Jeu Mortel
Chapitre 7 : Les Secrets De La Première Tâche.
Quand Leïla se réveilla, cette fois dans le lit d'Alyssa, celle-ci n'était plus couchée. Très étonné, car d'habitude c'était elle la première debout, elle se leva en échappant un bâillement qui ressemblait plus à un grognement qu'autre chose. Elle se dirigea vers la salle de bain où elle pensa trouver sa meilleure amie mais elle n'était pas là. Très intrigué Leïla se mit sous la douche et tandis que l'eau chaude coulait contre son corps elle laissa ses pensées vagabonder à la soirée d'hier soir, elle avait été choisi comme championne...Au début ces mots n'avaient pas de sens à ses oreilles, mais maintenant qu'elle se le répétait en boucle ça commençait à prendre sens. Mais le plus étonnant dans toute cette soirée, avait été bien-sûre le choix du ministère de laisser un adolescent de quatorze ans participer à un Tournoi qui était interdit à ceux de moins de dix-sept ans. La phrase de Maugrey avait fait travailler ses méninges, elle n'avait rien dit devant tout le monde mais en effet, si son but était de tuer Harry, c'est comme ça qu'elle aurait procédé. Mais qui voulait la mort d'Harry au point de chambouler un système entier ? Elle savait bien qui. Au fond elle savait qu'il n'avait jamais été vaincu. Mais tous dans le monde de la sorcellerie le croyait mort. En même temps imaginer qu'un mage noir terrifiant était toujours vivant réduirait à néant les espoirs de tout le monde. Affronter la vérité était parfois difficile, car on voulait s'imaginer que le monde était idyllique...
Leïla resta tant de temps sous la douche, qu'au bout d'un moment elle sentit l'eau devenir aussi froide que le pouvoir d'Alyssa. Elle sortit de la douche et se rappela brutalement la disparition de sa meilleure amie, chose très étrange un dimanche de grasse matinée...
Tandis qu'elle descendait les étages du château dans un jogging et un T-shirt noir de sport en se nouant une tresse, étrangement toutes les personnes qu'elle croisait sur son chemin la regardait bizarrement. Quand Leïla voulu demander s'il y avait un problème ceux-ci la fuyait comme la peste.
Alors qu'elle arrivait au seuil de la porte de la Grande Salle et qu'elle s'apprêtait à renter une tornade châtaigne arriva vers elle, saisi son bras et l'entraîna à l'extérieur.
- Alyssa, je peux savoir ce que tu fais ? demanda Leïla en essayant de se débattre.
- Il faut que tu viennes, dépêche-toi, répondit Alyssa en ne la lâchant pas. Enzo et Angel nous attendent là-bas.
Leïla n'essaya pas de comprendre, cessa de se débattre contre la poigne de sa meilleure amie et se laissa traîner jusqu'à l'orée de la forêt interdite, où elle découvrit Enzo et Angel adossés contre un arbre.
- Bon, maintenant qu'on est là vous pouvez m'expliquer ce qui se passe ? Et pourquoi tous les gens que je croise me dévisage depuis ce matin ? interrogea Leïla en les scannant du regard.
- Tu as dû remarquer que je me suis levé plus tôt ? débuta Alyssa tandis que Leïla hocha la tête d'un signe. Je me suis levé car je me doutais bien que l'épisode d'hier soir n'allait pas rester dans l'ombre...
- L'épisode d'hier soir ? dit Leïla d'un air sceptique.
- Ton nom, répondit Angel, tout le monde l'a entendue.
- Oh, compris enfin Leïla, visiblement la réputation de ma famille va me suivre durant toute ma vie. Et mon frère vous l'avez vu ? Que je le prévienne un minimum.
- Tu veux prévenir ton frère ? demanda Enzo, stupéfié. Pourquoi ?
- Même si ont pas les meilleurs amis du monde, il reste mon frère et on fait partie de la même famille.
- Il a déménagé dans la salle commune des Serpentard à ce qu'ont dit, annonça Alyssa, mais personne ne l'a vu descendre prendre son petit-dèj.
- Et je suppose que dans tout ça, Harry va vouloir des explications ? fit Leïla, ironique.
- Je suppose, mais je serais toi je me concentrerais sur la première tâche, répondit Angel.
- Elle est dans vingt-quatre jours, Ange, informa Leïla, donc ne t'inquiète pas j'ai le temps d'ici là.
- Tu sais en quoi elle consiste ? s'intéressa Alyssa.
- Non, pas du tout, on rentrera dans l'arène seulement armé de leurs baguettes pour eux, et de mes pouvoirs pour moi. Ça va être amusant, répondit Leïla la voix chargée de sarcasme.
- Déjà c'est dans une arène, récapitula Angel, ça veut dire que tu vas être obligé de te battre contre quelqu'un.
- Ou quelque chose, ajouta Enzo.
- Merci, les mecs, vous me remontez le moral tout à coup, ironisa Leïla.
Le lendemain alors que les quatre amis prenaient un petit-déjeuner à la table des Gryffondor. Le professeur McGonagall s'arrêtait devant chaque élève de la School Magic et lui donnait un emploi du temps.
- Miss Blanka, c'est bien ça ?
- Oui, professeur, répondit-elle en reposant sa tasse.
- Votre emploi du temps est ici même. Mais si vous voulez rajouter des matières optionnelles c'est maintenant.
- Oui, je voudrais prendre soins aux créatures magiques et divination, informa Alyssa.
Le professeur McGonagall tapota l'emploi du temps de sa baguette et les cases encore vierge se remplirent. Elle tendit ensuite le parchemin à la sorcière.
- Et vous, Mr Myrkur ?
- Soins aux créatures magique et arithmancie s'il-vous-plaît, soupira Angel.
Le professeur refit le même tour et tendit ensuite l'emploi du temps à Angel.
- Mr Acano ?
- Soins aux créatures magiques et études des runes.
Leïla le regarda comme si elle le voyait la première fois. Études des runes ? Ça ne lui correspondait pas du tout.
- Miss Black ? demanda le professeur Mcgonagall en la sortant de ses songes.
- Euh...pareil qu'Enzo, répondit celle-ci en secouant la tête.
- Bien, répondit le professeur de métamorphose en lui tendant le dernier parchemin. Votre premier cours est potions, je vous conseille fortement de ne pas être en retard. La salle de classe est dans les cachots, suivez les sixièmes années de Gryffondor, c'est aussi leur premier cours de la journée.
Puis sans un mot elle s'éloigna, laissant les quatre amis entre eux.
- Études des runes ? demanda à haute voix Leïla à Enzo.
- Toi aussi tu l'as pris.
- Non, mais études des runes ? Tu n'es déjà pas fichu de faire la différence entre un pentagramme et un triquetra. Mais là tu cours à la catastrophe.
- Je ne suis pas si mauvais que ça et au pire tu seras là, souri Enzo puis il consulta sa montre. Ont feraient mieux d'y aller sinon on va être en retard.
Ils suivirent les jumeaux Weasley qui était avec identifia Leïla, Angelina et Alicia.
- Vous aussi vous avez potions ? demanda Alicia aux quatre quand ils arrivèrent à leur hauteur.
Alyssa et Enzo hochèrent sinistrement la tête.
- Ah, je comprends. Vous n'aimez pas les potions, commenta Angelina.
- Ce n'est pas qu'ils n'aiment pas ça. C'est juste qu'ils ne sont absolument pas doués, rectifia Angel.
Alyssa et Enzo eurent le même réflexe de lui tirer puérilement la langue.
- Et bien dans ce cas vous pourrez aussi détester le professeur, compléta Fred.
- C'est celui qui a un air sinistre et des cheveux noir et gras ? demanda Enzo.
- En personne, répondit George, mais ne vous en faîtes pas il déteste tout le monde. A part peut-être les Serpentard mais c'est normal, c'est leur directeur de maison.
- Je sens qu'il va vraiment me haïr, pressentis Alyssa.
Quand ils arrivèrent devant la porte de la salle de potion dans le cachot pratiquement le plus sinistre que Leïla n'eut jamais vu, ils attendirent que le professeur Rogue leur fasse signe d'entrer.
- Qu'est que vous attendez ? fit une voix sèche et glaciale qui venait de pointer son nez. Entrez, sortez votre matériel et en silence.
Leïla échangea un regard avec Angel. Ils pensaient tous les deux la même chose, quelle entrée en matière, tandis qu'Alyssa et Enzo soupirait déjà en priant Dieu de les sortir de là.
- Bien, ceux de Poudlard, vous vous assiérez à gauche de mon bureau, prévint le professeur Rogue, tandis que nos chers invités, prendront place à droite.
Leïla, Alyssa, Angel et Enzo s'assirent côte à côte en silence et sortirent leurs livres en poussant des soupirs. Peut-être qu'en fait leur professeur sénile de la School Magic qui enseignait les potions n'était pas le pire ?
- Bien, ceux de Poudlard vous retrouverez votre préparation où vous l'avez laissé vendredi soir, les mélanges ont dû normalement bien évoluer au cours du week-end. Vous trouverez toutes les instructions au tableau. Quant à vous, fit le professeur Rogue en se tournant vers les élèves de la School Magic avec un rictus.
- Votre directrice m'a dit que vous étiez en dernière année et que vous étiez censé être les meilleurs en potions, mais ceci je le jugerais par moi-même, poursuivit le professeur en regardant Alyssa qui avez eu une grimace en entendant le mot "meilleur".
Il fit une pose retourna à son bureau avant de brusquement se retourner faisant virevolter sa cape.
- Je commencerais donc par un test oral avec des questions. Comment vous appelez vous ? demanda le professeur de potion à Alyssa.
- Alyssa Blanka, monsieur, répondit-elle en priant pour que ce ne soit pas une question trop dure.
- Eh bien, Miss Blanka, à quoi sert la racine de Galanga ?
La racine de Galanga ? Elle était sûr d'avoir déjà entendue ça quelque part. Mais où ? Et surtout à quoi cette plante servait ? Aucune idée.
Aide-moi, Enzo, pria silencieusement Alyssa en espérant que son ami entende sa pensée.
Enzo, qui avait deviné la détresse de son amie, entra dans les pensées de Leïla sachant qu'elle avait là, et qu'elle la lui livrerait sans problème avant de transmettre la réponse à Alyssa par télépathie.
-Eh bien j'attends, s'impatienta le professeur de potions. Où peut-être ignorez-vous ce que c'est ?
- Non, monsieur, répondit Alyssa soulagé d'avoir entendu la voix de son ami quelques secondes plus tôt dans sa tête. La racine de Galanga sert le plus souvent à briser les envoûtements ou les sorts. Mais elle peut avoir, avec d'autres ingrédients, une autre utilité.
- Réponse très minime. Mais je suppose que je ne peux pas vraiment espérer plus de vous. Bien passons à une autre question, Miss Black.
S'il aimait recaler les gens ce n'était pas son jour, pensa Leïla sachant qu'elle était excellente dans cette matière.
- Qu'est-ce que l'alchémille ? demanda le professeur Rogue avec un rictus.
- Il s'agit de la plante magique des alchimistes du Moyen Age qui a permis la préparation de l'élixir de longue vie et de la pierre philosophale, répondit aussitôt Leïla, également appelée "Le Manteau de Notre-Dame". Cette plante restaure le corps éthérique et procure un sommeil réparateur, il faut la brûler sur du charbon de bois avec des feuilles de menthe dans la chambre à coucher afin de passer une bonne nuit.
Même si le professeur aux cheveux gras avait paru étonné il ne l'exprima pas et décida plutôt de lui lancer un regard furieux.
- Et l'archangélique ? cracha le maître des potions.
- Selon la légende, c'est l'Archange Raphaël qui fit don de cette herbe à un moine et lui en révéla en même temps ses inestimables vertus protectrices et magiques, expliqua la brune, par exemple du jus d'angélique jeté dans l'eau attirera tous les poissons de la rivière ou du lac. Brûlées sur des braises, les tiges dégagent une fumée aromatique qui plonge ceux qui la respirent dans des états visionnaires. Ses vertus vantées par les Anciens étaient vraiment miraculeuses, jusqu'au pouvoir d'éloigner la peste. Neutraliser l'effet des poisons et venins, ainsi que de prolonger la durée de vie. C'est pour cela que certains ecclésiastiques n'hésitèrent pas à l'appeler "l'Herbe du Saint Esprit". Utilisée en encens, elle favorise les arts divinatoires, les prémonitions et procure la paix et l'harmonie.
Cette fois le professeur Rogue ne lui dit rien mais lui lança un second regard furibond. Il se précipita, aux plus grands bonheurs d'Alyssa, vers Sleek qui discutait à voix basse avec Will tandis que Liam à sa gauche soupirait tristement après avoir quitté du regard sa sœur jumelle.
La suite du cours parut comme un enfer aux yeux de tous, même Angel eut le tic de secouer sa jambe, signe d'impatience. La cloche sonna enfin ce qui parût au bout de deux éternités.
- C'est quoi notre prochain cours ? demanda Alyssa à Enzo en le voyant sortir son emploi du temps.
- Soins aux créatures magiques, répondit Enzo en consultant le parchemin.
Les jumeaux Weasley les accompagnèrent jusqu'aux serres de botaniques, où ils avaient cours, avant de se diriger, comme ont leurs avaient expliqué, vers la cabane de Hagrid, le garde-chasse.
- Tiens, vous allez en cours de soins aux créatures magiques ? s'exclama Hermione en débarquant à côté d'eux avec Harry apparemment ils remontaient au château.
- Ouais on vient de chez Rogue, informa Leïla en grimaçant.
- Aïe, fit Harry en faisant une grimace à son tour.
- Il me hait apparemment.
- Bienvenu au club, dit-il sombrement.
- On doit y aller. On se voit plus tard, dit Angel.
Ils leur firent un geste de la main et continuèrent leurs chemins, quand ils arrivèrent aux bordures des arbres de la forêt interdite en compagnie d'élèves de septièmes années de Serpentard, Hagrid le professeur de soins aux créatures magiques les attendaient
- Bonjour à tous, clama-t-il, pour nos invités je suis Rubeus Hagrid, le professeur de soins aux créatures magiques. Vu que c'est votre premier cours, et que votre directrice n'a pas eu le temps de me donner de précision sur votre niveau, je vous propose de commencer par une créature très connu mais très rare dans le monde de la sorcellerie. Mais aussi très dangereuse, c'est pour ça que je n'ai pas cette créature avec moi.
Il fit une pose en regardant tous les élèves qui étaient très impressionné, sûrement plus par sa carrure que par son discours. Leïla se demanda quelle était cette créature mais dans sa tête des dizaines de noms défilèrent. Ils y avaient beaucoup de créatures ayant cette description.
- Mais pour voir votre niveau, je vais vous donnez un descriptif et vous me donnerez la réponse. Les Serpentard vous autre, ne répondez pas, compris ?
Quelques élèves hochèrent la tête et Hagrid commença à énumérer les indices :
- C'est très long. Il ne supporte pas un certain cri, il peut vivre très longtemps, ses armes sont extrêmement dangereuses et si quelqu'un a le malheur de se blesser un seul remède pourra le sauver. Vous voyez ce que c'est ?
Plusieurs élèves se regardèrent déconcerté, ne voyant pas quelle était la créature. Leïla elle-même n'aurait pas su ce que c'était si le deuxième et le dernier indice n'était pas là. Mais une seule créature comportait toutes ces précisions, et Angel lui aussi avait compris tandis qu'Enzo et Alyssa échangeaient un regard éloquent en haussant les épaules. Angel lui fit signe de répondre.
- Le Basilic, j'imagine, dit Leïla dans le silence le plus complet.
- Très bien. Excellent, euh...
- Leïla Black, informa la sorcière.
- Bien-sûre, la championne de la School Magic, répondit Hagid en souriant. Pouvez-vous nous dire comment vous l'avez reconnu et ce que savez-vous sur cette créature ?
- Je l'ai reconnu grâce au cri du coq, si mes souvenirs son bon qu'il ne supporte pas. Et le seul remède qu'il existe est une larme de phénix, très difficile à obtenir. Car si dans les trois minutes qui suivent la morsure il ne vous l'est pas administré vous mourrez. Et oh pour ceux qui n'aurait pas compris ce qu'ai le Basilic, c'est un serpent géant de je ne sais plus combien de mètres qui vit plusieurs centaines, voire milliers d'années.
- Bien. Très bien, félicita Hagrid fier qu'une élève s'intéresse autant à son cours. Autre chose peut-être ?
- Oui. Un Basilic naît d'un œuf de poule couvé d'un crapaud. Il est aussi surnommé roi des serpents du a sa taille gigantesque. Les araignées ont peur de lui, et bien-sûre si on croise son regard on meurt directement étant donné qu'il est mortel. À part si on ne voit que son reflet et dans ce cas, la personne se pétrifie, mais la mandragore peut remédier à cela. Ce n'ai sûrement pas chose aisée d'en tuer un, sachant que si vous le regardez-vous mourrez, mais si vous ne le regardez pas et qu'il vous injecte son venin vous mourrez aussi. Il ne doit pas en rester beaucoup et personnellement ce n'est pas pour me déplaire et je crois également que seul un fourchelang puissent se faire obéir du Basilic, comme tous les serpents d'ailleurs.
- Bien, très bien même, déclara Hagrid en la regardant admirativement. Pour plus de détail sur ceci, vous irez à la bibliothèque et même, je pense que les élèves de Poudlard n'ont pas oubliée l'incident d'y il y a deux ans...
Le cours continua sur le Basilic. Mais la plupart des élèves ne voulaient pas savoir toutes ces informations, sûrement par peur des cauchemars qu'ils puissent causer la nuit.
Au dîner du soir quand les quatre amis descendirent du quatrième étage ils se frottaient les yeux et essayaient d'étouffer quelques bâillements.
- Vous avez eu cours avec Binns, non ? interrogea Harry quand Leïla s'installa à côté de lui la tête fatiguée.
- Ouais, je ne pensais pas qu'un cours sur la révolte des gobelins pouvait-être aussi ennuyant, répondit Enzo en se plaçant a la droite de Leïla.
- Ça a été vos premiers cours de la journée ? demanda Hermione en se servant du ragoût.
- Ça dépend lesquels. Rogue me hait profondément et je ne sais pas pourquoi, j'aime quand un prof fait ça, dit ironiquement Leïla en appuyant sa tête sur l'épaule d'Enzo.
- Il hait tout le monde ne t'en fait pas Leïla, rassura Hermione.
- Sinon à part les potions ?
- On a eu deux heures d'ennui en histoire de la magie, je commence à regretter ce bon vieux monsieur Hector, commenta Alyssa.
- Toi qui aime dormir sa devait ne pas te déranger, répondit Angel.
- Vous aussi vous avez étudié les scroutt à pétard avec Hagrid ? demanda sombrement Harry.
- Vu que je ne sais pas ce que sais, je suppose que la réponse est non, plaisanta Alyssa, non, nous avons vu le Basilic.
- Le Basilic ? s'exclamèrent les deux Gryffondor.
- Ouais, d'ailleurs comment tu savais tout ça, Leïla ? demanda Alyssa.
Mais Leïla avait sombré dans le sommeil, appuyé contre l'épaule d'Enzo. Celui-ci la secoua légèrement pour la réveiller.
- Quoi ?! grogna-t-elle en redressant quelque peu.
- On t'a demandé comment ça se faisait que tu en connaissais autant sur le Basilic, répéta Angel en levant les yeux au ciel.
- Je te rappelle qui est mon père ? murmura Leïla. Je sais tout ça grâce à des bouquins c'est tout. Puis excuse-moi, la description n'est pas très difficile. Un regard qui peut tuer ou pétrifier, qui vit plusieurs centaines d'années et un seul remède contre son poison ? Ce n'est pas très difficile, il vous aurait dit que seul un fourchelang pouvait le contrôler tout le monde aurait trouvé. Je suis juste plus rapide à la détente.
La suite du repas se fit dans le calme, se fut seulement quand Alyssa demanda quel était le malaise que Harry et Hermione expliquèrent l'incident de la Chambre des Secrets tout en évitant de mentionner Tom Jedusor.
- Sympa votre école. Entre un serpent géant qui rode dans vos canalisations. Un ancien prof qui est un loup-garou et un chien à trois têtes dans une salle de classe, ironisa Enzo, vraiment très sympa. Ça me ferait presque regretter le cavalier sans tête de Zachary.
- Leïla, interpella Harry, je pourrais te parler tout à l'heure ?
- Désolé, Harry, mais je n'ai pas le temps ce soir je dois bosser sur ma thèse, évita Leïla sachant de quoi le survivant voulait parler.
- Très bien, un autre jour, répondit Harry en cachant mal son mécontentement.
Leïla, qui était désormais obligé de travailler sur sa thèse remonta à la salle commune avec Alyssa pendant que les deux garçons finissaient de manger. Elles s'installèrent devant la table basse, sortirent et ouvrirent leurs livres et commencèrent à travailler en silence tournant quelques fois les pages de leurs grimoires.
- Vous travaillez sur quoi ? demanda Hermione en arrivant à côté d'elles.
- Thèse sur des démons pour l'examen finale, marmonna Alyssa en effaçant trois lignes qu'elle venait d'écrire.
- Des démons ? Je ne connais pas grand-chose. Vous pouvez me raconter ?
- Actuellement je travaille sur le démon Tempus, répondit Alyssa sans quitter son devoir des yeux. C'est un démon de niveau supérieur qui a le contrôle sur le temps. Et qui a indirectement débouché sur la mort de Prue Halliwell, la sœur aînée de notre directrice. Ce qui constitue un événement pratiquement impossible et en plus cela me permet de dire quelques lignes sur la Source.
- La Source ? demanda interloquée Hermione.
- Pour vous c'est l'équivalent de votre bon vieux Voldemort, commenta Leïla cyniquement en rajoutant un détail sur son parchemin.
Leïla vu Hermione avoir un frisson et une grimace.
- Désolé, j'oublie que vous êtes susceptible sur le nom...ajouta-elle.
- Et toi, tu travailles sur quel démon ? interrogea Hermione en essayant de lorgner sur le devoir de Leïla.
- Laisse tomber tu ne le sauras pas. Même nous on a essayé depuis le début de l'année, dit Alyssa en prenant son livre. Et elle ne veut pas nous le dire.
Quelques jours passèrent et alors que Leïla était en cours d'études des runes avec Enzo une première année de Poudlard se présenta dans la classe de madame Babbling.
- Excusez-moi madame. Mais je dois prévenir Leïla Black qu'elle est attendu dans une salle de classe pour le Tournoi, couina la première année très impressionnée.
- Oh mais bien-sûr, naturellement, répondit en souriant madame Babbling. Leïla, pour le prochain cours je vous demanderais trente centimètres sur les runes de protections.
- Oui, madame, soupira Leïla en abandonnant Enzo à son sort et suivit l'élève de Poudlard.
La première année la mena devant une petite salle de classe avant de précipitamment faire demi-tour. Leïla poussa un soupir et toqua avant que la voix de Dumbledore lui dise d'entrée.
- Oh Leïla, c'est parfait nous n'attendions plus que toi, s'exclama enjouée le professeur Dumbledore en l'invitant à entrer.
La plupart des tables avaient été repoussées au fond de la pièce, laissant un grand espace libre au milieu. Trois des tables étaient disposées bout à bout devant le tableau noir et recouvertes d'une étoffe de velours. Derrière les tables, cinq chaises étaient alignées. Paige, assise sur l'une d'elles, parlait à une sorcière que Leïla ne connaissait pas et qui était vêtue d'une robe d'un rosé foncé...
Viktor Krum, aussi renfrogné que d'habitude, se tenait debout dans un coin, sans parler à personne. Cedric et Fleur, en revanche, étaient en grande conversation. Fleur avait l'air beaucoup plus heureuse, à présent. Elle ne cessait de rejeter la tête en arrière, faisant briller sa longue chevelure blonde de ses éclats argentés. Un homme à la bedaine avantageuse tenait à la main un gros appareil photo noir d'où s'échappait un filet de fumée et regardait Fleur du coin de l'oeil. Harry se balançait un pied sur l'autre, tandis que monsieur Verpey lui faisait un monologue des plus distrayant...
- Bien. L'examen des baguettes va pouvoir commencer, s'écria Dumbledore en regagnant sa place.
- L'examen des baguettes ? demanda Leïla ne sachant pas ce qu'elle venait faire dans cette histoire.
- Oui, bien-sûre, toi tu n'en as pas besoin, expliqua Paige en se levant en désignant la personne assise à côté d'elle. Mais tu es là pour les photos.
- Ah d'accord, répondit Leïla n'étant guerre enthousiasmée par une séance photos avec Rita Sketter, l'envoyé du journal.
Elle avait une coiffure compliquée, composée de boucles étrangement rigides qui offraient un curieux contraste avec son visage à la large mâchoire. Elle portait des lunettes à la monture incrustée de pierres précieuses et ses doigts épais, crispés sur un sac à main en crocodile, se terminaient par des ongles de cinq centimètres, recouverts d'un vernis cramoisi.
- Est-ce que je pourrais demander quelques petites choses à Harry avant de commencer ? dit-elle à Ludo Verpey, sans cesser de regarder fixement Harry. C'est le plus jeune champion... ça ajouterait un peu de couleur...
- Mais bien-sûre ! s'écria Verpey. Si Harry n'y voit pas d'objections ?
- Heu..., dit Harry.
- Merveilleux, coupa Rita Skeeter.
Un instant plus tard, ses ongles rouges en forme de serres se refermaient avec une force surprenante sur le bras de Harry. Elle l'emmena hors de la pièce et ouvrit une petite porte dans le couloir.
Ce ne fut qu'un quart d'heure plus tard que Dumbledore eut l'idée de les ramener. Leïla pris place à coté de Fleur sur une des chaises à côté de la porte. Tandis que Harry revenait s'asseoir près de Cédric, en ayant l'air d'avoir combattu un féroce ennemi. Cinq des six juges était déjà installé derrière la table recouverte de velours.
Rita Skeeter alla s'asseoir dans un coin. Leïla la vit sortir son matériel, sucer l'extrémité de sa plume et la poser en équilibre sur le parchemin.
- Je vous présente Mr Ollivander, dit Dumbledore en s'adressant aux champions.
Il s'était assis à la table avec les autres juges.
- Mr Ollivander va vérifier vos baguettes magiques pour s'assurer qu'elles sont en bon état de fonctionnement avant le Tournoi.
Leïla regarda autour de lui et vit avec une réaction de surprise un vieux sorcier aux grands yeux pâles qui se tenait debout près de la fenêtre.
- Mademoiselle Delacour, pourriez-vous venir la première, s'il vous plaît ? demanda Mr Ollivander en s'avançant dans l'espace libre aménagé au milieu de la pièce.
Fleur Delacour s'approcha de Mr Ollivander et lui tendit sa baguette.
- Mmmmmm..., murmura-t-il.
Il fit tourner la baguette magique entre ses longs doigts, comme un bâton de majorette. La baguette projeta des étincelles rosées et or.
- Oui, dit-il à voix basse, en l'examinant soigneusement. Vingt-trois centimètres trois quarts... très rigide... Bois de rose... Avec, à l'intérieur... oh, mais oui...
- Un cheveu de Vélane, dit Fleur. Il appartenait à ma grand-mère.
- Oui, dit Mr Ollivander, oui, je n'ai jamais utilisé moi-même de cheveux de Vélane, bien entendu. Je trouve qu'ils donnent aux baguettes un très mauvais caractère... Mais chacun ses préférences et si celle-ci vous convient...
Du bout des doigts, Mr Ollivander caressa la baguette sur toute sa longueur, vérifiant qu'elle ne comportait ni bosses, ni éraflures. Puis il murmura :
- Orchideus ! et un bouquet de fleurs jaillit à son extrémité. Très bien, très bien, elle fonctionne parfaitement, dit Mr Ollivander qui prit le bouquet et le donna à Fleur en même temps que sa baguette. Mr Diggory, à vous, s'il vous plaît.
Fleur retourna s'asseoir et sourit à Cedric en le croisant.
- Ah, celle-ci, c'est l'une des miennes, n'est-ce pas ? dit Mr Ollivander d'un ton beaucoup plus enthousiaste lorsque Cedric lui eut tendu sa baguette. Oui, je m'en souviens très bien. Elle contient un seul crin d'une licorne mâle particulièrement magnifique... Un animal qui mesurait plus de quatre mètres de longueur. Il a failli m'éventrer avec sa corne lorsque je lui ai arraché un crin de sa queue. Voyons cette baguette... Trente centimètres et demi... en frêne... d'une très agréable souplesse. Elle est en excellent état... Vous l'entretenez régulièrement ?
- Je l'ai cirée la nuit dernière, dit Cedric avec un sourire.
Mr Ollivander fit sortir de la baguette de Cedric des anneaux de fumée argentée, déclara qu'elle était en excellent état et demanda :
- Mr Krum, s'il vous plaît.
Viktor Krum se leva et s'avança vers Mr Ollivander de sa démarche gauche, les épaules voûtées, les pieds en canard. Il tendit sa baguette et resta là, l'air maussade, les mains dans les poches de sa robe de sorcier.
- Mmmmm..., murmura Mr Ollivander. A moins que je ne me trompe, il s'agit d'une création de Gregorovitch ? Un excellent fabricant de baguettes, bien que son style ne soit jamais vraiment ce que je... enfin...
Il leva la baguette et l'examina minutieusement en la retournant lentement devant ses yeux.
- Oui... Bois de charme avec un nerf de coeur de dragon ? lança-t-il à Krum qui approuva d'un signe de tête. Plus épaisse que la moyenne... Très rigide... Vingt-cinq centimètres et demi... Avis !
Avec une détonation semblable à celle d'un pistolet, la baguette en bois de charme projeta une volée de petits oiseaux qui s'envolèrent en pépiant et s'échappèrent par la fenêtre ouverte dans le ciel humide, où brillait un soleil d'automne.
- Bien, dit Mr Ollivander en rendant sa baguette à Krum. Il ne nous reste donc plus que... Mr Potter.
Harry se leva et s'avança vers Mr Ollivander à qui il tendit sa baguette.
- Aaaah, oui, dit Mr Ollivander, ses yeux pâles brillant d'un éclat soudain. Oui, oui, oui, je m'en souviens très bien.
Mr Ollivander passa plus de temps à examiner la baguette de Harry que celle des autres.
Finalement, il en fit jaillir une fontaine de vin et la rendit à Harry en déclarant qu'elle était en parfait état. Avant de finalement s'avancer vers Leïla.
- A nous deux donc, Miss Black, annonça-t-il avec un sourire. Je sais que vous ne possédez pas de baguette, mais j'aimerai tout de même avoir un petit aperçu de vos pouvoirs.
- Sans problème, répondit Leïla en se levant.
Elle scruta du regard la pièce avant de se mettre à une bonne distance de la fenêtre. Elle déploya son bras et fit un geste comme si elle chassait une mouche et les portes de la fenêtre se fermèrent brusquement.
- Oh oh, chantonna Mr Ollivander tandis que Leïla rouvrait la fenêtre. Bien-sûr la télékinésie. J'ai toujours rêvé d'en faire pareil, avez-vous un autre pouvoir ?
- Oui, l'empathie. Je peux ressentir les émotions des personnes que je souhaite, pour vous le montrez pourrais-je me concentrer sur l'un de vous ?
- Fait le sur moi Leïla, approuva Paige, après tout ce ne sera pas la première fois que je suis exposé à l'empathie.
Leïla ferma les yeux et se concentra sur Paige. Dans sa tête il ne restait plus que Paige dans la pièce. Elle devait briser ses barrières, quand elle eut enfin réussi un torrent d'émotions la subjugua. Enfin elle rouvrit les yeux mais comme une force invisible elle se retrouva projeter contre le mur de derrière.
- Leïla ! s'inquiéta sa directrice en s'avança vers elle, tout va bien ?
- Oui, rassura-t-elle, vous avez restaurez vos barrières au moment où je quittais votre esprit. Je n'ai pas fait assez attention, j'oublie que vous êtes une des sœurs Halliwell et que votre esprit est aussi puissant qu'un fondateur
- Une des sœurs Halliwell ! s'écria Rita Skeeter. Ce sera parfait pour l'article.
Paige lui lança un regard noir mais ne rajouta rien pour se recentrer sur son élève.
- Tu es sûr que tu vas bien ?
- Oui, professeur. C'est plutôt pour vous que je m'inquiète, répondit-elle en se relevant, vous ressentez de l'inquiétude, de la peur et un amour fort pour votre famille. Je suppose que vous avez peur pour vos sœurs et vos neveux ?
- Il faut vraiment que je renforce mon esprit, se contenta de répondre Paige en souriant. Merci, Leïla.
- Voilà, ce sont les deux pouvoirs que je possède, dit Leïla en se retournant vers Mr Ollivander et les juges.
- Merci à tous, dit Dumbledore en se levant à la table des juges. Vous pouvez retourner en classe, à présent – ou peut-être vaudrait-il mieux que vous alliez directement dîner puisque les cours sont sur le point de se terminer...
Leïla se prépara à partir, mais l'homme qui avait un appareil photo à la main se leva d'un bond et toussota.
- Les photos, Dumbledore, les photos ! s'écria précipitamment Verpey. Les juges et les champions ensemble. Qu'est-ce que vous en pensez, Rita ?
- Heu... Oui, d'accord, commençons par les photos de groupe, dit Rita Skeeter, dont le regard s'était à nouveau posé sur Harry puis successivement sur Leïla. Ensuite on prendra peut-être quelques photos individuelles.
La séance de pose dura longtemps. Madame Maxime projetait son ombre sur tout le monde, quel que fût l'endroit où elle se plaçait et le photographe ne parvenait pas à prendre suffisamment de recul pour l'avoir tout entière dans son cadre. Finalement, elle dut s'asseoir au milieu des autres qui restèrent debout. Karkaroff ne cessait d'entortiller l'extrémité de son bouc autour de son doigt pour former une boucle bien nette. Krum essayait de se dérober en se cachant à moitié derrière les autres. Le photographe tenait beaucoup à avoir Fleur et Leïla en premier plan, mais Rita Skeeter ne cessait de pousser Harry en avant pour être sûre qu'il soit bien mis en valeur. Puis elle insista pour qu'on prenne des photos individuelles de chacun des champions. Enfin, au bout d'un long moment, tout le monde put repartir.
Leïla gagna la Grande Salle en compagnie de Harry avant que celle-ci rejoigne ses amis, assis au milieu de table. Elle ne parla pas beaucoup se contentant de dire ce qui c'était passé avec l'événement de ses pouvoirs. En sortant de la salle de classe elle s'était concentrée sur Rita Sketter et avait réussi à briser ses barrières mentales comme si elle avait été en sucre. Et ce qu'elle avait pu en tirer n'était pas très bon. Elle avait ressenti un sentiment de victoire et de tricherie.
Mais ce sentiment devint vrai plus de deux semaines après l'examen des baguettes. Alors qu'elle passait devant la table des Serdaigle, elle vit un petit deuxième année lire La Gazette des sorciers. Mais ce fut le gros titre imprimé en gros caractères et la photo qui la surplombait qui la choqua le plus. Elle arracha l'exemplaire des mains du deuxième année sous ses protestation, mais un seul regard de Leïla suffit à le faire taire. Elle reporta son attention sur le journal et lu:
Leïla Black, de famille avec le criminel en fuite Sirius Black ?
Elle regarda ensuite la photo d'elle que le photographe avait pris lors des photos individuelles. Elle chercha ensuite quelqu'un du regard dans la Grande Salle, quand elle trouva elle se mit à marcher à grand pas et ferme vers la table des Serpentard, elle se pencha alors vers son frère les mains sur la table des Serpentard.
- Je peux savoir ce que tu as fichu ? cracha Liam entre ses dents.
- Oui, c'est bien connu, j'aime me descendre moi-même, rétorqua Leïla sur le même ton.
- T'as lu l'article ? demanda Liam en regardant craintivement les autres élèves.
- Non, rien que la première page me rend malade. Je peux savoir comment elle a eu ses informations ?
- Tu crois que j'y suis pour quelque chose ? ricana Liam en la pointa du doigt. Je ne descendrai pas ma famille, même si c'était pour te descendre, toi.
- J'espère que tu n'y es vraiment pour rien, répondit Leïla avant de se redresser et de s'éloigner le journal toujours dans les mains.
Elle monta à la tour d'astronomie quand elle fut assise sur la barrière elle ouvrit le journal et commença à lire l'article :
Leïla Black, de famille avec le criminel en fuite Sirius Black ?
Leïla Black et Sirius Black, de famille ? La championne de la School Magic et élève de Paige Matthews Halliwell, benjamine des sœurs Halliwell et du Pouvoir des Trois, n'a pas pipé un mot malgré le fait de lui avoir demandé. Le criminel dénommé Sirius Black échappé de la prison d'Azkaban, condamné pour le meurtre de douze moldus lors de la nuit de la défaite du Seigneur des Ténèbres, et en fuite depuis un an, pourrais-être de famille avec la championne de la School Magic ? Pour l'instant ne nous savons pas grand-chose de Leïla Black à part le fait qu'elle est d'origine Américaine. Mais un élève anonyme nous a donné plus d'informations, cet élève nous a appris qu'elle est née d'un certain Valentin Black et Evangelyne Black. Possédant un manoir en Amérique, mais reste un doute car aucun Valentin ou Evangelyne n'est originaire des Black. Ou alors est-ce parce que un des deux a été renié de la famille comme beaucoup dans ces vieilles familles de sang-purs ? Mais nous en sauront bientôt plus.
Votre journaliste Rita Skeeter.
Leïla fut envahie d'un sentiment de colère et de rage. Quel élève lui avait donné toutes ces informations ? Et puis elle n'avait pas parlé à Rita Skeeter comment elle pouvait dire "N'a pas pipé un mot malgré le fait de lui avoir demandé." ? Le sentiment de tricherie et de victoire qu'elle avait ressenti s'expliquait maintenant.
Quand elle retrouva Alyssa, Angel et Enzo sa colère ne se calma pas pour autant. Et Enzo devait avoir lu dans ses pensées pour pouvoir lui adresser un hochement de tête pour avoir compris ce qui se passait.
- Et qu'est-ce que je fais avec Harry maintenant ? demanda désespérée Leïla.
- Je pense que tu devrais lui parler, répondit Alyssa, tu as déjà assez joué au chat et à la souris.
- Je suis d'accord avec Alyssa, approuva Angel, je pense que le temps est venu de lui dire.
- Toute la vérité ?
- Non, seulement ce lien qui est en train de se renforcer dans les journaux, conseilla Enzo.
- Très bien, capitula Leïla, je dois aller bosser pour la première tâche du Tournoi.
Faute d'avoir négliger les recherches sur les sorts, formules et potions qui pourrait l'aider elle dut renoncer à la sortie qu'organisait Poudlard dans le village sorcier d'à côté pour travailler. Grâce à la permission de Paige elle put avoir accès à la salle de potions pour préparer un philtre qui était censé l'aider. Elle passa les deux prochains jours à travailler. Le soir, crevée par le travail des trois derniers jours, elle décida de sortir prendre l'air. Ses amis étaient depuis longtemps coucher. Elle se leva, s'étira et sortit du château en faisant attention à ne pas se faire prendre par les préfets et les professeurs.
Quelle ne fut pas la surprise de voir Hagrid, dans un horrible costume marron avec une fleur en boutonnière et Madame Maxime, s'avancer vers la forêt interdite. Elle décida de les suivre en restant à bonne distance. Quand elle entra dans la forêt interdite les arbres écarté et sinistre l'accueillit, elle avait déjà vu des forêts comme celle-ci. Au bout de vingt minutes Hagrid et Madame Maxime s'arrêtèrent.
Leïla entendit soudain quelque chose, c'étaient des voix d'hommes qui criaient... puis un rugissement assourdissant retentit dans la nuit...
Hagrid entraîna Madame Maxime derrière un bosquet d'arbres et s'arrêta là. Leïla les rattrapa et attendit à bonne distance derrière eux. Pendant un instant, elle crut voir des feux de joie autour desquels plusieurs personnes s'affairaient. Mais en regardant mieux, elle resta bouche bée.
Des scorpions.
Cinq énormes scorpions à l'air féroce se dressaient sur leurs pattes à l'intérieur d'un enclos fermé par d'épaisses planches de bois. La queue prête attaquer qui que ce soit ayant envie d'approcher, ils rugissaient, mugissaient, soufflant par leur gueule ouverte, hérissée de crocs acérés, des torrents de feu qui jaillissaient. Leïla reconnu toutes de suite de quelle sortes scorpions ils s'agissaient. C'était des scorpions cracheurs de feu. Ils avaient une arme mortelle à chaque bout du corps. L'un d'eux, d'une couleur bleu argenté, grognait et claquait des mâchoires en essayant de mordre les sorciers qui l'entouraient. Un autre, à la carapace verte et lisses, se tortillait en tous sens, piétinant le sol de toute sa puissance.
Un troisième, de couleur rouge, la tête couronnée d'une curieuse frange d'épines dorées, crachait des nuages de feu en forme de champignon. Le jaune quant à lui n'avait pas eu l'air d'apprécier le réveil. Enfin, celui qui se trouvait le plus près d'eux était noir, gigantesque, et sa silhouette était menaçante.
Une trentaine de sorciers, sept ou huit pour chaque scorpion, essayaient de les contrôler, tirant sur les chaînes attachées à d'épaisses sangles de cuir qui leur entouraient les pattes et le corps.
Fasciné, Leïla leva la tête et vit, loin au-dessus de lui, les yeux du scorpion noir, les pupilles verticales comme celles d'un chat, exorbités par la peur ou la rage, elle n'aurait su le dire... la créature produisait un bruit horrible, un hurlement aigu, lugubre...
- Attention Hagrid, n'approchez pas ! cria un sorcier près de la palissade, tirant de toutes ses forces sur la chaîne qu'il tenait entre ses mains. Ils peuvent cracher du feu jusqu'à une distance de six mètres ! Ce Androctonus Crassicauda peut même aller jusqu'à douze mètres.
- C'est magnifique ! dit Hagrid d'une voix émue.
- Il faut les calmer ! s'exclama un autre sorcier. Sortilèges de Stupéfixion ! Je compte jusqu'à trois !
Leïla vit chacun des sorciers qui entouraient les scorpions sortir sa baguette magique.
- Stupéfix ! crièrent-ils à l'unisson.
Les sortilèges de Stupéfixion jaillirent de leurs baguettes comme des fusées enflammées, explosant en gerbes d'étoiles sur les carapaces des cinq scorpions.
Leïla vit celui qui était le plus proche d'eux osciller dangereusement sur ses pattes de derrière. Ses mâchoires s'ouvrirent largement et son hurlement s'évanouit dans le silence. Sa gueule fumait toujours mais ne jetaient plus de flammes. Puis, très lentement, l'énorme masse de muscles et la carapace du scorpion noir s'affaissa et s'effondra sur le sol dans un bruit mat. Leïla aurait juré que sa chute avait fait trembler les arbres, derrière elle.
Les gardiens des scorpions abaissèrent leurs baguettes magiques et s'avancèrent vers les créatures inertes dont chacune avait la taille d'une petite colline. Ils se hâtèrent de resserrer les chaînes et de les attacher soigneusement à des piquets en fer qu'ils enfoncèrent profondément dans le sol à l'aide de leurs baguettes magiques.
- Vous voulez regarder de plus près ? demanda Hagrid à Madame Maxime d'un ton enthousiaste.
Tous deux s'approchèrent de la palissade. Leïla s'approcha un peu et le sorcier qui avait averti Hagrid de rester à distance se retourna.
- Ça va, Hagrid ? demanda-t-il essoufflé, en s'avançant vers eux. Ça devrait bien se passer, maintenant. On leur a fait prendre une potion de Sommeil pour les amener ici. On pensait que ce serait mieux qu'ils se réveillent dans le noir et dans le calme. Mais, comme vous avez vu, ils n'étaient pas contents, pas contents du tout...
- Qu'est-ce que vous avez comme espèces ? demanda Hagrid en regardant le plus proche des scorpions – celui qui était noir – avec une expression proche de la vénération.
Les yeux de la créature étaient encore entrouverts et Leïla vit un éclat jaune briller sous sa paupière noire et plissée.
- Ça, c'est Androctonus Crassicauda. Le plus petit, là-bas, c'est un Leiurus Quinquestriatus, celui qui a une couleur gris-bleu, c'est un Androctonus Mauretanicus, le jaune lui est un Buthus Occitanus, et le rouge, un Hottentotta Tamulus.
Le sorcier regarda autour de lui. Madame Maxime longeait la palissade en observant avec intérêt les scorpions stupéfixés.
- Je ne savais pas que vous alliez venir avec elle Hagrid, dit le sorcier les sourcils froncés, les champions ne doivent pas savoir ce qui les attend, elle va sûrement avertir la concurrente de
Beauxbâtons, vous ne croyez pas ?
- J'ai seulement pensé que ça lui ferait plaisir de les voir, répondit Hagrid avec un haussement d'épaules, en contemplant les scorpions d'un air extasié.
- Vraiment très romantique, comme promenade au clair de lune, fit remarquer le sorcier en hochant la tête.
-Cinq scorpions... dit Hagrid. Alors, il y en a un pour chaque champion, c'est ça ? Qu'est-ce qu'ils doivent faire ? Les combattre ?
- Simplement réussir à passer devant eux, je crois, répondit le sorcier. Nous serons prêts à intervenir avec des sortilèges d'Extinction si les choses tournent mal. Ce sont toutes des femelles. Ils voulaient des mères en train de couver, je ne sais pas pourquoi... En tout cas, je n'aimerais pas être à la place de celui qui tombera sur le Androctonus Crassicauda. Il est aussi dangereux derrière que devant. Regardez...
Le sorcier montra la queue du Androctonus Crassicauda et Leïla vit qu'elle était hérissée de longues pointes sur lequel s'ajoutait le poison mortel couleur bronze qui se dressaient sur toute sa longueur, séparées de quelques centimètres les unes des autres.
Cinq des camarades du sorcier s'approchèrent du scorpion en vacillant sous le poids d'un tas d'énormes œufs semblables à des pierres grises, qu'ils portaient sur une couverture déployée dont chacun tenait un bout. Ils déposèrent délicatement la couverture à côté du Androctonus Crassicauda, sous les yeux de Hagrid qui laissa échapper un gémissement d'envie.
- Je les ai fait compter, Hagrid, dit le sorcier d'un ton très sérieux. Comment va Harry ? ajouta-t-il.
- Très bien, répondit Hagrid sans quitter du regard les œufs de scorpions.
- J'espère qu'il ira toujours aussi bien après avoir affronté ça, dit le sorcier d'un air sombre, en contemplant les créatures enfermées dans l'enclos. Je n'ai pas osé raconter à ma mère ce qu'il devait accomplir comme première tâche, elle se fait déjà un sang d'encre pour lui.
Le sorcier se mit alors à imiter la voix anxieuse de sa mère :
- Comment ont-ils pu le laisser participer à ce Tournoi ! Il est beaucoup trop jeune ! Je croyais qu'ils ne risquaient rien, je croyais qu'il y avait un âge minimum ! Elle était en larmes après avoir lu l'article sur lui dans La Gazette du sorcier. Il pleure toujours en pensant à ses parents ! Oh, le pauvre garçon, je ne savais pas !
Leïla comprit qu'il s'agissait d'un frère de Ron, ayant discuté avec Harry de ses liens avec la famille Weasley et Charlie était le seul qui travaillait avec les créatures dangereuses.
Leïla décida de retourner au château ne pouvant plus supporter ce spectacle. Voyant que Hagrid était suffisamment occupé par les cinq scorpions et par Madame Maxime pour ne pas se faire prendre, elle fit demi-tour sans bruit, et le plus rapidement possible reprit le chemin du château où elle monta à la tour d'astronomie. Ressassant les événements de cette soirée. Sortir devait lui vider la tête, finalement elle était revenue plus pleine que jamais. Comment elle allait pouvoir affronter ça ? En général elle n'avait pas peur, mais là ils en demandaient beaucoup. C'est alors qu'elle comprit pourquoi le Tournoi avait été supprimé...
Quelques minutes plus tard elle décida d'aller se coucher, racontant demain à ses amis tout ce qu'elle avait vu. Elle descendit de la tour et se mit à marcher vers la tour des Gryffondor quand elle franchit le portrait une voix se fit entendre :
- ...elle s'est volatilisée en Albanie et c'est précisément là que se serait caché Voldemort, si l'on en croit les rumeurs...
Leïla sentit son sang se glacer à l'intérieur de ses veines en reconnaissant cette voix qu'elle n'avait pas entendu depuis des années...Elle s'avança juste assez pour voir Harry près de la cheminée parler à quelqu'un. Mais celui-ci sentant qu'il y avait quelqu'un, se retourna.
- Leïla ! Qu'est que tu fais ici ?! demanda Harry brusquement.
Mais Leïla ne l'écoutait pas et son regard se dirigea vers l'âtre de la cheminée.
- Sirius ? murmura-t-elle en s'avançant tout doucement en voyant le visage parmi flammes.
- Leïla ? répondit celui-ci surpris.
- Vous vous connaissez ? demanda Harry en ne comprenant plus rien.
- Oui, bien-sûre, il ne te l'a pas dit ? demanda Leïla avec un petit sourire en le regardant puis se retournant à nouveaux vers la cheminée. Ça faisait longtemps, n'est-ce pas...oncle Sirius...
Hey !
Encore un nouveau chapitre, avec une petite surprise pour le Tournoi et la famille de Leïla !
J'espère qu'il vous plaira !
Désolé pour le nom du chapitre qui n'est pas entier (faute de trop de caractère),
Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance ,
Isia31,
