Et bonjouuur ! Voici un petit Dabi/Hawks qui dort dans mes dossiers depuis octobre, à l'origine prévu pour le kinktober 2020 x) Mais puisque j'aime beaucoup cet OS (et ce ship, évidemment), je le fous ici !
Je vous précise que j'utilise la théorie Dabi=Touya, et qu'il y a quelques mini-spoilers concernant la prochaine saison de l'anime ! Aussi, cet OS était prévu pour le thème Morsure/Griffure, donc, si vous n'êtes pas à l'aise avec les rapports brutaux (mais consentis, évidemment)... fuyez xD
Un grand, grand merci à ma chère et tendre Ookami97 pour la bêta ! Et sur ce, bonne lecture !
Les personnages de My Hero Academia appartiennent à Kohei Horikoshi, mais l'histoire, elle, m'appartient.
JOUR 14 – Morsure/Griffure
Dabi pousse violemment Hawks sur son matelas usé ; le lit craque et ce dernier geint légèrement, le ricanement du vilain remplit la pièce. Il se débarrasse hâtivement de ses vêtements et grimpe au-dessus du héros déjà presque entièrement déshabillé. Ses genoux rencontrent les draps, Hawks noue ses bras autour de son cou.
Le brun ne perd pas de temps ; ses lèvres s'emparent de celles de son homologue tandis que ses doigts caressent tout ce qu'i toucher. Hawks gémit à la moindre de ses entreprises et son dos se cambre lorsque le vilain griffe ses fesses au-dessus de son caleçon. Dabi ricane. Il plante ses dents dans la lèvre inférieure du héros – il ne les retire que lorsqu'il sent un goût métallique envahir sa bouche. Hawks ne proteste même pas ; il a l'habitude, désormais.
Dabi est un poil possessif sur les bords. Personne ne l'a jamais été avec lui, alors il compense à sa manière. Il abandonne la lèvre meurtrie du héros pour s'attaquer à son lobe d'oreille – une de ses zones érogènes. Ses ailes rouges s'étirent un peu plus sous eux et se meuvent sur le même rythme que la respiration du héros. Dabi adore quand il fait ça, il voudrait baiser Hawks toutes les nuits pour voir ses ailes se caler sur ses cris. Le blond agrippe les cheveux ténébreux du vilain et étouffe une plainte lorsque ce dernier griffe son buste entier. Leurs plaisirs se frôlent, ils gémissent ensemble. La soirée promet d'être longue.
Dabi ignore Hawks lorsqu'il lui demande – supplie presque – de l'embrasser à nouveau ; la peau immaculée de sa nuque l'attire bien trop pour qu'il daigne s'intéresser à ses lèvres. Sa langue habile descend le long de sa jugulaire, de sa pomme d'Adam, et ses dents mordillent son cou. Les ailes rouges se déploient encore, c'est le but recherché – Dabi connaît le corps de Hawks sur le bout des doigts. Aucune morsure ni griffure n'est laissée au hasard ; certainement pas la veille d'une réunion de Hawks avec la moitié des héros professionnels.
« - D-Dab… Tu me mords trop fort… »
Le blond se plaint et se tortille sous lui, mais ne lui demande à aucun moment de s'arrêter. Le brun aspire la peau de sa nuque et ne s'écarte que lorsqu'elle prend une nuance bleutée, presque violette. Dabi sourit contre son suçon, il remonte vers la mâchoire de Hawks pour en faire un deuxième, puis un troisième.
Leurs caleçons deviennent trop serrés, le brun sent qu'il perd pied – il se demande vraiment comment est-ce qu'un mec peut lui faire autant d'effet. L'adrénaline de se taper un ennemi n'y est pour rien, le plaisir qu'il ressent à se faire Hawks est tout simplement viscéral, impossible à étancher. Il a besoin de ce corps contre le sien, il a besoin que cette voix hurle son nom jusqu'à s'autodétruire. Il veut que tout le monde sache que le héros numéro deux prend son pied en couchant avec un vilain.
Dabi relève les jambes de Hawks pour qu'il les noue autour de son corps – il griffe ses cuisses au passage et réprime un geignement lorsque leurs bassins se frappent. Il agrippe les fesses musclées du blond, fait glisser sa langue le long de ses abdominaux. Ses dents mordent la moindre parcelle de peau possible – Hawks doit couvrir sa bouche de ses mains lorsque Dabi prend en charge ses tétons qui pointent vers le ciel.
Le vilain descend encore plus, jusqu'à arriver à la frontière de son sous-vêtement. Hawks se soulève pour que Dabi puisse le lui retirer plus facilement, et il plante ses dents dans l'intérieur de ses cuisses. Le héros ne parvient plus à se retenir, ses cris perforent le ridicule bouclier que forment ses doigts fins devant ses lèvres. Son corps se cambre et sa tête s'enfonce dans l'oreiller, Dabi esquisse un sourire contre la fine peau de ses jambes. Il est prêt à rendre son héros complètement fou.
Lorsque sa langue râpeuse remonte le long de sa verge pour finalement la prendre entre ses lèvres, les ailes du héros se tendent. Ses doigts abandonnent sa bouche pour se perdre dans les cheveux du vilain, dont les lèvres sont occupées à bien mieux que démontrer son plaisir. Putain, il va finir par cramer son caleçon, retourner Hawks et l'enfiler direct.
Dabi se force à garder ses yeux plongés dans ceux du héros, mi-clos par le plaisir. Au moment où celui-ci s'apprête à les fermer et à enfouir sa tête dans les oreillers, le vilain remonte son bras et saisit sa mâchoire avec brutalité. Il veut que Hawks le mate, qu'il ne perde aucune seconde de sa langue remontant le long de sa queue, titillant son gland, récupérant chaque goutte du liquide pré-séminal qui s'en échappe. Le héros laisse échapper un gémissement de satisfaction, les lèvres de Dabi s'étirent dans un sourire. Il continue de griffer ses fesses au passage, arrêtant même sa pipe pour planter à nouveau ses dents dans la peau fine de ses cuisses. Et ses ailes qui n'arrêtent pas de battre sous lui, ajouté aux cris plus obscènes les uns que les autres qu'il laisse échapper. Dabi va vraiment devenir dingue.
Il retourne Hawks sans même le prévenir. Ce dernier lâche un gémissement lorsque son torse frappe le matelas, le vilain ouvre les tiroirs de sa commode avec précipitation. Il ne tiendra pas plus d'une seconde.
« - Écarte tes jambes. »
Il n'a pas à se répéter deux fois ; le héros halète et lui obéit au doigt et à l'œil, au sens propre comme figuré. Le vilain trouve finalement un préservatif et parvient même à mettre la main sur un fond de lubrifiant. Face à lui, Hawks a le dos cambré et les fesses relevées, et Dabi doit faire un effort incommensurable pour ne pas le prendre immédiatement. Mais malgré tout, il ne tient pas à le blesser ; ou du moins, pas dans ce contexte-là.
Dabi n'est pas connu pour sa patience, c'est encore plus vrai lorsqu'il se trouve dans une situation aussi agréable. Très vite, il fait glisser le liquide froid le long de ses phalanges, et s'empresse d'en glisser une dans l'intimité du héros qui se cambre entre les draps. Le vilain n'attend pas qu'il s'y habitue ; un second doigt part rejoindre le premier pour étirer ses chairs, Hawks laisse échapper un cri contre son gré. Le vilain manque cruellement de délicatesse, mais le héros préférerait mourir plutôt que d'assumer à quel point il en est dingue. Et le pire, c'est que même s'il n'en dit rien, Dabi le sait parfaitement.
Dans cette position, le vilain peut encore mieux observer ses ailes se mouvoir. Il appuie expressément sur la prostate du héros pour que ses plumes se tendent en même temps que son corps, et ça le rend putain de dingue. Hawks tente de dissimuler son visage entre les coussins, mais Dabi peut tout de même apercevoir la rougeur de ses joues et les larmes de plaisir qui perlent à ses yeux. Lorsque ses ongles marquent la peau de son dos, à à peine quelques millimètres de ses ailes, le héros rougit encore plus ; quand le vilain agrippe ses cheveux pour le pénétrer, ses pleurs s'écoulent le long de ses joues roses.
Il passe le reste de la nuit à le baiser sans douceur. Il se délecte de chaque cri de passion que pousse le héros, il marque sa peau jusqu'à le faire saigner. Ils doivent tous savoir ; c'est son héros, son plan cul, celui de personne d'autre. Tant pis s'il passe pour un connard possessif, il veut être le seul à voir les ailes du héros numéro deux s'agiter nerveusement à mesure que les coups de rein s'enchaînent, et à se tendre à leur maximum lorsqu'un intense orgasme déchire leur propriétaire. Il est le seul, et il tient à ce que les héros le sachent ; Hawks passera difficilement inaperçu, avec toutes ces belles traces…
Épuisés, les deux corps s'écroulent sur le vieux matelas du vilain. Le silence n'est entrecoupé que de leurs respirations saccadées qui tentent de retrouver un rythme normal ; bordel de merde, se taper Hawks est un vrai pied. Mais une fois leurs activités terminées, ils redeviennent les simples alliés qu'il sont en temps normal. Rien de plus, rien de moins ; donner un caractère plus officiel à leur relation pourrait leur attirer des problèmes, et dans tous les cas, Dabi n'a pas envie de formaliser quoi que ce soit. Les histoires d'amour, une vie normale… Au-delà de n'être absolument pas compatibles avec son train de vie, il ne croit pas à toutes ces conneries ; et si de son côté, le héros y croit, il n'en a strictement rien à cirer.
Hawks abandonne le lit le premier. Il ne reste jamais pour dormir, il finit toujours par se barrer, comme s'il craignait qu'on le surprenne dans le lit d'un vilain. Le voir boiter alors qu'il récupère ses vêtements fait rire Dabi, il est à deux doigts de lui lancer une raillerie lorsque le héros s'écrit :
« - Merde, Dabi ! »
Devant le miroir brisé suspendu à la porte, Hawks observe avec effroi son corps couvert de marques. Les suçons violets couvrant sa nuque, les griffures sur son torse, les traces de morsures qui lui font saigner les cuisses et sa lèvre toute gonflée… Le vilain ne lui a rien épargné. Toujours étendu dans les draps, celui-ci ricane sournoisement en sachant pertinemment à quoi il pense ; à en juger par son regard alarmé, Hawks doit déjà réfléchir à quelle excuse il sortira à la commission lorsqu'elle l'interrogera au sujet de son corps. Il n'aura qu'à leur dire que le prétendu fils décédé d'Endeavor lui fait le cul jusqu'à ce qu'il ne se souvienne plus de son nom, ça devrait les dissuader de poser plus de questions...
« - Quoi ? lui crache-t-il en se roulant sur le côté. T'as passé la nuit à hurler, me fais pas ta Sainte-nitouche. »
Il entend le héros soupirer mais il l'ignore. Hawks est très doué pour s'inquiéter une fois leur affaire terminée, mais à toujours en demander plus pendant l'acte… Il le fatigue. Tous ces connards de héros qui ne pensent qu'à leur réputation…
Le héros ailé rhabillé, il tire sur les rideaux et ouvre les fenêtres en grand. Un vent glacial soulève ses mèches rebelles et quelques-unes de ses plumes. Il tente de garder la face, mais le col de son haut ne parvient pas à dissimuler le suçon qu'il a sous sa mâchoire, ni sa lèvre inférieure dont le sang séché forme une croûte fine. Le vilain sourit lorsque le héros lui lance un regard noir. Sans même le saluer, ni ajouter de mots quant à la prochaine fois qu'ils se verront, Hawks se hisse sur le rebord de la fenêtre. Ils ne sont pas très bavards en dehors de leurs parties de jambes en l'air. Parfois, Dabi se demande ce que Hawks pourrait lui révéler s'ils venaient à discuter honnêtement, quelle anecdote sur sa vie il lui raconterait. Quel serait le résultat s'il osait lui donner sa confiance ; mais lorsque les réponses deviennent trop tendres et qu'il se perd dans la contemplation d'un futur qui ne se réalisera jamais, Dabi préfère penser à autre chose. Il n'a jamais été un grand romantique, cela ne risque pas de changer.
Quelques secondes avant que Hawks ne disparaisse dans le vide, il lui lance avec ironie :
« - Tu salueras Endeavor de ma part. »
Mais comme s'il s'était attendu à ce qu'il lui sorte une dernière connerie, le héros saute dans le vide à l'instant où la voix du vilain parvient à ses oreilles.
