Jeu Mortel

Chapitre 19 : Voldemort

Leïla sentit ses pieds atterrir lourdement sur le sol. Son genou, toujours aussi douloureux et sanguinolent, pendant un instant menaça de la lâcher mais celui-ci tint bon. Leïla put prendre appuis sur son autre jambe pour ne pas tomber. Au contraire du Survivant qui, dès qu'il avait atterri, s'était écroulé par terre en lâchant le Trophée des Quatre Sorciers.

- Où sommes-nous ? demanda Harry en redressant la tête.

L'expression de Cedric montrait qu'il n'en savait pas plus qu'eux. Il aida Harry à se relever et regardèrent autour d'eux.

- Une chose est sûre c'est que l'on est plus à Poudlard, dit Leïla.

En effet ils n'étaient plus du tout dans le parc de Poudlard. De toute évidence, ils avaient parcouru des kilomètres – peut-être même des centaines de kilomètres, car les montagnes qui entouraient le château avaient disparu. Ils se trouvaient à présent dans un cimetière obscur, envahi par la végétation. A leur droite, derrière un grand if, se dessinaient les contours d'une petite église. A leur gauche s'élevait une colline et Leïla, Cedric et Harry distinguèrent la silhouette d'une belle maison ancienne qui se dressait à son sommet.

Pour la comparaison, le cimetière que Leïla et Liam avaient récemment visité, celui où reposait sa mère, était très luxueux et élégant. Leïla n'aurait jamais voulu finir enterrer dans un cimetière comme dans celui où ils se trouvaient tous actuellement.

Cedric regarda le Trophée des Quatre Sorciers, puis leva les yeux vers Harry et Leïla.

- Est-ce que quelqu'un, vous avez dit que le trophée était un Portoloin ? demanda-t-il.

Leïla savait que ce terme s'associait à un moyen de se téléporter en touchant un objet.

- Non, répondit Harry, et toi Leïla ?

- Non plus, dit-elle en examinant à son tour le Trophée. Sinon je n'aurai pas insisté pour que vous le preniez.

Harry, lui, contemplait le cimetière dans lequel régnait un silence total, légèrement inquiétant.

- Est-ce que ça fait partie de la tâche ? interrogea-t-il au près des autres en quête de réponse.

- Je ne sais pas, répondit Cedric l'air pas très rassuré. Tu crois qu'il faut sortir les baguettes ?

- Oui, dit Harry.

Ils tirèrent chacun leur baguette magique de leur poche. Harry ne cessait de jeter des coups d'œil de tous côtés.

- Ça ne fait pas partie de la tâche, répondit Leïla d'un ton inquiet en s'approchant de différentes tombes.

Mais la voix de Harry la ramena à la réalité.

- Quelqu'un vient.

Scrutant l'obscurité, ils distinguèrent la silhouette d'un homme qui s'approchait d'eux en marchant parmi les tombes d'un pas assuré. Leïla n'arrivait pas à apercevoir son visage mais, à en juger par sa démarche et la manière dont il tenait les bras, il portait visiblement quelque chose devant lui. De petite taille, il était vêtu d'une cape avec un capuchon rabattu sur la tête pour cacher son visage. Lorsqu'il se fut approché davantage, Leïla eut l'impression que c'était un bébé qu'il portait dans les bras... Ou peut-être s'agissait-il d'une simple robe de sorcier roulée en boule ?

Harry abaissa légèrement sa baguette et jeta un regard en biais à Cedric et Leïla qui paraissaient aussi perplexe l'un que l'autre. Tous trois se tournèrent à nouveau vers la silhouette qui continuait d'avancer.

L'homme s'arrêta à côté d'une haute pierre tombale en marbre qui n'était qu'à deux mètres d'eux. Pendant un instant, Harry, Cedric et Leïla restèrent immobiles face à la silhouette encapuchonnée qui les regardait.

Puis, sans le moindre signe avant-coureur. Harry laissa tomber sa baguette en criant. Il couvrit son visage de ses mains, ses genoux fléchirent et il se retrouva à terre, incapable de voir quoi que ce soit.

Leïla s'approcha immédiatement de lui. Oubliant sa blessure, elle essaya sans succès de relever Harry. Celui-ci semblait clouer au sol.

Très loin au-dessus d'eux, ils entendirent une voix aiguë et glaciale.

- Tue les autres, dit la voix.

Il y eut comme un souffle de vent et une deuxième voix perçante lança dans la nuit ces mots terribles :

- Avada Kedavra !

Leïla complètement prise au dépourvu, et toujours auprès d'Harry, releva la tête et eu juste le temps de distinguer une lueur verte et entendit un bruit de chute à côté d'elle. Quand elle osa enfin tourner la tête vers le soudain bruit de la chute, les yeux écarquillés de terreur, elle aperçut Cedric, allongé par terre. Pendant un instant, elle crut que le sorcier se relèverait. La chute n'avait pas été brutale. Mais non Cedric resta là, étendu sur le sol à quelques centimètres d'elle, les bras en croix.

Mort.

Leïla n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de se passer. Cedric, le type qui l'avait aidé pendant cette dernière tâche. Le jeune Poufsouffle de dix-sept ans, qui avait une certaine popularité chez la gente féminine, venait d'être assassiné par cet homme.

Se souvenant brutalement que l'assassin de Cedric avait reçu l'ordre de la tuer aussi, elle se releva à la vitesse de l'Éclair. Elle vit le sorcier encapuchonnée lever sa baguette dans sa direction.

N'ayant qu'une fraction de seconde pour agir, elle déploya son bras pour lui arracher cette arme. Cette baguette, qu'il tenait.

Le bâton s'échappa de sa main pour ricocher sur une des tombes derrière et atterrir dans l'herbe sèche.

- VA TE CACHER HARRY ! cria Leïla à l'intention du jeune sorcier toujours au sol.

- Mais...

- C'EST TOI QU'ILS VEULENT !

Mais le Survivant avait déjà du mal à se tenir debout. Il était dans l'incapacité d'aller courir se cacher. Sans compter qu'il ne voudrait jamais laisser Leïla toute seule.

- Tue la, siffla encore une fois cette voix froide.

Le sorcier inconnu déposa précautionneusement alors le paquet qu'il tenait dans les bras. Leïla ne sachant pas qu'elle serait la prochaine attaque se tint à coté de Harry. Prête à l'écarter du combat et du danger.

L'homme sortit un poignard d'un des pans de sa robe. Il ressemblait énormément à celui de Leïla, mais la lame était plus fine et moins grande.

Il lança alors le poignard dans sa direction. Comme s'il était en train de jouer au fléchette et que Leïla en était la cible.

Le poignard pris de plus en plus de vitesse dans sa course et quand Leïla leva à nouveau le bras pour intercepter son cheminement, le poignard se divisa en deux.

Deux poignard parfaitement identiques. L'un continuait sa course vers elle. Tandis que le second déviait rapidement en direction de Harry.

Celui-ci n'avait toujours pas sa baguette. Il était dépourvu d'arme et ne pouvait pas se défendre comme il l'aurait voulu. Autrement dit, il était foutu si Leïla ne faisait rien.

Elle n'eut qu'un instant pour décider. Elle ne pouvait qu'en arrêter un seul. Et Harry devait survivre quoi qu'il arrive. Elle l'avait promis à Sirius.

Alors sans réfléchir elle leva deux doigts. Non pas vers le poignard qu'il lui été destiné, mais vers celui d'Harry. Le poignard arrêta immédiatement sa course allant se cogner contre une des nombreuses stèles.

C'est tout à coup qu'elle le sentit.

Ce sentiment. Cette douleur.

Elle n'avait jamais ressenti pareil douleur, malgré tous les combats qu'elle avait menés durant sa vie.

Son souffle se coupa, et elle sentit la lame du poignard entrer en elle. C'était si un fer, chauffé à rouge, essayait de la brûler de l'intérieur et déchirait sa chaire.

Quand elle se sentit tomber en arrière, comme si quelqu'un venait de l'arracher à son piédestal, elle croisa un instant le regard de Harry, qui ne semblait pas avoir compris ce qu'il venait de se passer.

Elle n'avait jamais fait attention au vert de ses yeux, un vert qui lui rappelait la couleur d'une émeraude précieuse.

Puis finalement, elle tomba dans un bruit sourd à côté de Cedric, le poignard plongé à l'intérieur de sa poitrine

- Leï...Leïla…bredouilla Harry, impuissant.

Il venait de comprendre ce qu'il s'était passé à l'instant. Comme sa mère, Lily Potter, treize ans auparavant, Leïla s'était sacrifié pour lui. Elle avait laissé passer sa chance de pouvoir s'en sortir pour le sauver. Elle avait choisi de détourner ce poignard au lieu de l'autre. Elle l'avait choisi lui au lieu de se sauver elle-même, elle avait fait le choix de mourir.

Il voyait toujours le visage de Leïla sur le côté. La vie ne l'avait pas encore quitté. Sa respiration se faisait haletante. Ses yeux toujours ouverts, et du sang se déversant de sa blessure.

Il s'approcha d'elle en bredouillant le nom de la jeune fille, en oubliant l'homme qui venait de tenter de l'assassiner. Il voulut retirer cette lame du corps de la jeune fille, mais le regard de Leïla l'en dissuada.

- Lai...sse, réussit à prononcer Leïla avec des soubresauts. Vas...t'en.

Mais le sorcier ne voulut pas répondre à ses demandes.

- C'est...trop...tard, poursuivit la jeune fille en crachant du sang. Mais toi...tu dois...survivre.

Presque entre chaque mot qu'elle arrivait à prononcer, elle avait un soubresaut. Un filet de sang coulait de ses lèvres.

Harry regarda son visage. Ses yeux gris étaient encore ouverts et la lumière qui les habitaient disparaissait lentement.

Puis, avant que son esprit ait eu le temps d'accepter ce qu'il voyait, avant que tout sentiment autre que l'incrédulité ait pu naître en lui, une main le saisit et l'obligea à se relever.

Le petit homme encapuchonné avait sa baguette magique allumée. Il traîna Harry vers la pierre tombale. Avant de se retrouver plaqué contre la surface de marbre, Harry eut tout juste le temps de voir un nom trembloter dans le faisceau lumineux de la baguette magique :

TOM JEDUSOR

L'homme à la cape, l'assassin de Cedric et Leïla, fit apparaître des cordes qui s'enroulèrent autour de Harry en l'attachant des pieds à la tête à la pierre tombale. Il se débattit et l'homme le frappa d'une main, une main à laquelle il manquait un doigt.

- Vous ! s'exclama-t-il.

L'homme que reconnu Harry était Queudver. Leïla, malgré sa douleur, compris que c'était le sorcier qui un jour avait été le meilleur ami de son oncle, avant de trahir la confiance de tout le monde.

L'homme qui avait un jour été le meilleur ami de son oncle venait d'assassiner sa nièce sans aucuns remords.

Lui, qui avait fini d'attacher Harry, ne répondit pas. Il était occupé à vérifier la solidité des liens, ses doigts saisis de tremblements incontrôlables tripotant maladroitement les nœuds.

Lorsqu'il fut certain que Harry ne pouvait plus faire le moindre mouvement, Queudver tira de sa cape un morceau d'étoffe noire qu'il lui fourra dans la bouche en guise de bâillon.

Puis, sans un mot, il s'éloigna pour se diriger vers Leïla.

La jeune sorcière savait précisément ce qu'il voulait faire. Il voulait lui ôter le peu de vie qu'il lui restait. Mais la voix froide refit son apparition.

- Laisse. Elle va finir par mourir, tu perds du temps.

- Oui, Maître, répondit la voix craintive de Queudver.

Une fois de plus il s'éloigna dans l'ombre.

Leïla bien que sérieusement blessé et voyant son souffle de vie s'écouler devant-elle, ne pouvait pas se résoudre à tomber dans l'inconscience. Quelque chose en elle l'en empêchait, puis soudainement elle se rappela. Rassemblant ses dernières forces elle s'efforça de parler.

- Pai...ge, Paige.

Elle se souvenait de ce que sa directrice lui avait dit. Si elle avait besoin d'aide, elle n'aurait qu'a prononcer son prénom. Pendant un instant un mince filet d'espoir s'immisça en elle et s'attacha à ce qui lui restait de vie.

Mais personne ne répondit à son appel, personne ne vînt à leurs rescousses, ils demeuraient tous tout seul dans ce cimetière.

Elle savait que sa directrice, Paige Matthews, une des sœurs Halliwell, ne laisserais jamais son appel sans réponse. Le cimetière dans lequel elle se trouvait devait être entourée d'un champ de protection qui empêcher de faire appel à du secours.

Le corps de Cedric était étendu juste à côté d'elle. Elle sentait sa main, presque froide, toucher la sienne.

Un peu plus loin, le Trophée des Quatre Sorciers scintillait à la lueur des étoiles.

La baguette magique de Harry était par terre, à ses pieds.

La robe de sorcier roulée en boule qu'ils avaient tout d'abord prise pour un bébé se trouvait près de la tombe. A l'intérieur, quelque chose semblait s'agiter.

Leïla voulait que la douleur s'arrête, tout ce qu'elle souhaitait était de ne plus avoir mal... Mais le destin semblait cruel envers elle, car elle ne tombas toujours pas dans l'inconscience.

Il y eut soudain un bruit, Harry baissa les yeux et vit un gigantesque serpent qui ondulait dans l'herbe, autour de la pierre tombale à laquelle il était attaché.

Queudver s'approcha à nouveau. On aurait dit qu'il traînait derrière lui quelque chose de très lourd.

Il revint alors dans le champ de vision de Leïla, qui malgré sa vision brouillée, le vit pousser un chaudron de pierre contre la tombe.

C'était un énorme récipient de pierre, arrondi comme un ventre, dans lequel un homme adulte aurait eu la place de s'asseoir. Apparemment, il était rempli d'eau – Leïla l'entendait clapoter.

La chose qu'enveloppait la robe roulée en boule s'agitait avec de plus en plus d'insistance, comme si elle essayait de se libérer. A présent, Queudver, une baguette magique à la main, s'affairait autour du chaudron. Soudain, des flammes crépitèrent sous l'énorme récipient et le grand serpent s'éloigna en ondulant dans l'obscurité.

Le liquide qui remplissait le chaudron semblait chauffer très vite. Il se mit à bouillonner en projetant des étincelles enflammées comme s'il avait pris feu. Il s'en échappait une épaisse vapeur, estompant la silhouette de Queudver qui entretenait les flammes. Le ballot d'étoffe parut s'agiter de plus en plus et Leïla, qui essayait d'atteindre sa blessure avec sa main, sans succès, entendit à nouveau la voix aiguë et glacée :

- Dépêche-toi, dit-elle.

- C'est prêt, Maître.

- Maintenant... dit la voix glacée.

Queudver déplia alors la robe, révélant son contenu, et Harry laissa échapper un hurlement étouffé par le morceau de tissu qui le bâillonnait, au début Leïla ne comprit pas, sa clarté se faisait de plus en plus sombre, mais elle réussit à maintenir ses yeux grands ouverts, et si elle ne souffrait pas autant et qu'elle avait encore pu crier elle aurait sans aucun doute poussé, elle aussi, un hurlement.

C'était comme si Queudver avait soudain renversé une pierre sous laquelle se cachait une chose repoussante, visqueuse, aveugle, mais ce que Harry et Leïla avaient sous les yeux était pire encore, cent fois pire.

La chose avait la forme d'un enfant accroupi et pourtant, rien n'aurait pu paraître plus éloigné d'un enfant. C'était un être entièrement chauve, recouvert d'écailles grossières, d'un noir rougeâtre. Il avait des bras et des jambes frêles, graciles, et un visage plat, semblable à une tête de serpent, avec des yeux rouges et flamboyants – jamais un enfant n'aurait pu avoir un tel visage.

La créature semblait tout juste capable de faire quelques gestes. Elle leva ses bras minces et les passa autour du cou de Queudver qui la souleva. Dans le mouvement, son capuchon glissa en arrière et Leïla y vit à la lueur des flammes le visage blafard et souffreteux de Queudver exprimer sa révulsion tandis qu'il transportait la chose auprès du chaudron. Pendant un instant, la tête aplatie, maléfique, fut éclairée par les étincelles qui dansaient à la surface du liquide. Queudver déposa alors la créature dans le chaudron. Il y eut un sifflement et elle disparut sous la surface.

Queudver parlait. Sa voix tremblait et il semblait fou de terreur. Il leva sa baguette magique, ferma les yeux, puis prononça ces paroles dans la nuit noire :

- Que les ossements du père, donnés en toute ignorance, fassent renaître son fils !

Aux pieds de Harry, la tombe grinça. Une fine volute de poussière s'éleva dans les airs puis, obéissant à Queudver, tomber doucement dans le chaudron.

Des étincelles jaillirent en tous sens.

Poussant un faible gémissement, Queudver sortit encore de sous sa cape un long poignard à la fine lame argentée. Des sanglots brisèrent sa voix tandis qu'il prononçait ces paroles :

- Que la chair – du serviteur – donnée vo-volontairement – fasse – revivre – son maître.

Il tendit sa main droite devant lui – la main à laquelle il manquait un doigt – puis il serra étroitement le poignard dans sa main gauche et l'éleva au-dessus de lui.

Leïla regarda l'homme abattre le poignard sur son propre poignet et bientôt un hurlement, qui déchira la nuit, résonna dans le cimetière.

Queudver gémissait de douleur, la respiration précipitée, puis au bout d'un moment interminable il se dirigea vers Harry.

- Que le s-sang de l'ennemi... pris par la force... ressuscite celui qui le combat.

Harry ne put rien faire, il était trop solidement attaché. Se débattant inutilement contre ses liens, Leïla vit le poignard étincelant trembler dans la main désormais unique de Queudver. Puis celui-ci fit pénétrer la lame dans le creux du bras droit de Harry et le sang coula lentement dans la manche de sa robe déchirée. Queudver, haletant sous la douleur, fouilla maladroitement dans sa poche et en tira un flacon dont il appuya le goulot contre la coupure de Harry pour recueillir le sang qui gouttait.

D'un pas chancelant, il retourna ensuite auprès du chaudron et y versa le sang.

Sa besogne achevée, Queudver tomba à genoux devant le chaudron, puis s'affaissa sur le flanc et resta étendu sur le sol, agité de spasmes et de sanglots, serrant contre lui le moignon sanglant de son bras mutilé.

Le chaudron bouillonnait, projetant de tous côtés des étincelles semblables à des diamants si brillants que tout le reste paraissait par contraste d'un noir profond. Pendant un long moment, rien ne se produisit...

Leïla pouvait sentir le flot de sang qui s'écoulait encore. Elle ne savait même pas comment elle pouvait encore saigner. Elle pensait qu'elle se serait déjà vider de son sang. Que la mort l'aurait déjà emporté...

Mais non. Elle devait rester là, impuissante, mortellement blesser, à devoir être obliger d'assister à un rituel de magie noire.

Elle sentait sa respiration se faire plus lente. Ce serait bientôt terminé...

Puis soudain, les étincelles qui jaillissaient du chaudron s'éteignirent. Un panache de vapeur s'éleva alors à la surface du liquide en formant un écran de fumée si épais que Leïla ne pouvait plus rien voir d'autre, ni Queudver, ni Cedric, ni Harry ni quoi que ce soit...

Mais bientôt à travers le nuage de vapeur, on pouvait tenter d'apercevoir la silhouette sombre d'un homme grand et squelettique qui s'élevait lentement du chaudron.

- Habille-moi, dit la voix aiguë et glacée au milieu du panache de vapeur.

Secoué de sanglots, Queudver, tenant toujours contre lui son bras mutilé, ramassa la robe noire étalée par terre. Il se releva et, de sa main unique, passa la robe sur la tête de son maître.

L'homme squelettique sortit alors du chaudron.

Plus livide qu'une tête de mort, les yeux écarlates et grands ouverts, le nez plat, avec deux fentes en guise de narines, à la manière des serpents...

Lord Voldemort venait de renaître devant eux.

Leïla ne pouvait accepter ça. Le dernier souvenir qu'elle aurait sur terre, ne serait pas le visage reptilien de Lord Voldemort.

Alors avec la dernière force qu'elle avait en elle, elle s'obligea à tourner la tête vers les étoiles présente dans l'obscurité de la nuit.

Les étoiles et les constellations avaient toujours été importantes dans sa famille. Elle n'en comprenait pas mieux le sens que ce soir.

Leïla laissa échapper son dernier soupir, puis les yeux toujours ouverts, son regard s'éteint cette fois pour de bon.


Hey !

Alors je dois commencer par dire désolé, peut-être, non ? J'avais prévenu que ce chapitre serait plus court que le précédent, comme je l'avais dit aussi la semaine dernière, j'ai essayé d'y jeter un coup d'œil et j'ai apporté quelques modifications.

Je voudrais aussi vous remerciez, car "Jeu Mortel" à dépassé 500 vues au cours de la semaine, avec plus de 100 vues depuis le début du mois ! Je n'y croyais pas quand j'ai vu ça ! J'ai d'ailleurs rechargé la page plusieurs fois pour m'assurer qu'il n'y avait pas un bug XD !
Je suis désolé que ces remerciements arrive lors d'un chapitre aussi peu joyeux, une coïncidence un peu triste...
Mais merci à tous pour l'attention que vous portez à cette histoire.

Alors d'après vous, Leïla ? Définitivement morte ou pas ?
Rendez-vous la semaine prochaine pour le savoir !

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,

Isia31,