Hello everybody !

Voici un long chapitre pour vous remercier d'avoir patienté :)

Bonne lecture et merci à toutes celles qui suivent toujours cette histoire !

Rien ne m'appartient, comme d'habitude.


Abelforth ne fut pas particulièrement méchant et, même s'il était clair qu'il détestait son frère, Harry et Salazar acceptèrent d'éviter ce sujet visiblement tabou, il ne ressentit aucune répulsion envers Harry ou Salazar. Il était compréhensible qu'il soit un peu déstabilisé par Salazar et par l'image qu'il s'en était toujours fait, mais il se détendit une fois que Harry eut fait quelques remarques bien placées sur le passé de son mari.

Quand Abelforth leur ordonna finalement de sortir, disant qu'il avait besoin de se préparer pour le dîner et ajoutant que son frère était mauvais pour les affaires, Albus les invita à voyager jusque dans la cheminée du numéro douze, square Grimmaurd, quartier général de l'Ordre du Phénix

Quand ils arrivèrent, de nombreuses personnes étaient déjà là et des bruits de couverts et de conversations retentissaient bruyamment dans la cuisine. Personne ne prêta donc attention aux nouveaux arrivants, mais Molly Weasley prouva, une fois de plus qu'elle savait toujours ce qui se passait dans sa cuisine en criant par-dessus son épaule: "Bienvenue Albus. Le dîner devrait être prêt dans quelques minutes."

Albus sourit. "Excellent." Il se tourna vers les deux jeunes hommes qui l'avaient suivi. "Il y a un porte-manteaux dans le coin à droite, on va pouvoir y mettre nos capes" leur dit-il, désignant un coin un peu éloigné de l'agitation et ils se frayèrent un chemin jusqu'à l'endroit indiqué "Je me pose une question, Harry," fit Albus alors qu'ils retiraient leurs capes et les suspendaient, Salazar levant les yeux au ciel alors que Tanwen remuait un peu, essayant de trouver un endroit confortable sans cape pour lui fournir de nid.

Harry leva un sourcil. "À quel propos?"

"Tu n'as pas d'épée ?"

Harry jeta un coup d'œil à l'épée suspendue à la ceinture de Salazar . "Je peux en utiliser une, mais je préfère les couteaux", expliqua-t-il en en glissant un dans une sangle dissimulée sous la manche de sa tunique afin d'éviter de se faire remarquer. "L'utilisation des armes non magiques a été enseignée par Godric", enchaîna-t-il. "Nous avions chacun une arme avec laquelle nous spécialiser, puis lui et sa femme, Bernia, se sont assurés que nous pourrions manier d'autres armes si jamais nous en avions une sous la main. Utile à cette époque, plus tellement à présent."

"C'est plus utile que tu ne peux l'imaginer," assura Albus. "Peu de sorciers et de sorcières ne savent quoi faire face à une arme moldue; ils les voient comme inefficaces et inutiles et concentrent toute leur attention sur leur baguette, les laissant vulnérables."

Les lèvres de Harry se contractèrent avec un sourire sinistre. "Les gens magiques sont des imbéciles", dit-il et Salazar opina de la tête.

Albus sourit tristement et attrapa le bras d'une jeune femme qui passait. "Tonks, pourrais-tu aller chercher Remus et amener Sirius ? J'ai une annonce à faire, et je préférerai ne la faire qu'une fois."

"Je vais essayer", répondit la jeune femme qui partit à la recherche de Remus Lupin.

"Nymphadora Tonks", fit Albus à Harry et Salazar. "Harry, elle a fini Poudlard l'année avant que tu aies commencé."

"Poufsouffle ?" devina Harry en la regardant et en apercevant Lupin sortir de la cuisine.

"Exactement," acquiesça Albus en souriant. "Elle vient de terminer sa formation d'auror et elle est la cousine de Sirius."

"Hm."

"A table !" cria Mme Weasley et chacun se dirigea vers la grande table non loin des cuisines . Albus, Harry et Salazar venaient de s'asseoir lorsque Sirius fit son apparition, l'air aussi sombre que la première fois où Harry l'avait rencontré et en le voyant dans cet état, Harry sentit son cœur se briser.

Salazar prit silencieusement Tanwen et la posa sur l'épaule de Harry, caressant au passage la joue du jeune homme. Harry lui sourit, reconnaissant, et laissa un moment de repos à Tanwen avant de lisser ses plumes soyeuses.

Une fois que tout le monde fut assis, Albus s'éclaircit la gorge avant de prendre la parole: "J'ai une annonce importante à faire."

"Les enfants peuvent rester ici ?" s'enquit Molly Weasley, regardant ses quatre plus jeunes enfants ainsi que Hermione.

"Cela les concerne aussi", répondit Albus, qui attendit un petit moment puis déclara "J'ai trouvé Harry."

Un brouhaha sans fin suivit sa déclaration, Albus fut assailli de questions concernant Harry. Etait-il vivant ? Est-ce qu'il allait bien ? Où était-il ? Harry laissa échapper un petit soupir tandis que Salazar fronçait les sourcils.

Albus attendit quelques instants avant de se racler la gorge à nouveau, plissant le front avec désapprobation jusqu'à ce que le silence se fasse. "Il est vivant et il va bien." les rassura-t-il.

"Albus, dis-moi que tu ne l'as pas renvoyé chez les Dursley", plaida Mme Weasley. "Pas après avoir disparu aussi longtemps. Il a besoin de sa famille et de ses amis, il a besoin de nous."

"Merci, Mme Weasley," murmura Harry en souriant. "Et je ne retournerais pas chez les Dursley de sitôt, quelle qu'en soit la raison."

Il y eut un moment de silence stupéfait, puis Sirius lâcha d'une voix étranglée : " Harry ?"

Le sourire de Harry devint triste. "Bonjour Sirius."

Sirius scruta attentivement son visage, sans doute à la recherche de quelque chose de familier puis laissa échapper un sanglot soulagé avant de contourner la table et de s'asseoir en face de Harry, lequel tendit rapidement un mini phénix contrarié à Salazar. "Tu es en vie," souffla Sirius contre l'épaule du jeune homme une fois qu'il l'eut pris dans ses bras. "Oh, merci Merlin."

Harry étreignit Sirius aussi fort qu'il put, enfouissant son visage dans l'épaule de son parrain pour cacher les larmes qui jaillissaient de ses yeux; la perte de son parrain s'était atténuée au fil des ans, mais à certains moments elle revenait, aussi forte que lorsque' il avait réalisé à quel point ils étaient éloignés l'un de l'autre.

"Où étais-tu ?" questionna Hermione alors que Harry et Sirius se séparaient enfin, Harry s'essuyant les yeux.

"Dans le passé," répondit doucement Harry. "La Coupe des Trois Sorciers était un portoloin et Voldemort – presque toutes les personnes présentes tressaillirent- était là aussi et ses partisans l'ont aidé à avoir un nouveau corps et nous ... eh bien, nous avons combattu et il m'a presque tué, mais ma baguette a réagi et m'a envoyé dans le passé. J'y suis resté huit ans. "

"Tu as presque mon âge," commenta Sirius avec un petit rire.

"Je ne suis pas aussi vieux," répondit Harry d'un ton sec, offrant un sourire à Sirius. " Sal , d'autre part ..."

"'Sal' ?" l'interrompit Sirius pendant que les autres autour de la table essayaient de digérer tant bien que mal cette masse d' informations .

"Mon mari", répondit calmement Harry, comme s'il était tout à fait normal pour lui de disparaître pendant une longue période, puis de revenir marié.

Il y eut un silence stupéfait, puis Mme Weasley répéta d'une voix étranglée: " Ton mari ?"

Harry se tourna pour lui sourire, se plaçant derrière Salazar et plaçant une main sur l'épaule sur laquelle Tanwen ne s'était pas installée. Salazar couvrit la main de Harry avec la sienne. "Oui," acquiesça Harry, "mon mari: Salazar Potter."

"Comme Salazar Serpentard ?" cracha Ron, les traits de son visage se tordant d'aversion.

Harry considéra son ami pendant un long moment, son expression tout à fait paisible. Quand il parla, cependant, il y avait une note dure dans sa voix. "Oui, Ron, comme Salazar Serpentard. Y a-t-il un problème ?"

"Oui ! Il est comme ... eh bien, il est ..." Il s'arrêta et s'assit sur son siège face au regard vide de Harry et il fut encore plus gêné par le regard de celui, tout aussi impassible, de l'homme aux cheveux longs et noirs. "C'est un Serpentard," murmura-t-il.

"Moi aussi," rétorqua froidement Harry, sa prise sur l'épaule de Salazar était étroitement serrée, signifiant ainsi à son mari à quel point cette confrontation le dérangeait.

"Mais tu es un Gryffondor !" s'énerva Ron.

"J'ai été un Gryffondor," corrigea Harry, " il y a huit ans. Mais j'ai passé six ans dans la maison Serpentard, et désormais c'est ma maison. Peu importe tes préjugés à son sujet."

' « Mes préjugés » ?" » s'écria Ron en rejetant d'un geste d'épaule la main d'Hermione lorsqu'elle tenta de le faire taire et en ignorant le cri de sa mère: "Ronald !"

"Si tu as un problème avec ma maison, petit, adresse-toi à moi ," interrompit Salazar. " Et laisse mon mari en dehors de ça."

"Sal-" commença Harry.

"Non," le coupa Salazar, levant les yeux vers le jeune homme. Il adoucit son ton et répéta, "Non, Harry. Tu as passé trop de temps à affronter tous ces imbéciles pour que je m'asseye et les regarde te crucifier pour des péchés que tu n'as pas commis."

"Ce ne sont pas les tiens non plus," insista Harry en secouant la tête. "Angus et ses descendants ne te concernent plus, et moi aussi. Si nous devons blâmer quelqu'un ici, c'est Godric, qui a choisi choisi Angus et dirigé toute sa haine sur nous."

Hermione s'éclaircit la gorge. "Harry ?" lâcha-t-elle, en donnant un coup de coude à Ron quand il se mit à marmonner tout bas. Lorsque Harry leva un sourcil, elle demanda : "Qui est cet 'Angus' ?"

"Mon neveu", répondit Salazar, comme si cela importait peu. "Il a toujours détesté les personnes sans magie."

"Vous dites que vous n'êtes pas un ennemi des moldus ?" fit Tonks en se penchant en avant. "Mais votre neveu, lui,l'était ?"

"Complètement", acquiesça Salazar.

"Et Angus, pour votre information, était dans la maison de Godric," ajouta Harry.

"C'est un mensonge !" s'emporta Ron.

"Pourquoi mentirais-je à ce sujet ?" se défendit Harry. "Calomnier la Maison de Godric ? Ron, juste parce que j'ai passé six ans chez les Serpentard ne veut pas dire que j'ai décidé tout à coup de détester la maison de Gryffondor. Non, je me fous de Godric - il était complètement idiot et je suis ravi de ne plus en entendre parler, surtout après la façon dont nous nous sommes séparés - mais son fils, Kenny, sa femme, Bernia, et leur pupille, Duana, étaient tous de bons amis et je regrette de ne pas les avoir revus. "

Ils restèrent tous silencieux un moment, puis Lupin demanda: "Six ans ?"

"Quoi ?"

"Tu nous a dit être resté dans le passé huit ans, mais tu es resté six ans à Poudlard," clarifia Remus.

"En fait" intervint sagement Hermione, "selon l'Histoire de Poudlard , Salazar Serpentard a quitté Poudlard après s'être disputé avec Godric Gryffondor, lequel voulait laisser entrer des enfants Nés-Moldus dans l'école. Mais ..." Elle fronça les sourcils alors qu'elle réalisait que son livre préféré avait déformé la vérité, car Salazar affirmait qu'il n'était pas anti-moldu.

Harry haussa les épaules. "Peut-être un autre membre de la lignée des Serpentard a-t-il été renvoyé pour discrimination envers des Nés-moldus- Godric voulait les protéger, ce fait est vrai - mais Sal et moi n'avions rien contre les Moldus ou les Nés-Moldus."

"Il est possible que la haine de Angus à leur égard nous ait impacté indirectement ", ajouta froidement Salazar. "Plus de mille ans ont passé; les faits ont dû être déformés."

"C'est très probable," approuva Harry.

"Peut-être pourrions-nous commencer ce délicieux repas ?" suggéra doucement Albus, en se décalant d'une chaise pour faire de la place à Sirius. Celui-ci lui sourit avec gratitude et tira Harry à côté de lui.

Mme Weasley fit un geste de sa baguette, faisant apparaître une multitude de plats appétissants. Chacun se servit généreusement, jetant parfois des regards en coin à Harry, comme pour s'assurer qu'il était toujours là ou pour s'émerveiller des changements qui s'étaient produits en huit ans.

"Alors, Harry -" commença l'un des jumeaux Weasley une fois que tout le monde fut installé pour manger.

"- Est-ce que tu as fait des farces incroyables- "

"-Découvert des secrets sur Poudlard–"

"- Que tu voudrais partager avec nous ?"

Harry leva un sourcil amusé vers les jumeaux. "Je n'y ai jamais vraiment participé, mais Angus a été souvent victime des farces des autres quand il était un abruti. Mmmm ... Et vous en connaissez probablement plus sur les secrets du château que moi, compte tenu du nombre de passages qui ont été créés après l'ère des fondateurs " Harry s'arrêta quelques secondes tandis que les sourires de Fred et George s'élargissaient, hésitant à parler de la salle qui se déplaçait au septième étage et pouvait changer de forme à volonté. Finalement, il haussa les épaules, décidant que la pièce serait trouvée si elle le souhaitait.

"Quelles sortes de farces?" demanda l'un des jumeaux avec un peu trop d'empressement.

"Oh, il y avait un peu de tout ", éluda Harry avec un nouveau hochement d'épaules.

Mrs Weasley se racla la gorge bruyamment quand les jumeaux se penchèrent un peu trop vers Harry, et ils finirent par se calmer un peu à contre-coeur, jetant un coup d'œil à Harry qui leur promit d'un regard qu'il répondrait à leurs questions plus tard.

Tanwen poussa tout à coup un cri perçant directement dans l'oreille de Salazar qui grimaça. " Ow , du calme," dit-il, tournant la tête pour la regarder.

"C'est parce que tu lui as dit de ne plus te mordiller," déclara Harry en posant sa fourchette et en agitant sa baguette pour s'occuper des herbes fraîches qui trônaient sur l'évier. Il les déposa ensuite dans une soucoupe qu'il plaça entre son assiette et celle de Salazar. "Voilà ma chérie. Nous sommes désolés."

"Nous sommes désolés ?"grommela Salazar , mécontent. Mais il déposa doucement l'oisillon sur la table et et effleura du doigts ses petites plumes.

"C'est votre animal de compagnie?" questionna Sirius, scrutant avec curiosité l'oisillon.

"Elle n'aime pas vraiment ce nom, mais on peut dire ça comme ça; c'est Tanwen, notre phénix."

"Forcément, il n'y a que toi pour avoir un phénix," marmonna Ron.

"Tais- toi Ron," siffla Ginny tandis qu'Hermione frappait de nouveau son bras.

Harry fixa son meilleur ami calmement jusqu'à ce que celui-ci baisse la tête, incapable de soutenir son regard. "La jalousie n'a pas sa place ici, Ron," commenta-t-il d'un ton léger avant de retourner à sa nourriture.

Le rouquin devint rouge de colère, mais garda sagement sa langue.

Hermione s'éclaircit la gorge, préférant changer de sujet "Alors, tu as rencontré les fondateurs ?"

"En effet." Après coup, il ajouta: "Et Merlin."

Des exclamations stupéfaites suivirent ses paroles, puis Lupin demanda : "Tu as rencontré Merlin . Le Merlin ?"

Salazar renifla. "Oui, le Merlin." Il jeta un coup d'œil à Harry. "Pourquoi de telles réactions ?"

"Chut," intima Harry avec gentillesse avant de se tourner vers Lupin. "Oui, le vrai Merlin. Il était un peu maladroit quand il était jeune, mais il n'était pas vraiment méchant. Il a écrit son nom sur un parchemin pour moi."

Hermione gémit. "Je suis tellement jalouse !"

Harry lui sourit. "Si tu es très gentille, je pourrais te le laisser," proposa-t-il.

"Bien sûr que tu vas me le laisser!" insista Hermione. "Si tu veux que je t'aide avec ta maison…" Elle se figea, puis fronça les sourcils. "Harry, est-ce que tu retournes à l'école?"

"Pas en tant qu'élève," répondit Harry en secouant la tête.

"Harry a pris le poste de Défense Contre les Forces du Mal pour la rentrée prochaine", annonça Albus aux autres personnes assises autour de la table. "Il va se faire passer pour mon neveu."

Harry se tourna vers Salazar, l'estomac noué par l'incertitude. "Sal," murmura-t-il, l'horreur transparaissant dans sa voix, "je vais devoir donner des devoirs et les noter."

Sirius éclata de rire alors que plusieurs regards compatissants se tournaient vers le jeune homme. Salazar prit un moment pour comprendre ce que cela impliquait puis soupira "Pourquoi nous être lancé dans une aventure comme ça ?"

" Sal ," gémit Harry en pressant le bras de son mari.

"Tu résoudras ce problème, j'en suis sûr," le rassura Salazar.

Harry souffla avec irritation. "Tu m'aideras", ordonna-t-il.

Salazar soupira et leva les yeux au ciel. "Bien sûr que je vais t'aider," acquiesça-t-il.

"Et pour la malédiction ?" demanda Ginny. "Même Fol-Oeil a fini par succomber et il n'est resté qu'un an."

"J'ai l'intention d'examiner de plus près cette « malédiction »", déclara Salazar. "Je vais trouver un moyen de nous en débarrasser avant le début des cours, même si cela signifie abattre les protections et les refaire moi-même. Personne ne maudit mon école tant que je suis en vie, en particulier quand cette personne est un monstre difforme qui prétend descendre de moi. " ricana-t-il.

Ginny ne fut pas la seule à regarder Salazar sous un jour nouveau. Hermione déglutit, puis lâcha d'une voix incrédule. "Vous pouvez vraiment faire ça?"

"Oh, oui, il peut faire ce qu'il veut avec les boucliers," répondit Harry. "C'est lui qui les a mis en place, avec l'aide de Rowena, Holden et Helga."

"Et avec ton aide et celle de Ramona," rappela Salazar à son mari; Harry et Ramona avaient aidé à renforcer les protections lorsqu'ils les avaient étendues pour couvrir Pré-au-Lard, comme ils étaient les élèves les plus puissants parmi ceux qui étaient restés durant l'été.

Harry fit un geste de la main comme pour repousser cette idée. "Deux sorts, Sal; ce n'est pas si impressionnant."

"Tu as aidé à mettre en place les protections de Poudlard ?!" s'écria Hermione et Harry comprit qu'il n'avait pas fini d'en entendre parler.

"J'ai aidé à étendre les barrières," corrigea Harry. "Il s'agissait plus de puissance magique que de connaissances des sorts, Hermione."

"Mais je parie que tu connais toutes sortes de sorts qui n'existent plus," fit remarquer Hermione, les yeux brillants d'excitation.

Harry marqua une pause avant de d'avouer sur un ton amusé ! "Je connais d' excellents sortilèges de cuisine; Helga m'en a appris lors de mon premier Noël."

Hermione était clairement partagée entre apprendre de nouveaux sorts et apprendre ceux utiles pour la cuisine. Mme Weasley, cependant, s'éclaircit la gorge et adressa un sourire entendu à Harry "Peut-être pourrions-nous échanger nos connaissances dans ce domaine ?"

"Certainement." Harry grimaça. "J'ai besoin de rattraper les sortilèges de notre époque, de toute façon."

"Je vais voir si je ne peux pas t'aider avec ça", proposa gentiment Lupin.

Harry sourit. "J'apprécierais beaucoup" Puis son sourire se tordit légèrement. "Combien de sorts dois-je vous apprendre en retour?"

Lupin se mit à rire. "Nous verrons" décida-t-il et Harry laissa échapper un gémissement.

Albus se mit à rire avec avec les autres, puis inclina la tête en direction de Mme Weasley. "Eh bien, Molly, ce fut un excellent dîner, mais j'ai bien peur de devoir partir."

"Oh, bien sûr, Albus", répondit Mme Weasley, se levant pour aller conduire Albus jusqu'à à la cheminée alors que l'homme récupérait sa cape.

"Est-ce que ça va si Sal et moi restons un peu, euh… mon oncle ?" demanda Harry en grimaçant; il avait du mal à s'habituer à ce prétendu lien familial avec Albus Dumbledore, il était toujours un professeur pour lui, surtout après avoir vu ses amis.

"Je vous fais confiance pour retrouver votre chemin vers l'école," répondit Albus. "Bien que, si vous ressentez le besoin de passer une nuit ou deux ici, je ne vous en empêcherais pas" Il hocha la tête en direction de Sirius qui le regardait d'un oeil plein d'espoir.

"Pas ce soir, j'en ai peur," répondit Harry avec une pointe de regret dans la voix. "Nous ne pouvons pas laisser Slinky comme ça, et nous devons parler à quelques fantômes."

Albus inclina la tête, puis souhaita une bonne nuit à tout le monde avant de jeter de la poudre de Cheminette dans la cheminée tout en lançant: "Bureau du directeur, Poudlard."

Mrs Weasley jeta un rapide coup d'œil autour de la table et, voyant qu'ils avaient presque tous fini, brandit sa baguette pour rassembler la vaisselle sale. Elle se tourna ensuite vers les plus jeunes "Les enfants, pourquoi n'allez-vous pas déballer vos affaires ?" Les quatre élèves poussèrent un gémissement, mais ils finirent par se lever et par se diriger vers les escaliers.

Sirius se tourna vers Harry et Salazar. "Voulez-vous que je vous fasse visiter ?" demanda-t-il avec espoir alors que certains sorciers allaient aider Molly dans la cuisine alors que d'autres grimpaient les escaliers.

" J'adorerais " acquiesça Harry en se levant. "Sal ?"

"Pourquoi pas", répondit le fondateur en se levant et en plaçant avec précaution Tanwen sur son épaule.

Sirius leur fit une brève visite des lieux, lançant quelques commentaires sarcastiques au passage sur la maison, qui s'avéra être l'endroit où il avait grandi. Ils venaient juste de terminer - Harry caressait Buck alors que Salazar restait à l'écart - quand il y a eu un crash en bas et une voix stridente se mit tout à coup à hurler dans toute la maison.

"Le tableau de ma mère", répondit Sirius aux regards interrogateurs de Harry et Salazar. "Nous la couvrons pour l'empêcher de crier, mais le moindre bruit la réveille et elle se met à jurer et à nous maudire pour oser abriter des traîtres à leur sang et des Nés-moldus ." Il soupira. "Dommage qu'il y ait un sortilège permanent qui la maintienne au mur."

"Je suppose que vous avez quand même essayé de la décrocher ?" demanda Harry alors que Salazar quittait la pièce, l'air déterminé. "Sal ?"

Salazar agita négligemment la main avant de descendre l'escalier.

"Albus a essayé quelques sorts, mais rien n'a fonctionné," marmonna Sirius alors que Harry et lui suivaient le fondateur. "Est-ce qu'il connaît un sort?"

"Je ne suis pas sûr," répondit Harry en se dépêchant de descendre les escaliers après son mari.

Harry et Sirius se retrouvèrent dans le hall d'entrée, où Salazar empêchait doucement Remus de fermer les rideaux. "Savez-vous qui je suis, madame ?" jeta-t-il au portait d'un ton impérieux.

Walburga Black garda le silence assez longtemps, ses petits yeux mauvaix dévisageant l'homme aux cheveux noirs en face d'elle, puis elle se mit à cracher d'un ton hargneux: "Encore un infâme traître à son sang! "

"Je suis Salazar, Serpentard, Madame, et vous me parlerez avec le respect qui m'est dû," répondit froidement Salazar. Le portrait se tut, le regardant silencieusement, les yeux écarquillés. Salazar leva un sourcil, puis poursuivit: "De mon temps, les vraies dames ne faisaient pas autant de vacarme quand elles voulaient dénigrer les mécréants qui étaient chez elles; elles étaient silencieuses et douces, et montraient généralement leur mécontentement en glissant de vilaines surprises dans le thé de leurs invités."

"Bien sûr, mon seigneur Serpentard," souffla Walburga, domptée. "Je m'efforcerai d'agir d'une façon plus digne, propre à ma lignée."

"Un très bon plan", répliqua Salazar avant de regarder son mari en sifflant : Peux-tu s'il te plaît faire en sorte qu'ils arrêtent de m'appeler « Seigneur Serpentard"?:

Harry sourit et secoua la tête pendant que Remus et Sirius se raidissaient en entendant Salazar parler la langue des serpents et que Walburga fixait Salazar avec une mine émerveillée. : C'est de ta faute si tu t'es présenté aussi pompeusement, : répondit Harry, amusé.

Salazar soupira. : Des idées pour se débarrasser d'elle ?:

: Nous pourrions demander à la salle du septième étage, suggéra Harry. : Ou essayez de couper la peinture hors de son cadre ?:

Les yeux de Salazar s'illuminèrent et il tira rapidement son épée, puis l'utilisa pour découper le portrait du cadre d'un geste à la ferme et précis.

"Que faites-vous ?!" brailla Walburga comme le portrait découpé chutait sur le sol. "SALE MENTEUR ! TRAITRE !" Ses yeux brûlaient de haine quand elle leva la tête vers Salazar tandis qu'elle était assise par terre, ses jambes repliées sous elle. "Vous êtes un monstre ," cracha-t-elle.

Un couteau de lancer l'atteignit en plein front et elle laissa échapper un dernier cri perçant avant que le tableau ne gicle d'une encre noire et épaisse.

"Je méprise ce mot", siffla Harry, en allant récupérer son couteau.

Salazar attendit que Harry soit debout et range son couteau avant de se passer une main dans son dos. Harry lui jeta un coup d'œil et sourit en voyant l'éclat de gratitude dans les yeux de son mari. " Personne n'appelle mon mari comme ça," murmura-t-il, passant une main dans les cheveux de Salazar.

"Je sais," murmura Salazar. Et il l'était en effet, parce que Harry lui avait raconté sa vie avec son oncle et sa tante, qui l'appelaient fréquemment 'Monstre', ou bien 'Garçon', n'ayant jamais eu d'autres noms sous leur toit. Harry pouvait encore supporter "garçon", mais "monstre" serait toujours apparenté à "sang de bourbe" pour lui. Angus, puis Godric, avaient utilisé ce mot pour désigner ceux qu'ils méprisaient, et depuis la haine de Harry pour ce mot s'était renforcée au point qu'il devenait fou de colère dès qu'il l'entendait et ce, dans n'importe quelle langue

"Bien," fit Sirius, la voix un peu tendue, "Je suppose que nous n'avons plus besoin d'un sortilège pour la faire taire."

Harry adressa un sourire à son parrain, faisant un pas en arrière pour laisser à Salazar suffisemment de place pour rengainer son épée. "Je suppose que non," répondit-il d'un ton léger, comme s'il ne venait pas de clouer le portrait d'une femme avec un couteau. "Apparemment, la magie n'est pas toujours la meilleure solution, rien ne vaut une bonne épée."

Sirius observa le portrait ou plutôt les restes du portrait, la peinture s'écoulait doucement du trou causé par le couteau de Harry. "Bon débarras", lâcha-t-il, soulagé que son filleul ait retrouvé son calme.

"Ça sent l'argent," commenta doucement Lupin.

Harry grimaça. "Oh, oui, désolé. J'ai deux couteaux en argent, mais les autres sont tous en acier. Je peux laisser ceux en argent à Poudlard la prochaine fois que je viendrai, s'ils vous dérangent ?" proposa-t-il.

Lupin secoua la tête. "Voldemort aura probablement des loups-garous parmi ses partisans; je peux ignorer ces couteaux aussi longtemps que je sais qu'ils te protégeront."

"Et que je ne les utiliserais jamais contre vous," ajouta Harry.

"Si tu tombes sur moi une nuit de pleine lune, je préférerais que tu les utilises," fit doucement Lupin en baissant les yeux.

Mais Harry secoua la tête. "Je suis un animagus; si jamais je me retrouve face à vous, je pourrais toujours changer de forme et m'envoler. Je suis un corbeau", ajouta-t-il alors que Sirius, souriant avec enthousiasme, ouvrait la bouche pour poser la question.

"Il va falloir qu'on te trouve un nom de Maraudeur," déclara Sirius, enroulant un bras autour des épaules de Harry.

Harry soupira. "Tant que ce n'est pas trop clinquant."

Une expression de pur bonheur passa sur le visage de Sirius et Harry eut l'impression de sombrer avant de décider qu'il s'en fichait; tant que Sirius était heureux. Et le nom qu'il trouverait ne serait pas ridicule.

"Harry," interrompit Salazar. Quand Harry, Sirius et Lupin se tournèrent tous vers lui, il déclara, "Nous devrions retourner à Poudlard pour la nuit."

Harry soupira et acquiesça. "Bien sûr. Quel est le meilleur endroit pour transplaner?" demanda-t-il à son parrain.

"Sur le perron," répondit Sirius, la mine triste et abattue alors qu'il s'éloignait.

Harry attrapa sa main et la serra. "Je serai de retour demain", promit-il. "Nous pourrons rattraper le temps perdu et, s'il y a une chambre libre pour Sal et moi, nous passerons même la nuit. D'accord ?"

Un large sourire fendit le visage de Sirius et il serra la main de Harry. "D'accord".

Harry et Salazar se dirigèrent vers le perron et ils transplanèrent devant les portes de Poudlard, qui s'ouvrirent au contact de Salazar et se refermèrent ensuite derrière eux.

"Demain matin, nous devrons sans doute aller au ministère pour nous déclarer," fit Harry alors qu'ils se dirigeaient vers l'école.

"Nous déclarer ?" répéta Salazar en se renfrognant.

Harry haussa les épaules. "Eh bien, il est nécessaire d'obtenir des permis officiels de transplanage. Et il faudrait sans doute que je me déclare comme animagus, même si je vois beaucoup de raisons pour lesquelles il serait préférable de ne pas le faire, du moins tant que Voldemort est en vie."

Salazar ricana. "Tu passes plus de temps à te plaindre de ce ministère qu'à être d'accord avec lui".

Harry grimaça. "Ouais, je sais. Tu préférerais sans doute qu'on y aille juste pour nos permis de transplanage ?"

"Je préférerais, oui."

Harry se fit une note mentale de passer au ministère avant de retourner au 12 square Grimmaurd demain. "Veux-tu retourner au quartier général avec moi demain ?" questionna-il, sachant très bien que Salazar aimait parfois être un peu seul.

Salazar haussa les épaules. "Pourquoi pas. Ton parrain a mentionné quelque chose à propos d'une bibliothèque, je pourrai en profiter pour effectuer quelques recherches sur les sorts modernes."

"Nous te laisserons dans les livres pendant que nous rattraperons notre retard," décida Harry.

"Et je t'apprendrai tout nouveau sort que j'aurais appris," ajouta Salazar, en partageant avec Harry un sourire entendu.

Sur le chemin qui menait au château puis à leur logement ils ne rencontrèrent personne. Helena et Alexander les attendaient dans leur chambre, Slinky et Dobby étaient également là. Dobby était en train de bombarder sa comparse de questions et toutes avaient pour sujet Harry et Salazar, intérieurement Harry se résigna à avoir non pas un mais deux elfes de maison.

"Harry, Salazar," les salua Helena alors que la porte se refermait derrière eux, "c'est un plaisir de vous revoir."

"De même," répondit Harry pendant que Salazar prenait sa cape pour l'accrocher avec la sienne. "Je suis sûr que c'est encore plus réjouissant pour toi, Helena, compte tenu du fait que tu n'as pas pu parler avec moi auparavant."

"C'était difficile", admit Helena en haussant les épaules. "Mais Alexander et moi sommes depuis longtemps les fantômes les moins sociaux de Poudlard. Nous sommes également les plus anciens et depuis longtemps nous sommes habitués à rester seuls."

"Alors que tu étais bien vivante quand nous sommes partis," commenta calmement Salazar en se laissant tomber dans une chaise verte confortable qui ressemblait à celle que Harry et lui avaient eues à l'époque des fondateurs. "Qu'est-ce qui vous a poussé à décider de devenir des fantômes, si je peux me permettre ?"

"Ce n'est pas une histoire très agréable à entendre", les prévint Alexandre.

"Elle le sont rarement," répondit Harry en se laissant tomber sur une chaise qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle de Salazar.

"Les Maîtres veulent-ils quelque chose ?" s'enquit Slinky, les regardant avec espoir. À côté d'elle, Dobby fit de même et Salazar laissa échapper un gémissement silencieux.

"Peut-être du thé," suggéra Harry, ignorant son mari. "En supposant que vous puissiez régler ça sans vous battre ?" Il haussa un sourcil.

Les deux elfes de maison échangèrent un regard coupable. "Slinky s'occupe du thé ?"fit Slinky.

"Dobby se chargera des tasses", accepta Dobby avant qu'ils ne disparaissent tous les deux.

"Tu les attires ," grommela Salazar et Harry laissa échapper un rire nerveux.

"Au moins, ils vont être tous les deux occupés pendant que vous êtes là " fit Alexandre.

Salazar grimaça. "Merci, Alexander, pour cette image mentale."

Alexandre prit un air embarrassé. "Ce n'est pas ce que je voulais dire."

Harry leva les yeux au ciel, puis arbora un sourire lorsque les deux elfes de maison revinrent avec le thé, Dobby servant Harry tandis que Slinky s'occupait de Salazar. "Merci, Dobby, Slinky," leur dit-il alors qu'il s'installait avec son thé.

Les deux elfes de maison hochèrent la tête, un sourire jusqu'à leurs oreilles en forme de chauve-souris, puis se mirent à l'écart pour écouter les fantômes.

"Environ dix ans après ton retour," commença Helena, "papa est tombé malade, c'était une étrange maladie que Duana et ses différents amis guérisseurs n'ont pas pu guérir. Duana a même fait appel à la pièce du septième étage, mais elle n'a rien trouvé d'utile. "

"Même vous, vous n'auriez rien pu faire", ajouta Alexander, voyant le regret dans les yeux de Salazar et Harry et en devinant la raison.

Helena hocha la tête. "Godric ne vous aurait pas laissé rentrer dans le château, de toute façon; Mère lui a demandé."

Salazar soupira tandis que Harry lâchait quelques commentaires acerbes . "Non, en effet,"déclara doucement Salazar, "Il ne l'aurait jamais fait. Il avait déjà du mal à laisser Wilda rester et à mon avis, après notre départ, je doute que quelqu'un ait pu réussir à le convaincre de laisser entrer un autre loup-garou dans l'école. "

"Aucun de nous ne lui en a parlé", admit Alexander. "La meute de Wilda a attrapé un jeune loup-garou magique un jour, et c'est Wilda elle-même qui s'en est occupé en lui donnant quelques cours, et certains loup-garous sont allés directement demander notre aide."

"Il y avait un autre élève homosexuel dont nous avions entendu parler : une jeune fille; le corps enseignant, certains élèves et nous-mêmes avons fait de notre mieux pour empêcher Godric de la découvrir", enchaîna Helena. "Nous y sommes parvenus et elle a fini par exceller dans l'utilisation des sortilèges et, après le décès de Godric, elle est revenue pour enseigner jusqu'à sa mort. Les élèves à qui elle a donné des cours l'adoraient."

Salazar secoua la tête face à l'entêtement de Godric, regrettant qu'il n'ait jamais su voir au-delà des préférences sexuelles d'une personne ou encore d'une malédiction subie. Visiblement son ancien ami n'avait que faire des valeurs humaines . Après un moment, il écarta la question et demanda : "Holden est mort, alors ?"

Helena inclina la tête. "Oui. Durant sa dernière année, maman a passé beaucoup de son temps à ses côtés, me laissant, à moi et à d'autres, le soin de donner des cours et de surveiller la pièce du septième étage. Cela me déplaisait beaucoup, à la fois parce que je devais retourner à l'école de mes propres moyens, et parce que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour rester avec papa. Après son décès, elle s'est affaiblie progressivement, exigeant que je reste dans le château pour m'acquitter de ses fonctions. J'ai fini par voler son précieux diadème et par partir, espérant que sa précieuse création la fasse sortir du lit alors que rien d'autre n'avait marché jusque là. "

"Cela n'as pas été le cas", fit Alexander en reprenant le récit tandis que Helena baissait la tête, trop honteuse de ses propres actions pour continuer à raconter l'histoire aux deux sorciers qu'elle avait toujours considérés comme sa famille. "Duana n'a pas su dire si la mort de Holden avait simplement brisé le cœur de Rowena et l'avait poussé à se laisser mourir , ou si elle aussi avait été en proie à une maladie inconnue. Rowena s'est révélée incapable de se lever du lit pour poursuivre Helena. Elle m'a envoyé lui dire qu'elle ne se souciait pas du diadème et qu'elle préférait avoir sa fille à ses côtés jusqu'à ce que la mort l'emporte."

"J'ai trouvé Helena dans un pays qu'on appelle aujourd'hui la Roumanie. Elle ne voulait pas retourner à Poudlard juste pour suivre les pas de sa mère et a refusé de croire qu'elle était en train de mourir. Nous nous sommes disputés, et je...j'ai poussé Héléna et elle est mal tombée. Sur le coup, je n'ai pas réalisé qu'elle était morte."

"Oh, Alex ..." murmura Harry, la voix remplie de chagrin pour son ami.

Alexander offrit un sourire brisé à Harry et Héléna murmura: "Il s'est suicidé. Coincés quelque part entre la colère et les regrets, nous avons fini par devenir des fantômes. Nous sommes retournés à Poudlard juste à temps pour dire au revoir à maman et elle est partie."

"Mais avant de mourir Rowena nous a dit qu'elle pourrait aussi devenir un fantôme, mais Helena a préféré qu'elle rejoigne Holden ," ajouta doucement Alexander.

"Nous sommes restés à Poudlard la plupart du temps," reprit Helena, se redressant et effaçant de son visage toute trace de tristesse. "Mais pendant les périodes d'été nous avons un peu voyagé, quand il n'y avait pas d'élèves dans le château qui pouvaient avoir besoin d'une paire de yeux supplémentaires. Lorsque les autres fantômes et Peeves ont commencé à arriver, nous avons cessé de voyager pour les aider à s'habituer à leur situation et au château. "

"Je regrette ces circonstances", avoua Alexander, "mais je ne regrette pas d'être resté et d'avoir ainsi pu vous revoir tous les deux." Il sourit " Surtout lorsque j'ai eu l'occasion de te voir en première année, maman."

"C'est très mignon," ironisa Harry. "Mais commence à raconter des histoires à Sal,et je m'assurerai que toute l'école soit au courant de ça une fois–"

Alexander fit un geste désespéré pour que Harry se taise. Il avait grandi dans l'ombre de Harry et savait très bien à quel point le jeune homme pouvait être dangereux quand il le voulait. "Mes lèvres sont scellées", jura-t-il.

Salazar leva un sourcil intrigué, mais il se dit qu'il serait plus aisé obtenir des histoires embarrassantes de la bouche même de son mari plutôt que de celle des fantômes. Ou peut-être en allant discuter avec ses amis, s'il pouvait leur faire confiance.

"Quoi que tu prépares, cesse immédiatement," ordonna Harry, toisant Salazar avec méfiance.

Salazar lui adressa un sourire innocent. "Je ne complote rien, mon cœur."

Harry le fixa pendant un long moment avant de jeter un coup d'œil vers les deux fantômes. "Alex, Helena, merci pour cette conversation, j'espère pouvoir parler avec vous à nouveau. Si vous voulez bien nous excuser pour le moment, cependant ..."

En échangeant un regards amusé, les deux fantômes disparurent à travers le plafond. Slinky et Dobby s'en allèrent à leur tour, laissant Harry prendre sa revanche sur son mari qui riait aux éclats.

-0-

Le lendemain matin, Slinky réveilla les deux sorciers " Dobby m'a chargé de vous dire que le petit-déjeuner a été servi dans la Grande Salle. Le professeur Dumbledore aimerait aussi que vous le retrouviez pour qu'il puisse vous faire visiter les environs."

"On ne peut jamais être tranquille," grommela Harry dans son oreiller.

Salazar soupira et s'assit, prenant un moment pour retrouver ses esprits, il avait l'impression que la chambre tournait autour de lui. "Dieux," murmura-t-il en se frottant le front. "J'ai l'impression que quelqu'un m'a glissé une potion de sommeil." Il jeta un coup d'œil vers Slinky, méfiant.

L'elfe de maison secoua immédiatement la tête. "Pas Slinky ou Dobby, Maître Salazar," jura-t-elle. "Slinky sait à présent." Salazar l'avait attrapée une fois alors qu'elle était en train de glisser une potion de sommeil dans son breuvage, les jours précédents il avait préféré travailler plutôt que de dormir il était allergique à l'un des composants de la potion de sommeil et, s'il ne prenait pas d'autre potion une heure avant pour contrer l'allergie, il finissait par se réveiller avec des maux de tête et des vertiges.

"C'est probablement le voyage dans le temps," fit Harry, se levant et posant sa tête sur l'épaule de Salazar pendant que le monde vacillait autour de lui. "J'ai dormi la dernière fois, mais nous bougeons constamment depuis notre arrivée hier."

"Ça été une longue journée", acquiesça Salazar, se rappelant qu'ils étaient partis dans la nuit et étaient arrivés en début d'après-midi, sans avoir pu dormir. Honnêtement, ils avaient eu de la chance de ne pas s'écrouler.

"Slinky peut apporter de la nourriture pour les Maîtres", offrit l'elfe de maison, l'expression de son visage tordue par l'inquiétude.

Harry secoua la tête et le regretta immédiatement. "Non", parvint-il à dire, fermant les yeux pour lutter contre la vague de vertige. "Nous allons monter. Mais pourrais-tu dire à mon « oncle » que nous allons avoir quelques minutes de retard ?"

"Slinky va le faire ", couina l'elfe de maison avant de se volatiliser.

Salazar sortit sa baguette et attira à lui deux potions qu'il avait rangées dans une étagère encastrée dans un mur créée par Slinky. "Potion pour la gueule de bois ?" proposa-t-il, en tendant une à Harry. La potion avait déjà prouvé son efficacité par le passé quand certains réveils étaient plus difficiles que d'autres.

Harry s'empara de la potion, cligna des yeux plusieurs fois alors que les murs alentours s'étaient enfin immobilisés puis adressa un sourire reconnaissant à son mari. "Est-ce que je t'ai déjà dit que je t'aimais?"

"Pas ce matin," déclara Salazar avant de frôler les lèvres de Harry.

Harry fit léviter les flacons vides vers l'évier et se tourna pour faire face à Salazar. "Je t'aime, Salazar Potter," murmura-t-il avant de tirer Salazar vers lui et de l'embrasser passionnément.

Quand ils reprirent leur souffle, Salazar murmura: "Nous pouvons encore prendre notre petit déjeuner ici", ses lèvres effleurant celles de Harry alors qu'il parlait.

"Tentant," murmura Harry, fixant les beaux verts de l'homme aux cheveux noirs et réfléchissant sérieusement à cette proposition alléchante avant de presser ses lèvres une dernière fois contre celles de Salazar et de s'éloigner. "Mais non. Peut-être un autre jour."

Salazar soupira et sortit du lit. "Trop de choses à faire aujourd'hui", déclara-t-il.

"C'est vrai," opina Harry en grimaçant. "Il faut que je me renseigne auprès d'Albus à propos du permis et que je cherche ce portrait que Ramona et Merlin ont laissé dans le château."

"Et nous devons aussi rendre visite à ton parrain et tes amis," compléta Salazar. "Je sais. Je vais voir ce que je peux faire pour nous débarrasser de cette malédiction pendant que tu t'occupes du portrait."

Harry sourit. "Tu me préviendras si jamais tu as besoin d'une baguette supplémentaire?"

"Évidemment", promit Salazar.

Quand ils arrivèrent dans la Grande Salle, ils s'aperçurent qu'Albus avait laissé quelques sièges vides à ses côtés pour Harry et Salazar autour d'une petite table circulaire. Six autres membres du personnel étaient également assis autour de la table et ils observèrent avec curiosité les deux retardataires s'installer à la droite d'Albus.

"Bonjour, mon oncle," offrit Harry alors qu'il s'asseyait, cachant un sourire à la surprise qui scintilla dans les yeux des personnes présentes.

"Bonjour, Harry, Sal," répondit Albus et le fondateur inclina la tête en réponse. Albus balaya l'assemblée en disant : "Voici mon neveu, Harry, et son mari, Salazar. Harry a accepté d'enseigner les Défense Contre les Forces du Mal cette année."

Des yeux incertains considérèrent les deux sorciers, soit parce qu'ils étaient ouvertement homosexuels soit à cause du nom bien connu de Salazar. Harry adressa quand même un petit sourire à tout le monde "Enchanté."

Flitwick laissa échapper une exclamation joyeuse. "De même ! Vous n'avez pas mentionné que vous étiez lié à Albus hier."

"Je suppose que je ne l'ai pas fait," acquiesça Harry en inclinant la tête. "Je ne voulais pas vous induire en erreur, je n'étais tout simplement pas certain de revendiquer ce lien, étant donné le climat politique actuel."

"Je comprends," répondit Flitwick. " Je suis Filius Flitwick, par ailleurs, puisque nous n'avons pas été présentés correctement."

Quand les yeux de Harry se tournèrent vers l'infirmière assiste à côté de Flitwick, elle se présenta: "Poppy Pomfresh. Je suis l'infirmière du château."

"Tu me fais penser, Poppy," intervint Albus, "Sal est un guérisseur qualifié, bien que, considérant qu'il a fait ses études à l'étranger, je ne suis pas sûr de savoir comment le ministère va réagir à ça ..."

"Connaissant la réputation de votre ministère, sans doute défavorablement " commenta doucement Salazar, rencontrant le regard attentif de l'infirmière "Si vous avez besoin d'aide, je suis prêt à en fournir, Madame. J'ai bien peur que la défense magique ne soit pas mon fort, contrairement à Harry qui est un expert en la matière."

"Je peux vous permettre de m'assister," accepta Pomfresh. "En général, je n'ai besoin d'aide que si plusieurs élèves sont blessés en même temps." Elle plissa les yeux vers Harry. "Tu ne m'enverras pas de groupes d'élèves, n'est-ce pas ?"

"Je vais essayer de permettre à mes élèves de ne lancer que les sorts dont ils ou moi-même pouvons facilement dissiper les effets", promit Harry.

Pomfresh hocha la tête, assez satisfaite de cette promesse. À côté d'elle se trouvait Chourave qui lui lança d'une voix joyeuse: "Je suis Pomona Chourave, directrice de maison des Poufsouffle et professeur de botanique. C'est un plaisir de faire votre connaissance."

"De même," répondit Harry et, quand elle n'eut plus rien à dire, il regarda Hagrid.

"Rubeus Hagrid", offrit le demi-géant avec un large sourire. "Je suis le professeur de Soins aux Créatures magiques et le gardien des clés de Poudlard."

A côté de Hagrid, Rusard ne semblait pas du tout vouloir se présenter, il toisait Harry et Salazar d'un air revêche. Dumbledore décida donc de le faire pour lui. "Argus Rusard, notre gardien. Sa chatte, Miss Teignes, est assise sur ses genoux." En entendant son nom, Miss TEigne passa la tête par-dessus la table et décocha un regard noir à Harry et Salazar.

"Et je suis Sybill Trelawney", fit la dernière personne à la table, dévisageant les deux hommes avec intérêt.

"Tu ne veux pas savoir ce qui l'a poussée à sortir de sa tour," murmura Albus à Harry. Celui-ci esquissa un sourire amusé, étant déjà au courant des étranges habitudes de la supposée voyante.

Dans l'ensemble, le repas se déroula relativement bien, malgré les réticences du personnel vis-à-vis de Harry et Salazar. Harry répondit aux quelques questions sur ses origines, expliquant qu'il avait été instruit à la maison à cause de tensions entre Abelforth et Albus et qu'il voyageait à l'extérieur du pays depuis quelques années, profitant de l'occasion pour étudier la façon dont vivait les autres peuples. Salazar, pour sa part, laissa à Harry le soin de raconter et d'expliquer son passé et se perdit dans une conversation avec Pomfresh à propos de sorts de guérison récemment créés par une personne de Ste Mangouste; le fondateur n'était peut-être pas au courant des sortilèges modernes, mais il était un guérisseur suffisamment compétent pour ne pas avoir de difficulté à suivre l'évolution du domaine médical.

Alors que le petit-déjeuner se terminait, Salazar toucha l'épaule de Harry, puis fit signe à Albus Dumbledore. "Albus, puis-je vous dire un mot ?"

"Certainement, Sal," acquiesça le directeur et les deux hommes s'éloignèrent ensemble.

Harry se retrouva avec avec Trelawney et Flitwick alors qu'il se rendait au septième étage. Comme le professeur de sortilèges lui lançait un regard curieux, Harry essaya de justifier sa présence ici. "Je dois aller chercher quelque chose dans le bureau de mon oncle. Ne faites pas attention à moi."

Flitwick pouffa de rire et ils parcoururent le reste du chemin en silence. En haut du septième étage, Harry bifurqua dans un couloir tandis que les deux autres professeurs se dirigeaient vers direction opposée. Il passa devant le bureau du directeur, jetant à coup d'œil à gauche, mais ne vit personne e ilt put continuer jusqu'à l'endroit où se trouvait d'ordinaire la salle changeante du septième étage qu'il avait fini par appeler la Salle sur Demande.

Harry laissa échapper un rire en passant devant une tapisserie humoristique accrochée sur une porte, puis il se mit à faire les cent pas dans le couloir en pensant de toutes ses forces: "J'ai besoin de la salle où se trouve le portrait de Merlin et Ramona", et recommença encore et encore. A son troisième passage, une porte se matérialisa devant lui et Harry rentra silencieusement dans la pièce.

La salle ne comportait qu'un feu de cheminée qui ronronnait doucement devant un grand canapé vert, et deux grands portraits qui étaient accrochés au mur où l'on pouvait voir Merlin et Ramona, l'air assez âgés, en train de dormir paisiblement. Marchant doucement, Harry observa minutieusement ses amis. En grandissant, Ramona avait pris certains traits de son père, depuis la boucle de ses longs cheveux jusqu'à la forme de ses oreilles. Quant à Merlin, il était le portrait craché du sorcier que l'on trouvait sur les cartes de chocogrenouilles, bien que ses cheveux et sa barbe étaient auburn, la même couleur qu'il avait eu lorsqu'il était enfant.

Se laissant tomber sur le canapé, Harry se racla la gorge. Les deux sorciers endormis se redressèrent brusquement et clignèrent des yeux autour de la pièce. Merlin aperçut Harry en premier et ses yeux bleus s'élargirent, puis son visage s'éclaira d'un large sourire, tellement familier que Harry sentit son estomac se nouer, et il poussa un cri de joie. "Harry!"

"Bonté divine !" s'exclama Ramona en souriant au jeune homme assis sur le canapé. "Harry, c'est un plaisir de te revoir."

"De même," murmura Harry et il se racla à nouveau la gorge, tentant de contenir la vague d'émotions qui le traversait . "Alex m'a dit que vous étiez tous les deux ici."

"C'est en effet le cas", acquiesça Ramona. "Je suppose que ça veut dire que tu lui as parlé ainsi qu'à Helena"

Harry hocha la tête. "La nuit dernière. J'aurais pu aller directement vous voir, mais j'étais très fatigué."

"Ce n'est pas grave. Nous sommes capables d'attendre encore."

"Salazar n'est pas avec toi ?" s'étonna Merlin, regardant vers la porte, comme si Salazar allait surgir en entendant son nom.

Harry secoua la tête. "Il est en train d'étudier la malédiction du poste de Défense Contre les Forces du Mal; il était furieux quand il l'a appris. Il ne supporte pas que quelqu'un qui se proclame comme son descendant jette une malédiction sur son école."

Merlin roula des yeux. "Ce n'est guère étonnant. Mais quelle est la véritable raison pour laquelle il était contrarié ?"

"Quoi, tu penses qu'il ne serait pas fâché parce que quelqu'un a maudit son école ?" demanda Harry, amusé.

"Il serait énervé, mais je pense surtout qu'il serait plus intéressé par ce Lord Voldemort qui souhaite ta mort que par cette malédiction," fit remarquer Merlin. "Salazar a juré de se venger de cet homme avant même de connaître son nom."

Harry renifla. "Ce n'est pas faux. Mais comme j'ai accepté d'enseigner la Défense Contre les Forces du Mal, la malédiction pourrait représenter un danger pour moi."

"Oui, c'est très probable. Tu marques un point", commenta Ramona.

"Qui plus est, Voldemort pense que je suis mort, donc il n'est pas vraiment une menace pour moi", ajouta Harry. "Je me fais passer pour le neveu du directeur afin de cacher mon identité; je suis toujours en danger, mais je ne suis pas la cible numéro un."

"Je suppose qu'il serait un peu difficile d'expliquer ton âge à présent", acquiesça Ramona.

"Ce sera une belle surprise pour Voldemort," ironisa Harry, s'installant plus confortablement sur le canapé. "Alors, qu'est-ce que j'ai manqué? A part le fait que Merlin est devenu ridiculement célèbre."

"Oh, tu vas adorer ", dit Ramona avec un sourire. "Merlin a rencontré ce type, Arthur, en trébuchant et en se blessant la tête. Arthur s'est occupé de lui jusqu'à ce qu'il puisse se soigner lui-même."

"Il était étonnamment content de découvrir la magie", ajouta ironiquement Merlin, alors que Harry ricanait face au malheur de son ami. "Une chance pour moi, car je n'avais pas l'esprit suffisamment clair pour lui jeter un sort. Il m'a juste demandé si je pouvais réparer son toit qui fuyait."

"Tu n'as pas dû t'ennuyer une seconde, n'est-ce pas ?" lança Harry, beaucoup trop amusé.

"En effet" répliqua Merlin d'un ton sec. "Je suppose que tu savais que j'allais devenir célèbre ?"

Harry acquiesça. "Oh, oui ! Quand je suis arrivé dans le passé, j'utilisais toujours ton nom lorsque je jurais, jusqu'à ce que Sal m'en fasse la remarque. Il m'a dit que la seule raison pour laquelle il ne t'a pas suggéré à Godric ou à Helga était parce qu'il avait entendu ton nom et qu'il s'en est souvenu. "

"Je ne sais pas si je dois être fâché ou bien content," fit Merlin.

"Sois plutôt content", suggéra Ramona. "Tu t'es très bien débrouillé chez les Serpentard, et cela t'a préparé à toutes ces périodes sombres qui ont causé la destruction de Camelot."

"C'est vrai," murmura Merlin avec une certaine gravité dans ses yeux bleus.

Harry lui offrit un sourire triste, assez familier avec les légendes arthuriennes pour savoir que tout ne se passait pas toujours très bien. Il jeta un coup d'œil à Ramona. "Qu'est-ce qui s'est passé avec Manfred, alors ? As-tu finalement laissé tomber cet imbécile ?"

Ramona se mit à rire. "Je n'ai pas vraiment eu le choix. "Il m'a frappé un après-midi pour avoir parlé du sort qu'on lui avait jeté, calme-toi," fit-t-elle en voyant la lueur furieuse étinceler dans les yeux de Harry. "Merlin m'a surpris en train d'essayer de dissimuler le bleu que j'avais à la joue et il est allé raconter aux Serpentard des classes supérieures ce qu'il s'était passé."

"Nous l'avons un peu menacé", persifla Merlin. "Se retrouver face à six Serpentard en colère et à un Conrad fou de rage l'a effrayé et il a disparu du château dans la nuit. Lorsque Roscoe a appris ce que Mandred avait fait le lendemain matin, il était déjà parti depuis longtemps."

"Dommage," fit Harry. "Il aurait mérité de subir la colère de Roscoe."

"Quoi qu'il en soit," interrompit Ramona, levant les yeux au ciel, "je suis restée toute seule pendant quelques années, apportant mon aide à l'école pendant que les autres de notre année partaient faire fortune ailleurs. Fane est resté en tant que chef des Serpentard, nous nous entendions assez bien. Peu de temps après la mort de Rowena et de Holden, papa est tombé malade. Fane m'a fait la cour et nous avons pu nous marier, papa était là, il est mort quelques jours après. "

Harry sourit tristement. "Je suis content qu'il ait pu assister au mariage."

Ramona acquiesça. "Au moins, il est mort heureux. Umm ... Oh! Fane et moi avons eu une fille, Lily, et un fils, Harry."

Les yeux de Harry s'écarquillèrent de surprise devant l'hommage rendu à lui-même et à sa mère, puis il sourit à nouveau. "Merci, Ramona."

Ramona inclina la tête. "J'ai insisté pour Lily," admit-elle. "Fane a insisté pour Harry."

"Je ne suis pas surpris. Et toi, Merlin ? Pas de jolies filles avec qui t'unir ?"

Merlin renifla. "Avoir une aventure d'un soir, oui; me marier, non. Et, oui, j'ai pris soin de ne mettre aucune femme enceinte, maman."

Harry sourit. il avait toujours mis en garde ses élèves contre ce genre de désagrément en évoquant l'attitude du père de Salazar, même s'il avait toujours pris soin de ne pas mentionner son nom. Salazar avait utilement enseigné un sortilège de contraception à tous ses élèves au cours de leur première année, afin qu'aucun d'entre eux ne puisse prétendre qu'ils ne savaient pas comment faire attention.

Slinky apparut à côté de Harry. Elle prit un moment pour sourire au portrait, puis annonça: "Maître Salazar vous fait dire qu'il a fini, maître Harry."

Harry soupira et se leva. "Excellent. Merlin, Ramona, notre chambre possède un petit salon. Est-ce que ça va si Slinky vous installe là-bas ?"

"Je pense que nous allons aimer", acquiesça Ramona.

"Tant que nous n'avons pas à vous regarder faire vos galipettes," ajouta Merlin, taquin.

Harry renifla. "Un jour, je ferais en sorte que nous soyons nus, rien que pour toi", promit-il. Merlin gémit de façon théâtrale pendant que Ramona riait. "Slinky ?"

"Slinky va s'en occuper, Maître Harry", promit-elle avant d'emporter les portraits et de disparaître.

Riant et se sentant d'humeur plus légère à présent qu'il avait pu parler à ses amis – même s'ils étaient sous la forme de portraits - Harry se dirigea vers l'endroit où Salazar l'attendait, convoquant sa cape en chemin.


Voilà pour ce chapitre, Harry a pu enfin retrouver ses amis et son parrain. Ne vous inquiétez pas pour l'attitude de Ron, il est un peu con pour l'instant, mais ça ira mieux après XD

J'espère que vous avez aimé !

A bientôt pour la suite :)

Tchouss