C'est main dans la main, que vous et Mono sortez de l'ascenseur, l'étage cinq ne se compose que de trois salles, le couloir avec l'unique appareil, une salle où sont entreposé de nombreuses cages, et le laboratoire, le garçon a juré avoir entendu des cris il y a une seconde.
Le silence régnant maintenant dans le couloir, vous décidez d'aller sur votre droite où se trouve la salle de stockage, pensant y trouver votre ami.
Dans cette fameuse pièce, vous pouvez voir des centaines de cages de différentes tailles, Mono n'aurait pas cru qu'on puisse mettre autant de cages dans une si petite salle.
Malgré le fait d'avoir vérifié toutes les cages, aucune d'entre elles ne contenait votre ami, où n'importe qui d'autres d'ailleurs, toutes ces prisons étaient vides.
Il ne reste plus qu'un endroit à vérifier, le laboratoire, l'unique souci, était la porte verrouillée et vous ne connaissiez qu'un seul passage celui de l'étage sept, mais l'habitante présente à cet étage allaient vous poser problème.
A chaque fois qu'un enfant souhaitait se rendre à ce niveau de l'hôpital, il n'était plus jamais revu, vous vous tournez vers votre ami, ce-dernier confus, vous demande silencieusement ce que vous devez faire.
" Retournons en bas, d'accord ?" Pas envie de prendre le risque, surtout pour Mono, vous décidez donc de retourner au refuge pour la nuit.
N'étant pas d'humeur pour parler, vous vous êtes tût, déçu, en colère et triste de devoir s'arrêter là pour protéger votre autre ami, confus de votre soudain changement d'humeur, le garçon attrapa votre main, demandant ce qui n'allait pas.
Vous restez silencieux, même quand vous êtes enfin au refuge, peu habitué au calme qui vous entoure, Mono avait, pour une fois, démarré une conversation, "Qu'y… a t-il ?"
"Rien" Fut tout ce que vous aviez dit, vous n'étiez pas d'humeur, et pour éviter d'avoir à parlez à votre ami, vous démarrez un feu, de quoi vous réchauffer pour la nuit.
Malgré son mécontentement à votre courte réponse, Mono resta, à son tour, silencieux, vous regardant créer le moyen de chauffage, une fois fini, vous vous asseyez sur un bout de tissu, le garçon vient vous rejoindre.
"Tu... Peux me... Parler… Si tu… Veux" Hésitant, vous regardez le feu crépiter, les flammes léchant les bouts de bois, vous vous frottez les mains, essayant de les réchauffer.
"... Il me manque…" Réalisant que vous parlez de votre ami, le garçon se sentit idiot et géné de ne pas avoir réaliser plus tôt ce qui vous tracassait, "Il est rarement tout seul et…" vous hésitez.
"Et… Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose…" Vous reniflez, essayant de ne pas pleurer, ce fut en vain quand vous sentez des bras vous tirez dans un petit corps chaud.
"Pleure… Si tu veux… Pleurer" Les larmes coulant maintenant toute seule, vous évacuez votre dure journée dans l'épaule de votre ami, jamais en dix années vous n'aviez vécu une si horrible journée.
Bien qu'elle ait apporté l'une des seules meilleures choses qui vous soit arrivé, votre nouvel ami et allié, Mono.
Même une fois calmée, vous restez dans ses bras, laissant sa chaleur corporelle vous réchauffer, vous étiez heureux dans ses bras chaud et confortable, son corps était agréable, la tête posée sur sa poitrine, vous fermez les yeux, vous vous endormez paisiblement.
Mono n'osait pas bouger, vous étiez détendu, allongé sur lui, et vous dormiez, malgré le profond rougissement qui colorait ses joues, le garçon ne bougea pas.
Quand est-ce que quelqu'un était dans ses bras ou même qu'il a été pris dans leurs bras pour la dernière fois ? A quand remonte la dernière fois où il s'était sentit tellement en sécurité ? Ou qu'il a fait confiance à quelqu'un ? Parlant plus d'un seul mot par phrase ?
A quand remonte la fois où il s'était lié d'amitié avec quelqu'un, ne voulant jamais perdre cette personne ?
Peu importe à quelle point il réfléchissait ou cherchait dans ses pensées, Mono ne put trouver aucune réponse à ces questions, seul vous remplissiez maintenant ses pensées et sa tête.
Le garçon décide de se faire une promesse, vous gardez en sécurité quoi qu'il en coûte pour vous avoir une nouvelle fois dans ses bras.
Vous vous réveillez en sentant une légère fraîcheur, baillant, vous vous levez de votre position confortable, vous rendant compte que vous dormiez sur votre ami.
Vous regardez le garçon, confus qu'il ait pu même dormir avec vous l'écrasant, vous le voyez frissonner, toujours endormi, vous regardez son visage détendu.
Réfléchissant, vous vous accroupissez à ses côtés, embrassant son front, vous vous relevez, "J'essayerais de faire au plus vite… Ne me suis pas, si je ne reviens pas", puis vous le laissez, partant sereinement, sachant qu'il est en sécurité.
Atteignant le septième étage de l'hôpital, vous entendez les pleurs de l'habitante, vous sentez la peur vous envahir, les histoires que vous avez entendu sur elle vous reviennent et vous terrifient.
Pas de demi-tour possible, vous vous avancer courageusement, les pleures s'intensifient à mesure que vous vous approchez, et voici, la salle que vous cherchez, la morgue, un conduit présent dans la pièce vous mènera au laboratoire du cinquième.
Seulement, vous ne serez pas la seule à être dans cette salle, c'est, effectivement ici, que se trouve la source des pleures, la Veuve.
Déterminé, vous passez par la fissure, prêt à affronter vos peurs.
Mono se réveilla, gelé jusqu'à l'os, il fut confus jusqu'à ce qu'il remarqua que vous n'étiez pas à ses côtés, vous n'étiez même pas dans le refuge avec lui.
Paniqué, il chercha tous les recoins de la pièce pour vous trouver, et puis, soudain, il se souvint de votre expression, de votre mine triste par le manque de votre ami.
Sans perdre une seconde, il quitta le refuge et monta au premier étage, plusieurs souvenirs lui reviennent en parcourant le couloir, notamment celui de votre première rencontre.
Le garçon se mordit la lèvre, ce fut la première fois qu'il était autant paniqué à la perte d'une personne, il avait vu tellement d'horreurs dans sa vie que cela n'aurait même pas dù l'effleurer.
Mais, il se rappela de votre sourire, votre gentillesse, votre optimisme et votre toucher. Essayant de garder son sang-froid, Mono monta dans l'ascenseur, il hésita.
Vous ne lui aviez pas dit où vous alliez ! Il ne connaissait pas cet endroit comme vous, il perdrait du temps en vous cherchant à tous les étages, et avec toutes ces pièces, alors il fit par élimination.
Vous n'étiez pas au refuge, sûrement pas au rez-de-chaussez à cause de son état, pas au premier non plus ne vous y ayant pas croisé, pas au second non plus, seul la pièce miracle s'y trouvait et vous ne pensiez même pas à vous nourrir, le troisième était bizarrement inaccessible au niveau de l'ascenseur.
Le quatrième ? Non, il n'y avait trouvé aucun étrange passage ou fissure, le cinquième n'était pas logique vu que c'était là où vous vous trouviez hier, seuls les cinqs derniers étages étaient possibles.
Alors, il essaya le sixième. Il fut confus de voir d'énormes planches en bois posées sur la sortie, en tout cas, une chose était sûre, vous n'étiez pas passé par là, du coup, l'ascenseur monta au septième.
Une fois à l'étage, cette fois-ci disponible, Mono avança dans le couloir qui avait une forme en L, mais en s'approchant, il entendit des hurlements derrière la porte.
Passant la grille, il vit une étrange personne, elle était vétu de noir, des cheveux bruns en un chignon, un voile noir couvrait ses yeux, elle avait actuellement les mains sur un cadavre, hurlant sur son visage.
Soudain le garçon vit une petite silhouette passée en hauteur sur des casiers mortuaires, curieux, Mono leva les yeux, heureux de vous y voir, malheureusement, vous étiez plus concentré sur ce qui se passait entre l'étrange dame et le mort.
Le garçon essaya de s'approcher de vous, "Oy" chuchota t-il, quand vous vous retournez dans sa direction à l'entente de son marmonnement, il vous fit un geste pour venir.
Seulement, vous aviez l'air paniqué, et il comprit pourquoi une fois qu'il vit la femme mince s'approchez de lui, rapidement il se mit à l'abri derrière les casiers réfrigirés.
La Veuve se jeta contre les casiers, les poussant pour attraper l'intrus, horrifié vous grimpez les casiers mortuaires sans être aperçu, vous vous mettez à crier.
"Hey ! Ne touche pas à mon ami !" La Veuve tend la main pour vous atteindre, essayant d'avoir Mono en même temps, réalisant que votre petite technique ne fonctionne pas sur elle, vous attrapez votre couteau de votre pochette.
"Je t'ai dit de ne pas le toucher !" Vous hurlez poignardant la main qui tente de vous atteindre, la Veuve crie à la soudaine douleur, Mono et vous, vous regardez, heureux qu'il aille bien.
La joie fut de courte durée quand une main vous agrippa, vous criez de surprise sentant vos pieds quitter le dessus des casiers, votre couteau s'échappa de votre main.
Le garçon regarda, terrifié, vous faire attraper par le monstre, il entendit un léger claquement derrière lui, votre couteau se trouve sur le sol, sans hésiter il l'attrapa.
"Lâche-moi !" il vous entendis hurler à la dame, sortant de sa cachette, Mono essaya de vous rejoindre mais se stoppa quand il vit la Veuve enlever son voile noir.
Une horrible bouche couvre entièrement son visage, pleine de dents acérés, il regarda la longue langue sortir pour vous atteindre, "Mono !" l'entente de son nom le sortit de ses pensées, avec tout le courage qu'il put rassemblé, le garçon se jeta sur la femme.
Le couteau pénètre la chair faisant hurler la Veuve qui vous lâcha, le garçon courut vous rattraper, amortissant seulement votre chute quand vous tombez sur lui.
Rapidement, vous vous relevez, mettez sur pieds le garçon à terre et passèrent une des portes ouvertes d'un casier, "Le chemin est par là !" vous tirer Mono avec vous, le conduisant dans la fissure présente dans le casier et le mur.
Vous entendez la Veuve hurler et se jeter contre les casiers, puis un bruit assourdissant résonne dans tout l'hôpital, le cœur battant, les mains tremblantes, vous demandez, "Qu'est-ce qui c'est passé ?" votre ami haussa les épaules et continua sa route.
Vous le rattrapez rapidement, "Mono attends !" le garçon s'arrêta, son regard toujours tourné vers le chemin, vous attrapez sa main le tournant vers vous, "Merci"
Votre ami ne vous répondit pas, continuant à avancer, vous étiez confus, "Qu'est-ce qui ne va pas ?" Une nouvelle fois, il s'arrêta mais cette fois-ci il se tourne vers vous, vous constatez la douleur et la colère dans ses yeux.
"Pourquoi ?" confus, vous penchez la tête, "Pourquoi quoi ?" vous le voyez serrer les dents, "Pourquoi… Es-tu parti ?" Oh, fut tout ce que vous pouviez penser.
Gêné, vous baissez le regard ne voulant plus voir la colère et la douleur dans ses doux yeux, habituellement calme, "Je… Je ne voulais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit et je ne voulais plus attendre pour trouver mon ami… M'en veux-tu ?"
Oui il vous en voulait, il était si paniqué quand vous étiez absent, il avait cru avoir tout perdu, avant de pouvoir dire que c'était acquis. Il avait aimé passer la journée à vos côtés, vos soins, votre coeur, votre âme, il voulait tout chérir et surtout ne pas le perdre.
Il était seulement inquiet de ne plus jamais vous revoir, de ne plus pouvoir vous tenir dans ses bras.
Ce qu'il fit aussitôt, surpris, par son mouvement soudain, vous bégayez, "Euh ?... Mono ?" Il vous tint aussi serré que possible, "Ne fais plus… Jamais ça" vous retournez l'étreinte, enfonçant votre visage dans son épaule, "Je suis désolé ! Tellement désolé !"
Sa chaleur vous consola, malgré les quelques larmes, vous souriez, heureux de retrouver votre ami, vous savez que même si il peut ressentir la douleur physique, Mono sera bien plus fort que vous, parce qu'il veut vous protéger. Tout comme le nome qui vous a protégé jour après jour.
Alors vous vous faites une promesse, que vous et votre ami vous sortirez de ce cauchemar, vivants et ensemble.
