Hello les gens ! J'espère que vous allez bien ?
Merci à toutes et à tous pour votre enthousiasme et votre fidélité :D
Ombrage et Angus sont quasiment exæquo pour le sondage, visiblement Angus a eu son petit effet XD
On se rapproche doucement de la fin, ce chapitre est l'avant-dernier, j'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
Commencer les cours avec des premières années composées de Serdaigle et de Poufsouffle était à la fois une bénédiction et une malédiction. En tant que groupe, ils étaient sympas les uns avec les autres, se mêlant avec ceux de l'autre maison avec enthousiasme, car les amitiés nouées dans le train étaient encore fraîches dans leur esprit. Mais ils étaient aussi jeunes et Harry n'avait pas beaucoup traité avec de jeunes enfants depuis que lui et Salazar avaient quitté Poudlard.
Pourtant, ils étaient curieux et ne se chamaillaient pas entre eux. Il était leur premier professeur, et Harry ne pouvait que supposer, par leurs sourires et les discussions excitantes qui traînaient dans leur sillage, qu'il avait plutôt fait bonne impression.
Une fois seul, Harry rejoignit l'infirmerie, où Pomfresh avait enrôlé Salazar pour des problèmes médicaux en début de trimestre. La plupart concernaient des premières années qui souffraient de maladies qui avaient déconcerté plus d'un médecin, alors que les médicomages et les guérisseurs avaient trouvé un remède depuis longtemps.
En plus des premières années, il y avait également des étudiants qui avaient attrapé un rhume durant l'été, avec le climat écossais ce n'était pas étonnant, et qui ne voulait pas partir. Ce n'était pas un problème, toutes les maisons disposaient d'un stock de potions pour cela – mais parfois il arrivait aussi qu'un adolescent revienne avec des bleues ou des coupures, soit parce qu'il avait fait quelque chose de stupide dans le train, soit parce qu'il s'était battu dès son arrivée.
C'était justement ce qui était arrivé à l'élève qui se trouvait dans l'infirmerie au moment où Harry ouvrit la porte. Un Serpentard aux lèvres minces se trouvait avec Pomfresh, alors que Harry se dirigeait vers Salazar qui reluquait deux flacons de potion comme si c'était les choses les plus intéressantes de l'univers. "Bonjour Sal," murmura Harry en s'arrêtant à côté de son mari.
Salazar le regarda et le pli entre ses sourcils s'évanouit. "Bonjour, Harry," répondit-il en se penchant et en déposant un léger baiser sur la joue de Harry. (Ils avaient décidé, avant l'arrivée du train, de préserver le plus possible leur intimité des regards des élèves. C'était plus sécurisant pour eux, de toute façon, surtout après avoir passé des années à cacher leur relation lorsqu'ils étaient à l'époque des fondateurs.) "Comment s'est déroulé ton premier cours ?"
"Plutôt tranquille", admit Harry avec un haussement d'épaules. "Mais les premières années le sont habituellement."
Salazar inclina la tête, lui accordant ce point.
"Cela se passe bien à l'infirmerie ? Ces potions t'intriguent ? " Harry avait posé cette question en désignant de la tête les fioles que son mari tenait toujours.
Ce dernier resta immobile un moment, puis il lui tendit les flacons. En picte, il expliqua: "La composition a changé. Je ne m'y attendais pas."
Harry observa attentivement les deux potions. Celle de droite avait une étiquette sur laquelle avait été écrit Régénération du sang, (Harry reconnut tout de suite l'écriture de Rogue, laquelle ressemblait beaucoup à des pattes de mouches) alors que celle de gauche n'indiquait aucune information. Mais Harry, qui avait reconnu sa couleur grâce à Salazar qui gardait en permanence des potions sur lui, savait qu'elle traitait la même chose que celle de droite. "Quelqu'un a probablement trouvé un ingrédient plus efficace", souligna-t-il dans la même langue, alors qu'il rendait les potions à son mari. "Seuls trois continents étaient connus quand nous sommes partis, tu te souviens ?"
Salazar grogna et se tourna pour ranger la potion avec l'étiquette. "Je suis au courant. Cela m'a pris par surprise, c'est tout." Il jeta un coup d'œil vers la porte de la salle où le Serpentard venait de partir. "C'est le cas de beaucoup de choses d'ailleurs."
Harry détourna le regard. Il voulait se dire que cela marcherait, que Salazar finirait tôt ou tard par s'habituer à tous ces changements, mais s'il était déterminé à suivre Harry jusque dans sa tombe -
Les bras de Salazar s'enroulèrent autour de Harry et celui-ci plongea droit dans ses yeux verts. "Arrête."
Pomfresh vint alors vers eux, une bouteille à moitié vide dans une main et un sourire amusé accroché à ses lèvres . "Harry. Tu viens secourir Salazar ?"
Harry réussit à sourire en réponse. "Oh, tu peux le garder jusqu'à quinze heures; je préférerais l'avoir sous la main lorsque je m'occuperais des cinquièmes années, bien que je doute qu'il y ait de réels problèmes."
"Serdaigle et Poufsouffle ?" devina l'infirmière, son sourire faiblit une fois qu'elle eut posé la bouteille sur le chariot près duquel Salazar se tenait.
"Mm. Comme je l'ai dit, je ne m'attends pas à avoir d' ennuis, mais…"
"Une deuxième paire d'yeux est toujours préférable", approuva Pomfresh. "Eh bien, je suis habituellement envahie par une meute d'étudiants pendant le déjeuner, donc j'aimerais garder Salazar sous la main, mais après cela, la journée a tendance à se calmer un peu"
"Le déjeuner, c'est bien ça ?" commenta Harry, se sentant d'humeur malicieuse. "Et bien, je suppose que c'est le bon moyen de m'échapper avant que l'un de vous deux n'essaye de me convaincre de rester pour donner un coup de main"
Salazar renifla et resserra son emprise sur Harry, comme pour l'empêcher de partir. "Tu ne me laisseras pas me débrouiller seul."
Harry se pencha et embrassa sa mâchoire. "Je vais le faire, et tout de suite." Il se recula doucement et Salazar obéit docilement. "N'oublie pas d'aller manger une fois la tempête terminée."
Salazar soupira. "Oui, Harry."
"Et si je ne te vois pas à quinze heures, j'enverrai Dobby te chercher."
Salazar grimaça pendant que Pomfresh riait. "C'est bien noté. Maintenant, pars, avant que je ne décide - quelle est l'expression déjà ? Ah oui ! - qu'il est temps que tu te fasse soigner !"
Harry s'arrêta assez longtemps pour attraper et serrer la main de Salazar, puis se dirigea vers la porte. Il tomba nez à nez avec trois filles de Gryffondor – des troisième année, pensa-t-il, qui s'arrêtèrent pour le regarder un moment avant de glousser en passant devant lui. Il roula des yeux et laissa les guérisseurs à leurs tâches pendant qu'il retournait à la Grande Salle, puis il s'installa avec une tasse de thé et quelques bouquins de DCFM que Dobby ou Slinky ramenaient de temps en temps pour lui.
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Après avoir mangé, il reçut des Serpentard et des Gryffondor de première année et Harry fut soulagé de constater qu'ils semblaient plus intéressés par la présentation de son programme que par les rivalités entre leur maison. Il ne doutait pas que cela changerait d'ici octobre, mais cette atmosphère détendue était plus que bienvenue pour le moment.
Salazar entra dans la salle une fois les premières années sorties, une petite boite ronde fermement serrée contre sa poitrine et une expression sur le visage que Harry connaissait trop bien.
"Tu vas t'abîmer les dents", observa-t-il alors que son mari s'arrêtait de l'autre côté du bureau.
Salazar renifla et tira doucement le couvercle, révélant une dizaine de fudges à l'intérieur, ramollies par la chaleur de son corps. "C'est Ste Mangouste qui se moque de la charité" commenta-t-il alors que Harry s'emparait d'un chocolat strié d'une ligne blanche et le glissait dans sa bouche.
Harry le mâcha un long moment, puis sourit largement, sachant que ses dents seraient noires de chocolat.
Les lèvres du fondateur se contractèrent "Par tous les dieux, qu'est-il arrivé dans la tête d'Albus pour qu'il te fasse enseigner à des enfants ?"
"Tu ne lis donc pas la gazette ?" répliqua Harry, une fois qu'il eût avalé son chocolat. "Il est complètement siphonné" Il contourna son mari et passa la tête dans le couloir où se tenait des Poufsouffle et des Serdaigle blottis les uns contre les autres. "Entrez, s'il vous plaît. Asseyez-vous où vous voulez."
Salazar prit ça comme un signal et passa devant le bureau de Harry. "On continuera cette conversation tout à l'heure," murmura-t-il, tapotant le bord de la boîte de fudges et inclinant la tête vers la porte du bureau de Harry.
Une fois Salazar installé à un pupitre, la salle se remplit peu à peu jusqu'à ce qu'elle soit pleine à craquer. Harry ferma la porte puis s'adossa à son bureau et sourit à ses élèves qui le regardaient d'un air curieux. "Bien. Je suis le professeur Harry Dumbledore, et le professeur qui vient de s'asseoir est le professeur Salazar Dumbledore. Comme l'a dit le directeur lors du banquet de bienvenue, vous pouvez aussi bien nous appeler par notre nom ou notre prénom, c'est comme vous voulez"
"Je sais à quel point les Serdaigle sont curieux, on m'a raconté des tonnes d'histoires à ce sujet, et je sais aussi que vous avez déjà rencontré plusieurs professeurs au cours des dernières années, vous avez donc dix minutes pour demander ce que vous voulez. Je ne peux promettre de répondre à tout, mais je peux essayer quand même. " Aussitôt, une dizaine de mains se levèrent et Harry désigna Padma Patil, l'un des rares visages qu'il reconnaissait. "Donne-moi d'abord ton prénom s'il te plaît et pose ta question." À sa droite, il entendit Salazar s'agiter avec le parchemin destiné aux noms des élèves et savait qu'il marquerait leur présence.
"Padma Patil," annonça-t-elle d'une voix claire. "Êtes-vous vraiment mariés?"
Harry sourit, la question ne le surprenait guère. "C'est en effet le cas." Il leva la main gauche, montrant un anneau qu'il avait trouvé dans les coffres de ses anciens amis Poufsouffle. Salazar regardait tendrement son compagnon, et il leva docilement sa propre main lorsque tous les regards convergèrent vers lui. Harry regarda les étudiants et désigna un garçon de Poufsouffle aux cheveux bouclés. "Vas-y."
"Justin Finch-Fletchley", se présenta-t-il avant d'attendre que Salazar marque son nom, puis il demanda: "D'où venez-vous ?"
"Nous sommes originaires d'Ecosse." Harry se mit à rire lorsqu'il aperçut quelques Serdaigle au premier rang ainsi que Justin froncer les sourcils. "J'ai quitté le Royaume-Uni à l'âge de 17 ans et depuis je voyage assez régulièrement. L'accent que vous entendez vient d'Egypte, j'ai passé plus d'un an à parler l'arabe, plus que toute autre langue." Il fit un signe de tête à une Serdaigle aux cheveux longs et sombres qui était assise à sa droite au premier rang.
"Lisa Turpin," déclara-t-elle sur un ton vif et saccadé qui lui rappela brèvement Rowena. "J'ai entendu dire que le professeur Salazar était à l'infirmerie la majeure partie de la matinée et qu'il n'allait pas déjeuner ..." Elle s'interrompit un instant, l'air incertaine, comme si elle n'arrivait pas à formuler sa question, d'autant plus que Salazar la fixait du regard avec un sourcil levé.
Harry résista à l'envie de frapper son mari, puis préféra clarifier la situation "Le professeur Salazar a une formation de guérisseur, ce qui lui permet de donner un coup de main à Madame Pomfresh lors du rush médicale à chaque début du trimestre. A chaque incident dans une classe, il pourra partir et venir ainsi l'aider. Si jamais quelque chose se passe ici – mais ne vous inquiétez on fera en sorte d'éviter tout accident -c'est lui qui vous soignera " Il sourit lorsque les élèves poussèrent un murmure compréhensif, puis tourna la tête vers un garçon de Serdaigle assis au fond de la pièce.
"Terry Boot", dit-il. "Dans quelles maisons étiez-vous ?"
Harry réprima une envie de rire, il se doutait que cette question ne tarderait pas à venir "Aucun de nous deux n'est allé à Poudlard. Mon père voulait que je reste à la maison et le professeur Salazar a fréquenté une petite académie juste à l'extérieur de Damanhur, en Égypte." Il hocha la tête en direction d'une fille de Poufsouffle au visage doux et avenant.
"Susan Bones. Pourquoi votre père ne vous a-t-il pas envoyé à Poudlard ?"
Harry grimaça, sachant qu'il ne valait pas mieux laver le linge sale de la famille Dumbledore en public, d'autant plus qu'il ne le connaissait pas complètement. "Je vais devoir refuser de répondre à cette question, si vous voulez bien me pardonner. En as-tu une autre ?" Lorsque Susan secoua la tête, il fit signe à un garçon blond de Serdaigle.
"Anthony Goldstein. Professeur, je suis curieux de savoir pourquoi le nom du cours a été changé. D'après ce que j'ai lu dans L'histoire de Poudlard , le cours a toujours été appelé : Défenses contre les Forces du mal."
Salazar émit un bruit moqueur alors qu'il écrivait le nom d'Anthony. Harry dut résister à l'envie de rouler des yeux. "S'il est vrai que L'histoire de Poudlard est un livre utile et souvent informatif, je vous prie de ne pas considérer cela comme une réalité des faits qui se sont déroulés à Poudlard, car bon nombre d'entre eux ont été déformés ou bien oubliés, en particulier sur l'époque des fondateurs."
"Que voulez-vous dire ?" demanda un garçon de Serdaigle aux cheveux longs et noirs qui lui tombaient au niveau des épaules.
"Ce que je veux dire c'est que les humains sont des êtres faillibles et qu'un humain a écrit ce livre, Monsieur ...?" demanda Salazar tournant ses yeux perçants vers l'étudiant.
"Michael !" siffla à la place une fille de Serdaigle en attrapant l'épaule du garçon qui avait posé la question. A Salazar, elle répondit "C'est Michael Corner, et moi, je suis Mandy Brocklehurst. Et bien que je convienne qu'il manque beaucoup d'informations dans L'histoire de Poudlard, il n'y a pas vraiment d'autre source vers laquelle se tourner, en particulier au sujet des origines de Poudlard."
Harry pencha la tête sur le côté. "Aucun de vous n'a jamais pensé demander à la Dame Grise ? Elle était la fille unique de Rowena Ravenclaw, vous savez."
Il y eut un silence absolu à la suite de son commentaire alors qu'une vingtaine de paire de yeux se braquaient sur Harry.
Celui-ci s'éclaircit la gorge, un brin nerveux. "Bien. Je suppose que ce n'est pas quelque chose qu'elle partagerait. Le livre L'histoire de Poudlard n'est pas correcte, en fait, sur le fait que cette classe a toujours été nommée Défense contre les forces du mal. Ce nom a été utilisé pendant, je crois, les guerres des sorciers noirs du Xe siècle. Auparavant, elle était appelée Défense magique, et il y avait également un cours en parallèle : la Défense non-magique, où l'on apprenait l'art de manier l'épée."
Les yeux se tournèrent vers Salazar, qui portait ouvertement son épée. Il leva un sourcil vers les enfants. "Je suppose que Mme Pomfresh ne serait pas ravie si jamais nous vous apprenions à vous servir d'une épée ?..."
Harry se mit à tousser, chassant une brusque envie de rire, tandis qu'un certain nombre d'étudiants souriaient. "Si on revient sur l'ancien nom, eh bien ... il n'a pas été très difficile d'entendre parler de la malédiction qu'on a lancé sur le poste -" quelques enfants se mirent à rire ", et c'est la seule salle du château assez grande pour accueillir confortablement les plus grands classes, si jamais il fallait pratiquer des sorts par groupe de deux, je ne pouvais donc pas changer le lieu où enseigner, mais seulement le nom du cours. " Il fit un signe de tête à une fille de Poufsouffle aux cheveux blonds et nattés "Encore deux questions, puis nous débuterons notre cours."
"Hannah Abbott", offrit-elle doucement. "Professeur Salazar, je me demandais si vous portiez le nom de quelqu'un en particulier ?"
Salazar renifla. "Tu veux sans doute parler de Serpentard ?," répondit-il calmement et Hannah hocha la tête. "C'est le cas. Mon père croyait que la meilleure façon de restaurer l'honneur de la famille était de m'appeler comme notre ancêtre le plus célèbre."
"Vous êtes un Serpentard ?" s'étonna Michael Corner.
"Le nom de Serpentard a été perdu à un moment donné quand une héritière a épousé un noble," répliqua Salazar "Techniquement, je suis un Gaunt , même si j'ai volontiers abandonné le nom en faveur de Dumbledore. Cependant, oui, j'ai un lien de parenté avec Salazar Serpentard" : Et aujourd'hui je défie quiconque oserait prétendre avoir un lien de parenté avec moi:, ajouta-t-il en Fourchelang, faisant sursauter toute la classe.
Harry secoua la tête, indifférent à ce qu'il considérait comme une tentative évidente d'effrayer les élèves. "Une dernière question." leur lança-t-il. Un garçon de Poufsouffle aux joues rebondies leva la main et Harry l'invita à parler d'un signe de la tête.
"Ernie Macmillan", fit le garçon avant de se racler la gorge. "Je me demandais, professeur, si vous adhérez à ce que le directeur a dit, à propos du retour de Vous-Savez-Qui ?"
"Oui, tout à fait," répondit Harry avant d'adresser un sourire narquois aux élèves qui le regardèrent d'un air perplexe. "Bien sûr, continuez à ne pas croire ses rumeurs si tel est votre souhait. Je n'ai rien à vous montrer qui pourrait prouver le contraire, mais je vous demande de garder ceci à l'esprit: il y a deux élèves qui ont disparu d'un labyrinthe en juin, et je suis sûr que beaucoup d'entre vous connaissaient Cédric Diggory, pouvez-vous honnêtement me dire qu'il était du genre à disparaître avant d'avoir même terminé ses études ? Mr. Potter était-il du même genre ?"
"Maintenant," continua-t-il, inclinant la tête vers Salazar, "si tu pouvais citer les personnes qui n'ont pas levé la main, professeur ?"
Il restait neuf étudiants et Salazar examina soigneusement la liste. Comme toute la classe avait apparemment décidé de marcher avec des œufs avec lui - le Fourchelang avait tendance à provoquer cette réaction, avait découvert Harry – les derniers noms furent rapidement appelés .
Harry sauta de son bureau. "Je suppose, qu'au cours des derniers jours, vous allez beaucoup entendre parler de l'importance des BUSE et de leur impact sur votre avenir, ce qui est tout à fait vrai. Surtout pour ce cours dont le contenu varie au fonction des professeurs que vous avez eu...Je vais essayer de sauver ce que je peux, mais cela signifie que nous allons devoir avancer rapidement. Si vous avez du mal à suivre le rythme, vous pouvez venir à mon bureau le mardi après le déjeuner, ma porte étant ouverte pour tout le monde. Si vous avez du mal à venir à cause de vos horaires de cours ou si je suis trop occupé à aider d'autres étudiants, je suis tout à fait disposé à vous voir un autre jour."
"Mon objectif cette année est que chacun de mes étudiants de cinquième et septième années réussisse leurs BUSE et leurs ASPIC de Défense magique. Si jamais vous rencontrez des difficultés, venez m'en parler. Il y aura sans doute des livres qui vous sembleront difficiles ou alors il vous manquera des bases. Ce n'est pas grave. Il n'y a pas de honte à cela. Je vous promets que tous vos camarades de classe sont dans le même bateau. "
"Sauf si leur tante est à la tête du Département de la justice magique ", commenta l'un des garçons des Poufsouffle, Zacharias Smith, juste assez fort pour que tout le monde l'entende. Susan se tortilla sur son siège, les joues brûlantes.
"Dix points pour Poufsouffle," lança Harry sans hésiter. "S'il est vrai que le tutorat privé reste une possibilité pour certains étudiants, cela ne veut pas dire que vous devez négliger les sujets qui vous paraissent les plus difficiles. Nous avons tous des cours dans lesquels nous réussissons mieux ou moins bien, et il n'y a rien de mal à demander de l'aide. Vos professeurs sont là pour ça. Oui, même le professeur Rogue, aussi inaccessible qu'il puisse paraître."
: « Inaccessible » n'est pas tout à fait le terme que j'aurai employé -: siffla Salazar d'un ton sardonique.
Harry lança un sort de silence à son mari alors qu'il demandait à ses élèves: "Y a-t-il des questions concernant ce cours ?"
Plusieurs élèves secouèrent la tête pendant que Salazar mettait fin au sortilège de silence.
"Très bien. Sortez vos plumes et vos parchemins, j'ai bien peur de devoir d'abord commencer par la théorie, ce qui vous semblera sans doute particulièrement ennuyeux"
La plupart des élèves poussèrent un gémissement, mais tous sortirent docilement du parchemin, des plumes et de l'encre. Harry se tourna ensuite vers Salazar, lequel leur ordonna de prendre les notes qui se trouvaient au tableau pendant que Harry faisait des commentaires.
À la fin du cours, la plupart de ses élèves semblaient détendus et un peu plus réveillés, Harry considéra cela presque comme une victoire, même s'il se tourna vers son mari, lui lançant en arabe d'un ton plein d'avertissement: "A l'avenir, évite de leur parler en fourchelang, je te prie "
Salazar ricana. "C'est bon pour eux. Ça les forme"
Harry leva les yeux au ciel et prit le chemin vers la Grande Salle, son mari sur les talons. "Quoi qu'il en soit, peux-tu t'en tenir à des langages humains ? En revanche, si tu veux leur siffler dessus pour les faire partir plus vite, je n'y vois aucun inconvénient"
Salazar lui lança un sourire narquois. "Continue de parler comme ça et les gens vont commencer à penser que tu n'aimes pas ces pauvres gosses. "
"Oh, oui. C'est absolument l'impression que les gens vont avoir. C'est pourquoi cela a toujours fonctionné dans notre maison."
Salazar laissa échapper un éclat de rire. "Peut-être. Mais les gens ne craignaient pas vraiment le Fourchelang à mon époque."
"Non, tu les a juste agacés."
"C'est tout un talent."
Harry rit et secoua la tête, s'installant sur la chaise disponible à côté de Albus. "Bonjour mon oncle."
"Harry", Albus lui adressa un sourire bienveillant. "Comment s'est passé ton premier jour de cours ?"
Harry renifla. "Sal a ressenti une brusque envie de provoquer une crise cardiaque à mes élèves de cinquième année en -"
: Parlant dans la seule langue qu'ils ne peuvent pas apprendre par magie juste pour écouter les secrets ?: compléta Salazar.
"Faisant ce genre de chose", soupira Harry dans le silence terrifié qui s'était abattu sur la Grande Salle au son de la langue des serpents. Il jeta un coup d'œil à son mari. "Je commence à suspecter que l'envie de terrifier les personnes avec le Fourchelang est génétique."
Salazar pointa une fourchette vers lui. "Retire ça. Tout de suite."
"Non."
"Tu n'as pas complètement tort", fit remarquer Albus avec un sourire amusé alors que la conversation reprenait. "Bien que je soupçonne que c'est plus la capacité de parler sans que personne ne sache ce qui est dit qui est génétique. La capacité de tourmenter les auditeurs est tout simplement un bonus supplémentaire."
: Je vais passer le reste du repas à parler comme ça, histoire d'emmerder Rogue: décida Salazar.
"Si tu me demandes de te passer quelque chose, je ferais semblant de ne pas te comprendre," rappela Harry à son mari, alors même qu'il jetait un coup d'œil vers la table où Rogue s'était raidi en entendant le Fourchelang.
Au cours du repas, Salazar s'amusa à faire des commentaire en Fourchelang sur les étudiants et Harry dut se mordre la langue à plusieurs reprises pour ne pas répondre, mais chacun finit par s'habituer, bon gré mal gré, à l'entendre parler de cette façon.
"Ce n'est pas une mauvaise expérience, quand on y pense," observa Albus à un moment donné.
"Certains d'entre nous ne sont pas particulièrement intéressés pour en faire partie", marmonna McGonagall d'un air pincé.
Harry eut un mouvement d'épaule contrit "Désolé. Je pourrais l'arrêter si je connaissais un moyen de le faire."
McGonagall lui lança un regard sceptique.
Harry toussota et détourna le regard. En vérité, il connaissait deux manières de faire taire son mari, mais elles ne pouvaient franchement pas se faire en public, surtout devant un public aussi jeune..
Quoi qu'il en soit, Salazar avait raison d'habituer les gens à entendre le Fourchelang, cela pourrait les empêcher de rester paralysé sur un champs de bataille et leur permettre ainsi de sauver leur peau.
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Les cours avec les élèves les plus âgées avaient tendance à ressembler à ceux des cinquième année de Poufsouffle et Serdaigle, tandis que les deuxièmes années suivaient les premières années en étant trop timides pour poser des questions quand Harry prenait la parole - en particulier lorsque Salazar se tenait debout devant eux, un grand livre à la main.
Deux semaines après la rentrée, Ombrage revint à Poudlard, étant momentanément partie au ministère. (Albus avait très poliment informé la femme qu'au vu des clauses de son contrat, il n'y avait aucune chambre à sa disposition, mais il veillerait à en créer une dès que les étudiants se seraient installés et que les elfes de maison aient eu du temps.) À l'heure du dîner, on parla beaucoup de ses visites au cours d'Études des Moldus et au cours de Botanie. Les professeurs étaient très mécontents de ces interruptions, mais gardèrent leurs critiques loin des élèves.
Mardi, la grande inquisitrice se rendit mardi au cours de sortilèges des sixièmes années et au cours de runes des quatrièmes années. Mercredi, elle s'invita en classe de divination et en classe de métamorphose.
" McGonagall", raconta Ron à Harry cet après-midi-là quand lui, Hermione et Neville passèrent au bureau de Harry pendant leur temps libre avant le dîner, "a été géniale. Elle ne s'est pas du tout laissée intimider et n'a pas laissé une seconde Ombrage interrompre sa leçon."
"Tout ce qu'elle a demandé, c'est combien de temps le professeur McGonagall a travaillé à Poudlard," ajouta doucement Neville, ses doigts caressant les lignes élancées de la pyramide de sable enchantée que Harry avait ramené d'Égypte.
"Ombrage est vraiment horrible ", fit Hermione "Ton cours n'a pas encore été inspecté, n'est-ce pas, Harry ? "
Celui-ci secoua la tête. "Pas encore, non , je garde l'espoir qu'elle vienne pendant que je fais cours aux premières ou aux deuxièmes années, quand Sal n'est pas là, car c'est un affrontement que je préférerai éviter dans la mesure du possible"
"Comment est-ce qu'il gère cela ?" s'enquit Hermione "Je veux dire, ça ne doit pas être très plaisant de voir quelqu'un comme Ombrage rôder dans son école ?"
Harry grogna et se pencha pour prendre sa plume dans l'encrier afin de pouvoir noter sur le papier ce qu'il était en train de lire lorsque ses amis étaient entrés. "Disons simplement que si Ombrage pouvait comprendre la moitié des choses que Salazar murmure pendant les repas, elle perdrait tout de suite son air pédant habituel. "
Ils se mirent tous à rire.
Harry secoua la tête. "Bien. J'ai des notes à prendre, alors vous pouvez soit vous asseoir et faire vos devoirs, soit avoir une brusque envie d'aller aux toilettes ".
Ron quitta précipitamment la pièce, comme Harry s'y attendait, mais Hermione et Neville tirèrent tous deux des chaises et s'installèrent dans les coins les plus reculés du bureau de Harry.
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En fait, "l'inspection" de Harry ne se déroula que le mardi de la semaine d'après. Ombrage ne prenait pas son petit-déjeuner, mais elle attendait dans la classe quand Harry et Salazar arrivèrent, ses petits yeux aussi mauvais que son sourire doucereux.
"Ça ne va pas bien se terminer," murmura Harry en picte; il avait découvert que quelques élèves connaissaient l'arabe, alors que le picte avait perdu son usage dans le temps. Il était donc prudent de s'en servir quand il ne voulait pas être involontairement compris par hasard par quelqu'un dans l'école.
Les yeux de Salazar brillèrent alors qu'il adressait un sourire sarcastique à Ombrage en sifflant : Je me demande si tu sais nager, petit crapaud méchant ?
La grande inquisitrice se raidit, étant devenue aussi insensible à la langue des serpents que le reste de l'école, puis rétrécit ses yeux globuleux. "Qu'est-ce que cela signifie, professeur Dumbledore?" lâcha-t-elle d'une voix mielleuse. "J'ai bien peur que vous ne deviez parler en anglais si vous voulez que l'on arrive à se comprendre. Cette école n'est pas multilingue après tout."
"Arrête," intima Harry avant que son mari ne puisse aggraver les choses. "Si tu pouvais écrire les sorts d'aujourd'hui au tableau, je t'en serais reconnaissant."
Salazar renifla, mais s'exécuta docilement.
Harry regarda la femme avec une expression neutre "Je vous demande, Madame Ombrage, d'éviter de contrarier mon mari, de peur qu'il n'ait l'idée d'enseigner aux élèves la pratique en vous jetant des sorts".
"Est-ce une menace, Professeur Dumbledore ?" susurra Ombrage, sa voix ridiculement aiguë, ruinant de fait l'effet escompté qu'elle espérait.
"C'est un avertissement, madame," rétorqua sèchement Harry. "Une fois que le cours a commencé, toute personne dans cette salle de classe est susceptible de recevoir un sort. C'est pourquoi j'ai suggéré, lorsque j'ai reconnu votre note qui mentionnait votre inspection, que vous seriez mieux loti en observant une classe de première ou de deuxième année. "
Ombrage renifla. "Je préfère de loin voir des professeurs avec les étudiants les plus âgés, afin de mieux cerner leurs capacités à gérer des enfants difficiles."
Harry soupira. "Comme vous voudrez," dit-il avant de se diriger vers l'endroit où Salazar les observait. "Si tu as envie de t'amuser avec elle," l'averti-t-il en picte, "s'il te plaît, évite de la tuer."
"Je vais y réfléchir", lâcha Salazar avant de passer à l'anglais. "Commençons alors, mais ce sera à ses risques et périls."
Harry roula des yeux et regarda son mari tout en s'adossant à son bureau, comme il le faisait habituellement. Une fois tous les cinquième année de Gryffondor et de Serpentard installés, bon nombre jetant un œil curieux à la petite bonne femme , Harry s'éclaircit la gorge avant de commencer. "Comme vous pouvez tous le constater, nous accueillons aujourd'hui Madame Ombrage. Je pense que vous avez déjà eu l'occasion de la rencontrer à un autre cours ? "
La plupart des étudiants acquiescèrent, même si les Serpentard semblaient incertains, car leur classe avec elle avait été Histoire de la magie.
"Bien. Alors, la meilleure chose à faire est de l'ignorer à moins qu'elle ne vous pose une question." Il tapa dans ses mains, arborant un sourire amusé face à tous ces regards surpris. "Le professeur Salazar va ramasser vos devoirs," annonça-t-il, alors que Salazar s'était avancé vers le premier rang "Quelqu'un peut-il me parler du dernier sort que nous avons étudié ? Miss Granger, peut-être que nous allons donner une chance à quelqu'un d'autre aujourd'hui, hm ?" ajouta-t-il quand la main d'Hermione se dressa aussitôt en l'air.
Les Gryffondor éclatèrent de rire tandis qu'Hermione abaissait sa main, l'air très déçu.
Le cours se déroula plutôt bien. Ombrage, prenant clairement à cœur l'avertissement de Harry, resta sagement assise au fond de la classe pendant toute la leçon, prenant parfois des notes sur son calepin. Les élèves avaient eu du mal à l'ignorer pendant qu'ils discutaient des sorts et des contre-sorts, mais une fois que les tables et les chaises avaient été écartées pour la pratique et qu'ils avaient été chacun jumelé avec un partenaire, ils ne firent plus du tout attention à Ombrage, se mettant aussitôt au travail.
Les Serpentard qui avaient cours de runes se hâtèrent de quitter la salle, mais le reste d'entre eux, ainsi que tous les Gryffondor, s'attardèrent dans la pièce alors que Ombrage se levait et se dirigeait vers Harry et Salazar qui étaient en train de remettre les bureaux à leur place.
"Professeur Dumbledore," commença-t-elle d'une voix faussement fluette.
"Madame Ombrage," répondit poliment Harry tandis que Salazar marmonnait dans son dos des choses qui auraient fait pâlir la grande inquisitrice . "Merci de ne pas avoir dérangé la classe. Je suppose que vous avez des questions à me poser ?"
Ombrage laissa échapper un toussotement, essayant clairement de paraître officielle, et regarda Harry. "Êtes-vous sûr qu'il est sage de laisser les étudiants se lancer des sorts ? Ce n'est pas quelque chose qui va leur être très utile, et un enfant pourrait être blessé."
"Mon mari est un guérisseur confirmé", commenta Harry, s'efforçant de garder son expression impassible face à cette détermination acharnée que Voldemort ne représentait pas une menace ", et les sorts que nous enseignons ne sont pas d'une dangerosité très élevée, si le pire arrivait, Sal serait plus que capable de minimiser les dégâts. Le danger, on l'a estimé, l'emporte de loin sur la nécessité de savoir comment les sorts sont lancés, afin que les étudiants ne soient pas pris au dépourvu pendant la partie pratique de leurs BUSE ou - en ce qui concerne les septièmes années – leurs ASPIC "
"Mais pour les autres étudiants", insista Ombrage avec un sourire doucereux.
Harry eut un rictus. "Je pense qu'il est nécessaire de savoir à quoi s'attendre lorsque l'on reçoit physiquement un sort, c'est un bénéfice pour tout le monde, madame Ombrage. De plus, savoir comment lancer un bouclier à n'importe quel moment peut vous sauver un jour la vie, que ce soit ici, à Poudlard, ou dans une ruelle obscure au Chemin de traverse. Cette classe est de la Défense magique , Madame, non de la théorie magique. "
Le sourire d'Ombrage vacilla, mais elle poursuivit: "Et où avez-vous été scolarisés ? Vous n'êtes pas inscrits sur le registre de Poudlard."
"Mon père m'a appris à la maison", répondit Harry avec un haussement d'épaules. "Sal a fréquenté une académie privée en Égypte."
Ombrage secoua la tête tout en prenant des notes dans son calepin. "Je vois. C'est malheureux. Vous êtes tous les deux britanniques, je suppose?"
"Je suis anglais, Harry est techniquement écossais", fit Salazar, sa voix ronronnant d'une courtoisie parfaite"même si je crois que ta mère et ton père étaient d'origine anglaise ?"
Harry acquiesça, en adéquation parfaite avec la fiction qu'ils s'étaient tous les deux fabriqués.
Ombrage écrivit de plus bel puis leva ses petits yeux mauvais, ses lèvres étroitement serrées en une fine ligne "Est-ce vraiment si sage de circuler à Poudlard tout en montrant ouvertement votre...maladie ?"
Harry cligna des yeux, confus. "Maladie?" répéta-t-il en jetant un coup d'œil vers son mari.
Mais Salazar avait clairement compris, car ses yeux verts étaient assombris par la fureur qu'il réservait habituellement à Voldemort et à Angus. "Si vous avez un problème avec ma sexualité et celle de Harry, Madame, je vous demanderais de le dire en tant que tel, plutôt que d'utiliser des euphémismes pathétiques."
Harry ferma les yeux, laissant glisser un «Oh» presque silencieux. Bien sûr, il n'était pas étonnant de la part de l'abominable petite bonne femme d'évoquer leur sexualité, encore une autre personne qui trouvait leurs goûts contraires à la nature... Et dire qu'il pensait pouvoir vivre les dernières années de sa vie sans se sentir obligé de cacher celui qu'il aimait.
Ombrage renifla. "Comme vous voudrez, : je trouve dégoûtant que vous ressentiez le besoin d'afficher votre...sexualité contre-nature devant tous ces enfants. Tous ces pauvres esprits innocents pourraient penser qu'il est bon pour eux de se comporter de la même-"
"Peut-être parce que c'est le cas !" cria Ron, esquivant la main d'Hermione alors qu'elle essayait de l'attraper par le bras pour le retenir. "Il n'y a rien de mal dans la relation de Harry et Sal !"
Le sourire de la grande inquisitrice se crispa et elle agita une main grassouillette en direction du groupe des Serpentard et des Gryffondor qui patientaient sagement devant la porte. "Vous voyez," susurra-t-elle d'une voix onctueuse, "c'est déjà en train de se produire."
"Espèce de-!"
" Ronald !" siffla Hermione alors que Dean l'aidait à tirer Ron vers le fond du couloir. Tous les Gryffondor regardaient Ombrage d'un air désapprobateur, pas un seul n'approuvant l'homophobie de la femme, même si Harry savait qu'ils étaient toujours divisés quant à la question de savoir qui du ministère ou d'Albus avaient raison en ce qui concernait le retour de Voldemort.
"Excusez-moi, Madame Ombrage", intervint Pansy Parkinson, d'une voix aussi faussement douce que Ombrage.
Celle-ci lui sourit, voyant clairement en elle une alliée, compte tenu du fait que la maison Serpentard et le Ministère avaient toujours été proche jusqu'à présent. "Oui, Miss Parkinson ?"
Les yeux de Pansy lancèrent des éclairs alors que sa voix de velours devenait d'acier . "Je vais aller dire à mes deux papas que vous les considérez comme des êtres contre nature." Puis elle se tourna et sortit de la pièce, le menton levé.
Millicent Bulstrode laissa échapper un son saccadé. "Ooh, je n'aimerai pas du tout être à votre place quand mes oncles découvriront ce que vous pensez d'eux", avertit-elle avant de poser les mains sur les épaules de Vincent Crabbe et de Gregory Goyle. "Allez, venez les gars. Je dois envoyer une lettre à maman pour qu'elle empêche oncle Eli de faire quelque chose qui pourrait l'envoyer à Azkaban."
Le silence tomba brusquement sur la classe, les Gryffondor observant les Serpentard, comme s'ils les découvraient pour la première fois. Harry n'était pas beaucoup mieux, les souvenirs qu'il avait sur ces Serpentard étaient en contradiction totale avec cette incroyable démonstration de soutien, et une partie de lui se demandait si tout cela était dû au fait que Salazar était ouvertement lié au fondateur.
"Il me semble, Madame Ombrage" fit Salazar d'une voix soyeuse, dissimulant non sans mal son humeur joyeuse, "que vous allez avoir beaucoup de travail pour réparer tout ces dégâts."
Ombrage jeta un regard mauvais à Harry et à Salazar – elle voulait certainement être menaçante mais l'effet était plus comique qu'autre chose - et se dépêcha de quitter la pièce.
"Et bien," dit Harry dans le silence qui les retomba à nouveau, "ce fut une expérience intéressante."
Salazar renifla. "Si tu le dis."
Harry se retourna et attrapa les mains de son mari. "Hey," murmura-t-il, se glissant dans le vieil anglais par nostalgie, "Je t'aime."
La tension disparut des épaules de Salazar et il tordit ses mains jusqu'à ce qu'il puisse enfiler leurs doigts. "Je ne sais pas si nous allons pouvoir garder notre relation loin des élèves très longtemps ?" fit-il d'une voix sèche, même si ses yeux brillaient d'amusement.
Harry roula des yeux. "Mes amis nous ont déjà vu et les filles restent probablement juste pour voir si elles peuvent nous surprendre en train de nous embrasser."
"Voire même plus..."
"Arrête avec ça", rétorqua Harry en faisant une grimace. "Dieux, Sal, c'est dégoûtant." Il retira ses mains de celles de son mari. "Il n'y aura absolument pas de baiser–"
Salazar se mit à rire, attrapa Harry par la nuque et l'embrassa pour le faire taire. Harry, pour sa part, sourit contre la bouche de son mari et passa une main dans ses cheveux.
"Mieux ?" murmura-t-il quand ils se séparèrent.
Salazar soupira contre ses lèvres. "Mieux," acquiesça-t-il.
Et puis quelqu'un - Harry était quasiment sûr qu'il s'agissait de Lavande - laissa échapper un couinement ravi en roucoulant : "Vous êtes tellement mignons tous les deux !"
" Lavande !" siffla Parvati Patil avant de pousser l'autre Gryffondor hors de la classe sous les sourcils arqués de Harry et Salazar.
Seamus et Dean suivirent les filles, Seamus les regardant en souriant avec le pouce levé en l'air avant de disparaître dans le couloir.
"Hey bien, les gars" fit Ron alors que lui et ses amis se dirigeaient vers Harry et Salazar, "je n'aurais jamais pensé le dire un jour, mais j'approuve en tout point ce qu'a fait Parkinson."
Harry renifla. "Au moins, il s'agit de miss Parkinson et non de Monsieur Malfoy, n'est-ce pas ?"
Ron grimaça. "Oui, c'est pas faux."
"Sal, ça va ?" s'enquit Hermione d'une voix inquiète.
Salazar fit un geste négligent de la main "J'ai survécu à bien pire que ce petit crapaud du ministère."
Hermione soupira, tandis que Ron et Neville s'étouffaient de rire. "Ce n'est pas ce que j'ai demandé."
"Il va bien, Hermione, ne t'inquiète pas," la rassura Harry en se retournant pour ramasser la pile de devoirs que Salazar avait déposée sur son bureau au début du cours. "Bien, j'ai une leçon à préparer. Est-ce que vous nous suivez tous les trois jusqu'à notre bureau, ou-?"
Ron, bien entendu, s'enfuit sans demander son reste. Neville leur lança un regard d'excuse avant de courir rejoindre le rouquin. Hermione leva les yeux au ciel. "Est-ce que je peux faire mes devoirs dans ton bureau ?"
"Bien sûr. Mais tu comprends que je ne peux pas, en mon âme et conscience, t'aider à faire le travail que j'ai donné à classe," répondit Harry en lui faisant signe de le suivre.
"Je sais. Ce n'est pas grave. Si jamais je suis coincée, je demanderai à Sal," acquiesça Hermione, prouvant qu'elle avait passé beaucoup trop de temps en compagnie de Harry et Salazar.
Derrière eux, Salazar partit dans un grand rire.
-0-
Lorsque les résultats de l'inspection furent diffusés une semaine et demie plus tard, lors de la réunion hebdomadaire du personnel, Harry se retrouva avec un rapport correct. La partie pratique de ses cours avait été jugé inutile, mais Ombrage il avait tout de même noté qu'il avait pris les précautions appropriées.
"Savez-vous si Binns va être mis à la porte ?" demanda Harry à Albus après le départ de la plupart des professeurs, Trelawney laissant échapper des reniflements indignés tout le long du chemin.
Albus haussa les épaules et secoua la tête. "Honnêtement, je n'en ai pas la moindre idée. J'ignorai le contenu des rapports de Dolores jusqu'à présent." Il soupira et se frotta le visage d'une main fatiguée. "Je suis content qu'elle ne t'ait pas attaqué à cause de ta relation avec moi, mon garçon."
Harry secoua la tête et toucha l'épaule d'Albus. "Je sais comment jouer à ce petit jeu à long terme, mon oncle. La seule chose qu'elle puisse trouver pour s'en servir contre moi, c'est à dire un certain Serpentard, n'est pas prêt de m'atteindre." Il eut un léger sourire en se rappelant l'article de la Gazette paru deux jours après l'inspection de Harry. Les pères de Pansy Parkyson avait adressé une lettre à Harry et Salazar pour les féliciter de leur franchise et du cran dont ils avaient fait preuve compte tenu de leur situation difficile et de leur nom de famille, et avaient fustigé quiconque jugerait leur relation « contre-nature ».
Albus lui adressa un sourire un peu tendu "C'est toujours agréable de voir une petite coopération entre maisons."
Harry roula des yeux. "Optimiste", murmura-t-il en se retournant pour partir. "Je commencerais par chercher un nouveau professeur d'histoire si j'étais vous, il est temps que Binns passe la main"
"Est-ce que c'est un ordre de ton mari ?" fit Albus, les yeux brillant d'amusement.
Harry s'arrêta pour considérer cela un moment, puis haussa les épaules. "Non, juste une demande de ma part." Il rencontra le regard fatigué d'Albus. "Comment apprendre l'histoire à des élèves alors que vous n'avez même pas vécu à travers elle..."
Albus inclina la tête. "Un bon point. Je vais sonder le terrain"
Harry hocha la tête et partit à la recherche de son mari, lequel avait été appelé à l'infirmerie à la moitié de la réunion.
Voilà, voilà, Binns va se faire virer, il était temps franchement. Je ne comprends même pas comment Dumbledore a pu le garder si longtemps...
Et les Gryffondor et les Serpentard se sont ligués contre le petit crapaud méchant, hu hu hu, bien fait pour sa gueule !
Ce chapitre vous a plu ? Vous avez aimé la réaction des Serpentard à l'égard d'Ombrage ?
A bientôt pour la suite !
