.
Il fait alors un grand sourire. Insouciant.
"J'aime ta façon de t'exprimer. Tu es toujours très drôle comme l'enfer," dit-il. En souriant mais honnêtement.
J'aime ce compliment.
"J'aime ta façon d'être altruiste," lui dis-je.
"J'aime tes goûts musicaux," contre-t-il avec un clin d'œil.
J'entre dans le jeu.
"J'ai aimé que tu me dises toutes ces blagues sur les docteurs."
"Je ne voudrais plus vivre sans elles," murmure-t-il sérieusement.
"J'aime tous ces mots que tu inventes… et les surnoms."
"Comme Sexward ?" je taquine, souriant d'une oreille à l'autre.
"Spécialement celui-là," rigole-t-il.
"A mon tour !" dis-je "J'aime te voir dans ta tenue de médecin. Sérieusement c'est fatal pour mes culottes."
"Toi aussi amour. Putain c'est fatal," rit-il. "Bien que tu ne mouilles pas ma culotte."
Oh je sais. Tu as mouillé la salle de bain de ton bureau avec le jus de l'amour à la place.
Mais bon, je vais garder ça pour plus tard.
"J'aime que tu sois amoureux de ton travail et que tu sois à la fois obstétricien et pédiatre."
J'aime vraiment ça. Il m'avait dit avec désinvolture qu'il n'avait pas pu se décider à choisir. Il est simplement retourné en cours et a étudié pour les deux. Toutes ces années de ce dur labeur juste pour pouvoir suivre un enfant de la conception et continuer ensuite à être là pendant que l'enfant grandit.
Je veux dire sérieusement qu'on parle de genre… en vrai… un milliard d'années d'étude ou quelque chose de bizarre comme ça, vous savez.
Et le regard qu'il me lance me dit à quel point il apprécie le fait que je le comprenne et que je ressente la même chose. Que j'apprécie à quel point il aime son travail et que je vois combien c'est important pour lui.
"J'aime à quel point tu es merveilleuse avec les enfants au travail,' murmure-t-il doucement.
"Idem," je murmure.
Il pousse un profond soupir puis son regard change. Je peux sentir la malice arriver à un kilomètre.
"J'aime ton corps." il sourit. "Tellement magnifique… et sacrément sexy."
Je frissonne.
"J'aime ton bâton d'amour," je rétorque sans détour. "Il me fait voir Dieu."
Il rit de façon incrédule mais je l'avais vu venir.
"Mon ego aime tes mots," rit-il.
"Et ma chatte aime tes mots coquins," je réplique sans perdre une seconde.
Il arrête de rire.
Je crois même entendre un grognement.
Une seconde plus tard je me retrouve sur le dos et j'ai un médecin diablement fougueux qui me domine.
"Sérieusement, dis-moi," dit-il. "Je veux savoir ce que tu aimes."
C'est suggestif et très excitant mais je comprends ce qu'il se demande et ça me fait me demander ce qu'il a connu avant moi.
Oui, j'ai remarqué comment il a commencé lentement les deux fois où nous avons été ensemble.
Etait-ce parce qu'il était habitué comme ça ?
J'y vais avec honnêteté… à ma façon. Le style diablesse Bella.
Le repoussant après lui avoir fait un clin d'œil, je me mets au milieu du lit, sur les genoux.
"Mets-toi derrière moi," lui dis-je.
Il est confus mais il s'exécute quand même et bientôt je le sens derrière moi dans la même position que moi.
Je prends ses mains et les pose sur mon estomac et je les maintiens avec les miennes.
"J'aime quand c'est instinctif," je commence, laissant ma tête reposer contre son torse. "J'aime que ce soit animal," je continue, aimant comment sa respiration s'accélère. "J'aime que ce soit exigeant et sauvage," lui dis-je, bougeant ses mains pour qu'elles recouvrent mes seins. Il grogne et gémit. "J'aime que ce soit rapide et intense." Ses mains me pétrissent. Ses lèvres traînent sur mon cou, suçant et léchant. Et il est déjà dur contre le bas de mon dos. "J'aime faire de nouvelles choses." L'une de ses mains trouve mon clito et je sais exactement comment je veux qu'il me prenne. "J'aime que ce soit brut et sauvage." Il me doigte lentement, me taquinant. Je gémis. Il gémit. "J'aime aussi quand c'est doux et tendre… ça dépend de mon humeur," je geins. "Mais habituellement… j'aime que ce soit… animal."
Cela étant dit, je tombe en avant pour me retrouver à quatre pattes.
"Putain d'enfer," halète-t-il. "Es-tu… vraiment sérieuse ?"
Oh, j'entends de l'espoir dans sa voix. Il espère que ce soit ce que je veux et que j'apprécie.
Je parie qu'Edward a été négligé dans sa sexualité pendant sa précédente relation et cette pensée me ravit sans fin.
"Je suis sérieuse Edward," je souffle, en le sentant amener le bout de sa queue sur ma fente. "Prends-moi."
Il glisse en moi avec un grognement qui fait vibrer ma chatte.
Sans déconner.
"Comme ça ma douce ?" fait-il entre ses dents.
"Ouais," dis-je, inquiète que sa queue ne transperce mon corps.
Et seigneur qu'est-ce qu'il va loin dans cette position. Tellement loin.
"Seigneur c'est vraiment mon rêve qui se transforme en réalité," gémit-il en imprimant un rythme rapide.
Je serre les couvertures et je réponds à ses poussées, gémissant à chaque fois qu'il touche le bon endroit et purée de pois si je ne me sens pas suinter le long de mes cuisses.
"Touche-toi pour moi Bella," grogne-t-il, enfonçant sa grosse queue en moi.
Au lieu d'utiliser mes doigts j'appuie ma paume sur mon clito, le faisant tourner pendant que mes doigts grattent doucement sa longueur pendant qu'il se retire et le OUI bruyant que j'obtiens en réponse me dit à quel point il aime ça.
C'est ce dont je parlais. Rapide, dur, brutal et c'est parfait. Le souffle coupé. Consumant. Dévorant. Tremblant.
Convulsant.
Frissonnant et haletant de nouveau.
Ouiiii déjà très proche.
"Allez baby… Je peux te sentir me serrer," grogne-t-il
Oh Seigneur.
Palpitant.
Et puis… et puis… et puis…
"Ouiiiii… jouis pour moi Bella…" marmonne-t-il fort.
Explosion.
Pulsant autour de lui, je jouis, jouis, jouis et je crie son nom. Merde... ça résonne même dans mes oreilles alors que je redescends de mon orgasme et… bon sang, simplement le sentir venir en moi… putain c'est tellement excitant.
"Oh, par tous les saints," souffle-t-il lentement. "Je jure que tu seras ma mort."
On s'écroule tous les deux, complètement épuisés, sur le lit, encore une fois avec moi dans ses bras mais ne me demandez pas comment c'est arrivé parce que je ne sais pas. Je sais juste que je suis là maintenant. Dans ses bras. Complètement baisée.
"Seigneur, Bella, tu vas bien ? " chuchote-t-il.
"Hum Hum," je hoche la tête contre sa poitrine.
"S'il te plaît, laisse-moi te regarder," me supplie-t-il.
"Où est passée cette purée de caramel de passion ?" je marmonne en somnolant, un peu ennuyée par son comportement agité.
"Tes foutues hanches, Bella, c'est ça qui ne va pas !" dit-il. "Je suis un enfoiré* de monstre."
Un jeu de mots ? Parce que j'aime mon enfoiré de monstre.
En jetant un coup d'œil sur mes hanches pour voir ce qu'il se passait, je remarque les légères marques roses de son étreinte.
Oh.
Eh bien, peu importe.
"Je ne les sens même pas," je grommelle, m'écrasant à nouveau sur sa poitrine.
"Mmm... laisse-moi dormir, ok ?"
Ça semble bien, non ?
Mais. Il. Ne. Veut. Pas. Arrêter.
Donc, après dix minutes à le voir râler, je sors du lit et je m'habille.
"Où vas-tu ?" demande-t-il.
"Quand tu arrêteras de traiter l'amour de ma vie de monstre et toutes ces autres conneries que tu as débitées, appelle-moi, ok ?" je craque.
Il se fige sur place - en quelque sorte.
Nu comme le jour de sa naissance, debout à côté du lit.
Mignon.
"Pourquoi es- tu si coincé ?" Je lui demande d'un air agacé, en remettant mes vêtements en ordre... parce qu'il y avait une famille ou deux en bas.
Yeeeaaaah. Génial.
"Euh..." fait-il intelligemment.
Ah, il souffre du "euh". Ouais, j'ai entendu parler de ça.
Sale merde ce truc.
Ça te rend muet et tout.
Mais peut-être que si je…
Oui.
"Docteur, docteur, je me sens comme un jeu de cartes !" Je m'exclame.
"Je m'occupe de vous plus tard !" me répond-il automatiquement.
Je fais un grand sourire, parce que je peux apparemment guérir les 'euh'.
A ce moment-là il se ressaisit et il sourit aussi. Puis ricane. Puis glousse et secoue la tête d'un air amusé. Puis il s'approche de moi dans toute sa gloire nue, me prend le visage entre les mains et me sourit.
"Tu es l'amour de ma vie, aussi. Sans aucun doute," chuchote-t-il avant de se pencher pour m'embrasser.
Oh... Oh, c'est donc pour ça qu'il s'est figé... parce que j'ai dit qu'il était ça. Ça. L'amour de ma vie.
Waouh, il est adorable dans tous les sens du terme.
"Habille-toi !" je marmonne contre ses lèvres. "Nous avons un peloton d'exécution à affronter."
Ouais, ça met fin au baiser plutôt brusquement.
Il se précipite pour s'habiller.
"Merde, est-ce que ton père va se déchaîner sur mon cul maintenant ?" demande-t-il nerveusement en enfilant son t-shirt.
Je pourrais mentir ici et dire oui.
Mais je ne le ferai pas.
Ça aurait pu être amusant, pourtant.
"Non, il ne le fera pas," je glousse. "Mon père n'est pas comme les pères normaux."
"Content d'entendre ça," dit-il, soulagé.
Quand on est tous les deux prêts et qu'il a une main sur la poignée de la porte, il s'arrête. "Main dans la main ou c'est un truc que tu veux gérer plus tard ?"
"Main dans la putain de main, Sexward. Tu es à moi maintenant !" je souffle.
Comme si je pouvais attendre pour crier cette merde.
C'est absurde.
"Putain, je t'aime, Bella," glousse-t-il avant d'embrasser le sommet de ma tête.
Il peut faire ça parce qu'il est sacrément grand.
Puis on descend l'escalier.
Main dans la main.
Et sur la dernière marche de l'escalier, nous sommes accueillis par huit séries de sourcils levés.
C'est plutôt drôle.
Et ils sont tous silencieux et immobiles.
Edward lâche ma main et passe un bras paresseux autour de mes épaules à la place et puis nous restons là. Attendant.
Qui brisera le silence en premier ?
.
.
.
"Vous l'avez fait ?" demande Rose tranquillement.
Non, je ne suis pas surprise. C'est Rose après tout.
Je lève deux doigts, faisant tousser Edward.
"Deux fois," je réponds simplement.
Oooh, je ne savais pas qu'Edward pouvait rougir à ce point !
Waouh.
Mais quelque chose d'autre attire notre attention à ce moment-là.
Cris, déclarations et mouvements dans tous les sens.
"J'en ai eu deux !" s'esclaffe, Rose. "Passez-moi votre argent, salopes !"
"Bon sang, je pensais qu'ils se contenteraient d'un seul..." grommelle Jasper.
"Je suis fière de mon bébé !" glousse maman.
"Omph..." répond Charlie, en roulant des yeux. Mais toujours en souriant.
"Je ne savais pas qu'Eddie avait la libido pour ça !" rigole Emmett.
"Je pensais qu'il l'emmènerait d'abord à un rendez-vous !" dit Papa C en riant. "Mais je suppose qu'il est juste comme moi ! N'est-ce pas, Esmée ?"
"Jazzy, donne-lui un billet de 20 de ma part aussi. J'ai aussi parié sur une fois," déclare Alice.
Yep, notre famille prend des paris.
"Vous êtes ensemble maintenant, alors ?" demande Mama C et tout le monde se tait à nouveau.
"Yep, le bon docteur est enfin à moi." Je souris fièrement.
"Et euh... et je suis foutrement confus," j'entends Edward dire.
Et je comprends.
"Eh bien, c'est parce qu'ils savaient tous que j'étais amoureuse de toi, Sexward." Je hausse les épaules avant d'aller m'asseoir sur le canapé.
"Nous le savons depuis un loooooongtemps." Rose hoche la tête solennellement.
"Loooongtemps," fait Alice en écho.
Et Seigneur, on lui raconte tout sur les derniers mois, et comment je voulais le poursuivre innocemment. Tout sur les textos, la danse avec Jake, les lunettes, les plans sournois et même la partie sur pourquoi Rose et Alice ont tellement aimé mon CV.
Tout sur la façon dont elles voulaient engager quelqu'un qui serait parfait pour Edward. Et il est resté assis là. Avec des yeux grands ouverts. Sa bouche s'est ouverte plusieurs fois. Il a rougi quand Jasper a parlé des lunettes.
Il gémit quand Rosalie mentionne le texto et lance un regard d'ennui à Alice quant à l'embauche de la fille parfaite mais nous voyons bien à travers lui. Mon Edward sourit beaucoup, aussi. Ce qui fait fondre Mama C. Et maman et elle font beaucoup de câlins.
Beaucoup de beaucoup. Et elles chuchotent beaucoup aussi.
"Alors voilà l'histoire," je conclus une fois que nous lui avons tout raconté. Sauf en ce qui concerne le déjeuner. Je garde toujours celui là pour le moment parfait.
"Merde… hum… Putain alors tu m'ai… Tu étais vraiment amoureuse de moi ?" bégaie-t-il.
"Non, juste un peu." Je hausse les épaules avant de rigoler avec le reste de la famille.
"Bien sûr que je suis amoureuse de toi !"
Il ne rit pas ou ne glousse pas mais il me tire vraiment contre lui et ensuite il murmure…
"Alors tu peux te préparer pour la demande bientôt, ma belle."
Putain d'enfoiré de coq.
Je suis une garce chanceuse en amour.
La semaine d'après Edward m'a emmenée à Seattle.
Et il a fait sa demande.
Il a dit "Tu m'as eu au purée de caramel, ma belle. Et j'espère vraiment que je vais encore entendre ces mots pour le reste de ma vie. Veux-tu m'épouser ?"
Et j'ai répondu. "Purée de Caramel oui !"
Puis nous avons caramélisé toute la nuit.
Depuis que Sexward est finalement à moi… ça fait un mois, la vie a été muy perfecta.
Edward a emménagé avec moi dans mon minuscule appartement 'parce qu'il vend sa maison et qu'ensuite nous en achèterons une ensemble mais nous sommes d'accord pour garder l'appartement car il est près du travail.
Oui ça signifie qu'il est parfait pour un coup rapide à midi.
Pas que le bureau ne soit génial "parce qu'il l'est vraiment," mais nous pouvons être très bruyants. Il pense que nous pouvons mais moi je sais que nous ne pouvons ne pas l'être. Et il ne sait pas pourquoi je le sais.
Mais moi je sais pourquoi et comment je le sais.
Vous me suivez ?
Bien.
Alors ouais, Sexward et moi c'est du solide.
Nous travaillons, il me fait un clin d'œil, je suce une sucette, nous nous excitons, nous nous sautons dessus à l'heure du déjeuner. Vous savez de cette façon rude et rapide. Huumm et j'aime ça. Et ensuite je cuisine pour lui parce que j'aime ça et il me sort parce qu'il aime me gâter. Sans déconner. Et ensuite je suis toute chaude parce qu'il gémit beaucoup en mangeant ce que j'ai préparé 'parce qu'il aime ça. Et je l'aime. Lui et ses gémiiiiissements.
Oui nous avons établi cela.
Maintenant l'un de mes préférés. Les soirées que nous passons dans mon petit appartement. Une bouteille de vin. Baisant comme des lapins. Ecoutant plus de musique. Et le meilleur, il est très tactile… tout le temps, ça veut dire qu'il ne peut s'arrêter de me toucher. Ça me convient parfaitement. Oh et il dit toujours de gentilles choses. Vous savez… des compliments, des choses romantiques. Il me rend toute guimauve à l'intérieur.
Et quelquefois je chante parce qu'Edward a admis qu'il aimait ma voix.
Et j'ai hurlé que j'aimais quand il jouait du piano alors je lui ai vite acheté un clavier.
'Parce que s'il voulait mettre son piano à queue dans mon petit appartement il n'y rentrerait pas.'
C'est l'heure de déjeuner.
Et je suis assez surprise de voir Rose, Emily et Alice devant la cafétéria avec leurs oreilles collées contre la porte de ladite pièce.
"Qu'est-ce que vous faites ?" je leur demande.
"Viens par là et écoute," chuchote Rose.
"Jazz, Em, Eddie et Jake sont là-dedans," rigole Alice. "Ils parlent de leurs expériences avec les femmes."
Oooh, je ferai mieux d'écouter.
Une seconde plus tard, mon oreille est posée contre la porte.
"J'ai vu plus de chattes que vous trois ensemble !" j'entends Jake rire.
"C'est pour ça que tu ne sais pas quoi faire avec," rétorque Edward.
Humm mais toi oui mon amoureux… il me suffit juste de repenser à ce que tu m'as fait avec ta langue sous la douche… ce matin.
Eh je les rends jolies pour vous et ensuite vous prenez le relais."
"Et nous t'en serons éternellement reconnaissants," répond Emmett solennellement.
"Oyez, oyez !" renchérit le Docteur Bouclé.
"Ouaip tu es un homme bon Jake," agrée Edward.
Seigneur sont-ils vraiment en train de discuter de nos houhas ?
Je ne sais pas si c'est normal ou si c'est vraiment un truc de gay.
"Tellement bien que tu m'examines Sexward ?" plaisante Jake.
Je rigole. Mais ensuite je pense 'Putain non je suis la seule à pouvoir l'appeler comme ça !"
"Désolé Jake." Edward rit. "Mais moi je ne marche que dans un sens et c'est celui de Bella…"
Sacrément sexy... est-ce que Sexward vient juste de plaisanter ? Une plaisanterie suggestive ?
"Enfer que t'est-il arrivé frangin ?" s'étouffe Emmett. "Toi qui est habitué à être prude et tout ça."
"Oui mais ça c'était avant Bella… et elle est sacrément coquine."
Je suis aux anges.
Rose sourit fièrement.
Alice en reste bouche bée.
Emily ricane.
"Coquine comment ?" tente Jake.
"Genre tu ne me croirais pas," soupire Edward… rêveusement ? "Elle incarne vraiment mon fantasme qui est devenu réalité. Comme hier quand…"
"Non pas de détails mon frère ! Elle est comme ma sœur !" éclate Emmett.
"Quoi ?" je les entends tous demander.
Et ensuite la porte s'ouvre.
Oupsss.
"Mesdames," dit Docteur Bouclé. "On dirait que vous avez été prises sur le fait."
Juste un peu.
Carrant mes épaules je les hausse comme si je ne savais pas de quoi il parlait et ensuite j'entre et Edward me regarde les yeux plissés.
Je fais semblant de ne rien voir.
Les filles me suivent.
Et ensuite nous déjeunons.
Je me sens patraque.
Ça fait deux semaines.
Juste un peu mais un peu plus depuis les quatre derniers jours.
Et il doit bien y avoir une raison.
Je déjeune avec Mama C, Rose et Alice aujourd'hui. C'est samedi et Edward et les gars l'aident à déménager son ancienne maison.
OUI nous avons acheté une maison.
Trois mois ensemble et nous allons vivre ensemble. Mais il pourrait y avoir plus. Et je l'espère.
Quoi qu'il en soit Mama C et Alice me regardent bizarrement quand je ne mange pas beaucoup mais je mets cela sur le compte des deux parts de pizza que j'ai mangé avant de déjeuner.
J'ai menti.
Et maintenant je suis à la clinique. Parce que cet endroit est plein de... matériel médical.
Toute seule. Parce que c'est fermé le samedi, andouille.
J'espère. 'Parce que c'est pour ça que je suis sur cette terre.'
Pisser sur un bâton. 'Parce que je veux une réponse.'
Je prends la pilule.
Et Edward et moi n'avons pas parlé d'enfants.
Eh bien, c'est un mensonge, parce que nous savons tous les deux que nous en voulons. Très bientôt.
Et on a même acheté une maison, sachant parfaitement qu'on voulait élever une famille là-bas.
Mais oui, je prends toujours la pilule. On n'a pas fixé de date, pour ainsi dire.
Ok. Il est temps d'attendre.
Attendre.
Putain d'attente.
L'alarme sonne.
Oh, mon Dieu.
Sexward a des nageurs puissants.
Bon travail, les garçons.
Je vais être maman.
Je suis enceinte.
"PUTAIN DE MERDE ! !" je crie.
Je devais juste le faire sortir.
"Iiiii!" Je couine.
Il fallait que ça sorte aussi.
Avant de quitter la clinique, je prends rendez-vous avec le Dr Edward Cullen pour demain matin à 8h.
Et tout d'un coup, je comprends pourquoi Alice ne voulait pas appeler leur fils Hercule.
Un nom hideux... pour ne pas dire monstrueux.
Je tire la chasse.
Les toilettes de Sexward. Dans son bureau. Parce que j'ai vomi.
Il est sept heures moins cinq et je sais que Docteur Bouclé et Emily seront ici d'une minute à l'autre. Et puis j'ai mon rendez-vous dans une heure.
Honnêtement, j'étais contente qu'Edward dorme encore ce matin quand j'ai quitté l'appartement et j'étais également ravie qu'il soit si fatigué hier quand il est rentré à la maison.
Il s'est juste effondré.
Eh bien, après que je lui ai fait une pipe et un massage. Le pauvre garçon avait été debout toute la journée, à soulever des choses lourdes pour rendre notre maison magnifique.
Il voulait me rendre la pareille ou un truc de gentleman comme ça, parce que c'est juste mon Edward mais je lui ai dit non.
Et ensuite il a dormi.
Moi, par contre... j'ai fait les cent pas. Dans notre minuscule salon. Je faisais les cent pas. Sentant mon ventre.
En mangeant de la pâte à biscuits, aussi.
C'est délicieux.
Quoi qu'il en soit, j'ai quitté le bureau d'Edward et suis allée à la réception, j'ai pris un soda sucré avant de m'asseoir à mon bureau.
Si fatiguée.
Si heureuse.
Mon front a épousé le bureau. Si somnolente.
La porte s'ouvre mais je suis trop fatiguée pour lever les yeux.
"Bonjour, Bella !" j'entends Docteur Bouclé dire.
"Quoi de neuf, doc ?" je marmonne.
Il soupire. "Quand est-ce que je commence ?"
"Sept heures et demie," je réponds, connaissant la réponse dans ma tête endormie, endormie.
"Ok... Euh, tu vas bien ?"
"Putain de A," je grommelle, levant même le pouce en l'air.
Rose et Emily arrivent ensuite.
Et la journée a commencé.
Emily a accepté de me remplacer pendant une heure sans demander pourquoi.
Je me sens un peu mieux à huit heures moins dix et c'est alors que le père de mon futur enfant arrive.
C'est parfait parce que je suis dans la cafétéria, en train de faire un sandwich, donc je ne peux pas vérifier son planning pour son premier patient.
Il doit le faire.
"Baby ?" Je l'entends appeler depuis la réception.
"Ouais ?" je réponds, en essayant mais en échouant à cacher mon sourire.
"Euh... pourquoi il est écrit Bella Swan sur mon agenda de 8 heures ?"
Oui, pourquoi en effet ?
Pour être honnête, je ne pouvais pas vraiment écrire "Bella Cullen", n'est-ce pas ?
Enfin, nous ne nous marierons pas avant deux mois.
A la Nouvelle-Orléans. Les familles viendront et ensuite partiront pendant que nous resterons deux semaines pour notre lune de miel. J'ai hâte.
Edward était si mignon quand il a demandé si nous pouvions... vous savez, nous marier très vite. Parce qu'il voulait que je sois sa femme genre… hier.
Je le veux aussi. Pas qu'il soit ma femme mais qu'il soit mon mari.
Mais revenons à ce jour.
"Euh, vraiment ?" je réponds.
"Oui, vraiment."
Il y a un changement dans sa voix maintenant. Une sorte de retenue... peut-être même agacé ?
Je ricane, prends mon sandwich, qui est génial et puis je vais jusqu'à la réception.
Je n'ai même pas croisé son regard en regardant son planning du jour.
"On dirait bien que c'est écrit Bella Swan..." je marmonne.
Puis je lève les yeux.
C'est ce regard. Tu sais... le "Tu ferais mieux de parler avant que je perde mon putain d'esprit." Ce regard là.
Je souris.
Il déglutit fortement. De grands yeux. L'émotion. Le désir si évident.
Je hoche la tête. Et je souris encore plus.
"Oui ?" souffle-t-il.
"Oui," je confirme.
"Tu..." Il se racle la gorge. "Tu es... enceinte ?" chuchote-t-il.
A nouveau je hoche la tête, incapable de parler.
Putain d'émotions. Tu sais, pleurer et tout ça.
Je jure sur Ellen DeGeneres - parce que j'aime cette nana - qu'Edward vole par-dessus le bureau de la réception et ensuite il prend mon visage entre ses mains.
Tellement émouvant.
"On va avoir un bébé ?"
Les larmes coulent. De nous deux. Lorsque je hoche la tête une fois de plus.
Nous étions loin de nous douter alors... que nous allions avoir des jumeaux.
FIN
...
* Le jeu de mots a disparu, impossible à traduire en restant polie mdr... Bref tout le lemon a été hyper compliqué à traduire.
