Jeu Mortel
Chapitre 11 : Robe Empli De Mystère.
Deux semaines étaient passé depuis l'altercation entre les deux Black qui avait fait grand train dans le château.
La veille de la sortie de Pré-au-Lard, les quatre amis s'étaient retrouvés dans la bibliothèque pour avancer sur leurs thèses, qu'ils n'avaient pas touchés depuis un moment.
- Ah ça m'énerve ! balança Alyssa. J'en ai marre ! Je n'ai pas réussi à avancer sur cette foutue thèse depuis qu'on est arrivé.
- Pourquoi ? demanda Angel, qui lui n'éprouvait aucun mal.
- Tempus, le démon que j'ai choisi, est connu par sa réputation mais il n'a pratiquement rien fait part vouloir tuer les sœur Halliwell sur ordre de La Source.
- Un peu comme tous les autres démons quoi, répondit Leïla, ironique.
- Mais celui-là est pire que tous, appuya Alyssa. J'ai choisi la mauvaise page au tout début de l'année.
- Tu étais pourtant contente quand tu es tombée dessus, se rappela Enzo.
- C'était avant que je m'angoisse et que je ne me rende compte qu'il n'y avait plus rien à dire.
- Passe, fait voir, soupira Leïla en tendant la main dans sa direction.
- Amen, remercia celle-ci en lui donnant. Puisse tu être béni, Leïla Black.
Leïla ne répondit pas, corrigea certaines des erreurs de son amie et ajouta d'autres détails sur un parchemin adjoint.
- Tiens, dit-elle dix minutes plus tard, j'ai remarqué que tu n'évoquais pas comment ce sorcier peut-être tuer.
- Normal. Il est impossible de le vaincre.
- Si, c'est juste extrêmement dur, poursuivit Leïla, le meilleur moyen de vaincre Tempus est son propre pouvoir.
- Hun ? interrogea Alyssa complètement perdu.
- La faille du pouvoir de Tempus, expliqua Leïla, est le fait que sa propre vitalité semble liée intrinsèquement à l'écoulement du temps et à son influence dessus via ses pouvoirs.
Voyant la mine de son amie elle essaya de mieux lui faire comprendre.
- Pour vaincre Tempus il faut "l'enlever du temps où il se trouve". En autre on peut le résumer comme-ceci : si Tempus manipule le temps et se trouve inclus lui-même dans une boucle temporelle qu'il a créée, il faut le forcer à la quitter et à réintégrer un écoulement du temps normal. Ce qui annulera son emprise sur le temps et affectera sa vie elle-même.
- Compris ? s'assura-t-elle.
- Ouais... répondit Alyssa tout de même avec un visage sceptique.
- Il faut dire tu n'as pas pris le plus facile des démons, compatit Angel. Le temps c'est compliqué dans tous les sens du terme et très dangereux.
- C'est pour ça qu'il n'existe pratiquement pas de formule pour modifier aussi bien le passé que l'avenir, commenta Leïla.
- Bon, on fait une pause. Demain on va à Pré-au-Lard, donc autant se détendre, insista Enzo.
- A quoi tu penses ? demanda Angel en voyant que son amie était bien loin de Tempus.
- Au bal de Noël, répondit simplement Alyssa en rangeant ses devoirs.
- Je te préviens, si tu me parles encore de ma robe je te fais manger ta thèse, dit Leïla, sérieusement.
- Ne t'en fait pas je ne vais pas te rabâcher ça, soupira Alyssa. Vous croyez que Zachary a trouvé quelqu'un ?
- Oui, apparemment il a demandé à une fille de Serdaigle et elle a accepté. Mais comment dire... d'après lui elle est assez spéciale en son genre.
- Pourquoi ? demanda Leïla en rangeant ses affaires.
- Elle est un peu à côté de la plaque. Quand il lui a demandé elle a répondu un truc du genre : "Oh oui les nargoles ne serait pas contre".
- Comment elle s'appelle ? demanda Leïla tandis que Alyssa s'interrogeait sur le mot "nargoles".
- Luna, je crois, marmonna Enzo, mais bon d'après Zachary elle est super sympa.
- Elle a quel âge ?
- Un an de moins qu'Harry je crois, stipula Angel.
- Quoi ? Elle a treize ans ? se stupéfia Alyssa. Il est au courant qu'il a dix-sept ans ?
- C'est pire que pour Hermione et Liam là, fit Enzo en prenant la direction de la sortie.
- Mais euh... ils ne vont pas au bal ensemble. D'ailleurs vous savez avec qui elle y va ? demanda Angel.
Mais les filles gardèrent le silence.
- Les filles ? appela Enzo.
- On ne sait pas, répondit Alyssa avec un air innocent peint sur le visage.
- D'ailleurs, Liam, tu sais avec qui il y va ? interrogea Angel.
- Aucune idée, avoua la brune. Tout ce que je sais c'est qu'il ne s'approchera pas de Hermione ou d'Alyssa, je m'en suis assurée.
- Ne t'en fait pas. S'il tente quoi que ce soit je le glacerais sur place, rassura son amie avec un sourire. Après tout ça fait des années que je le connais.
- Je ne suis pas sûre, mais depuis votre altercation je crois qu'il t'évite, dit Enzo avec un sourire ironique.
- Eh bien qu'il continu ça me fait des vacances.
- Ah que j'ai hâte que ce soit les vacances ! s'extasia Alyssa avec un air de bonheur sur le visage.
- On sait, Alyssa, dit de concert les trois amis en secouant la tête, ça faisait bien la cinquième fois de la semaine qu'elle le répétait.
Le lendemain, dans la Grande Salle, chacun se dépêchait de finir d'engloutir son petit déjeuner au plus vite pour ne pas manquer la moindre minute de cette journée qui leurs permettraient de quitter Poudlard.
- Aller ! Dépêche-toi, Enzo ! pressa Alyssa en lui fourrant pratiquement sa brioche au fond de la gorge. On va être en retard.
- Hé...deux secondes. Laisse-le respirer, calma Leïla tandis que Angel aidait son condisciple à ne pas mourir.
- C'est bon ? s'impatienta la sorcière trente secondes plus tard alors que pour Enzo le tout descendait plutôt difficilement.
- Ouais, croassa-t-il durement. Tu vas finir par me tuer. Rappel moi, quand tu auras des enfants, de venir les sauver de leur mère.
- Ahahahahah, très drôle, fit Alyssa, cyniquement.
- Encore faut-il que tu trouves le prince charmant et qu'il te supporte, poursuivit Enzo en sortant de table.
Le nombre d'élèves qui s'empressaient de prendre le chemin de Pré-au-Lard était impressionnant. Ils suivirent les autres pendant un petit moment avant de déboucher sur un chemin de neige, ou plusieurs bâtiments se faisaient face. Beaucoup de groupes se dispersèrent, chacun rentrant dans une enseigne différente.
- Whoua ! fut tout ce que pu dirent les quatre amis en chœur.
Ils passèrent dans de nombreuses boutiques, allant de Honeydukes, la boutique de friandise, aux Trois Balais, le pub le plus apprécié de Pré-au-Lard. Ils en profitèrent pour acheter les cadeaux de Noël dans diverses boutiques.
- Tenez, regardez, une boutique de vêtements, dit Alyssa devant Gaichiffon.
Les garçons soupirèrent de lassitude. Comme tout garçons qui se respectaient les magasins de vêtements les exaspéraient autant l'un que l'autre.
- Alyssa, essaya de refuser Leïla, des vêtements tu en as plein ton armoire. A tel point que je me retrouve avec dans mon armoire, tes affaires.
- Mais allez venez, insista la sorcière en les tirant derrière elle dans la boutique.
Alyssa, en moins de temps qu'il faut le dire, avait envahi la boutique.
Tandis qu'elle essayait la boutique entière, Enzo et Angel furent obligé de porter tous les sacs, et Leïla de jouer la conseillère de mode.
« Non. Pas celle-là. Bof. Il y a mieux. Absolument pas » ce fut tous les commentaires de ce genre que Leïla fut contrainte de dire pendant tous les essayages.
Malgré tous les commentaires négatifs de son amie, Alyssa continua d'empiler des vêtements des plus banales aux plus extravagants.
- C'est bon là ? râla Enzo avec une pile de vêtements de tous les couleurs dans les bras jusqu'en haut du nez.
- Attends je n'ai pas tout vu, répéta Alyssa pour la troisième fois de l'heure en les entraînant dans un nouveau rayon...
- Ah non pas là, s'arrêta brutalement Enzo, pas les sous-vêtements.
- Je suis d'accord, compatît Angel en se stoppant net.
- Pourquoi ? Ce ne sont que d'autres vêtements, dit Alyssa en pénétrant dans le rayon.
- Est-ce que nous on t'emmène quand on va acheter des boxers ? se défendit Enzo.
- Restez là vous deux, soupira Leïla, je me dépêche de la ramener.
Il lui fallut un bon quart d'heure pour la ramener, et la diriger vers la caisse. Après avoir payé (la note fut salée) ils décidèrent d'aller aux Trois Balais boire quelque chose. C'est ainsi qu'armés d'un nombre incalculable de sacs chacun, ils entrèrent pour se protéger du froid.
- Allez-vous asseoir, je vous ramène quoi ? demanda Leïla en tendant ses sacs à Alyssa.
- Trois chocolats chauds, répondit Angel, comme d'habitude.
- Parfait, sa fera quatre, répondit Leïla en tournant les talons.
Elle revînt quelques minutes plus tard deux tasses dans chaque main avant de les déposer devant chacun.
- Voilà tenez, cadeau de ma part, annonça-t-elle en s'asseyant à table.
- Merci, scanda Angel en prenant sa tasse dans ses mains et en laissant un frisson de chaleur le traverser.
- C'est aussi le souk dans votre dortoir ? demanda Alyssa en regardant les garçons.
- Non, enfin pas plus que d'habitude, répondit Enzo. Pourquoi ? Ça devrait l'être ?
- C'est juste que le nôtre est envahi de robes et d'autres trucs depuis deux semaines, informa Leïla. A partir du moment où Paige à annoncer qu'il y avait un bal, les filles ont sorti l'artillerie. Surtout Aslys et Erica en fait.
- Ça t'étonne ? dit Angel en haussant un sourcil et en prenant une gorgée. Depuis que je les connais, elles ne se sont pas inquiétées d'autres choses que de leurs coiffures et maquillages.
- Et leurs vêtements, ajouta Enzo.
- Vous savez ce que vous allez mettre pour le bal ? demanda Alyssa aux deux garçons.
- Un truc classe, mais ne comptez pas sur nous pour mettre une cravate ou un nœud papillon, dit Enzo avec une grimace.
- Je suis d'accord avec lui, continua Angel, je ne rêve pas de ressembler à un pingouin.
Alyssa eu une image de pingouin avec la tête d'Angel et éclata de rire.
-Tu ferais un remarquable pingouin, plaisanta-t-elle une fois la crise de rire passée.
Il était près de cinq heures quand ils revinrent de Pré-au-Lard des sacs plein les mains. Ils déposèrent respectivement les sacs dans leurs dortoirs et alors que Leïla s'était installée sur son lit pour rédiger une lettre. Alyssa commença à déballer ses vêtements et à couper ses étiquettes.
- J'ai peur d'avoir pris trop de pull, dit-elle pensivement en examinant ses nombreux articles.
- Mmm, répondit Leïla dans son monde trop occupé sur sa lettre. Tu n'as pas peur qu'il soit trop tard pour t'en rendre compte ?
- Pas du tout, nia Alyssa, pas ma faute si vous n'aimez pas faire les magasins.
- Écoutes, Alyssa, déclara la brune, Enzo et Angel sont des mecs et ils n'aiment pas particulièrement faire les boutiques. Et moi j'ai d'autres choses en tête en ce moment.
- Whoua ! Qu'est-ce qui se passe ici ? plaisanta Lana en entrant dans le dortoir et voyant les sacs éparpillés sur le lit d'Alyssa.
- Alyssa a prévu d'acheter tous les vêtements du monde, indiqua Leïla sans relever la tête.
- Perso je trouve que notre dortoir est suffisamment rempli de fanfreluches, dit Lana en s'effondrant sur son lit.
Pendant que Alyssa et Lana discutait du bal, bientôt rejoint par Amy. Leïla, elle, finit sa lettre avant de la relire.
Cher oncle,
Salut,
J'espère que tu vas bien de ton côté. Ici rien ne change. Enfin rien à part le Tournoi...
Je suis désolé de t'accabler de mes problèmes étant donnée ta situation, mais il n'y a qu'à toi que je peux en parler. Tu es ma dernière famille. Il y a une chose que je dois te dire. Ton filleul ta sûrement parler de la première partie de la tâche, avec les peurs. Je ne sais pas s'il te l'a dit, mais mes parents faisaient partie de ceux-là, R. me disait que j'avais abandonné ma famille tandis que maman m'accusait de sa mort. Mais il y a une chose que je ne peux pas te dire. Du moins pas directement et ont auraient besoins de beaucoup de temps. Beaucoup plus que malheureusement ils ne nous aient donnés. Je dois te dire une chose que mon frère et moi avons garder secrète après toutes ces nombreuses années... Au final j'ai réussi à vaincre ma peur en lui promettant de pardonner à L. Mais je crains que je ne vais pas pouvoir le faire... Quelque chose se prépare dans l'ombre, tu le sais aussi bien que moi. Je vais essayer de protéger leur fils mais je n'y arriverai pas seule. De plus L. prépare quelque chose, je le sens mais sans savoir quoi...Tu es ma dernière famille, je sais que tu ne peux rien faire, mais savoir que tu es là me réconfortera.
Merci d'être là,
Avec tous mes sentiments,
L. N. B.
Leïla prit sa lettre et descendit à la salle commune où elle trouva Harry, Ron et Hermione.
- Hey, salua-t-elle, dites heu...vous pourriez me rendre un service ?
- Euh...sa dépend c'est quoi ? demanda Hermione, suspicieusement.
- Voilà, la prochaine fois que vous envoyez quelque chose à Sirius, vous voulez bien envoyez cette lettre, expliqua Leïla en baissant la voix.
- Euh, hésita Harry, si elle tombe dans d'autres mains...
- J'ai fait très attention, promis la brune, je n'ai mentionné aucun nom tout ce qu'on pourra dire c'est que c'est moi qui l'est écrite. Mais rien n'évoque un criminel en fuite.
- Je ne sais pas, Leïla, continua à hésiter Harry.
- S'il-te-plaît, Harry, demanda-t-elle, c'est très important pour moi. Je n'avais pas de famille, ou du moins de la famille pour qui je comptais, avant que je ne le revoie. Et maintenant j'en ai une. Tu peux le comprendre mieux que personne, je pense.
- D'accord, céda-t-il après un moment.
- Merci beaucoup, Harry, fit Leïla soulagée en lui donnant la lettre. Ça serait super si sa lui parvenait rapidement et si vous pouviez éviter de l'ouvrir.
- Bien-sûre, accepta Hermione. Ont envoient ça dès que possible.
Leïla les remercia encore une fois avant de monter récupérer sa meilleure amie, de rejoindre Enzo et Angel et d'aller dîner.
- Au fait c'est quoi ce roman que tu écrivais sur ton lit ? demanda Alyssa au milieu du repas en fixant sa meilleure amie du regard.
- Pas grand-chose, marmonna Leïla, juste des petits trucs de famille à régler.
- C'est drôle, chez moi les petits trucs de famille à régler, c'est la couleur des serviettes de table pour les réunions de famille. Toi, c'est plutôt du genre vieux cadavres dans le placard.
- Tu n'imagines même pas, Alyssa, murmura Leïla. S'il y a bien un domaine dans lequel ma famille est expert c'est dans celui-ci. Dans tous les sens du terme.
- Chacun ses petites histoires de famille, commenta Angel. Certaines sont plus compliquée que d'autres, c'est tout.
- Oui, mais chez les Black j'ai l'impression que c'est pire que des histoires de famille.
- Comment ça ? demanda sceptiquement Leïla en reposant ses couverts. Explique-toi, Alyssa.
- Hey... rassure toi ce n'est pas une insulte, calma Alyssa voyant son amie s'emballer. C'est juste entre toi et ton frère. Ton père. La mort de ta mère. Ton oncle. Et cette folle furieuse de tante dont tu nous as parlé.
- Déjà, se défendit Leïla, entre moi et mon frère tu sais que c'est tendu depuis quatre ans. Pour la mort de ma mère tu sais un peu près ce qui s'est passé, comme l'école toute entière maintenant. Tout le monde a vu que La Source l'a tué. Ensuite mon oncle est innocent, c'est juste que personne ne le sait encore. Mon père est une affaire bien trop compliquée même pour moi et je ne t'ai parlé que de Bellatrix une fois, une seule. Et si ça peut te rassurer elle est emprisonnée, et de plus, tu sais que la famille Black est pourrie jusqu'à la moelle.
- Pourquoi elle a été emprisonnée déjà ? demanda Enzo qui n'avait pas perdu l'appétit.
Leïla jeta un coup d'œil rapide et discret quelques places plus loin, où elle aperçut Neville avant de regarder son assiette.
- Pour ce que notre famille sait faire de mieux. Semer la destruction et le chaos, résuma-t-elle simplement. Ce n'est pas vraiment un sujet que j'aime aborder.
Plus tard dans la soirée, alors qu'Alyssa était sorti dans le parc pour fumer une cigarette, à l'abri des regards, et que les garçons prenaient une douche bien chaude, Leïla s'approcha de Neville qui était sur le canapé en train de lire un manuel de botanique.
- Salut, Neville, ça va ?
- Ah, Leïla, les autres ne sont pas là ? s'étonna le garçon.
- Non, Enzo et Angel sont sous la douche et Alyssa est Dieu sais où, expliqua la brune en s'asseyant à côté de lui.
- Ah, pas de chance. Tu voulais me dire quelque chose ?
- Je voulais juste discuter un peu avec toi. Tu as trouvé une cavalière pour le bal ?
- Oui, j'y vais avec Ginny. Je la connais bien et comme elle est seulement en troisième année ça lui permettra de venir, informa Neville, mal à l'aise.
- C'est bien, dit-elle après un petit silence. Oui, bon j'avoue. Je voulais discuter d'une chose un peu délicate avec toi.
- Ah bon et de quoi ? demanda Neville encore plus mal à l'aise.
- De tes parents, lança franco Leïla.
- Heu...je...ne vois pas de quoi...balbutia-t-il en essayant se relever.
- Attends, précipita la sorcière en le retenant par le bras. Je sais que c'est dur pour toi d'en parler et crois-moi ça l'est aussi pour moi.
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? soupira finalement Neville.
- Ce n'est pas quelque chose que je veux savoir, expliqua maladroitement Leïla, c'est plutôt quelque chose que je veux que tu entendes. Tu sais que Bellatrix Lestrange n'a pas toujours porté ce nom ?
Neville hocha la tête et avait eu un frisson au nom de la femme.
- Avant d'être une Lestrange, elle portait le nom Black, poursuivit Leïla, et je peux t'assurer qu'être née dans la même famille qu'elle me révulse. Je sais qu'elle a infligé le sortilège Doloris à tes parents. Je sais ce qui s'est passé, et c'est pour ça que c'est important pour moi de te présenter mes excuses. Pas pour elle mais pour moi.
- Tu es quoi par rapport à elle ? Je veux dire niveau lien familiale.
- C'est ma cousine au je sais plus quel degré ou un truc dans le genre. Ce que je sais, c'est qu'il y a au moins une génération d'écart.
- Merci, Leïla, vraiment, fit-il touché. Tout le monde ne viendrait pas ici pour présenter ses excuses pour quelque chose qu'il n'a pas commis.
- C'était important pour moi sinon je ne pourrais plus me regarder dans une glace, admit la brune. Mais je te répète qu'il n'y a aucun honneur ou fierté à être née dans une famille comme les Black, contrairement à moi, tes parents peuvent être fiers de leur fils.
- Merci, dit Neville. Je veux juste savoir, comment tu sais tout ça ? Je veux dire ça remonte à la première guerre, et en plus tu vis en Amérique dans une école différente de la nôtre. Comment ça se fait que tu sois associé à tout ça ?
- Je me le suis demandé pendant longtemps moi-même, répondit Leïla, et j'ai fini par trouver la réponse. Parfois un mariage t'implique dans une affaire qui te dépasse de loin.
Sur ce elle se leva adressa un signe de la main à Neville et commença à partir avant que celui-ci ne la rappelle.
- Hey, dit-il, en revanche si ça pouvait rester entre nous personne ne le sais et je n'ai pas envie que ça se sache.
- Ne t'en fait pas, promis Leïla, je ne dirai rien. Même Alyssa, Enzo et Angel ne savent rien et je n'ai pas l'intention de leur dire quoi-que-ce-soit.
Les prochains jours passèrent rapidement. C'est à la fin d'un des cours particuliers de Paige que les vacances débutèrent. Après un hurlement de joie de la part d'Alyssa, qui attendait ça depuis une éternité, ils revinrent à la tour des Gryffondor pour poser leurs sacs et alors qu'ils passaient le trou du portrait un grand rassemblement avait lieu au milieu de la salle commune.
- Tu as quoi ? entendit Leïla de la part de Harry.
- Je ne sais pas ce qui m'a pris ! répéta Ron, le souffle court. Qu'est-ce que j'avais dans la tête ? Il y avait des gens – tout autour d'elle – j'ai dû devenir fou – devant tout le monde ! Je venais de la croiser dans le hall d'entrée – elle parlait avec Diggory – et j'ai senti quelque chose qui me poussait... Alors, je lui ai demandé...
Ron poussa un gémissement et enfouit son visage dans ses mains. Il continua à parler, mais on avait peine à comprendre ce qu'il disait.
- Elle m'a regardé comme si j'étais un ver de vase. Elle n'a même pas répondu. Alors, tout d'un coup, je ne sais pas ce qui s'est passé, je me suis réveillé et j'ai pris la fuite.
- Traduction : tu t'es pris le râteau du siècle, résuma Enzo tandis qu'Alyssa lui donna une petite tape sur la tête. Aïe !.
- Elle est en partie Vélane, dit Harry. Tu avais raison. Sa grand-mère en était une. Ce n'est pas ta faute, j'imagine que tu es passé à côté d'elle pendant qu'elle faisait agir son charme magique pour plaire à Diggory et tu as dû prendre une décharge. Mais, de toute façon, elle perdait son temps avec lui. Il va au bal avec Cho Chang.
- Ah ! Un autre qui s'est pris un râteau, commenta Enzo et Alyssa le refrappa.
Ron releva la tête.
-C'est elle qui me l'a dit, précisa Harry d'un ton éteint. Je viens de lui demander de m'accompagner...
Ginny cessa soudain de sourire.
- C'est fou, dit Ron. On est les seuls à n'avoir personne – à part Neville. Devine à qui il a demandé ? A Hermione !
Visiblement, ils n'étaient pas au courant que Neville avait trouvé quelqu'un, pensa Leïla.
- Quoi ? dit Harry soudain distrait de ses sombres pensées par l'étrange nouvelle.
- Oui, c'est drôle, non ? s'esclaffa Ron dont le visage commençait à reprendre des couleurs. Il m'a raconté ça après le cours de potions ! Il a dit qu'elle avait toujours été gentille avec lui, qu'elle l'aidait dans son travail et tout ça – mais elle lui a répondu qu'elle était déjà prise. Ah ah ! Tu parles ! Elle ne voulait pas y aller avec Neville... D'ailleurs, qui voudrait ?
- Arrête de rire ! dit Ginny, agacée.
A cet instant, le portrait de la grosse dame pivota et Hermione entra dans la salle commune.
- Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas venus dîner ? demanda-t-elle en s'avançant vers eux.
- Parce que – oh, arrêtez de rire, tous les deux – parce qu'ils viennent de se faire envoyer promener par les deux filles à qui ils ont demandé de les accompagner au bal ! dit Ginny.
Harry et Ron cessèrent aussitôt de rire.
- Merci beaucoup, Ginny, dit Ron avec aigreur.
- Alors, toutes les belles filles sont prises ? dit Hermione d'un air hautain. Éloïse Midgen commence à être très jolie, non ? Enfin, je suis sûre que vous finirez par trouver quelqu'un, quelque part, qui acceptera de vous accompagner.
Mais Ron regardait à présent Hermione comme s'il la voyait soudain sous un tout autre angle.
- Hermione, dit-il, Neville a raison, après tout : tu es une fille...
Ah...là, ça commence à devenir chaud, pensa Leïla en s'éloignant.
- Quel sens de l'observation ! lança Hermione d'un ton acide.
- Alors, tu n'as qu'à venir avec un de nous deux !
- Non impossible, répondit sèchement Hermione.
- Aller arrête, dit Ron d'un air agacé. On a besoin de cavalières, on va avoir l'air vraiment idiot si on n'en a pas, tous les autres en ont...
- Je ne peux pas venir avec vous, dit Hermione, qui rougissait à présent. J'y vais déjà avec quelqu'un d'autre.
- Tu parles ! s'exclama Ron. Tu as dit ça simplement pour te débarrasser de Neville.
- Ah, tu crois ça ? répliqua Hermione, avec un regard qui jetait des éclairs inquiétants. Ce n'est pas parce que tu as mis trois ans à t'en apercevoir que d'autres n'ont pas vu tout de suite que je suis une fille !
Ron la regarda, puis il sourit à nouveau.
- D'accord, d'accord, on sait que tu es une fille, dit-il. Ça te va ? Alors, tu es d'accord pour venir avec nous, maintenant ?
- Je t'ai déjà dit que c'est impossible ! répondit Hermione avec colère. Je vais au bal avec quelqu'un d'autre !
Et elle se précipita dans l'escalier qui menait aux dortoirs des filles.
- Elle ment, assura Ron en la regardant partir.
- Non, dit Ginny.
- Alors, avec qui elle y va ?
- Je ne te le dirai pas, ça la regarde.
- Très bien, dit Ron, désemparé. Tout ça devient franchement idiot. Ginny, tu n'as qu'à y aller avec Harry et moi, je...
- Je ne peux pas, répondit Ginny en devenant écarlate. J'y vais avec... avec Neville. Il me l'a demandé quand Hermione lui a dit non et j'ai pensé... Tu comprends, sinon, je n'aurais pas pu y aller du tout, je ne suis pas en quatrième année.
Elle semblait totalement déconfite.
- Je crois que je vais aller dîner, dit-elle en s'éloignant vers le portrait, la tête basse.
- Attends-nous, dit précipitamment Leïla en la rejoignant. Nous non plus on n'a pas mangé...
- Alors ça fait combien de temps que tu es amoureuse de Harry ? attaqua Alyssa en se servant une portion de salade au milieu du repas.
- Toujours aussi fine toi, observa Angel.
Mais Alyssa ne s'intéressa pas à Angel et insistait pour avoir une réponse de la part de Ginny.
- Bon, c'est bon, avoua Ginny après un bombardement de questions. Il m'a sauvé la vie il y a deux ans dans la Chambre des Secrets, je pense que c'est vraiment là que je suis tombé amoureuse. Avant je l'admirais mais là...
- Je comprends, réalisa Alyssa.
- Mais il n'a que Cho dans l'œil.
- Tu dois savoir un truc, Ginny, les mecs sont tous aveugle. Prends Enzo...
- Hé, s'indigna celui-ci. Tu ne pourrais pas prendre quelqu'un d'autre ?
- Cet imbécile, l'an dernier, à embrasser trois filles à suivre.
- Pas à suivre, nia le pauvre blond.
- Excuse-moi, mais trois en deux jours c'est ce que j'appelle à suivre. Enfin bref, poursuivit-elle, parmi les trois l'un était un pari, l'autre une amie et la dernière une peste de la plus grande idiotie. Mais pourtant il l'a fait et on ne sait toujours pas pourquoi.
- Si, on sait, contredit Leïla avec un sourire. D'un que c'est un coureur de jupons et de deux que c'est les hormones.
Alyssa prodigua tout un tas de conseil à Ginny au cours du dîner et finalement ils allèrent tous se coucher sachant que les trois prochains jours allaient être long.
C'est le lendemain dans la salle commune que Leïla reçu une réponse à sa lettre que Harry avait envoyé quelques temps plus tôt.
- Tiens, ça vient de qui-tu-sais, avait-il dit en lui tendant le parchemin.
Leïla le remercia et se mit à l'écart pour lire la lettre tant attendue.
Chère nièce,
Salut,
Je suis heureux d'avoir de tes nouvelles. Mon cher filleul m'avait brièvement parler de tes peurs, mais sans entrer dans les détails. Je sais qu'un secret se cache derrière sa mort. Mais cela nous sommes habitués dans la famille. Je sais aussi que quelque chose se prépare, mon filleul en ai persuadée aussi, tout comme son directeur. Ta mère était quelqu'un que j'appréciais beaucoup. Honnêtement je ne me remets pas encore de sa mort. Je ne sais pas ce que tu dois faire avec L. Malheureusement tu ne pourras pas faire grand-chose si quelque chose se produit, mais ce ne sera pas ta faute. Merci de veiller sur lui en mon absence. A la limite ce que tu peux faire pour ton frère et de continuer à le surveiller tu ne peux rien faire d'autre. Je suis désolé de ne pas pouvoir t'aider plus. Toi et lui êtes ma dernière famille. Je vais te donner le même conseil qu'a lui: reste proche de tes amis.
Quant à R. sache que personne ne le connaissait vraiment, même pas ta mère. Moi-même je ne le connaissais pas assez. Donc ne te tourmente pas avec ça.
Avec toute mon affection,
S.O.B
Leïla soupira et rangea précieusement sa lettre. Même si elle n'avait pas eu de solution miracle elle savait qu'elle pouvait compter sur Sirius et cela lui réchauffa le cœur. Le jour de Noël, le matin du bal, quand elle se réveilla ce fut par Alyssa et à la surprise de tous Enzo et Angel qui avaient trouvés une solution pour s'infiltrer dans le dortoir.
- Joyeux Noël ! cria joyeusement Alyssa en sautant sur le lit.
- A toi aussi, dit Leïla en passant une main dans ses cheveux noirs. Et à vous aussi, les garçons.
Elle avait presque oublié l'attitude d'Alyssa à la perspective de Noël. Pire qu'une gamine.
- Cadeaux, dit celle-ci en lui donnant une petite pile de boite emballé dans plusieurs couleurs.
Leïla remercia ses amis et leurs donna elle aussi ses cadeaux.
Elle reçut de la part d'Alyssa, un parfum aux lilas, le préféré de sa mère. De la part d'Angel, le livre "Faire les meilleures blagues". De celle d'Enzo elle reçut un bracelet en perles, la mère d'Alyssa lui avait fait parvenir une étole de soie noir. Ron et Hermione lui avait offert des chocolats, et Harry une enveloppe.
- Oh, fut le son qu'elle put émettre après l'avoir ouverte.
Une photo était à l'intérieur. Elle remarqua que c'était une photo du mariage des parents à Harry. Et que sa mère, dans une longue robe bleu ciel, figurait à côté de la mariée. Elle pouvait aussi apercevoir Sirius et son père. Comme c'était une photo magique, celle-ci bougeait. Ça lui faisait vraiment étrange de revoir sa mère bouger et sourire comme si elle était là.
Après qu'ils aient tous déballé leurs cadeau – Alyssa eut le droit à un pendentif en argent avec son prénom, et Enzo et Angel une chaîne de poignet en argent – ils descendirent elle en profita pour donner ses cadeaux à Hermione, Ron et Harry et les remercier avant d'aller déjeuner dans la Grande Salle.
La journée passa rapidement. Ils passèrent l'après-midi en compagnie du trio d'or et des jumeaux à faire une bataille de boule de neige. Finalement à cinq heures, les trois filles décidèrent de remonter au château pour se préparer.
- Vous avez besoin de trois heures pour ça ? dit Ron en la regardant d'un air incrédule.
Cet instant d'inattention lui valut de prendre sur la tête une grosse boule de neige lancée par
George.
- Tu y vas avec qui Hermione ? cria Ron alors qu'elles s'éloignaient.
Mais elle se contenta de lui adresser un signe de la main et disparut à l'intérieur du château.
- Ils ne savent toujours pas avec qui tu vas ? interrogea Leïla.
- Non, ce sera une surprise, s'amusa Hermione qui les avaient mis dans la confidence.
Un bazar improbable régnait dans le dortoir de la School Magic. Où Alyssa et Leïla avait invités Hermione et Ginny à se joindre pour se préparer, ce qu'elles avaient acceptés.
Les filles courraient dans tous les sens, faisant des aller retours entre le dortoir et la salle de bain, ayant un peigne dans une main et un parfum dans l'autre.
Certaines avaient déjà revêtu leurs robes, comme ce fut le cas pour Aslys. Elle s'agitait dans sa robe violette. Leïla devait bien reconnaître que sa lui allait plutôt bien.
- Bon, qui passe la première ? proposa Alyssa en évitant un coup de fer à lissé venant de nulle part.
- Ginny, répondirent Hermione et Leïla.
- Très bien, fit Alyssa en agrippant Ginny et la forçant à s'asseoir sur son lit.
- Je vais prendre une douche, informa Leïla. Tu restes avec elles ?
- Pas de problèmes, rassura Hermione.
- Si elle devient trop virulente n'hésite pas à la gifler, dit Leïla avec un clin d'œil avant de se diriger vers les douches.
Pendant qu'Alyssa s'occupait de Ginny et qu'Hermione évitait de se prendre les pieds sur tout objets, comme des flacons ou des palettes de maquillages qui traînait par terre. Leïla prit une douche chaude.
- Alors qu'est-ce que ça donne ? s'informa-t-elle en revenant dans un peignoir de soie dorée.
- Regarde, elle est magnifique, non ? dit Alyssa en s'extasiant sur Ginny.
Si Leïla pouvait bien reconnaître une chose sur Alyssa Blanka, c'était qu'elle était fabuleusement douée pour coiffer et maquillé les gens. Elle pouvait faire des miracles.
Ginny se retrouvait avec une légère tresse au milieu de se chevelure qui cascadait sur ses épaules. Et le maquillage était simple mais ravissant. Un léger fard à paupières rose et un brillant à lèvres beige sur ses lèvres.
- Magnifique, consentit Leïla. J'avais oublié à quel point tu étais douée avec un pinceau et un peigne.
- Maintenant à Hermione, annonça Alyssa.
Celle-ci essaya de se défiler, mais Alyssa fut plus rapide et l'attrapa et força à l'asseoir.
- Tes cheveux, tu les veux comment ? demanda-t-elle.
- Laisse tomber, tu n'y arriveras pas avec mes cheveux, résolu Hermione.
- C'est qu'ils n'ont jamais eu à faire à moi, alors ?
- Relevé sur la nuque, se résigna l'adolescente.
- C'est parti, dit joyeusement Alyssa en commençant à peigner les cheveux de la Gryffondor.
Leila, qui n'allait pas attendre que Alyssa ait fini avec Hermione, commença elle-même à se coiffer. Après tout elle avait fait assez souvent les frais de service d'Alyssa, et laissa les autres en profiter. A l'aide du fer à boucler, elle ondula ses cheveux noirs qu'elle ramena et sur son épaule gauche.
- Qui Alyssa est en train de torturer ? demanda Lana en entrant dans la salle de bain.
- Hermione, répondit-elle. Je crois qu'elle en fait une affaire personnelle avec ses cheveux.
Lana avait revêtu sa robe noire près du corps qui avait un décolleté carré et était à présent en train de se mettre un dégradé de fard à paupières gris.
- Toujours pas habillé ?
- J'ai le temps, soupira Leïla en appliquant un fard à paupière vert. Il n'est que dix-sept heures quarante-cinq.
Alyssa poussa finalement une exclamation de ravissement en contemplant son œuvre, elle avait mis près de quarante-cinq minutes mais elle était allée jusqu'au au bout.
- Voilà ! Je t'avais bien dit que j'y arriverai. Bon j'ai peut-être abusé sur le produit, mais le résultat est là.
- C'est merveilleux, répondit Hermione en s'observant dans le miroir.
Comme promis ses cheveux était relevé sur la nuque dans une coiffure parfaite.
- Je sais, dit Alyssa sans la moindre modestie. Maintenant maquillage.
Elle retourna Hermione vers elle et commença à lui appliquer un dégradé de bleu sur les paupières, du mascara et du brillant à lèvres rose framboise.
- Voilà, terminé. Tu es magnifique ! Où est Leïla ? Que je m'occupe d'elle.
- Elle a dit qu'elle se préparait dans la salle de bain, informa Ginny qui passa le flacon de parfum à son amie.
- Quoi ?! s'indigna Alyssa. Toute seule ?! Sans moi ?! Leïla Black, où es-tu ?!
Leïla finissait d'appliquer un blush, quand Alyssa débarqua en furie dans la salle de bain en faisant claquer la porte.
- Comment oses-tu te préparer sans moi ?! accusa-t-elle en pointant un doigt sur son amie comme si elle avait commis un crime.
- Du calme, tu étais occupée. Donc je l'ai fait moi-même. Je sais très bien me maquiller toute seule.
- Faux ! Regarde, déclara Alyssa en l'attrapant par le menton et en sortant un crayon du néant. Il est mal mis.
Elle s'amusa alors à redessiner le contour de ses yeux pour en faire des yeux de cygnes. Elle lui remit correctement le mascara et lui colora les lèvres avec un rose naturel.
- Là c'est bien fait ! conclut Alyssa. Bon il ne reste plus que moi.
Pour Alyssa se fut plus rapide, n'ayant même pas besoin d'un peigne elle passa juste ses doigts dans ses cheveux et le maquillage fut bouclé en dix minutes, à peine. Un peu de paillettes argenté sur les yeux, du khôl, du mascara, du rouge à lèvre rouge vif et le tour fut joué.
Quand elles revinrent dans le dortoir toutes les filles, à part Hermione et Ginny, n'étaient plus là.
- Elles sont descendues, indiqua Ginny, et c'est normal il est sept heures et demi. Le bal commence dans trente minutes.
Pendant qu'Alyssa et Leïla étaient dans la salle de bain, elles avaient revêtu leurs robes. Ginny avait un mignonne petite robe rose pâle agrémentée de plusieurs rubans blancs, qui collait parfaitement avec ses cheveux. Et avait mis un collier représentant un cœur. Hermione était habillée d'une superbe robe bleu pervenche qui lui allait merveilleusement bien et venait de finir de mettre ses boucles d'oreilles en formes de fleurs.
- On a juste à mettre nos robes, dit Alyssa en se dirigeant vers son armoire.
Elle revêtit sa robe rouge qui était somptueuse : longue en mousseline, coupé dans le biais qui marquaient les formes. Pourvut d'une traîne majestueuse, la robe d'un décolleté plongeant était rehaussée d'une dentelle en résille pailleté, soulignant le décolleté et l'encolure habillant le dos et venant envelopper la taille.
Leïla, elle, avait fini de remettre ses bijoux. Son collier habituel avec les initiales de son prénom, le bracelet qu'Enzo lui avait offert. Des boucles d'oreilles noire, et finit par prendre l'alliance de sa mère qu'elle mit à son annulaire gauche.
- Dépêches-toi, Leïla. On est toute prête sauf toi. Tu me dis si tu as besoin d'une robe.
Leila secoua la tête et se tourna vers son armoire ou elle libéra sa robe de sa housse et la revêtit.
C'était une robe longue. Verte en mousseline, drapée d'un taffetas brillant, celui-ci venait ceinturer le buste, et les hanches de petit plis gracieux. Le haut était un bustier en dentelle scintillante agrémenté d'un décolleté droit, qui découvrait la gorge et habillait les épaules jusqu'aux avant-bras.
- Whoua ! fit Alyssa. Elle te va pile poil. Elle est merveilleuse.
- C'est vrai, admit Hermione. Mais ont feraient mieux d'y aller si on ne veut pas être en retard.
Leïla mit ses escarpins noirs à talon aiguille, se parfuma et suivit les autres dans la salle commune.
- Ah ba enfin, dit Enzo en se redressant. Vous en avez mis du...
Mais il ne put finir sa phrase.
- Whoua !
- Je crois qu'il essaye de vous dire que vous êtes jolies, aida Angel.
Il ne restait que Angel, Enzo et Neville dans la salle commune. Hermione devait rejoindre son cavalier dans le hall.
- Vous n'êtes pas mal non plus, dit Leïla en s'approchant.
Enzo et Angel étaient habillés exactement pareil. Sauf pour la chemise, Enzo avait une chemise blanche et celle d'Angel était noire. Ils avaient abandonné la cravate ou le nœud papillon et à la place les deux premiers boutons étaient ouverts. Ils avaient rajouté une veste de costume noire et le pantalon en toile noire leurs allaient très bien.
Chacun prit sa cavalière à son bras et descendirent dans le hall. Le hall d'entrée était bondé. Les élèves piétinaient en attendant que les portes de la Grande Salle s'ouvrent à huit heures précises. Ceux qui venaient de maisons différentes et qui s'étaient donné rendez-vous là se faufilaient parmi la foule. Essayant de trouver leur partenaire.
- Ah te voilà, Leïla, dit Paige en s'avançant vers elle un chignon sur le dessus de la tête et vêtu d'une robe dorée. Tu es très jolie.
- Merci, professeur.
- Nous allons t'appeler avec Angel dans un instant. Donc reste dans le coin, informa-t-elle avant de disparaître.
Leïla aperçut son frère remonter des cachots en compagnie d'une fille qu'elle ne connaissait pas. Quand il croisa son regard et se rendit compte que c'était sa sœur il s'arrêta, ferma les yeux avant de les rouvrir pour s'assurer que ce n'était pas un rêve.
Les grandes portes de chêne de l'entrée s'ouvrirent et tout le monde se retourna pour voir arriver les élèves de Durmstrang menés par le professeur Karkaroff. Leïla vit Hermione apparaître au bras de Krum avec un sourire gêné sur le visage.
La voix du professeur McGonagall s'éleva alors dans le hall.
- Les champions, par ici, s'il vous plaît.
Leïla offrit son bras à Angel et ils commencèrent à avancer en direction de la Grande Salle.
- Déstresse, lui souffla Angel. Ce n'est qu'une danse.
Ils s'arrêtèrent devant la porte, écoutant McGonagall leur expliquer qu'ils devaient attendre que tout le monde soit installé avant de faire leurs entrer.
Lorsque tout le monde fut installé dans la Grande Salle, le professeur McGonagall demanda aux champions de se mettre en rang par couples et de la suivre. Tout le monde applaudit leurs entrées et ils se dirigèrent vers une grande table ronde au bout de la salle, à laquelle les juges étaient déjà assis.
Les murs de la Grande Salle avaient été recouverts d'un givre argenté étincelant, et des centaines de guirlandes de gui et de lierre s'entrecroisaient sous le plafond parsemé d'étoiles. Les tables des différentes maisons avaient disparu, remplacées par une centaine de tables plus petites, éclairées par des lanternes, autour desquelles pouvaient s'asseoir une douzaine de convives.
Leïla essaya de ne pas se tordre les chevilles avec ses escarpins et avait un sourire plutôt crispé affiché sur le visage.
Chacun des couples se placèrent sur la piste de danse et la musique commença. Heureusement pour Leïla, Angel prit les devants et la mena. Leïla n'avait qu'à se laisser guider, c'était même amusant pensa Leïla à un moment après qu'Angel l'ai faîte tournoyer. Le morceau de musique s'acheva et d'autres couples rejoignirent la piste de danse. Tandis que les deux amis allaient rejoindre Alyssa et Enzo.
- Ce n'était pas si mal finalement, dit Enzo.
- Ça aurait pu être pire, concéda Leïla après avoir souffler.
Ils mangèrent et dansèrent finalement à quatre sur des morceaux beaucoup plus appréciés. Après avoir dansé pendant une demi-heure Leïla s'éloigna pour aller boire.
- Je ne savais pas que c'était toi qui l'avais, dit une voix venant de derrière elle.
Elle se retourna et découvrit son frère sans sa cavalière.
- Tiens, Liam, tu as perdu ta cavalière ? Ou elle s'est rendu compte que tu jouais avec elle ?
- Depuis combien de temps tu as cette robe ?
- Je l'ai trouvé l'an dernier. Pourquoi ? Un problème ? demanda Leïla d'une voix ferme.
- Elle était à maman, dit inutilement Liam, la dernière fois qu'elle l'a porté c'était quelques jours avant sa mort.
- Je me rappelle...
- Elle te vas à ravir, continua celui-ci en la contemplant.
- Je rêve ou tu viens de me faire un compliment ?
Liam lui fit un sourire énigmatique avant de lui tendre une de ses mains.
- Chère sœur, m'offres-tu cette danse ?
Leïla plissa des yeux mais se résigna tout de même à prendre la main de son jumeau. Bien-sûre, il avait fallu que la musique change et qu'un slow se fasse entendre. Leïla soupira mais ne pouvant plus faire demi-tour se laissa guider par son frère.
- Tu portes aussi son alliance, remarqua-t-il à un moment de la danse après l'avoir fait tournoyer.
- Ça pose un problème ? répéta-t-elle.
- Non, mais honnêtement en te voyant tout à l'heure dans cette robe j'ai cru la revoir, confia Liam à sa sœur.
- Ce n'était pas le but.
- Tu as vraiment la prestance d'une Black. Comme toutes les femmes de la famille, murmura Liam à son oreille.
- Je ne suis pas vraiment une Black, rappela Leïla à son frère.
- Ah bon ? s'étonna celui-ci en glissant sa main sur l'omoplate droite de Leïla dénudée. Alors c'est quoi ça ?
- Un tatouage, répondit simplement Leïla sachant que la situation lui échappait complètement.
- C'est vrai et c'est drôle, mais j'ai exactement le même tatoué au même endroit. Tu te souviens le jour où nous nous sommes faits tatouée ?
- Parfaitement, souffla Leïla, nous avions quatorze ans.
- Tu avais insisté pour que nous ayons chacun les anneaux de la fraternité inscrit sur notre peau. Et moi je voulais que chacun porte nom complet de l'autre.
- Nous avons donc eu tous les deux ce que nous voulions. C'est parfait, dit Leïla d'un ton acide.
- Deux anneau entrelacé et nos prénoms marqué juste à côté. Quels sentimentaux nous sommes...
- Toi? Un sentimental ? s'esclaffa Leïla. Tu es beaucoup de choses, Liam Lucius Black, mais un sentimental ? Sûrement pas.
- Si ça peut te rassurer. Tu ne l'es pas aussi, Leïla Narcissa Black.
- Nissa, rectifia-t-elle, sèchement.
- Ce n'est pas parce-que tu as décidé de changer de deuxième prénom, qu'officiellement tu ne portes plus le prénom Narcissa, murmura Liam. Le tatouage que j'ai sur mon omoplate le prouve.
- Oui, et je me demande combien de filles de la School Magic et de Poudlard savent mon véritable prénom entier. Dis-moi ça ne les dérange pas trop que le prénom d'une fille soit tatoué dans le dos de l'homme à qui elle s'apprête à faire l'amour ? Après tout elles ne sont pas obligées de savoir que je suis ta sœur, asséna Leïla avant de le planter sur la piste de danse et d'aller s'asseoir sur une des chaises libres.
Elle essaya de se calmer et de retrouver ses moyens. Elle remarqua que les sœurs Halliwell étaient toutes là. Piper était vraiment joli dans une robe blanche et Phoebe aussi dans sa robe rouge.
- Ah tu es là, s'exclama Alyssa en arrivant, tenant Angel par la main.
- Tu faisais quoi avec ton frère ? demanda le garçon.
- Nous réglions quelques différents. Où est Enzo ?
- Disparu, bougonna Alyssa, il m'a dit qu'il revenait il y a vingt minutes.
- Ba il arrive, tiens, indiqua Angel avec un geste de la tête.
En effet, Enzo revenait vers eux mais il y avait quelque chose de différent. Elle ne pouvait pas mettre le doigt dessus mais quelque chose n'allait pas.
- Où tu étais ? demanda Alyssa en s'approchant de son cavalier.
- Oh, nulle part. Alors on s'amuse bien ?
Leïla regarda Enzo dans les yeux mais n'arrivais pas à déceler ses émotions. Finalement ce fut Alyssa qui perça le mystère.
- Tu as quoi là ? demanda-t-elle en fixant le col de sa chemise. Mais c'est du rouge à lèvre !
- Ah bon, essaya de s'échapper Enzo. Tu es sûre ?
- Oh que oui !
- C'est peut-être le tiens, supposa-t-il, quand ont dansaient.
- C'est du violet ! Est-ce que tu trouves que mon rouge à lèvre est violet ?! dit ironiquement Alyssa. Et attend t'es décoiffé...
- Quoi ? dit-il. J'étais sûre de...
- Oh, ce n'est pas vrai, l'interrompit Alyssa, furieusement. T'étais avec une fille ! Hum ? Impossible de te contrôler ! Tu ne pouvais pas attendre demain ?
Sur ces belles paroles elle souleva sa robe et s'éloigna pratiquement en courant, ce qui était un exploit quand on portait des sandales à talon aiguilles.
- Lorenzo Arcano ! Tu es un crétin ! accusa la brune.
- Quoi...mais...pourquoi ? balbutia-t-il.
- Réfléchis, dit Leïla, aujourd'hui tu étais censée être son cavalier. Elle était la seule qui devait compter à tes yeux, même si c'est en amis. Et au lieu de ça tu pars voir ailleurs ! Elle a raison tu aurais pu attendre demain !
- Mais...essaya de se défendre Enzo, ce n'est pas ma faute, cette fille m'a sauté dessus.
- Laisse tombé tu nous as déjà fournis cette excuse, poursuivit Leïla.
- Leïla a raison, Enzo, soupira Angel. Imagine que ça soit Alyssa qui aille embrasser un mec et que tu attendes comme un imbécile qu'elle revienne. Tu te sentirais mal, non ?
- Qu'est-ce que je dois faire ? demanda Enzo signifiant qu'il avait compris qu'il avait fait une bourde.
- Déjà, commence par essayer d'enlever cette marque, dit Leïla en soupirant, ensuite va t'excuser auprès d'Alyssa et reste près d'elle toute la fin de soirée.
Enzo hocha la tête et fila en direction du parc, où Alyssa s'était réfugié, tout en essayant d'enlever la marque de rouge à lèvre et par la même occasion, son erreur.
Hey !
Voilà le chapitre du fameux bal de Noël, qui tombe plutôt à la bonne période !
Nous sommes déjà presque à la moitié de l'histoire (pour le tome I).
J'espère que vous avez aimé, dites-moi ce que vous en avez pensé !
Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,
Isia31,
