BELLA
La suite du mercredi a été pénible. C'est un peu gênant et tellement flippant, inconfortable. Tout le monde avait été témoin de notre flirt, ce n'est qu'au moment où nous nous étions fixés étrangement que Rose, Emmett et Jasper avaient quitté la pièce. Alice et Jake savaient aussi. Bien sûr.
Les filles - entendez, Alice, Rose et Jake - ont aussi voulu savoir ce qu'il s'était passé dans le bureau d'Edward mais j'ai gardé ma bouche fermée, pensant que tout ça devait rester entre Edward et moi. Et quand Alice a encore demandé devant Edward et que je lui ai demandé de laisser tomber, j'ai reçu un sourire reconnaissant mais prudent d'Edward.
Jeudi fut mieux. Pas trop mais la bizarrerie s'est dissipée au moins et à la fin de la journée, les choses sont redevenues normales. Peut-être c'est parce que j'ai décidé d'être son amie plutôt que de l'éviter. Le problème est que mes ovaires aiment le voir se baisser pour parler aux enfants et mon corps aime sérieusement son corps… et seigneur, ses yeux.
Quoi qu'il en soit, j'ai décidé que je l'appréciais assez pour rendre les choses au moins confortables - même si ce n'est pas pour son propre bien. Tant que sa garce perso ne vient pas ici souvent, je survivrai.
Aujourd'hui c'est vendredi et je suis un peu inquiète parce que Jasper ne commence pas avant dix heures et que Rose commence à neuf heures.
Je commence toujours à sept heures et jusqu'à sept heures et demie ce sera Edward et moi et Emily.
Merveilleux.
Putain peu importe, je vais prendre le taureau par les cornes. Je serai à l'aise, cordiale et agréable, je serai moi-même en fait.
Emmett attend devant le cabinet quand je traverse la rue avec ma blouse rose, mes chaussures pailletées et une boite mais je ne fais pas attention à lui.
Il va falloir qu'il rampe encore un peu après avoir mangé tous les cupcakes au citron de mercredi. Il a dit "Je suis désolé petite B mais je n'ai pas pu m'arrêter. C'était comme une… frénésie."
Fouineur.
"Bonjour petite B. Tu es très jolie ce matin." Il sourit largement, me montrant ses fossettes adorables.
Tiens bon Bella, il fait juste du léchage de pompes.
"Emmett," je le salue avec un mouvement de la tête.
Je soupire en fermant les yeux "Merderie, merdité, putain, enfer, putain d'enfoiré, trouduc..."
J'entends bien le rire d'Emmett mais j'entends aussi un raclement de gorge.
Purée.
Je l'ignore, ouvre la porte du cabinet et vais en salle de pause avec mes gâteaux, avant d'allumer la cafetière.
"Bonjour Bella," fait sa voix de velours, remplie d'amusement.
"Euhum, bonjour," je réponds sans me retourner.
Je ne pense pas avoir vidé tous mes jurons.
"Alors c'était qui ça ?"
Il faut qu'il demande hein ?
"Je nettoyais ma boite à jurons," je réponds.
Il rigole - je veux lui sauter dessus.
Je quitte la salle de pause avant de le faire.
Je m'assieds derrière le bureau et je m'occupe en sortant les dossiers - avec l'arrivée impromptue d'Edward pendant mon rituel de jurons - je me console la bouche avec une sucette bleue.
Mmmhm miam
Mais de nouveau il y a un autre raclement de gorge et ma tête se lève pour voir Edward appuyé contre le comptoir d'accueil.
J'ai envie de le lécher.
"Quoi de neuf Docteur ?" dis-je avec ma meilleure imitation de Bugs Bunny.
Douce torture infernale, les sourires asymétriques qu'il m'envoie sont mortels. Et ça n'aide pas non plus de voir ces deux magnifiques rides au coin de ses yeux quand il le fait.
Il faut que je m'achète un lapin.
Vous savez bien de quoi je veux parler ?
Ouais, vous savez.
"Je pensais que cet accueil était réservé à Jazz," rigole-t-il, avant de prendre une gorgée de son café.
Starbucks pourrait s'en servir. Je ne bois pas de café mais si Edward vient avec la tasse, je pourrais commencer.
"Tu as raison Edward," je souris gentiment. "Je pense que je vais réserver toutes mes blagues sur les docteurs pour toi."
"Bella je ne pense pas qu'il y en ai que je ne connaisse pas." Il roule des yeux mais son sourire le trahit.
"Défi accepté." Je souris aussi. "Chaque fois que je te vois, je t'en dirai une."
Il souris. "Alors tu ferais bien de commencer maintenant, d'accord ?"
J'aimerai tellement embrasser son petit sourire.
"Bien," dis-je en me creusant la tête pour en trouver une. "Docteur, docteur, je crois toujours être une abeille !"
"Arrête de bourdonner, tu ne vois pas que je suis occupé." Il fait un clin d'œil.
Je maudis ses clins d'œil.
"Il va falloir faire mieux que ça," plaisante-t-il.
Et juste à cet instant une plaisanterie fait son apparition dans ma tête et purée de caramel elle est brillante, spécialement vu que j'ai une sucette bleue dans ma bouche.
Et ne pensez pas une seule seconde que je ne l'ai pas vu me regarder la sucer.
"Docteur, docteur je pense que je suis un moustique !" je halète.
Sa mâchoire se tend et pendant une courte seconde, ses yeux vont à ma bouche mais sa réponse arrive rapidement. "Alors, va-t'en, suceur."
Je souris.
Il secoue sa tête comme pour s'éclaircir les idées.
Oh, je lui fais tellement de l'effet !
Mauvais garçon, Dr Edward.
Il surprend mon sourire satisfait et gémit de frustration. "C'est putain dur."
Je ne peux pas m'en empêcher. "C'est ce qu'elle a dit !"
Sa tête se relève dans un mouvement brusque et quand je vois ses yeux grand ouverts je ne peux pas m'empêcher de rire.
"Bella, tu passes beaucoup trop de temps avec Emmett," glousse-t-il.
"J'ai 21 ans, j'ai le droit d'avoir un sens de l'humour de merde !"
Puis il fait un étrange bruit et me regarde de travers.
"Quoi ?" Je souris.
"Tu... tu ... quoi ? !" il bégaie. "Tu as seulement 21 ans ?"
Je fronce les sourcils. "Ah oui ?"
Il ne le savait pas ?
Attends, il a dit ′seulement′ ?
Seulement vingt-et-un ans.
Merde, il a des problèmes avec mon âge. Il ne savait vraiment pas.
Méga purée.
"Doux Jésus, putain !" marmonne-t-il et il se tourne pour partir. "Je suis malade," ajoute-t-il doucement en tournant au coin.
Mais je l'ai entendu.
Avant que je ne puisse me pencher dessus, la porte s'ouvre et une femme aux cheveux roux entre - l'air très effrayé.
Je sais immédiatement.
C'est le rendez-vous d'Edward de sept heures et demie : Victoria Hunter.
"Bonjour, bienvenue à la clinique pédiatrique, avez-vous un rendez-vous ?" dis-je.
"Uhm... oui... je suis Victoria Hunter," répond-elle doucement en agitant la sangle de son sac.
"Bien sûr, bonjour, Victoria. Je m'appelle Bella. Venez avec moi, je vais vous accompagner chez le Dr. Cullen," dis-je gentiment. "C'est un excellent obstétricien."
D'habitude, je l'aurais envoyée dans la bonne direction et j'aurais bipé Edward mais je veux voir l'expression d'Edward.
Et où diable est Emily ?
Je frappe à la porte du bureau d'Edward et il ouvre rapidement.
"Victoria Hunter est ici pour son rendez-vous," lui dis-je, en souriant en direction de Victoria.
Edward me lance un regard étrange mais je pense qu'il l'a compris dès qu'il a vu la posture de Victoria.
Il a eu cette expression attentionnée - sourcils froncés et lèvres pincées. Il pense comme moi.
"Bien sûr. Merci, Bella," dit-il doucement, en faisant un signe de tête compréhensif.
"On peut commencer ?"
Dès que Victoria est partie, je cours vers le bureau d'Edward mais je n'ai pas à aller loin car il s'apprêtait à se rendre à la réception.
"Comment va-t-elle ?" je lui demande tout de suite.
Il fait signe de se rendre à la salle de pause, je le suis et quand j'entends un lourd soupir lui échapper alors qu'il prend place, je sais.
"Enceinte de huit semaines et avec des bleus..." soupire-t-il.
"Putain, je le savais !" je murmure en secouant la tête. "Je l'ai immédiatement entendu quand elle a appelé mercredi. Je savais juste que la grossesse n'était pas la bienvenue ni pour elle ni pour son partenaire. Et je suppose que son partenaire est maintenant le problème. Fils de pute !"
"Oui... mais il n'y a pas grand-chose à faire..." dit-il avec regret. Ensuite, il hésite avant de reprendre la parole. "Euh, tu ne diras rien, n'est-ce pas ? c'est-à-dire, tu travailles ici mais tu n'es pas sous serment..."
"Bien sûr que non, Edward," je le rassure doucement. "J'aimerais juste qu'il y ait quelque chose que je puisse faire."
Je cache mon visage dans mes mains et j'envisage sérieusement de retrouver la trace du petit- ami et de l'abattre.
"Je vise super bien," je marmonne pour moi-même. "La forêt est grande... personne ne saurait... papa m'aiderait."
En soupirant, je m'adosse à la chaise et son demi-sourire et un regard bienveillant m'accueillent.
"Ça n'a pas l'air si mal que ça," murmure-t-il avec un sourire triste. "Mais je suis curieux. Pourquoi ton père t'aiderait-il ?"
Je souris à la pensée de Charlie. "C'est le chef de la police à Phoenix et s'il y a une chose qu'il méprise, c'est la violence conjugale. La famille est le numéro un pour lui."
"On dirait un homme bon." Il sourit chaleureusement. "Alors, il a appris à sa fille comment tirer, hein ?"
Je souris, reconnaissante du changement de sujet. "Bien sûr. Je suis... une fille à papa et il a commencé à m'emmener au champ de tir quand j'avais quatorze ans".
"Mince alors, " il glousse, "J'espère que tu n'as pas ton propre flingue. "
"Non, je n'en ai pas besoin. J'ai pris plein de cours d'autodéfense."
"Bien sûr que tu en as pris..." dit-il en secouant la tête.
Le reste de la journée passe rapidement et je suis heureuse qu'Edward et moi soyons entrés dans une espèce de zone amicale. C'est loin de ce que je veux mais au moins, c'est mieux par rapport à la maladresse.
Le mari d'Emily a appelé pour nous dire qu'elle était malade, donc c'était une journée bien speed et Rose a dû assister Jasper et Edward pendant que je m'occupais de la réception et aussi d'un groupe d'enfants.
J'aime mucho.
Mais c'était bizarre, Jasper semblait être de très bonne humeur et quand Alice est arrivée au moment du déjeuner, elle a sauté de joie.
Emmett a continué à me lécher les bottes mais j'ai décidé de lui pardonner quand j'ai servi du gâteau au fromage et à la cerise à tout le monde, sauf à lui. Tout le monde a fait des bruits délicieux alors qu'il boudait sans rien.
C'était amusant.
Mais je ne suis pas démoniaque. Je lui ai gardé un morceau que j'ai donné à Rose pour qu'elle le rapporte chez elle.
A cinq heures, il ne restait plus qu'Edward, Rose et moi.
"Bien je ferai mieux d'emmener le gâteau à la maison pour Em," soupire Rose en enfilant son manteau.
"Tu sais... je peux le lui amener," offre Edward.
Je souris.
Edward est très gourmand et maintenant tous les garçons sont accros à mes talents pâtissiers.
Et ça me rend contente.
"Bien essayé Edward !" rigole Rose. "Mais Jasper a déjà proposé. Et je lui ai aussi dit non."
"Peu importe," grommelle-t-il.
"Allez haut-les-coeurs, Edward," je ris. "J'ai déjà des idées pour lundi."
Je le jure, on dirait un enfant pour Noël. "Ça t'intéresse de partager ?"
"Bien sûr… lundi. Je n'ai jamais dit à personne en avance ce que je comptais faire comme gâteau ."
"Seigneur, tu es aussi mauvais qu'Emmett, Edward," marmonne Rose, mais ensuite elle fait un sourire espiègle. "Est-ce que Jane te fait des gâteaux ?"
Oh non ! Elle n'en fait pas.
Si.
Il la fixe et elle hausse simplement les épaules avant de m'embrasser sur la joue. "On se voit demain pour le brunch familial, B."
"Oui à demain," je réponds en rassemblant toutes mes affaires.
"Le brunch ? Tu viens ?" demande Edward.
"Ouaip. Esmée m'a invité quand elle a appelé plus tôt."
"Euh..."
"Elle n'aurait pas dû ?" je hausse un sourcil, prête à me défendre.
"Non bien sûr ! C'est juste qu'elle n'a jamais fait ça auparavant." Il fronce les sourcils - et se frotte la nuque.
Génial, Bizarre Ward est de retour.
"Et qu'est-ce que ça veut dire ?"
"Euh...rien."
"Allez crache le morceau, Edward !" je grogne.
"Putain, je suis désolé d'accord ? Je suis juste un peu confus. Ma famille est différente depuis…"
Il s'arrête et je ne peux pas m'empêcher de rire.
"Tu veux dire... depuis que je suis ici ?"
"Ouais," grogne-t-il, en tirant sur ses cheveux.
Il fait beaucoup ça.
Hier soir quand j'ai eu Alice au téléphone elle m'a tout raconté concernant Jane. Tout.
Je ne l'aime pas du tout. Et je suis bien contente que personne ne l'aime non plus.
Bon excepté Edward, bien sûr.
Imbécile et aveugle
"Je ne peux rien y faire si tout le monde m'apprécie..." et je hausse les épaules.
Et je m'en vais avant qu'il ne puisse répondre.
Rose et Alice sont des garces sournoises et je pense que je les aime.
Non, je sais que je les aime.
Elles sont sournoises parce qu'elles ont des projets sournois. Je le sais parce qu'elles ne sont pas très subtiles. Mais je garde ma bouche fermée parce qu'en quelque sorte j'aime leurs plans sournois.
Ils me concernent Edward et moi alors pourquoi ne les aimerai-je pas ?
Oui j'ai sérieusement développé un béguin pour Edward Cullen et putain je le traiterai bien mieux que Jane alias la pouffiasse.
Je n'avais pas de voiture hier alors Emmett et Rose m'ont récupérée mais ils ont fait exprès de passer une heure en avance.
Vous voulez savoir pourquoi ?
Cela fait partie du plan de Rose et d'Alice. Le plan sournois.
Vous voyez si j'arrive une heure avant, je serais déjà la meilleure amie d'Esmée et Carlisle avant qu'Edward et Jane n'arrivent.
Les petites amours sournoises.
Je pense qu'elles prennent les choses trop vite et font des suppositions basées sur rien mais j'ai tort. Purée qu'est-ce que j'aime Carlisle et Esmée !
Carlisle est un DILF sexy, et non pas que je penche de ce côté, mais Esmée est absolument une MILF.
Parfaitement.Et bien, crois-y, parce que c'est ce qu'il va se passer et ça c'est sûr.
Non, je n'aime pas vraiment parler de cette façon.
Quoi qu'il en soit, ça n'a pris que dix minutes d'une petite discussion avant qu'Esmée n'explose et ne puisse plus se retenir. Elle s'est jetée sur moi pendant que j'étais assise juste à côté d'elle. Cela me convient. Beaucoup.
J'aime Maman Cullen.
Mucho.
J'ai même commencé à appeler Carlisle, Papa C. Il rit comme le bel homme qu'il est et Esmée recommence sans fin à déclarer qu'elle m'aimait pour mon cran.
Emmett crache sa bière partout sur le canapé blanc quand elle dit cela mais à part ça l'heure que nous avons passée ensemble a été parfaite.
J'ai aussi décidé que si Papa C. avait son surnom alors Esmée pouvait aussi en avoir un.
Je suis fair-play.
Donc maintenant elle est Maman Ours. La raison est simple. Quand Rose a dit de Jane qu'elle ne porterait jamais les enfants d'Edward, Esmée a grogné.
Maman Ours.
Ding-dong-putain-cling-clong.
Je vous jure que cette sonnette fait ce bruit.
"ENTREZ !" beugle Emmett.
Nous sommes encore au salon en train de déguster les petits gâteaux au crabe que Maman Ours a faits et je maudis leur taille. 'Parce que je pourrais en manger une centaine' mais je ne pense pas qu'elle en ait fait autant.
Mais au moins Emmett est pire que moi.
Quoi qu'il en soit, je suis calée entre Maman Ours, Grand E et je peux entendre la pouffiasse et Edward approcher.
Il devrait avoir un surnom aussi non ?
Souvenez vous... je suis fair-play.
Docteur Sexward ?
Je vais y réfléchir.
Mais à présent je peux voir si Edward me voit différemment puisque jusqu'à maintenant il ne m'a vue qu'avec ma blouse rose et ma queue de cheval et là je porte un pantalon noir et un chemisier bleu marine avec des ballerines assorties et mes cheveux sont détachés.
Les Cullen sont des gens très distingués.
Mais très compréhensifs. Maman Ours a déjà dit deux fois le mots 'putain'.
Oui je compte.
"Edward ! Viens par là, viens t'asseoir !" Esmée rayonne alors que l'homme sexy fait son entrée. "Toi aussi Jane," ajoute-t-elle d'un ton pincé.
Oh chaud bouillant !
Seigneur, il est en costarrrrrd. Pantalon noir et chemise bleue, les manches roulées jusqu'aux coudes.
Miam !
"Maman. "Il sourit prudemment et l'embrasse sur la joue.
Oui. Il me voit.
Il détourne le regard rapidement pour saluer Papa C.
Bon sang.
Edward et Jane s'asseyent sur le putain de canapé à deux places et bien qu'il ne la touche pas, elle - par l'enfer - pose ses griffes manucurées sur sa cuisse.
Garce.
" Le repas sera bientôt prêt," dit Mama Ours, en se tournant vers Alice et Jasper.
"Vous avez des nouvelles à partager ?"
Oh, merde !
Je les regarde avec des yeux écarquillés. Ils sourient énormément. Oh, mon Dieu ! Dites ce que c'est déjà!
C'est alors que je remarque que Mama Ours et moi sommes à la limite de nos sièges avec des expressions exprimant l'espoir.
"Nous avons des nouvelles, oui." Alice sourit.
Et puis... Jasper pose sa main sur le ventre d'Alice.
"Oh mon Dieu !" je crie.
"Dis-le, dis-le, dis-le !" exige Esmée alors que ses yeux flamboient. "J'ai besoin de...vous entendre le dire ! A voix haute !"
"Nous allons avoir un bébé !" annonce Jasper.
OUAIiiiiiiS !
C'était purée de difficile mais Rose et moi avons réussi à rester assises - enfin, pas vraiment mais peu importe, comme maman Ours, Papa C, Sexward et Grand E embrassent et félicitent Alice et Jasper.
J'ai peut-être gardé les yeux fixés sur le cul d'Edward quand il a embrassé sa sœur... mais quoi de neuf sous le soleil ?
C'est vraiment parfait, vous savez.
Il a l'air si heureux pour Alice. Jane ne peut pas voir ce qu'elle lui fait ? Et si elle ne veut pas d'enfants, pourquoi diable Edward ne peut-il pas respecter cela et trouver quelqu'un qui en veut ?
Je ne citerai personne mais Bella Swan veut des enfants.
"IIIiiIIi !"
C'était Alice qui couine et la cohue se dissipe enfin.
Rose et moi fonçons prudemment sur elle - oui, on peut faire ça - et toutes les trois, nous nous transformons en un fatras d'émotion.
"Vous allez être tantes !" crie Alice.
Ah, bon sang, elle m'inclut.
Voilà le travail, maintenant je pleure.
"Moi aussi ?" Je souffle toute tremblotante.
"Bien sûr, idiote !"
Rose et moi nous regardons pendant une seconde avant d'éclater,
"On va être tantes !"
Bon sang, cette journée est parfaite !
Au fait, je vais déchirer avec ce truc de tante.
Quand nous avons commencé à sangloter toutes les trois, Papa C et Emmett ont dû nous séparer, alors qu'Alice s'accroche à Jasper en pleurant de joie, tandis que je m'assois en sanglotant avec Maman Ours et Rose.
Il y a quelques semaines, je n'aurais pas pu rêver de cela, mais maintenant, j'ai deux nouvelles meilleures amies, une Maman Ours et un Papa C. Oh, et n'oublions pas Doc bouclé et Grand E.
Il faudra juste voir où se situera Sexward.
"Si c'est une fille, je suis d'accord pour lui trouver un four facile à utiliser !" Je m'exclame.
"Je suis d'accord pour lui apprendre à se servir d'une arme !" craque Emmett.
Je le regarde de travers et il me fait un clin d'œil. Nous avions déjà parlé de ce que lui et mon père avaient en commun et quand je lui ai parlé de ce que Charlie m'avait appris quand j'ai eu quatorze ans, il a immédiatement fait des plans pour mettre Rose en cloque pour pouvoir faire de même.
"Tu ne feras pas une telle chose, Emmett !" réplique Maman Ours.
"En fait, ça parait bien. Si c'est une fille," dit Jasper à Emmett.
"Je suis d'accord." Papa C fait un signe de tête.
"C'est vrai, Maman Ours," je la réconforte. "La fille devra se défendre des garçons, vous vous souvenez ? Je veux dire, vous ne pouvez pas vraiment vous attendre à ce que Jasper soit là tout le temps, n'est-ce pas ?"
"Bien !" s'exclame-t-elle, "mais pas avant ses seize ans."
On verra bien.
"Peut-être qu'on n'a pas besoin de parler de lui apprendre à tirer pour l'instant. J'en suis seulement à six semaines."
Nous soupirons tous.
Sauf Edward et Jane qui nous regardent tous comme si nous étions fous.
Eh bien, il me regarde surtout comme si j'étais folle mais peu importe.
"N'es-tu pas un peu jeune pour penser aux enfants, Alice ?" demande Jane.
Tout le monde reste silencieux.
Edward ferme les yeux.
Maman Ours, Alice, Rose et moi haussons un sourcil vers elle.
Maman Ours manque de grogner.
"S'ils veulent fonder une famille, pourquoi attendre ?" demande Maman Ours.
"Non, non, bien sûr qu'ils peuvent fonder une famille. Je suis juste surprise. Elle a seulement vingt-cinq ans, après tout..."
Je me moque. "J'ai commencé à penser aux enfants quand j'avais treize ans."
"Un peu tôt, tu ne crois pas ?" ricane-t-elle.
Oh, oui, j'ai oublié de vous le dire. Elle m'a vu mater le cul d'Edward tout à l'heure.
Oups.
"Tu me vois avec des enfants ?" je riposte. "Je dis juste que parfois on sait ce qu'on veut. Et si on le sait, il ne faut rien vous laisser vous arrêter. Et j'ai su dès mon plus jeune âge que je voulais des enfants. Je pense plus aux enfants que je ne pense à trouver un mec !"
Je ris.
C'est pourtant bien vrai. Je n'ai pas besoin d'un homme pour avoir des enfants. Juste quelques-uns de ses meilleurs nageurs.
Oui, je cite totalement Friends.
"Je pense que le repas est prêt, ma chère ?" dit alors Papa C .
C'est bien, mon garçon. Arrête la baston des salopes.
Le reste de l'après-midi est agréable, heureusement. Les hommes et Jane font... putain si je savais. Mais Maman Ours, Alice, Rose et moi parlons de bébés, des bébés, et encore des bébés.
C'est le paradis.
Et quand je suis rentré à la maison plus tard, j'ai passé deux heures au téléphone avec maman, je lui raconte tout et purée, elle était si heureuse pour moi.
Oui, j'ai hérité de sa personnalité.
Et bien qu'elle soit aussi folle des enfants comme moi, mon père et elle n'ont pu avoir que moi. Elle était donc un peu triste que je sois si loin mais ils… ont promis de venir bientôt.
Les choses vont bien.
