Jeu Mortel
Chapitre 21 : Le Retour
Harry affrontait avec ferveur Voldemort, quand une des choses les plus étonnantes qu'il n'est jamais vu arriva. La baguette magique de Voldemort émit des hurlements de douleur...
Un instant plus tard – les yeux rouges du Seigneur des Ténèbres s'écarquillèrent devant cette vision – une épaisse fumée en forme de main jaillit à l'extrémité de la baguette et disparut... c'était comme un fantôme de la main qu'il avait offerte à Queudver... il y eut à nouveau des cris de douleur... Puis quelque chose de beaucoup plus grand s'éleva de la baguette, comme une fumée grise d'une telle densité qu'elle paraissait solide... Une tête se dessina... puis un torse, des bras... le buste de Cedric Diggory.
Harry éprouva une telle stupéfaction qu'il aurait pu en lâcher sa baguette mais, instinctivement, ses mains la serrèrent plus fort que jamais et le fil d'or resta intact tandis que le fantôme gris de Cedric (mais était-ce un fantôme ? Il paraissait si réel) surgissait tout entier à l'extrémité de la baguette magique de Voldemort, comme s'il s'extrayait d'un tunnel très étroit... Cedric – ou son ombre –, debout entre eux, suivit des yeux l'arc que formait le fil d'or et parla :
- Tiens bon, Harry, dit-il.
Sa voix était distante, comme répercutée par un écho. Harry regarda Voldemort... Ses yeux rouges grands ouverts exprimaient l'ahurissement... Il paraissait aussi abasourdi que Harry lui-même...
Harry entendit alors les faibles cris de frayeur des Mangemorts qui tournaient autour du dôme doré...
D'autres cris de douleur s'élevèrent de la baguette... puis une autre forme surgit à son extrémité... L'ombre dense d'une autre tête, suivie d'un torse et de bras... C'était le vieil homme que Harry avait vu un jour dans un rêve. Il s'extrayait à présent de la baguette magique comme Cedric l'avait fait avant lui... Ce fantôme, ou cette ombre, ou il ne savait quoi, rejoignit Cedric puis, appuyé sur sa canne, contempla, avec une expression un peu surprise, Harry, Voldemort, la toile d'araignée lumineuse et les deux baguettes unies par le fil d'or...
- Il était donc vraiment sorcier ? dit le vieil homme en regardant Voldemort. C'est lui qui m'a tué... A toi de le combattre, mon garçon...
Mais déjà une autre tête apparaissait... Une tête grise, comme une statue de fumée. Une tête de femme, cette fois... Harry, ses deux bras parcourus de tremblements tandis qu'il s'efforçait de maintenir sa baguette immobile, la vit descendre lentement sur le sol et rejoindre les deux autres...
L'ombre de Bertha Jorkins observait le combat avec de grands yeux ronds.
- Ne lâche surtout pas ! s'écria-t-elle.
Comme celle de Cedric, sa voix lointaine résonnait en écho.
- Ne le laisse pas te vaincre, Harry ! Ne lâche pas !
Accompagnée des deux autres silhouettes fantomatiques, elle longea le cercle intérieur que délimitait le dôme d'or, pendant que les Mangemorts s'agitaient à l'extérieur... Tournant autour des deux adversaires, les victimes mortes de Voldemort murmuraient des encouragements à
Harry et lançaient d'une voix sifflante à leur assassin d'autres paroles que Harry ne pouvait entendre.
La quatrième personne n'apparut pas de la même manière. Elle ne sortit pas de la baguette de Voldemort, mais se matérialisa auprès de Harry. La silhouette n'apparut pas dans une brume grise mais dans les couleurs et les vêtements où elle s'était tenu vivante. Bien que translucide, Leïla offrit un sourire à Harry.
- Tu vas y arriver, Harry, murmura-t-elle, crois-en toi
Sa voix n'était pas un écho, mais elle semblait lointaine.
Leïla croisa une dernière fois le regard vert de Harry et alla rejoindre Cedric, le vieil homme et Bertha Jorkins.
Une autre tête émergeait à présent de la baguette magique de Voldemort... Et Harry sut tout de suite qui allait apparaître... Il le savait comme s'il s'y était attendu dès le moment où Cedric avait lui-même surgi... Il le savait parce que, plus que quiconque, la femme dont le visage se dessinait devant lui avait été présente dans ses pensées cette nuit-là...
L'ombre de la jeune femme aux cheveux longs descendit lentement vers le sol, comme Bertha Jorkins, et le regarda... Harry, les bras plus tremblants que jamais, tourna les yeux vers le visage fantomatique de sa mère.
- Ton père arrive, dit-elle à voix basse. Il veut te voir... Tout ira bien... tiens bon...
Et il apparut à son tour... Sa tête, puis son corps... Grand, les cheveux en bataille comme ceux de Harry, James Potter déploya sa silhouette immatérielle, à l'extrémité de la baguette magique de Voldemort, puis se laissa tomber sur le sol. Il s'approcha tout près de Harry, le regarda dans les yeux, et lui parla de cette même voix lointaine qui résonnait en écho. Il parla à voix basse, pour ne pas être entendu de Voldemort qui était à présent livide de peur...
- Lorsque le lien sera rompu, dit-il, nous ne resterons que quelques instants... Mais nous te donnerons le temps... Il faut que tu retournes auprès du Portoloin, il te ramènera à Poudlard... Tu as compris, Harry ?
- Oui, haleta Harry.
Il luttait pour maintenir sa prise sur la baguette magique qu'il sentait glisser entre ses doigts.
- Harry, murmura la silhouette de Cedric. Ramène mon corps, s'il te plaît. Ramène mon corps auprès de mes parents...
- Ramène le mien aussi, s'il te plaît, ajouta Leïla d'une voix lointaine. Ramène-le auprès de mon frère et de mes amis.
- D'accord, répondit Harry, le visage crispé par l'effort qu'il devait faire pour retenir sa baguette.
- Vas-y maintenant, murmura la voix de son père. Tiens-toi prêt à t'enfuir... Maintenant...
- MAINTENANT ! s'écria Harry.
De toute façon, il n'aurait pas pu tenir sa baguette plus longtemps. Il la leva brutalement, de toutes ses forces, et le fil d'or se brisa. Le dôme de lumière s'évanouit aussitôt, le chant du phénix s'interrompit - mais les silhouettes fantomatiques des victimes de Voldemort étaient toujours présentes et entouraient leur assassin, dérobant Harry à son regard... Harry courut alors comme il n'avait jamais couru dans sa vie, renversant au passage deux Mangemorts abasourdis. Il courut en zigzag parmi les tombes, sentant derrière lui les sortilèges qu'ils lui lançaient et qui s'écrasaient contre les pierres tombales. Il se précipitait vers les corps de Cedric et de Leïla. Tellement concentré sur son but qu'il ne ressentait plus aucune douleur à sa jambe.
- Stupéfixez-le !
C'était la voix de Voldemort qu'il entendait hurler derrière lui.
Parvenu à trois mètres de Cedric et de Leïla, Harry plongea derrière un angelot de marbre pour éviter les jets de lumière rouge et vit une aile de la statue se fracasser sous le choc des sortilèges. La main serrée sur sa baguette, Harry se rua en avant...
- Impedimenta ! s'écria-t-il en pointant sa baguette magique à l'aveuglette par-dessus son épaule, en direction des Mangemorts qui le poursuivaient.
Un cri étouffé lui indiqua qu'il en avait arrêté au moins un, mais il n'avait pas le temps de regarder en arrière pour vérifier. Il sauta par-dessus le trophée et se jeta à terre en entendant de nouveaux crépitements derrière lui. D'autres traits de lumière lui passèrent au-dessus de la tête tandis qu'il tombait en avant, tendant la main pour attraper le bras de Cedric et de Leïla.
- Écartez-vous ! Je vais le tuer ! Il est à moi ! hurlait Voldemort d'une voix perçante.
La main de Harry s'était refermée sur les poignets de Cedric et de Leïla, qui étaient heureusement collé l'un à l'autre. Une seule pierre tombale le séparait à présent de Voldemort mais Cedric et Leïla étaient trop lourd pour qu'il puisse les porter tous les deux et le trophée restait hors d'atteinte.
Les yeux rouges de Voldemort flamboyèrent dans la nuit. Harry vit sa bouche se retrousser en un sourire, sa baguette se lever...
- Accio ! hurla Harry en pointant sa baguette magique sur la coupe.
Le Trophée des Quatre Sorciers s'éleva dans les airs et s'envola vers lui. Harry l'attrapa par une anse.
Il entendit le hurlement de fureur de Voldemort à l'instant même où il sentait, au niveau de son nombril, la secousse qui signifiait que le Portoloin avait fonctionné. Il l'emmenait au loin dans un tourbillon de couleurs, Cedric et Leïla à côté de lui... Ils retournaient d'où ils étaient venus...
Alyssa, Angel et Enzo attendaient assis dans les gradins depuis aux moins deux bonnes heures. Leïla avait raison, regarder des haies n'avait rien d'intéressant.
Enzo et Angel avait même commencer une partie de carte, qu'ils avaient vite abandonnés quand le vent avait emporté une bonne partie du paquet.
- Ça commence à être long, marmonna Alyssa en tapotant des doigts sur son genou.
- Patience, dit Angel bien que lui aussi ennuyé. Ça sera bientôt fini.
- Ça fait une heure que tu dis ça, répondit Enzo.
Mais ils n'eurent pas à attendre plus longtemps car une forme sombre se matérialisa sur la pelouse du parc. Devant l'entrée du labyrinthe.
Un torrent de sons assourdit l'espace, un mélange confus de voix, de bruits de pas, de cris, venaient de partout.
Dumbledore avait déjà dévalé les gradins. Alyssa, Angel et Enzo tendirent la tête pour voir qui avait gagné, mais tout le monde s'était levé. Alyssa fut la plus rapide et se fraya un chemin parmi les nombreux élèves. Quand elle atteint la moitié du chemin, elle s'arrêta et poussa un cri qui déchira le temps.
Là, devant-elle se trouvait Leïla. Allongé, inanimé, à côté de Cedric dans le même état. Harry, lui, était penché sur eux en sanglotant.
Alyssa en trois enjambées et en poussant tout le monde parvint à arriver à sa meilleure amie. Elle remarqua que celle-ci avait les yeux ouverts.
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Elle cria en s'agenouillant auprès de sa meilleure amie.
- ALLEZ ! REVEILLES-TOI ! LEÏLA !
Prise dans une crise de démence elle secoua sa meilleure amie dans tous les sens, mais celle-ci resta inerte.
- NOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Alyssa ne sentit pas Enzo et Angel la rejoindre. Enzo tomba à genoux à côté d'Alyssa ne réalisant pas que Leïla était parti...
A côté il entendait Harry crier quelque chose à Dumbledore, mais il s'en fichait. Rien ne comptait plus que Leïla.
Angel, lui aussi, se laissa tomber en pleurant à côté de Leïla. Il prit sa main dans la sienne et voulu vérifier son pouls. Il ne pouvait pas croire que sa meilleure amie était morte ! Il le refusait ! Mais il n'y avait rien, pas de battement ! Il s'aperçut qu'un poignard était plongé dans sa poitrine.
Paige, qui les avait rejoints, tentait de dire quelque chose mais tous trois ne comprenaient pas ce qu'elle disait.
Alyssa était toujours agrippée au corps de Leïla et pleurait toute les larmes de son corps en poussant des cris les plus déchirant les uns des autres.
Enzo avait l'impression qu'on venait de lui arracher le cœur, et ne pouvait pas faire autre chose que de regarder le corps de sa meilleure amie, sans vie.
- Venez-vous trois, tenta Paige, vous ne pouvez pas rester là.
Elle aussi était aussi ébranlé. Son visage était couvert de larmes et elle voulut agripper l'épaule d'Alyssa qui se dégagea sous son geste.
- C'est fini. Elle est partie, dit Paige d'un ton doux, vous ne pouvez plus rien faire pour elle.
- NON ! ELLE N'A PAS LE DROIT DE PARTIR COMME CA ! répliqua Alyssa en ne lâchant pas sa meilleure amie.
Elle continuait de sangloter. Enzo sembla reprendre ses esprits le premier et avança sa main vers Leïla, comme pour s'assurer qu'il ne faisait pas un cauchemar. Quand sa main atteint la peau froide et sans vie de Leïla, il réalisa qu'elle était morte.
Angel avait penché sa tête sur l'épaule de Leïla et pleurait aussi. Tous trois étaient aussi dévastés que possible.
Ils ne remarquèrent même pas que les élèves avaient été contraint de quitter le parc sous les directives des professeurs. Il ne restait plus que les directeurs, Alyssa, Angel, Enzo, les parents de Diggory, Cedric et Leïla.
Les parents de Cedric étaient penchés sur leur fils, tandis que Paige essayait de faire lâcher prise ses trois élèves qui était toujours en sanglots auprès de Leïla.
Dumbledore fut celui qui arriva à relever Enzo. Il s'approcha de lui s'abaissant à sa hauteur le pris par les épaules et le remis debout. Il lui murmura quelque chose à l'oreille que seul lui put entendre.
Mais cela semblait fonctionner car il hocha la tête, essuya son visage ruisselant de larmes avec sa manche et s'approcha d'Angel en reniflant.
- Angel, murmura-t-il, on ne peut pas laisser Leïla ici... Il faut qu'on laisse les professeurs s'occuper d'elle, tu comprends ?
Il avait du mal à prononcer chaque mot, ses larmes menaçaient de refaire surface entre chaque.
Il fallut un moment avant que Angel relève la tête et croise le regard de son meilleur ami.
- Allez, Angel, lèves-toi, dit Enzo en saisissant le brun sous les aisselles.
Il l'aida à se remettre debout, Angel chancela mais tînt bon, mais il fixa à nouveau le corps de Leïla.
- Alyssa, souffla Enzo en s'approchant désormais son unique meilleure amie. Viens...
Mais Alyssa resta accrochée à Leïla.
Enzo n'ayant pas le choix se mit derrière elle et enroula ses bras autour de son ventre pour la faire lâcher prise.
- NON ! LAISSE-MOI !
Elle essaya de le repousser en se tortillant mais Enzo resserra son emprise sur elle. Alyssa avait mis tellement de force pour rester agripper à Leïla qu'elle ne put pas faire autrement que de laisser Enzo faire.
Enzo arriva à la faire reculer du corps de Leïla mais quand il voulut la reposer parterre ses pieds se dérobèrent sous elle.
- Vous devriez tous les trois aller à l'infirmerie, conseilla Dumbledore, nous pouvons faire venir quelqu'un pour Miss Blanka.
- Inutile, marmonna Enzo, je vais la porter.
Passant une main sous ses genoux et l'autre derrière son dos, il tînt sa meilleure amie contre son torse. A peine avait-il stabiliser son emprise sur elle, qu'elle sanglota contre son t-shirt. Enzo eut du mal à ne pas en faire de même, mais s'il recommençait à pleurer il n'aurait pas la force de porter Alyssa.
Angel les yeux dans le vide continuait à fixer Leïla.
- Angel, fit Paige, accompagne tes amis. Je m'occupe de Leïla, je te le promets.
Mécaniquement il releva la tête en direction d'Enzo et d'Alyssa et commença à marcher vers eux.
Les deux garçons se forcèrent à marcher droit devant et à ne pas regarder en arrière. Le poids d'Alyssa dans les bras d'Enzo ralentissait leurs marches, mais il ne s'en soucia pas.
Seuls les sanglots d'Alyssa contre Enzo, brisaient le silence, elle ne semblait même pas se rendre compte qu'ils se déplaçaient.
Arriver dans le hall du château, toute une bande de curieux s'avancèrent vers eux, mais le professeur Flitwick les chassa et ouvrit la marche jusqu'à l'infirmerie.
Arriver dans la salle où était soigné les élèves, Enzo déposa lentement Alyssa dans le lit que Mme Pomfresh avait désigné.
A peine l'avait-il posé que ses cris mélangés à ses sanglots refirent surface.
Mme Pomfresh s'empressa de lui faire avaler, certainement par la force, une potion de sommeil.
Quelques minutes plus tard elle dormait profondément.
- Messieurs, dit Mme Pomfresh en s'avançant vers le mur où les deux jeunes hommes étaient assis. Voulez-vous la même potion ?
Mais les deux, le regard dans le vide, protestèrent d'un signe de tête.
- Je vais tout de même allez-vous chercher deux tasses de chocolat chaud, décida-t-elle en hésitant un instant avant de les quitter.
Angel avait l'impression d'avoir été poussé dans un bain glacé, tellement ses membres tremblaient. Enzo, lui, avait mis les mains devant son visage et avait recommencer à pleurer.
Ils ne comprenaient plus rien. Un moment Leïla était là, avec eux. Puis elle entrait dans labyrinthe et ressortait de celui-ci...morte.
Ils avaient l'impression de tomber dans un gouffre sans fin. C'était impossible, Leïla ne pouvait pas être morte ! Pas comme ça! Que c'était-il passer dans ce foutu labyrinthe ?! Et ce couteau ?! D'où sortait-il ?!
Mme Pomfresh revint deux minutes plus tard avec deux chocolats. Elle fit asseoir les garçons sur deux chaises et leur donna une tasse chacun.
Alors qu'ils n'arrivaient pas à boire leurs chocolats, le professeur Maugrey, inconscient, accompagné de Mme Pomfresh entra dans l'infirmerie. L'infirmière installa Maugrey, qui avait un aspect différent de d'habitude sur un lit à l'aide de sa baguette, puis revînt vers les deux élèves de la School Magic.
- Je peux vous donner quelque chose pour les nerfs, proposa-t-elle, vous vous sentirez mieux.
- Non, répondit Angel d'une voix cassante, ce n'est pas la peine de retirer cette douleur, si elle doit revenir dans quelques heures.
- Si vous avez besoin de parler, je suis là, poursuivit l'infirmière.
Voyant qu'elle ne recevait pas de réponde elle soupira et retourna près de Maugrey.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec le professeur Maugrey ? demanda finalement Angel en s'adressant à Mme Pomfresh.
Celle-ci ne savait pas si elle devait en parler. Mais après tout, cela pourrait changer les idées des deux garçons pendant un moment.
Elle leur raconta que celui qui avait enseigné toute l'année la défense contre les forces du mal été un imposteur qui avait pris l'apparence du vrai Maugrey et que celui-ci s'était retrouvé enfermer pendant tout ce temps. Elle leur raconta aussi que l'imposteur était un Mangemort.
Finalement elle s'éloigna pour aller chercher un stock de potions pour remettre sur pieds le vrai Maugrey.
Entre temps Ron, sa mère, son frère et Hermione arrivèrent à l'infirmerie. Mais ils n'avaient pas l'air dans savoir plus qu'eux.
- Souviens-toi, marmonna Angel à Enzo, Leïla avait dit que quelque chose clochait avec lui, après que Croupton est disparu.
- Oui, mais pourquoi maintenant ?
- Ça, je peux vous répondre si vous le souhaitez, répondit une voix qui venait de l'entrée de l'infirmerie.
C'était Dumbledore, avec Harry et aussi surprenant que ce soit, un chien noir.
Les deux garçons se relevèrent d'un coup à la vue d'Harry. Lui seul savait ce qu'il venait de se passer dans ce labyrinthe.
Mais Dumbledore les stoppa d'un geste de la main.
- Mr Potter a assez été secoué pour ce soir.
- Peut-être, mais on a le droit de savoir ce qu'il s'est passé ! dit Angel avec hargne.
- Leïla est...était notre meilleure amie, rajouta Enzo avec douleur.
- Vous saurez tout, rassura Dumbledore, mais pas par Harry.
- Allez-y ! lança Angel qui voulait absolument savoir pourquoi Leïla était morte.
- Venez avec moi dans mon bureau...
- Non, coupa fermement Enzo, on ne quittera pas Alyssa. Vous devez nous dires ce qu'il s'est passé ici.
Dumbledore soupira mais hocha finalement la tête. Il demanda à Mme Pomfresh de s'occuper de Harry et assura que le chien qui l'accompagnait était très propre.
Puis il s'approcha de nouveau d'Angel et d'Enzo qui s'étaient assis au pied du lit d'Alyssa, toujours profondément endormi.
- D'abord, commença le professeur Dumbledore, sachez que vous avez toute ma peine et ma compréhension. Sachez que votre amie Leïla est morte en héroïne. Elle s'est sacrifié pour que Harry puisse vivre.
Enzo réprima un sanglot en levant les yeux vers le plafond, tandis qu'Angel laissa échapper une lourde respiration.
- Le trophée du Tournoi était en faîtes en Portoloin, qui à mener Harry, Cedric et Leïla dans un cimetière où ils ont assisté à la renaissance de Lord Voldemort.
- Comment est-elle...morte ? demanda Enzo voyant que Dumbledore n'approchait pas vraiment le sujet.
- D'après Mr Potter c'est arrivé après le décès de Cedric, répondit Dumbledore. Queudver, le serviteur de Voldemort, a lancé un poignard vers elle. Mais celui-ci s'est dédoublée, le doublon c'est dirigé vers Harry. Leïla a pris la décision d'arrêter celui qui était destiné à Mr Potter.
- Elle est morte en recevant un poignard dans la poitrine...marmonna Angel, elle a dû mettre un temps fou...à s'éteindre.
Dumbledore hocha la tête avec gravité. Enzo n'en pouvait plus, sous le coup de la colère et de la tristesse il renversa le plateau sur lequel était posé les deux chocolats non terminés. Ceux-ci allèrent se casser par terre, répandant le liquide sur le sol en pierre.
Mais Dumbledore ne s'en formalisa pas.
Enzo ne se sentait pas mieux, mais en faisant preuve de cette violence il sentit quelque chose se libérer en lui.
- Ce n'est pas tout, raconta-t-il quand Enzo retomba sur le bout du lit. Alors que Harry affrontait Voldemort après sa renaissance. Après que votre amie soit partie. Ce qu'ont pourraient appeler des reflets, des esprits, sont venu en aide à Harry pour lui permettre de s'échapper.
Angel se doutait de la suite de l'histoire de Dumbledore.
- Leïla était là, devina-t-il.
- Oui, approuva Dumbledore, encore une fois elle est venue lui porter secours. Elle a demandé à Harry de ramener son corps auprès de son frère et de vous, ses amis.
Cette fois se fut Angel qui se leva, qui prit sa tête entre ses mains et qui commença à faire les cents pas.
- Tout ça n'était pas le fruit du hasard, non ? dit Enzo. Il devait avoir quelqu'un pour manigancer tout ça dans l'ombre.
Mais ce fut Angel le plus rapide.
- C'était le faux Maugrey, c'est ça ?
Dumbledore approuva une fois de plus.
- Sachez que sans Miss Black, Harry ne serait pas ici. Et nous ne serions pas au courant du retour de Lord Voldemort.
Mais Enzo et Angel se fichaient éperdument de Voldemort. Tout ce qui importaient pour eux, était que Leïla n'était plus là. Qu'ils ne pourraient plus jamais la voir, plus jamais lui parler, rire avec elle...
- Où est Paige ? demanda soudainement Enzo.
- Elle s'occupe de Leïla avec le professeur Flitwick.
- Que voulez-vous dire ?
- Il enveloppe son corps dans un cercueil de glace, expliqua Dumbledore, pour que vous puissiez la ramener chez vous en toute sécurité.
Enzo et Angel n'avait pas eu le temps de réaliser qu'il faudrait organiser un enterrement. Qu'il fallait prévenir toutes les personnes que connaissaient Leïla : Sasha, Sebastian...
Comment allaient-ils faire ?
Ils n'arrivaient même pas à réaliser que Leïla n'était plus là.
- Où est Liam ? demanda Angel. Il n'est pas ici, et je ne l'ai pas vu quand on a quitté...Leïla.
- Il est à la tour d'astronomie, répondit Dumbledore, votre directrice a essayé de le faire venir ici, mais il a refusé.
Enzo et Angel ne voyaient pas ce qu'ils pourraient demander de plus. Ils avaient eu leurs réponses, aussi triste leur soit-il. Voyant que les deux jeunes hommes en avaient fini, Dumbledore les laissa pour rejoindre Harry, Ron, Hermione, Mme Weasley et Bill.
Les deux garçons se tenaient près d'Alyssa quand celle-ci commença à remuer dans son sommeil. Elle gémit le nom de Leïla et recommença à sangloter, tout en continuant d'être inconsciente.
Angel fut le plus rapide des deux. D'un geste il redressa sa meilleure amie et se glissa dans son dos, l'entourant pour la bercer.
- Chut, murmura-t-il à son oreille, chut, ça va allez.
Alyssa gémit une fois de plus le nom de sa meilleure amie.
- Chut, dit Angel, Leïla est parti. Elle est en paix. Comme Elizabeth. Leïla à retrouver Elizabeth et sa mère...
A sa grande surprise, ses paroles réussirent à la calmer, mais il continua tout de même de la bercer.
- Je n'ai pas voulu lui donner une potion de sommeil sans rêves comme le jeune Mr Potter, dit Mme Pomfresh en arrivant vers eux. Cela n'aurait fait qu'empirer la chose à son réveil.
Pour Enzo et Angel, il était compliqué de faire pire pour empirer la situation.
Un quart d'heure plus tard Paige entra dans l'infirmerie et rejoignit ses élèves, voyant qu'ils ne lui adressèrent pas la parole se fut elle qui l'a pris :
- Nous nous sommes occupés de Leïla. Nous l'avons mise dans un cercueil de glace. Cela tiendra jusqu'à notre retour à San-Francisco.
- Nous pouvons la voir ? demanda Enzo en déglutissant.
- Ce n'est pas possible pour le moment, murmura Paige, ce sera mieux quand quelqu'un se sera occuper d'elle... mieux que le professeur Flitwick et moi avons pu faire.
- Vous avez ôtez ce poignard de son corps ? interrogea Angel en continuant de bercer Alyssa.
Paige acquiesça.
- Nous pouvons l'avoir ? murmura Enzo en tendant la main.
- Non, répondit Paige, en revanche nous avons trouvé autre chose quand nous avons transporté son corps. Ceci est tombé.
Elle sortit de l'intérieur de sa veste un athamé qu'elle posa dans la main tendu d'Enzo.
- Vous saviez qu'elle possédait une telle arme ? demanda doucement Paige.
- Non, lâcha Enzo en examinant le poignard. Mais Alyssa le savait sans doute, étant donné qu'elle partageait ses armoires et tiroirs avec elle.
- Elle devait aller chercher quelque chose dans sa chambre, rappela Angel alors que Enzo lui passait l'athamé. Avant le début de la tâche, ça devait-être ça.
-Il y a aussi ça, rajouta Paige en sortant un bijou de sa poche. Il était sur elle, mais j'ai pensé que peut-être vous voudriez le récupérer...
Elle tenait entre ses doigts le collier portant les initiales de Leïla. Enzo et Angel savaient que Leïla ne s'en séparait presque jamais.
Elle le passa à Enzo qui le prit lentement et le serra le plus fort possible dans la paume de sa main. Il sentit même le métal lui rentrer dans la peau.
- Pourquoi ne vous-as-t-elle pas appelée ? demanda Enzo en regardant sa directrice. Je croyais qu'en cas de problème, elle devait vous appelez.
- Elle l'a fait, d'après le jeune Mr Potter, répondit Paige douloureusement, dans le cimetière. Après qu'elle est reçu le poignard dans la poitrine, elle m'a appelé. Mais je ne l'ai pas entendu. Le cimetière devait empêcher son appel d'agir avec ma propre magie.
- On avait toutes les cartes en main pour qu'elle survive et gagne ce Tournoi et malgré tout, elle est morte, dit amèrement Angel en berçant un peu plus vite Alyssa.
- Lâche-là, marmonna Enzo, tu vas lui filer le mal de mer, la pauvre, à la balancer d'avant en arrière comme ça.
Au cours d'une autre soirée, ce genre de phrase aurait fait rire toute la bande mais pas ce soir. Alors Angel lâcha Alyssa qu'il réinstalla correctement et alla s'asseoir à côté d'Angel.
- J'ai dû aussi avertir Valentin Black, déclara Paige quelques instants plus tard.
- QUOI ?! s'écrièrent les garçons d'une même voix.
Paige qui s'attendait parfaitement à cette réaction leva les mains en l'air pour les mettre dans une position confortable.
- J'étais obligée. Valentin était son père...
- Adoptif ! coupa Enzo.
- Mais son père tout de même, repris Paige, croyez-moi en matière d'adoption je m'y connais très bien. Il reste son tuteur.
- Il se fichait d'elle ! lança Angel. Il ne l'a jamais considéré comme sa fille !
- Je n'ai pas dit que cette décision me plaisait, Angel, expliqua Paige. Mais en tant que directrice c'était mon devoir de le faire. Par ailleurs je n'ai pas eu à le faire directement. J'ai demandé à un fondateur de passer le message. Il hors de question que je quitte le château après ce qui viens de se passer.
- Attendez, réalisa tout d'un coup Enzo, il existe des formules pour appeler les esprits, ça marche. Si on en utilise une, Leïla pourrait...
- Non, interrompit doucement Paige, ce ne serait rien d'autre qu'un fantôme...
- Ce serait mieux que rien, répondit avec colère Enzo.
- Ça ne peut pas se faire Enzo, dit doucement Paige en comprenant la colère de son élève. Même si tu récitais la formule, elle ne pourra pas venir. Pour la simple raison que vous n'êtes pas prêt à la revoir.
- Pourquoi ? La magie ça sert à ça, non ?
- Si tu la revois maintenant, tu ne pourras pas avancer dans ta vie, passer à autre chose, répondit la directrice. On ne peut pas vaincre la mort.
- Et pourtant j'ai l'impression que c'est ce que viens de faire un puissant sorcier ce soir, marmonna Enzo.
Mais Paige ne sut que répondre. Elle assura à ses élèves qu'aucune question ne leur serait posé par les autres élèves, leur offrit ses condoléances et alla se poster avec ses sœurs, arriver entre temps, près du professeur Dumbledore.
Quelques minutes plus tard Alyssa se réveilla complètement.
Comment Enzo et Angel allaient-ils arriver à lui raconter ce qu'ils venaient d'apprendre.
- Hé, doucement, dit lentement Enzo en s'approchant de sa meilleure amie.
- Dîtes-moi que c'est un cauchemar, déclara Alyssa en regardant droit devant-elle. Dîtes moi qu'elle n'est pas partie ?
Enzo se passa la langue sur les lèvres et Angel ferma les yeux s'attendant à sa réaction.
- Si, elle est partie, dit finalement Enzo, elle est partie en paix, Alyssa.
S'attendant à cette réaction, Alyssa se laissa retomber sur le matelas tandis qu'elle essayait d'étouffer ses pleurs dans l'oreiller.
- Comm.…ent ? grinça-t-elle plusieurs minutes plus tard.
Enzo et Angel échangèrent un regard et hésitèrent. Mais il devait la vérité à leur meilleure amie, alors ils racontèrent comment Leïla, Harry et Cedric s'étaient retrouvés dans le cimetière, comment Cedric était mort, le moment où Leïla avait sacrifié sa vie pour celle d'Harry, la résurrection de Lord Voldemort, et enfin l'instant où le fantôme de leur meilleure amie avait aidé à Harry à réchapper de Voldemort et comment elle lui avait demandé de ramener son corps à Liam et à eux.
Étrangement tout au long de long de l'histoire Alyssa semblait s'être calmée. Quand ils étaient arrivés au moment de son sacrifice, Alyssa avait essayé de réprimer un sanglot, mais le pire avait été la demande de Leïla. A ses mots Alyssa se couvrit les yeux avec ses mains, tandis qu'Enzo regardait par terre et qu'Angel mit ses doigts sur ses tempes.
- Elle a pensé à nous, lâcha Alyssa au bout d'un moment. Malgré...sa disparition, elle a pensé à nous et à son frère...
- Oui.
- Paige a été obligé de mettre au courant Valentin, informa Enzo les yeux toujours par terre.
- Quoi ?!
La réaction d'Alyssa fut la même que celles des garçons.
- Mais c'est ma mère qui était le plus proche d'un parent ! siffla-t-elle. Elle lui avait même fait parvenir des papiers d'adoption !
- On sait, souffla Angel, mais elle était obligée en tant que directrice.
- Au faîtes, dit Enzo en relevant la tête et en saisissant l'athamé posé sur ses genoux. Tu l'as déjà vu ?
Alyssa acquiesça, puis horrifié elle demanda :
- C'est avec son propre athamé qu'elle a été...tuée ?
- Non, rassura immédiatement Enzo, c'est juste que Paige nous a posé la question. Ceci est tombé sur le sol quand...ils l'ont déplacé...
- C'était le sien, répondit Alyssa, je l'ai découvert dans son tiroir en début d'année. Elle m'avait fait promettre de ne rien vous dire...
Les deux garçons hochèrent la tête.
- Son corps ? demanda Alyssa.
- Enveloppé dans de la glace pour la ramener à la maison.
- Et il n'y a aucun moyen de...
Mais elle ne parvînt pas à finir sa phrase.
- La ressusciter ? termina Angel. D'après Paige, non. Même appeler son fantôme ne serait pas possible. D'après elle, la mort ne peut pas être vaincue.
- Comment je vais le dire à ma mère ? Elle semblait si heureuse de la voir. Elle lui a dit de lui envoyer un message dès que la tâche serait terminée. Elle va savoir que quelque chose ne va pas si elle ne reçoit rien.
- Pour l'instant vaut mieux garder sa pour nous, prévint Angel, déjà on aura de la chance si un grand écrit de Rita Skeeter n'apparaît pas dans le journal.
- Tu veux dire que je dois lui envoyer une lettre écrite de ma main et signer de son nom à ma mère ?! s'écria Alyssa. Pour lui faire croire que tout va bien ?!
- Non, répliqua Angel, ce que je veux dire c'est que pour l'instant vaut mieux ne rien envoyer. Paige s'occupera peut-être de la mettre au courant.
- Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? demanda Alyssa.
- Je n'en sais rien, admit Enzo, j'imagine qu'il va falloir organiser un enterrement. Faire une liste des personnes qui viendront, ce genre de chose.
- Il faut prévenir Sebastian ?
- Je pense, répondit Angel, il a été son premier amour, et je sais à quel point ça fait mal de perdre son premier amour...
- Je n'arrive pas à y croire, sa semble si irréelle, marmonna Alyssa.
- Ça l'est.
Ils avaient tous les trois passés tant de temps à pleurer au cours de ce qui semblait être ces dernières heures, qu'ils n'avaient plus assez de larmes à verser pour le moment. En revanche leurs cœurs restaient brisé ou enserré dans un étau.
- Tu veux te lever ? demanda finalement Enzo à Alyssa.
- Oui, approuva Alyssa, et merci de m'avoir porté toute à l'heure...
Elle mit ses pieds sur le sol et poussa sur ses jambes. Une fois debout elle chancela mais grâce aux deux garçons, elle resta debout.
- Tiens, dit Angel en lui passant sa veste, tu es gelé.
Elle le remercia, passa la veste et mit ses mains au fonds des poches.
- Au faîtes, marmonna Enzo en desserrant la prise de son poing sur le collier. Paige m'a donné ça, je pense qu'elle voudrait que tu le gardes.
Il tendit le pendentif qui était dans le creux de sa paume vers Alyssa, mais celle-ci, les yeux écarquillés, ne pouvait rien faire hormis regarder fixement le bijou.
Finalement elle recula d'un pas en secouant la tête.
- Je ne peux pas, murmura-t-elle, gardes-le, toi...
Enzo acquiesça, comprenant sa meilleure amie, et s'efforça de mettre le collier dans le fond de la poche de son jean, sans le regarder.
Tout trois approchèrent du lit où Harry dormait encore, après que Mme Pomfresh lui eut administré une potion de sommeil sans rêve. Hermione et Ron était en face de la fenêtre. Le chien noir était couché au pied du lit et Mme Weasley avait un regard bienveillant sur le Survivant et Bill se tenait debout à ses côtés.
Hermione et Ron furent les premiers à s'avancer.
- Euh...hésita Hermione, je suis vraiment désolé pour Leïla.
- Oui moi aussi, rajouta maladroitement Ron, c'était quelqu'un de bien.
- Ça l'était, répéta Enzo.
- Comment va Harry ? demanda Angel en désignant le lit.
- Il se remettra, répondit Mme Weasley, évidemment ce sera plus compliqué psychologiquement...comme pour vous.
- Elle est dingue cette histoire, marmonna Alyssa en se laissant tomber sur une chaise libre. Comment c'est possible ?
- Leïla avait raison pour Maugrey, souffla Hermione, on ne la croyait pas, mais elle avait raison.
- On aurait pu éviter ça. Si on était allé voir Dumbledore, ajouta Ron.
- Sans doute, dit Alyssa, Leïla serait toujours là. Cedric aussi. Ils seraient tous les trois ressortis de ce labyrinthe en bonne santé.
Elle renifla encore et essuya ses yeux d'un geste rageur les traces de larmes sécher de son visage.
Le chien posté devant le lit se redressa et s'avança vers Alyssa il posa sa gueule sur les genoux de la jeune fille en poussant un gémissement plaintif.
Alyssa surprise lui caressa la tête.
D'ailleurs que faisait un chien dans une infirmerie ?
- Où sont passés Dumbledore et les sœurs Halliwell ? demanda distraitement Angel.
- Ils sont sorti il y un petit moment, répondit Bill.
- Et si ma mère m'envoie une lettre, dit soudainement Alyssa en continuant de caresser le chien, qu'est-ce que je devrais lui dire ?
- La vérité, déclara Enzo, mais avec un peu de chance, Paige pourra la mettre au courant avant. C'est dingue, que Valentin soit au courant avant ta mère, me rend malade.
- Moi aussi.
- Cet espèce de type tremper dans la magie noire jusqu'au...
- On sait, Enzo, coupa fermement Angel, mais malheureusement il se trouve être son tuteur.
- Et d'après toi qui va s'occuper de l'enterrement ?! dit Enzo. Ce n'est certainement pas lui.
- Non, ça sera sûrement Liam, qui devra le faire.
Alyssa laissa un ricanement amer lui échapper.
- Ouais, il y a autant de chance qu'il le fasse que Valentin, répondit Alyssa.
- Il le fera, assura Angel.
- Je pense qu'elle voudrait être inhumé auprès de sa mère, déclara Alyssa. Et dire qu'il y a peine deux semaines, je l'ai emmené elle et Liam se recueillir sur la tombe d'Evangelyne pour l'anniversaire de sa mort.
Une fois de plus le chien gémi contre ses genoux.
- Alors elle sera enterré là-bas, dit Angel.
Vingt minutes plus tard, alors que l'infirmerie était plongé dans le silence un boucan sans nom retentit à l'extérieur.
- C'est la voix de Fudge, dit Bill, et celle du professeur McGonagall.
Hey !
Cette fois je suis à l'heure dans ma publication !
Voilà donc un nouveau chapitre, j'ai essayé de faire au plus proches des émotions que les trois amis peuvent ressentir: tristesse, effarement, colère, incompréhension...
J'espère que ce chapitre vous aura plu,
Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,
Isia31,
