Hey !
Au vu des derniers problèmes de publications qu'il y a eu sur le site au cours de la semaine, je vous invites, si vous ne l'avez pas fait, à relire le précédent chapitre.
Jeu Mortel
Chapitre 6 : La Sélection.
La nuit avait été particulièrement longue pour Alyssa et Leïla, celle-ci ayant dit tout ce qu'elle avait sur le cœur à sa meilleure amie. Mais pas une seule larme n'avait coulé, Alyssa savait que si Leïla devait pleurer ce ne serait jamais en public, et que personne ne serait au courant, préférant affronter une dizaine de démons que d'avouer sa faiblesse.
Quand Leïla eu fini de vider son sac, sur son nouveau lit en compagnie d'Alyssa, les deux amies s'étaient endormies sur les draps rouge vif sans se déshabiller.
Leïla se réveilla à côté de sa meilleure amie. Elle dut se redresser pour se souvenir où elle était. Un léger sourire s'étira sur ses lèvres quand elle se souvint qu'elle était à Poudlard.
Elle se leva, se dirigea vers la salle de bain, bien décidé à ne pas perdre une minute de la journée. Elle prit une longue douche et remit ses vêtements de la veille en ajoutant une chemise blanche ouverte. Quand elle revînt dans la chambre Alyssa était toujours endormi dans la même position, jugeant qu'elle avait mérité son repos à force de l'avoir écouté parler une partie de la nuit et que la lever à huit heures du matin serait un sacrilège, elle descendit à la Grande Salle pour prendre son petit déjeuner ayant retenue le chemin.
La Grande Salle était déjà bien bondée, certains était assis à leurs tables et d'autres était rassemblé autour de la Coupe de Feu. Elle se souvînt brutalement, que sous le coup de la colère, elle avait mis son nom dans la Coupe. Elle soupira puis se dirigea vers la table des Gryffondor pour prendre un toast beurré, elle vit que tous les professeurs de Poudlard, Karkarrof, Mme Maxime et Paige était rassemblé à la table des professeurs. Elle essaya de se faire discrète et de se glisser par la porte mais avant même que cette idée lui effleure l'esprit Paige lui fit signe d'approcher.
Leïla prit une bouffée d'air, reposa son toast, sachant qu'après elle ne serait plus d'humeur à avaler quoi que ce soit, et se prépara mentalement à se faire disputer.
- Vous voulez me dire quelque chose, professeur ? fit Leïla quand elle fut la hauteur de Paige.
- Oui, je suppose que tu sais que ta "dispute" avec ton frère n'est pas passé inaperçu aux yeux de tout le monde ?
- Je me doute, oui. Vous pouvez en venir aux faîtes s'il-vous-plaît ? demanda Leïla sachant qu'elle était en train de dépasser les bornes mais elle voulait en finir au plus vite.
- Je vais faire semblant de ne pas avoir entendue ta dernière phrase, ignora Paige. Mais cependant tu as raison j'ai autre chose à te dire. Certes je ne suis pas très contente de la scène que tu as fait avec Liam, mais nous verrons cela plus tard.
- Je n'en doute pas, murmura Leïla en lui manquant quelques peu de respect.
- Leïla, prévint autoritairement Paige, ma patience à des limites. Ce que je voulais te dire c'était que à la suite de ta dispute j'ai appris que tu avais mis ton nom dans la Coupe, pourtant pas plus tard qu'hier, tu m'as dit que tu ne voulais pas le mettre. Que s'est-il passé ?
- Comme vous l'avez souligné je me suis disputée avec Liam, répondit Leïla, il a dit une chose qui ne m'a pas plus. J'ai réagi au quart de tour et sous le coup de la colère j'ai voulu jouer sur le même terrain que lui, et j'ai mis mon nom dans la Coupe.
- Tu te rends compte de ce que tu as fait ? demanda Paige. Sous le coup de la colère tu as mis ton nom dans la Coupe, ce qui pourrait risquer ta vie. Juste à cause d'une dispute familiale.
- Oui, je me rends compte. Enfin je m'en rends compte ce matin, expliqua Leïla, mais malgré tout le respect que je vous dois vous ne pourriez pas comprendre. Ce n'est pas seulement une dispute fraternelle, c'est aussi une dispute sur la mémoire de la personne que j'aimais le plus au monde et que lui aussi était censé aimer le plus.
- Je comprends Leïla, mais tu prends un risque. Aujourd'hui, si tu es sélectionné tu devras accomplir les épreuves, tu le sais ?
- Oui, je le sais, professeur, répondit Leïla, mais dites-vous dans ce cas que je ne le fais pas pour moi, ou pour Liam, ou encore mes amis, mais que je le fais pour ma mère.
- Très bien tu peux t'en aller, conclu Paige. Et sache que ton frère aussi va être rappeler à l'ordre. Je ne peux rien faire pour ce qui est des paroles concernant votre famille, parce que je ne suis pas un proche. Mais en tant que directrice je peux le rappeler à l'ordre pour le tapage que vous avez causé tous les deux.
Leïla hocha la tête et entreprit de quitter la salle n'ayant plus faim, elle croisa Harry, Ron et Hermione en sortant.
- Ça va, Leïla ? demanda Hermione.
- Ouais je vais bien, soupira Leïla, vous avez croisé Alyssa ou Angel et Enzo ?
- Alyssa est dans la salle commune, mais elle ne va pas tarder à descendre.
- Vous pourriez lui transmettre un message ?
- Bien-sûre, de quoi s'agit-il ? demanda l'adolescente.
- Dites-lui que je la remercie pour la nuit dernière et que j'ai besoin d'un peu de solitude. Dites-lui aussi de ne pas s'inquiéter et de le répéter à Angel et Enzo.
- Ça marche, répondit Harry. De toute façon ont se voit ce soir ?
- Étant donné que j'ai mis mon nom dans la Coupe, oui.
- D'ailleurs tout le monde vous a entendu hier soir, prévînt Ron, surtout au sujet de votre mère et tout le monde commence à élaborer des théories.
- Peu importe la théorie qu'ils vont élaborer, ils sont loin de la vérité. A moins qu'il sache que notre mère ait été tuer, répondit Leïla puis sans un mot elle passa devant eux et entreprit de monter dans les étages pour trouver un coin tranquille.
- Sa mère a était tué ? répéta Ron, bouche-bée. Pourquoi elle ne nous l'a pas dit hier ?
- On la connaît à peine Ron, expliqua Hermione, l'air agacé. Ce n'est pas un truc que tu sors comme ça, à des inconnus.
- En tous cas elle me rappelle quelqu'un, dit Harry, je ne sais pas qui, mais elle me rappelle quelqu'un.
Ron haussa les épaules et commença à dévorer son petit déjeuner.
Pendant ce temps Leïla avait trouvé un coin tranquille dans la tour d'astronomie. Elle avait débouché ici en en se promenant au hasard dans les couloirs et dans les étages. Elle était assise sur la barrière laissant ses jambes pendre dans le vide, cet endroit lui rappelait étrangement la tour Nord de la School Magic, dans laquelle elle venait quand elle devait réfléchir. Donc elle put trouver nul endroit meilleur que celui-ci. A part quelqu'un ayant aussi besoin de réfléchir ou quelqu'un ayant des pulsions suicidaires, personne ne viendrait la déranger ici et dans le deuxième cas il ne la dérangerait pas longtemps...
Quand Angel se réveilla il était près de dix heures. Il se dirigea vers la salle de bain où il aperçut Enzo une brosse à dents à la bouche mais qui ne faisait aucun geste et qui restait immobile devant le miroir.
- Enzo, t'es là mon vieux ? réveilla Angel en lui donnant une tape sur l'épaule dénudé.
Enzo sursauta, recracha aussitôt le dentifrice en essayant de ne pas s'étouffer et se retourna vers son meilleur ami.
- Ouais je suis là, mais Leila ne va pas bien, répondit-il.
- Leïla ? Comment tu peux savoir qu'elle ne va pas bien ? s'étonna Angel. Ne me dit pas que tu as lu dans ses pensées ?
- Je n'ai même pas eu besoin, se justifia Enzo, je te parie que tous les télépathes et les empattes de cette école l'ont senti.
- Mais comment ça ?
- Elle ne doit pas être loin et je sens ses pensées sans le vouloir, expliqua Enzo.
- Elle ne vas pas bien comment ?
- Elle est bouleversé, soupira Enzo en s'essuyant la bouche. Elle doit être toute proche.
Puis sans un mot, ni prendre le temps de s'habiller, Enzo quitta la salle de bain et le dortoir pour se diriger vers la salle commune où il trouva Leïla en compagnie d'Alyssa, sur un des divans de la salle commune.
- Hey Leïla, dit Enzo en s'agenouillant en face d'elle. Ça ne va pas ?
Plusieurs filles s'étaient extasiées sur Enzo qui était descendu torse nu dans un vieux jogging gris.
- Non, tout va bien, murmura Leïla. Tu ferais mieux d'aller mettre un T-shirt.
- Arrête de mentir, répondit Enzo en ignorant la deuxième partie de sa phrase. J'ai senti tes pensées sans même utiliser mes pouvoirs. Tellement elles sont fortes et que tu n'arrives pas à les maîtriser.
- Toi et ton pouvoir... soupira Leïla.
- Et j'ai essayé de faire abstraction cette nuit aussi, tellement elles étaient puissantes.
- On a beaucoup discuté cette nuit c'est pour ça, informa Alyssa qui était à côté de Leïla.
- Tu peux tout nous dires tu le sais ? dit Enzo en prenant ses mains dans les siennes tandis qu'Angel arrivait après avoir eu la décence de mettre un T-shirt.
- Je n'ai pas entendu toute la discussion, dit Angel en se mettant au même niveau que les autres. Mais quoi qu'il arrive Enzo à raison, on est là pour toi.
- C'est un juste un coup de cafard, les amis, je vais bien. Je suis juste fatigué parce-que ça fait deux nuits que j'ai un intrus dans mon lit, répondit Leïla sous le petit rire d'Alyssa. Et dans ces cas-là, j'ai du mal à maîtriser mon pouvoir d'empathie, et sachant qu'il n'y a que des hormones dans cette école, c'est tout à fait normal.
- Tant que tu n'iras pas mieux je me taperais l'incruste dans ton lit, avertit Alyssa, mais s'il-te-plaît, promet nous que tu vas bien et que si tu as un problème, tu viendras aussitôt nous en parler.
- Oui, je te le promets, maman, plaisanta Leïla en prenant une voix d'enfant et en lui tirant la langue.
- Je préfère te voir comme ça, répondit Enzo. Bien à présent que tout va bien je vais remonter mettre un T-shirt avant d'être mangé tout cru par ces demoiselles ici présente.
- Ah, non, t'es à moi, rigola Alyssa puis elle vit Leïla hausser un sourcil. Enfin je veux dire à nous, moi et Leïla.
- Je n'en doute pas une seconde, fit Enzo en souriant puis en remontant dans son dortoir suivi d'Angel pour s'habiller.
Ils passèrent ensuite près de quatre heures à visiter le château en compagnie des jumeaux Weasley qui les avaient rencontrés au septième étage et qui pour finir prirent les rôles de guides. Les quatre amis apprirent à connaître Fred et George et ils se révélèrent qu'ils avaient beaucoup de choses en commun, à commencer par un certain mépris pour les règlements.
- Non, sérieusement, tu n'as pas fait ça ? demanda Fred hilare à Leïla alors qu'ils se racontait les anecdotes de leurs blagues et bêtises respectives.
- Si je te jure elle l'a vraiment fait, répondit Alyssa, il s'est trimballé avec les cheveux vert pendant une semaine. C'était excellent.
- Oui, dit Enzo. Il y a la fois où on a décidé de descendre la tour Nord en rappel juste grâce à une corde tresser par les fées.
- Et vous avez réussi ? interrogea George.
- Deux d'entre nous, oui, se rappela Leïla, Angel et Alyssa sont tombé. Je me souviens que pendant qu'Alyssa tombait, elle s'est téléportée au-dessus de la tour.
- J'avais failli y passer, se souvînt Alyssa, sans mon pouvoir je ne serai plus là.
- Et Angel comment il a survécu ? demanda Fred en s'intéressant de près.
- Il a eu de la chance que Enzo Arcano soit son ami, répondit celui-ci, pendant qu'il tombait j'ai eu le temps de projeter mon corps en bas de la tour et d'amortir sa chute. Quand j'y repense, heureusement que tu n'es tombé que de dix mètres.
- Ouais ce jour-là j'ai vraiment cru que j'allais passer l'arme à gauche, dit Angel, tout ça à cause d'une guêpe qui voulait me piquer. Bizarrement après ça, ont à plus jamais tenter de faire ce genre d'expérience.
Fred et George explosèrent de rire en entendant la phrase d'Angel et mirent plusieurs minutes à se calmer.
- Par contre, pour ma part, interrompit Alyssa, je n'ai jamais oublié les répercussions. Deux mois de retenue où ont avaient à copier "Je n'essaie pas de me suicider en descendant en rappel la tour Nord avec une corde de fées qui n'a pas terminer de se renforcer".
- Vous suicidez ? demanda Fred. Sérieusement ? Ils avaient cru que vous vouliez vous suicidez ?
- Non, je ne pense pas, répondit Angel en souriant. Mais c'était surtout pour souligner le fait qu'il ne fallait pas toucher à des formes de magie dont ont ignorez la dangerosité. Et qu'ont pouvaient, en cas de danger, mourir.
- Après cette aventure je n'ai jamais plus fait confiance à Enzo pour ce genre de tâche, étant donné que s'était lui qui avait dégotté cette maudite corde, ri Alyssa en donnant une petite tape à son ami.
- Hé, s'indigna son ami, ce n'est pas juste, sur certaines histoires tu n'étais pas mieux.
- Vous vous souvenez de Lady Godiva ? demanda Leïla en se rappelant des souvenirs.
- Difficile d'oublier, répondit Enzo, d'un ton rêveur. Pour deux raisons, la première c'était que c'était il y a moins de quatre mois et la deuxième que c'est la femme la plus...
- Ouais ça va ont à compris, interrompit Alyssa en envoyant un regard noir à Enzo. Pas la peine de terminer ta phrase.
- C'est quoi cette histoire ? demanda George. Et c'est qui Lady Godiva ?
- Lady Godiva était une femme du Moyen âge, expliqua Leïla, une femme très indépendante pour l'époque. Elle voulait forcer son mari à arrêter de faire payer des taxes, mais son mari était manipulé par Lord Dyson, un démon. Et pour arrêter les taxes elle a dû chevaucher son cheval nu dans les rues pour appeler la population.
- Ah, se contenta de dire Fred et George en étouffant une exclamation.
- Je vous prévient tout de suite les mecs, elle avait une longueur suffisante de cheveux pour dissimuler tout ce qu'il y avait à cacher, avertit Alyssa.
- Mais le truc le voilà, poursuivit Leïla après l'interruption de son amie. Pendant une réunion, où il était question de l'avenir de l'école après la mort de l'ancien directeur, Duncan à jouer avec son bouquin d'histoire où été inscrit l'histoire de Lady Godiva. Et on ne sait pas comment, il a réussi à la faire apparaître sur son cheval et ne portant pas de vêtements. D'un coup toutes les personnes du sexe masculin furent plus intéressé par la miss que par la réunion, et les filles à la limite par le cheval.
- Dément, dirent en chœur les jumeaux. C'est quoi la suite de l'histoire ?
- Elle est beaucoup moins drôle, repris cette fois Angel avec une légère grimace. Le truc c'est que quand Duncan à fait apparaître Lady Godiva, il a aussi fait apparaître Lord Dyson. Et ce démon à pour pouvoir de faire ressortir la colère des gens et de l'exposer à l'air libre.
- Ça ne doit pas être cool quand tu as le pouvoir d'empathie, répondit Fred en grimaçant.
- En effet, affirma Leïla, mais je n'étais pas à cette réunion contrairement aux autres. Mais quand je suis arrivé dans le hall, c'était le carnage. La plupart des étudiants se battait entre eux, les professeurs aussi et même un des fondateurs a attaqué Paige. Mais il y a une chose qui à prit le pas sur mon pouvoir d'empathie. Enzo et Angel aussi se battaient mais c'était surtout Alyssa qui m'inquiétait, elle était en train de se battre avec Sleek, un crétin, et au moment où il l'a jeté à terre, j'ai utilisé mon pouvoir de télékinésie et je l'ai fait passer par la fenêtre.
Elle reprit son souffle comme si ces souvenirs lui avait fait du mal et repris son récit.
- A la base je voulais seulement l'écarter d'Alyssa en le repoussant, mais la colère que je ressentais grâce à mon pouvoir à donner plus de puissance à la télékinésie, et à la place de simplement s'écrouler face à la fenêtre, il l'a traversé et a failli se tuer. Si Paige n'était pas intervenu il serait mort, je l'aurai tué.
- Il y a eu des répercussions ? demanda George.
- Je l'ai ai évité de justesse. Paige à clamer en ma faveur accusant le démon, mais si elle n'était pas intervenue, j'aurais sûrement perdu mes pouvoirs et on m'aurait effacé les souvenirs. Ne me rappelant rien du monde magique
Finalement ils reprirent la discussion sur les meilleures farces et bientôt quinze heures sonna. N'ayant pas déjeuner, les jumeaux proposèrent d'aller à la cuisine chercher un petit en-cas, ce qu'ils acceptèrent avec joie.
- Ce sont des elfes ? demanda Alyssa étonné alors qu'ils redescendaient dans le parc pour manger leur en-cas après avoir fait un tour dans les cuisines.
- Oui, des elfes de maison, répondit Fred en enfournant un gâteau dans a bouche. C'est leur vocation si on peut dire. Beaucoup de sorciers ont des elfes de maison chez eux. Notre mère en voulait un, mais tout ce qu'on a, c'est une goule à moitié dingue.
- Personnellement je trouve ça répugnant, dit Leïla, ce sont des êtres vivants, pas des objets.
George haussa les épaules et se contenta de dire :
- Dans ce cas-là, tu risques de bien t'entendre avec Hermione. Elle a créé un truc qui s'appelle la SALE.
- La SALE ? demanda Angel en piochant dans les gâteaux.
- Ouais, ça veut dire Société d'Aide à la Libération des Elfes, je crois, ou un truc du genre, informa Fred.
- Et bien je trouve qu'elle a bien fait, répondit Leïla en prenant le parti d'Hermione. Avoir des esclaves n'est pas vraiment une chose que j'accepte.
- Mais ce ne sont pas des esclaves, contredit George.
- Alors c'est quoi ? interrogea Leïla en le regardant dans les yeux et en haussant un sourcil.
Mais George ne répondit pas.
- Chez nous ont à pas du tout ce genre de culture, informa Enzo. Enfaîtes la plupart des sorciers vivent comme des êtres humains normaux.
- Ah bon, alors ça sert à quoi que vous alliez à l'école si pour finir, c'est pour faire un métier moldu ? demanda Fred en s'arrêtant.
- Le diplôme qu'on obtient à la fin de nos études, expliqua Alyssa, ne sert pas à être qualifier pour un métier. Mais il sert à nous dire qu'on est au point en sorcellerie et qu'on sera capable de sauver des innocents et de vaincre des démons sans trop de problèmes. Qu'on pourra cheminer sans l'école.
- C'est pour ça qu'en dernière année on ne passe pas d'examens mais ont écrit une thèse d'une trentaine de page sur un démon. Et la directrice juge si on est prêt à faire nos preuves dans le monde "réel", compléta Angel.
- Au faîtes en parlant de ça, dit Enzo en se tournant vers Leïla. Ça avance la tienne ?
- Ouais pas mal, le démon que j'ai choisi à pas mal vécu donc ça aide, répondit Leïla en restant vague. Et toi Alyssa ?
- J'ai déjà fait au moins un quart de la thèse. Tu n'imagines par la quantité d'infos sur Tempus qui a à dire, révéla son amie.
Ils passèrent le restant de l'après-midi à se promener dans le château. Fred et George initièrent Angel et Enzo au Quidditch, sous une pluie assez torrentielle, tandis que les deux filles les regardaient dans les gradins. Elles apprécièrent particulièrement le moment où Angel perdit l'équilibre et où Fred du venir à son secours.
Quand le clocher sonna dix-huit heures moins dix, les jumeaux, Angel et Enzo rentrèrent dans leurs dortoirs respectifs pour se changer avant de dîner.
- Tu n'es pas trop stressé ? demanda Alyssa en enlevant ses vêtements mouillés. Tu n'as pas trop peur d'être sélectionnée ?
- J'ai plus vraiment le temps d'angoissé, Alyssa, soupira Leïla en fouillant dans son armoire.
- En tout cas moi, j'avoue que j'ai un peu peur, souligna Alyssa en mettant des collants noirs.
- Peur de quoi ? fit Leïla en se retournant vers son amie. D'être sélectionné ?
- Non, pas ça. Mais plutôt le fait que si toi et moi ne sommes pas sélectionné ce soit ton frère ou Sleek, tu comprends ?
- C'est vrai que de ce point de vue...idéalisa Leïla en mettant son haut à lacets noir.
- Enfin on verra bien, dit Alyssa en haussant les épaules.
Elle mit sa tunique rouge, Leïla enfila son pantalon taille basse délavé et elles descendirent dans la Grande Salle où les jumeaux, Enzo et Angel était installé. La Grande Salle, éclairée par des chandelles, était quasiment pleine lorsqu'ils y pénétrèrent.
La Coupe de Feu avait été déplacée et se trouvait maintenant sur la table des professeurs, devant la chaise vide de Dumbledore.
- Ça n'as pas encore commencé ? interrogea Alyssa en s'asseyant à côté d'Angel tandis que Leïla prenait place à côté d'Enzo.
- Ça ne devrait plus tarder, répondit Angel et une quantité de plats apparut comme la veille sur la table.
- T'as le mot juste Angel, plaisanta Leïla en tripotant son collier qu'elle portait quotidiennement autour du cou. Comme toujours.
Beaucoup d'élèves n'étaient pas très intéressée par le festin mais plus par le temps qu'il restait avant qu'ils annoncent qui étaient les champions. Leïla ne l'aurait jamais avoué même sous la torture, mais elle commençait sérieusement à angoissé. Tout au long du repas elle jetait des coups d'œil fréquent à la table des Serpentard, où son frère avait élu domicile. Mais ce qui agaça le plus Leïla, c'est que Liam ne se sentait pas si stressé que ça. Même si elle ne l'aurait jamais dit, elle reconnaissait qu'il savait merveilleusement bien maîtriser ses sentiments, et pourtant ce ne fut pas chose aisé sachant que toute l'école devait ressentir des émotions de crainte, d'excitation, d'angoisse et de bien d'autres. Elle-même elle avait du mal à faire barrière.
Au bout d'un long moment, les derniers reliefs du festin disparurent de la vaisselle d'or qui retrouva instantanément son éclat. La rumeur des conversations s'intensifia, puis laissa place à un soudain silence lorsque Dumbledore se leva. À ses côtés, le professeur Karkaroff, Madame Maxime et Paige semblaient aussi tendus et impatients que les autres. Ludo Verpey, le visage rayonnant, lançait des clins d'œil complices à divers élèves. Seul Mr Croupton paraissait indifférent. Il avait presque l'air de s'ennuyer.
- Voilà, dit Dumbledore, la Coupe de Feu ne va pas tarder à prendre sa décision. Je pense qu'il faudra attendre encore une minute. Lorsque le nom des champions sera annoncé, je demanderai aux heureux élus de venir jusqu'ici et d'aller se regrouper dans la pièce voisine - il indiqua d'un geste la porte située derrière la table des professeurs – où ils recevront leurs premières instructions.
Il prit alors sa baguette magique et fit un grand geste de la main. Aussitôt, toutes les chandelles s'éteignirent, sauf celles qui éclairaient l'intérieur des citrouilles évidées, et la
Grande Salle fut plongée dans la pénombre. Les flammes bleues, étincelantes, qui jaillissaient de la Coupe, brillaient à présent avec un tel éclat qu'elles faisaient presque mal aux yeux. Tout le monde regardait, dans l'attente... Quelques élèves jetaient des coups d'œil à leur montre...
- Maintenant, murmura Lee Jordan, assis à proximité de Harry.
Brusquement, les flammes de la Coupe de Feu devinrent à nouveau rouges, projetant une gerbe d'étincelles. Un instant plus tard, une langue de feu jaillit et un morceau de parchemin noirci voleta dans les airs. L'assemblée retint son souffle.
Dumbledore attrapa le morceau de parchemin et le tint à bout de bras pour lire à la lumière des flammes, redevenues bleues, le nom qui y était inscrit.
- Le champion de Durmstrang, annonça-t-il d'une voix forte et claire, sera Viktor Krum.
- Pas de surprise ! s'écria Ron tandis qu'un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations retentissait dans la salle.
Leïla regarda Viktor Krum se lever de la table des Serpentard et se diriger vers Dumbledore de sa démarche gauche. Il longea la table des professeurs et disparut derrière la porte qui donnait accès à la pièce voisine.
- Bravo, Viktor ! lança Karkaroff d'une voix si tonitruante que chacun put l'entendre distinctement malgré le tumulte des applaudissements. Je savais que vous en étiez capable !
Le silence revint et tout le monde reporta son attention sur la Coupe dont les flammes rougeoyèrent à nouveau. Un deuxième morceau de parchemin en jaillit, projeté par une langue de feu.
- Le champion de Beauxbâtons, annonça Dumbledore, sera une championne. Il s'agit de Fleur
Delacour !
- C'est elle, Ron ! s'exclama Harry, alors que la jeune fille qui ressemblait à un mannequin se levait avec grâce, rejetait en arrière son voile de cheveux blond argenté et s'avançait d'une démarche élégante entre les tables des Serdaigle et des Poufsouffle.
- Oh, regarde, il y en a qui sont déçus, dit Hermione dans le vacarme des acclamations, en montrant d'un signe de tête les autres élèves de Beauxbâtons.
« Déçus » était un euphémisme, songea Leïla. Deux filles avaient fondu en larmes, sanglotant la tête dans leurs bras.
Lorsque Fleur Delacour eut disparu à son tour dans la pièce voisine, le silence régna à nouveau mais, cette fois, la tension était telle qu'on avait presque l'impression de pouvoir la toucher du doigt.
Le prochain champion désigné, serait soit celui de Poudlard ou soit celui de la School Magic...
Une fois de plus, les flammes de la Coupe rougeoyèrent. Des étincelles jaillirent, une langue de feu se dressa dans les airs et Dumbledore attrapa du bout des doigts le troisième morceau de parchemin. Leïla et Alyssa soufflèrent un bon coup. Leïla pu apercevoir Paige qui c'était levé, les doigts crispés sur le dos de sa chaise. Enfin après ce qui parut une éternité Dumbledore parla :
- Le champion de la School Magic sera...
A ce moment-là Leïla crut rater un battement de cœur après avoir entendu la fin de sa phrase.
- Leïla Black, annonça à haute voix Dumbledore.
Tout ceux de la School Magic, à part Liam, Sleek et Will, applaudirent et Paige claqua des mains respectueusement en ayant une pensée sans doute un peu résignée. Mais beaucoup restèrent sous le choc. Le nom "Black" se répandit comme une traînée de poussière dans la Grande Salle.
- Qu'est-ce que t'attend ? fit Alyssa à Leïla en la poussant. Vas-y !
Leïla se leva donc les jambes un peu engourdies, et traversa l'allée qui lui sembla tellement longue. Les applaudissements de la School Magic résonnaient encore, tandis que chaque élève tendait le cou pour mieux la voir. Elle ne put s'empêcher de lancer un petit sourire en coin à son frère quand elle passa devant lui pour lui montrer qu'elle avait gagné. D'ailleurs, lui été plus pâle qu'elle ne l'avait jamais vu. Quand elle arriva au niveau de Paige celle-ci lui fit un petit sourire encourageant, elle aperçut aussi le regard noir qui la fusilla d'un professeur dont-elle ignorait le nom. Elle passa finalement la porte qui dû la mener à la pièce voisine.
La Coupe échappa une langue de feu une fois encore et Dumbledore attrapa le dernier bout de parchemin.
- Le champion de Poudlard, annonça-t-il, est Cedric Diggory !
- Oh, non ! s'écria Ron mais personne d'autre que Harry ne l'entendit.
Les acclamations qui s'élevaient de la table voisine étaient trop assourdissantes. Tous les élèves de Poufsouffle s'étaient levés d'un bond, hurlant et tapant des pieds, tandis que Cedric, avec un grand sourire, se dirigeait vers la porte située derrière la table des professeurs. Les applaudissements en son honneur se prolongèrent si longtemps que Dumbledore dut attendre un bon moment avant de pouvoir reprendre la parole.
- Excellent ! s'exclama Dumbledore d'un air joyeux, quand le vacarme eut pris fin. Nous avons à présent nos quatre champions. Je suis sûr que je peux compter sur chacune et chacun d'entre vous, y compris les élèves de Durmstrang, de la School Magic, et de Beauxbâtons, pour apporter à nos champions tout le soutien possible. En encourageant vos champions, vous contribuerez à instaurer...
Mais Dumbledore s'arrêta soudain de parler et tout le monde vit ce qui l'avait interrompu.
Le feu de la Coupe était redevenu rouge. Des étincelles volaient en tous sens et une longue flamme jaillit soudain, projetant un nouveau morceau de parchemin.
D'un geste qui semblait presque machinal, Dumbledore tendit la main et attrapa le parchemin entre ses longs doigts. Il le tint à bout de bras et lut le nom qui y était inscrit. Un long silence s'installa, pendant lequel il continua de fixer le parchemin, tous les regards tournés vers lui.
Enfin, Dumbledore s'éclaircit la gorge et lut à haute voix :
- Harry Potter.
Harry resta immobile, conscient que toutes les têtes s'étaient à présent tournées vers lui. Il était comme assommé, pétrifié. Il était en train de rêver. Ou bien il avait mal entendu.
Il n'y eut pas le moindre applaudissement. Une sorte de bourdonnement, comme celui d'un essaim d'abeilles en colère, montait peu à peu dans la Grande Salle. Certains s'étaient levés pour mieux voir Harry figé sur sa chaise. Alyssa et Angel se regardèrent puis tournèrent leur tête vers Harry qui était dans la plus totale incompréhension. Enzo, lui regardait les professeurs qui eux aussi était pour le moment figé.
A la Grande Table, le professeur McGonagall se dressa d'un bond et se précipita pour murmurer quelque chose à l'oreille du professeur Dumbledore qui fronça légèrement les sourcils.
Harry se tourna vers Ron et Hermione. Derrière eux, il vit les élèves assis à la longue table de
Gryffondor le regarder bouche bée.
- Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe, dit Harry avec un air de totale incompréhension. Je n'ai rien fait, vous le savez bien.
Ron et Hermione le regardèrent avec la même expression ahurie.
A la Grande Table, le professeur Dumbledore adressa un signe de tête approbateur au professeur McGonagall.
- Harry Potter ! répéta-t-il. Harry ! Venez ici, s'il vous plaît !
- Vas-y, murmura Hermione en le poussant avec douceur.
Harry se leva, se prit les pieds dans l'ourlet de sa robe de sorcier et trébucha légèrement. Puis il s'avança entre les tables de Gryffondor et de Poufsouffle. Il eut l'impression de parcourir une distance interminable. La table des professeurs lui paraissait inaccessible et il sentait des centaines de regards posés sur lui, comme des faisceaux de projecteurs. Le bourdonnement augmenta d'intensité. Il lui sembla avoir marché une heure lorsqu'il se retrouva enfin devant
Dumbledore, les yeux de tous les professeurs fixés sur lui.
- Dans la pièce voisine, Harry, dit Dumbledore sans le moindre sourire.
Harry longea la table. Hagrid était assis tout au bout et, contrairement à son habitude, il ne lui adressa aucun signe, ni geste de la main, ni clin d'œil. Il avait l'air abasourdi et se contenta, comme les autres, de le regarder passer. Harry ouvrit la porte et se retrouva dans une pièce beaucoup plus petite, dont les murs étaient recouverts de portraits représentant des sorcières et des sorciers. Face à lui, un magnifique feu de bois ronflait dans la cheminée.
Les visages peints sur les tableaux se tournèrent vers lui pour le regarder. Il vit une vieille sorcière desséchée sortir de son cadre et se rendre dans celui d'à côté où elle murmura quelque chose à l'oreille d'un sorcier avec une grosse moustache de morse.
Viktor, Cedric,Fleur et Leïla s'étaient regroupés autour du feu. Leurs silhouettes qui se détachaient contre les flammes avaient quelque chose d'étrangement impressionnant. Krum, le dos voûté, l'air maussade, était appuyé contre le manteau de la cheminée, légèrement à l'écart des trois autres. Cedric, les mains derrière le dos, contemplaient le feu. Leïla elle était aussi devant la cheminée. Fleur Delacour se retourna lorsque Harry entra et rejeta en arrière son long voile de cheveux blond argenté.
- Bon, alors, qu'est-ce qui se passe, maintenant ? dit-elle. Il faut revenir dans la salle, ou quoi ?
- Il se passe quelque chose, Harry ? demanda doucement Leïla
Apparemment, elles pensaient qu'il était venu leur transmettre un message. Harry ne savait comment expliquer ce qui venait de se produire. Il se contenta de rester là, immobile, à regarder les quatre champions. Il fut alors frappé de voir qu'ils étaient tous les quatre très grands.
Il y eut derrière eux un bruit de pas précipités et Ludo Verpey entra dans la pièce. Prenant
Harry par le bras, il l'entraîna vers la cheminée.
- Extraordinaire ! murmura-t-il en lui pressant le bras. Absolument extraordinaire ! Messieurs... Mademoiselle, ajouta-t-il à l'adresse des quatre autres, permettez-moi de vous présenter – si incroyable que cela puisse paraître – le cinquième champion du Tournoi des Quatre Sorciers !
Viktor Krum se redressa. Son visage renfrogné s'assombrit encore davantage tandis qu'il toisait Harry. Cedric paraissait stupéfait. Leïla, elle haussa un sourcil comme si elle n'avait pas tout compris. Elle regarda alternativement Verpey et Harry comme elle avait mal entendu. Fleur Delacour, en revanche, rejeta à nouveau ses cheveux en arrière et sourit.
- Toujours le mot pour rire, mon cher monsieur Véerpé, dit-elle. C'est ce qu'on appelle l'humour britannique, j'imagine ?
- Pour rire ? répéta Verpey, déconcerté. Mais non, pas du tout ! Le nom de Harry vient de sortir de la Coupe de Feu !
Krum fronça légèrement ses épais sourcils. Cedric avait toujours une expression de stupéfaction polie. Leïla s'interrogeait de plus en plus.
Fleur eut un air choqué.
- Enfin, voyons, c'est insensé, il y a eu une erreur ! Qu'est-ce que c'est que cette organisation ? dit-elle à Verpey d'un ton supérieur. C'est impossible, ce garçon est beaucoup trop jeune.
- Nous sommes tous très étonnés, répondit Verpey en se caressant le menton et en souriant à
Harry. Mais, comme vous le savez, la règle de l'âge minimum n'a été instituée que cette année, par mesure de sécurité. Et comme son nom est sorti de la Coupe... Je pense qu'à ce stade, il n'est plus possible de reculer... C'est dans le règlement, on est obligé de... Harry n'a plus qu'à faire de son mieux pour...
La porte s'ouvrit à nouveau derrière eux et plusieurs personnes entrèrent dans la pièce : le professeur Dumbledore, suivi de près par Mr Croupton, puis le professeur Karkaroff, Madame
Maxime, Paige, le professeur McGonagall et enfin le professeur dont Leïla ignorait le nom qui l'avait fusillé du regard quelques minutes plus tôt, avant d'apprendre que c'était le professeur Rogue, maître des potions. Leïla eut le temps d'entendre le brouhaha qui résonnait dans la Grande Salle avant que le professeur McGonagall referme la porte.
- Madame Maxime ! s'exclama aussitôt Fleur en se précipitant vers sa directrice. Ils viennent de nous dire que ce petit garçon allait participer au tournoi ! Vous vous rendez compte ? C'est insensé !
Leila sentit, malgré son état de choc, Harry qui ressentait une bouffée de colère monter en lui.
Madame Maxime s'était redressée de toute sa taille immense. Le sommet de sa tête frôla le lustre garni de chandelles qui était suspendu au plafond et sa gigantesque poitrine recouverte de satin noir enfla démesurément.
- Dambleudore, pouveuz-vous me dire ce que signifie ceutte pleusanterie ? demanda-t-elle d'un ton impérieux.
- J'aimerais également le savoir, Dumbledore, ajouta le professeur Karkaroff.
Il avait un sourire figé et ses yeux bleus ressemblaient à deux glaçons.
- Deux champions de Poudlard ? Je ne me souviens pas d'avoir entendu dire que l'école d'accueil avait le droit de faire concourir deux champions – ou bien n'aurais-je pas lu le règlement avec suffisamment d'attention ?
Il eut un petit rire sarcastique.
- Tout cela me pareut absolument impossible, dit Madame Maxime, qui avait posé sur l'épaule de Fleur une de ses énormes mains ornées de superbes opales. Potdelard ne peut pas avoir deux champions. Ce sereut beaucoup trop injuste.
- Nous pensions que votre Limite d'Age suffirait à éloigner les candidats trop jeunes, Dumbledore, dit Karkaroff, avec le même sourire figé, mais le regard plus glacial que jamais. Sinon, nous aurions bien entendu sélectionné un plus grand nombre de candidats dans nos propres écoles.
- Potter est le seul responsable de cette situation, Karkaroff, dit Rogue à voix basse.
Ses yeux étincelaient de méchanceté.
- Dumbledore ne doit pas être tenu pour responsable de l'obstination de Potter à violer les règlements. Depuis qu'il est entré dans cette école, il a consacré la plus grande partie de son temps à dépasser les limites... Il vient d'en franchir une de plus...
- Merci, Severus, dit Dumbledore d'un ton ferme.
Rogue se tut mais ses yeux continuaient à flamboyer de hargne derrière les cheveux noirs et graisseux qui lui tombaient sur le front.
A présent, le professeur Dumbledore s'était tourné vers Harry qui soutint son regard en essayant de déchiffrer ce que ses yeux exprimaient derrière ses lunettes en demi-lune.
- Harry, est-ce que tu as mis ton nom dans la Coupe de Feu ? demanda Dumbledore d'un ton très calme.
- Non, répondit Harry.
Rogue laissa échapper une expression d'incrédulité mêlée d'agacement.
- As-tu demandé à un élève plus âgé de déposer ton nom à ta place dans la Coupe ? interrogea le professeur Dumbledore, sans prêter attention à Rogue.
- Non ! répondit Harry avec véhémence.
- Enfin, voyons, c'eust insenseu, Dambleudore, ce garçon ment ! s'écria Madame Maxime.
Rogue, à présent, hochait la tête, les lèvres pincées.
- Non, il ne ment pas, interrompit Leïla en se redressant.
- Leïla ! prévint Paige autoritairement. Ce n'est pas le moment.
- Si, laissez là s'exprimer, rassura le professeur Dumbledore en scrutant du regard Leïla. Comment savez-vous ça, Miss Black ?
- Leïla suffit, dit-elle avec une petite grimace. J'ai le pouvoir d'empathie, je suis capable de ressentir, si je le veux, toutes les émotions des personnes ici présente. Et je vous assure que Harry ne ment pas, il est aussi choqué que nous tous.
- Elle a raison, professeur, dit Paige en soupirant. Je connais bien ce pouvoir, étant donné que ma sœur le possédait, et les émotions ne mentent pas.
- Il n'aurait pas pu franchir la Limite d'Age, dit sèchement le professeur McGonagall, nous sommes tous d'accord là-dessus...
- Dambleudore a dû commeuttre une eurreur en deussinant ceutte ligne, répliqua Madame
Maxime avec un haussement d'épaules.
- C'est possible, bien-sûre, admit poliment Dumbledore.
- Dumbledore, vous savez parfaitement que vous n'avez commis aucune erreur ! s'indigna le professeur McGonagall. Quelle absurdité, vraiment ! Harry n'aurait pas pu franchir cette ligne lui-même et comme le professeur Dumbledore le croit quand il dit qu'il n'a pas demandé à un élève plus âgé de le faire pour lui, je suis convaincue que cela devrait nous suffire ! Et de plus le témoignage de Miss Black nous le prouve !
Elle lança un regard furieux au professeur Rogue.
- Mr Croupton... Mr Verpey, dit Karkaroff d'une voix à nouveau onctueuse, vous êtes nos... heu... juges impartiaux. Vous reconnaîtrez sûrement avec nous que cette situation n'est pas du tout conforme au règlement ?
Verpey épongea avec un mouchoir son visage rond et juvénile et regarda Mr Croupton qui se tenait à l'écart du cercle de lumière que diffusaient les flammes de la cheminée, caché dans l'ombre. Il avait un air un peu inquiétant et paraissait plus âgé dans la demi-obscurité qui donnait à son visage l'apparence d'une tête de mort. Lorsqu'il prit la parole, ce fut du même ton cassant qu'à l'ordinaire :
- Nous devons respecter les règles, dit-il, et les règles indiquent clairement que les candidats dont les noms sortent de la Coupe de Feu doivent participer au tournoi.
- Vous pouvez le croire, Barty connaît le règlement par coeur, dit Verpey, le visage rayonnant, en se tournant vers Karkaroff et Madame Maxime comme si le débat était clos.
- J'insiste pour qu'on soumette à nouveau la candidature de mes autres élèves, dit Karkaroff, qui avait abandonné son ton doucereux.
Il ne souriait plus du tout et une horrible expression était apparue sur son visage.
- Vous allez remettre en place la Coupe de Feu et nous continuerons à y déposer des noms jusqu'à ce que chaque école ait deux champions. Ce n'est que justice, Dumbledore.
- Voyons, Karkaroff, vous savez bien que c'est impossible, dit Verpey. La Coupe vient de s'éteindre, elle ne se rallumera pas avant le début du prochain tournoi...
- ... auquel Durmstrang ne participera certainement pas ! s'emporta Karkaroff. Après toutes nos réunions, toutes nos négociations, tous nos compromis, je ne m'attendais pas à voir se produire une chose pareille ! Je me demande si je ne ferais pas mieux de partir tout de suite !
- Des menaces en l'air, Karkaroff, grogna une voix près de la porte. Vous ne pouvez pas retirer votre champion maintenant. Il doit concourir. Tous doivent concourir. Ils sont liés par un contrat magique, comme l'a dit Dumbledore. Pratique, non ?
Maugrey venait d'entrer dans la pièce. Il s'avança vers la cheminée de sa démarche claudicante, ponctuée par le claquement de sa jambe de bois.
- Pratique ? s'étonna Karkaroff. Je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire,
Maugrey.
Il s'efforçait d'adopter un ton dédaigneux, comme si ce que disait Maugrey ne méritait pas son attention, mais Leïla remarqua que ses mains le trahissaient : il avait serré les poings.
- Vraiment ? reprit Maugrey avec le plus grand calme. C'est pourtant très simple, Karkaroff. Quelqu'un a mis le nom de Harry dans cette Coupe en sachant très bien qu'il serait obligé de concourir s'il était choisi.
- De toute euvidence, c'euteut queulqu'un qui vouleut doubleu leus chances de Potdelard ! dit
Madame Maxime.
- Je suis tout à fait d'accord avec vous, Madame Maxime, dit Karkaroff en s'inclinant devant elle. Je vais porter plainte auprès du ministère de la Magie et auprès de la Confédération internationale des mages et sorciers...
- S'il y a quelqu'un qui devrait se plaindre, c'est plutôt Potter, rugit Maugrey. Mais... c'est bizarre... il est le seul que je n'entende pas parler...
- Enfin, c'est insensé ! De quoi se plaindrait-il ? s'écria Fleur Delacour en tapant du pied. Il a la chance de pouvoir concourir ! Pendant des semaines, nous avons tous espéré qu'on nous choisirait ! Pour être l'honneur de notre école ! Et pouvoir en plus gagner mille Gallions... Il y en a qui seraient prêts à mourir pour ça !
- Quelqu'un espère peut-être que Potter va en mourir, en effet, dit Maugrey, d'une voix qui n'était plus qu'un grondement.
Un silence tendu suivit ses paroles.
Ludo Verpey, qui paraissait anxieux, à présent, se mit à sautiller sur place.
- Maugrey, mon vieux..., dit-il. Qu'est-ce que tu nous racontes ?
- Nous savons tous que le professeur Maugrey considère qu'il a perdu sa matinée si, à l'heure du déjeuner, il n'a pas découvert au moins six complots pour le tuer, dit Karkaroff d'une voix forte. Et apparemment, il apprend également à ses élèves à redouter les tentatives d'assassinat.
Je ne suis pas sûr que ce soit une grande qualité pour un professeur de défense contre les forces du Mal, Dumbledore, mais il faut croire que vous avez vos raisons.
- Alors, d'après vous, c'est moi qui imagine tout ça ? grogna Maugrey. J'ai des visions ? Vous savez bien qu'il fallait un sorcier expérimenté pour mettre le nom de ce garçon dans la Coupe...
- Queulle preuve pouveuz-vous nous apporteu de ce que vous avanceuz ? demanda Madame Maxime avec un geste dédaigneux d'une de ses immenses mains.
- La personne qui a fait ça a réussi à tromper la vigilance d'un objet d'une grande force magique ! répondit Maugrey. Il faudrait être capable de jeter un très puissant sortilège de
Confusion pour embrouiller la Coupe de Feu au point de lui faire oublier que seules quatre écoles peuvent participer au tournoi... Je pense qu'on a dû soumettre la candidature de Potter sous le nom d'une cinquième école, pour faire croire qu'il était le seul dans sa catégorie...
- Vous semblez avoir beaucoup réfléchi à la question, Maugrey, fit remarquer Karkaroff d'un ton glacial. C'est en effet une hypothèse très ingénieuse. Mais je crois savoir qu'il y a quelque temps, vous vous êtes mis dans la tête que l'un de vos cadeaux d'anniversaire contenait un oeuf de Basilic astucieusement déguisé et que vous l'avez réduit en miettes, avant de vous apercevoir qu'il s'agissait d'un réveil de voyage. Vous comprendrez donc que nous ne vous prenions pas entièrement au sérieux...
- Certains profitent des occasions les plus anodines pour parvenir à leurs fins, répliqua Maugrey d'une voix menaçante. C'est mon travail de penser aux moyens qu'emploient les adeptes de la magie noire, Karkaroff... Vous devriez vous en souvenir...
- Alastor ! dit Dumbledore d'un ton de reproche.
Le professeur Maugrey se tut, posant un regard satisfait sur Karkaroff, dont le visage était devenu écarlate.
- Comment cette situation a-t-elle été créée, nous n'en savons rien, dit Dumbledore en s'adressant à l'ensemble des personnes présentes. Il me semble cependant que nous n'avons d'autre choix que de l'accepter. Cedric et Harry ont été choisis tous les deux pour concourir dans le tournoi. C'est donc ce qu'ils vont faire...
- Meus enfin, Dambleudore...
- Ma chère Madame Maxime, si vous avez une autre solution à nous proposer, je serais enchanté de l'entendre.
Dumbledore attendit, mais Madame Maxime resta silencieuse, se contentant de lancer des regards noirs. Elle n'était d'ailleurs pas la seule. Rogue avait l'air furieux, Karkaroff était livide. Seul Verpey paraissait plutôt content.
- Bon, alors, on s'y met ? dit-il avec un grand sourire en se frottant les mains. Il faut qu'on donne leurs instructions aux champions, n'est-ce pas ? Barty, à vous l'honneur.
Mr Croupton sembla émerger d'une profonde rêverie.
- Oui, dit-il, les instructions. C'est ça... La première tâche...
Il s'avança dans la lumière que diffusaient les flammes de la cheminée.
- La première tâche aura pour but de mettre votre audace à l'épreuve, poursuivit-il en s'adressant à Harry, Cedric, Fleur, Leïla et Krum. Nous ne vous dirons donc pas à l'avance en quoi elle consistera. Le courage face à l'inconnu est une qualité très importante pour un sorcier... Très importante... Cette première tâche se déroulera le vingt-quatre novembre, devant les autres élèves et devant le jury. Les champions n'ont pas le droit de demander ou d'accepter une quelconque aide de leurs professeurs. Ils affronteront la première épreuve armée seulement de leur baguette magique – ou de vos pouvoirs Miss Black –. Lorsque la première tâche sera terminée, des informations concernant la deuxième tâche leur seront communiquées. Compte tenu du temps et de l'énergie exigés par les diverses épreuves du tournoi, les champions seront dispensés de passer les examens de fin d'année.
Ce qui bien-sûre n'excluait pas Leïla de devoir rendre sa thèse en fin d'année.
Mr Croupton se tourna vers Dumbledore.
- Je pense que c'est tout pour le moment, n'est-ce pas, Albus ?
- Il me semble, répondit Dumbledore qui regardait Mr Croupton d'un air un peu inquiet. Vous êtes sûr que vous ne voulez pas coucher à Poudlard, cette nuit, Barty ?
- Non, Dumbledore, merci, je dois retourner au ministère. C'est une période très difficile, très chargée, en ce moment... J'ai laissé le jeune Wistily s'occuper du département pendant mon absence... C'est un jeune homme très enthousiaste... Et même un peu trop pour dire la vérité...
- Vous prendrez bien un verre avec nous, avant de partir ? proposa Dumbledore.
- Allons, Barty, faites donc comme moi ! Moi, je reste ! dit Verpey d'un air jovial. Tout se passe à Poudlard, maintenant, c'est beaucoup plus excitant que de retourner au bureau !
- Je ne crois pas, Ludo, répliqua Croupton.
Il avait retrouvé le ton d'impatience qu'on lui connaissait.
- Professeur Karkaroff, Madame Maxime, Miss Matthews un dernier verre avant d'aller se coucher ? dit Dumbledore.
Mais Madame Maxime avait déjà pris Fleur par les épaules et l'emmenait d'un pas vif. Leïla les entendit parler à toute allure tandis qu'elles retournaient dans la Grande Salle. Karkaroff fit signe à Krum et tous deux sortirent à leur tour de la pièce, mais sans échanger un mot.
- C'est très gentil à vous, professeur. Mais je crois qu'une bonne nuit de sommeil nous fera le plus grand bien, déclina poliment Paige.
- Harry, Cedric, Leïla je vous suggère d'aller vous coucher, dit Dumbledore en leur adressant un sourire. Je suis sûr que vos camarades de Gryffondor, Poufsouffle et de la School Magic vous attendent pour fêter l'événement et il serait vraiment trop dommage de les priver d'une si belle occasion de faire le plus de désordre et de bruit possible.
Harry lança un coup d'œil à Cedric et à Leïla qui approuvèrent d'un signe de tête et ils sortirent ensemble de la pièce.
La Grande Salle était déserte, à présent. La flamme des chandelles faiblissait, éclairant les sourires en dents de scie des citrouilles d'une lueur incertaine, inquiétante.
- Alors, dit Cedric en esquissant un sourire, on va de nouveau jouer l'un contre l'autre !
- J'imagine, répondit Harry, incapable d'ajouter un mot.
- Maintenant, dis-moi... reprit Cedric alors qu'ils atteignaient le hall d'entrée qui n'était plus éclairé que par des torches, en l'absence de la Coupe de Feu. Comment as-tu fait pour mettre ton nom ?
- Ce n'est pas moi qui l'ai mis, répondit Harry en levant les yeux vers lui. Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe. J'ai dit la vérité.
- C'est vrai, dit Leïla qui les avaient suivis. Il dit la vérité, mes pouvoirs ne mentent pas très souvent.
- Ah... D'accord, dit simplement Cedric. Bon... alors, à demain...
Cedric se dirigea vers une porte, située à droite de l'escalier de marbre. Lentement, Harry monta dans les étages en compagnie de Leïla.
Quand ils arrivèrent dans la salle commune un boucan retentissait. Leïla resta un quart d'heure avec ses amis à discuter et décida finalement d'aller se coucher. Demain allait être un autre jour.
Hey !
Alors voilà un nouveau chapitre !
J'espère qu'il vous plaira !
Les droit appartiennent à J.K Rowling et Constance ,
Isia31,
