Jeu Mortel
Chapitre 5 : Le Tournoi Des Quatre Sorciers.
Quand ils retrouvèrent pieds sur terre se fut un drôle de spectacle qui les attendaient. Ils se retrouvèrent dans une cour pavée qui faisait face un immense parc, sûrement plus grand que Central Park, mais ce qui sauta le plus aux yeux c'était les sept rangées d'élèves et une dernière rangée occupée par les professeurs derrière eux, qui regardait les nouveaux arrivants bouche-bée, comme s'ils n'avaient jamais vu quelqu'un arriver en apparaissant de nulle part grâce à la magie.
Quelques secondes plus-tard un vieil homme barbu, habillé d'une longue robe violette, s'approcha à grande enjambée de Paige.
- Miss Matthews, heureux de vous revoir, s'exclama-t-il quand il fut à sa hauteur.
- Moi de même, professeur Dumbledore, souri Paige tremblant quelque peu étant donné la différence de température entre la Californie et l'Angleterre avant de désigner son groupe d'étudiants. Voici mes élèves. Mme Maxime et le professeur Karkaroff ne sont pas encore là ?
- Ils ne vont pas tarder, assura Dumbledore en consultant une montre à douze aiguilles. Peut-être voulez-vous rentrez, vous et vos élèves dans la Grande Salle ?
- Nous pouvons tout à fait attendre, déclina Paige sous le soupir de désolation de ses élèves qui commençait sérieusement à avoir froid.
- Pourquoi elle a refusé ? demanda Erica en tremblotant et en frottant ses bras nus.
- Voilà pourquoi il ne faut pas s'habiller avec des robes qui laissent les bras nus, répondit Lana qui avait rajouté son perfecto en cuir noir par-dessus son T-shirt blanc imprimé "DIESEL".
- Ça va, commenta Alyssa en haussant les épaules. Personnellement je n'ai pas spécialement froid.
- Tout le monde n'a pas le pouvoir de cryokinésie, dit Erica, d'un ton agacé.
- C'est vrai, admit Alyssa, mais ce n'est pas une raison de me répondre sur ce ton. Je te déconseille donc fortement de me reparler comme ça, sinon tu auras vraiment une raison d'avoir froid.
- Calme toi, Alyssa, soupira Angel. Ne commence pas déjà à poser des problèmes.
- Dit celui qui a le pouvoir de créer des boules de feu, s'amusa Leïla en ayant un petit sourire puis elle retourna à la contemplation du château.
En effet, souvent les sorciers qui avait le pouvoir d'un élément était moins sensible à celui-ci. Ainsi le froid ne dérangeait pas Alyssa et le feu ne brûlait pas tout de suite Angel.
Quelques minutes plus-tard alors que tous les élèves attendaient immobiles dans le froid, des voix d'exclamation s'élevèrent des élèves de Poudlard. Certain pointait le doigt vers le ciel, Leïla leva alors la tête bientôt imitée par tous ses camarades
- Ah ! Si je ne m'abuse, la délégation de Beauxbâtons arrive ! lança Dumbledore, qui était toujours à coté de Paige.
- C'est un dragon ! hurla une élève de Poudlard très jeune, prise de panique.
- Ne dis pas de bêtises... C'est une maison volante ! répliqua un de ses camarades.
Il était proche de la vérité quand ils purent distinguer l'objet. Ça se révélèrent être un magnifique carrosse bleu pastel immense tiré par des chevaux d'or ailés géants.
Les trois premiers rangs que formait les élèves de Poudlard se reculèrent en voyant le carrosse arriver à toute vitesse. Tandis que les élèves de la School Magic s'éloignèrent prestement du champ d'atterrissage.
Leïla eut le temps de distinguer les armoiries de l'école de Beauxbâtons – deux baguettes d'or croisées qui lançaient chacune trois étoiles – avant que la porte du carrosse s'ouvre vivement.
Un garçon vêtu d'une robe de sorcier bleu clair sauta à terre, se pencha en avant, tripota maladroitement quelque chose sur le plancher du carrosse puis déplia un marchepied d'or. Il fit respectueusement un pas en arrière et Leïla vit briller une chaussure noire à haut talon qui émergea du carrosse - une chaussure qui avait la taille d'une luge d'enfant. La chaussure fut presque immédiatement suivie par la plus immense femme que Leïla eût jamais vue – si on ne comptait pas les démons –. La taille du carrosse et des chevaux s'expliquait mieux, à présent.
Quelques élèves de Poudlard étouffèrent une exclamation de surprise. Cette femme (qui avait maintenant descendu le marchepied et regardait la foule des élèves aux yeux écarquillés) lui semblait d'une taille encore plus considérable, encore plus surnaturelle.
Lorsqu'elle pénétra dans la clarté que répandait la lumière du hall d'entrée, tout le monde put voir son beau visage au teint olivâtre, ses grands yeux noirs et humides et son nez en forme de bec d'oiseau. Ses cheveux tirés en arrière étaient noués en un chignon serré qui brillait sur sa nuque. Elle était vêtue de satin noir de la tête aux pieds et de magnifiques opales scintillaient autour de son cou et à ses doigts épais.
Dumbledore se mit à applaudir et les élèves l'imitèrent avec ardeur. Nombre d'entre eux s'étaient dressés sur la pointe des pieds, ce qui était sans nul doute la meilleure façon de regarder cette femme.
Celle-ci eut un sourire gracieux et s'avança vers Dumbledore en tendant une main étincelante de bijoux. Bien qu'il fût lui-même très grand, Dumbledore n'eut presque pas besoin de se pencher pour lui faire un baisemain.
- Ma chère Madame Maxime, dit-il, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard.
- Mon cheur Dambleudore, répondit Madame Maxime d'une voix grave, je suis ravie de constateu que vous aveu l'eur en parfeute santeu.
- Ma santé est parfaite, en euffeut... heu... en effet, assura Dumbledore.
- Je vous preusente meus euleuves, dit Madame Maxime en agitant d'un geste désinvolte l'une de ses énormes mains par-dessus son épaule.
Leïla, dont l'attention avait été entièrement occupée jusqu'alors par Madame Maxime, remarqua qu'une douzaine de filles et de garçons – tous âgés de dix-sept ou dix-huit ans – étaient sortis du carrosse et se tenaient à présent derrière leur directrice. Ils frissonnaient, ce qui n'avait rien d'étonnant quand on voyait les robes de soie fine qu'ils portaient sans aucune cape pour les protéger. Quelques-uns d'entre eux s'étaient enveloppé la tête d'écharpes ou de châles et d'après ce que Leïla pouvait voir de leurs visages (ils se tenaient dans l'ombre immense de Madame Maxime). Iils contemplaient le château, comme elle l'avait fait, d'un air anxieux.
- Mme Maxime, dit Dumbledore, d'un air solennel. Je vous présente Miss Matthews, la nouvelle directrice de la School Magic, qui se joindra à nous pour ce Tournoi.
Mme Maxime, qui toute son attention était tourné vers Dumbledore, se retourna vers Paige et lui tendit une de ses immenses mains ornées d'opales.
- Enchanteu de vous conneutre, répondit Mme Maxime avec un fort accent français.
- Moi de même, très enchanté, répondit Paige en français.
- Vous parleu français ? demanda Mme Maxime, très étonné.
- J'ai été en France il y a longtemps, lui apprit Paige en repassant à l'anglais. Quand j'étais très jeune.
Paige lui serra la main chaleureusement et lui sourit en lui présentant ses élèves.
- A queul moment Karkaroff doit-il arriveu ? demanda Madame Maxime en reportant son attention sur Dumbledore.
- Il ne devrait pas tardeu... heu... tarder, répondit Dumbledore. Souhaitez-vous l'attendre ici avec notre chère amie directrice, ou préférez-vous entrer à l'intérieur du hall pour vous réchauffer quelque peu ?
- Meu reuchauffeu queulqueu peu, queulle bonne ideu, mon cheur Dambleudore, approuva Madame Maxime. Meus qui va s'occupeu de meus cheveux ?
- Vos cheveux sont coiffés à la perfection, assura galamment Dumbledore.
- Je crois qu'elle veut parler de ses chevaux, professeur, interrompit Paige, un sourire amusée sur le visage.
- Ah, vos chevaux ! Oui, bien-sûre, notre professeur de soins aux créatures magiques sera ravi de veiller à leur bien-être, déclara Dumbledore. Dès qu'il aura réglé les petits problèmes que lui ont posés certains de ses... heu... protégés...
- S'occupeu deus meus eutalons neuceussite, heu... une grande force musculeure..., avertit Madame Maxime qui semblait douter qu'un professeur de soins aux créatures magiques de Poudlard soit à la hauteur de la tâche. Ils ont une vigueur peu ordineure...
- Je puis vous assurer que Hagrid saura s'y prendre, dit Dumbledore en souriant.
- Treus bien, répondit Madame Maxime en s'inclinant légèrement. Vous voudreuz bien preuciseu à ceut Agrid que meus cheveux ne boivent que du whisky pur malt.
- Nous ferons le nécessaire, assura Dumbledore qui s'inclina à son tour. Voulez-vous à nouveau se joindre à nous, Miss Matthews ?
- Eh bien, je ne peux plus refuser, professeur, accepta Paige. Et mes élèves vont mourir de froid s'ils ne rentrent pas vite, je crois.
- Veuneuz, vous autres, dit Madame Maxime à ses élèves d'un ton impérieux et ceux de Poudlard s'écartèrent pour leur permettre de gravir les marches du château.
Les élèves de la School Magic suivirent bientôt la marche et Paige s'engouffra en dernier dans le hall immense et magnifique. Le hall donnait pleine vue sur le parc et les élèves qui ne voulait pas rater l'arrivée de Durmstrang se mirent près de la porte.
- Je crois qu'ils ont fait plus fort que nous sur l'entrée, s'amusa Enzo en s'approchant des immenses portes.
- Que vaut un carrosse par rapport à une éclipse extra-continentale ? commenta tout doucement Alyssa en s'approchant elle aussi rejoint bientôt par ses deux meilleurs amis.
Tandis que Leïla un peu fatiguée posait sa tête sur l'épaule d'Angel, Alyssa et Enzo pariait sur l'arrivé de la délégation de Durmstrang
- Tu es fatigué, Leïla ? demanda tout doucement Angel en lui enserrant les épaules.
- Un petit peu. C'est le fait d'être là surtout, expliqua Leïla en rouvrant les yeux, je l'ai rêvé pendant une grande partie de ma vie et maintenant que j'y suis j'ai l'impression que je vais me réveiller.
- Ne t'en fait pas, rassura son ami, t'es bien réveillé et tu es bien là avec nous.
- Ouais je suis bien là...
- Et tu n'es pas la seule à être pensive, répondit Angel en lançant un coup de tête dans la direction de Liam.
- A mon avis pour une fois il n'est pas en train de penser seulement à sa petite personne, dit Leïla en regardant son frère jumeau qui regardait le hall en détails.
D'un coup un bruit étrange tel que Leïla se sépara d'un sursaut d'Angel, sonore et inquiétant, leur parvenait dans l'obscurité.
C'était une sorte de grondement étouffé auquel se mêla un bruit de succion, comme si on avait passé un gigantesque aspirateur au fond d'une rivière.
De l'endroit où ils se trouvaient, ils voyaient nettement la surface lisse et noire de l'eau du lac qui entourait le château qui, soudain, ne fut plus lisse du tout.
De grosses bulles se formèrent et des vagues vinrent lécher les rives boueuses du lac. Enfin, un tourbillon apparut en son centre, comme si on venait d'ôter une bonde géante, au fond de l'eau...
La forme noire d'un long mât s'éleva lentement au milieu du tourbillon... et Leïla distingua le gréement...
- C'est un bateau ? demanda sceptiquement Alyssa aux autres.
- Oui, c'est bien un bateau, tu n'hallucine pas, répondit Liam en retrouvant son sens de la répartie. Malheureusement.
Lentement, majestueusement, un vaisseau émergea alors de l'eau, dans le scintillement argenté du clair de lune. Il avait quelque chose d'étrangement spectral, telle une épave sauvée d'un naufrage, et les faibles lueurs qui brillaient derrière ses hublots, comme enveloppées de brume, ressemblaient à des yeux de fantôme. Enfin, dans un bruit de cascade, le vaisseau apparut entièrement, tanguant sur les eaux tumultueuses du lac, et glissa vers la rive. Quelques instants plus tard, ils entendirent l'ancre tomber dans l'eau et le bruit mat d'une passerelle qu'on abaissait sur le rivage.
Les passagers débarquaient, défilant à la lueur des hublots. Leurs silhouettes massives étaient vêtues de cape de fourrure épaisse et compacte. Et l'homme qui était à leur tête portait une fourrure différente, lisse et argentée, comme ses cheveux.
- Dumbledore ! s'écria-t-il avec chaleur en s'avançant sur la pelouse. Comment allez-vous, mon cher ami, comment allez-vous ?
- Le mieux du monde, merci, professeur Karkaroff, répondit Dumbledore.
Karkaroff avait une voix suave et bien timbrée. Il était grand et mince, comme Dumbledore, mais ses cheveux blancs étaient coupés court et son bouc (qui se terminait par une petite boucle de poils) n'arrivait pas à cacher entièrement un menton plutôt fuyant. Lorsqu'il fut devant Dumbledore, il serra ses deux mains dans les siennes.
- Ce cher vieux Poudlard, dit-il en regardant le château avec un sourire.
Il avait des dents jaunâtres et Leïla remarqua que, en dépit de son sourire, ses yeux restaient froids et son regard perçant. Elle avait vu trop de fois ce sourire et ce regard...
- Quelle joie d'être ici, quelle joie, vraiment... Viktor, venez donc vous réchauffer... Ça ne vous ennuie pas, Dumbledore ? Viktor est légèrement enrhumé...
Karkaroff fit signe à l'un de ses élèves de le rejoindre.
Paige qui s'était avancée vers la pelouse en compagnie de Mme Maxime fut interpeller par Dumbledore.
- Mon cher vieil ami, vous vous souvenez sûrement de Mme Maxime ?
- Toujours, madame, s'inclina Karkaroff devant la directrice française avant de lui faire un baisemain.
- Et je vous présente, poursuivit Dumbledore en se tournant à présent vers Paige. Miss Matthews, la nouvelle directrice de la School Magic.
- Oh bien-sûre, vous êtes une des sœurs Halliwell ? Mes profonds hommage Miss, répondit Karkarrof un œil vif sur Paige avant de lui faire un baisemain.
- En effet, mais appelez-moi Paige, répondit la principale concernée. Et je suis ici en tant que directrice et non en tant que sœur Halliwell.
- Mais bien-sûre je ne voulais pas vous offensez, s'excusa Karkarrof.
- Il n'y a pas de mal, murmura Paige.
- Bien, s'exclama joyeusement Dumbledore. Puisque nous n'attendons plus personnes nous pourrions tous nous réchauffez dans la Grande Salle ?
- Excellente idée, professeur, approuva Paige.
Les élèves de Durmstrang remontèrent les marches, suivi des élèves de Poudlard qui avait tous reconnu Viktor Krum, étant un célèbre joueur de Quidditch.
Les délégations de Durmstrang et de la School Magic étaient toujours regroupés dans le hall ne sachant pas où s'asseoir, tandis que Beauxbatons était assis à la table ayant une bannière bleue et bronze où était représenté un aigle, que Leïla reconnu comme les Serdaigle.
Finalement Dumbledore les invita à rejoindre la Grande Salle qui était magnifique. Il n'y avait pas de plafond, seulement un ciel étoilé complété de milliers de bougies flottant dans l'air.
La délégation de Durmstrang prit le chemin de la table ayant une bannière verte et argent ou était gravé un serpent, tandis que la School Magic prit le chemin de la table des rouges et or ou était inscrit un lion.
Alyssa se laissa tomber à côté d'un grand type roux avec des taches de rousseur qui avait les yeux rivés sur la table où Durmstrang s'était installé. Enzo se mit à côté d'elle, tandis que Leïla se mit à côté d'un brun à lunettes et Angel s'installait à côté d'elle.
Les élèves qui avait eu la présence d'esprit de mettre un manteau, comme Lana, ôtèrent leurs vêtements et se mirent à contempler la salle.
-Il n'y a pourtant que trois personnes en plus, dit le brun installé à coté de Leïla la faisant sursauter. Pourquoi est-ce que Rusard ajoute cinq chaises ? Qui d'autre doit venir ?
- Hein ? répondit visiblement son ami roux d'une voix distraite.
Leïla remarqua qu'il continuait de regarder un élève de Durmstrang avec des yeux avides.
Lorsque tous les élèves se furent assis à leurs tables respectives, les professeurs firent leur entrée et allèrent s'installer autour de la grande table.
Le professeur Dumbledore, le professeur Karkaroff, Madame Maxime et Paige fermaient la marche.
Lorsque leur directrice apparut, les élèves de Beauxbâtons se levèrent d'un bond, déclenchant quelques éclats de rire dans les rangs de Poudlard. Ils n'en ressentirent apparemment aucune gêne et ne se rassirent que lorsque Madame Maxime eut pris place à la gauche de Dumbledore. Celui-ci resta debout, et le silence se fit dans la Grande Salle.
- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers fantômes et, surtout, chers invités, bonsoir, dit
Dumbledore en adressant aux élèves étrangers un sourire rayonnant. J'ai le très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue à Poudlard. J'espère et je suis même certain que votre séjour ici sera à la fois confortable et agréable.
L'une des filles de Beauxbâtons, qui avait toujours un cache-nez enroulé autour de la tête, éclata d'un rire ouvertement moqueur.
- Personne ne t'oblige à rester ! murmura une fille, exaspérée, châtaine et aux yeux marron à côté du type roux.
- Le Tournoi sera officiellement ouvert à la fin de ce banquet, annonça Dumbledore. Mais pour l'instant, je vous invite à manger, à boire et à considérer cette maison comme la vôtre !
Il s'assit et Karkaroff se pencha aussitôt vers lui pour engager la conversation, tandis que Paige et Mme Maxime commençait elle aussi à discuter, sûrement en français.
Comme par magie les plats disposés devant eux se remplirent de mets divers. Leïla n'avait jamais vu une telle variété de plats, dont certains appartenaient de toute évidence à des cuisines d'autres pays.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda le roux en montrant une grande soupière remplie d'un mélange de poissons, à côté d'un ragoût de bœuf et de rognons.
- Bouillabaisse, répondit la fille.
- A tes souhaits, rétorqua son ami.
- C'est français, précisa-t-elle. J'en ai mangé un jour en vacances, il y a deux ans. C'est très bon.
- Je te crois sur parole, répondit le roux en se servant une bonne part de ragoût bien anglais.
- C'est marrant de manger ici, commenta Alyssa à l'adresse de ses amis.
- C'est vrai c'est plus grand que chez nous, répondit Enzo en se servant de la salade.
- Et les plats n'apparaissent pas comme ça, s'amusa Angel, à part peut-être pour notre directrice...
- Et toi qu'est-ce que tu en penses, ma chérie ? demanda Alyssa à Leïla.
- Que c'est de la magie, dit Leïla avec un sourire ironique.
- Merci, tu éclaires notre lanterne ! répondit Enzo.
- Vous me demandez. Je réponds, marmonna Leïla en haussant les épaules. Non, sérieusement, c'est très bien ça faisait longtemps que je voulais être ici depuis qu'il...
- On sait Leïla, assura Alyssa, et je sais aussi que ce n'est pas que pour moi que tu t'es inscrite pour venir, mais j'apprécie le geste.
- T'es vraiment une amie en or, souri Leïla.
- Ouais je sais, je suis unique.
- Et modeste avec ça, compléta Angel.
- Tu veux bien me passer la sauce à coté, s'il-te-plaît ? demanda Leïla à Alyssa.
- Ouais, tiens, dit-elle en tendant le bras mais elle reçut un coup de coude de la part du jeune homme roux sans faire exprès et la saucière tomba sur le pantalon de Leïla et le bas de sa chemise.
- Ce n'est pas vrai ! s'exclama à haute voix Leïla à moitié en colère en contemplant les dégâts. Tu le fais exprès ou quoi ?! C'est la deuxième fois aujourd'hui, va falloir encore que je prenne une douche.
- Oh je suis désolé, s'excusa Alyssa, mais j'ai reçu un coup de coude.
- Comme on dit, jamais deux sans trois, commenta Enzo tandis que Leïla lui jetait un regard noir.
- Regarde ce que tu as fait, Ron ! réprimanda la jeune fille châtaine.
- Ce n'est pas ma faute. Vraiment je ne l'ai pas fait exprès, excuse-moi, répondit le prénommé Ron.
- Ça va, ça va, maugréa Leïla. Par contre vous seriez assez gentil pour me passer les serviettes en papier.
- Tiens, lui donna le brun à lunette.
- Merci, répondit Leïla en les prenants. Ça y est ma chemise et mon jean sont foutu.
- Si tu veux je connais un sort qui pourra enlever les taches facilement, interrompit la jeune fille d'une petite voix.
- Vraiment ? s'intéressa Alyssa, c'est cool. Au faîte comment tu t'appelles ?
- Hermione, répondit la jeune fille en souriant. Hermione Granger.
- Enchanté, Alyssa Blanka, se présenta la sorcière puis elle désigna ses deux amis. Et voici Angel Myrkur et Enzo Arcano.
- Super, enchanté de vous connaître.
- Et la fille sur lequel votre ami a renversé la sauce est Leïla, poursuivi Alyssa, et vous ? demanda-t-elle en s'adressant aux deux amis d'Hermione.
- Je suis Ron Weasley, répondit le roux la bouche à moitié pleine.
- Harry Potter, se contenta de dire le brun.
Leïla qui ruminait toujours sur ses vêtements ruinés fut sorti de sa léthargie par Angel.
- Quoi ?! s'écria-t-elle.
- Hermione dit qu'elle pourrait arranger tes vêtements, répondit Angel en soupirant.
- Ah d'accord. Désolé c'est super, je n'ai pas suivi pour vous vous appelez comment ?
- Harry et Ron, dit Alyssa pour ne pas perdre de temps.
- Enchanté, s'exclama Leïla en les regardant tous ayant déjà l'impression d'avoir vu Harry. Mais il faudra quand même que j'aille prendre une douche, pourquoi sa tombe sur moi ?
- Sûrement le karma, répondit en souriant Enzo.
- Ne me dit pas que t'as jeté un sort de karma sur moi ? demanda, estomaquer, Leïla en fusillant son voisin d'en face.
- D'accord, je ne le dis pas.
- Pourquoi moi ? Tu pouvais le faire sur Sleek ou Will ou même sur Liam ? Pourquoi il a fallu que ça soit moi ?
- T'as été exécrable ces derniers jours, je t'ai vraiment donné une raison de l'être c'est tout, répondit Enzo en se décalant quelque peu de peur qu'elle le fasse valdinguer.
- Tu ne perds rien pour attendre, rugit Leïla, tu vas voir qui va avoir un mauvais karma.
- Sinon vous avez des pouvoirs personnels ? Ça doit être excitant, s'intéressa Hermione en les examinant du regard.
- Ouais, souri Angel, j'ai le pouvoir de la lévitation et de la pyrokinésie.
- Pyrokinésie ? demanda le roux apparemment interrogatif.
- Le pouvoir du feu Ron, soupira Hermione. Tu peux faire une démonstration ?
Angel échangea un regard avec Alyssa qui hocha la tête. Il claqua des doigts, et la serviette en papier qu'avait utilisé Leïla un peu plus tôt prit feu, mais avant que quelqu'un ne remarque les flammes se gelèrent quand Alyssa fit un geste dans leur direction.
- Waouh, firent en chœur Harry, Ron et Hermione.
- Mais...mais comment t'as réussi à les geler ? balbutia Hermione.
- Ce n'est pas moi, répondit Angel en souriant. C'est Alyssa, elle a le pouvoir de la cryokinésie. Nos pouvoirs sont parfois complémentaires ou opposer.
- C'est incroyable, murmura Harry.
- Oui, je sais, dit Alyssa. J'ai aussi le pouvoir de téléportation je peux me téléporter n'importe où tant que je peux le visualiser.
- J'aimerais tellement pouvoir faire ça... dit Ron, ça doit être trop cool.
- C'est comme ça qu'on est arrivé, expliqua Enzo, notre directrice possède le pouvoir de l'éclipse ou de téléportation, comme vous voulez.
- Et toi Enzo, tu as quels genres de pouvoirs ? demanda Harry.
- Projection astral, je peux projeter mon corps astralement, mais c'est un travail assez dur de l'esprit, au début je ne savais pas du tout le faire.
C'est vraiment un pouvoir utile mais un peu bizarre, pensa Harry.
- Ouais je sais, dit Enzo en regardant Harry.
- Quoi ?! demanda-t-il interloqué.
- C'est un pouvoir utile mais bizarre, répondit simplement Enzo.
- Mais comment est-ce que tu peux savoir ça ?! s'exclama Harry les yeux tout rond.
- J'ai aussi le pouvoir de télépathie. J'ai lu dans tes pensées mais en général je ne le fais pas, rassure-toi, expliqua Enzo sous l'incompréhension du brun.
Ce fut de trop pour Hermione qui explosa de joie voulant tout savoir.
- Et toi, Leïla ? s'empressa de demander Hermione.
Leïla pour répondre fit un geste de la main pour bouger par la pensée la salière qui était près de Ron.
- La télékinésie, devina Hermione.
- Oui, j'ai aussi le pouvoir d'empathie, répondit Leïla.
- L'empathie ? demanda, ébahi, Ron.
- Je ressens si je le veux et si je me concentre toutes vos émotions. Mais j'évite de le faire c'est souvent dur à supporter. Et en plus quand vous êtes sujet à des émotions fortes à tels points que vous ne pouvez pas les contenir, je les ressens sans le vouloir et c'est assez...déplaisant.
- Ça ne doit pas être facile tous les jours, compati Harry.
- C'est le moins qu'on puisse dire, marmonna Leïla.
- Sinon vous avez de la famille ici ? demanda Ron en se resservant du ragoût.
- Non je suis fille unique, répondit Alyssa, même si je considère Leïla comme ma sœur et Angel et Enzo comme mes frères.
- Pareil, renchérit Enzo.
- J'ai un frère aîné qui a huit ans de plus que moi, informa Angel.
- Et toi Leïla ? voulu savoir Harry.
- Un frère jumeau, Liam, répondit simplement Leïla en se servant un verre d'eau.
- Ce n'est pas lui à qui tu souhaitais un mauvais karma à ta place ? demanda interrogativement Hermione.
- Si, c'est lui, dit Alyssa, mais ils ont une relation assez...
- Tortueuse, fini Enzo.
- On se déteste, conclu Leïla en leur donnant un sourire sarcastique.
- Il a les mêmes pouvoirs que toi ?
Leïla se contenta de hocher la tête. La suite du repas fut un peu plus joyeuse, ils apprirent que Ron venait d'une très grande famille et que Hermione et Harry était fille et fils unique.
- Et tes parents ? interrogea Hermione par rapport à Leïla.
Le regard de Leïla s'assombrit d'un coup et Alyssa, Angel et Enzo parurent mal à l'aise.
- Ma mère est morte il y a treize ans, quand j'avais cinq ans, répondit platement Leïla le souvenir de sa mère refaisant surface.
- Oh je suis désolé, présenta Hermione, un peu gêné, Je ne savais pas et si ce n'est pas trop indiscret, ton père ?
- C'est compliqué, soupira Leïla. Ce que tu dois savoir Hermione c'est que ma famille entière est compliquée et qu'ils me détestent pratiquement tous. On n'a pas la même façon de voir le monde.
- Pourquoi ? demanda Ron sans prendre de gants.
- Histoire de famille qui remonte à plus d'une décennie, se contenta de répondre Leïla. On pourrait peut-être changer de sujet ?
Le dîner se termina en silence et aucun incident vint le gâcher à part une fille blonde de Beauxbâtons qui vint demander la bouillabaisse et sur lequel Ron s'était ridiculiser. Hermione informa également que deux nouveaux personnages avait fait leur entrée dans la Grande Salle et Leïla put remarquer grâce à son empathie l'empressement de Harry.
- Arrête de t'en faire, Harry, votre directeur va parler, plaisanta Leïla.
- Tu viens d'utiliser ton pouvoir d'empathie ?
- Pas besoin. Tu pourrais maîtriser tes émotions s'il-te-plaît ?
- Je vais essayer. Sinon juste pour savoir, il y d'autre empatte ou télépathe à part vous deux ?
- Mon frère a le pouvoir d'empathie, répondit Leïla, donc fait attention à ce que tu ressens quand tu es proche de lui, c'est un conseil. Et Zachary, le garçon qui est installé là-bas, est un télépathe mais tu ne devrais pas t'en faire pour lui.
Dès que les assiettes d'or eurent été vidées et nettoyées, Dumbledore se leva à nouveau. Il régnait à présent dans la Grande Salle une atmosphère d'attente.
Un peu plus loin à leur table, Leïla remarqua les frères jumeaux de Ron, Fred et George si elle se souvenait bien, penchés en avant, observant Dumbledore avec la plus grande attention.
- Le moment est venu, dit Dumbledore en souriant largement à tous les visages tournés vers lui. Le Tournoi des Quatre Sorciers va commencer. Mais je voudrais donner quelques explications avant qu'on apporte le reliquaire...
- Le quoi ? murmura Harry.
Ron haussa les épaules.
- ... afin de clarifier la procédure que nous suivrons cette année. Pour commencer, permettez-moi de présenter à ceux qui ne les connaissent pas encore Mr Bartemius Croupton, directeur du Département de la coopération magique internationale - il y eut quelques applaudissements polis - et Ludo Verpey, directeur du Département des jeux et sports magiques.
Cette fois, les applaudissements furent beaucoup plus nourris simplement parce qu'il paraissait beaucoup plus sympathique. Il répondit avec un geste chaleureux de la main alors que Bartemius Croupton n'avait ni souri ni adressé le moindre signe au public à l'annonce de son nom.
- Mr Verpey et Mr Croupton ont travaillé sans relâche au cours de ces derniers mois pour préparer le Tournoi des Quatre Sorciers, poursuivit Dumbledore, et ils feront partie avec Madame Maxime, le professeur Karkaroff, et Miss Matthews et moi-même du jury chargé d'apprécier les efforts des champions.
Dès que le mot « champions » fut prononcé, l'attention des élèves sembla s'intensifier.
Il avait dû remarquer leur soudaine immobilité car il eut un sourire lorsqu'il demanda :
- Le reliquaire, s'il vous plaît, Mr Rusard.
Argus Rusard, qui s'était tenu à l'écart dans un coin de la salle, s'avança vers Dumbledore en portant un grand coffre de bois incrusté de pierres précieuses. Le coffre paraissait très ancien et son apparition déclencha un murmure enthousiaste parmi les élèves.
- Les instructions concernant les tâches que les champions devront accomplir cette année ont été soigneusement établies par Mr Croupton et Mr Verpey et nous-mêmes les directeurs et directrices, reprit Dumbledore pendant que Rusard déposait délicatement le coffre sur la table, juste devant lui. Et nous avons pris toutes les dispositions nécessaires au bon déroulement de cette compétition. Trois tâches auront donc lieu à divers moments de l'année et mettront à l'épreuve les qualités des champions... Leurs capacités magiques – leur audace – leur pouvoir de déduction – et, bien-sûre, leur aptitude à réagir face au danger.
Ces derniers mots provoquèrent un silence absolu, comme si plus personne n'osait même respirer.
- Comme vous le savez, quatre champions s'affronteront au cours de ce Tournoi, poursuivit
Dumbledore d'un ton très calme, un pour chacune des écoles participantes. Ils seront notés en fonction de leurs performances dans l'accomplissement de chacune des tâches et le champion qui aura obtenu le plus grand nombre de points sera déclaré vainqueur. Les quatre champions seront choisis par un juge impartial... La Coupe de Feu.
Dumbledore prit sa baguette magique et en tapota le coffre à trois reprises. Dans un grincement, le couvercle s'ouvrit avec lenteur et Dumbledore sortit du reliquaire une grande coupe de bois grossièrement taillé. La coupe en elle-même n'aurait rien eu de remarquable s'il n'en avait jailli une gerbe de flammes bleues qui dansaient comme dans l'âtre d'une cheminée.
Dumbledore referma le reliquaire et, avec des gestes précautionneux, posa la Coupe dessus pour que chacun puisse la contempler tout à loisir.
- Quiconque voudra soumettre sa candidature pour être choisi comme champion devra écrire lisiblement son nom et celui de son école sur un morceau de parchemin et le laisser tomber dans cette Coupe de Feu, expliqua Dumbledore. Les aspirants champions disposeront de vingt-quatre heures pour le faire. Demain soir, jour de Halloween, la Coupe donnera les noms des quatre personnes qu'elle aura jugées les plus dignes de représenter leur école, dès ce soir, la Coupe sera placée dans le hall d'entrée et sera libre d'accès à celles et ceux qui souhaiteront se présenter. Exceptionnellement vous pourrez accéder jusqu'à ce soir une heure à la Coupe. Pour garantir qu'aucun élève qui n'aurait pas atteint l'âge requis succombe à la tentation, poursuivit Dumbledore, je me chargerai moi-même de tracer une Limite d'Age autour de la Coupe de Feu lorsqu'elle aura été placée dans le hall d'entrée. Il sera impossible à toute personne d'un âge inférieur à dix-sept ans de franchir cette limite, Enfin, pour terminer, je voudrais avertir les candidats qu'on ne saurait participer à ce tournoi à la légère. Une fois qu'un champion a été sélectionné par la Coupe, il – ou elle – a l'obligation de se soumettre aux épreuves du tournoi jusqu'à son terme. Déposer votre nom dans la Coupe constitue un engagement, une sorte de contrat magique. Une fois que quelqu'un a été nommé champion, il n'est plus question de changer d'avis En conséquence, réfléchissez bien avant de proposer votre nom, il faut que vous ayez de tout votre cœur le désir de participer. Voilà. A présent je voudrais changer de sujet. Les élèves de la School Magic, n'ayant aucun endroit pour dormir, vont-être loger dans la maison de leur choix, ici dans le château. Vos bagages sont déjà disposés en fonction de votre choix. Vous mangerez également à nos tables, de même pour les cours, vous gagnerez le savoir de Poudlard, avec bien-sûre les matières qui vous corresponde tels que : potion, histoire de la magie, botanique, soins aux créatures magique, divination, astronomie, étude des runes, arithmancie... Et je crois savoir que votre directrice va vous donnez des cours importants pour votre avenir également. Votre emploi du temps vous sera distribuer lundi matin. Voilà, je crois que le moment est venu d'aller dormir pour ceux qui ne s'éterniseront pas ici, bonne nuit à tous.
- Waouh, ça va être une année chargée, commenta Alyssa à la fin du discours de Dumbledore. Qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici ?
- Je vais avoir besoin de prendre une douche pour ma part, répondit Leïla en regardant les dégâts causés par la sauce sur ses vêtements. Hermione tu pourrais me monter où est votre salle de bain, s'il-te-plaît ?
- Oui, bien-sûre. La salle commune de Gryffondor est dans la tour au septième étage, suis-moi.
- Pendants que tu vas prendre ta douche on restera là, tu nous rejoins après ? fit Angel en se désignant lui, Enzo et Alyssa.
- Ça marche, Ange, on se rejoint tout à l'heure.
- Angel, rectifia celui-ci n'aimant pas qu'ont le prénomme comme cela.
- Leïla, interrompit une voix qu'elle identifia comme Paige.
- Oui, professeur ? répondit celle-ci.
- Tu n'as toujours pas changer d'avis sur le Tournoi ?
- Non, je ne pense pas. Personnellement je pense avoir assez de danger pour les années à venir.
- Réfléchis y bien quand même, s'il-te-plaît. Une petite décision peut s'avérer vitale pour ton avenir, assura avec sagesse Paige en ayant un sourire. Bon je vais te laisser, apparemment tu t'es fait de nouveaux amis, essai de ne pas les corrompre pour défier le règlement.
- Je vais essayer, professeur, plaisanta Leïla.
Leïla rejoint avec Hermione, Ron et Harry qui les attendaient au bout de la Grande Salle,
- Une Limite d'Age ! dit Fred qui était non loin d'Hermione, Ron, Harry et Leïla les yeux étincelants, tandis que la foule des élèves se dirigeait vers le hall d'entrée. Il devrait suffire d'une potion de Vieillissement pour arriver à la franchir, non ? Et une fois que ton nom est dans la Coupe, comment savoir si tu as dix-sept ans ou pas ?
-Je ne crois pas que quelqu'un qui a moins de dix-sept ans puisse avoir la moindre chance de gagner, dit Hermione. Nous n'en savons pas assez, tout simplement...
-Parle pour toi ! répliqua sèchement George qui était aussi là. Harry, tu vas essayer, non ?
- Je ne pense pas que tu devrais Harry, interrompit Leïla. Même si je ne suis pas la meilleure placer pour faire des reproches, étant donné que j'ai bafoué le règlement un nombre incalculable de fois. Mais il s'agit de ta vie là.
- Et toi tu es ? demanda Fred en haussant un sourcil.
- Elle s'appelle Leïla, elle vient de la School Magic, répondit à sa place Hermione.
- Enchanté, dirent en chœur les jumeaux en faisant une petite révérence.
- Arrêtez vos bêtises, répliqua Hermione.
Mais Leïla trouvait ça plutôt amusant qu'autre chose elle se rappelait être comme ça avec son propre jumeau, à une période...
- Où est-il ? demanda Ron, qui n'écoutait pas un mot de la conversation, trop occupé à scruter la foule pour essayer de voir où se trouvait Viktor Krum, l'élève de Durmstrang qu'il l'avait passé le repas à chercher des yeux. Dumbledore ne nous a pas dit où dormaient les élèves de Durmstrang. Vous avez une idée, vous ?
Il eut presque aussitôt la réponse à sa question. Au moment où ils passaient devant la table des Serpentard, Karkaroff se précipita vers ses élèves.
- On remonte tout de suite à bord du vaisseau, dit-il, Viktor, comment vous sentez-vous ? Vous avez assez mangé ? Vous voulez que je demande à la cuisine de vous préparer du vin chaud ?
Leïla vit Krum hocher la tête en remettant sa fourrure.
- Prrrofesseurrr, moi, je voudrrrais bien du vin chaud, dit d'un ton plein d'espoir l'un des autres élèves de Durmstrang.
- Ce n'est pas à vous que je l'ai proposé, Poliakoff, répondit sèchement Karkaroff en perdant le ton chaleureux et paternel sur lequel il avait parlé à Krum. En plus, vous avez mangé si salement que votre robe est toute tachée. Vous êtes dégoûtant, mon garçon...
Karkaroff emmena ses élèves vers la sortie et atteignit les portes de la Grande Salle en même temps que Harry, Ron, Hermione, Fred et George et Leïla. Harry s'arrêta pour le laisser passer.
- Merci, dit Karkaroff d'un ton distrait en lui jetant un coup d'œil.
Soudain, il se figea sur place, tourna à nouveau la tête vers Harry et le regarda fixement comme s'il n'arrivait pas à en croire ses yeux. Derrière leur directeur, ses élèves s'immobilisèrent à leur tour, les yeux de Karkaroff remontèrent lentement et s'arrêtèrent sur la cicatrice de Harry. Les élèves de Durmstrang, eux aussi, l'observaient avec curiosité, du coin de l'œil. Le garçon à la robe tachée de sauce donna un coup de coude à la fille qui se trouvait à côté de lui et montra ouvertement du doigt le front de Harry.
- Ouais, c'est Harry Potter, grogna une voix derrière eux.
Le professeur Karkaroff fit volte-face à un professeur nommé Maugrey Fol Œil qui se tenait devant lui, appuyé de tout son poids sur son bâton, son œil magique fixant sans ciller le directeur de
Durmstrang.
Le visage de Maugrey Fol Œil était tout sauf séduisant pensa Leïla en ayant un mouvement de recul. Une partie de son nez avait été arraché, son visage était couvert de profonde cicatrice mais le pire était son œil. L'un était normal mais le second…il n'avait rien d'humain. Il était nettement plus gros, plus rond aussi et la pupille bougeait sans cesse dans tous les sens.
Leïla vit Karkaroff pâlir. Une terrible expression de fureur mêlée de crainte apparut sur son visage.
- Vous ! dit-il en regardant Maugrey comme s'il n'était pas certain que ce soit vraiment lui.
C'est à ce moment que Leïla comprit qui était Harry, et pourquoi il lui semblait si familier, bien qu'elle ignorât le pourquoi du comment de la réaction de Karkaroff...
- Moi, répondit Maugrey d'un air sinistre. Et à moins que vous ayez quelque chose de précis à dire à Potter, Karkaroff, il vaudrait mieux dégager le passage. Vous bloquez la sortie.
C'était vrai. La moitié des élèves restés dans la Grande Salle attendaient derrière eux, se dressant sur la pointe des pieds pour essayer de voir ce qui les empêchait de passer.
Sans ajouter un mot, le professeur Karkaroff fit alors signe à ses élèves de le suivre. Maugrey le regarda s'éloigner, fixant son dos de son œil magique, avec une expression d'intense antipathie sur son visage mutilé.
- Je comprends mieux maintenant, soupira Leïla.
- Tu comprends quoi ? demanda Harry.
- Je n'avais pas entendu ton nom de famille tout à l'heure trop occupé à rouspéter contre Alyssa. Et eux non plus n'ont pas compris qui tu étais parce qu'en Amérique nous n'avons pas beaucoup entendu parler de lui.
- Mais toi, oui ? fit Hermione.
- Vous me croiriez si je vous disais que mon père a étudié ici ? informa Leïla.
- Quoi ?! dit en chœur le trio d'or alors qu'ils remontaient les escaliers.
- Il était à Serpentard. Ce n'est pas pour rien que je vous disais que ma famille me détestait, répondit Leïla sachant qu'elle en disait trop.
- Mais Voldemort, demanda Harry sous le tremblement de peur de ses amis, qu'est-ce que ça avoir avec lui ?
- Paz grand-chose et tout avec lui Harry, murmura Leïla non impressionné par le nom que Harry avait employé. C'est une trop longue histoire pour que je te la raconte aujourd'hui. Une prochaine fois peut-être.
Harry aurait bien voulu lui poser plus de question mais ils arrivèrent au portrait de la Grosse Dame. Hermione prononça le mot de passe et indiqua l'escalier pour monter au dortoir, qui s'était rajouté et qui avait pour nom School Magic. Quand elle entra dans le dortoir se fut des lits à deux places surmonté de boiserie aux draps rouge qui l'accueilli. Elle vit la porte de la salle de bain et se dirigea vers elle, la salle de bain ressemblait beaucoup à celle de la School Magic elle ne perdit pas de temps et fila sous la douche où elle laissa les souvenirs de sa mère envahir son esprit.
Quand elle ressortit de la douche elle enfila un débardeur noir laissant ses épaules et son tatouage à nu avant de laisser ses cheveux bruns encore humide lui tomber jusqu'au bout des reins, ce qui camoufla son tatouage et un jean noir délaver.
Elle redescendit et trouva Hermione qui l'informa que Ron et Harry était déjà redescendu.
- Tu viens d'émoustiller la curiosité de Harry, dit Hermione en redescendant les étages.
- Si je te dis quelque chose, tu ne le répéteras pas ? demanda Leïla en s'arrêtant pour faire face à la sorcière.
- Non, promis Hermione.
- On va dire que ma famille a connu ses parents quand ils étaient jeunes, avoua Leïla, je ne vais pas t'en dire plus, mais tu n'as pas intérêt à le répéter.
- Je ne dirais rien, répondit Hermione en reprenant sa marche. Mais c'est tout de même bizarre.
- Tout ce que je peux t'apprendre c'est que ma famille connaissait assez bien James et Lily Potter.
- Ça me va, prévint Hermione, mais pour Harry, si un jour tu lui dis, ça ne lui suffira pas.
- C'est pour ça que je lui dirais en temps et en heure...
Quand elles redescendirent dans la Grande Salle, la Coupe avait été mis à disposition et beaucoup la regardait avec intérêt, y compris Liam.
- Alors tu t'inscris ? demanda Leïla à Alyssa.
- Ouais c'est décidé, t'as un morceau de parchemin ?
- Tiens, lui donna Fred qui était non loin.
Leïla, Angel et Enzo, observèrent Alyssa noter son nom et le nom de la School Magic avant de s'avancer vers la coupe dépasser la Limite d'Age, tracer au sol en bleu, et de déposer le parchemin dans les flammes bleues.
Ils virent une quinzaine d'élèves toute écoles confondues mettre leurs noms dans la Coupe, avant que Liam lui aussi s'avance.
- Ne me dis pas que tu vas aussi mettre ton nom Liam ? soupira sa sœur.
- Et pourquoi pas sœurette ? Il faut bien que l'un de nous représente sa famille et vu que ce ne sera pas toi...
Puis sans un mot il se dirigea vers la Coupe et déposa son nom dans le feu, puis il revint vers sa sœur sous le regard de plusieurs élèves.
- Valentin va être très fier de toi, répondit Leïla en ayant un rire jaune. Je pensais que tu réfléchirais à ce que je t'ai dit ce midi, mais il faut croire que tu n'en fais qu'à ta tête.
- Au moins moi j'aurais quelqu'un pour être fier de moi dans la famille. On ne peut pas en dire autant de toi.
Angel et Enzo retint Leïla qui avait démarrer au quart de tour à la fin de sa phrase et qui s'était déjà avancer pour faire face à son frère.
- Ça ne sert à rien Leïla, prévint Enzo.
- Ne tombe pas aussi bas que lui, renchérit Angel en la lâchant.
Leïla s'approcha de son frère et lui murmura quelque chose au creux de l'oreille. Apparemment la phrase ne lui avait pas plus car quand elle s'éloigna, son frère avait un teint blafard.
- Je me demande comment maman aurait réagi à ces paroles, pas toi ? dit Liam en touchant la corde sensible.
- Je t'interdit de me parler de maman. S'il y a quelqu'un qui n'a pu le droit d'en parler ici c'est bien toi, menaça Leïla en serrant les dents.
- Et pourtant je me demande comment elle régirait en te voyant maintenant refuser de rendre fier ta famille.
- Alyssa, passe-moi un bout de ton parchemin ! se décida Leïla piqué au vif.
- Un...de...quoi ? sorti Alyssa qui n'avait pas dit un mot ni esquissait un geste de toute la discussion.
- Un bout de parchemin, s'impatienta Leïla en tendant la main. Donne-le-moi.
Sans un mot elle passa le bout de parchemin à sa meilleure amie et lui donna au passage un stylo. Leïla inscrit son nom et prénom ainsi que le nom de l'école et s'avança d'un pas vif vers la Coupe sous les yeux de toute la salle qui avait suivi toute la dispute.
Elle le lança d'un geste rageur dans les flammes dans lequel il s'embrasa. Elle se retourna et fit demi-tour et lança à son frère au passage en s'arrêtant quelques instants :
- Sache que si je le fais ce n'est pas pour toi. Ou pour Valentin. Ou qui que ce soit de notre famille. C'est seulement pour maman. Pour lui prouver que tu avais tort et ce n'est pas seulement sur ce point apparemment. Mais tu as choisi ton camp et j'ai choisi le mien. Et rien ne pourra faire revenir la décision en arrière. Venez on y va, ajouta Leïla à l'adresse de ses trois amis.
Puis sans attendre la réponse de son jumeau elle sorti de la salle sous les yeux ébahis de tout le monde, et prit la direction en silence, trop en colère pour parler, de la tour des Gryffondor avec ses trois amis.
Hey !
Alors voilà LE chapitre où tout commence vraiment, bonne lecture !
Désolé pour le titre du chapitre qui n'est pas complet, je ne pouvais pas mettre plus de caractère.
Les droits appartiennent à Constance et J.K Rowling,
Isia31,
