Bella

Ensuite je sens ses lèvres contre les miennes.

Le peu de retenue qu'il me reste s'envole par la fenêtre et je lui rends son baiser.

Tendrement. Lèvres chaudes. Il tressaille légèrement au contact mais il ne recule pas. Il ajoute de la pression. Il en ajoute, en ajoute. Fermement.

Nous frissonnons tous les deux et respirons plus fort.

Il ouvre ses lèvres et je fais de même, mes larmes coulent toujours librement mais ça m'est égal lorsque sa langue rencontre la mienne. C'est tellement mal à tant d'égards.

Moralement. Physiquement aussi dans notre état. Notre goût, mélange de larmes et d'antiseptique, ne peut être normal mais c'est ce que j'ai. Et je le prends. S'il change d'avis dans une heure ou demain… je veux prendre ce qu'il me donne.

Nos bouches bougent ensemble passionnément, elles se caressent et ce n'est pas assez. Il me faut davantage. Tout lui.

"Edward," je gémis. Suppliant.

Ça l'encourage je pense et il commence à m'embrasser avec avidité. Tellement intense. Désespéré. Et je m'accroche à lui tout aussi désespérément, l'embrassant en retour avec tout ce que j'aie.

Mais ce n'est toujours pas assez. Plus, plus. Je trouve ses cheveux et je tire. Il gémit et le bruit, les vibrations… tout cela envoie des frissons vers mon centre.

Debout entre ses jambes, il me tire encore plus près, ses mains attrapent mes fesses fermement. Plus. Plus fort. Puis… puis... il passe sa main au-dessous de ma blouse, pétrit mes fesses. Fortement pendant que je gémis.

Je fais de même et pose ma main sur son torse nu. Il grogne plus fort et je grogne aussi. Pas assez. Haletant, frénétiquement.

Je suis en feu. Je me serre contre lui… enfin. Je le sens. Dur. Tellement dur contre mon ventre. Et sa main voyage. Le long de mes côtes. S'il te plait, plus.

"S'il te plait," je marmonne dans sa bouche.

Il grogne, un son qui mouille ma culotte et ensuite il me soulève… inversant nos positions, je suis assise maintenant et lui debout entre mes jambes. Sa bouche est toujours fermement contre la mienne et nos langues, goûtent, savourent et désespèrent l'une contre l'autre. Plus. Plus fort. Jamais assez !

Ma main descend sur son corps ferme. Pectoraux. Cage thoracique. Estomac. Muscle. Ce doux chemin… qui conduit plus bas. Oui. Je suis désespérée et dans le besoin, désespérée pour lui. De le sentir.

Puis… à l'extérieur de son boxer je le sens. Tout de lui. Grand, non, énorme. Dur.

"Putain," siffle-t-il alors que sa bouche commence à laisser des baisers mouillés sur mon cou.

"Oui."

Oui.

J'atteins l'intérieur de son boxer pendant que ses deux mains font leur chemin pour prendre mes seins en coupe et nous blottissant l'un contre l'autre. Oui. Enfin. Grandes mains. Fermes. Qui malaxent, pincent… qui m'excitent.

"Il faut Bella," gronde-t-il pendant que je commence à toucher sa queue dure. "Putain j'en ai besoin."

Oui. S'il te plait. Moi aussi.

"Tout ce que tu veux," je m'entends dire alors qu'il suce l'endroit de ma pulsation dans mon cou.

Ses mains agrippent mes bras puis il les maintient sur le banc.

"Attends," dit-il et il passe ses pouces dans le tissu de ma culotte.

Je comprends et je me soulève pour qu'il puisse enlever mon pantalon. Oups. Ma culotte aussi.

Mais c'est ce qu'il me donne. Je le prends. Je veux le savourer.

Alors je fais de même pour lui, je baisse son pantalon et je libère sa… merde, son énorme érection.

"Maintenant," je m'entends haleter, mes yeux fixés sur sa queue. "J'ai besoin de toi."

"Putain... oui," siffle-t-il.

Et ensuite nous oublions tout bon sens. Peut-être l'avons-nous oublié il y a un moment. Mais il m'embrasse. Fort. Rudement et tout à coup je suis en feu. Les dents se choquent, les langues se battent, les mains pétrissent et malaxent, sa queue… oh seigneur est appuyée contre moi. Le bout. Le bout mouillé me touche. Plus!

Plus. Plus !

"J'ai besoin... de te sentir," halète-t-il dans ma bouche.

Avant que je puisse comprendre ses mots, je sens son doigt taquiner mon entrée. Mon entrée très mouillée. Et il aime ça vu le bruit bas qu'il fait. J'adore ça. Il aime aussi et il ajoute de la pression. Il écarte mes lèvres et commence à me doigter lentement, taquinant aussi bien mon entrée que mon clitoris.

"Plus," je gémis en poussant contre lui.

"Putain oui," grogne-t-il en relevant mes jambes pour les enrouler autour de ses hanches.

Et ensuite… ensuite il me pousse pour que je sois en appui sur mes coudes… et seigneur il se positionne à mon entrée.

Nos yeux sont verrouillés en un regard de braise et il pousse fermement mais lentement. En moi. M'étirant férocement. Nous soufflons entre nos dents serrées, nous regardant simplement et c'est primitif… sexy et désespéré. Nous avons besoin de cela tous les deux. Ce n'est pas seulement moi. Sainte merde qu'est-ce qu'il est grand !

Je déglutis difficilement et mords ma lèvre inférieure, je me concentre sur la sensation de lui me remplissant complètement. Et quand je regarde vers en bas, là où nous sommes joints, je me mets à gémir comme une putain de star du porno. C'est magnifique. Puissant et pur. Nous sommes connectés.

"Seigneur," je l'entends souffler et je regarde et remarque qu'il fixe le même endroit que moi.

"Edward," je murmure en tremblant pour attirer son attention et une fois fait, je lui fais un signe de tête.

Il comprend.

Il se penche en avant et capture ma bouche pour un baiser sensuel et mouillé avant de commencer à bouger en moi. Toujours fermement mais doucement, de longues et profondes poussées et il ne s'arrête pas avant d'avoir trouvé le bon endroit. Ce fameux point sur lequel je n'ai fait que lire.

"Oui," je halète, fermant les yeux alors que les frissons bourdonnent à travers moi.

Encouragé par mes halètements et mes mouvements contre lui, il commence à bouger plus vite et plus fort.

"Tellement serrée," souffle-t-il. "J'ai... besoin de plus, Bella."

"Oui !" je crie. "S'il te plaît, Edward... baise-moi."

Il grogne à nouveau et je sais qu'il peut sentir le jet d'humidité qui enrobe sa bite mais je m'en fiche. En fait, j'adore. Je veux qu'il sache ce que ses grommellements me font.

Et Edward obéit. Saisissant fermement mes hanches, il se retire avant de pistonner en moi avec une force qui me laisse le souffle coupé. Et c'est ça. C'est ce que je veux, ce dont j'ai besoin, en ce moment même.

"Regarde-nous," gémit-il. "Regarde-nous, baby."

Je le fais et cette vision me rapproche de l'orgasme. Il me sent me contracter. Oui, nous avons tous les deux les yeux aussi écarquillés l'un que l'autre en le regardant baiser ma chatte nue. Sa bite gonflée, étincelante de ma moiteur, me martelant sans retenue.

Dedans dehors, dedans dehors... profondément, disparaissant en moi... dehors encore, mes parois le serrent fort... de longs coups... ses doigts massent mon clitoris… claquant en moi à nouveau, nous faisant gémir tous les deux à voix haute... plus fort… plus... plus proche... oui...

"Oh, putain, Edward !" Je gémis, sentant mon orgasme approcher rapidement.

"Oui, c'est ça, Bella... je te sens... putain !" grogne-t-il, intensifiant son rythme.

Il y a des frissons, des bourdonnements, des tremblements, des contractions et des secousses...

"Putain, tu es belle", s'exclame-t-il.

J'explose.

C'est tout.

Son corps, son cœur et son âme, sa bite, ses paroles, lui qui me dit que je suis magnifique... il m'appelle baby... j'ai l'impression d'être partie intégrante de lui... de lui appartenir.

Je jouis fort, en gémissant son nom alors que l'orgasme emporte tout, à travers moi, c'est partout. Me consumant avec rien d'autre que du pur plaisir.

Je l'entends gémir mais ça me semble loin car je plane encore. "Je... Putain... ungh... Je vais jouir !"

Ses paroles lointaines ne font que prolonger mon orgasme et je le serre férocement avec tout ce que j'ai. C'est au-delà de tout ce que j'aie jamais ressenti et je suis vraiment hors de contrôle. C'est lui... lui tout entier et il possède mon corps... et mon cœur.

La seule chose que je comprends, c'est que nous nous effondrons ensemble, tous les deux haletants. Pendant des minutes et des minutes, nous reprenons notre souffle. Tous les deux épuisés et tous les deux rassasiés... et... nous réalisons tous les deux... ce qu'il vient de se passer.

Je déglutis en essayant désespérément de retenir mes larmes.

Va-t-il s'enfuir maintenant ? Va-t-il me dire que c'est une énorme erreur ?

Probablement.

Je me reprends.

Lentement, il se retire de moi et je me dépêche d'arranger mes vêtements, en attendant… qu'il dise... quelque chose.

Ce n'est pas gênant mais c'est mauvais. Vraiment mauvais.

Silence.

Génial.

Je me sens engourdie alors que je garde les yeux fixés sur le sol. Je l'entends soupirer et je l'imagine en train de pincer l'arête de son nez. Il le fait toujours.

Et il tire sur ses cheveux...

"Je suis désolé," chuchota-t-il.

Et voilà.

Tu es désolé. Je sais.

Moi aussi... mais pour d'autres raisons.

"Ok." Je souffle, en sentant mes yeux s'humidifier.

Il est sur le point de dire quelque chose mais nous sommes interrompus par Emmett qui hurle depuis la réception.

C'est un réveil brutal et Edward quitte rapidement la pièce.

"Je suis foutue..." je marmonne avant de sortir pour faire face à Emmett et à ses questions.


Emmett n'a pas remarqué la bizarrerie et s'il l'a fait, il l'a fait passer pour une répercussion de notre soirée.

Des questions ont été posées et nous avons tous les deux été blanchis après quelques heures.

Queue de Cheval ou James, voulait évidemment porter plainte contre Edward mais Victoria est intervenue et lui a dit que s'il le faisait, elle appuierait les accusations portées contre James. Et j'ai été heureuse d'apprendre que Victoria a dit à Emmett qu'elle déménageait chez sa mère dans l'Oregon. Oui, j'ai été ravie qu'elle quitte enfin le cul désolé de Queue De Cheval.

Quoi qu'il en soit, nous nous sommes quittés tous les trois tranquillement. Edward s'est dirigé vers sa voiture, Emmett m'a dit qu'il passerait avec la Jeep le matin et puis je suis rentrée chez moi.

J'ai pleuré pour m'endormir mais peu importe.

Mon seul réconfort, c'est que je vois mes parents demain.


Le samedi a été merveilleux, exactement ce dont j'avais besoin.

J'ai récupéré maman et papa à l'aéroport un peu après midi et puis papa nous a emmenés déjeuner à Seattle avant de retourner à Forksville.

Je n'ai pas été surprise de voir Alice et Jake sortir en courant de leur salon quand nous sommes arrivés et je n'ai pas non plus été étonnée quand Alice nous a fait entrer dans le salon.

Mais ça s'est avéré drôle comme l'enfer. Bien sûr, maman et papa étaient fatigués mais ils étaient également heureux de rencontrer mes amis. Bien que papa n'ait pas été ravi de voir à quel point Jake voulait être un ami proche... oui, vous savez ce que je veux dire. Mais bon, on en a bien rigolé. Et puis, quand papa en a eu marre des sous-entendus de Jake, je lui ai montré mon appartement et l'endroit où il pouvait se reposer un moment avant de retourner au salon.

Maman sait déjà tout sur Edward et moi - à part ce qui a eu lieu vendredi. Personne n'est au courant de cela - donc, c'est la fête des ragots dans le salon à mon retour. Et nous avons tout abordé.

Jake n'a pas perdu de temps pour arranger les ongles de maman, lui faire une manucure et une pédicure, et pendant qu'elle faisait cela, Alice m'a forcé à m'asseoir sur une chaise et la nana m'a coupé un peu les cheveux. Pour être honnête... purée je suis drôlement sexy.

Cette journée est juste ce qu'il me faut pour oublier mon aventure avec Edward. Des commérages de filles, des discussions sur le sexe, sur la grossesse d'Alice. Jakey et elle nous ont apprêtées… nous avons commandé une pizza que Jakey nous a fait manger avec des couverts puisque nous venons de nous faire faire les ongles et puis il y a eu du vin. Bien sûr.

Rose a fait son apparition vers vingt heures et alors nous avons commencé à la mettre au courant.

C'était fabuleux.

Et moi aussi, je le suis, fabuleuse, maintenant.

Maman aime mes nouvelles lunettes ainsi que tous les autres. Oh et avec cette coupe au carré je suis encore mieux. Mes cheveux sont tout brillants maintenant. Alice est magique, je le jure.

Bien sûr plus d'une fois nous abordons le sujet d'Edward et c'est vraiment très compliqué de les faire changer de sujet mais la conversation finit toujours par y revenir.

Peu importe.

Je suis peut-être follement et malheureusement amoureuse mais je reste quand même moi. Et je suis forte. Et si vous me demandez : c'est lui qui perd. Et moi aussi mais je pourrais ne pas l'admettre. D'accord peut-être que je viens de le faire mais je dois garder mes cheveux brillants et ma tête haute.

La nuit n'est pas terrible.

Maman et papa ont pris mon lit et comme mon appartement et tout petit j'ai dû dormir dans le canapé. Hé il est confortable et tout mais mon père ronfle. Fort. Je ne comprends pas comment ma mère fait pour le supporter


C'est l'heure du brunch dominical chez les Cullen.

Nous avons toujours la Jeep d'Emmett alors je dois écouter papa se plaindre de mes capacités de conductrice pendant tout le trajet mais ce n'est rien de nouveau.

Seigneur, j'espère qu'Emmett et lui s'entendront bien. Etant tous les deux des chefs de police et tout ça. Et maman m'a rendu légèrement folle quand elle a insisté pour que je me mette en robe.

Ne vous inquiétez pas, purée de caramel... j'ai gagné cette bataille !

Je porte un jeans bleu foncé délavé avec une veste noire, un bonnet gris tricoté et des ballerines grises.

Rien ne va venir ruiner ce jour glorieux.

"Waouh que cette maison est belle !" s'exclame maman en détachant sa ceinture de sécurité.

"Ah oui ça je le sais," je souris. "Et vous allez drôlement aimer Mama et Papa C."

"Oh je n'ai aucun doute là-dessus," sourit-elle. "J'aime déjà Rose et Alice."

Nous quittons la voiture mais n'allons pas très loin avant que la porte ne s'ouvre et qu'Alice et Rose sortent en courant.

"Mama Rae Rae !" crient-elles.

Oui, maman a un surnom aussi.

"Chef !" disent-elles ensuite.

Huuuum, papa est Chef pour elles.

Oh il y a beaucoup d'embrassades et je ne m'embête pas à les compter.

"Ma douce Bella !"

Maintenant c'est un cri que je reconnais.

"Mama C !" ris-je.

En regardant vers la terrasse couverte, je remarque que toute la famille est rassemblée devant la porte.

Oui Edward aussi. Et mec, on dirait qu'il est vraiment mal.

Il y a plus d'étreintes et de cris, Mama C et maman prétendent être déjà les meilleures amies et tout ça.

"Chef Charlie." Emmett sourit, tendant sa main pour saluer papa. "Je suis le chef qui surveille votre tornade de fille ici à Forks."

"Ravi de te rencontrer," rigole papa en lui serrant la main. "Dieu seul sait combien il en faudra, là où est ma Bella."

"Hé !" je m'exclame. "Pas de critique à mon sujet !"

Il m'ignore simplement.

"C'est une belle jeep que tu lui as laissée t'emprunter," lui dit papa. "Ne le refais pas, surtout si tu veux la garder."

Tout le monde rit à mes dépends alors je laisse tomber et je rejoins maman, Mama C, Rose et Alice dans le salon.

Peu importe.

Manifestement Emmett et papa voulaient que j'entende leurs bêtises donc il n'a pas fallu longtemps pour que tout le monde se retrouve dans le salon. Et étonnamment j'ai constaté que non seulement Emmett et papa s'entendaient bien mais Edward rit aussi à quelque chose que papa a dit.

Il me faut quelque chose pour détourner mon attention et je vois Alice…

"Où est mon chouchou ?" dis-je, en imitant la voix d'un bébé.

Elle roule des yeux mais se lève et soulève son chemisier.

"Toujours rien hein ?" Je fronce les sourcils avant d'embrasser son ventre. "Il faut que tu grandisses et fasse grossir maman pour que je puisse te voir. Obéis à tante Bella, d'accord ?"

"Très bien, très bien ça suffit," rigole Mama C. "Assieds-toi Bella. Nous avons beaucoup à discuter."

J'obéis à Mama C parce c'est ce qu'on fait.

Je regarde dans le salon et je remarque deux choses. D'abord que tous les hommes sont réunis dans une moitié de la pièce et ils rient tous en racontant des bêtises, et les femmes sont ensemble de l'autre côté et ça ce ne sont pas des bêtises, il y a une importante conversation qui arrive.

Et ensuite la Pouffiasse n'est pas là.

Euh.

Je suppose qu'après tout c'est une bonne journée.

"De quoi devons-nous parler ?" je pépie.

"Bon en premier je dois dire que j'aime ta frange ma belle et aussi tes lunettes et tes vêtements !" s'extasie Mama C et elle claque même des mains. "Et deuxièmement ! Pourquoi n'as-tu pas dit à tes parents de venir plus tôt ?"

Oh… oh !

"Je suis désolée ?" je réponds, en souriant innocemment.

"Bells ?" j'entends papa qui m'appelle.

En regardant par-dessus mon épaule, j'arque un sourcil.

"Pourquoi ne m'as-tu pas dit que la pêche est bonne ici ?"

Oh-oh...

Non, attends. Ce n'est pas de ma faute.

"Parce que je n'en avais pas la moindre idée, papa," je souffle.

"Bébé, je te parle !" s'exclame alors maman, attirant mon attention à nouveau.

Je vais avoir un torticolis si ça continue.

"Qu'est-ce que tu as dit, maman ?"

"Je t'ai demandé si c'est ici que tu vas avoir tous ces bébés. A Forks, je... veux dire. C'est ici que tu t'installes ?"

Eh bien, tout d'abord... sa question me déstabilise.

Et deuxièmement... non, je pense que la première est bien suffisante.

"J'aime Forksville si c'est ce que tu demandes..." je m'empresse de dire.

Est-ce que je me vois m'installer ici ? Bien sûr mais pour cela, il faut un homme, une maison et des bébés.

Je n'ai ni l'un ni l'autre et l'homme dont je suis amoureuse n'est plus sur le marché... même s'il m'a baisé il y a deux jours.

Merde.

"Tu sais, je n'avais que dix-huit ans quand je t'ai eue, chérie..." dit-elle.

"Je sais, maman," je gémis.

"Pareil pour moi !" annonce Maman C à voix haute. "J'avais seulement 18 ans quand j'ai eu Edward !"

"Ce qui veut dire que c'est l'heure, chérie," chante maman.

Oui, cela la démange d'avoir des petits-enfants.

Nous avons toujours privilégié la famille dans notre... famille. Les jeunes mères, les jeunes pères et les carrières sont venues soit simultanément, soit après le premier bébé. Je suppose que c'est possible parce que les Swan sont une famille riche à Phoenix et il y a de l'argent partout. Et tant que nous allons à l'université, nous avons toujours été encouragés à suivre notre cœur.

Je ne serai jamais une femme au foyer ou quelque chose comme ça mais je veux une famille plus que tout. Les enfants sont tout pour moi. Et l'amour.

"Qu'il est temps ?" Mama C se met à rire. "Si tu penses que Bella est mauvaise, regarde mes enfants. Ma plus jeune a vingt-cinq ans et attend son premier enfant. Mon Edward en a… presque... trente-deux et n'a pas d'enfants ! Et mon Emmett a vingt-neuf ans, et également... pas d'enfants !"

"Pauvre, pauvre Mama C." Je fais une moue espiègle.

Rose reste silencieuse, n'aimant probablement pas cette discussion et Alice est rayonnante de fierté, étant la plus jeune et en cloque.

"Esmée, ma chérie, tu es assez bruyante !" et j'entends Papa C rire. "Nous savons que tu veux être grand-mère !"

Mama C fait la moue et tient la main d'Alice.

La plupart des hommes rient.

Mais pas Edward.

Il a l'air brisé. Comme vraiment brisé.

Et tout ce que je veux c'est le réconforter.


Quelques heures plus tard, tout le monde a mangé et bien qu'Emmett et Alice continuent à grignoter des restes, nous avons beaucoup mangé. En fait, je ne pense pas avoir jamais vu tant de nourriture. Et ce n'était qu'un brunch.

Mais de toute façon, nous sommes de retour dans le salon.

Mais pas Edward.

Je l'ai observé pendant le repas et quelque chose n'allait pas du tout avec lui. Il est évident qu'il essayait de suivre les femmes qui parlaient des bébés et des hommes qui parlaient de pêche ou de sport mais j'ai vu qu'il échouait.

Ne parvenant pas à garder son masque en place.

Et après le brunch, il a disparu à l'étage.

"Peut-être que tu devrais aller lui parler," me murmure Mama C à l'oreille.

Bien sûr, elle m'a vu le regarder.

Mama C voit tout. Tout comme maman.

Mais je devrais ? Je devrais lui parler ?

Je n'en suis pas si sûre.

Mais je vais le faire.

Je lui fais un signe de tête avant de me lever, désespérée de ne pas attirer les regards, alors que je les vois tous être impliqués dans des discussions sérieuses ou pas si sérieuses et il est clair que seules Mama C et maman savent où je vais.

Cela prend un certain temps. Un long moment. Avant que je ne trouve la chambre d'Edward.

Je frappe.

"Qui est-ce ?"

Il doit demander ça ?

Je soupire. "Bella."

.

.

"Entre."