Bella POV

Aïe.

Ça fait mal. partout.

Toc, toc, toc !

Non. Oh seigneur. S'il vous plaît, non.

Est-ce que j'ai bu tout le bar hier soir ?

"Je sais que tu es là ! Ouvre !"

Rose.

Non, je ne suis pas vivante. Je n'ouvre pas les yeux parce que je ne pense pas que ce soit possible. Honnêtement, je pense que le rideau est fermé. Pour toujours.

Diable que s'est-il donc passé hier soir ? De quoi je me souviens ?

Je me souviens de notre plan.

La prochaine étape de mon plan pour faire tomber Edward Cullen.

Dites que je suis arrogante... ou excitée. Je ne suis jamais comme ça et habituellement je suis plus timide et craintive. Mais putain quand c'est juste, c'est juste. Et ça je sais que c'est juste.

"Je vais ouvrir avec ma clé, garce !"

Oh quelqu'un est de mauvaise humeur.

Moi aussi.

Et ensuite la porte s'ouvre.

"Bella, putain tu ferais mieux de sortir ton cul de ce lit et putain plus vite que ça. J'ai un fichu mal de tête et je ne suis pas d'humeur à jouer à ta mère. Debout !"

"Ouais madame," je gémis.

Elle me laisse dix minutes pour me doucher et si je suis pas de retour elle menace d'appeler mes parents.

Oh... Rose, Alice et maman sont déjà les meilleures amies du monde au téléphone.

Neuf minutes plus tard, je suis dans une serviette à me geler les fesses devant le petit placard à côté de la salle de bains. Et mes yeux me font très mal puisque j'ai dormi avec mes lentilles de contact.

Rose est magnifique mais pas autant que d'habitude et elle porte un bas de pyjama. Il est rose et un sweat à capuche d'Emmett. Plus une queue de cheval et sans maquillage et voilà Rose Cullen en chemin pour son déjeuner ou brunch hebdomadaire chez les Cullen ou peu importe comment on peut appeler ça.

Ce n'est plus tellement convenable.

Bon si elle le fait, je peux le faire aussi.

Je sors un bas de pyjama bleu clair et un sweat noir à capuche et j'attache mes cheveux en un de ces chignons lâche. Et des baskets.

"Tu t'es mis un soutien-gorge là-dessous ?" je lui demande.

"Non."

"Culotte ?"

"Non."

"Chaussettes ?"

"Non."

"Alors je suis prête," dis-je.

Il y a quelques passants qui voient nos mamelons très tendus à cause du climat de la mi-février mais purée de caramel on s'en fout !

"Je vois que tu es aussi en forme que Rosie ce midi ?" sourit Emmett alors que Rose et moi montons dans leur Jeep.

"La ferme et conduis, officier tête de nœud," je râle.

Il rit.

Rose et moi lui faisons un doigt d'honneur.

Nous nous blottissons l'une contre l'autre.

Et ensuite nous sommes réveillées en sursaut par un Emmett qui rit en disant que nous sommes arrivés. Et en regardant par la vitre je vois que tout le monde est arrivé aussi.

Jasper et Alice. Edward et la Pouffiasse. Charmant.

"Entrez mesdames," rit-il.

"On ne veut pas y aller," se plaint Rose.

Et je suis d'accord avec elle.

Et nous tombons à nouveau l'une sur l'autre.

Emmett est un grand gars. Il nous attrape toutes les deux et nous jette sur ses épaules et c'est beaucoup plus difficile pour nous de discuter.. mais nous gémissons comme des chiots.

"Oh mais qu'est-ce que tu fais à mes filles !?" halète Mama C quand nous arrivons au salon.

Oui j'ai changé son surnom.

Rose et moi crions alors que Le grand E nous décharge sur le canapé comme si nous étions des poupées de chiffon.

Rose lui refait un doigt d'honneur et je lui tire la langue.

Ensuite nous nous installons confortablement sur le canapé après que Mama C ait ordonné à Emmett d'enlever nos chaussures.

Je l'aime.

"Comment allez-vous ce matin ?" rigole Alice.

"Viens là," dis-je et je lui fais signe avec mon index parce que j'ai une chose importante à faire mais je ne peux pas bouger.

Elle s'approche et je gémis en m'asseyant mais au moins j'essaie. Et ensuite je fais ce que je fais chaque fois que je vois Alice ce temps ci, je dévoile son ventre plat et je l'embrasse.

"Bonjour, petit lutin. Tatie Bella t'aime mais ne se sent pas bien aujourd'hui. Dors bien et grandis et bientôt je pourrai te voir."

Ensuite au tour de Rose. "Bonjour semence Whitlock. Quand tu auras grandi je te montrerai combien je t'aime en t'interdisant de boire."

Ça arrive tous les jours. Comportement normal.

"Comment allez-vous les filles aujourd'hui ?" sourit papa C.

"Pas bien, Papa C," dit Rose - ouais, elle aussi a adopté les surnoms.

Un souvenir me revient. "Non, ce n'est pas bon. Edward a exhibé ses nénés hier soir."

N'est-ce pas ?

Mais est-ce que je l'ai vraiment appelé seulement Edward ?

Hmm.

Il y a des rires tout autour. Et la Pouffiasse concentre ses yeux sur moi.

Elle et son futur marié sont plus beaux que jamais. Vêtements de luxe. Je les emmerde.

"Ce n'est pas vraiment ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ?" dit Edward avec circonspection. Mais les coins de sa bouche frémissent.

Qu'a-t-il dit ?

Oh, c'est vrai. "Alors, raconte l'histoire parce que c'est comme ça que je m'en souviens… je crois."

Que s'est-il passé hier soir ?

Et puis Edward le fait. Enfin il raconte. Avec l'aide d'Emmett et Alice.

Rose et moi sommes mortifiées.

"Putain, c'est horrible !" gémit Rose après qu'Emmett nous ait dit comment Rose a vomi au lit - ce dont elle ne se souvient même pas. "Je suis vraiment désolée, chéri."

"Purée de caramel," je m'exclame. "Je ne me souviens même pas comment je suis arrivée à la maison !"

"Edward t'a aidé." Emmett hausse les épaules.

"Il a fait quoi ?" Jane, Mama C et moi, nous nous exclamons, bien que dans des tonalités différentes. La Pouffiasse grogne, je sursaute de mortification et Mama C glousse.

"Je crois que j'ai besoin d'air," je gémis et je me lève.

En mettant mes pieds dans mes baskets, je sors dans le froid et je pose mes fesses dans l'une des chaises en bois de leur terrasse qui entoure toute la maison.

Après avoir entendu dire à quel point je m'étais embarrassé au bar, je ne veux pas savoir ce que j'ai dit quand Edward m'a ramené à la maison. Je sais que je suis une pipelette quand je suis bourrée et je ne peux qu'imaginer que j'ai poussé la merde trop loin.

"Quelqu'un est-il gêné ?" demande une voix de velours.

Que tout cela aille au diable.

"Non !" je mens.

Punaise, je n'arrive pas à croire que je l'ai appelé Dr SexyEdFils C. Je veux dire, qu'est-ce que c'est ça ? C'est la seule chose qu'il m'ait dite, que j'ai dit dans mon appartement. Il a refusé - avec un clin d'œil - de divulguer le reste.

Edward s'assied à côté de moi et je veux ma maman.

"Où est La Pouf - Jane ?" Merde, c'était moins une.

"Elle est à l'intérieur avec ma mère." Il hausse les épaules.

"Mama C," je corrige.

"Je ne vais pas appeler ma mère Mama C !" dit-il en riant et en secouant sa tête.

Je veux le lécher.

"Peu importe," je soupire. "Alors... tu vas me dire à quel point je me suis montrée ridicule quand tu m'as ramené à la maison ?"

Ses yeux sont pleins de malice et je comprends à peine que j'ai été... pas subtile du tout.

Purée de caramel chaud.

"Tu veux dire qu'à part m'avoir appelé toutes sortes de Sexward ?" Il a souri.

Je le frappe à la poitrine.

"J'étais bourrée, connard. Et comme si vous les Cullen ne saviez pas à quel point vous êtes sexy !"

Je souffle.

Bien joué.

Oh, déjà vu.

"Tu as dit ça aussi... hier soir," il rit.

Oh...

Puis il me jette un regard étrange et tourne son corps pour me faire face pleinement. " Tu as chanté," dit-il doucement.

Putain de merde de caramel.

"Oh, mon Dieu," je gémis, en enfouissant mon visage dans mes mains. "Qu'est-ce que j'ai chanté ? Otis ? J'ai tendance à chanter Otis Redding quand je suis bourrée... Oh, merde ! J'ai chanté Nina Simone, n'est-ce pas ? Puréeeeee !"

Je gémis encore. Je suis maudite. Je me suis toujours fait honte en chantant Nina Simone et personne ne peut chanter comme elle.

Et puis une image encore plus mortifiante apparaît. Moi, chantant John Lee Hooker 'Boom, Boom'. Ça ne peut pas être pire que ça. Parce que je secoue mon popotin quand je chante celle-là.

"S'il te plaît !" je gémis. "Dis-moi que je n'ai pas chanté John Lee Hooker, parce que je le fais parfois mais seulement quand je suis seule ! J'ai comme un penchant pour les lunettes et le chapeau..." Puis je halète et je regarde Edward. "Merde, je ne t'ai pas montré le chapeau, n'est-ce pas ?"

Mais j'arrête parce qu'Edward a l'air furieux.

Je sais que j'ai raconté des conneries mais est-ce que ça le met en colère ? Je veux dire, est-ce que sa façon de serrer la mâchoire, de fermer les yeux et de se pincer le pont du nez est un peu exagéré ?

"Edward ? Ai-je dit quelque chose de mal ?"

En un mouvement brusque, il me fixe... de manière très bizarre et les yeux hyper sombres.. "C'est la musique que tu écoutes ? Lee Hooker, Simone, Redding ?"

Je hoche la tête et je le regarde perplexe.

Est-ce que ça le rend fou ?

Quel connard tordu, dans ce cas.

"Tu as bafouillé une très belle version déformée de "Walking to New Orleans," soupire-t-il avec un regard étrange et lointain.

Un mot ressort.

"Bafouillé ?" Je fronce les sourcils.

Ses yeux rencontrent les miens et ensuite il rigole. "Ouais en fait tu étais en train de te brosser les dents en le faisant."

Quelqu'un peut-il me tuer ?

Je vais même supplier.

Purée c'est vraiment une bonne chanson. Je me demande bien pourquoi j'ai pensé à celle-là… ça fait longtemps que je n'ai pas écouté Fats. Ce disque est-il toujours à Phoenix ? Je ferai mieux d'appeler maman plus tard.

"C'est une chanson géniale," je marmonne avant de regarder Edward. "Tu ne sais pas pourquoi j'ai chanté celle-là hein ?"

"Nous parlions de la Nouvelle Orléans. Ne me demande pas pourquoi." Il ricane. "Je n'ai pas la moindre idée pourquoi ce sujet est arrivé."

Euh.

Bon je suis bizarre.

"J'aime bien la Nouvelle Orléans," je marmonne pour moi-même. "Tu y es allé ?"

Peut-être que je pourrais y aller pour les vacances cet été… ça me parait être une bonne idée. Peut-être avec des amis… Peut-être mes parents…

Je vais y réfléchir.

Oh j'ai le cerveau complètement explosé.

"Quelques fois." Il opine. "Festivals de musique."

Ah ça, ça retient mon attention !

"Vraiment ?" je demande toute excitée. "Purée tu es tellement chanceux ! Lesquels as-tu vus ?"

Son regard animé retrouve sa place et je dois lutter contre l'urgence d'embrasser son nez.

Adorable.

Les yeux brillants.

"Le meilleur c'est définitivement House of Soul and Rn'B il y a trois ans. C'était une sorte de fête de quartier avec des musiciens partout. Une semaine rien qu'avec de la musique. Putain c'était génial !"

D'accord, je suis jalouse.

"Ah mec, ça a l'air merveilleux," je soupire avec mélancolie. "Je ne suis jamais allée à un festival ou quoi que ce soit d'autre mais quand nous étions là-bas ils avaient ce concours et il y avait des groupes qui faisaient des reprises de mes préférés."

Je souris à ce souvenir du temps passé à la Nouvelle Orléans. Ça a été de merveilleuses vacances. "Maman et moi étions là-bas pour profiter de la culture et nous sommes toutes les deux tombées amoureuses de la musique."

Je rigole en pensant à Charlie cependant. "Papa de l'autre côté était là-bas pour attraper des grenouilles taureaux et aller à la pêche."

Edward rit avec insouciance et pourquoi ai-je envie de lui embrasser le nez ? Je veux dire c'est adorable… enfin pas adorable. Il est droit et viril. Mais il se ride adorablement quand il rit.

"En a-t-il attrapé ?" rit-il. "Combien de temps y êtes-vous restés ? Ça peut faire un sacré gros nombre de grenouilles."

"Deux semaines quand j'avais quinze ans et oui, il était si fier quand ils sont rentrés. Il en a attrapé quarante." Je souris avant de frissonner. "Vilaines merdes."

Ce qui fait rire Edward encore plus fort et ça me fait me sentir étourdie et chaude comme s'il y avait des arcs-en-ciel, des lutins, des feux d'artifice et des papillons.

Et ensuite ça me frappe lorsque je regarde son magnifique visage, si joyeux et serein.

Double purée de caramel !

Je suis amoureuse de lui.

"Edward ? Bella ? Il est l'heure de manger," annonce Papa C depuis la porte.

C'est comme si la bulle avait éclaté et je ne pense pas que je sois la seule à l'avoir remarqué. Edward soupire lourdement et me fait un sourire mélancolique avant de se diriger à l'intérieur.


Quelques autres semaines passent et maintenant tout le monde sait que je suis amoureuse du docteur, Docteur Cullen.

Juste génial.

J'essaie de ne pas y penser parce qu'il y a beaucoup de choses dans ma vie sur lesquelles je peux me concentrer. D'une part, j'ai peut-être surpris Edward une… ou sept fois alors qu'il est en train de s'amuser dans la salle de bain. Et il a pu une ou sept fois grogner mon putain de prénom quand il se libère. Pour être honnête la première fois était accidentelle mais... après ça, j'ai peut-être cherché des raisons d'aller toquer à sa porte avant le déjeuner.

Oh et il est très volubile.

"Bordel… oui… oh Bella…"

"Putain, Bella... c'est…"

"Oui, là… ah… Bella… ouiuii."

"Humm, Bella… c'est tellement bon."

Ou mon préféré.

"BELLA !"

Apparemment je suis bonne.

Je souhaiterai tellement y être.

Oui je le souhaite vraiment parce que pour être honnête je suis de plus en plus excitée.

Putain, quoi qu'il en soit il y a beaucoup de choses dans ma vie qui sont bonnes. Pas seulement mon espionnage derrière la porte de la salle de bain.

Alice en est presque à trois mois maintenant et je l'aime tellement, tellement de porter mon neveu. Ah oui. Il y a un pari en cours et je suis certaine que c'est un garçon. Parce qu'elle mange plus qu'Emmett.

J'ai surnommé le bébé' Hercule' mais ça ne plait à personne.

Quoi d'autre…

Oh mes parents viennent me voir la semaine prochaine !

Purée, je n'en peux plus d'attendre !

Dernièrement je me suis vraiment rapprochée d'Edward. Il est devenu un ami merveilleux et nous avons des tas de choses en commun mais la plupart du temps nous parlons musique. Et c'est agréable parce que parfois nous chantons tranquillement pour nous et ensuite les autres entendent et ça va plus loin, nous finissons par chanter ou siffler cet air toute la journée ou jusqu'à ce que que Rose, Emily ou Docteur bouclé nous le fasse remarquer.


Je déteste que les enfants pleurent.

J'ai réussi à calmer la petite renifleuse Michelle, elle est passée du sanglot au gémissement, c'est un progrès, mais elle est trop mignonne pour pleurer.

"Tu te sens un peu mieux ?" je lui demande avant de lui tendre une sucette verte.

Elle renifle et hoche la tête timidement.

Sa mère et son petit frère - qui est bébé - sont avec Edward et je m'occupe de Michelle à mon bureau. Ce nouveau-né a des coliques et il est tellement mignon que c'en est malsain. Même avec son visage tout rouge d'avoir hurlé. Juste quand j'entends les voix d'Edward et de la mère de Michelle, je sais comment remonter le moral de Michelle.

"Michelle ma chérie ?"

Oui," répond-elle, en hoquetant et elle me regarde avec ce regard brun étincelant.

Maintenant on peut voir Edward et sa mère et je lui montre Edward.

"Tu vois le docteur Eddie là ?"

Elle hoche la tête.

"Tu veux voir comment je peux le faire ressembler à un mouton ?" lui dis-je en souriant.

"Oui," rigole-t-elle.

J'ai gagné !

Bella adore les rires.

"Dr. Eddie ?" Je l'appelle pour attirer son attention.

Il roule des yeux mais sourit à son surnom et arrive avec Maman chérie - qui devrait se soucier davantage du petit frère que du cul d'Eddie.

Il me rit au nez avant de sourire chaleureusement à Michelle en lui disant : "Qu'y a-t-il, Bella ?"

"Écoute ça, ma chérie..." lui dis-je, avant de me tourner vers Edward. "Docteur, docteur, je me sens comme un mouton !"

"C'est maaaaaaaal !" Edward répond avec son sourire tordu.

Edward et moi sourions tous deux aux larmes lorsque Michelle s'effondre en pouffant de rire.

"Tu te moques de moi, princesse ?" demande Edward, en chatouillant Michelle.

Je crois que mes ovaires sont en pâmoison.

"Tu crois que tes... quoi ?" demanda Edward, déconcerté.

Oh, mon putain de seigneur.

J'ai dit ça à voix haute ? Merde, merde, putain de merde, imbécile !

Maman chérie ricane derrière lui.

Michelle rit encore.

Bella est mortifiée.

"Michelle, chérie, il est temps de rentrer à la maison," dit la Maman chérie.

Elle me fait un clin d'œil et je lui lance un sourire reconnaissant pour avoir détourné l'attention d'Edward.

Je dis au revoir à Michelle et dès qu'ils sont partis, j'essaie d'avoir l'air purée occupée en m'affairant sur les dossiers du Dr Cullen et du Dr Whitlock.

Je suis une professionnelle.

Avec des ovaires en pâmoison. Apparemment.

"Bella ?" chante une voix de velours.

Non.

Je trie les dossiers.

"Bella, tu crois que tes ovaires ont fait quoi ?"

Je sais que je rougis en levant les yeux et en rencontrant l'expression très amusée d'Edward.

"Puis-je vous aider, Dr. Cullen ?" Je demande sèchement.

"Merde, Bella !" il rit. "On évite la question, n'est-ce pas ?"

"Non, j'évite la réponse !" je lui réponds, en ne manquant pas un battement de cils.

"Oh, allez, je veux entendre."

Puis, putain de merde si je ne suis pas sauvée par le gong…. la sonnette.

Le prochain patient d'Edward est arrivé.

Merci.

Je lui fais un sourire en coin et il me fait une grimace amusante avant de se diriger vers la salle d'examen.

Je l'évite ou je suis follement occupée pour le reste de la journée mais quand je rentre à la maison ce soir-là, je décide qu'il est temps de faire en sorte qu'Edward sache ce que je ressens.

En commençant lentement.

En commençant par cette idée de SMS que Jake a lancée au bar.

Rose, je perds la tête. Je n'arrête pas de penser à lui :( Appelle- moi quand tu peux. J'ai besoin d'un peu de réconfort. xo - Bella.

Alors je l' envoie délibérément à Edward.

Je l'envoie aussi à Rose, Ali et Jakey, en leur disant que je l'ai envoyé à Edward.

Les cartes sont été distribuées, salope ! C'est bien pour toi ! - Jakey.

Oui ! C'est bien, B. Il était temps que tu te lances ! xxx -Alice.

J'approuve, ma fille ! Je t'aime - Rose.

Oui, il ne reste plus qu'à voir comment il réagit...

Edward ne répond pas mais Rose appelle quelques heures plus tard.

"Hé, chica !" je réponds.

"Ok, tu veux le scoop ?"

Belle salutation, hein ?

"Un scoop sur quoi ?"

"Emmett vient de raccrocher avec notre Eddie. J'ai peut-être ou peut-être pas décroché le téléphone dans la chambre pour écouter..."

Oh, zut, zut ! Apporte le pop-corn.

ET DU BEURRE !

"Crache le morceau !" Je demande, en calant mon cul sur mon canapé.

"Ok, donc, Edward a appelé et il était... bizarre. C'était comme s'il essayait de trouver de la merde sur toi sans avoir l'air... bizarre à ce sujet."

"Explique-toi !" je grogne.

Je vais mourir ici !

Une mort par suspense.

"Il a essayé de paraître désinvolte, en demandant ce qu'il y avait de nouveau dans la vie. Il nous a pratiquement tous rayés de cette foutue liste. Comme, quoi de neuf dans ta vie ? Non ? Et qu'en est-il de Rose ? Jasper ? Alice ? Hmm... rien de neuf à propos de Bella ? Mais il n'était pas désinvolte pour autant..." dit-elle en riant.

Je me sens comme une de ces filles pétillantes - attendez. Je suis l'une d'entre elles. De toute façon, tout ce que je veux faire c'est couiner : "Est-ce que je lui plais, est-ce que je lui plais ?

"Alors, qu'a dit Big E ?" je demande.

"Il n'avait aucune idée, bien sûr. C'est probablement pour cela qu'Edward a appelé son frère au lieu de Jazz, parce que Jazz aurait vu à travers lui. Et Emmett n'a pas dit grand chose. Il était surtout confus et se demandait pourquoi il posait toutes ces questions parce qu'Eddie est aussi présent au sein de la famille qu'Em, tu sais ? Donc, je doute qu'Edward en ait tiré grand chose."

"Hmm, nous devrons juste voir s'il agit différemment demain," je songe à voix haute.

"Ouais, et tu devrais faire encore un peu plus, B."

"Qu'est-ce que ça veut dire ?" Je demande, confuse.

"Je ne sais pas... Lâche un putain de stylo ou autre et penche-toi."

"Parce que c'est subtil !" je grogne.

Elle reste silencieuse pendant un certain temps avant de répondre. "Tu sais quoi, Bella, je viens de penser à quelque chose. Il suffit de suivre mon exemple demain au déjeuner."