Jeu Mortel

Chapitre 13 : Souvenirs De Famille.

Le mois de janvier semblait être éternelle depuis qu'ils avaient trouvé le moyen de parfaire la seconde tâche. Donc libérée des obligations de championne, Leïla put se consacrer à ses devoirs, sa thèse et ses amis. Mais elle était toujours soucieuse de la solution que lui avait apporté sa meilleure amie. Elle n'était pas sûre que celle-ci fonctionne parfaitement. Elle le savait, dans le domaine de la magie il y avait toujours des répercussions. Assise sur son lit elle regardait la photo que le survivant lui avait offert à Noël. C'était impensable pour elle. Ses parents, son oncle et la mère de Harry sur la même photo.

Le lendemain matin elle descendit dans la Grande Salle avec le double de la photo sur elle. Leïla repéra son frère assis, comme habituellement à la table des Serpentard, accompagnés de Sleek et de Will.

- Tiens, souvenirs de famille, murmura-t-elle en faisant glisser la photo plier en deux vers lui.

Et sans attendre son reste elle commença à rebrousser chemin pour retourner à la salle commune de Gryffondor, mais son élan fut vite coupé par Rogue qui s'abattît sur elle comme un faucon s'abattrait sur sa proie

- Puis-je savoir, pourquoi n'êtes-vous pas en train de prendre votre petit déjeuner Miss Black ? demanda Rogue d'un ton affreusement doucereux. A moins que vous ne prépariez un mauvais coup ?

Rogue la regarda alors que Leïla soutenait son regard sans rien dire. Mais le professeur de potion était doué pour remarquer la moindre petite chose anormale. Son regard fixé sur le visage de Leïla se dirigea vers le morceau de papier tenu dans la main de la jeune sorcière.

- Miss Black, soyez assez intelligente pour me donner ce qu'il y a dans votre main droite, ordonna Rogue en tendant son horrible main devant lui.

- Ce n'est rien, se défendit Leïla en reculant d'un pas. C'est juste une photo de mariage.

Elle lui montra la photo sans pour autant la lui donner.

Leïla ne comprit pas la réaction de Rogue dans la suite des événements. Le maître de potions pâlit, autant que son visage jaunâtre pouvait le lui permettre, avant de brusquement s'emparer de l'image si sèchement et brusquement que Leïla ne vît pas le coup venir.

- Vous n'avez pas le dr...

- Allez dans votre salle commune ! interrompit Rogue presque en criant. Et jusqu'à nouvelle ordre cette photo est confisquée. Ceci est un avertissement.

Leïla essaya en vain de répliquer et de lui dire qu'il n'avait pas le droit, avant de se faire congédier en rage à la tour des Gryffondor.

- Non, mais tu te rends compte ?! raconta le lendemain Leïla à Harry au petit déjeuner. Ça y est, il s'est donné le droit de confisquer des photos de famille aux élèves. Elèves, qui entre parenthèse, ne font même pas partie de Poudard.

- Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? demanda Hermione, sceptique, après avoir entendue l'histoire.

- Hé bien c'est très simple, je vais récupérer cette photo par tous les moyens. Je refuse de laisser Rogue y toucher plus longtemps avec ses sales pattes.

Hermione lui lança un regard de protestation et de désolation.

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre, Hermione ?! Que j'envoie à Rogue une corbeille de fruits avec un mot d'excuse à propos d'un coup fourré que je n'avais pas du tout l'intention de réaliser ?

- Non, bien-sûre que non, soupira Hermione. Mais je pense que tu pourrais essayer de la récupérer par des moyens '' légal ''. Ou prévenir un autre professeur avant de faire quelque chose qui pourrait te retomber dessus.

- Non, mauvaise idée. Il faut que je mette au point un plan, décida Leïla en commençant à se creuser les méninges.

Durant toute la journée de ce premier week-end de février, Leïla essaya de mettre un plan au point. Plusieurs idées lui vinrent en tête. Tout d'abord de demander à Harry de lui prêter sa cape d'invisibilité et de se faufiler en douce dans le bureau de Rogue. Mais sachant que le bureau était protégé par des sortilèges, elle abandonna vite cette idée.

La deuxième idée étant de demander à Hermione d'utiliser un sort d'attraction pour faire venir son bien à elle, mais Hermione avait refusé tout net de prendre un tel risque.
Sa dernière idée avait été de finir en retenue dans le bureau de Rogue et que pendant celle-ci, elle fouillerait dans son bureau pour retrouver sa photo. Avant de se rendre compte que Rogue avait peut-être la photo sur lui et que finir en retenue, n'éveillerait sans doute rien sur lui à part de la fureur.

Finalement dans le début de soirée Alyssa, Angel et Enzo trouvèrent le moyen de faire accepter à Leïla de simplement aller réclamer sa photo auprès du maître des potions.

Leïla maugréa mais se leva tout de même avant de se rendre dans les cachots. Debout près de la porte du bureau du professeur Rogue, elle toqua.

- Entrez, entendit Leïla.

- Professeur Rogue, dit-elle en entrant en guise de bonjour.

- Miss Black, répondit Rogue sur le même ton en levant la tête avec un air franchement ennuyé.

Un silence de quelques secondes plana sans aucun des deux ne parle, avant que Leïla comprit que ce serait à elle de parler en premier.

- Je ne vais pas passer par quatre chemins, professeur, commença-t-elle en s'approchant de bureau. Vous ne m'aimez pas et je ne vous aime pas. En revanche j'ai le plein droit de récupérer la photo que vous m'avez confisquée hier.

Le regard de Leïla le défia d'un air ferme.

- Hier, quand nous nous somme vu dans le couloir, je venais de donner le double de la photo, que vous avez confisquée, à mon frère. Je n'avais dans aucun cas l'idée de préparer un coup fourré. Je n'ai pas vraiment le temps avec la deuxième tâche du Tournoi.

- Puis-je savoir, s 'exclama Rogue de son ton doucereux en sortant la photo d'un tiroir, comment vous êtes-vous retrouvée en possession de la photo du mariage des parents à Potter ?

- Parce que ma mère se trouve dessus, répondit Leïla en pointant du doigt l'image d'Evangelyne sur la photo, à coté de Lily. Il me l'a donné à Noël. Je ne vois pas en quoi garder une telle photo vous apporterez quelque chose.

- En effet, je n'en ai cure, répondit Rogue avec toujours son air mauvais sur le visage. Reprenez votre bien, et allez-vous-en d'ici.

Leïla le regarda quelques instants sans faire aucun geste se demandant si le maître des potions n'était pas en train de la tester, avant de finalement se saisir de l'image et de prendre la direction de la porte.

- Je me trompais peut-être finalement sur vous, entendit Leïla derrière elle, vous ne ressemblez peut-être pas à votre père autant que je le pensais...

Leïla se retourna mais le professeur Rogue avait déjà baissé le regard sur ses copies.

- Bien-sûre que non, dit Leïla d'une voix clair et pleine de défi. Je ne lui ressemble en rien.

Elle sortit ensuite de son bureau et entreprit de remonter les étages qui la menait à la salle commune. Elle se rendit alors compte que Rogue ne parlait pas de Valentin. Bien-sûre que non, songea-t-elle un petit rictus sur les lèvres. Il avait dû étudier en même temps que lui la magie.

- Je l'ai récupéré, déclara-t-elle en brandissant la photo sous le nez du trio d'or et de ses amis.

- Comment tu as fait ? demanda Ron, ébahi, n'en revenant pas. Tu as utilisé quoi comme arme ?

- Rien du tout, répondit Leïla en soupirant, je l'ai simplement demandée. Et à ma grande surprise il me l'a rendu, en posant quelques questions bien-sûre.

- Tu devrais aller la ranger, conseilla Angel un bouquin dans les mains.

Leïla hocha la tête et monta rapidement dans son dortoir avant de redescendre avec un album photo en cuir noir.

Elle poussa gentiment Enzo pour s'installer entre lui et Alyssa.

Angel, sur un fauteuil juste à côté, intrigué, ferma son livre et Harry, Hermione et Ron se rapprochèrent, s'asseyant par terre.

Leïla l'ouvrit et fit défiler plusieurs pages, donnant quelques précisions aux questions du trio d'or. C'est ainsi que Harry, Hermione et Ron découvrirent à quoi ressemblaient Leïla (et Liam) à la naissance. Puis enfants et début d'adolescence. Ils purent aussi admirer l'évolution du groupe d'amis que formaient Angel, Enzo, Leïla et Alyssa.

- Ah, non, pas celle-là s'écria Alyssa en se cachant le visage.

Tout le monde éclata de rire à la vue de la photo. Celle-ci représentait Alyssa alors qu'elle avait encore les cheveux longs dans un portrait très peu flatteur d'elle-même. Elle avait des oreilles de lapin sur la tête, des moustaches, deux grandes dents de lapin et une carotte à la main.

- Je tiens à préciser que tout ce qui est présenter sur cette photo est entièrement vraie, s'exclama Enzo, fièrement. Ont avaient treize ans et on a décidé de préparer une potion de métamorphose.

- Autant dire que ça ne s'est pas bien fini, dit Angel.

Hermione essaya de dédramatiser la situation (du point de vue d'Alyssa) en expliquant qu'elle même un jour s'était à moitié transformer en chat dût à une potion.

Sur les suivants clichés se trouvaient d'autres personnes en compagnie du groupe d'amis que le trio d'or ne reconnaissait pas, y compris Tyler. Beaucoup étaient des photos de groupe prise sur une plage.

Finalement ils tombèrent sur une photo de Leïla avec un jeune homme brun qui l'embrassait. Leïla eut un sourire nostalgique, pensant à tous les bons moments passés avec Sebastian avant de tourner la page.

La suivante figea les quatre amis. Le regard de Leïla se dirigeant immédiatement vers Angel. Tandis qu'Alyssa et Enzo échangèrent un regard inquiet. Le trio d'or ne comprenant pas la réaction de ceux-ci regardèrent l'image plus en détail. Sur celle-ci se trouvait Angel, peut-être deux ans moins âgé, tenant dans ses bras une jeune fille blonde au sourire éclatant.

Angel ferma les yeux, soupira tristement avant de tourner lui-même la page de l'album en déclarant :

- Ce n'est pas la peine de penser à ça aujourd'hui.

La photo suivante représentait Evangelyne enceinte, puis à son mariage. Avant de tomber sur une photo avec des personnes familières pour Harry.

- Hey ! Mais c'est mon père ! s'exclama-t-il tout haut avant de baisser la voix. Et ça c'est Sirius.

- En effet, répondit Leïla, ils avaient vingt-et-un ans. Et l'enfant âgé de trois ans qu'ils ont dans les bras, c'est moi.

- Mais comment...

Harry ne parvînt pas à terminer sa phrase ne trouvant pas ses mots, Leïla sût que c'était le moment de se jeter à l'eau.

- A l'instar que mon oncle soit ton parrain, dit-elle lentement, ton père était le mien et ta mère était ma marraine.

- Mais pourquoi tu me l'as pas dit ? demanda Harry. J'avais le droit de savoir...

- Ça aurait changé quoi ? ricana presque Leila. On ne savait pas qu'ont deviendraient amis, tu ne savais même pas qui j'étais il y six mois.

- Et sache que cette décision, que tes parents soient mon parrain et ma marraine, a eu du mal à passer dans l'esprit de mon père. C'est ma mère qui à insister, acheva Leïla en fermant son album étant arrivée au bout.

Sans attendre de réponse elle tourna les talons et disparut dans son dortoir.

Le lundi matin alors que Leïla, Enzo, Alyssa et Angel prenaient le petit déjeuner, un hibou noir tacheté de blanc, avec une énorme enveloppe accrochée entre ses serres vola jusqu'à Leïla. Il déposa son paquet et s'envola à nouveau.

Leïla n'avait pas reconnu l'oiseau, mais elle prit l'enveloppe qui était épaisse entre ses mains et la retourna. Son prénom et son nom était écrit à l'encre noire au milieu, elle crut vaguement reconnaître l'écriture penchée mais préféra demander l'avis de son amie.

- Hey, Alyssa, interpella-t-elle alors que la sorcière mordait à pleine dents dans un toast. Ce ne serait pas l'écriture de ta mère ?

Alyssa s'approcha, laissant tomber quelques miettes dans l'assiette de son amie, observa l'enveloppe et finalement acquiesça.

- Pourquoi tu reçois un paquet de la mère d'Alyssa ? demanda Enzo en trouvant cela étrange.

- Peut-être qu'Alyssa ne répond pas à ses lettres, et que du coup elle a décidé de passer par toi, imagina Angel tandis que Leïla haussait les épaules.

- Non, nia Alyssa, je lui ai donnée de mes nouvelles la semaine dernière.

Leïla ne voulant pas faire régner le suspense plus longtemps fini pas ouvrir le paquet. A l'intérieur elle trouva une liasse de feuilles écrit avec des caractères informatiques. Et une lettre, cette fois manuscrite, venant de Sasha, la mère d'Alyssa. Avant de lire la lettre elle examina distraitement les premières feuilles qui se trouvait devant elle. Elle ne comprenait pas grand-chose à ce qu'elle lisait, les papiers semblaient venir d'un cabinet juridique de San-Fransisco.

- Je ne comprends pas, dit Leïla quelques secondes plus tard. Alyssa, tu peux m'expliquer pourquoi ta mère m'envoie des papiers juridiques ?

- Lis la lettre, conseilla simplement Alyssa non surprise en prenant sa tasse de café.

Leïla ne comprit pas la réaction de sa meilleure amie mais s'empara de la lettre de Sasha.

Ma chère Leïla,

Bonjour à toi, j'espère que tu vas bien et que tu as passée de bonnes fêtes en compagnie d'Alyssa et de tes amis. Je voulais t'écrire depuis un moment mais je n'osais pas. Alyssa m'a tout racontée à propos de ce Tournoi. Si tu savais à quel point j'étais inquiète (et un peu en colère) quand j'ai appris que tu t'étais inscrite. Mais j'avais peur que si je t'exprimais mes craintes, tu me dises que ça ne me concerne pas, et tu aurais eu raison, je ne suis pas ta mère.
Néanmoins, permet-moi de te dire que je veux que tu fasses attention à toi. Je sais à quel point vous pouvez être têtu (et imprudent) toi et les autres. Mais cette fois c'est beaucoup plus important.
Je ne sais pas si tu as déjà lu les papiers qui sont adjoint avec cette lettre, si c'est le cas tu dois te douter de ce que je demande à la justice, si tu ne les as pas encore lus je tiens à t'avertir.
Je me souviens de la première fois que je t'ai vue. Tu devais avoir dix-ans. Tu étais haute comme trois pommes et tu me semblais tellement timide. Et tu étais déjà inséparable d'Alyssa. Depuis nous t'avons accueilli à de nombreuses reprises à la maison, souvent pendant les vacances, dût à ta relation houleuse avec ton père.
J'ose espérer, au fond de moi, que d'une certaine façon j'ai joué le rôle de mère pour toi. Autant que je le suis avec Alyssa.
Tu sais, j'ai toujours espérée avoir un deuxième enfant. Mais le destin n'a pas joué en ma faveur. Jusque-là.
Je voulais t'offrir ce cadeau pour la veille de tes dix-huit ans, mais les procédures prennent souvent du temps et du retard. Je ne savais pas quand j'aurais la réponse.
Avant ta majorité je n'aurai pas pu demander ceci, ton père m'en aurait empêchée. Mais maintenant, que tu es majeur, c'est à toi de décider.
Les papiers que tu as devant toi est une demande d'adoption légale.
Bien-sûre tu peux refuser, je ne m'en offenserais pas. Je ne veux pas t'obliger à m'appeler « Maman ».
Prend ton temps, réfléchis à tout ça. Mais si tu décides de donner suite à cette procédure, tu auras seulement à apposer ta signature un peu partout où elles sont demandées. Les miennes sont déjà là.
Je te souhaite une belle journée (ou nuit) et attend de tes nouvelles (même si ta réponse est négative).

Je t'aime Leïla.

Sasha Blanka.

PS : Passe mes salutations à Alyssa.
PPS : N'en veux pas à Alyssa si elle a gardé le secret, je lui ai fait promettre.

Leïla n'en crut pas de ses yeux. Elle dût relire la lettre deux fois entièrement pour bien comprendre de quoi il s'agissait. Sa première réaction fut pour sa meilleure amie.

- Tu le savais depuis le mois d'août ? demanda ébahi en suspendant la lettre devant-elle.

- Oui, avoua Alyssa un sourire d'excuse plaqué sur le visage. Désolé, ont voulaient te faire la surprise. Je croyais que ces papiers n'arriveraient jamais.

- Attend, si j'ai bien compris, s'assura Leïla, ta mère veut m'adopter ? Moi ?

- Oui, répondit Alyssa avant de plonger sous la table. Il te reste plus qu'à signer. Attend je dois avoir un stylo dans mon sac.

- Non ! dit Leïla un peu trop précipitamment arrêtant net les gestes d'Alyssa qui réapparut une expression étrange sur le visage. Enfin je veux dire pas tout de suite. Je dois réfléchir à tout ça avant, ça fait beaucoup à digérer.

- Mais pourquoi attendre ? demanda Alyssa ne comprenant pas pourquoi Leïla ne voulait pas signer les papiers maintenant. Tu te rends compte que si tu acceptes cette demande, tu seras libre de ton père ?! De ta famille ?!

- Je...je... balbutia Leïla en remettant les feuilles dans l'enveloppe. Je sais mais je dois réfléchir, Alyssa, tu comprends ? J'adore ta mère et je t'adore toi, je te considère déjà comme une sœur, mais ça, rajouta-t-elle en désignant les papiers. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. Tu comprends ?

Les garçons pendant ce temps s'étaient emparé de la lettre et l'avais lu avec attention.

- Leïla a raison. Elle doit réfléchir, dit Angel, en plus c'est ta mère qui lui demande prendre son temps.

- On va être en retard chez Rogue, fit remarquer Enzo tout pâle et ne préférant pas s'impliquer.

- Enzo a raison, approuva Angel en consultant sa montre. On en reparlera à la pause.

Leïla qui n'avait aucune envie de répondre à l'interrogatoire de son amie, s'empressa de mettre l'enveloppe dans son sac et s'installa à côté d'Enzo pendant le cours de potions.

Elle ne se montra pas plus disposée à parler de la lettre pendant la pause ou pendant le cours de soins aux créatures magiques. Cependant durant le déjeuner Alyssa sauta sur l'occasion pour lui parler pendant que les deux garçons étaient allés voir Lana et Amy.

- Maintenant qu'on est toute les deux tranquille, tu m'expliques ton refus ? attaqua Alyssa en se penchant vivement sur son amie.

- Mon refus ? ricana la jeune sorcière. Tu ne veux pas plutôt dire mon absence de précipitation ?

- Leïla ! dit excédé la châtaigne. Je ne comprends pas. Explique-moi, ou je te jure que je te congèle sur place ici et maintenant !

- Du calme, rassura la brune en soupirant, je te l'ai dit c'est une décision importante. Ce n'est pas juste comme un devoir bâclé rendu à Rogue.

- Laisse Rogue en dehors de ça et développe, pressa sa meilleure amie.

- Je t'aime toi et ta mère. Mais je ne peux pas balayer dix-huit ans de mon passé comme ça.

- Balayer ? demanda Alyssa, intrigué. Mais je ne t'ai jamais demandé de faire le ménage dans ton passé...

- Alors pourquoi est-ce-que c'est comme ça que je le ressens ? interrogea Leïla. Comme si j'allais abandonner Sirius, Andromeda...et ma mère ?

- Ta mère est morte, répondit presque sèchement Alyssa, il faut que tu l'accepte.

Les mots d'Alyssa agirent comme si elle avait planté un poignard dans le cœur de Leïla.

- Sirius est un criminel recherché et ta tante Andromeda tu ne la vois jamais, continua Alyssa.

- J'ai plus faim, se contenta de répondre Leïla en laissant tomber ses couverts dans un son sourd avant de quitter la table.

Alyssa l'interpella mais Leïla ne se retourna pas et continua sa route en quittant la Grande Salle.

Le reste de la journée passa mais Leïla ne fit aucun effort pour se rapprocher de sa meilleure amie. Les mots qu'elle avait balancé à propos de sa mère lui avait fait mal. Bien plus qu'elle ne l'admettrait. Enzo et Angel avait passé leurs temps à faire les médiateurs auprès d'elles.

Ce manège se poursuivit durant toute la semaine. Dès qu'Alyssa décrochait un mot sur les papiers d'adoption, Leïla se dépêchait de changer de sujet ou de leur faire faux bon.

A tel point que le vendredi soir, après la fin des cours, Alyssa fit irruption dans la salle de bain où Leïla se douchait et exigea une discussion.

- Sérieusement ?! s'écria Leïla en fermant les robinets d'eau. Maintenant ?! Tu ne peux pas attendre que j'ai fini de me laver et de m'habiller ?!

- Non, car tu vas encore te débiner, expliqua Alyssa à travers la porte. Alors maintenant sort de cette cabine.

Elle entendit Leïla jurer et marmonner, puis finalement la jeune sorcière sortit, enroulé dans une serviette blanche les cheveux encore recouvert de mousse.

- Voilà, je suis là, lâcha la sorcière passablement blasée. Maintenant grouille toi de me parler avant que je ne chope la mort.

- C'est à toi de me parler, rectifia Alyssa en s'appuyant contre un des lavabos. Tu m'évites depuis que ma mère ta envoyé cette lettre

Leïla soupira en levant la tête vers le haut avant de s'appuyer contre une paroi de la cabine de douche en tenant fermement sa serviette.

- Okay, commença-t-elle, j'avoue, je n'ai pas été très clean avec toi. Mais essaye de me comprendre. Je t'ai déjà dit que j'avais besoin de réfléchir et toi tu es toujours là, à me demander sans arrêt qu'elle est ma réponse, alors que je ne la sais pas moi-même.

Alyssa resta silencieuse et n'esquissa aucun geste.

- Je ne sais pas, Alyssa, poursuivit la brune, je veux pas prendre une réponse à la va vite. Je veux prendre le temps de réfléchir, sans aucun élément extérieur...

- Tu veux dire moi ?! coupa Alyssa, fermement.

- Pas seulement toi, répondit Leïla, mais aussi Enzo et Angel. Je suis désolé, Alyssa, mais c'est ma décision et je voudrai que tu l'acceptes. Par ailleurs ma réponse ne changera rien.

- Comment ça ? demanda Alyssa.

- Je veux dire que ça ne changera rien entre nous, essaya de rassurer Leïla, tu te rappelles la première fois qu'on s'est rencontrées ? On n'est pas toute de suite devenue amies. D'abord on a agi comme deux inconnues.

- Je me souviens...

- Et après, reprit Leïla avec un sourire, il y eu cette retenue. On s'y était retrouvées toutes les deux alors que tu n'y étais pour rien. Tu passais juste par là.

- Je me rappelle, répondit Alyssa avec un soupire. Je t'en voulais à ce moment-là, de m'avoir mêlé à tes ennuis.

Début du flash-back

Dans un des couloirs de la School Magic lors de sa première année, se trouvait une petite fille d'environ neuf ou dix ans. C'était Leïla Black. La fillette courrait dans le couloir pour échapper au représailles d'une de ses bêtises qu'elle venait de faire à un de ses professeurs. Elle était tellement occupée à regarder derrière elle si elle n'était pas suivie, qu'elle ne fit pas attention et se cogna violemment contre quelqu'un. Elle atterrit sur les fesses et se rendit compte que la personne qu'elle avait bousculée était une fille de son âge, qui avait de long cheveux châtain et de grand yeux bleu dur. Celle-ci avait également atterri par terre mais se tenait la cheville.

- Je suis désolé, je n'ai pas fait attention, s'excusa Leïla en regardant derrière elle ayant l'intention de repartir en laissant sa camarade.

Mais voyant que la petite fille ne répondait pas et continuait de se balancer en se tenant la cheville, elle comprit qu'elle avait dû lui faire mal.

- Écoutes, quelqu'un ne va pas tarder à arriver, dit Leïla, précipitamment. Mais moi je ne peux pas rester là. Tu n'auras qu'à lui dire que tu t'es fait mal en trébuchant.

- Non, s'il-te-plaît, demanda la fillette d'une voix aiguë. Reste là, j'ai trop mal. Je leur ne dirai pas que c'est toi qui m'a fait mal, promis.

Leïla n'avait pas peur que les professeurs découvrent qu'elle était à l'origine de la chute de la fille. Elle avait peur qu'ils découvrent que c'était elle qui venait de faire une bêtise dans l'une des salles de classes.

Leïla réfléchit à toute vitesse, grimaça, puis finalement accepta et se pencha sur la fillette.

- Merci, répondit la fille, je m'appelle Alyssa Blanka et toi ?

- Leïla Black, dit-elle, tu as vraiment beaucoup mal ?

Mais avant qu'Alyssa puisse répondre deux adultes arrivèrent vers elles en courant.

- Leïla ! C'est toi qui a fait un désordre sans nom dans la salle de lévitation, n'est-ce pas ? demanda l'un des professeurs.

- Et Alyssa t'a aidé, j'imagine ? renchérit l'autre professeur. C'est pour ça qu'elle est par terre en se tenant la cheville. Vous êtes tombé en voulant fuir ?

Leïla essaya de protester en disant qu'elle avait agi toute seule, mais les deux adultes ne la crurent pas. Ils décidèrent de les punir en leurs faisant ranger la salle de classe.

- Je suis désolé, dit du bout des lèvres Leïla à Alyssa.

Mais celle-ci toujours par terre ne lui adressa pas même un regard.

- Va chercher Gidéon pour qu'il puisse soigner Alyssa, ordonna l'un des professeurs.

Le soir même, alors que tout le monde rejoignait son lit, Alyssa et Leïla exécutèrent leur punition dans la salle de lévitation, laissé sans surveillance.

- Je t'ai dit que je suis désolé, répéta Leïla voyant qu'Alyssa ne daignait pas répondre. Vraiment! J'ai voulu partir parce que sinon tu risquais d'être prise avec moi. Mais c'est toi qui a voulu que je reste.

- Parce que je ne savais pas que tu venais de faire une bêtise, répondit en colère Alyssa en nettoyant avec une éponge les tables.

- Écoutes, j'ai essayé de te défendre. Tu l'as entendue toi-même, ce n'est pas ma faute si les professeurs ne m'ont pas cru.

Mais Alyssa ne répondit pas, c'est seulement vingt minutes plus tard, qu'elle prit la parole.

- Si je suis en colère contre toi, expliqua la petite fille, c'est que si ma mère apprend que j'ai été en retenue, elle va être aussi en colère contre moi.

Leïla la regarda et se rendit compte qu'elle était dans la même situation.

- Tu n'auras qu'à lui dire que ce n'était pas ta faute. Tu es passé par là au mauvais moment, au moins toi tu as une excuse...

- Comment ça ? demanda curieusement Alyssa.

- Pour moi c'est mon père qui va être énervée.

- Pas ta mère ? dit Alyssa.

- Non, répondit Leïla, maman est morte.

Alyssa fut choqué avant de lui dire.

- Moi, c'est mon père qui n'est plus là.

Leïla fut intrigué, c'était la première fois qu'elle rencontrait quelqu'un comme elle, qui avait perdu l'un de ses parents.

- Au fait tu acceptes mes excuses ? demanda la jeune fillette avec un sourire angélique.

- D'accord, répondit finalement Alyssa, à une condition.

Leïla la regarda ne sachant pas ce qu'Alyssa demanderait.

- A condition que tu deviennes mon amie.

Leïla rigola puis finir par accepter. Après tout elles n'avaient déjà pas mal de points communs.

La porte s'ouvrit soudainement pour laisser entrer un professeur avec deux garçons de leurs âges.

- Ça n'avance pas beaucoup ici, observa-t-il en balayant la pièce des yeux. Mais rassurez-vous, j'ai apporté de l'aide. Ces deux jeunes hommes sont aussi en retenue. Angel, Enzo à l'attaque. Je veux que cette pièce soit parfaitement rangée.

Fin du flash-back

- Après cette retenue nous tous. Toi, moi, mais aussi Angel et Enzo, sommes devenu amis, rappela Leïla.

- Ouais je m'en souviens bien, murmura Alyssa plongé dans ses souvenirs.

- Il y a huit ans tu m'as posé une condition, dit Leïla, aujourd'hui je te retourne la chose.

- Tu veux dire que tu vas me poser une condition ? ricana Alyssa.

- Parfaitement, répondit Leïla avec un sourire, promet moi que quoi qui l'arrive, on sera toujours sœur et amie.

Alyssa se redressa soupira puis finalement sourit et accepta en allant faire un câlin a sa meilleure amie.

- Et aussi de plus me parler de cette adoption, profita Leïla prise dans l'étreinte d'Alyssa.

- D'accord, répondit la sorcière en rigolant. Bon je redescends voir les garçons. Tu devrais finir de te doucher.

Vingt minutes plus tard Leïla rejoignit ses amis dans la salle commune, ceux-ci était en pleine discussion animé.

- Pourquoi vous avez l'air de vous prendre de la tête ? demanda Leïla en s'installant dans un des canapés.

- On ne se prend pas la tête. On débat, répondit Angel.

- Sur quoi ?

- Alyssa veut organiser une soirée entre amis, raconta Enzo en s'étirant. Mais pour ça, elle veut qu'on aille chercher de l'alcool.

- Et alors ? interrogea Leïla ne voyant pas où était le problème.

- Le problème est qu'il faudrait aller le chercher à Pré-au-Lard, précisa Angel, mais Alyssa ne peut pas s'y téléporter.

- Pourquoi ?

- Depuis que nous sommes allées à la School Magic, répondit la sorcière, ça fait trop de fois en aussi peu de temps que je disparais. Surtout que la dernière fois ont auraient pu se faire attraper.

- T'inquiète, dit Leïla d'un ton parfaitement dégagé. Je vais demander la carte des maraudeurs à Harry et j'irai avec Enzo pendant que toi et Angel iraient aux cuisines pour prendre quelques trucs à manger.

Mais Harry refusa de leur prêter la carte. Il en avait soi-disant besoin. Leïla n'insista pas en comprenant qu'il n'avait sûrement pas résolut l'énigme de l'œuf d'or.

- Non, désolé. Il ne peut pas nous la donner, annonça Leïla en allant dîner.

Ils s'installèrent en compagnie de Fred et de George.

- Faut trouver un autre moyen, décida Alyssa en passant le plat de pomme de terre à Angel.

- Pourquoi tu veux si soudainement organiser une soirée ? demanda Leïla curieusement.

- Comme ça, dit-elle en haussant les épaules, ça fait longtemps qu'on en a pas fait. Et c'est le week-end.

- Une soirée ? demanda intéressé George en se rapprochant d'eux.

- Ouais, répondit Enzo, mais on cherche un moyen d'aller chercher de l'alcool à Pré-au-Lard sans se faire prendre. Sachant qu'Alyssa ne peut pas s'y téléporter.

- Et que Harry n'a pas voulu nous prêter sa carte, renchérit Alyssa.

- On peut peut-être vous aidez sur ce coup, dit Fred en partageant un regard de complicité avec son frère.

- Oui, c'est vrai, répondit son jumeau, on vous demanda juste une petite compensation en retour.

Leïla rit avant de leur demander ce qu'ils voulaient.

-Juste de pouvoir vous accompagnez, fit George, nous aussi ont voudraient bien acquérir quelques bouteilles.

- D'accord, marché conclu, accepta Alyssa, vous nous y conduiraient après le dîner.

- Non, refusa Fred, ça serai trop suspect. On va attendre vingt et une heure...

-Et après on vous mènera à Pré-au-Lard par la statue de la sorcière Borgne au troisième étage, compléta son jumeau.

Après le dîner ils retournèrent tous ensemble à la salle commune où ils s'installèrent dans un coin pour ne pas attirer l'intention.

- Alyssa, Angel, interpella George, vous vous souvenez comment faire pour accéder à la cuisine ?

- Il faut chatouiller la poire dans le tableau qui bloque l'entrée, acheva Fred.

- Oui, on s'en souvient, répondit Angel. Vous voulez qu'on vous prenne quelque chose ?

- Non, c'est bon, dit Fred en s'étirant, on a un stock déjà bien garnie.

Cinq minutes avant de partir Enzo et Leïla attrapèrent leurs manteaux avant de rejoindre les jumeaux Weasley au portait de la Grosse Dame.

L'ambiance qui animait Poudlard d'habitude était totalement différente. La nuit assombrissait le tableau. Jusqu'à maintenant les quatre amis n'avaient pas eu l'occasion de se promener la nuit (sauf si on comptait la petite escapade de Leïla, qui avait eu pour résultat de faire la rencontre avec les scorpions de la première tâche).

Le couvre-feu avait été imposé à vingt-deux heures. Les préfets veillaient à ce que cette règle soit respectée, mais Fred et George étaient certain de ne pas en croiser.

-Ils suivent toujours le même chemin, assura Fred, en ce moment ils doivent être du côté des cachots.

Les couloirs qu'ils traversaient étaient éclairés de torches. Mais les jumeaux pointaient aussi leur baguette devant eux le bout éclairé par le sortilège de « Lumos ».

Quand ils arrivèrent au troisième étage, ils se rendirent immédiatement à la statue de la sorcière Borgne, qui représentait une sorcière bossue en plus d'être borgne. George regarda de chaque côté, s'assurant que personne ne les regardait.

- Dissendium, prononça-t-il en donnant un coup de baguette sur la statue.

Aussitôt, la bosse de la sorcière glissa latéralement en dégageant un espace suffisant pour permettre le passage d'une personne plutôt mince.

- On va y aller chacun son tour, annonça Fred avant de disparaître à son tour suivi de son frère.

Leïla échangea un regard avec Enzo avant qu'il n'emprunte le passage secret, et Leïla s'y engouffra peu après.

Elle glissa longuement dans une sorte de toboggan de pierre puis atterrit sur un sol de terre froid et humide.

George, Fred et Enzo l'attendaient. Les jumeaux avaient de nouveau utilisé leur sort de lumière.

- Allons-y, murmura George, vaut mieux être silencieux à partir de là.

- Ce passage mène à la cave du magasin Honeydukes, précisa Fred, et leurs propriétaires habitent juste au-dessus.

Ces sur ses dernières paroles qu'ils avancèrent tous dans un passage étroit et bas de plafond creusé dans la terre. Le passage décrivait des courbes incessantes.

Dix minutes plus tard, ils arrivèrent au pied d'un vieil escalier de pierre aux marches usées qui s'élevait dans l'obscurité. Sans faire de bruit, ils montèrent les marches pendant longtemps.

Soudain, leurs têtes heurtèrent quelque chose de dur. Apparemment, il s'agissait d'une trappe.

George, qui était devant, poussa la trappe et s'introduisit dedans. Fred l'imita, puis après avoir entendu que tout était calme Enzo et Leïla les suivirent.

Ils avaient atterri dans une cave remplie de caisses et de cageots. Après que Leïla eut terminer de se hisser, Fred referma la trappe et se dirigea vers l'escalier en bois qui craquelaient sous leurs mouvements.

Leïla n'était pas tellement fan de la façon qu'ils avaient réussi à rejoindre Pré-au-Lard. Elle avait enfreint beaucoup de règles (et certaines lois), mais l'effraction n'avait jamais était l'une d'elles.

Tout en haut les jumeaux ouvrirent la porte, et tous les quatre se retrouvèrent dans le magasin de bonbon qui était silencieux et sombre.

- Vous voulez faire quelques emplettes pendant qu'on est là ? proposa aimablement Fred.

- Non, ça va, le vol c'est pas notre truc, répondit Leïla ne trouvant pas ça drôle.

- On plaisante, Leïla, rassura George en se dirigeant vers la porte d'entrée. Déride-toi un peu.

Il pointa sa baguette sur la serrure et prononça « Alohomora », la serrure cliqueta sous les yeux des autres.

- Les propriétaires penseront qu'ils l'ont laissé ouverte, dit George en ouvrant la porte.

Quand ils sortirent dehors le froid les enveloppèrent. La neige de décembre avait partiellement fondu, mais le vent glacial persistait.

Ils avancèrent en silence avant qu'Enzo et Leïla s'arrêtent devant les Trois Balais.

- Qu'est-ce que vous faîtes ? s'étonna Fred en se retournant.

- Ba on compte aller acheter des boissons, répondit Leïla ne comprenant pas pourquoi les jumeaux ne s'étaient pas arrêté.

- Ici ? demanda George, non, vous n'obtiendrais pas d'alcool ici. Madame Rosmerta avertirait Dumbledore que des étudiants sont venu. Non, c'est au bout de la rue qu'il faut aller.

- Au bout de la rue ? répéta Enzo. T'es sûre ?

- Oui, il y un pub « La tête de Sanglier », le barman est un peu bizarre mais je suis sûre qu'il vous vendra ce que vous voulez sans vous posez de questions.

- Très bien, marmonna Leïla, allons-y.

Ils marchèrent encore de longue minutes dans la rue glaciale avant de s'arrêter devant un pub miteux.

En effet le barman semblait étrange (et vieux) mais il ne posa pas de questions en voyant les quatre étudiants. Enzo et Leïla commandèrent deux bouteilles de whisky pur feu et deux bouteilles de bière au beurre, tandis que les jumeaux prenaient une de chaque.

Le chemin du retour se fit en silence. Ce fut un peu plus compliqué de descendre dans le passage secret avec les bouteilles, mais ils finirent par déboucher dans le couloir de la sorcière Borgne.

- Bon je vous conseillerais de cacher vos bouteilles sous vos manteaux, déclara Fred en faisant de même avec sa cape. Je ne sais absolument pas où les préfets sont. Et s'ils nous tombent dessus il ne vaut mieux pas qu'ils voient les bouteilles.

- Sans problème, répondit Leïla, de toute façon ont ne retourne pas à la salle commune. On se rejoints dans la salle de bain des préfets avec Angel et Alyssa.

- D'accord. Bonne soirée à vous, dirent en chœur les jumeaux avec un grand sourire.

Quand Leïla et Enzo pénétrèrent dans la salle de bain, les deux autres étaient déjà là. Un plateau géant rempli de fruit, de sandwichs et autre chose, était posé au milieu de la baignoire vide.

D'ailleurs sa faisaient bizarre de voir Alyssa et Angel assis en tailleur dans la baignoire qui était assez profonde.

- Alors, c'est bon ? demanda Alyssa en voyant ses deux amis se laisser glisser à l'intérieur de la cuve.

- Bien-sûre que oui, approuva Enzo avec une moue dédaigneuse. Tu sais qu'on ne rate jamais ce genre de chose.

Ce soir-là ils passèrent une soirée très agréable, à rigoler, chanter, parler, boire, manger. Il devait être quatre heures du matin quand Alyssa s'assoupit dans un bruit sourd. La bouteille, vide, de whisky pur feu roulant à côté d'elle.

Enzo la rejoignit bientôt se servant des cuisses de la jeune fille comme oreiller. Une bouteille de bière au beurre serré contre son torse.

Une demi-heure plus tard Angel baragouina quelques mots incompréhensibles avant de tomber dans les pommes.

Leïla regarda autour d'elle, s'apercevant qu'elle était la dernière encore debout. Elle décida de finir les dernières gorgées d'alcool en observant le vitrail de la fenêtre qui représentait une sirène. Celle-ci se recoiffait.

Leïla changea de position et sans s'en rendre compte, la bouteille glissa de ses mains et atterri en mille morceaux sur la céramique de la baignoire. Elle ne se rendit pas compte non plus que sa main saignait, tout ce qu'elle voyait était le vide et le néant.

Elle s'endormit la main en sang. Des éclats de bouteille autour d'elle.


Hey !

Voila un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous aura plus.

La seconde tâche du Tournoi sera pour le prochain !

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge.

Isia31,