Hey !

Bon je vais commencer par dire que je suis désolé de ne pas avoir posté la semaine dernière, j'ai eu un grave problème familiale qui m'a obligé à traverser la France de part en part...
Et pour être honnête, je n'avais pas le cœur à poster ce chapitre à ce moment là...

Enfin voilà, il arrive aujourd'hui, j'espère qu'il vous plaira.
On se retrouve en bas.


Jeu Mortel

Chapitre 20 : La Dernière Histoire

Blanc. C'était le premier mot qui lui vînt à l'esprit. Tout était d'une blancheur aveuglante. Leïla ne savait pas trop comment elle s'était retrouvée là. Ses souvenirs étaient un peu flous. A un moment elle était dans un cimetière, mortellement blessé, en train d'assister au retour d'un des plus grands mages noirs de tous les temps, et l'instant d'après elle se retrouvait dans ce lieu inconnu d'une blancheur immaculée.

Il n'y avait rien à part du blanc. Cela semblait être un couloir. Un très long couloir qui lui faisait penser au couloir sans fin de la School Magic. Elle s'aperçut aussi qu'elle ne portait plus le t-shirt noire et son jean foncé souillé de sang, mais un simple débardeur blanc et un pantalon blanc confortable. Ses baskets avaient disparu et Leïla était à présent pieds nus.

Elle se rendit aussi compte de l'absence de ses bijoux et de son athamé.

Elle eut une sensation étrange. Elle n'avait pas froid mais elle ressentait de petits frissons.

Ne sachant pas quoi faire, elle avança vers le couloir.

Il n'y avait rien pour se repérer. Elle pourrait faire du surplace sans s'en rendre compte.

Puis soudainement la réalité la frappa.

Elle était morte.

Leïla Black avait à présent quitté le monde des vivants.

- Je sais, c'est un peu étrange et déconcertant, non ? demanda une voix, la prenant par surprise.

Mais Leïla eut beau chercher du regard elle ne pouvait pas voir qui lui parlait.

- Continue à avancer.

La voix lui disait quelque chose, elle était familière. Choisissant de lui faire confiance elle avança dans ce long couloir.

Elle avait l'impression qu'elle marchait depuis des heures quand la luminosité, aveuglante qu'offrait ce couloir, fut teinté par la forme d'une silhouette.

Une silhouette qui avançait vers elle.

- Mère ? demanda Leïla comme elle l'avait fait des mois auparavant pendant la première tâche.

La silhouette se rapprocha, elle était habillée exactement de la même manière que Leïla.

Les traits d'Evangelyne se dessinèrent peu à peu alors qu'elle apparaissait dans le champ de vision de Leïla. Ses cheveux tombant sur ses épaules et ses yeux d'un gris orageux étaient teintés à la fois de joie et de tristesse.

- Bonjour, Leïla, dit Evangelyne avec un sourire triste.

Leïla resta sans mots. Que pouvait-elle dire?

- Je sais, tout c'est un peu fou, n'est-ce pas ? continua Evangelyne. Pour être honnête je ne pensais pas te voir avant longtemps...

- Comment...où...

Mais Leïla n'arrivait pas à formuler ses phrases, mais heureusement Evangelyne n'avait pas l'air d'en avoir besoin.

- Tu es dans ce que nous appelons le Couloir du Destin, répondit-elle doucement. Comment tu t'y es retrouvé ? Je crois que tu connais déjà la réponse...

- Alors je suis vraiment...morte ? demanda Leïla ne croyant pas qu'elle avait réussi à prononcer ce dernier mot.

Sa mère lui offrit un sourire triste avant de finalement acquiescer d'un geste lent.

- Oui, répondu Evangelyne avec une voie emprise d'émotions. Mais beaucoup plus tôt que je ne l'aurais voulu.

- Mais j'avais encore plein de choses à faire, protesta Leïla durement. Je devais passer mon diplôme, emménager avec Alyssa, Angel et Enzo et faire plein d'autres choses.

- Je sais, ma chérie, répondit Evangelyne en s'approchant de sa fille. Mais aujourd'hui tu ne peux plus faire marche arrière.

- Alors c'est ça ?! s'écria Leïla. C'est fini ?! C'était ça ma vie ?! Dix-huit ans à essayer de construire quelque chose pour tout lâcher après ?!

- Tu as le droit d'être en colère, compatit Evangelyne en hochant la tête, en général nous le sommes tous en arrivant ici.

- En colère ? ricana Leïla en étouffant un grondement. Vous plaisantez ? Je suis hors de moi, ce n'était pas censé finir comme ça ! J'ai senti toute ma vie m'être arraché pendant de très longues minutes ! J'ai senti tout mon sang se déverser dans ce cimetière, avec ce poignard dans ma poitrine !

- C'est terminé maintenant, voulu rassurer Evangelyne, il n'y aura plus de violence physique, je te le promets.

- Pourquoi moi ?! Pourquoi ça devait être moi ?! cria Leïla de plus en plus fort.

- Je n'en sais rien, ma chérie, répondit sa mère, avant d'ajouter timidement. Peut-être était-ce ton destin.

- Alors je suis morte pour rien ?! demanda Leïla.

- Non, répondit précipitamment Evangelyne, tu n'es pas morte pour rien. Souviens-toi, tu as choisi de donner ta vie pour sauver celle de ton ami.

- Ça n'a servi à rien ! répéta Leïla prise dans une crise de démence. Voldemort est revenu !

- Tu as permis à Harry de survivre, c'est ce qui est important, dit Evangelyne en prenant les mains de sa fille dans les siennes. Le reste n'est plus entre tes mains, l'avenir du monde de la magie n'est plus de ta responsabilité.

- Alors, j'ai joué mon rôle c'est ça ? C'était ma dernière histoire ?

Evangelyne acquiesça d'un signe de tête, elle aurait tant voulu la prendre dans ses bras. Mais ce n'était pas le moment, la situation actuelle ne le permettait pas.

- Alors qu'est-ce qu'il se passe maintenant ?! interrogea Leïla, amèrement. Je reste bloquée dans ce couloir aveuglant pour le reste de l'éternité ?!

- Non, ma chérie, déclara la blonde, ce Couloir est juste une sorte d'épreuve à passer.

- J'en ai marre des épreuves ! siffla Leïla. J'en ai passé toute l'année, et c'est une épreuve qui m'a condamné à mourir !

Un souvenir de début d'année lui revînt à l'esprit.

Le souvenir où Alyssa promettait de ne pas revenir du Tournoi, si elle avait été choisi, dans un cercueil. Aujourd'hui cette condition s'appliquait-elle à elle ? Aujourd'hui ce serait à ses amis de la ramener dans un linceul.

A cette pensée, son ventre se tordit dans tous les sens et son cœur, s'il battait encore, loupa plusieurs battements.

Elle avait essayé de ne pas penser au chagrin et à la réaction de ses amis jusque-là. Mais maintenant c'était inévitable, ses amis allaient souffrir à cause d'elle, à cause de sa disparition.

Peut-être son sort avait été sceller ce jour de septembre lorsqu'ils avaient tous discutés près du chêne centenaire de la School Magic ? Mais valait mieux elle qu'Alyssa.

Elle aurait donné cents fois sa vie pour celle de sa meilleure amie.

- Dis-toi alors que c'est juste une passade, lança Evangelyne ramenant sa fille à la réalité de cette triste situation.

- Une passade avant quoi ? Le paradis ?

- Ce n'est pas vraiment comme ça qu'on l'appel, admit Evangelyne avec un sourire hésitant. C'est plus une sorte d'Autre Côté.

- Ravie de l'entendre, ironisa Leïla, et elle consiste en quoi cette passade mystérieuse ?

- Je t'ai déjà dit que les douleurs physiques n'existent plus, expliqua la sorcière, maintenant il va falloir tu te libères de tes douleurs psychologiques. Sinon tu n'arriveras pas à avancer et tu resteras là.

- Une sorte de fantôme ?

- Plutôt un esprit qui n'est plus vivant mais qui n'accepte pas non plus sa mort.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Après avoir franchi cette passade ? Qu'est-ce que c'est l'Autre Côté ?

- Un endroit où tu seras bien, promis Evangelyne, mais avant il faut que tu franchisses toutes les portes.

Leïla regarda sa mère sans comprendre.

- Quelles portes ? Il n'y a rien.

- Avançons un peu, dit Evangelyne en prenant la main de sa fille. Cela dépend des personnes et de la vie qu'ils ont vécue. Parfois il n'y a que très peu de portes, et parfois il en a tellement que ça prend beaucoup de temps.

Mais même avec ces explications Leïla ne comprenait toujours pas.

- Quand je suis arrivé ici, après mon décès, j'ai eu un peu plus d'une dizaine de portes à franchir, ce qui est dans la moyenne. Toi, au vu malheureusement de ta très courte vie, tu ne devrais pas en avoir plus.

- Mère, de quoi parlez-vous ? interrogea Leïla n'y tenant plus. Il n'y a aucune...

Mais elle s'interrompit avant de finir sa phrase, dans le mur droit du Couloir était apparu une porte noire.

- Pour l'instant il n'y en a qu'une, une fois que tu auras franchi la première, les autres apparaîtront.

- Qu'est-ce qu'il y a derrière ? demanda Leïla très étonné par l'apparition de la porte.

- Ouvre-là, tu le sauras très vite, répondit Evangelyne. Promis, tu n'auras rien à combattre, juste à regarder.

- Regarder quoi ? demanda Leïla en fixant la poignée de la porte.

Mais sa mère ne lui répondit pas.

- Vous resterez avec moi ? Quand je franchirai les portes.

- Oui, dit Evangelyne, je suis une sorte de guide, de conseillère, de témoin...

- Vous faîtes ça souvent ? demanda Leïla en croisant les yeux de sa mère tellement semblables aux siens.

- Non, c'est la première fois, avoua Evangelyne, et j'espère que tu n'auras pas à le faire toi-même avant très longtemps.

Décidant d'en finir le plus vite possible Leïla actionna la poignée et ouvrit la porte.

Au-delà du seuil il n'y avait rien, hormis de la brume blanche. Partageant un regard avec sa mère, elles s'avancèrent ensemble, quand la brume se dissipa enfin, la porte s'était refermée.

- Elle se ré-ouvrira dès que ce sera terminé, rassura Evangelyne.

Leïla se rendit compte qu'elles étaient dans une chambre d'hôpital. Regardant autour d'elles, elles virent de nombreux infirmiers s'affairer sans s'occuper d'elles.

Ils y avaient plusieurs lits visibles, tous inoccupés. Les murs, peints en blanc cassé, étaient recouverts d'affiches de préventions hospitalière.

- Ils ne peuvent pas nous voir, précisa Evangelyne à l'oreille de sa fille. Viens.

Evangelyne prit les devants et écarta un paravent d'un vert pale maladif qui cachait tout un morceau de la salle.

Leïla se retrouva alors face un lit cette fois occupé, où un double de sa mère était allongé et criait de toutes ses forces.

Leïla regarda Evangelyne qui était à côté d'elle sans comprendre.

- C'est un souvenir, répondit Evangelyne regardant son propre double. Celui-ci date d'il y a presque dix-neuf ans. Le jour de ta naissance et de celle de Liam.

Elle semblait émue. Pendant près d'un quart d'heure elles regardèrent l'Evangelyne du passé crier de douleurs, recevoir des contractions et des encouragements des médecins pour mettre au monde ses deux enfants.

- Voilà ton frère, murmura Evangelyne, la larme à l'œil.

En effet un bébé venait d'être détacher du corps de sa mère, Liam pleurait tandis qu'une des infirmières le nettoyait et qu'une autre demandait à Evangelyne de pousser pour mettre son second enfant au monde.

- Et te voilà, rajouta la sorcière deux minutes plus tard.

Leïla assista à sa propre naissance. C'était une des choses les plus extraordinaire et étrange qu'elle avait vu de toute son existence.

Puis la réalité la frappa une fois de plus. Elle n'aurait jamais la chance de vivre un moment pareil, jamais elle n'aurait la chance de devenir mère à son tour et de vivre la joie qu'était la maternité.

Quelques minutes après les deux accouchements, plutôt expresses d'après les médecins, la nouvelle maman était épuisée sur son lit mais heureuse et comblée tenait dans ses bras deux bébés emmitouflés dans une couverture rose et bleu.

Leïla était étonnée de ne pas voir son père auprès de sa mère.

- Il était en mission, répondit Evangelyne en comprenant la question silencieuse de sa fille.

- Pour Voldemort ? C'était un Mangemort.

- Ton père n'a pas toujours pris les bonnes décisions, dit Evangelyne, mais il vous aimait de tout son cœur.

- Il n'a pas vraiment eu le temps de nous le montrer, répliqua Leïla méchamment.

- Tu comprendras un jour pourquoi il est mort, dit finalement Evangelyne avant de se retourner vers la porte. Viens, ce souvenir s'arrête ici.

Lâchant cette scène de contemplation, elle rejoignit sa mère qui tenait la porte ouverte. Quand elles la franchirent, elles se retrouvèrent à nouveau dans le Couloir du Destin.

- Alors on va refaire la visite de tous mes souvenirs? demanda Leïla.

- Non, répondit Evangelyne, seulement les plus importants.

Une deuxième porte était apparue en face de la première, sachant ce qu'elle devait faire Leïla franchit la deuxième, sa mère sur les talons.

Cette fois elles apparurent à l'intérieur d'une église, il y avait beaucoup de monde. Tous été habillé en noir.

Le soleil passait à travers les vitraux multicolores et se reflétait sur l'autel garni de bougies, d'encens et d'un calice d'argent.

Leïla savait de quel souvenir il s'agissait. Et elle n'avait pas du tout envie de le revivre.

- Je ne t'ai pas dit qu'ils étaient tous bon, dit Evangelyne en accordant un regard à sa fille. Certains mauvais souvenirs sont nécessaires pour avancer.

Elle s'approcha de l'allée centrale puis se dirigea vers l'autel où devant était posé un cercueil. Son cercueil.

- Du bois de pin et des ornements bien travaillés, examina-t-elle, j'avoue je n'aurai pas choisi mieux.

C'était étrange d'entendre sa mère parler de son propre cercueil, là où sa dépouille reposerait pour l'éternité, de cette manière, d'un ton presque amusé.

- Tu es là, souri Evangelyne en se dirigeant vers le couple d'enfants, qui se tenaient au premier rang, habillés tout en noir. J'avais oublié à quel point vous étiez mignons ton frère et toi quand vous étiez petit.

« Mignon », n'aurait pas été le mot choisi par Leïla mais elle laissa sa mère faire. Elle se rappelait parfaitement de la peine qu'elle avait ressentie ce jour-là. Une douleur qui n'avait jamais cessé d'exister pendant le reste de sa vie. Elle l'avait porté comme une cicatrice.

- Même si c'est pour mon enterrement, rajouta Evangelyne.

Encore une fois, comme elles l'avaient fait pour l'accouchement, elles assistèrent à la cérémonie des funérailles d'Evangelyne Black où tout un panel de discours et de prière se firent entendre.

- Ce n'est pas étrange d'assister à son propre enterrement ? demanda Leïla.

- C'est sûre, tout le monde ne peut pas s'en vanter, répondit Evangelyne en se tournant vers sa fille. J'espère que dans plusieurs dizaines d'années, tu n'auras pas à en faire de même.

- Parce-que on compte toujours les années quand on est mort ? s'étonna Leïla presque avec un rire.

- Pas pour nous, expliqua sa mère avec un sourire, mais pour les vivants qu'on a laissés derrière nous, oui.

- Est-ce qu'il y a un moyen de savoir comment vont réagir mes amis et...Liam en apprenant ce qui s'est passé ?

- Non, pas maintenant, dit Evangelyne. Mais tu les connais, comment penses-tu qu'ils vont réagir ?

- Alyssa, Enzo et Angel vont être anéanti, répondit aussitôt Leïla. Liam, je ne sais pas. Je pensais qu'après toutes ces années, tout commençait à aller mieux entre nous. Il s'était même soulever contre l'autorité de Valentin...mais maintenant...

- Je suis sûre qu'il ira bien, rassura Evangelyne, et qu'il finira par faire les bons choix.

- Et Sirius ? demanda Leïla. Il avait enfin retrouvé un membre de sa famille.

- Je sais, répondit sa mère en levant la tête et faisant la moue. Mais Sirius est quelqu'un de très intelligent, crois-moi je l'ai connu pendant extrêmement longtemps. Il saura lui aussi qu'il ne doit pas se laisser envahir par la colère.

- Il n'était pas au courant de votre mort, raconta Leïla, quand je lui ai dit il n'a pas réalisé tout de suite. Il a dit que vous étiez quelqu'un qu'il appréciait beaucoup...

- C'est vrai, concéda Evangelyne, il t'a dit autre chose ?

- Non, pourquoi ? s'étonna Leïla.

- Pour rien, répondit sa mère, du moins rien qu'il ne faut que tu saches.

- On va pouvoir rester ensemble ? demanda Leïla. Après tout ça ?

- Oui, approuva Evangelyne en lui offrant un autre sourire. Pour l'éternité, si ça te va ?

- Ça me va.

La cérémonie avait enfin touché à sa fin. Toutes les personnes sortirent peu à peu de l'église pour se rendre à la mise en terre. Et Leïla et Evangelyne, elles, repassèrent encore une fois par la porte qui les ramenèrent dans le Couloir du Destin.

La troisième porte apparut à côté de la première, quand elles passèrent le seuil de cette porte elles se retrouvèrent dans un des nombreux salons, à la fois ancien, magnifique et sombre qui composait le manoir des Black.

Au milieu de la pièce, sur un énorme tapis gris, deux adolescents de quatorze ans se disputaient.

- Tu m'expliques ce souvenir, ma chérie ?

- Ont avaient quatorze ans, répondit-elle à voix haute pour couvrir les cris des deux enfants. C'est quand j'ai enfin découvert toute la vérité sur votre mort, et l'implication de Valentin dans cette histoire.

- Et que tu as blâmé ton frère ?

Leïla acquiesça encore une fois, ce souvenir était aussi affreux que le précédent,

Si seulement elle avait pu savoir à l'époque. Elle se demanda quelle aurait-été l'avenir de sa relation avec son frère si à ce moment précis. Elle lui avait pardonner, peut-être aurait pu-t-elle lui dire au revoir ? Comme elle l'avait fait avec ses amis.

A cette pensée son ventre se tordit à nouveau et son cœur se brisa encore. Comme elle l'avait déclaré à Liam deux semaines auparavant, elle avait essayé de le haïr, mais elle n'avait pas réussi. Elle continuait malgré tout à l'aimer. Elle se demanda quel avenir il aurait maintenant qu'elle n'était plus là.

Ce serait toujours un des regrets qu'elle porterait en elle.

Elle regarda le double d'elle-même crier sur Liam des propos horribles pour une jeune fille de quatorze ans. Elle regarda aussi Liam tout encaisser sans broncher, on aurait dit qu'il avait finalement baisser les bras.

A la fin de confrontation la Leïla du passé asséna un coup de poing à son frère, la tête de Liam vola vers la gauche et un filet de sang s'échappa de son nez et alla s'écraser sur le tapis luxueux du salon des Black.

Evangelyne grimaça devant tant de violence entre ses deux enfants.

- J'avais oublié que je l'avais frappé, marmonna Leïla, mal à l'aise. Ce jour-là, à vrai dire, à part ses déclarations, je ne me souviens pas de grand-chose d'autre.

Sa prochaine porte les mena vers l'intérieur d'une petite maison citadine, en voyant le décor dans lequel elles se trouvaient, Leïla sut immédiatement de quel souvenir il s'agissait et ce qui allait s'en suivre.

- Euh...ce n'est pas une bonne idée d'être là, pour vous, dit-elle précipitamment.

- Pourquoi ? demanda Evangelyne. C'est un mauvais souvenir ?

- Non, au contraire, c'est un très bon souvenir, expliqua Leïla avant d'ajouter avec hésitation. Mais...les parents ne sont pas censés voir ce genre de chose...

Evangelyne réprima un éclat de rire, sachant que quoi sa fille parlait.

- Très bien, répondit-elle, moi je vais aller visiter cette merveilleuse maison pendant que tu revivras ton très bon souvenir...

A vrai dire Leïla aurait bien accompagner sa mère, même si elle savait qu'elle ne devait avoir aucune gêne à revoir cette scène. Après tout elle l'avait vécu. Elle se sentait un peu nerveuse, comme si les principaux intéressés, qui venait d'arriver, allait la surprendre.

Elle détailla Sebastian, qui était toujours aussi beau que dans son souvenir. Brun aux yeux bleus, ses cheveux lui tombaient sur le front, ce sourire éclatant qu'il offrait à son incarnation du passé.

Il avait toujours pu faire tomber n'importe quelle fille à ses pieds, et Leïla l'avouait elle-même, elle aussi avait plusieurs fois regardé ce garçon, alors qu'ils ne se connaissaient pas encore.

Pourtant c'était elle qui l'avait choisi.

Il était plus grand et plus âgé de deux ans que Leïla. Mais il l'avait toujours traité comme une femme et le simple surnom de « Princesse » qui lui donnait à l'époque évoquait tout l'amour qu'il lui avait porté.

Si elle devait choisir son premier et unique grand amour, elle le choisirait sans aucun doute. C'était avec lui qu'elle avait commencé à découvrir le sens des mots « amour » et « désir ». C'était à lui qu'elle avait offert son innocence. Cet unique cadeau, elle lui avait donné à lui. Et encore aujourd'hui elle n'aurait pas pensé à quelqu'un d'autre pour lui faire dons de tout ça. Son amour, sa pureté, et son respect.

Elle l'avait sincèrement aimé, et lui aussi. Il avait attendu presque un an pour qu'elle soit prête à lui offrir son corps et son âme.

Mais quelque mois après cette scène, un tragique événement avait tout remis en considération. Son amour, son avenir... Tout avait-été ébranlé.

Elle regarda à nouveau Sebastian et elle-même, âgé de seize ans, échanger des « Je t'aime », s'embrasser, se câliner, se découvrir et enfin s'unir.

Elle se souvenait parfaitement de cette première fois. Chaque instant gravé dans sa mémoire. La timidité de ses gestes, la façon dont Sebastian l'avait rassuré et guidé. Chaque geste, chaque touché, chaque embrasement, elle s'en souvenait parfaitement.

Ce n'était pas la meilleure expérience qu'elle avait-eu avec lui, par le manque d'assurance de l'époque, mais c'était spéciale à ses yeux. Et cela devait l'être pour chaque homme et chaque femme.

C'était étrange de nouveau se retrouver là, mais en tant que spectateur. Puis elle pensa à nouveau à Sebastian, celui de son époque. Que faisait-il maintenant ? Voilà presque trois ans qu'il avait quitté la School Magic.

Après sa rupture avec lui, elle n'avait plus jamais eu de nouvelle de lui, hormis la simple information disant qu'il s'était installé à Los Angeles, un peu plus d'an et demi auparavant.

Elle ne l'avait pas jamais revu. Mais comment réagirait-il à l'annonce de sa mort ? Serait-il à son enterrement ? Pleurerait-il pour elle ?

Ce fut un regret de plus qui s'installait en elle. Elle n'avait pas pu lui dire au revoir non plus.

Cette fois se fut avec difficulté qu'elle quitta son premier amour en même temps que ce souvenir en compagnie de sa mère. Jusqu'à maintenant c'était le plus agréable et le plus heureux.

La cinquième porte les mena vers le cimetière où était enterré Evangelyne, et où probablement Leïla serait bientôt enseveli.

- Il a l'air récent celui-ci, commenta Evangelyne.

- Il date d'il y a deux semaines, répondit Leïla en voyant une version d'elle-même et de son frère penché sur la tombe d'Evangelyne.

- On vient tous les ans pour se recueillir et déposer des fleurs.

Sa mère lui offrit un sourire.

- Évidemment je ne pensais pas y retourner plus tôt pour y être enterré, marmonna Leïla.

- Personne ne connaît sa date de décès, répondit Evangelyne en train de regarder ses deux enfants s'expliquer. Et c'est beaucoup mieux comme ça.

- Est-ce que c'est normal de ressentir des regrets même en étant mort? demanda soudainement Leïla.

- Bien-sûre, Leïla, dit Evangelyne en s'avançant pour examiner Liam âgé de dix-huit ans de plus près. Nous en avons tous.

- C'est pour ça qu'il faut mieux les exprimer de son vivant, n'est-ce pas ?

- Quels sont tes regrets? demanda sa mère en tendant la main vers son fils sans pouvoir le toucher.

- Le premier est que je n'ai pas pu dire au revoir à Liam, livra Leïla, j'ai pu le dire à mes amis, mais pas à mon frère à cause de cette foutu dispute.

Elle accompagna ses paroles d'un geste désignant le frère et la sœur.

- Le second est de ne pas avoir pu dire adieu et m'excuser auprès de Sebastian.

- Le jeune homme de ton précédent souvenir ? demanda innocemment sa mère.

La brune approuva d'un signe de tête.

- Il était ton premier amour, compris Evangelyne, nous n'oublions jamais notre premier amour, quel que soit le sort que te réserve l'avenir.

- Il aurait pu être bien plus que ça, raconta Leïla, si seulement j'avais été moins stupide.

- Tu avais le droit de vouloir faire de nouvelle rencontre, Leïla, dit Evangelyne.

- Ce n'est pas ça, protesta sa fille, j'ai rompu pour une raison à la fois importante et stupide. Si seulement j'avais su.

- Il ne t'oubliera jamais, assura Evangelyne, tu as été son premier amour, non ?

Leïla hocha la tête une fois de plus.

- Alors il ne t'oubliera jamais, dit avec fermeté la bonde, tu auras toujours une place dans son cœur. Comme tu auras toujours une place pour lui dans le tien.

- Le jour où nous avons rompu était un jour des plus tristes, lança Leïla, c'était le jour où Enzo, Alyssa Angel et moi avons enterré une très proche amie. Ce décès avait tout bousculé dans ma tête, alors je suis allé le voir et j'ai mis fin à notre histoire en prétextant je ne l'aimais plus comme un amour, mais comme un ami.

Elle prit une pose dans son récit puis recommença :

- Mais je lui ai menti ce jour-là. Et je me suis menti à moi-même, je n'ai jamais cessé de l'aimer.

- Et une partie de lui t'aimera toujours. Mais il faut que tu le laisse partir, tu comprends ?

Leïla acquiesça encore une fois. Jamais auparavant elle n'avait pu parler à cœur ouvert à sa mère, celle-ci était morte trop tôt pour qu'elle le fasse. Alors aujourd'hui, Leïla était contente d'être réuni ainsi, même dans la mort.

- Je pense que ton frère exprime aussi des remords, repris Evangelyne, pour tout ce qu'il a pu faire. Mais aujourd'hui, il veut s'en délivrer.

- Il y arrivera ?

- Tout dépend de lui. De la façon dont il réagira à ta disparition, expliqua la sorcière. De la façon dont il gérera sa vie.

- Je ne veux pas qu'il finisse comme moi, ici, dit Leïla. Je veux qu'il vive sa vie sans regrets.

- Je le veux aussi, répondit sa mère, fais lui confiance.

- C'est la dernière fois que je le vois ? demanda Leïla. Je veux dire avant j'imagine qu'il ne vienne nous rejoindre.

- Je pense, déclara Evangelyne, mais parfois, des surprises arrivent.

- Vous, vous n'avez pas eu de regrets quand vous êtes arrivé ici ? interrogea Leïla pour savoir le ressentit de sa mère.

Evangelyne lui fit un sourire amer avant de lui répondre :

- Bien-sûre que si. J'ai même cru que la douleur de ceux-ci allait me tuer une seconde fois. Mon premier a été pour toi et ton frère. J'ai cru que jamais je ne vous reverrai mais le pire a été de savoir que je vous laissais dans les mains de Valentin.

Leïla regarda avec étonnement sa mère, jamais elle n'aurait pensé qu'elle blâmerait Valentin.

- Ce n'était pas si terrible, menti Leïla, on ne le voyait pas si souvent que ça.

- Si ça l'était, répliqua Evangelyne, quand je suis descendu dans le monde souterrain ce jour-là j'ai vraiment pensé que je reviendrais. Mais j'avais tort, je n'aurais jamais dû épouser un homme de ce genre.

- Alors pourquoi vous l'avez fait ?

- Après la mort de ton père, Regulus, raconta la blonde, je me suis retrouvé toute seule avec deux enfants de six mois. La famille Black me détestait, hormis Sirius qui m'a beaucoup aidé. Mais je savais que cette situation ne pouvait pas durer. Alors Valentin, un ancien ami de mon frère, c'est présenté à moi et m'a proposé de m'unir à lui et de le suivre en Amérique en échange de mon nom.

- Et vous avez accepté sans poser d'autres conditions ?

- Je n'avais pas le choix, Leïla, dit Evangelyne en la regardant. En revanche je savais que je devais vous mettre à l'abri de l'influence de la famille Black. Alors je me suis plié à sa volonté.

- Et personne n'a voulu vous empêchez de faire ça ? demanda stupéfier Leïla.

- Ils n'ont n'en pas eu le temps, nuança sa mère, quelqu'un d'autre m'avais proposé quelque chose d'autre, mais je ne pouvais pas m'y résoudre. Alors j'ai suivi Valentin aux États-Unis, et tandis qu'il m'a donné refuge, je lui ai donné mon nom.

- « Refuge » est un grand mot. Il a été le commanditaire de votre mort, marmonna Leïla

- Je n'ai rien partagé avec lui hormis un mariage non-consommé, expliqua Evangelyne, il n'en n'avait pas besoin. Je savais qu'il avait de multiples maîtresses. Parfois il ne prenait même pas la peine de se cacher.

- Et vous ? demanda Leïla. Vous n'avez jamais éprouvé le besoin de trouver quelqu'un ?

- Non, répondit Evangelyne, contrairement à ce que pensait beaucoup de monde, j'aimais ton père. Mon premier mariage était un mariage d'amour, contrairement au second. Mais le plus important je vous avais vous, toi et ton frère. Mes deux petits anges. Les lumières de ma vie.

Pour Leïla cela faisait beaucoup d'information à digérer. Elle n'avait jamais connu son père biologique, et avait donc conclu que celui-ci n'était qu'un Mangemort tué par son propre camp, mais elle n'avait jamais cherché à savoir plus loin. En revanche sa mère avait l'air d'en savoir beaucoup plus.

- Il est là-bas de l'Autre Côté ? Mon père ?

- D'après toi ?

Peut-être. S'il avait fini du bon côté de la table. S'était-il rattrapé pour trouver finalement la paix ?

Elles quittèrent ce cinquième souvenir en même temps que son double et Liam quittèrent le cimetière. Mais cette fois quand elles se retrouvèrent encore une fois dans me Couloir du Destin, la sixième porte, en face de la troisième, n'était pas non noir, comme les autres. Mais verte.

- Pourquoi est-elle d'une couleur différente ?

Elle remarqua que sa mère hésitait pour lui répondre.

- Celle-ci représente ton dernier souvenir, lança finalement sa mère, celle de ta mort. Mais contrairement aux autres, tu n'es pas obligé de la franchir, tu peux directement passer à la paix. La vraie.

- Je l'ai déjà vécu, murmura la brune.

- Je sais.

- La question qui se pose vraiment est la suivante, êtes-vous capable de voir ça ? demanda Leïla en échangeant un regard avec sa mère.

- Je ne le souhaite pas, mais j'essaierais de résister à la terreur et au chagrin de voir la vie quitter ma fille.

Quand Leïla saisi la poignée, elle espérait presque que celle-ci résiste, mais non, elle s'ouvrit comme les autres.

Elles se retrouvèrent dans le cimetière dans lequel elle avait perdu la vie. Harry était attaché à la statue et son double d'elle-même gisait là, juste à côté du corps de Cedric. Queudver s'affairait près du chaudron.

Ce fut un véritable calvaire pour Evangelyne de voir ça. Voir sa précieuse enfant rendre ses derniers souffles. Elle s'agenouilla dans l'herbe noire et sèche voulu caresser la joue de sa fille sans succès.

Leïla savait très bien ce que son double ressentait à cet instant, peur, colère, douleur...

Si quelqu'un lui avait un jour demander la façon dont elle aurait préféré mourir, ça n'aurait certainement pas été celle-ci.

Quand Leïla s'approcha de son propre corps, elle se rendit compte que sa mère pleurait à chaudes larmes, et que son corps était secoué de sanglots.

Jusque-là Evangelyne avait compatit à sa mort. Mais n'avais pas montré signe de tristesse absolue. Bien-sûre Leïla savait que sa mère était triste qu'elle est fini sa vie si prématurément et brutalement, mais elle avait été heureuse de retrouver sa fille après toutes ces années d'absences, tout comme Leïla.

- S'il y avait un moyen de te ramener, je le ferai, promis Evangelyne en levant ses yeux vers sa fille.

- Je sais, répondit Leïla en prenant la main de sa mère.

Leïla reporta son attention sur elle-même, la respiration de son corps commençait tout doucement à ralentir.

- Ça dure si longtemps, souffla Evangelyne, si seulement tu étais parti sans souffrir.

Leïla ne put contredire sa mère. De toutes ces expériences, sa mort était sans doute la douleur physique la plus affreuse qu'elle avait connu.

- Vous aviez raison, dit Leïla, j'ai fait ce qu'il fallait. Je me suis sacrifié pour que Harry puisse vivre, même si je ne sais pas si ce sacrifice sera utile...

Elle regarda encore son incarnation du passé avoir des soubresauts, cracher du sang, tenter d'appeler Paige sans succès, puis finalement tourner la tête vers les étoiles, alors que Lord Voldemort venait de renaître.

Evangelyne pleurait encore plus sur le corps de sa fille. Aucuns parents ne devraient voir son enfant mourir.

- C'est fini, souffla Leïla en agrippant la main de sa mère. Je suis partie.

Ce fut avec beaucoup de difficulté que Leïla arracha Evangelyne à l'image de son propre corps. Leïla agrippa encore plus fermement la main de sa mère et passa la porte avec derrière elle Evangelyne effondrée, d'avoir assisté à son décès.

Faute de mouchoir, elle déchira un morceau de son t-shirt blanc qu'elle donna à sa mère. Elle observa sa mère essuyer ses yeux pendant deux minutes avant qu'Evangelyne la prenne dans ses bras.

- Oh, je suis tellement désolé, ma chérie.

Elles restèrent enlacer ainsi pendant plusieurs minutes, finalement ce fut Leïla qui brisa l'étreinte.

- Alors qu'est-ce qu'il se passe maintenant qu'on a ouvert toutes les portes ?

- Avançons, répondit sa mère toujours sous le coup de l'émotion. Tu devrais bientôt voir la fin de ce Couloir.

Pendant de très longue minutes elles marchèrent en silence. Ce ne fut qu'aux bout de d'environ dix minutes que Leïla put apercevoir la fin du Couloir du Destin.

Le bout du Couloir avait deux portes, l'une d'elle était rouge et l'autre bleu.

- La porte rouge te mènera de l'Autre Coté. A la paix, expliqua sa mère.

- Et celle en bleue en enfer, c'est ça ? devina Leïla

- Non, ma chérie, attends, je vais t'expliquer.

Elle se positionna face à sa fille et la regarda dans les yeux.

- Écoutes-moi attentivement, dit-elle, cette porte bleue te permettra de venir en aide à une seule personne. Une unique et seule personne, Harry.

- Qu...

- En ce moment il livre un combat acharné contre Voldemort, coupa Evangelyne. Il est possible qu'il est besoin de ton aide. Si tu veux lui accorder cette aide il faut que tu passes par cette porte. Mais je te préviens tu auras moins d'une minute pour lui venir en aide. Ensuite tu reviendras dans ce Couloir et tu pourras passer la porte rouge.

- Ça veut dire que je serai vivante ?

- Non, un simple esprit venu rendre un dernier geste, répondit Evangelyne. Les morts ne peuvent pas revenir à la vie, tu le sais.

- Mais toute seule je ne peux pas faire grand-chose, surtout en moins d'une minute.

- Tu ne seras pas toute seule, répondit Evangelyne, tu auras l'aide d'autres personnes.

- Comment le savez-vous ?

- En tant qu'esprit nous pouvons voir et savoir des choses que les vivants ne peuvent pas accéder. Toi aussi, bientôt, tu le pourras, dit la sorcière blonde.

Leïla regarda la porte plus attentivement qu'avant.

- Si je n'y vais pas, ma mort n'aura pas servi à grand-chose, n'est-ce pas ? demanda Leïla

- Tu m'as dit tout à l'heure que l'histoire de ta mort était ta dernière histoire. Tu peux encore la rallonger pour la finir, cette fois comme tu le souhaites. Libre de tes décisions.

Leïla hocha la tête et laissa échapper un soupir.

- Je vais le faire. Je lui dois ça, et je le dois aussi pour moi. Pour que ma mort et celle de Cedric ne soient pas arrivés en vînt.

- Je suis tellement fière de toi, ma chérie, répondit Evangelyne en l'embrassant sur le front.

- Vous serez là ? Quand je reviendrais ?

- Oui, approuva la blonde, n'oublie pas je suis ton guide, ton témoin, ta conseillère. Je t'accompagnerais de l'Autre Côté.

Leïla s'approcha de la porte bleue. Quand elle approcha sa main de poignée elle remarqua que celle-ci était prise de spasme. Avec une grande inspiration elle ouvrit la porte, et passa le seuil pour aider Harry.


Voilà donc la réponse de la mort de Leïla, alors oui, elle est vraiment morte... mais a retrouvé sa mère et ça c'est une bonne chose pour son personnage.
Le prochain chapitre verra le retour d'Harry à Poudlard et la réaction d'Alyssa, Enzo et Angel.
J'espère qu'il vous a plu.

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,

Isia31,