Note d'auteur: Salut tout le monde! J'espère que ça va bien et que la pandémie mondiale n'est pas en train de vous rendre dingue comme moi. Pour y remédier, je vous invite à visiter Winterfell, où les gens ne savent pas ce que les mots covid-19, confinement ou distanciation sociale veulent dire, les chanceux! Pour ce chapitre, nous abordons un des changements majeurs de l'histoire et on en apprend plus sur l'avenir qui est réservé à Lyarra. N'oubliez pas que vous pouvez toujours demander des bonnus qui seront publiés après le chapitre 7. On remercie, comme d'habitude, ma fantastique béta Marina Ka-Fai qui a corrigé et publié ce texte pour moi. Allez la lire, ça vaut là peine! Sur ce, bonne lecture!

Disclaimer: Si Game of Thrones m'appartenait, les Stark et tous les enfants auraient survécu!


Chapitre 5 : La chute

Nouvelle sensation lorsque je me réveillai. Un corps chaud endormi contre moi. Sans parler d'un poids sur mes jambes. Décidément, cette nuit on m'avait prise pour un nid ou devrais-je plutôt dire pour une niche, étant donné que nous étions des Stark? Je me redressai sur un coude et, dans la faible luminosité de la pièce, reconnus une nouvelle fois Bran qui s'était pelotonné contre moi. Je devinai aussitôt qu'il avait dû faire un autre cauchemar comme la nuit qui avait précédé l'exécution du déserteur et la trouvaille des loups. Quant à mes jambes, c'était Été et Hiver qui s'étaient complaisamment installés dessus. Il était surprenant qu'elles ne s'étaient pas engourdies. Je me rallongeai dans mes couvertures afin de prendre du temps pour me réveiller et pour réfléchir à tout ce qu'il s'était passé depuis quelques jours. Depuis le banquet donné en l'honneur de nos visiteurs. Père et Mère n'avaient pas apprécié que je décline l'invitation de Cersei Lannister de me joindre à ses enfants et elle en début de repas. Apparemment, elle s'en s'était plainte au roi et exigeait punition pour l'affront que je lui avais fait. Et cela, même si j'avais fini la soirée à dormir à ses côtés... Pardon, à l'écouter parler de sujets inintéressants. La compagnie de Jon et Tyrion était bien plus amusante que celle de cette maudite bonne femme au sourire faux. Je l'entendais encore me dire, alors que je me retirais pour la nuit :

- Quel dommage que Lord Stark ait préféré fiancer votre nièce Sansa à mon fils plutôt que vous! Vous êtes pourtant en âge de prendre époux. Je ne vois pas quel meilleur parti il espère vous trouver ma chère. Peut-être un homme des clans des montagnes? Un homme à la hauteur de votre raffinement très certainement.

Et moi, qu'avais-je répondu sotte que j'étais?

Qu'entre son fils et son frère Tyrion, son frère m'avait fait meilleure impression que le prince. À se demander qui élevait les enfants à la cour!

Bravo Lyarra, une autre occasion de te taire passée! J'avais hâte de connaître ma punition. Pour l'instant, j'avais eu la consigne d'éviter la délégation royale... Un privilège en mon sens... Des coups à la porte me tirèrent de mes réflexions et, de peine et de misère, je sortis de mon lit sans réveiller Bran. Encore vêtue de ma chemise de nuit, je traversai et ouvris sur mon père qui me fixait d'un regard sévère.

-Nous devons discuter Lyarra. Je...

Il repéra mon visiteur assoupi et s'interrompit.

- Je te laisse le temps de te préparer. Viens me rejoindre dans mon bureau. Ne tarde pas trop.

-Oui Père, je viens dès que possible. Dis-je l'angoisse nouant mon estomac.

Je refermai la porte et enfouis mes mains dans mon visage. Je le sentais. Le châtiment était venu. Lord et Lady Stark avaient pris leur décision. Et je pressentais que cela serait à la hauteur de mes appréhensions.

-Lyarra? Fit la voix de Bran depuis le lit ce qui me fit sursauter.

-Tu es réveillé. C'est bien. Tu dois retourner dans ta chambre. Je dois m'habiller. Père m'attend dans son bureau.

-Ça ne va pas? Me demanda-t-il ignorant ma remarque.

-Oui, tout va bien Louveteau. Toi par contre, tu as fait un autre cauchemar? Demandai-je en venant m'asseoir sur le rebord de mon lit.

La scène était si familière que cela m'arracha presque un sourire. Je devais faire cela à cinq ou six reprises à chaque année avec lui.

-J'ai refait le même rêve, sauf que les loups aussi partaient aussi dans le sud. Tout le monde partait pour le sud. Sauf Rickon et moi.

-Ça va aller Bran, tu sais bien que tu fais partie de l'expédition qui va partir avec Père vers Port-Réal. Rickon est encore trop jeune pour voyager et Mère va rester avec tout comme Robb. Tu n'as pas d'inquiétude à te faire.

-Et toi? Tu restes ou tu pars avec nous?

-Je l'ignore pour le moment. Père n'a pas statué sur mon cas après l'esclandre que j'ai provoquée avec la reine.

-Je ne les aime pas. Ils sont désagréables. Sauf Tommen et Myrcella. Fit Bran, buté.

-Ne le dis à personne mais moi non plus, je ne les aime pas. Chuchotai-je avec une mine de conspiratrice à son oreille, ce qui le fit glousser.

-Arya et moi sommes contents que tu aies remis la reine à sa place. Pas Sansa, elle se scandalise. Me confia-t-il sans trop d'étonnement.

Mais ce qu'il ajouta me stupéfia.

-Theon aussi a dit que tu avais du cran. Il était même admiratif.

-Theon à vraiment dit ça? demandais-je bouche bée.

-Oui. Mais Père l'a repris. Il n'était pas très content.

Sa remarque me rappela aussitôt à l'ordre. Je devais me préparer pour aller le voir. Et j'avais perdu du temps à discuter avec Bran. Je considérais que c'était de mon devoir de réconforter les plus jeunes, même avant de répondre aux demandes de rendez-vous, mais je n'étais pas certaine que Lord Stark aurait la même opinion que moi. N'empêche, apprendre que mon ennemi juré avait admiré mon audace, il y avait de quoi être stupéfaite.

-Je comprends. Bon, amène Été avec toi, il dort encore celui-là. Je dois absolument me changer pour aller voir Père. Ma sentence est arrivée.

-J'espère qu'il ne sera pas trop sévère. Me dit-il en se dégageant des couvertures.

Il réveilla son loup d'une caresse derrière les oreilles et après un sourire, il s'en fut dans le corridor en refermant la porte derrière lui. Je m'activai aussitôt retirant ma chemise de nuit rapidement, courant à gauche et à droite pour me nettoyer et pour me peigner avant de littéralement sauter dans une robe. Je me tortillai sur place pour l'attacher, saisis mon collier en argent que je passai autour du cou avant de m'asperger d'eau de rose. J'enfilai des souliers et sortis de ma chambre toute seule, Hiver continuant à dormir. Je crois que je ne m'étais jamais autant dépêchée de toute ma vie pour être prête. Ce fut au pas de course que je parcourus les couloirs pour me rendre jusqu'à la porte du bureau. Là, je pris une grande inspiration pour rassembler tout mon courage et frappai au battant.

-Entrez. Résonna la voix de Père de l'autre côté.

Je poussai et pénétrai dans l'endroit que tous les enfants Stark avaient appris à craindre depuis des générations. On apprenait ses punitions, les décisions des Lords et des Rois de l'Hiver entre ces murs. Et comme plus d'une personne avant moi, je tremblais de nervosité. Encore plus quand j'aperçus le roi Robert qui me fixa fiévreusement. Un frisson d'effroi me parcourut le dos. Pourquoi il était là?

-Votre Majesté, Lord Stark... Saluai-je en déglutissant.

-Assieds-toi Lyarra. M'invita Père avant de se tourner vers son ami. Ai-je ta bénédiction?

-Tu commets une folie Ned. Une folie. Mais c'est ta famille. J'y consens. Mais tu connais mon opinion. Il n'y a rien à en tirer de ces gens-là. Je vais descendre prendre une bonne bouteille de vin avant qu'on parte à la chasse. Tu as intérêt à être là. Je te laisse annoncer le sort de cette pauvre enfant. Fit le roi qui sortit du bureau en refermant la porte derrière lui.

Si je ne venais pas juste de m'asseoir, je me serais évanouie. Je devais être blanche comme la neige. Tout cela me concernait et c'était très mauvais pour moi. Je levai mes yeux de mes mains crispées l'une contre l'autre pour regarder mon père, mon frère, mon seigneur.

-Qu'est-ce qui m'attend exactement? Vous avez pris une décision et vu la réaction du roi, cela ne va pas me plaire. Je vous prie, ne me faites pas davantage mariner dans l'inquiétude.

-Catelyn et moi sommes tombés d'accord pour ton avenir hier soir. Ce matin j'ai demandé l'assentiment du roi. C'est parfois l'usage lorsqu'il y a mariage entre grande maison. Une lettre est partie pour t'offrir ta main.

-Qui? Demandai-je d'une petite voix.

-Trystane Martell.

-Que... Martell? Père ! Vous ne pouvez pas me faire cela !

-Écoute-moi avant de t'emporter. Me coupa-t-il d'un ton las.

Sans doute avait-il anticipé ma réaction.

- La famille est au centre des préoccupations des Martell tout comme la liberté. Tu es une femme qui place la famille au centre de ses aspirations, bien que tu cherches aussi à t'instruire. Tu es aussi une femme trop libre Lyarra. Trop indépendante pour tout le monde. Sauf pour les Martell. De plus, cela te laisse du temps avant ton mariage, Trystane ne sera en âge de se marier que dans quelque années. Tu auras le temps de le connaître ainsi que ses proches, tout comme Dorne.

-Dorne justement Père, vous m'envoyez le plus loin possible de Winterfell, le plus loin de Robb, Jon, Sansa, Arya, Bran et Rickon ! Ce n'est pas un mariage que vous m'annoncez Père, mais un exil ! M'écriai-je sentant mes joues se couvrir de larmes.

-Lyarra, tôt ou tard il faut quitter la maison pour fonder sa propre meute. Dit-il en se levant pour venir me rejoindre. Ce n'est pas un exil, tu auras tout le temps de voyager à ta guise avant ton mariage. Et même après, tu seras toujours la bienvenue dans le Nord. Tu es de mon sang, tu es une Stark de Winterfell.

-Père, je ne souhaite pas quitter le Nord, je vous en prie. Le suppliai-je en essuyant mes larmes.

-Je suis désolé Lyarra, mais ma décision est prise. Et j'ajoute que tu partiras avec nous pour Port-Réal. Il faudra bien rencontrer les Martell pour conclure l'entente et le moins qu'on puisse faire, c'est raccourcir le chemin à parcourir entre vous deux.

-Et s'ils refusent? Demandai-je avec une note d'espoir dans la voix.

Je ne m'avouais pas vaincue. Je ne voulais pas partir pour Dorne. Je ne pouvais rien faire contre le voyage, mais au moins Sansa, Arya et Bran seraient à mes côtés. Ça allait être toutefois un déchirement de quitter Rickon et Robb. À moins que les Martell refusaient l'offre de Père. Depuis la rébellion du roi Robert, les dorniens étaient restés à l'écart de Westeros, peu désireux de nouer des contact avec nous.

-Ils ne refuseront pas. Tu es le meilleure parti des Sept Couronnes en dehors de Myrcella Baratheon. De plus, je te dote de Moat Cailin. Tu pourras en faire ta résidence pendant tes voyages au Nord une fois que cela sera reconstruit.

J'écarquillai les yeux de stupeur. Moat Cailin, juste ça? C'était la clef entre le Nord et le reste du continent. Une terre sans grande valeur d'or ou de ressources naturelles mais l'atout maître en cas de conflit. J'étais fichue. Jamais les Martell allaient refuser avec une telle dot.

-Vous avez pensé à tout. Je n'ai plus qu'à m'incliner. Dis-je d'un ton sombre en me relevant. Notre départ est imminent pour le sud. Je vais aller me préparer si vous me le permettez.

Mon père me regarda avec une lueur de regret au fond des yeux. Cela ne me faisait ni chaud ni froid. Malgré ces arguments, je ressentais toujours cela comme un exil. J'étais chassée pour un temps du Nord. Lorsque j'obtins son assentiment, je tournai les talons et sortis du bureau sans regarder en arrière. Contrairement à ce que j'avais annoncé, je ne partis pas vers ma chambre pour préparer mes affaires. Je pris plutôt la direction du bois sacré pour me recueillir devant les dieux de la forêt. Je n'étais même pas sûre qu'il y avait un baral à Dorne. Où pourrais-je me recueillir si loin des arbres cœurs? Je pris place une fois arrivée devant le large tronc, dans la pénombre des floraisons. Contrairement à la foi des Sept qui avait des prières toutes faites pour parler aux divinités, nous n'avions que nos émotions, nos ressentis et nos besoins au moment présent. Là, je ne pouvais que recommencer à pleurer et à nourrir de l'angoisse pour mon futur. J'en arrivais presque à regretter de ne pas avoir été fiancée à Joffrey Baratheon. Le gamin insupportable avait une grande qualité comparé à Trystan Martell, il ne vivait pas à Dorne lui... Je restai pendant des heures dans le bois sacré à contempler le visage gravé dans le bois de l'arbre qui me faisait face sans y puiser aucun réconfort contrairement à d'habitude. Hiver m'avait rejointe depuis un moment quand, frigorifiée et toute courbaturée, je me relevai du tronc.

-Protégez- les. Protégez-les tous lorsque je serai partie. Prenez soin de ma famille. Priai-je une dernière fois à voix haute à l'adresse des dieux avant de me détourner et de prendre le chemin du château, ma louve se frottant contre moi.

Elle aussi, j'allais devoir l'abandonner... Une louve dans les sables chauds du désert? Impensable. Elle allait mourir de chaud. Une raison de plus de verser des larmes amères. En sortant des bois, je décidai de faire un dernier arrêt avant de rentrer dans ma chambre pour commencer mes bagages et de revêtir une expression froide et neutre à la face de toute la cour. Je ne flancherai pas devant les Baratheon et les Lannister. Plutôt mourir que de me montrer faible devant eux. Je n'y allais pratiquement jamais, mais je sentais qu'aujourd'hui, il était de circonstance d'aller me recueillir un temps devant le tombeau de mes parents. De mes vrais parents. Je ne serais bientôt plus là et je n'avais peut-être pas d'autre chance pour les saluer. J'étais presque rendue à l'entrée de la crypte quand un mouvement dans mon champ visuel m'interpella. Intriguée, je me tournai vers la tour en ruines qui projetait son ombre sur les environs. En plissant les yeux, je repérai enfin ce qui avait attiré mon attention. Une silhouette bien familière qui grimpait le long du mur. Le chagrin que j'éprouvais depuis le début de la journée se transforma en fureur. Après nos mises en garde, il recommençait ! Bon sang, il était bouché ! C'était un rugissement qui fusa de mes lèvres quand je tonnais de toute la force de mes poumons :

-Brandon Stark ! Desce...

Mon cri de rage s'étrangla dans ma gorge. Je n'avais aucun doute. Mon frère m'avait entendue. Et là, j'aurais tout donné pour que ce ne fusse pas le cas. Je le fis sursauter sur les pierres couvertes de mousse et d'humidité et il dérapa. Il poussa un cri lorsqu'il perdit pied et tomba en contrebas. Il se mit à crier, les loups présents se mirent à hurler et je me mis de concert aux échos. Un seul et unique mot qui franchit mes lèvres dans une longue supplication, une seule plainte.

-Bran !

Il me sembla qu'il mettait un temps infini à tomber de la tour. Pour ma part, je me mouvais avec une telle lenteur. Je me serais crue dans un rêve. Je n'avais pas fait le tiers du trajet quand j'entendis le choc sourd de son atterrissage. Son cri s'était aussitôt tu et je me mis à sangloter. Par tous les dieux, j'avais tué mon petit frère! Par ma faute, il venait de tomber et de faire une chute vertigineuse. Je m'empêtrai dans ma robe, ce qui me fit tomber dans un trou d'où émergeait une roche. Je sentis une douleur vive me traverser la cheville et quelque chose déchirer la peau de ma jambe. Mais ce n'était pas important. Je me relevai aussitôt pour continuer à courir. Courir pour rejoindre cette silhouette immobile et cela malgré le fait que je sentais du sang couler sous mes jupes et qu'un élancement s'aggravait dans mon pied. Je m'effondrai plus que je me mis à genoux quand j'arrivai auprès de lui.

-Bran, Bran, par pitié Bran, réponds-moi! Gémis-je en me penchant sur lui.

J'y voyais mal, mais il avait les yeux fermés... Est-ce que sa poitrine se soulevait? Tremblante comme une feuille, je glissai une main contre la peau de son torse et sentis, après de longues secondes, les battements de son cœur.

-Oh merci, merci! Il vit encore... Bran, accroche-toi! Tu n'as pas le droit de succomber, tu n'as pas le droit de...

Mes suppliques moururent dans un sanglot.

- Hiver, Été, allez chercher de l'aide, vite! Les encourageai-je en les apercevant non loin de moi.

Les loups étaient plus intelligents que bien des gens le pensaient. J'étais certaine qu'ils m'avaient comprise. Néanmoins, je me mis à appeler à l'aide.

-Au secours, quelqu'un ! Venez m'aider, sil vous plaît, j'ai besoin d'aide, vite, c'est urgent ! M'époumonai-je entre deux crises de larmes.

Je serrais la mains de Bran entre les miennes lui demandant mille fois pardon quand j'étais à bout de souffle à force d'avoir crié. S'il ne devait jamais se réveiller, ou pire... Je savais que je ne pourrais jamais me le pardonner. Des cris au loin me firent relever la tête et j'aperçus plusieurs personnes qui accouraient vers nous. Bien entendu, il y avait Mère, Mère qui se mit, comme moi, à crier de détresse en reconnaissant qui était allongé au sol. Mestre Luwin se hâtait avec quelque soldats à ses côtés . Le plus étrange, ce fut d'apercevoir Ser Jaime Lannister qui les accompagnait, suivi de la reine. Ce dernier n'était-il pas parti à la chasse? Et pourquoi la reine venait sur les lieux d'un accident domestique? Etait-ce qu'elle avait meilleur fond que je ne l'avais cru? Je remis mes questions à plus tard, l'important était Bran.

-C'est de ma faute, je l'ai aperçu sur la tour et en lui criant de descendre, je lui ai fait peur. Balbutiais-je entre deux crise de larme. Il respire, mais il n'a pas repris conscience.

-Bien Lyarra, maintenant, écarte-toi. Fit le mestre d'un ton doux. Je vais m'occuper de lui. Il faut aussi qu'on te soigne, tu es pleine de sang.

-Non, je ne veux pas le laisser, je ne veux pas ! Argumentais-je commençant une crise de panique.

Je n'entendis pas ce que les soldats disaient mais je sentis quelqu'un m'attraper et me retirer de force du chevet de Bran. Je me mis à me débattre et à crier qu'on me lâche, mais Jaime Lannister était bien plus fort que moi. Malgré mes protestations et sans effort, il me transporta jusqu'à l'intérieur de Winterfell.

-Vous ne pouvez plus rien pour votre frère, alors calmez-vous ! Me dit-il agacé.

Puis, voyant que je ne l'écoutais pas, je le vis se retourner et dire à quelqu'un :

- Va chercher Tyrion.