Jeu Mortel

Chapitre 2 deuxième partie : Déjà Quatre Ans.

Ce fut seulement quand le sorcier du Ministère émit un raclement de gorge agacé, que les deux sœurs, enfin remise du choc, commencèrent à avancer vers ce passage qui s'ouvrait sur des dizaines de boutiques magique. On aurait dit que des centaines de sorciers était en train de déambuler sur le Chemin de Traverse, certain mangeant ce qui ressemblait à des sucreries dont les sœurs ignoraient l'existence. Pratiquement tous portaient des vêtements extravaguant à la différence de Phoebe et Paige, qui elles auraient pu se faire passer pour de véritable mortelles.

Elles auraient voulu pouvoir se dédoubler pour voir plus de magasin à la fois. Le sorcier du Ministère était resté à l'entrée du Chemin de Traverse à nouveau droit comme un "I".

Mais la première chose à faire comme l'avait expliqué le professeur Dumbledore c'était d'aller à Gringotts. Ce n'était pas compliqué à repérer où se trouvait le bâtiment, il était tellement haut...

La bâtisse était magnifique, bien qu'un peu bancal, de magnifiques colonnes soutenait le bâtiment. Quand les sœurs eurent réussi à se frayer un chemin à travers la foule, elles atterrirent sur le seuil de la banque.

À l'entrer Phoebe remarqua un écriteau et donna un coup de coude à sa sœur, occupée à admirer l'architecture, pour qu'elle se retourne.

- Regarde, dit Phoebe en pointant l'écriteau.

« Entre ici étranger si tel est ton désir

Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,

Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,

De sa cupidité, le prix devra payer.

Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,

D'un trésor convoité qui jamais fut tien,

Voleur tu trouveras en guise, de richesse,

Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »

- Waouh, c'est remarquablement bien tourné, admira Paige.

- C'est vrai, admit Phoebe. Mais au final ça veut dire « Essaye de nous voler et tu n'auras que des ennuis à rapporter. »

- Ça aussi c'est joliment tourné, souri Paige. Mais ça pourrait être aussi « Des trésors tu trouveras et de ta vie tu le payeras. »

Quand elles entrèrent dans la banque un immense hall leur fit face, des colonnes de marbre blanc sculpté était disposé dans cette gigantesque salle. Sur chaque côté un rang de bureaux était ancré, sur lesquels travaillaient des gobelins en silence.

La salle était pratiquement aussi longue que la nef d'une église. Tout au bout trônait un bureau plus surélevé que les autres, sur lequel un gobelin écrivait quelque chose sur un parchemin trempant régulièrement sa plume dans l'encrier.

Les deux sœurs traversèrent l'allée ne sachant où demander pour faire une transaction d'argent. Quand elles furent plantées devant le bureau du gobelin Paige se racla la gorge pour signifier sa présence. Le gobelin reposa sa plume dans l'encrier et leva la tête vers sa nouvelle clientèle.

- Que puis-je faire pour vous ? croassa-t-il, d'une voix grave.

- Bonjour, nous voudrions faire une transaction d'argent, déclara Paige en regardant le gobelin dans les yeux.

- Nationalité ? demanda-t-il en examinant maintenant Phoebe.

- Nationalité ? Euh Américaine, répondit Paige ne voyant où le gobelin voulait en venir.

- Sixième bureau au fond à droite, dit la créature, d'un ton sec, en pointant du doigt un couloir qui était plus loin.

Avant que les sœurs aient pu faire un geste ou dire quelque chose le gobelin reprit sa plume et son activité.

Paige lança un regard d'ignorance à sa sœur avant de s'avancer dans le couloir du fond. Elles comptèrent les bureaux qui longeaient la droite et se plantèrent devant le sixième. Un gobelin, un peu plus jeune que le précédent, comptait aussi bien des pièces d'argent mortels que sorcier.

- Excusez-moi, se lança Paige.

- Quelle somme voulez-vous échangez ? interrogea le gobelin en levant la tête de ses comptes.

- Euh, soupira Paige en regardant sa sœur. Quelle somme pouvez-vous nous donnez pour cent-vingt-quatre Dollars ?

- Quinze Gallions, six Mornilles et une Noise, répondit aussitôt le gobelin.

- Vous calculez vite, commenta Phoebe en essayant de détendre l'atmosphère, ce qui échoua lamentablement. D'accord je me tais.

- Et bien on va faire ça, décida Paige qui voulait quitter cet endroit au plus vite.

Ils firent la transaction est aussitôt l'argent en poche Phoebe et Paige prirent la tangente.

- Par où on commence ? demanda Paige excité comme un enfant qui ouvrait ses cadeaux de Noël.

- Par la boutique là, pointa du doigt Phoebe. C'est une librairie.

- Fleury et Bott, lut Paige, ça à l'air pas mal.

Elles entrèrent dans la librairie, et là elles virent des piles et des piles de livres, posé à même le sol qui montaient certaines jusqu'au plafond. Le propriétaire était occupé avec d'autres clients alors Phoebe et Paige firent un petit tour s'émerveillant devant les livres de magie.

- Tiens regarde, dit Paige en saisissant un livre. « Divination et mauvais présage », ça t'irait bien, non ?

- Très drôle, mais je n'ai pas avoir besoin d'un livre pour savoir les mauvais présages que j'ai dans mes prémonitions, répondit Phoebe puis elle prit un livre entre ses mains. Regarde pour toi « Comment utiliser ses connaissances magiques ».

Mais Paige n'écoutait plus, elle était penchée sur un très vieux livre poussiéreux. Sa sœur surprit par son silence à son pic s'approcha.

- « Démons du XV siècle », lut Phoebe. Peu importe ce qu'on fait on revient toujours au démon.

- Ce n'est pas ça, contredit sa sœur, regarde le nom de ces démons, Aslytes.

- Les mêmes qu'on a combattu hier ? C'est impossible, une coïncidence pareille...

- Peu importe la coïncidence. Mais je crois qu'on a un problème, ces démons renaissent de leurs cendres si on a pas exterminé tout le clan.

- Mais hier, je pense qu'on les a tous vaincu, non ?

- Peut-être pas. Mais on va avoir un problème s'ils sont comme les démons Manticores, répliqua Paige.

- Mais peu de démons renaisse de leurs cendres.

- Démon Lazard, Triade, Phoenix, cita Paige en se souvenant de leurs ennemis bien que le dernier fût en réalité la fiancée du Chris du futur venu pour le ramener dans leurs temps.

- Un point de gagné, capitula Phoebe. Tu peux toujours acheter le bouquin on verra ça à la maison.

- Je peux vous aider, Miss ? intervint le propriétaire en se plantant devant elles.

- Oui, je voudrai savoir combien coûte se livre s'il-vous-plaît ?

- Oh, il est très vieux mais pas particulièrement recherché. Je dirais donc deux Gallions, huit Mornilles et trois Noises.

- C'est valable, commenta Paige. Nous allons continuer à regarder et nous verrons après.

Le propriétaire retourna à son bureau et laissa les deux sœurs vagabonder dans son magasin.

- Tiens, « L'histoire de Poudlard », sa pourrait m'être très utile, remarqua Paige en voyant le livre que sa sœur avait dans la main.

- On peut le prendre, je ne pense qu'il vaut très chère, dit Phoebe en le prenant sous le bras.

Quand elles eurent fini de faire le tour du magasin elles se plantèrent devant le propriétaire.

- J'imagine donc que vous prenez « Démons du XV siècle » et aussi « L'histoire de Poudlard » ? Tout cela nous fera donc un total de trois Gallions, douze Mornilles et trois Noises.

Paige paya, mit les livres dans un sac que lui avait donné le propriétaire et sortit avec sa sœur de la boutique.

- C'est quoi la suite ? demanda Phoebe.

- Pourquoi pas le magasin de farces et attrapes ? Pirouettes et Badin.

- Qu'est-ce-que tu veux faire dans un magasin de farces et attrapes ?

- Trouver un cadeau pour Wyatt et Chris, répondit Paige en entrant dans la boutique bientôt imitée par sa sœur.

Le décor de la boutique était visiblement une explosion de couleurs. Tous genres d'objets étaient disposés sur des étagères et une petite définition accompagnait tous les types d'objets.

Elles regardèrent un peu de tout et furent très surprise, mais une boite en particulier attira Phoebe.

- Regarde, dit Phoebe en tirant par le bras sa sœur. Regarde cette boite.

C'était une boite couleurs arc-en-ciel avec pour nom Luciocouleurs, une petite définition était écrite juste en dessous :

Luciocouleurs : Cette boîte est une Luciocouleurs. Lorsque des personnes l'ouvre une dizaine de lumières de la taille d'un poing sorte de la boîte et tourne dans la pièce en changeant de couleurs. Pratique pour émerveiller les petits enfants et les endormirent. Dix Mornilles et quinze Noises la boîte.

- Ça serait vraiment bien pour Chris, remarqua Phoebe, et plus ce n'est pas très chère.

- C'est vrai, admit Paige, prends là. Je pense avoir trouvé quelque chose pour Wyatt.

- Vraiment, c'est quoi ? interrogea Phoebe en prenant la boîte sous le bras.

- Une peluche qui se met à parler avec toi quand tu le souhaite, tout ce qu'à l'enfant à dire c'est "Je souhaite parler avec toi".

- Ça serait pas mal, mais n'oublie pas Piper, rappela Phoebe, elle souhaite que ses enfants grandissent le plus normalement possible.

- Oui, c'est vrai, car tes lumières sont plus normales qu'une peluche qui parle, se moqua Paige en examinant ses ongles. Et j'ai oublié de te dire que personne ne peut le voir quand il parlera avec. Seuls ce qui sont des créatures surnaturelles pourront le voir, les mortels le verrons simplement parler avec une peluche. Pour un enfant de son âge ils trouveront tout ça parfaitement normal.

- Ah dans ce cas, dit Phoebe.

- Cependant je n'arrive pas à me décider sur le type de peluche. Ours ? Loup ? Tigre ? Ou dauphin ?

- Il a déjà beaucoup d'ours, examina Phoebe, le loup Piper ne voudra pas qu'il joue avec. Et le dauphin je ne pense pas que ça soit son truc, alors prend le tigre.

Quand elles arrivèrent devant le vendeur elles posèrent leurs achats et paya les seize Mornilles et les vingt-quatre noises qu'elles devaient et sortirent du magasin de farces et attrapes.

Elles s'arrêtèrent chez Florian Fortarômes, un glacier, chez lequel elles dégustèrent une bonne glace. Puis elles reprirent leur route vers d'autres magasins. Après tout, si elle avait fait un cadeau à Wyatt et à Chris. Pourquoi pas à Léo et Piper ?

Pour le cadeau de Léo, elles prirent une magnifique plume de paon et l'encrier qui allait avec. Mais pour Piper c'était autre chose quand Paige eut une idée...

- Tu veux prendre un chat ?! s'exclama Phoebe, l'air ahuri, après que Paige eut expliqué son idée.

- Oui, vous en avez eu un, non ?

- Oui, mais c'était un familier, dit Phoebe.

- Vous ne le saviez pas à l'époque, pour vous c'était un chat comme un autre. Et puis Wyatt pourra jouer avec.

Phoebe ne céda qu'après une dizaine de supplications et d'explications venant de sa sœur.

- L'animalerie est là-bas. Viens ça va bientôt fermer, dit Paige en entraînant Phoebe dans sa course.

Quand elles entrèrent enfin dans l'animalerie la boutique allait bientôt fermer. Mais Paige assura à la vendeuse qu'elles n'allaient pas traîner, et qu'elles savaient déjà ce qu'elles allaient prendre.

Phoebe et Paige examinèrent tous les chats, mais ce n'est que pour le dernier pour qui elles eurent un coup de foudre.

- C'est un Persan croisé Sacré de Birmanie, pas très répandu. C'est une femelle, elle s'appelle Prudence.

- Prudence ? relevèrent Phoebe et Paige en se redressant.

- Oui, pourquoi ? s'étonna la vendeuse.

- C'était le nom de notre sœur, murmura Phoebe, c'est étrange c'est tout.

- C'est un signe, répondit Paige en secouant la tête. C'est forcément un signe.

- Un signe ? Tu ne vas pas un peu loin là ? se moqua sa sœur

- Pas du tout, alors ont le prends ?

- Je ne sais pas. Pour Piper « Prudence » est un prénom difficile, avoua Phoebe.

- Allez, c'est une chatte. Pas Prue.

- Qui disait il y a trente secondes que c'était un signe ? fit Phoebe, ironiquement.

- Je vais bientôt fermer, interrompit la vendeuse.

- Allez ont la prends, capitula Phoebe. Mais si Piper dit quelque chose sa sera à toi d'en répondre.

- Ça marche. Elle fait quelque chose de spéciale cette chatte ? demanda Paige à la vendeuse.

- Oui, elle a le pouvoir de sentir le mal, répondit la vendeuse en prenant la chatte dans ses bras pour le mettre dans un panier en osier.

- Et en plus elle va nous servir de GPS démoniaque, c'est super ! s'enthousiasma Paige.

- Ça fera six Gallion, trois Mornilles et huit Noises. Et en plus je vous offre un sac de croquettes.

Tandis que Phoebe payait, Paige avait pris le panier en osier dans lequel la chatte était assise. Elle commençait déjà à la gratter sous le menton, d'où on pouvait très distinctement entendre ses ronronnements.

- Au fait elle est née le six Décembre, prévint la vendeuse quand Paige et Phoebe allaient quitter le magasin. Et elle aura bientôt quatre ans.

- Laisse-moi deviner, tu regrettes déjà ? demanda Paige en continuant à caresser l'animal tout en voyant le regard anxieux de sa sœur.

- Pas du tout. En fait je me demandais dans quel état tu seras quand tu annonceras à Piper que l'ont à une nouvelle pensionnaire au manoir.

- C'est mesquin, Phoebe, dit sa sœur en souriant. Mais n'empêche je préviens Piper au téléphone ? Ou quand on sera rentré ?

- Quand on sera rentré, répondit aussitôt Phoebe en souriant de toutes ses dents.

- Laisse-moi deviner, tu veux voir quelle sera la tête de Piper ?

- Pas seulement la sienne. Aussi la tienne, expliqua l'aînée. Il n'y a pas que ça, si tu lui dis que tu as acheté un animal elle serait capable de changer les serrures pour t'empêcher de rentrer.

Quand elles eurent rejoint le passage du Chemin de Traverse le sorcier du Ministère se tenait toujours là, aussi droit qu'un "I". Le soleil commençait à faire sa descente dans le ciel et ce ne fut qu'à ce moment que Phoebe se rendit compte qu'il était dix-neuf heures passées.

- Piper ! J'ai complètement oublié de l'appeler ! réalisa Paige. Oh mon Dieu elle a dû s'inquiéter ! Et elle va faire une crise quand je vais l'appeler pour lui dire que tout va bien et que j'ai juste oublier de la prévenir! Oh mon Dieu.

- Pour l'instant c'est toi qui fait une crise et qui s'inquiète, ria Phoebe pendant que le sorcier ouvrait le mur vers le bar. Ne t'en fait pas on prend une chambre au Chaudron Baveur et tu l'appelle.

Paige acquiesça et suivit sa sœur, dès qu'elles eurent franchit la barrière le mur se referma et le sorcier disparut aussitôt.

- Rapide celui-là. Je n'aimerai pas qu'il soit un démon, commenta Phoebe en regardant l'endroit où s'était tînt le sorcier quelques secondes plus tôt.

- Nous voudrions une chambre, commanda plus tard Paige en s'adressant à Tom. Lit deux places si possible.

- Oui, bien-sûre, répondit le barman il se retourna et prit une clé poussiéreuse sur une étagère. Tenez, chambre vingt-trois.

Puis il agita sa baguette vers les bagages des deux sœurs et ils disparurent aussitôt.

- Ils sont maintenant dans votre chambre, rassura Tom puis il vit Paige sortir quelques pièces d'argent. Oh, non, vous paierez à la fin de votre séjour, bonne soirée à vous.

Paige et Phoebe remercièrent le barman puis grimpèrent dans les étages. Quand ils arrivèrent au premier étage un petit panneau était cloué sur le mur sur lequel on pouvait voir inscrit "Chambres une à vingt".

- Ce n'est pas là, informa Phoebe, il faut encore monter d'un étage.

Quand elles furent dans leur chambre un soupir de soulagement s'échappa de leurs bouches.

- Bon, moi je mets nos vêtements dans l'armoire et toi tu téléphone à Piper.

- Ça marche, répondit Paige, en revanche je suis obligé de ressortir côtés mortels. Ici la magie bloque les ondes électroniques. Problème que l'on n'a pas à la School Magic.

Phoebe hocha la tête en signe de compréhension et s'affaira à vider leurs sacs pendant que Paige quittait la pièce.

- Vêtements, brosse à dents, dossiers, énuméra Phoebe en sortant à chaque fois quelque chose. Et ça c'est quoi ? Des potions ? Qu'est qu'elle fait avec des potions dans son sac, et puis pas des potions toute gentilles.

Phoebe continua pendant un bon quart d'heure à vider le sac de sa sœur. Elle se demanda comment autant de choses puissent tenir dans un aussi petit sac.

Elle déposa les vêtements dans l'armoire, les effets de toilette dans la salle de bain, les dossiers sur le bureau disposé dans un coin de la pièce, et ne sachant que faire des potions elle les mit bien en évidence sur la table de chevet.

Elle refit la même manœuvre avec son propre sac, mais cela lui prit beaucoup moins de temps n'ayant pris que quelques vêtements et des affaires de toilette.

À peine eut elle refermé son sac que Paige fit son entré dans la chambre.

- Elle était en colère, dit Paige en s'asseyant sut le lit. Je n'ai pratiquement jamais vu ça, elle croyait qu'il nous était arrivé malheur.

- Tu lui as dit pour notre nouvel animal de compagnie ? demanda Phoebe, malicieusement, même si elle se doutait de sa réponse.

- Tu es folle ? Tu veux ma mort ? s'indigna Paige. Bien-sûre que non. J'aurais signé mon arrêt de mort. Je t'aurais parié que si je lui avais dit, elle aurait pu me faire exploser à distance ou venir ici grâce à une formule pour me tuer.

- Pas à ce point, si ?

- Tu l'as pas entendue, répliqua Paige. Tu t'en sors avec les sacs ?

- Terminé, mais je peux savoir pourquoi tu as pris autant de choses avec toi ? Et ces potions ? demanda Phoebe en pointant du doigt les fioles.

- Ah, oui, j'ai pris ça au cas-ou, se défendit Paige.

- Et je peux savoir ce que c'est comment philtre ?

- Explosif, poison, choc électrique, acide et paralysant, marmonna Paige en détournant la tête.

- Tu as prévu d'affronter une armada ? plaisanta Phoebe.

- Hahaha, fut la réponse sarcastique de Paige. Très drôle, il est dix-neuf heures trente, on descend manger ? On se lève tôt demain.

- Ça marche, je meurs de faim, répondit Phoebe. Et les dossiers sa concerne quoi ?

- Les dossiers ? Ah, oui, ça concerne l'école et des dossiers sur quelques élèves, capable je pense de surmonter toutes les épreuves.

- Tu sais déjà qui tu vas prendre avec toi pour le Tournoi ? interrogea sérieusement Phoebe en se relevant de la chaise sur laquelle elle était assise.

- Je pense tous les élèves qui ont dix-sept ans, expliqua Paige, et qui sont en dernières année. Ça ne sera pas juste que je prive peut-être des élèves qui ont envie de concourir, même s'ils sont un peu moins doués. Au contraire je pense que ça peut les aider.

- Je suis entièrement d'accord, dit Phoebe en s'étirant et en prenant la direction des escaliers.

Quand elles revinrent après avoir dîner elles tombèrent de fatigue. Mais Paige ne pouvait pas se coucher comme ça, alors qu'elle devait mettre ses dossiers en règles pour le lendemain matin. Donc pendant que Phoebe prenait une longue douche elle dût renoncer à dormir pour s'installer au bureau et à commencer à travailler sur de nombreux dossiers.

Quand Phoebe ressortit de la salle de bain en pyjama avec une serviette enroulée sur sa tête et un masque à l'argile sur la figure c'est à peine si Paige releva la tête pour faire un commentaire.

- Tu as bientôt fini ? demanda Phoebe en prenant sa pince à épiler et en se dirigeant vers le miroir.

- Si seulement, répondit sa sœur cadette, ironiquement. Tu étais obligé de faire ça maintenant ?

- De m'épiler les sourcils ? Oui, j'aurais peut-être eu le temps ce matin si quelqu'un ne m'avait pas pressé, dit-elle en accentuant sur le mot "pressé".

Pendant que Paige travaillait et que Phoebe infligeait à son visage toutes méthodes de beauté, elles n'aperçurent pas Prudence laissée en reste qui commençait sérieusement à s'ennuyer. Alors le petit animal commença à jouer avec un pull en laine que Phoebe avait sortie.

- T'entends ce bruit ? demanda Phoebe en interrompent son brossage de cheveux.

- Hum, releva Paige en redressant la tête. De quoi tu parles ?

- Ce bruit. Tu ne l'entends pas ? s'excita Phoebe. C'est peut-être un démon.

Puis sans un mot elle s'empara d'une fiole de potion.

- Non, mais t'es cinglée ! dit précipitamment Paige. Pose cette fiole ! Tu veux nous tuer ? Ça ne doit pas être grand-chose.

Mais néanmoins le bruit continuait à subsistait. Elles cherchèrent un peu partout dans la chambre et dans la salle de bain, mais ne virent rien.

- Je suis sûr que c'est un démon, répéta Phoebe.

- Si c'était un démon il nous aurait attaqué depuis longtemps, soupira Paige

Puis finalement Paige se pencha sous le lit et trouva la source du bruit si inquiétant pour sa sœur.

- J'ai trouvé ton démon, répondit sarcastiquement Paige en riant. Devine elle a quatre pattes, deux oreilles. Elle est noire et blanche, elle a les yeux bleus, c'est une femelle. Et elle porte le nom complet de notre défunte sœur. Tu devines ou tu donnes ta langue au chat ?

- C'est Prudence ? Dieu, merci, répondit Phoebe en reposant sa fiole.

- Pries pas Dieu tout de suite. Elle a déniché ton pull en laine blanc, tu sais celui que tu adore, dit Paige en tirant Prudence de sous le lit.

- Quoi ?! s'époumona Phoebe. J'ai hâte que Piper apprenne que tu as acheté un chat. Mais je n'assure pas ta survie.

- Elle s'ennuie, la pauvre, expliqua Paige en la caressant et en lançant le reste du pull vers Phoebe.

- Et mon pull, lui, il n'est pas pauvre ? demanda Phoebe en prenant entre ses mains ce qu'il en restait. Il m'a coûté une fortune.

- On trouvera un moyen avec une formule de le ramener à sa forme d'origine, rassura Paige en s'asseyant à nouveau devant ses papiers.

Phoebe se coucha, bientôt imité par Prudence qui se posa dans son panier en osier. Paige resta debout encore un petit moment puis vers vingt-deux heures trente elle alla rejoindre sa sœur qui dormait depuis bien longtemps.

Le lendemain matin se fut dans la même cohue de la veille qu'elles se réveillèrent.

- Il est quelle heure ? demanda Phoebe en s'étirant assise au bord du lit.

- Sept heures et quart, répondit Paige en regardant sa montre et en étouffant un bâillement.

- Bon, c'est à neuf heures moins le quart qu'on doit être prête. On a le temps, tu es sûr que tu veux venir avec moi ? Tu ne veux pas rester visiter les magasins ?

- Essaye pas de me convaincre, sœurette, tu n'y arriveras pas, dit Phoebe en jetant regard à sa sœur. Va te doucher, moi j'ai pris une douche hier soir.

Pendant qu'elle était dans la salle de bain, Phoebe s'habilla avec un T-shirt blanc, un jean bleu et une veste noire.

- Tu n'as pas vu ma pince incrustée de fausses pierres ? demanda Paige en ressortant de la douche, les cheveux sec, habillé d'un chemiser blanc, d'un slim foncé et d'un blazer noir.

- Non, tu es sûre que tu as pris cette pince avec toi ? dit Phoebe en mettant ses sandales à talon.

- Presque, ce n'est pas grave. Pince incrustée de fausses pierres, appela-t-elle.

- Hum hum, profit personnel, réprimanda Phoebe en voyant une pince apparaître dans la main de sa sœur accompagnée de millier d'étincelles bleu.

- Je sais. Mais ça n'a tué personne, murmura Paige en s'attachant les cheveux.

Elle mit ses escarpins rouges et elles descendirent prendre un petit déjeuner.

- Un café, commanda Paige à l'adresse de Tom. Et bien tassé.

- Un thé au citron, s'il-vous-plaît, demanda Phoebe. J'en connaît une qui a mal dormi.

- Ouais, avoua Paige en se frottant les mains. Comment tu sais ça ?

- Tu n'as pas arrêté de bouger cette nuit. Angoissée ?

- Tu ne le serais pas toi ? interrogea Paige alors qu'une tasse de café était apparu sous ses yeux tandis que sous les yeux de Phoebe c'était une tasse de thé qui était apparu.

- Bien-sûre que si. Tu as donné à manger à Prudence ?

- Oui, c'est fait, répondit Paige, j'ai trouvé deux bols. Dans l'un j'ai mis des croquettes et l'autre de l'eau.

- En espérant retrouver nos vêtements intacts, dit sarcastiquement Phoebe, qui n'avait pas oublié le sort de son pull en laine blanc.

Elles finirent leurs petit déjeuné et remontèrent dans leur chambre pour finaliser leur préparation.

Elles se brossèrent les dents, mirent une légère couche de rouge à lèvre et tandis que Paige mettait les dossiers de la School Magic dans un sac, Phoebe avait sorti une photo et la regardait avec nostalgie.

- Tu viens ? Il va être neuf-heure moins le quart, informa Paige sur le pas de la porte après avoir donné une caresse à Prudence.

- Hun ? Euh...Quoi ? bafouilla Phoebe, visiblement surprise. Oui, bien-sûre, j'arrive.

- Tu vas bien, Phoebe ? demanda sa sœur, sérieusement.

- Euh, oui, bien-sûre. On y va ? Il va être l'heure, coupa Phoebe en rangeant la photo dans la poche son jean.

Quand elles se retrouvèrent dans l'arrière-cour du bar le même sorcier du Ministère que la veille se trouvait déjà là.

- Vous avez trois minutes d'avance, dit-il d'un ton sec.

- Je rêve où il nous engueule parce qu'on est arrivé en avance, murmura tout bas Phoebe à sa sœur. C'est bien la première fois.

- Et bien nous somme désolé d'être arrivé en avance, répondit Paige en accentuant le mot "avance". Nous pourrions peut-être y aller ?

- Prenez chacune une de mes mains. Cela risque d'être désagréable, j'en ai bien peur, prévint le sorcier.

Une sensation d'écrasement affubla les deux sœurs, décidément transplaner n'était pas comme s'éclipser.

Quand elles atterrirent sur leurs pieds, du moins ce fut la sensation qu'elles eurent, elles étaient englouties par la masse de personnes qui se déplaçaient. Paige attrapa le bras de sa sœur pour ne pas la perdre, et tenta de les sortir de cette mauvaise passe. Quand Phoebe voulu demander au sorcier du Ministère où elles devaient se rendre ce fut sans surprise qu'elle s'aperçut qu'il n'était plus là.

Quand Paige, en entraînant Phoebe derrière elle, eut réussi à faire face à tous ces sorciers, elles se retrouvèrent devant une immense fontaine d'or. Les murs étaient recouverts de lambris en bois sombre et vernis, dans lesquels étaient disposé des cheminées au feu vert et le parquet noir était ciré à la perfection et il ne semblait pas avoir de plafond. Plus loin, après avoir passé les immenses portes en or, elles purent déboucher sur un second hall qui leurs permettaient de trouver accès aux ascenseur. Certains sorciers du Ministère se trouvait près des ascenseurs droits comme des "I" à attendre visiblement que quelqu'un leur demande des informations.

- Excusez-moi, s'adressa Paige au sorcier, pourrais-je savoir comment accéder au Département de la Coopération Magique Internationale ?

Mais le sorcier ne répondit pas, il n'adressa même pas un regard pour les deux sœurs.

- Ce n'est pas la peine d'essayer de leur parler, s'exclama une voix derrière elles.

- Quoi ?! sursauta Phoebe en se retournant brusquement.

Un homme leur faisait face.

Dans la quarantaine, il était d'un blond presque blanc. Il avait un long nez aquilin et des yeux à vous glacez le sang.

- Je suis désolé de vous avoir fait peur, s'excusa l'homme en faignant un sourire.

- Et vous êtes ? demanda Paige en haussant un sourcil.

- Suis-je bête, j'aurais dû commencer par-là, dit l'inconnu bougeant sa canne noire qui était serti d'une tête de serpent en argent aux yeux vert. Je suis Lucius Malefoy et vous ?

- Enchanté, je suis Phoebe Halliwell,

Elle avança sa main espérant qui la lui sert mais il prit sa main et déposa un baiser dessus.

- Et voici ma sœur, dit Phoebe en reculant visiblement surprise par tant de manière.

- Paige Matthews, se présenta la sorcière.

Comme sa sœur elle eut droit au baisemain.

- Pourquoi disiez-vous qu'il ne répondrait pas ? demanda Phoebe tandis que Paige reculait.

- C'est une Langue-de-Plomb, répondit Lucius en indiquant d'un geste de la main le sorcier.

- Une Langue de quoi ? balbutia Phoebe en plissant les yeux.

- Vous n'êtes pas d'ici ? s'étonna le sorcier. Une Langue-de-Plomb est un sorcier tenu au secret qui travaille au Département des Mystères.

- D'accord, merci, dit Paige en secouant la tête. Et, non, nous ne sommes pas d'ici, nous venons de San Francisco.

- San Francisco ? Que venez-vous faire ici ?

- C'est une très longue histoire, marmonna Paige, nous avons une très importante affaire à régler ici. En parlant de ça, pourriez-vous nous indiquez le Département de la Coopération Magique Internationale s'il-vous-plaît ?

- Bien-sûre, justement je devais aussi m'y rendre. C'est par là, répondit Lucius d'un air doucereux.

Il s'avança devant un ascenseur, quelques secondes plus tard celui-ci arriva dans un bruit de ferrailles. Il ouvrit ses grilles et laissa quelques personnes descendre. Les deux sœurs pénétrèrent dans l'ascenseur en compagnie de Lucius et attendirent, ce fut quand les grilles se fermèrent qu'une sensation de vitesse se fit ressentirent.

- Niveau sept. Département des jeux et sports magiques. Siège des ligues britanniques et irlandaises de Quidditch. Club officiel de bavboules. Bureau des Brevets saugrenus, annonça une voix féminine.

Les grilles s'ouvrirent et deux personnes montèrent et quand l'ascenseur eu de nouveau démarré ce fut encore la voix qui indiqua la destination quand il s'arrêta de nouveau :

- Niveau Six. Département des transports magiques. Régie autonome des transports par cheminée. Service de régulation des balais. Office des Portoloins. Centre d'essai de transplanage.

Les portes s'ouvrirent à nouveau et les deux sorcières qui était monté un étage plus haut descendirent.

Ils arrivèrent enfin à destination quand la voix annonça :

- Niveau cinq. Département de la Coopération Magique Internationale. Organisation internationale du commerce magique. Bureau international des lois magiques. Confédération internationale des sorciers, section britannique.

- C'est ici qu'on descend, dit Lucius en faisant signe de la tête

Quand ils sortirent de l'ascenseur, ce fut un enchevêtrement de couloir qui accueilli les deux sœurs. Lucius les guida et au bout de cinq minutes ils atterrirent devant un bureau. Leur guide les quitta bientôt prétextant un rendez-vous urgent. Paige reporta son attention devant le bureau ou était assis un garçon très jeune, d'environ dix-huit ans. Il était roux, avait une paire de lunette en écailles sur le nez, mais ce fut tout ce que Paige put voir étant donné qu'il était penché sur son parchemin et n'avait pas levé la tête.

- Excusez-moi ? débuta Paige.

- Quelques minutes, répondit le garçon ne relevant pas la tête.

- Ce ne sera pas long, répliqua Paige en haussant la voix. Je suis venu pour...

- Je vous demande d'attendre madame, coupa le jeune homme cette fois-ci en relevant la tête.

- Madame ? s'indigna Paige. Est-ce-que j'ai l'air si âgé ?!

- Paige ! dit Phoebe en lançant un regard à sa sœur. Ce n'est pas le moment de piquer un scandale...

- Paige ? Paige Matthews ? demanda le garçon les yeux ronds.

- Elle-même, répondit la concernée. Je crois que quelqu'un nous attend, non ?

- Euh, oui, bien-sûre, balbutia le sorcier, euh je n'ai pas voulu vous offensez. Bien-sûre que non vous n'êtes pas âgé...

- C'est gentil, je suppose que je dois rencontrer votre supérieur ?

- Oui, bien-sûre. Mais il est actuellement en réunion. Il devrait être sorti dans un quart d'heure, asseyez-vous je vous en prie, répondit maladroitement le jeune homme en désignent deux sièges inconfortables.

Phoebe remercia le garçon et elles se laissèrent tomber sur les deux chaises.

- Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais depuis deux jours, à chaque fois qu'on veut rencontrer quelqu'un on dit "Excusez-moi" et ont se fait envoyer balader, dit Paige, hargneusement.

- C'est vrai, admit Phoebe un peu ailleurs.

- A croire qu'il faut menacer quelqu'un pour qu'on puisse enfin avoir ce qu'on veut, continua sa petite sœur.

- Maintenant tu comprends pourquoi les démons on toujours ce qu'ils veulent, souri ironiquement Phoebe.

- Bon maintenant qu'on est seules et qu'ont peu discuter, dis-moi ce qui ne vas pas ? interrogea Paige en regardant sa sœur dans les yeux.

- Rien tout va...

- Non, tout va mal, interrompit Paige, ne me ment pas. Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu peux tout me dire.

- Très bien, avoua Phoebe, ça fait déjà quatre ans.

- Quatre ans ?

- Oui. Aujourd'hui ça fait quatre ans que Prue est...morte, continua Phoebe en levant la tête vers le haut.

- Oh mon Dieu, murmura Paige pour elle-même. Phoebe je suis désolé...j'avais complètement oublié.

- Ce n'est rien, répondit Phoebe, mais ça veut dire aussi que ça fait quatre ans qu'on t'a rencontré... enfin dans cinq jours.

- J'aurais dû le savoir, dit Paige, mélancolique. Cette date...j'aurais dû m'en souvenir.

- Ce n'est rien. Mais bon chaque année, le vingt-huit août, Piper et moi ont va sur sa tombe déposer des fleurs et se remémorer un ou deux souvenirs, mais cette année je ne peux pas y aller.

- Alors c'était ça ? La photo de tout à l'heure ?

- Oui, répondit Phoebe en sortant de sa poche une photo ou on pouvait voir Prue, Piper et Phoebe devant le manoir. Vu que je ne peux pas aller sur sa tombe je regarde cette photo.

- Bien-sûre que si, tu peux y aller, répliqua Paige en se redressant.

- Quoi ? Dit pas de bêtise, petite sœur...

- Rien ne nous oblige à rester jusqu'à demain comme c'était prévu, s'exclama Paige, on règle cette affaire. Ont retournent dans notre chambre, ont plient bagages, ont paient et je nous éclipse au manoir.

- Vraiment tu ferais ça ? demanda Phoebe avant de l'enlacer. Merci, merci beaucoup, Paige.

- Bien-sûre que oui. J'ai juste une question : Est-ce que je peux venir avec vous sur sa tombe ? demanda Paige, un peu hésitante.

- Quoi ? dit Phoebe en se séparant de Paige. Oui, tu peux venir, bien-sûre, même si tu ne l'as pas connu c'était aussi ta sœur.

- Excusez-moi, mesdemoiselles ? interrompit un homme parfaitement coiffé la moustache en brosse et portant une longue robe de sorcier noire. Vous êtes bien Paige Halliwell ?

- Euh...oui, je suis bien Paige, mais c'est Matthews, rectifia la sorcière puis elle montra d'un geste de la main sa sœur. C'est Phoebe, ma sœur aînée qui porte le nom Halliwell.

- Très bien, Miss Matthews nous pouvons passer dans mon bureau, acquiesça le sorcier en commençant déjà à avancer vers la porte de son bureau.

- Euh...excusez-moi, rappela Phoebe, et vous vous êtes ?

Le sorcier se retourna et s'adressa aux deux sœurs :

- Je suis Mr Croupton, le directeur du Département de la Coopération Magique Internationale.

- Très bien. Ça ne vous dérange pas si ma sœur participe à cet entretien ? demanda innocemment Paige en emboîtant le pas.

- Et bien...euh, balbutia Mr Croupton. C'est censé être un entretien privé. Personne n'est censé savoir, mais bon je peux faire une exception.

- Je vous promets de ne rien répéter, dit paisiblement Phoebe en se levant de sa chaise.

- Eh bien allons-y, conclut Mr Croupton en reprenant contenance.

Le bureau du Directeur de la Coopération Magique Internationale était grand. Les murs étaient couleur ocre, un bureau se tenait dans le fond de la pièce ou deux chaises était disposé devant. Des fauteuils étaient disposés en cercle dans le coin gauche et une table basse était au milieu. Table basse, où était posé nombres de dossiers.

- Je vous en prie, dit Mr Croupton en indiquant les deux chaises devant son bureau avant de lui-même se poser dans son fauteuil beaucoup plus confortable. Je suppose que vous êtes là pour remplir les dossiers administratifs pour le Tournoi des Quatre Sorciers.

- Oui, c'est cela, avez-vous besoin de dossier concernant mon école ? demanda Paige en mettant la sacoche contenant les précieux dossiers sur ses genoux.

- Non, j'ai juste besoin de quelques renseignements sur vous et sur l'école. Pouvez-vous y répondre ? répondit le sorcier en trempant sa plume dans l'encre.

- Oui, je vous écoute...

- Nom et prénom complet ? débuta Mr Croupton.

- Paige Matthews Halliwell, répondit la sorcière.

- Age ?

- Vingt-huit ans, dit Paige en grimaçant détestant qu'on l'interroge sur son âge.

- Famille proche ? demanda le directeur.

- Trois demi-sœurs, précisa Paige, l'une d'elle est décédé. Un beau-frère et deux neveux.

- Directrice depuis quand ?

- Trois mois, répondit Paige, l'ancien directeur est mort.

- Et donc votre prédécesseur était ?

- Un fondateur, soupira Paige, Gidéon.

- Bien-sûre, Dumbledore m'en a parlé, répondit Mr Croupton en continuant à noter. Date de naissance ?

- Deux août mille-neuf-cent-soixante-dix-sept, répondit Paige, autre chose ?

- Oui, vous êtes sang ?

- Sang mêlée, dit Paige, moitié sorcière et moitié être de lumière.

- Pouvoirs ? demanda le sorcier.

- Éclipse, et je déplace les choses par la pensée. Vous avez fini ?

- Presque. Maintenant je souhaiterai savoir certaines choses sur votre école, répondit le directeur, le nom ?

- School Magic, dit simplement Paige.

- Date de création ?

- Aucune idée, avoua Paige, depuis très longtemps. Peut-être cinq-cents à mille ans.

- Vous êtes la combien à la diriger ? interrogea Mr Croupton.

- La deuxième, dit Paige qui commençait en avoir marre de ces questions.

- Nombre d'étudiants ?

- Sept-cents, un peu après, répondit Paige. Il y a tout ça dans mes dossiers...

- Dernière question, annonça le sorcier en ignorant Paige. Quelle matière étudient-ils ?

- Potion, histoire de la magie, cita Paige, maniement d'armes diverse, spécialisation dans les formules, dans les pouvoirs personnels et beaucoup d'autres. Tout dépend de l'étudiant, de quels pouvoirs il est doté. Cela vous convient ?

- On fera avec, maugréa Mr Croupton. Et ah, oui, combien d'enseignant il y a-t-il ?

- Trente-quatre, répondit Paige. C'est terminé ?

- Oui, c'est bon, j'ai tout ce qu'il me faut. Maintenant je dois avoir une petite discussion avec vous, conclut Mr Croupton.

- Allez-y, s'exclama Paige qui commençait à perdre patience.

- Savez-vous combien d'étudiants allez-vous emmenez à Poudlard ?

- Aucune idée, tout ce qui ont dix-sept ans je suppose.

- En voyez-vous déjà qui vont mettre leurs noms dans la Coupe ? demanda le directeur.

- Quelques-uns, oui. Mais je ne peux pas vous dires lesquels. Ce sont des adolescents, ils changent de point de vue très vite.

- Bien se sera tout, voilà qui conclut notre entretient. Je vous raccompagne à la porte, annonça-t-il enfin.

Quand elles furent sorties de ce bureau infernale, du moins du point de vue de Paige, elle se retrouvèrent à nouveau à côté du bureau vide du jeune homme roux.

- Bon, maintenant il faut sortirent d'ici, dit Phoebe. Tu te rappelles du chemin ?

- On en a pas besoin, contredit sa sœur, je ne pouvais pas nous éclipser ici parce qu'il faut que je visualise l'endroit où je veux que nous atterrissions. Mais je peux parfaitement visualiser notre chambre, prends ma main.

Phoebe prit la main de sa sœur dans la sienne puis des milliers d'étincelles bleu les entourèrent et elles disparurent.

Quand elles furent revenues dans leurs chambres elles rangèrent toutes leurs affaires, prirent les bagages et le panier en osier sur lequel s'était endormi Prudence, qui ne se réveilla pas, puis quelques minutes plus tard elles payèrent auprès de Tom.

Pour s'éclipser elles allèrent dans l'arrière-cour, quelques secondes plus tard les sœurs Halliwell n'étaient plus là.

L'une des premières choses que vit Piper Halliwell, au milieu de la nuit en pyjama dans le salon une tasse de café à la main, ce fut ses deux sœurs apparaître dans un halo de lumière bleu.

Alors qu'elle voulut s'approcher pour les enlacer un miaulement venu de nulle part s'éleva dans les airs. Elle vit quelque chose qui la laissa sans voix « Qu'est-ce-que c'est cette boule de poil ?! » s'écria-t-elle quand elle fut remise du choc. Visiblement Prudence n'avait pas apprécié sa première éclipse, s'en suivi de longues explications et de supplications de la part de Paige, tandis que comme promis Phoebe ne s'en mêla pas.


Hey !

Voilà la deuxième partie du second chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Ceci est le dernier chapitre qui suivra les sœurs Halliwell, le prochain vous fera découvrir mes personnages que j'ai sorti de ma conscience.

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge.

Isia31,