Si vous avez déjà joué à Skyrim, vous savez combien la quête des Grisetoison pour retrouver Thorald fut jouissive quand on accompagnait Avulstein. C'est toujours un plaisir de débarrasser Tamriel de membres du Thalmor, même si ça ne viendra pas à bout du Domaine Aldmeri.


Chapitre II

Pour Thorald Grisetoison !

« Mara, protégez-moi… »

Aldaril inspira fortement, sa main fermement accrochée à l'amulette de Mara à son cou et pria tous les Divins qu'il connaissait de lui venir en aide.

Il ne pensait pas que Tharsten songeait sérieusement à venir en aide aux Grisetoison lorsqu'à leur passage à Blancherive, ils avaient appris qu'un certain Thorald Grisetoison, officiellement mort, serait en vie selon sa mère et son frère. Tharsten avait déjà rencontré Thorald une fois et, en souvenir de leur ''amitié'' et du soutien apparent des Grisetoison aux Sombrages – et aussi un peu parce qu'il voulait casser les pieds des Guerrier-Né – , Tharsten avait décidé d'aider Avulstein Grisetoison à obtenir une preuve que Thorald était en vie – preuve trouvée chez les Guerrier-Né : l'Empire, qui gardait certains contacts avec le clan d'Olfrid Guerrier-Né, avait envoyé une lettre informant que Thorald était désormais aux mains des Thalmors.

Comme il semblait assez évident chez ces Nordiques téméraires et complètements suicidaires, Tharsten avait décidé de participer à la ''libération'' de Thorald Grisetoison aux côtés d'Avulstein et quelques uns de leurs amis : Geirlund, Vidrald et Jenassa, la seule Dunmer du groupe.

Aldaril aurait souhaité être partout sauf avec cette bande de sympathisant aux Sombrages, non loin du Donjon de Nordguet et prêt à le prendre d'assaut. Cependant, il se devait de les accompagner : sa vie était liée à celle de Tharsten et si cet idiot mourrait, il signerait lui aussi son arrêt de mort.

Caché derrière des rochers avec le groupe, il veilla à bien abaisser sa capuche afin qu'elle cache une partie de son visage.

« Qu'est-ce que vous faites ? lui demanda Tharsten à voix basse, le Nordique ayant sorti son épée de son fourreau et mis un casque en acier

— Je dissimule mon visage, lui siffla Aldaril. Contrairement à certains, je ne tiens pas à ce qu'on sache mon identité si le moindre Altmer ressort vivant de votre massacre – ce qui est d'ailleurs fort probable. Si l'Empire venait à apprendre qu'un Haut-Elfe avait participé avec des Nordiques à une attaque contre le Thalmor et qu'on arrive à apprendre mon identité, on voudra ma mort.

— Oh, s'en faire pour si peu ! Relativisez, par Talos ! Moi, il y a plein de Nordiques que je connais qui ont décidé de rejoindre l'Empire et je ne veux pas leur faire la peau pour autant.

— Et si vous les croisiez sur un champ de bataille ?

— Je les tuerai tous jusqu'au dernier, pourquoi ? »

Aldaril lui jeta un regard sceptique et grimaça :

« Ne vous étonnez donc pas si je ne suis pas très convaincu par ce que vous me dites, Sombrage. »

Tharsten leva les yeux au ciel mais n'insista pas et reporta son attention vers Avulstein Grisetoison qui donnait ses dernières consignes et mots d'encouragements à ses trois camarades, des connaissances de Thorald venus libérer leur ami.

« Qu'importe ce qui se passera dans ce fort… sachez que je vous remercie d'être venus m'aider à libérer mon frère, dit Avulstein aux autres. Les Grisetoison n'oublions jamais votre geste. »

Il leva son arme et s'écria – tout de même à voix basse, bien que le blizzard autour d'eux devait certainement empêcher les membres du Thalmor du fort de les entendre :

« Pour Thorald Grisetoison, pour Talos et pour tous les vrais enfants de Bordeciel ! »

Aldaril pria une dernière fois les Neuf Divins de lui venir en aide alors que les Nordiques et l'Elfe Noire poussèrent en union un cri de rage et s'engagèrent vers le Donjon de Nordguet.

L'assaut fut brutal et radical : à peine les Altmer placés sur les remparts les virent-ils approcher qu'au moins d'eux entre eux se firent transpercée d'une flèche de Jenassa ou d'une hache de guerre envoyée avec une précision et une force surprenante, leurs armures elfiques ne leur offrant pas la moindre protection satisfaisante.

L'alerte fut aussitôt lancée : pendant que les Nordiques tuèrent le soldat elfique placé devant l'entrée sud du fort, les bruits des autres Thalmor se saisissant de leurs armes résonnèrent.

« Cela commence à devenir intéressant », déclara Tharsten avec un sourire carnassier.

À côté de lui, plaqué contre le mur du fort pour ne pas être vu par les archers, Aldaril ne partageait pas vraiment son avis.

« Hé, vous allez bien ? lui demanda le Nordique en fronçant les sourcils. Vous n'allez pas vous évanouir, tout de même ? Je croyais que vous aviez participé à la Grande Guerre. Depuis quand un ancien soldat, ça craint pour sa vie ?

— En parlant de vie, vous devriez vous préoccuper que la vôtre ne s'arrête pas brusquement au lieu de vous intéresser à la mienne ! » rétorqua sèchement l'elfe.

Le Nordique haussa les épaules et s'engagea dans le fort, où Avulstein et les autres pénétraient déjà, se battant férocement contre les Haut-Elfes du Thalmor. Le Nordique à la tenue bleue leva son arme dans un cri et l'abattit contre le cou d'un archer. Sa tête se détacha de son corps, qui tomba mollement au sol et la flèche qui s'apprêtait à envoyer sur un des assaillant qui lui tournait le dos se planta dans un mur.

« Et un Thalmor en moins ! s'exclama fièrement Tharsten. Allez, je vais essayer d'en tuer au moins une dizaine. »

Il monta le rempart et bouscula violemment un autre archer, qui bandait son arc pour lui tirer dessus. L'elfe poussa un cri et tomba en arrière, chutant dans la neige en contrebas et ne bougea plus. Le prochain adversaire auquel Tharsten fit face n'eut pas la même idée que son compatriote : il lâche son arc et tira son épée. Tharsten ne lui laissa pas le temps de faire quoi que ce soit avec son arme : il l'entailla en lui donnant un coup d'escroc en dessous du plastron de son armure. L'elfe grimaça mais ne tomba pas immédiatement. Il leva son épée et l'abaissa fortement vers son adversaire. Le Nordique eut tout juste le temps de faire un pas de côté avant que la lame ne le frappe : il sentit son épaule être transpercée et une douleur fulgurante le traversa tandis que le sang gicla.

Tharsten serra les dents, ignora la douleur qu'il ressentit et enfonça plus profondément la lame dans le corps de l'elfe, au point de le faire percuter le mur de la tour derrière lui. La tête du Thalmor frappa violemment contre le mur, ses yeux s'écarquillèrent et il toussa un flot de sang. Il se laissa ensuite glisser au sol, son regard devenant trouble et ne bougea plus, mort.

Tharsten expira fortement, grimaça en se baissant pour récupérer son épée et entreprit de redescendre les marches du rempart, toute sa combativité venant de le quitter.

« Ces fils de chiens sont moins mauvais bretteurs que je le pensais… » grommela-t-il en s'appuyant lourdement contre la paroi d'un mur.

Il observa les alentours, à la recherche d'un ennemi mais n'en trouva aucun. Au lieu de cela, il ne vit que des cadavres : un florilège de ceux des membres du Thalmor mais également celui de Vidrald, qui n'avait malheureusement pas survécu. Il remarqua aussi Aldaril, qui entrait enfin dans l'enceinte du fort et observa avec un mélange de dégoût et de tristesse tous les corps baignés au sol dans leur propre sang. Il s'agenouilla devant le corps du Nordique, l'examina et secoua la tête en se relevant.

« Quelle tragédie... »

Tharsten poussa un soupir exaspéré.

« Hé, la petite nature ! Au lieu de pleurer sur la mort de nos ennemis, pourquoi ne rejoignez-vous pas Avulstein et les autres ? Ils doivent être entrés dans le donjon, je vois que la porte est entre-ouverte et je pense que de l'aide ne leur fera pas de mal. Pour ma part, je crois que j'irai pas plus loin. »

Cette saloperie d'elfe lui avait bien entaillé l'épaule et même s'il savait parfaitement que cela ne mettait pas sa vie en danger, cela le gênerait bien trop pour se battre.

« Vous êtes blessé ? demanda Aldaril en le regardant, puis grimaçant en voyant la blessure à son épaule. Ah ! Ne répondez pas, c'était une question bête.

— Non, vous croyez ? rétorqua moqueusement Tharsten en souriant. Mince, j'espère que je pourrais laver ma tenue. Je n'ai pas envie qu'elle soit tâchée de sang. »

Le Haut-Elfe secoua la tête en levant les yeux au ciel et s'approcha de lui.

« Vous n'auriez pas quelque chose pour calmer la douleur ? lui demanda Tharsten. Je demande pas forcément du skooma mais des plantes ou des trucs de mages ?

— J'ai mieux que ça, lui déclara Aldaril. Surtout, ne bougez pas et attention, ça risque de piquer.

— Quoi ? »

Avant qu'il ne puisse demander plus d'explications, Tharsten vit Aldaril fermer les yeux et tendre la main droite vers sa blessure. Une lumière dorée s'échappa de sa main au même moment qu'une autre entoura l'épaule meurtrie.

Tharsten serra les dents en sentant la douleur non seulement atteindre un pic fulgurant mais également devenir si forte qu'elle semblait se propager sur tout le reste de son corps.

« Par Talos, faites ça cesser ! » parvint-il à dire entre deux râles de douleur.

Il n'entendit pas la réponse du Haut-Elfe ou du moins n'en comprit pas un traître mot. Il ne retrouva ses esprits que plusieurs secondes plus tard, quand la douleur s'apaisa enfin. En fait, à sa grande surprise, il ne ressentit presque plus aucun mal.

Il jeta un coup d'œil à sa blessure. Elle était toujours là, mais paraissait amoindrie : moins profonde, moins de sang et surtout moins douloureuse.

Il regarda avec incrédulité Aldaril, qui souffla bruyamment et fronça les sourcils.

« Pourquoi me fixez vous avec ce regard béat ? questionna-t-il. Vous n'avez jamais vu de la magie de guérison ?

— La magie de guérison ? répéta Tharsten. Oh, c'était ça… »

La déception l'envahit aussitôt. Il aurait dû s'en douter. De la magie de guérison… C'était beaucoup moins incroyable que ce qu'il imaginait mais il lui fallait voir le bon côté des choses : au moins, avec sa blessure partiellement guérie, il pouvait retourner se battre.

Il s'écarta du mur contre lequel il était appuyé et reprit son épée qu'il avait lâché par mégarde avant d'enjamber les cadavres devant lui pour rejoindre la porte de l'entrée du Donjon de Nordguet.

« Non, ne me remerciez pas surtout ! entendit-il Aldaril clamer derrière lui . C'était un véritable plaisir de vous aider, nordique ! »

. . .

À l'intérieur du donjon, ils furent accueillis par le corps inepte de Jenassa, l'archère ayant été transpercée par une flèche – une mort d'une grande ironie pour une archère – et, en traversant les salles, virent au moins une dizaine de cadavres d'Altmer au sol. Ils entendaient au loin des cris résonner : Avulstein et Geirlund continuaient d'avancer. Cela incita Tharsten à se hâter pour les rattraper, Aldaril sur ses talons.

Ils rejoignirent Avulstein et Geirlund dans ce qui était une des dernières salles du donjon : Avulstein se battait contre un Atronach de feu invoqué par un elfe mage tandis que son compagnon, de l'autre côté de la piège, luttait contre deux soldats Altmers sous le brouhaha des encouragements de prisonniers depuis les cellules dans le couloir.

Tharsten n'hésita pas un instant avant de se joindre au combat, venant en aide à Geirlund pour que la lutte soit équitable, en deux contre deux. Ils parvinrent ensuite à prendre le dessus et en finirent avec les deux guerriers Thalmor puis allèrent prêter main forte à Avulstein et Aldaril, en difficulté face au mage. L'étudiant de l'Académie avait élevé un bouclier magique devant lui et le Grisetoison pour être épargné par les éclairs qu'envoyait le mage Altmer mais cela les empêchait d'approcher.

« Satané elfe ! s'écria Avulstein. Je sais que mon frère est juste derrière cette porte ! THORALD, TENEZ BON MON FRÈRE ! NOUS ALLONS VOUS SORTIR DE LÀ ! »

Il fit un pas en avant mais aussitôt sorti du champ du bouclier, les éclairs le frappèrent de plein fouet et le forcèrent à reculer, grimaçant de douleur. Le souffle d'Aldaril se fit haletant, signe qu'il commençait à faiblir et que le bouclier ne tiendrait pas longtemps.

Tharsten voulut intervenir mais ne possédait aucun arme à distance et jeter son épée serait trop risqué. Il s'efforça de fouiller les corps des elfes morts, à la recherche de quoi que ce soit qui pourrait l'aider mais leurs arcs étaient brisés. Jenassa aurait été très utile dans cette situation mais elle était déjà morte.

« Par Talos, vous allez crever ? » s'exclama rageusement Geirlund.

Sous les regards incrédules de ses compagnons, le Nordique franchit la barrière magique d'Aldaril et leva son marteau à deux mains au dessus de la tête du mage Altmer – qui changea de tactique et au lieu de le foudroyer, lui envoya de puissants jets de flammes. Sans se soucier des flammes qui rongeaient sa peau, Geirlund poussa un cri enragé et abattu l'arme sur son adversaire. Un horrible bruit se fit entendre tandis que le crâne du Haut-Elfe fut brisé et qu'il s'effondra au sol.

« Bravo, mon ami ! félicita Avulstein. Grâce à vous, la voie est libre ! »

Pressé de voir son frère, il passa devant Geirlund, clé en main. Tharsten s'attarda près du Nordique, qui ne bougeait pas d'un pouce.

« Hé, camarade… vous allez bien ? »

Il écarquilla les yeux de stupéfaction lorsque Geirlund laissa échapper un doux soupir las et s'effondra en arrière, révélant combien son torse et son visage étaient calcinés.

« Par Mara… »

Tharsten leva les yeux vers Aldaril, qui observait Geirlund d'un air incrédule et effaré. Il paraissait sur le point de vomir ou de s'évanouir.

« Haut-Elfe ! s'exclama Tharsten. Faites quelque chose ! Réagissez, pour l'amour de Talos ! »

Cela sortit l'elfe de son état de stupeur et il se précipita vers le Nordique brûlé, ses deux mains tendues et rayonnant de cette lumière dorée qui symbolisait la magie de guérison. Aldaril garda les yeux fermés et marmonna dans sa barbe des paroles précipitées et incompréhensives mais Tharsten fut certain qu'il priait les Divins.

Pour sa part, il ne pouvait détaché son regard du corps carbonisé devant lui. La magie de guérison touchait Geirlund mais ne semblait avoir aucun effet. Le Nordique ne bougeait pas. Tharsten finit par comprendre pourquoi et soupira.

« Vous pouvez arrêter, dit-il à Aldaril. C'est trop tard. Il… Il est mort. »

L'Altmer aux cheveux roux ouvrit les yeux mais ne jeta pas un seul coup d'œil au cadavre, préférant regardant le Nordique encore vivant en face de lui. Il le dévisagerait en silence, comme pour s'assurer qu'il disait la vérité.

Il finit par laisser échapper un souffle tremblant et se laissa tomber en arrière, passant une main sur son visage tout en secouant la tête avec lamentation.

. . .

Thorald Grisetoison était vivant. Tout ce massacre, tous ces morts avaient finalement permis d'atteindre l'objectif fixé par Avulstein Grisetoison : son frère était vivant. Enchaîné, battu et sous-alimenté mais bel et bien en vie, contrairement aux affirmations calomnieuses du clan des Guerrier-Né. Les deux frères libérèrent les autres prisonniers des Thalmors et tous sortirent en vitesse de la forteresse, accueillant avec joie le blizzard de Bordeciel qui changeait tant des salles lugubres de leurs cellules.

« Nous rendrons honneur à Jenassa, Vidrald et Geirlund, déclara Avulstein en contemplant le corps de Vidrald, le seul mort avant même d'être entré dans l'intérieur du donjon.

— Qu'allez-vous faire maintenant ? demanda Tharsten. Vous rentrez à Blancherive ?

— Nous ne pouvons pas rentrer chez nous, annonça Thorald, ce à quoi son frère acquiesça d'un hochement de tête. Même si ce n'est pas encore officiel, le jarl Balgruuf est plus favorable à l'Empire qu'aux Sombrages. De plus, avec ce qui s'est passé ici… si nous sommes retrouvés, nous serons exécutés, peut-être même toute notre famille. Il nous faut nous rendre au seul endroit où les vrais fils de Bordeciel seront en sécurité.

— À Vendeaume, comprit Tharsten. Oui, c'est sans doute pour le mieux mais soyez prudent. La route pour s'y rendre est truffée d'Impériaux. Il ne faudrait pas que vous mourriez en chemin, surtout pas alors que vous venez de retrouver la liberté. »

Les deux Nordiques se dévisagèrent, puis Thorald Grisetoison sourit et lui donna une accolade chaleureuse.

« Ne vous en faites pas pour nous, mon ami ! Nous sommes des Grisetoison. Il faut plus qu'une petite patrouille d'Impériaux pour avoir raison de nous. En tout cas, je vous remercie pour ce que vous avez fait. Votre compagnon aussi, même si je dois admettre être surpris de voir un Haut-Elfe combattre ses semblables. Si vous passez par Vendeaume, n'hésitez pas à venir nous voir. Nous vous accueillerons à bras ouverts et peut-être aurons nous l'occasion de nous battre côte à côte pour la gloire de Bordeciel et d'Ulfric Sombrage. »

Avant de définitivement partir pour Vendeaume, Thorald ajouta :

« Et n'oubliez pas de prévenir notre mère, avec le message que je vous ai dit. Vous n'aurez pas besoin d'ajouter quoi que ce soit, elle comprendra. »

Tharsten hocha la tête et cette fois-ci, Thorald et Avulstein Grisetoison s'en allèrent pour de bon. Tharsten et Aldaril ne s'attardèrent pas non plus sinon si des soldats de la Légion Impériale venaient à passer dans le coin et voyaient ce carnage, ils n'auraient pas à chercher les responsables bien loin.

« Vous êtes bien silencieux, fit remarquer le Nordique au Haut-Elfe. Pourquoi donc ? Vous sentez-vous coupable de ne pas être parvenu à sauver Geirlund ? Vous ne devriez pas vous en vouloir, ce n'est pas votre faute. Les seuls responsables de tout ça sont ces maudits Thalmors. »

Aldaril ne lui répondit rien.

« Vous préférez garder le silence ? Bien. C'est votre choix. Ainsi donc vous vous y connaissez en magie de guérison ? Cela explique pourquoi vous n'avez pas pris part au combat, même si je m'attendais à vous voir jeter un ou deux sortilèges de destruction, tout de même. Je me demande comment vous avez fait pour vous battre durant la Grande Guerre. Si vous étiez si inepte, cela devait être…

— Cessez d'évoquer ça ! coupa sèchement Aldaril. Je ne veux pas en entendre parler, est-ce clair ? »

Sans même attendre la moindre réponse, le Haut-Elfe pressa le pas et dépassa le Nordique. Tharsten le regarda faire en fronçant les sourcils. Quel ragnard l'avait mordu, celui là ?

Décidément, il ne comprendrait jamais rien aux elfes.


Chapitre très différent du précédant, hein ? Disons que je vais alterner un peu entre des chapitres légers et d'autres plus sérieux. Mine de rien, c'est un peu comme Skyrim : parfois tu vis des aventures extrêmement sérieuses et d'autres fois, elles n'ont aucun sens.