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J'ouvre la porte et entre dans la chambre, les yeux baissés. Je ne sais pas pourquoi. Puis je les lève pour voir Edward assis sur un lit et je suppose que c'est son ancienne chambre. Je remarque qu'il n'est pas aussi bien que d'habitude. Pas à la mode et rigide. Il porte un jean foncé et un t-shirt vintage des Mariners. Ses cheveux sont aussi en désordre.

"Tu veux parler de la raison pour laquelle tu as le blues ?" je demande, me dirigeant vers le fauteuil du bureau pour m'y asseoir.

Il s'appuie contre la tête de lit et me regarde avec des yeux fatigués puis il se met à parler tranquillement.

"Vous avez tiré à la courte paille ?"'

Je ris une fois… sans humour. "Non, j'étais inquiète."

Il opine et baisse le regard.

D'accord alors.

J'essaie une autre approche. "Où est Jane ?"

"Elle est partie," soupire-t-il, toujours regardant le sol.

Partie ?

Comme dans euh… ?

"J'ai rompu," éclaircit-il. "Je l'ai trompée."

Oh… Oui c'est bien ce qu'il a fait.

Bon je ne m'excuse pas. Je ne peux pas avoir de regrets.

"Peut-être qu'elle te pardonnera," je marmonne en regardant à nouveau le sol.

"Elle l'a fait. Mais ça n'a pas d'importance."

Euh… d'accord ?

"Pourquoi ça n'a pas d'importance ?"

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"Parce que je ne peux plus prétendre que je l'aime."

"Hhh…" Putain de merde.

Je déglutis. "Quoi qu'il en soit… j'ai en quelque sorte oublié que tes parents venaient," soupire-t-il ensuite. "J'étais venu ici pour dire à tout le monde que je déménageais." Ma tête se relève sous le choc.

Vient-il juste de dire qu'il déménage ? Comme quitter Forksville ? Ou juste la maison qu'il partageait avec Jane ?

"Où ?" dis-je fiévreusement, frustrée qu'il ne se décide pas à me regarder.

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"Chicago. J'ai une invitation qui m'attend pour un hôpital là-bas."

Je me vois repartir à Phœnix.

Il part.

Il ne sera plus là.

"D'accord," je souffle, clignant des yeux pour chasser mes larmes alors que je baisse à nouveau le regard.

Pas surprenant. J'ai beaucoup pleuré la semaine dernière. Mais là… C'est trop. Ça fait mal. Seigneur que ça fait mal.

"Pourquoi tu pleures ?" murmure-t-il.

Un rire sans humour m'échappe. "Parce que tu pars... évidemment."

Il est stupide ou quoi ?

"Je… je ne comprends pas Bella."

Je décide de trouver son regard, je lève la tête et je me retrouve face à un froncement de sourcil confus.

Seigneur... il est vraiment idiot.

"Pourquoi est-ce que tu pars ?" je lui demande à la place, en essuyant mes larmes. "C'est à cause de moi ?"

"Non, non pas dans ce sens… c'est juste trop difficile…" Il laisse la phrase inachevée.

Je suis complètement perdue mais bien décidée à aller au cœur des choses. La vérité doit être dite, je pense qu'il a des sentiments pour moi. Tous ces marmonnements que j'ai entendus les fois où je suis allé le voir avant le déjeuner, la façon dont il m'appelle baby et ma belle…

Je vais vers son lit et ne m'arrête que quand je suis à califourchon sur son cul désolé… désolé et choqué depuis que je l'ai chevauché.

"Qu'est-ce que tu fous ?" bégaie-t-il.

"J'obtiens des réponses," je réponds. "Pourquoi est-ce que tu pars Edward ?"

Il baisse le regard et il n'est pas question que j'accepte cette réponse alors je relève son menton ainsi il me voit de face.

"Tu me dois une explication," je lui fais remarquer.

Son masque glisse et je peux le voir se rendre.

"Pourquoi est-ce que tu pars?" je demande une fois de plus.

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"Parce que tu as couché avec moi quand tu étais en état de choc."

Ce n'est pas du tout la réponse à laquelle je m'attendais.

Et elle n'est même pas vraie.

"C'est faux," je souffle. "Peut-être que j'étais sous le choc mais ça n'enlève pas du tout le fait que c'est ce que je voulais."

"Bien sûr que non, Bella," argumente-t-il "C'est la seule explication rationnelle."

"Pour un médecin, tu es terriblement stupide," je rétorque.

Je continue. "Même si j'ai couché avec toi parce que j'étais en état de choc, pourquoi

cela te ferait-il partir ?"

"Parce que ça n'a aucun sens pour moi, tu sais ?"

"Bella," il gémit de frustration. "Tu vas vraiment me faire cracher le morceau ?"

"Oui."

Ben oui.

"Très bien," déclare-t-il, son expression se transformant en colère.

"Je déménage parce que je ne supporte pas de te voir tous les jours. Je déménage parce que coucher avec toi m'a donné envie de plus. Je déménage parce que je suis tombé amoureux de toi !"

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Euh, quoi ?

Il est amoureux de moi ?

D'accord, je m'attendais à des sentiments parce qu'il se branle sur moi tous les jours mais... l'amour ? Il est amoureux de moi ?

Waouh.

"Peux-tu s'il te plaît me lâcher maintenant ? " soupire-t-il.

"Pourquoi ?" Je laisse échapper.

Oui, il y a tellement de "pourquoi".

Pourquoi partirait-il s'il m'aime ? Pourquoi me demanderait-il de partir s'il en veut plus ? Et pourquoi... oui, juste pourquoi ?

"Tu ne viens pas d'entendre ce que j'ai dit ? ! " demande-t-il incrédule.

"Si. Et je comprends que dalle. Pourquoi déménages-tu, si tu es amoureux de moi ?"

Il me regarde.

Et purée de caramel je suis confuse. Je veux dire, ça devrait être là que nous commençons

à fêter le fait que nous nous aimons ?

"Parce que si on aime quelqu'un, on veut généralement cette personne," finit-il par répondre, lentement, comme si j'étais handicapée mentale.

"Je ne vois toujours pas le problème, Edward."

"Putain de merde, Bella, tu es stupide ? Tu ne vois vraiment pas le problème ici ? !" eh bien, le bâtard crie presque. "Et alors, je devrais… t'enchaîner à moi, te forcer à être avec moi ?"

Je devrais appeler le 15, parce que je commence à m'inquiéter.

"Pourquoi me forcer ? Si deux personnes s'aiment, c'est généralement une raison de faire la fête !"

Il se fige.

.

.

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"Euh... quoi ? Je veux dire... tu quoi ?" Il bégaie avec des yeux aussi grands que des soucoupes.

"Je quoi… ? !" Je gémis, sérieusement perdue et frustrée.

"Tu as dit que quand deux personnes s'aiment, " précise-t-il.

"Ah oui ? Où veux-tu en venir, punaise ?"

Il fronce les sourcils. Il fronce les sourcils encore plus. Et encore plus. Merde, l'homme peut froncer les sourcils.

"Tu m'aimes ?" demande-t-il alors.

Oh.

C'est vrai, j'ai oublié de lui en parler tout à l'heure, n'est-ce pas ?

Waouh, peut-être que je suis stupide.

"Eh bien, oui." Je hausse les épaules, en essayant de ne pas passer pour la folle nerveuse que je suis en train de devenir.

"Tu ne peux pas m'aimer !" lance-t-il.

"Pardon ? ! " Je m'exclame, en disant adieu à mes sourcils parce qu'ils se sont tirés à travers le toit. " Tu dis que je ne peux pas décider moi-même qui j'aime ? "

Purée de seigneur, est-ce qu'on se dispute vraiment à propos de ça ?

Jane est partie. On est tous les deux célibataires. On s'aime manifestement et voilà...

la façon dont nous occupons nos minutes après nous être déclarés ?

C'est n'importe quoi.

Juste là, complètement dingue.

"Bella," soupire-t-il d'un air fatigué. "Tu as dix ans de moins que moi. Il n'y a peu de chances que nous poursuivions les mêmes objectifs. Tu ne peux pas m'aimer."

Edward ferait de la bonne nourriture pour les cochons.

"Ces dix ans ne semblaient pas compter beaucoup quand tu m'as baisé," je claque.

Il reste bouche bée. Peut-être parce que j'ai été franche. Je ne sais pas. Mais que je sois damnée s'il laisse ces dix ans nous séparer.

Il sera de la nourriture pour les porcs dans ce cas.

Et nous voulons tous les deux les mêmes choses !

"En fait..." je soupire. "Tu as raison. Nous ne voulons pas les mêmes choses, parce qu'il n'y a pas de moyen de purée de caramel que je déménage à Chicago... Donc, je suppose que tu as raison..."

J'essaie de le lâcher mais Eddie s'est réveillé et me maintient en place.

"Il faut..." Il déglutit, toujours les yeux écarquillés. "... j'ai besoin de savoir ce que tu veux."

"Toi," je réponds simplement, "Toi et tous tes trente et un ans. Je veux beaucoup de choses mais je les veux avec toi. Je veux que tu m'emmènes à la Nouvelle-Orléans

et ses festivals de musique, je veux que tu m'emmènes en rendez-vous, je veux cuisiner

pour toi, je veux plus de rencontres dans les salles d'examen, je veux un avenir avec

toi et je veux... des enfants avec toi."

Il me fixe. Il déglutit et respire fortement mais ce n'est pas sexuel.

Non, c'est plutôt oh mon dieu-est-ce-que cela arrive vraiment ?

"Tu n'as que vingt-et-un ans," murmure-t-il.

Je plisse les yeux et lui pose la seule question qui a vraiment de l'importance. "Si nous voulons les mêmes choses, est-ce que mon âge est un problème? "

"Non !" Il crie presque. "Mais comment pouvons-nous vouloir les mêmes choses Bella ? Comment pourrais-tu vouloir le mariage et des enfants et t'installer dans une petite ville ?"

"D'abord... est-ce que tu vas me faire ta demande demain ?" lui dis-je, en haussant un sourcil.

"Non mais c'est là que j'en suis dans ma vie."

Ouais moi aussi, Dr Ducon.

"Ensuite est-ce que tu ne m'as pas déjà entendue parler d'enfant avant ? Je veux dire, est-ce que tu as été à la fois sourd et aveugle ?"

"Non, je t'ai entendue," marmonne-t-il comme un petit garçon.

"Et troisièmement ne suis-je pas venue ici avant de te connaître ?"

"Oui…"

"Très bien donc. La balle est dans ton camp, mec. Tu sais ce que je veux." Je hausse les épaules.

Ses yeux vont à ma bouche et je lutte contre l'envie urgente de sourire. Mais il faut que je l'entende dire qu'il me veut aussi.

Je suis tellement amoureuse de cet homme qu'il est hors de question que je fasse des suppositions parce que ça me déchirerait. Pour autant que je sache, il part toujours pour Chicago.

Je ne vais pas m'avancer davantage.

.

.

.

"En fait tu m'aimes ?" murmure-t-il.

J'opine. Je baisse les yeux. Regardant par terre.

"Quand est-ce que tu pars pour Chicago ?" je demande tranquillement.

Je déteste Chicago. Je n'aime pas non plus Oprah. Et les Sears Towers putain c'est tellement surcoté. Je préfère vraiment le Space Needle.

Edward ne pourra pas porter son maillot des Mariners à Chicago. Ce n'est pas possible. Quelles équipes ont-ils à Chicago ? Les Cubs ? Oh très intelligent comme nom. Des jeux pour les enfants. Sport masculin hein ? "Ouais tu veux aller au match des cubes ? Ils sont si mignons."

Seattle est bien mieux. Forksville aussi. Chicago est venteux. Vent et autre merde. Les parapluies n'y vivent pas longtemps.

A cause de tout ce vent. Et autre.

Oh et ensuite il y a aussi tout ce qui concerne Capone. Toute cette merde qu'il était.

"En fait tu penses que je vais partir maintenant Bella ?"

"Comment le saurais-je ?" je souffle, refusant de le regarder.

Je suis peut-être irascible purée de caramel mais ce n'est pas grave.

"Est-ce que tu peux me regarder ?" il demande. Entendrai-je un sourire ? Je peux entendre un sourire.

"Oh je pourrais…" et je laisse la phrase en suspens.

Je pense que maintenant je suis en train de caler.

Donc il ne part plus ?

"Alors regarde-moi," rigole-t-il.

Peut-être que je pourrais…

D'accord. Lever les yeux. Le regarder. Seigneur, ce sont des yeux joyeux. Des yeux veeeerts.

Et ça me rappelle tous les grognements que j'ai entendus.

Je rigole.

"Qu'est-ce qui est si drôle ?" demande-t-il en souriant largement.

"Rien," je ris un peu plus.

"Tu sais, en quelque sorte tu ruines les choses pour moi, Bella."

J'arrête de rigoler.

"Comment ça?"

"Parce que si tu ris, je ne peux pas faire ça…"

Il m'embrasse.

Lèvres joyeuses sur mes lèvres joyeuses. Douces. Oh nous bougeons maintenant. D'accord, nous nous embrassons à nouveau. Plus. Hummm j'adore sa langue.

En me rapprochant de lui, je lui arrache un grognement… je glousse dans sa bouche.

"Tais toi baby," marmonne-t-il contre mes lèvres.

Je me tais.

La tension se déplace et tout me frappe soudainement de partout.

Il m'aime ?

Il m'embrasse ?

Ses mains sur mes hanches ?

Il est à moi ?

"Es-tu à moi ?" je gémis alors que sa bouche est posée sur mon cou.

"Tant que tu es à moi," murmure-t-il, me tirant encore plus contre lui si c'est possible… oh seigneur il est dur !

"Putain," souffle-t-il, resserrant sa prise avant de m'embrasser encore plus fort.

"Je... je t'aime."

"C'est moi qui t'aime," je marmonne, essayant toujours de me dire que c'est en train d'arriver.

Avec un gémissement il me fait passer au-dessus, je me retrouve sur le dos et Sexward me domine avec un regard intense.

"Redis-le," me demande-t-il.

"Je t'aime Edward,"' dis-je avec confiance.

"Dis que tu me veux, dis que tu ne te fatigueras pas de moi."

Je fronce un sourcil.

"Pourquoi serai-je fatiguée de toi ? Je ne fais que penser à toi et ça fait un moment que c'est ainsi, Edward."

"Je veux juste… je ne veux pas que tu changes d'avis," murmure-t-il.

Automatiquement je tends ma main et lisse la ride entre ses sourcils. Parce qu'il ne devrait pas être triste.

"Je ne changerai pas d'avis," je murmure en plongeant mon regard dans ses yeux.

Lentement il se penche pour capturer mes lèvres avec les siennes, ses yeux ne quittant jamais les miens et c'est un de ces moments où tu commences à pleurer tellement c'est intense.

Du coup ma vision devient floue en quelque sorte.

Et toute cette tension me quitte. Toutes ces semaines où j'ai rêvé de lui. Ces mois, en réalité.

Et je le sens dans la façon dont il m'embrasse… amoureusement. Sa langue goûte et caresse la mienne. Douces lèvres. Mouillées. Il a tellement bon goût.

"Je t'aime," dis-je, en respirant dans sa bouche.

En gémissant, il plaque son corps plus fermement contre le mien, nos corps bougeant ensemble pour trouver la friction. Une friction céleste. Les mains vagabondent.

"Putain," il gémit. "J'ai besoin de toi, ma belle."

Des frissons. Tellement de frissons.

Chair de poule.

"Moi aussi, j'ai besoin de toi," je halète en sentant son érection se presser contre mon centre.

D'un coup il n'est plus là et j'ai envie de crier 'Ramène-toi, purée de caramel, espèce de taquineur de chatte' mais ensuite je vois qu'il désape son corps sexwardien et je me dis que je devrais faire de même.

En me redressant, je passe mon gilet par-dessus ma tête puis je me tortille jusqu'à ce que mon pantalon soit enlevé.

J'ai fini. Allez maintenant, Docteur. Baise-mon-cerveau jusqu'à l'oubli.

Et puis il est nu. A genoux entre mes jambes. Se caressant face à moi.

Je-je-je peux avoir sa b-b-b-bite maintenant, s'il te plaît ?

"Tu es tellement sexy, Bella," gémit-il en me regardant dans les yeux.

"Au lieu de me baiser avec les yeux, tu pourrais me baiser avec ta bite," lui dis-je.

Il glousse, secouant la tête d'un air amusé. "C'était l'une des premières choses que j'ai aimées chez toi," dit-il en se penchant sur mon corps. Me dominant. Nos nez se touchent. "Ton sens de l'humour." Il fait un clin d'œil, en taquinant mon clito avec le bout de sa bite. "La façon dont tu es si libre d'esprit, putain."

"Moins de blabla, baby," je gémis.

"Oui, madame," répond-il avant de s'enfoncer en moi d'une seule poussée.

"Sainte bite !" je souffle.

Merde, c'est une bête. Un mammouth. Sans les défenses.

Edward laisse échapper un son, un mélange de gémissement, de gloussement et de reniflement.

Ce n'est pas joli, mais tout cela est oublié lorsque ses traits changent.

Ses yeux deviennent sombres comme l'enfer et il me lance un regard qui me dit qu'il est le patron maintenant.

Se retirant lentement de moi, il maintient notre regard verrouillé puis sans retenue il pousse à nouveau. Plus fort. Disant bonjour à mon petit coin bien profond.

Mon point. Ce point. Il lui dit 'Bonjour, et bienvenu !'

Et il l'enduit de jus d'amour.

"Putain, t'es trempée, baby," gémit-il.

Oh, et ses putains de mots. Putain de mots.

"Tout pour toi," je gémis. Toi et ton glorieux manche d'amour. "Plus fort," je gémis.

"Mon Dieu, oui," râle-t-il, se retirant pour s'enfoncer en moi. "Tu aimes que ça soit intense, Bella ?"

"Oh merde, oui !" je pantelle. "Je... Mon Dieu, je t'aime, Edward !"

"Oui !" grogne-t-il, en me baisant plus fort et plus profondément. "Toujours, baby... Je ne vais pas te laisser partir maintenant."

Bon sang, le crépitement et le bourdonnement. Frissonnant, haletant, répondant à ses ses poussées, le sentir si profond en moi, si dur pour moi... m'aimant… gémissant de plaisir... ses mots m'envoient au paradis.

Plus.

Ses lèvres et sa langue sur mon cou. Sa main pinçant mon téton. Suçant, embrassant, baisant, aimant et me donnant du plaisir...

Plus fort.

Plus profond.

Plus près.

L'engloutissant. Gémissant pour lui.

"Si sacrément serrée, baby... Putain, j'aime ta chatte," grogne-t-il.

Encore une fois, ses mots. Putain de magie.

Nos corps luisants se rapprochent dans une frénésie et il attrape mon cul, me tenant fermement contre lui et j'expire alors que mon orgasme approche à grands pas.

"Je suis si proche," je sanglote presque.

"Pas encore, mon amour. Nous allons jouir ensemble," souffle-t-il. "Tu vas jouir sur ma queue, baby. Compris ?"

Bon sang, j'ai gagné la putain de loterie avec cet homme.

"Oui," je gémis en m'accrochant à lui. "Putain, Edward !"

Il n'y a que le bruit de nos respirations et le claquement de nos peaux alors qu'il me baise jusqu'à l'oubli et il n'y a rien d'autre à faire que de combattre l'orgasme parce qu'il a raison. Je veux qu'on jouisse ensemble. Tellement fort.

Me soulevant légèrement, il frappe mon point le plus profond à plusieurs reprises et je réagis immédiatement en criant presque son nom, me contractant férocement autour de sa bite et heureusement, c'est sa perte, parce qu'il n'y a aucune chance en enfer que je sois capable de me retenir plus longtemps.

"C'est ça, Bella... Viens avec moi," crache-t-il.

"Oh, putain !" je craque, sentant une vague après l'autre m'envahir.

Intense et dévorante. Me laissant sans souffle.

Tout est là quand on jouit ensemble. Lui se déversant en moi, moi me contractant sur lui, nos corps tendus... Putain de puissance !

"Seigneur, tu es mon putain de rêve devenu réalité," halète-t-il en s'effondrant sur moi.

Super, maintenant je ne peux plus respirer du tout.

Ça n'a pas d'importance. Je suis trop satisfaite pour m'en soucier.

"Et tu es magique avec ta bite," je lâche en expirant.

Quoi ? Il mérite de connaître la vérité.

Il glousse à en perdre haleine en se retirant de moi, heureusement, en décidant de s'allonger à côté de moi plutôt que sur moi.

"Considère que mon ego est très flatté, ma belle," ricane-t-il.

"Hmmmmmenemph, tu devais savoir," je marmonne contre son torse nu.

Merde, je n'ai même pas été consciente du fait qu'il a entraîné mon corps épuisé avec lui.

Il rit de nouveau mais ne dit rien.

Il me tient dans ses bras. Embrasse ma peau. Doucement. Dessinant des cercles paresseux sur mon dos, me faisant frissonner. Et j'ai sommeil. Oui, j'ai sommeil maintenant.

"Je t'aime," il chuchote.

Ça me fait sourire si fort. J'ai des papillons dans l'estomac.

En posant mon menton sur sa poitrine, je lève les yeux vers lui et je trouve la plus belle paire d'yeux verts que j'aie jamais vue. Si vibrants et heureux.

Je suis heureuse, moi aussi. En quelque sorte extatique. Comblée. Amoureuse.

"Je t'aime aussi, Edward... Tellement que c'en est fou," je murmure.