui s'était aussitôt raidit lorsque Harry avait prononcé le nom choisi par le Seigneur des Ténèbres. Passant au vieil anglais, il ajouta, "Désolé. Les gens deviennent nerveux dès que l'on prononce son nom."

"Je comprends. Est-ce que l'on parle de toi ? Ou bien de Poudlard ?"

Harry pencha la tête vers la gazette et finit par dénicher son nom ainsi que celui de Cédric - dans le coin inférieur droit.

Potter et Diggory disparus ?

Harry Potter et Cedric Diggory, anciens candidats du Tournoi des Trois Sorciers, sont toujours portés disparus après s'être volatilisés dans le labyrinthe le soir du 24 juin. Les spéculations sur leur sort continuent d'affluer dans tout le pays, et même à l'international. Ici, à la Gazette du sorcier, les suppositions vont bon train . La favorite actuelle étant celle de la célèbre Rita Skeeter. D'après la journaliste, Potter et Diggory auraient pris la fuite ensemble et vivraient très heureux en Australie, où les fans ne seraient pas en mesure de retrouver Potter.

"Les dieux me sauvent de Rita Skeeter." gémit Harry "Cette femme est une menace."

Salazar renifla après avoir lu l'article. "Au moins, elle te préfère à Diggory,"ironisa -t-il et Harry le frappa avec le journal . "Qui est-il d'ailleurs ? Son nom me semble familier."

"C'est le garçon qui est mort, celui dont je t'avais parlé un jour", dit rapidement Harry qui ne voulait pas s'attarder dessus. Il plia le journal, le rangeant dans une de ses poches avant de tourner son attention vers la banque tandis que le sorcier devant eux se dirigeait vers un guichet ouvert. Quand un des guichets fut libre, Harry marcha vers le gobelin en disant: "J'ai besoin d'une clé de remplacement, car je ne sais pas où est la mienne, j'aimerai aussi ajouter mon mari à mon coffre-fort."

Le gobelin soupira. "Nous pouvons faire un rappel de la clé."

"Cela me va."

"Prénom?"

Harry s'arrêta un instant, puis leva les bras et écarta sa frange, le capuchon suffisamment repoussé pour montrer la cicatrice en forme d'éclair au-dessus de ses yeux d'un vert éclatant.

Le gobelin se racla la gorge, les yeux écarquillés et commenta nerveusement: "J'avais l'impression que vous étiez ..."

"Plus jeune?" suggéra calmement Harry. "J'ai eu un accident avec un voyage dans le temps. Ma clé ?"

Le gobelin acquiesça et marmonna en gobelbabil au-dessus d'une boîte en bronze. Après un moment, quelque chose résonna à l'intérieur et il sortit la clé en or de Harry. "Voici", dit enfin le gobelin, en tendant la clé au jeune homme. Une fois que Harry l'eut rangée en toute sécurité, le gobelin expliqua: "Il n'y a besoin que de la clé pour accéder à votre coffre-fort, votre mari peut y accéder sans problème. Il y a un sort sur toutes les clés Gringotts qui permet de les protéger en cas de vol, ainsi si une personne non désirée par le propriétaire du coffre a la clé, elle ne pourra pas avoir accès au coffre. "

Harry hocha la tête. "Je vois. Puis-je la confier à mon elfe de maison et lui demander de retirer de l'argent pour moi ?"

"La plupart des sorciers ne le font pas, mais nous ne nous soucions pas de l'espèce qui retire l'argent." ricana le gobelin.

"Excellent. Maintenant, j'aimerais bien aller à mon coffre, si c'est possible ? "fit Harry.

Le guichetier opina et appela un autre gobelin. Il se pencha vers lui et murmura quelque chose à son oreille. Le gobelin écarquilla les yeux, dévisageant les deux sorciers encapuchonnés avec incrédulité. " Maintenant " , ordonna le guichetier.

"Par ici", fit le gobelin avant de se diriger vers l'une des portes à l'arrière du hall.

"Tu vas voir, tu vas soit adorer, soit détester," lança Harry à Salazar.

"Hum, j'ai hâte"

Évidemment, Salazar apprécia beaucoup la promenade mouvementée à bord du chariot et, une fois arrivés au coffre-fort, Harry le laissa prendre tout l'argent qu'il voulait, souriant avec amusement. "Sal, tu es comme un petit enfant," commenta-t-il alors qu'ils revenaient dans le chariot.

"Chut" ordonna Salazar. Puis, adoucissant son ton, "On va manger ?"

"Bien sûr. Et ensuite direction Poudlard. Je dois parler au professeur Dumbledore et m'assurer qu'il est au courant du retour de Voldemort."

Le gobelin à la tête du chariot se raidit, mais ne fit aucun commentaire. Harry et Salazar l'observèrent un instant puis haussèrent les épaules.

"Puis-je regarder la gazette pendant que nous mangeons?" demanda Salazar une fois à l'extérieur de Gringotts.

"Certainement."

Le repas était bon et Salazar s'amusa à chercher dans le journal toutes les fois où Harry et Cédric étaient mentionnés, faisant quelques commentaires moqueurs au passage. Après le déjeuner, Harry les fit transplaner devant les hautes portes de Poudlard, qui s'ouvrirent au contact de Salazar, comme si elles l'avaient reconnu.

"Tu as fait quelque chose à ce sujet ? Ou alors l'école t'a reconnu comme l'un de ses créateurs ?" demanda Harry alors qu'ils franchissaient les portes .

"Qui sait ?," répondit Salazar en secouant la tête. "Je suis content que Godric n'ait pas laissé de mauvaises surprises "

"Les autres ne l'auraient pas laissé faire," répliqua Harry avec certitude.

"Je suppose."

Ils se trouvaient non loin des escaliers quand ils tombèrent sur le professeur Flitwick.

"Puis-je vous aider ?" s'enquit celui-ci en les rejoignant.

"Nous sommes ici pour voir le directeur," répondit Harry avec un sourire facile pour son ancien professeur. "Est-il dans son bureau ?"

"Il devrait l'être," acquiesça Flitwick. "Connaissez vous le chemin ?"

"Oui, merci," répondit Harry en grimpant les marches, Salazar sur ses talons. "A moins qu'il n'ait été déplacé du septième étage ?"

Flitwick eut un petit rire. "Non, il est toujours là", répondit-il, sautillant sur les marches d'un pas léger.. "Vous postulez pour le poste de Défense Contre les Forces du Mal ?"

Harry réfléchit rapidement à cette question avant de répondre soigneusement: "Cela pourrait être une occupation intéressante."

"Tant que vous n'êtes pas touchés par la malédiction," acquiesça Flitwick.

"La malédiction ?" répéta Salazar d'un ton surpris.

"Je t'expliquerai plus tard," promit Harry, tendant la main pour toucher l'épaule de son mari. "Calme-toi, Sal."

Salazar laissa échapper un sifflement de colère, mais finit par mettre cette histoire de malédiction pour plus tard. Flitwick les accompagna jusqu'au septième étage, discutant de diverses choses qui s'étaient passées le mois dernier. Harry ne fut guère intéressé par cela, préférant savoir ce qu'il s'était passé la semaine dernière. Flitwick leur expliqua que Harry et Cedric avaient disparu. "Présumés morts, selon Albus. Il pense également que Vous-Savez-Qui est de retour et je suis enclin à le croire."

"Qu'est-ce qui lui fait penser ça ?" questionna Harry, intrigué et plus que content d'apprendre que Dumbledore croit au retour de Voldemort.

"Eh bien, Harry a disparu", répondit Flitwick comme si c'était une évidence. "Et Dumbledore a ses sources, bien sûr. Le ministère pense qu'il est fou."

"Il est un peu fou" rectifia Harry avec un soupçon de tendresse.

Flitwick se mit à rire. "C'est vrai. Mais je suppose qu'il y a une grosse différence entre être fou et être sûr que le mage noir que tout le monde craint est de retour."

"Le ministère est constitué d'une poignée de sorcière et de sorciers brillants et d'une majorité d'imbéciles, plus occupés à gratter du papier et à s'incliner jusqu'au bas de leurs chaussures qu'à faire quelque chose de plus intelligent"

"Bien dit," approuva Flitwick alors qu'ils atteignaient le septième étage. "Eh bien, c'est ici que je vous laisse."

"Merci beaucoup," fit Harry en souriant sous sa capuche. Flitwick n'avait pas fait trois pas que Harry l'interpella : "Professeur Flitwick ?"

"Oui ?"

Harry grimaça. "J'ai bien peur de ne pas connaître pas le mot de passe du bureau du directeur "

"C'est Harry Potter",répondit Flitwick.

Harry cligna des yeux plusieurs fois, surpris, puis sourit tristement. "Merci", dit-il avant de se retourner et DE cheminer vers le bureau du directeur, Salazar à ses côtés.

"Alors cette malédiction?" voulut savoir le fondateur, parlant en arabe afin de ne pas se faire comprendre par les portraits curieux.

"Voldemort l'a créé, empêchant quiconque d'occuper le poste de Défense Contre les Forces du Mal pendant plus d'un an. Je ne t'en aie pas déjà parlé ?"

Salazar secoua la tête. "Peut-être. Je vais devoir vérifier s'il n'existe pas un moyen de l'enlever."

"Si quelqu'un peut l'enlever, c'est bien toi," répliqua Harry en riant lorsque le fondateur renifla avec incrédulité. "Harry Potter," dit Harry à la gargouille et celle-ci s'ouvrit.

"Je ne me souviens pas de cette porte," dit Salazar en montant l'escalier tournant. "Ni de ces escaliers ."

"C'est la tour sud. Elle existait déjà, peut-être n'était-elle pas assez voyante."

"Je veux bien te croire," admit Salazar. "Après tout, tu as toujours étais plus à l'aise dans les étages supérieurs."

Harry sourit et frappa à la porte fermée en haut des escaliers.

"Entrez " les invita la voix de Dumbledore de l'autre côté.

Harry ouvrit la porte et ils entrèrent tous les deux à l'intérieur, leur regard balayant le bureau. Harry se contenta de jeter un bref coup d'œil, s'assurant que rien n'avait changé depuis la dernière fois qu'il était venu dans la pièce, puis se concentra sur l'homme derrière le bureau, qui les observait avec un froncement de sourcils. Avec un sourire en coin, Harry repoussa sa capuche "Cela faisait longtemps, monsieur."

"Harry ?" laissa échapper Dumbledore, stupéfait.

Autour d'eux, les portraits sur les murs sortirent de leur faux sommeil et fixèrent le jeune homme qui inclina la tête. "Oui monsieur."

"Mon garçon," murmura Dumbledore, les larmes aux yeux. "Nous pensions-"

"Que j'étais mort, oui, je sais", fit doucement Harry, faisant signe à sa baguette de se libérer de son brassard et conjurant distraitement deux sièges pour lui et son mari devant le bureau. "Je suis tombé sur le professeur Flitwick tout à l'heure et il m'en a parlé. J' ai failli y rester, mais Sal m'a sauvé la vie quand il m'a trouvé."

"Où étais-tu ?" questionna Dumbledore. "Nous ne te cherchions partout."

"Et vous ne m'auriez jamais trouvé," déclara Harry. "Je me suis retrouvé dans le passé; très loin dans le passé. J'ai depuis terminé ma scolarité, bien qu'il puisse y avoir des sorts que je ne connaisse peut-être pas, à cause de l'époque où j'étais " Il jeta un coup d'œil vers le Choixpeau, posé sagement sur une étagère. "Vous seriez heureux de savoir, Choixpeau, que j'ai finalement beaucoup apprécié la Maison Serpentard."

"Je te l'avais bien dit," rétorqua le Choixpeau avec un sourire suffisant.

"Quelle est cette chose ?" s'enquit Salazar, repoussant sa capuche d'un geste désinvolte.

"C'est le choixpeau, c'est lui qui détermine dans quelle maison on va aller," expliqua Harry, amusé. "Il était à Godric."

"Je pensais bien l'avoir reconnu." ricana Salazar. "Je ne n'arrive pas à croire que quelqu'un n'ait pas eu l'idée de brûler cette fichue chose."

"Sal," dit Harry en fronçant les sourcils.

Dumbledore s'éclaircit la gorge. "Pardonnez-moi, mais vous êtes ?"

"Oh pardon." Harry rit doucement. "C'est mon mari, Salazar S–"

"Potter, s'il te plaît," corrigea Salazar.

Harry sourit doucement, sachant combien son mari détestait le nom de son père. "Bien sûr. Salazar Potter."

"Le seul Salazar que je connaisse est Salazar Serpentard", intervint sèchement l'un des portraits.

Salazar leva des yeux impassibles. "C'est mon nom", déclara-t-il. "Et vous êtes ?"

Le portrait le fixa un long moment, le visage émerveillé, avant de murmurer: "Phineas Nigellus, Seigneur Serpentard."

"Je ne suis et n'ai jamais été un 'Seigneur'", rétorqua froidement Salazar. "Et je préférerais de loin que vous utilisiez le nom de famille de mon mari, si vous devez vous référer à moi." Il s'arrêta un instant, l'air pensif. "Tu n'es pas un Seigneur, n'est-ce pas, Harry ?"

Harry rit et secoua la tête. "Non, tu n'as pas de soucis à te faire à ce sujet." Il se tourna vers Dumbledore, qui observait Salazar avec une expression curieusement vide, comme s'il ne savait pas comment réagir face à l'homme. "Professeur, je pourrais peut-être rétablir les faits concernant Salazar ?"

"Je t'en prie mon garçon," l'invita Dumbledore, offrant un sourire à Harry.

"Salazar est, en réalité, un sang-mêlé, il a été élevé par une moldu. Il ne déteste pas les personnes non magiques, même si les moldus de son époque avaient un gros penchant pour les bûchers et la lapidation. Les histoires sur Serpentard, la haine des moldus et la prédominance des sangs-purs, se sont certainement fondées sur son neveu, Angus Serpentard, lequel était dans la maison de Godric. "

"Remercions les dieux," murmura Salazar.

"Tu l'aurais certainement tué s'il avait été dans notre maison " dit Harry à son mari et l'homme eut un rictus.

"Il l'aurait mérité."

"C'est sûr."

"Et la Chambre des secrets ?" voulut savoir Dumbledore, son sourire se faisant un peu plus sincère alors qu'il regardait les deux sorciers.

"Elle n'existait pas quand nous sommes partis," répondit Harry. "Il est possible que Angus ou l'un de ses descendants l'ait créé."

"Excusez-moi," interrompit Salazar. "La Chambre des secrets ?" Devant l'air incertain de Harry, Salazar insista, "Harry, qu'est-ce qu'ils ont fait à mon école?"

Harry grimaça. "Une chambre souterraine a été créé il y a des siècles de cela, elle contenait un basilic et ne pouvait s'ouvrir que grâce à un mot de passe en Fourchelang ", répondit-il honnêtement, préférant que son mari soit mis au courant par lui plutôt que par un élève non averti. "Voldemort l'a libéré afin de purger l'école des enfants Nés-moldus."

Le visage interdit, Salazar fixa son mari un long moment avant de laisser échapper une série de sifflements en Fourchelang que Harry comprit comme des menaces de mort à l'égard de son neveu et de sa progéniture.

Comme Salazar ne semblait pas s'arrêter de sitôt, à présent il voulait faire sortir les intestins de Angus à la petite cuillère, Harry décida d'intervenir :Salazar . Premièrement, tu ne pourras pas effectuer ta vengeance car nous ne sommes pas prêt de revenir à ton époque. Deuxièmement, les chances que tu réussisses sont très minces. Troisièmement, tu me donnes mal à la tête. Tais-toi ! :

Salazar laissa échapper un dernier sifflement rageur avant de se calmer.

Harry secoua la tête et regarda Dumbledore qui les observait avec un sourire amusé. "Monsieur, le professeur Flitwick a mentionné que vous étiez au courant du retour de Voldemort ?"

Dumbledore hocha la tête. "Tu te rappelles que Severus Rogue était un Mangemort ?"

"Oui, en effet. Je sais qu'il travaille pour vous", répondit Harry, le visage neutre à la mention de son professeur préféré; peu importe les ennuis que Godric leur avait causés, Harry détestait toujours autant Rogue.

Dumbledore inclina la tête. "C'est toujours le cas. Il est revenu aux côtés de Voldemort sur mes ordres afin d'être mes yeux et mes oreilles. Aux dernière nouvelles, Voldemort pense également que tu es mort."

Les lèvres de Harry se retroussèrent avec un sourire sardonique. "Oui, je m'en doutais un peu." Puis il se mit à expliquer tout ce qui s'était passé depuis le moment où Cédric et lui avaient pris la Coupe dans le labyrinthe, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse à cause de la douleur causée par le dôme doré."

"Inhabituel," murmura Dumbledore une fois que Harry eut fini. "Peut-être me laisserais-tu supposer pourquoi le dôme s'est formé ?"

"Je vous en prie."

"Ta baguette et celle de Voldemort partagent une plume issue d'un même phénix, comme tu le sais." Harry hocha la tête. "Fumseck étant ce phénix, d'ailleurs," précisa Dumbledore et les yeux de Harry se posèrent sur le perchoir vide derrière le bureau. "Quand vos sorts se sont affrontés, les baguettes n'ont pas pu se battre au sens propre du terme comme elles sont sœurs, et elles ont donc dû trouver une manière moins traditionnelle de le faire. C'était, je crois- ce qu'on appelle le priori incantatum – il s'est malheureusement retourné contre toi, plutôt que sur Voldemort. Comme ton dernier sort était le sortilège de désarmement ... "

"Bien sûr," murmura Harry. "Je me suis désarmé moi-même, ce qui a brisé le lien. Je suppose que le sortilège de Voldemort a ensuite touché le dôme doré. Étant donné que Fumseck m'appréciait, cela a en quelque sorte permis au dôme doré de me sauver avant que le sortilège ne puisse m'atteindre en m'envoyant dans le passé."

"C'est une hypothèse intéressante", approuva Dumbledore. "Je suppose que tu n'as plus ta baguette d'origine ?"

Harry secoua la tête et, d'un geste rapide, apposa sa baguette sur sa main. "20 cm, bois de frêne et plume de phénix. Le phénix en question est Tanwen, si j'en crois les réactions d'Ollivander lorsqu'il l'a vue."

"Tanwen ?" répéta Dumbledore avec intérêt.

"Slinky," appela Salazar et l'elfe de maison apparut à ses côtés, tenant le bébé phénix dans ses bras.

"Slinky est demandée par Maître Salazar ?" pépia Slinky. Tanwen laissa échapper un pépiement impatient "Non", fit l'elfe de maison au phénix.

Salazar renifla, tendant la main vers l'oisillon, et Slinky le lui rendit sans problème. "Qu'est-ce qui ne va pas, ma douce ?" lui murmura-t-il en la tenant contre son épaule.

Tanwen pépia joyeusement et attrapa les plis de la capuche de Salazar jusqu'à ce qu'elle trouve un nid dans lequel se pelotonner.

"Les Maîtres manquaient à Maîtresse Tanwen", les informa Slinky. "Maître Harry, Slinky détecte un autre elfe libre lié à Maître Harry."

"Ah oui ?" Harry fronça les sourcils pendant un moment. "Oh ! C'est probablement Dobby."

"Slinky peut parler avec lui ?" demanda innocemment Slinky.

Harry rétrécit les yeux vers elle. "Qu'est-ce que tu prévois, créature sournoise ?"

"Slinky ne sait pas ce que veut dire Maître Harry. Slinky n'est pas Sneaky, Slinky est Slinky.

"Adorable", commenta Salazar, un brin moqueur. "Allez. Va donc causer des problèmes."

"Slinky en fera !" glapit Slinky avant de transplaner.

"Je te revaudrai ça plus tard," promit Harry à son mari, qui lui sourit et caressa Tanwen, gagnant un gazouillement joyeux. Harry renifla et regarda Dumbledore, qui observait le phénix avec curiosité. "C'est Tanwen," commença Harry. "Elle m'a trouvée il y a quelques années et nous a adoptés Salazar et moi. D'ailleurs, je l'ai rencontrée à peu près de la même façon qu'avec Fumseck."

Dumbledore eut un petit rire, se souvenant de la réaction horrifiée de Harry lorsqu'il était tombé sur Fumseck en train de se consumer. "Au moins, tu savais à quoi t'attendre cette fois."

Harry sourit. "En effet, et tout le monde a été épaté quand elle s'est enflammée et que je n'ai pas reculé."

" J'ai cru que ta tête allait prendre feu" rétorqua Salazar sur un ton de reproche. "Cela aurait été bien ma veine si tu étais mort en voulant sauver un oiseau mourant."

"Au lieu de cela, tu as pu rencontrer un phénix. Tu vois, en fin de compte ça a marché."

Salazar renifla, mais tendit la main et caressa les plumes de Tanwen. "Que fait-on à propos de Voldemort ?" s'enquit le fondateur. "Nous avons lu la gazette, mais son nom n'était mentionné nulle part."

"Il fait profil bas pour l'instant", fit Dumbledore. "Il est probablement en train de rassembler ses partisans et de trouver un moyen de les faire sortir d'Azkaban. De même, nous rassemblons l'Ordre du Phénix, un groupe que j'ai créé lors de la première ascension de Voldemort. Ton parrain, Arthur et Molly Weasleys en font partis. "précisa-t-il à Harry.

Les lèvres de Harry se retroussèrent en un léger sourire. "J'ai hâte de les revoir,".

Dumbledore sourit en retour. "Je pense qu'ils seraient également ravis de te revoir. Molly était dans tous ses états, complètement bouleversée, et Sirius s'est enfermé avec Buck."

Harry fit une grimace. "Ce n'est pas bon."

"Non, ça ne l'est pas," acquiesça Dumbledore. "Harry, je dois te demander, combien d'années es-tu resté dans le passé ?"

"Pas tout à fait huit," répondit Harry avec certitude. "J'ai vingt-deux ans." Il marqua une pause, puis soupira. "Mon anniversaire va bientôt arriver. Encore."

Salazar eut un petit rire. "Ce sera rapide. Tu pourras le fêter le vingt-sept octobre si tu préfères."

Dumbledore sourit puis secoua la tête. "Qu'avez-vous l'intention de faire maintenant ? Nous pourrions peut-être dissimuler ton âge, Harry, afin que tu puisses officiellement revenir en tant qu'élève-"

"Si c'est exactement la même chose, je ne préférerais pas," répondit Harry. "Je ne me suis plus considéré comme un élève depuis très longtemps et je préférerais ne pas tester ma patience avec ça. J'ai entendu dire qu'il pourrait y avoir un poste disponible, c'est exact ?"

Dumbledore acquiesça. "Le poste de Défense Contre les Forces du Mal est disponible, en effet. Et j'ai beaucoup de difficulté à trouver quelqu'un, surtout après que Alastor ait été retrouvé mort il y a quelques jours. "

"Fol Oeil est mort ?" lança Harry, abasourdi, se redressant sur son siège. "Je n'ai jamais entendu parler de ça ."

Dumbledore hocha la tête, la mine sombre. "Je pense qu'il a été gardé en vie que dans l'unique but d'être utilisé pour fabriquer du Polynectar, ce qui signifie que c'est l'un des partisans de Voldemort qui était professeur, et non Alastor."

"C'est troublant," murmura Harry. "Même si cela explique comment le tournoi a été détourné. "Il secoua la tête. "Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerais prendre un poste à Poudlard, peut-être celui de Défense contre les Forces du Mal ? Sal peut enseigner avec moi, ou bien aider à l'infirmerie ? Il est un guérisseur qualifié et il est très doué en potions", ajouta-t-t-il au regard curieux de Dumbledore.

"J'avais deviné pour les potions," finit Dumbledore. "La classe de potions a toujours été assez proche de la maison Serpentard."

"Je suis capable d'enseigner les potions", déclara Salazar, "je l'ai fait avant de trouver quelqu'un d'encore plus doué que moi, mais je suis d'abord un alchimiste, un guérisseur, et un artisan des potions."

Dumbledore inclina la tête. "Je suis aussi un alchimiste, et c'est plus un passe-temps que quelque chose auquel j'aspire," avoua-t-il. "Je peux certainement vous présenter Poppy Pomfrey, notre infirmière; elle apprécierait grandement d'avoir un guérisseur dans le château."

"Deux guérisseurs," corrigea Salazar, faisant un signe de tête à Harry, qui sourit faiblement.

"C'est vrai ?"

Harry haussa les épaules. "La guérison et l'arithmancie étaient les deux classes principales, et il n'y avait aucun cours d'histoire. Nous avons eu un professeur d'astronomie en…" Il fronça les sourcils et se tourna vers Salazar. "Quatrième année ? Au milieu de la quatrième année ?"

"C'est ça," acquiesça Salazar, indifférent. "Il n'y a pas de cours de magie guérisseuse à votre époque ?"

"Il n'y a pas eu assez d'intérêt pour cet enseignement", expliqua Dumbledore. "Ste Mangouste est une alternative beaucoup plus simple, d'autant plus que la plupart des accidents magiques vont au-delà des compétences enseignées dans un cours de guérison." Dumbledore fronça les sourcils. "Harry, si tu as l'intention d'enseigner la Défense Contre les Forces du Mal, il sera peut-être plus simple pour toi de prendre une autre identité plutôt que de prétendre que tu as pris huit ans en huit jours."

Harry renifla. "Vous avez sans doute raison. Mais les gens semblent beaucoup plus apprécier l'idée que je sois parti avec Cédric ou quelque chose dans ce goût là" Ses yeux se voilèrent subitement de chagrin "Je vais devoir envoyer un hibou aux parents de Cedric pour leur expliquer ce qu'il s'est produit."

"Je vais m'en occuper," promit Dumbledore. "Je leur ai déjà dit qu'il était certainement mort, et la vérité serait peut-être mieux acceptée si elle venait de moi plutôt que du survivant."

Harry hocha la tête. "Bien sûr." Salazar prit la main de Harry et la pressa doucement dans la sienne. Harry lui sourit, puis demanda à Dumbledore. "Avez-vous une idée pour ma deuxième identité, professeur?"

"Je crois que oui," acquiesça Dumbledore. "Si mon frère accepte, nous pourrions te considérer comme son fils, qui a quitté le pays il y a cela des années; ton accent exotique serait parfait pour cette histoire."

"J'ai un accent exotique ?" fit Harry, quelque peu amusé. " Cette histoire inventée me va, tant que votre frère est d'accord. Qu'en est-il de Sal ? Il peut toujours utiliser mon nom de famille – ce n'est pas contre vous professeur Dumbledore - mais il aura besoin d'un passé plausible."

"Tu as dit que Voldemort descendait de l'un de mes frères ou de mes sœurs," dit Salazar. "Je peux toujours prétendre descendre de cette famille; cela expliquerait mon glissement occasionnel dans le Fourchelang."

"Sal," objecta Harry avec un ton très dur, "Je te l'ai dit: les sorciers modernes ne réagissent pas bien au Fourchelang."

"Ils feront avec ", rétorqua Salazar et Harry roula des yeux.

"La mère de Tom - Voldemort - appartient à une famille connue sous le nom de Gaunt", raconta Dumbledore. "Ils étaient plutôt solitaires, donc il n'est pas impossible que vous descendiez de cette lignée."

"Parfait."

Harry renifla. "Où nous sommes-nous rencontrés ?" demanda-t-il à son mari, désireux de clarifier leur histoire pendant qu'il y réfléchissait.

L'expression de Salazar devint songeuse. " Que penses-tu de Rome ? Ou de l'Égypte. Je crois me souvenir que tu préférais Rome."

"Et toi, Égypte," répondit Harry. "L'Égypte est sans doute le pays qui a le moins changé, au fil des siècles. Nous allons devoir nous réadapter au langage moderne et..." Il laissa échapper un soupir de regret. "Je suppose que cela signifie que je ne peux pas dire aux gens que Merlin a officié notre handfasting ?"

Sous la stupeur, Dumbledore manqua s'étouffer avec sa salive et se mit à tousser tandis que Salazar éclatait de rire. Au-dessus d'eux, les portraits se mirent à papoter de plus bel.

"Vous avez rencontré Merlin ?" demanda Dumbledore une fois qu'il eut retrouvé la parole.

Harry hocha la tête, un sourire en coin. "Oui. C'est mon meilleur ami." Harry se figea, réalisant que Merlin était mort depuis longtemps et une expression de tristesse traversa son visage. " C'était mon meilleur ami", corrigea-t-il doucement.

"Arrête ça," ordonna Salazar. "N'avez-vous pas juré tous les trois que vous seriez toujours amis, peu importe le temps qui vous sépare ?"

"Si," souffla doucement Harry. "Je m'en souviens."

Salazar soupira et se leva de sa chaise pour s'accroupir devant Harry. "Regarde-moi," ordonna-t-il et Harry croisa ses yeux. " Arrête," dit-il à voix haute, mais, reliant son esprit à celui de Harry, il ajouta: "Ils sont morts dans leur corps, mais leur âme vit en toi. Ne regrette pas leur vie, sinon je te jetterai un sort à leur place.

Harry sourit et se pencha en avant, sa main droite tenant la joue de Salazar alors que leurs fronts se touchaient. "Je t'aime," murmura-t-il en vieil anglais.

Salazar sourit en retour et effleura les lèvres de Harry. "Je sais", murmura-t-il avant de regagner son siège, Tanwen poussant des cris de protestations, mécontente de se faire ainsi bousculer. "Silence, oiseau infernal."

"Si tu continues à l'appeler ainsi, elle va continuer à se plaindre", fit remarquer Harry, amusé, et son mari ricana.

"Je ne suis pas tout à fait Merlin", fit Dumbledore avec un sourire, "mais je pense être suffisamment connu pour que vous puissiez dire que c'est moi qui ait officié votre union."

"Ça marche" approuva Harry. "Merci, professeur. Ah, euh, je veux dire...merci mon oncle ."

Dumbledore rayonna et se leva de son siège. "Je devrais aller chez Abelforth et m'assurer qu'il est d'accord avec ça. Excusez-moi." Il se dirigea vers la cheminée et jeta un peu de poudre de cheminette avant de s'enfoncer dans les flammes vertes. Harry profita de son absence pour expliquer à son mari l'utilité et l'origine de la poudre de cheminette, car Salazar n'en avait encore jamais vue. Quand Dumbledore revint, il leur annonça: "Mon frère est d'accord, mais il aimerait d'abord rencontrer son supposé fils. Et ensuite, peut-être pourrons-nous retrouver l'Ordre et les rassurer en leur disant que tu es en vie ?"

"Je ne vois pas de problème avec ça," acquiesça Harry. "Bien que, puissions-nous d'abord envisager de choisir une chambre pour nous dans le château ? Ce serait également bien de donner à Slinky quelque chose à faire pendant que nous sommes occupés."

"Bien sûr. As-tu quelque chose en tête pour la chambre ?"

Harry regarda Salazar, qui fronça les sourcils pendant un moment avant de déclarer, "Je me souviens de pièces non loin des cachots qui pourraient convenir."

"Dans l'aile sud?" demanda Harry et Salazar hocha la tête. "Pour autant que je sache, elles sont toujours vides. Prof– oncle, je ne me trompe pas ?"

Les yeux de Dumbledore pétillèrent. "Si ce sont les pièces auxquelles je pense, elles sont vides, en effet." Il ajouta à l'intention de Harry: "Tu t'y es même aventuré à la fin de ta première année."

"Vraiment ?" Harry fronça les sourcils et réfléchit un instant. "Oh ! C'est là où était caché la pierre ?"

"Exactement."

"Cela me semble bien," fit Harry après avoir pris un moment pour reconstituer mentalement le plan du château. "Allons-nous descendre et en choisir une, puis laisser Slinky s'en occuper ?" Salazar hocha la tête et les deux sorciers se levèrent.

"Un instant," demanda Dumbledore avant de se tourner vers le portrait de l'homme qui avait été impressionné de rencontrer Salazar. "Phineas, voudriez-vous faire savoir à Molly que je vais amener deux invités pour le dîner ?"

"Très bien", acquiesça l'homme en quittant le tableau.

"Nous devrions sans doute faire quelque chose à propos de ta cicatrice, mon garçon," déclara Dumbledore à Harry tandis que les trois hommes sortaient du bureau.

Harry haussa les épaules. "Je peux la cacher avec les mèches de mes cheveux", suggéra-t-il. "Ou bien avec un tissu. Peut-être les deux."

"Je te laisse t'en occuper dans ce cas ", continua Dumbledore et Harry libéra sa baguette magique pour lancer un sort rapide sur sa frange, pensant que cela irait pour le moment. Une fois sa baguette rangée, Dumbledore commenta, "Tu as appris l'Occlumancie, j'ai l'impression ?"

Harry haussa les épaules et hocha la tête – il lui semblait bien avoir senti un frottement contre ses boucliers à un moment donné. "Sal m'a donné des cours presque après notre rencontre. En revanche, j'avoue être très mauvais en Légilimencie."

"Tu ne t'entraînes pas assez", grommela Salazar.

"Je te laisserai volontiers t'insinuer dans l'esprit des autres, Sal," répliqua Harry, amusé.

Dumbledore eut un petit rire. "C'est une compétence pratique."

"Oh, je sais," acquiesça Harry. "C'est pour ça que j'en pratique un peu, mais je préfère de loin lire les expressions des gens dans leur esprit; c'est le meilleur moyen de connaître leurs intentions réelles."

"C'est tout à fait vrai", approuva Dumbledore et ils poursuivirent leur chemin en silence.

Harry et Salazar ne prirent que quelques minutes pour choisir une pièce dans les cachots, préférant la salle vide dont les fenêtres donnaient sur le lac. Salazar appela Slinky afin qu'elle prenne le sac de Salazar qui contenait ses affaires. Dobby était avec elle, et il eut des larmes émues en voyant Harry. Celui-ci fit preuve de patience, une patience qu'il avait longuement entretenu lorsqu'il s'occupait de ses Serpentard, lesquels venaient souvent le voir quand ils avaient fait des cauchemars ou qu'ils avaient le mal du pays. Salazar l'observait avec affection, dissimulant ses sentiments derrière un masque d'irritation, tandis que Dumbledore souriait, heureux de voir que Harry avait grandi sans perdre la gentillesse qu'il avait toujours eue.

Alors qu'ils sortaient du château et se dirigeaient vers Pré-au-Lard pour rencontrer Abelforth, Harry aperçut un fantôme qui lui rappela quelqu'un, quelqu'un de très familier "Alex ?" appela-t-il et Salazar leva la tête, surpris.

Le Baron Sanglant se retourna brusquement et, pour la première fois de sa vie, Dumbledore le vit sourire. "Harry, Salazar, Tanwen." les salua le fantôme.

"Alexander," répondit Salazar avec un sourire triste tandis que Tanwen, nichée sur son épaule, laissait échapper une note peinée "C'est toujours bon de voir un visage familier."

Alexander rit doucement. "Je connais ce sentiment." Il jeta un coup d'œil à Harry. "C'était difficile de ne pas te parler quand tu es arrivé à Poudlard."

Harry sourit. "Tu m'aurais probablement causé de terribles cauchemars", taquina-t-il avant que son expression ne soit attristée. "Je sais que Helena est la femme grise; est-ce que quelqu'un d'autre est resté ?"

Alexander secoua la tête. "Pas à Poudlard," expliqua-t-il. "Eh bien, Ramona et Merlin ont fait un portrait quand c'est devenu possible; je crois qu'il est caché dans la salle qui va-et-vient."

"J'irai le chercher," promit Harry avant de secouer la tête. "Nous sommes en train de nous accoutumer à cette période, on pourra se reparler plus tard et rattraper notre retard."

"J'ai très hâte alors," répondit Alexander et ses yeux transparents brillèrent d'amusement alors qu'il ajoutait: "Maman, père."

"Ne me force pas à t'exorciser," menaça Salazar pendant que Harry riait.

Alexander renifla. "Je ferai savoir à Helena que vous êtes là", leur dit-il.

"Merci" répondit Harry et le fantôme s'inclina légèrement avant de traverser le plafond.

Dumbledore leva un sourcil amusé vers les deux jeunes hommes alors qu'ils bifurquaient dans un couloir. "Maman et Père ?" demanda-t-il.

"C'est une longue histoire." répondit Harry. "Nos Serpentard ont décidé, à force de vivre avec nous, que Sal et moi étions en quelque sorte leurs parents, et comme j'étais le plus facile à approcher, j'étais leur Maman. Sal a refusé de s'appeler Papa, mais il a fini par accepter d'être appelé « père ». Alex est – était ? " Harry secoua la tête et reprit doucement : " est l'un de nos Serpentard. Helena, quant à elle, est la fille de Rowena."

"On dirait que tu t'es fait une famille quand tu étais là-bas," commenta Dumbledore. "Pourtant, vous avez fini tous les deux par partir, pourquoi ?"

"Tout n'était pas si merveilleux," répondit froidement Salazar.

Harry soupira. "Il y a eu des moments difficiles", enchaîna-t-il. "Sal et moi nous sommes disputés avec Godric il y a deux ans et nous avons dû quitter Poudlard. Et j'avais besoin de revenir ici, à la fois pour ne pas détruire le futur par inadvertance et à cause de Voldemort; je n'allais pas le laisser mener sa guerre alors que vous n'étiez pas peut-être pas au courant de son retour. "

Dumbledore offrit un sourire triste à son ancien élève. "J'apprécie cela, ne serait-ce que pour m'avoir rassuré et pour avoir pensé à ton parrain et à tes amis. Mais je suis curieux: si Salazar n'est pas un anti-moldu, pourquoi vous êtes-vous disputés avec Godric Gryffondor?"

"Godric est homophobe," répondit sèchement Harry. "Il a découvert que Sal et moi étions ensemble et a piqué une crise de colère. Même si beaucoup d'élèves nous ont défendu, il a insisté quand même pour que nous partions. Et c'est ce que nous avons fait."

"Je suis désolé, les garçons", murmura Dumbledore, une tristesse sincère dans ses yeux.

Harry secoua la tête. "Ce qui est fait est fait. Et ce n'est pas grave, plus maintenant."

"Godric est mort depuis longtemps", acquiesça Salazar, une note de triomphe dans sa voix. "J'aimerais le voir m'empêcher de « pervertir »les élèves maintenant ."

Harry renifla. "Conduis-toi bien, Sal."

"Je me conduits toujours bien ," rétorqua Salazar.

"Foutaises. Tu passes trop de temps à comploter pour te comporter sagement et tu le sais très bien."

"Hm. Tu as peut-être raison ..."

Harry roula des yeux, amusé. A quelque pas devant eux, Dumbledore esquissa un sourire à leurs taquineries. "Oui, pensa-t-il, avoir Harry et Salazar dans l'équipe sera bénéfique pour tout le monde."


Et voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu ? :)

Une personne encore pire que Angus et Godric réunis va bientôt débarquer...Tout ce que je peux vous dire c'est que lorsque cette personne sera là, entre Sal et elle, ça va clasher très fort XD

Tchouss