Avez-vous déjà ressenti cette peur ? La peur de perdre un être cher, un proche. De pleurer chaque jour sa disparition pour au final l'oublier ? De ressentir cette douleur au point que cela brûle votre âme ?
C'est pourtant ce que vous ressentez quand votre petit compagnon ne se montre pas comme il le fait habituellement, vous vous décidez peut-être qu'il est un peu en retard ou n'a pas trouver votre ration du jour. Mais cela ne sert qu'à vous terrifier encore plus.
Alors vous attendez... Encore et encore, la nuit finit par arriver, vous pouvez le dire par la venue de quelques autres enfants, plus pâle que d'habitude, sûrement causé par l'un des résidents.
Leur vue ne suffit qu'à vous horrifié davantage, si votre ami est piégé dans l'hôpital, vous étiez l'unique personne à l'aider, la peur vous tiraille le cœur, et vous vous forcez à vous levez pour passer dans l'unique fissure qui vous sépare de l'enfer qu'est cet hôpital.
Vous voici au premier étage, le froid règne ici, mais cela ne vous dérange pas, votre priorité était d'aider votre ami pas de vous couvrir, l'étage est peu éclairé, il y a de nombreux fauteuils roulant, parfait pour se cacher grâce à votre petite taille.
Vous en profitez pour vous calez en dessous quand vous entendez des marmonnements, une ombre se profile dans le couloir, elle s'éloigne, vous lâchez un soupir, quand soudain vous entendez un gémissement qui provient de dessous d'une autre chaise médical.
Vous pensez entendre quelqu'un de souffrant, vous vous approchez alors à quatre pattes ne voulant pas effrayer l'inconnu, un léger son se fait entendre, l'étranger essaye de s'éloigner mais échoue quand il touche le mur.
« Calme-toi, je ne vais pas te faire de mal » Vous essayez de lui parler avec la voix la plus douce que vous pouvez avoir, vous êtes suffisamment approché pour apercevoir les traits d'un enfant.
N'avait-il pas trouver la fissure qui conduit au sous-sol ? C'était-il blessé en voulant esquiver le Patient ? C'était-il perdu en voulant retourner au refuge ?
Peu importe, vous ne pouvez pas penser à le laisser là, seul, vous tendez la main, vous faites preuve de patience et essayez de détendre l'inconnu avec un doux sourire, vous roucoulez doucement pour l'amener à vous faire confiance.
Une main s'accrocha à la vôtre, légèrement calleuse et froide à cause de la température de la pièce, vous le tirez doucement vers vous, l'enfant, un jeune garçon vous déduisez, trébuche se rattrapant avec son autre main, ses cheveux foncés couvre ses traits, vous n'avez pas le temps de le relever quand une porte s'ouvre brusquement, claquant fortement contre le mur.
Vous sentez le garçon se figé sur place, et vous décidez de le mettre sur ses pieds pour partir, un gémissement de douleur s'échappa de sa bouche, alertant l'être qui passait la porte, un grognement rugit dans l'air froid de la nuit, sans perdre une seconde vous hissez le bras du garçon autour de vos épaules ignorant ses légers soupirs et gémissement de douleur, vous courez vers la fissure qui vous a conduit ici ne prenant pas la peine de vous retourner pour voir le Patient courir vers vous.
Vous poussez le garçon par la fissure, vous sentez une bouche frôler vos jambes avant de passer par le trou à votre tour.
Vous vous cognez plusieurs fois, ne ressentant aucune sensation de douleur, vous vous remettez sur vos pieds rapidement pour aider le garçon à terre, le ramenant dans votre petit refuge.
