Jeu Mortel

Chapitre 23 : Le Courage De Liam

Quelques secondes passèrent sans que l'un ou l'autre ne prennent la parole. Liam savait que c'était une grande décision à ne pas prendre à la légère. Mais il ne pouvait pas faire autrement.

- Tu es vraiment sûre ? demanda une nouvelle fois Paige. Il ne faut pas que tu puisses regretter cette décision.

- Je ne peux pas vraiment faire autrement, répondit Liam, s'il y a un seul moyen que je ne tombe pas encore plus bas sur ce chemin, je dois le prendre.

- Très bien, lâcha Paige, mais tu ne pourras pas fuir indéfiniment.

Fuir ? Était-ce pour elle la définition de l'acte qu'il s'apprêtait à faire ?

- Je ne fuis pas, dit Liam à voix basse, je sauve peut-être des gens en faisant ça.

- De toi ? interrogea Paige assez sèchement. C'est ton choix, dans tous les cas.

- Ça l'est, répondit le jeune homme, je le dois à ma sœur. Il n'y a plus que ça que je puisse faire pour elle...

- Très-bien, lâcha Paige en sortant une petite fiole de sa poche.

La fiole était en cristal et fermé par un bouchon de liège. Elle était rempli d'une substance liquide transparente, semblable à de l'eau.

Liam s'avança vers elle et tendit la main pour recueillir la potion, l'observant à la lumière de la lune.

- Si jamais, un jour, dit Paige en reculant de quelques pas, tu veux récupérer tes pouvoirs, je serai la seule qui pourra te les rendre.

Liam savait qu'elle disait ça, en espérant un jour qu'il irait la voir avec cette demande.

- Brider mes pouvoirs est la seule option qu'il me reste, expliqua-t-il, vous ne pouvez même pas imaginer toute les émotions que je ressens à cet instant à cause de ce qui s'est passé ce soir.

Paige sembla vouloir dire quelque chose, mais avant d'ouvrir la bouche elle changea d'avis, il avait raison c'était sa décision.

- Je voudrait être seul, demanda Liam en quittant la fiole du regard.

Paige acquiesça d'un signe de tête, regarda une dernière fois Liam, qui était si semblable, si identique à sa sœur, avant de tourner les talons et de disparaître dans les escaliers de la tour d'astronomie.

Liam se retourna vers la barrière en métal, pour une fois de plus contempler le ciel étoilé. Il joua avec la fiole pendant un moment, réfléchissant à ce qu'il s'apprêtait à faire.

Sa sœur l'avait prévenu à maintes et plusieurs reprises, qu'il avait choisi son camp et qu'elle avait fait de même. C'était vrai.

Il savait pertinemment ce que Valentin lui demanderait une fois qu'il aurait quitté l'école. Mais il ne pouvait plus s'y résoudre, il ne voulait plus s'y plier.

Mais la solution pour échapper à tout ceci était si simple, si facile à trouver.

Il savait qu'après cet acte, Valentin ne lui pardonnerait jamais. Cette fiole était sa porte de sortie, une unique gorgée de cette potion et tout serai fini.

Il regarda sa montre et découvrit qu'il était plus de minuit passé.

C'était maintenant ou jamais, songea Liam.

Délicatement il ôta le bouton de liège, qui fit un bruit semblable à un bouchon de champagne qui aurait sauté.

Il approcha la fiole de son nez, mais sa faculté olfactive ne put rien ressentir. La potion n'avait aucune odeur.

Il prit une grande inspiration, ferma les yeux et porta la potion à ses lèvres.

La mixture n'avait pas de goût particulier. Quand la dernière goutte toucha sa langue il ressentit une drôle de sensation.

Une sensation de vide.

Avec un visage sans émotion, il glissa la fiole dans sa poche, et enleva le collier qu'il portait depuis toujours autour du cou.

Le même que celui de sa sœur. Il regarda un instant le pendentif représentant ses initiales et celles de sa sœur, puis le posa par terre.

Il voulait savoir si la potion avait réellement fonctionné. Reculant de quelques pas il agita sa main dans la direction du bijou.

Rien ne se passa, le pendentif ne bougea pas.

Liam avait réellement renoncé à ses pouvoirs.

Ramassant son collier, il songea encore une fois à ce que dirait Leïla. Si elle était là en cet instant, pour le voir renoncer à ce qui le qualifiait de sorcier.

Cette fois c'était réellement fini.

Pour toujours.

Ne pouvant pas se résigner à aller dormir, il resta là, accoudé à la barrière en fer en observant le ciel étoilé.

Vers trois heures du matin il vit une étoile filante percer le ciel. L'admirant il décida de faire un souhait.

Mais rien ne lui fut rendu.

Ni sa sœur, ni le réconfort.

Il venait de se rendre compte de ce qu'il venait de perdre en cette triste soirée.

Là-haut, au-dessus de la tour d'astronomie se trouvait un jeune homme de dix-huit ans qui avait tout perdu. Une seule et unique larme tomba au sol des dizaines de mètres plus bas.

Dans le dortoir des garçons, Alyssa s'accrochait à Enzo comme une moule à son rocher. Après avoir rendu hommage à Leïla tout le monde étaient restés là, en silence.

Lana avait fini par terminer la bouteille de vodka en compagnie de Sophia et de Katherine.

Mais les filles n'étaient décidément pas décidées à bouger. Vers une heure du matin les garçons avaient voulu se reposer un peu alors ils laissèrent les filles à leurs silences et se couchèrent.

Alyssa s'était allongé entre Angel et Enzo et n'avait pas relâché son emprise une seconde sur le blond, elle avait fini par sombrer dans le sommeil à force d'épuisement.

Angel avait fait de même tandis qu'Enzo, bien éveillé, se contentait de tenir sa meilleure amie.

Lana, Amy et Katherine s'étaient aussi endormi sur le sol. Duncan avait eu la bonne idée chevaleresque de leur donner des couvertures, malgré la chaleur de juin.

- Tu n'arrives pas à dormir ? souffla Sophia à Enzo.

C'était la seule de toutes à ne pas être emmitouflée dans les couvertures. Elle était adossée aux pieds du lit de Zachary, entourant ses bras autour de ses genoux serré l'un contre l'autre.

- Non, répondit Enzo à voix basse, et Alyssa est gelé, ça n'aide pas.

- Je suis désolé, marmonna Sophia, je ne souhaitais pas que vous appreniez mon histoire comme ça...

Alyssa, après la révélation de Sophia, s'était enfermé dans la salle de bain pendant plus d'une heure et n'avait consenti à en sortir seulement à cause de son manque de repos.

Elle n'avait pas accordé un seul regard à Sophia.

- Ça lui passera, dit Enzo, laissa-là encaisser, ça fait beaucoup…

Sophia ne put que hocher la tête.

- Tu l'aimes ? Sebastian ? demanda Enzo

- Oui, murmura Sophia, je n'ai jamais été aussi amoureuse de ma vie.

- J'ai déjà entendu ça, ricana Enzo en songeant à Leïla.

- Comment ont-ils rompu ? interrogea Sophia.

- Il ne te l'a jamais dit ? s'étonna Enzo.

Une fois de plus Sophia hocha la tête de dénégation.

- C'est Leïla qui a rompu, raconta Enzo.

- Je pensais que c'était lui.

- Non c'est elle, démentit Enzo. Tu te souviens de la petite amie d'Angel ?

Sophia réfléchit quelques secondes en posant les yeux sur la forme endormie de celui-ci puis répondit à la question :

- Elizabeth ?

- Oui, affirma Enzo, c'est après ce qui lui est arrivé que Leïla a décidé de rompre.

Sophia lui demanda de lui raconter l'histoire, mais Enzo hésita en regardant son ami. Mais il accepta tout de même en songeant qu'il en avait de toute manière trop dit…

- L'été d'il y a trois ans, nous avions décidé nous quatre, Elizabeth et Sebastian de partir au bord du lac où se trouve la maison de vacance de la tante d'Alyssa.

- Lake Lagunitas, non ?

Enzo affirma d'un signe de tête avant de reprendre son récit.

- La route pour y aller est plutôt escarpée et un peu dangereuse, raconta-t-il, on avait pris trois voitures. Celle de Sebastian, celle d'Elizabeth, et celle de Leïla.

- Trois voitures pour six ? interrogea Sophia, étonné.

- Oui, répondit sombrement Enzo, mais ce jour-là ont auraient mieux fait de se casser une jambe au le lieu de prendre trois voitures.

Il prit une pause et respira en fouillant dans sa mémoire. Il y avait longtemps que personne n'avait plus raconter cette histoire.

- Les premiers jours ont été radieux, reprit Enzo, tout le monde s'amusait. Mais suite à une urgence familiale, Sebastian a dû rentrer à San Francisco. C'était un peu dommage, mais ont comprenaient. Une semaine après ce fut à Elizabeth de partir, pour elle aussi une urgence…

Regardant Angel il continua son histoire :

- Mais ce jour-là, dit Enzo difficilement, il pleuvait et le temps était vraiment mauvais. Ont auraient dû la retenir, mais elle est partie. Il faut environ entre deux et trois heures pour rejoindre San Francisco quand il pleut.

Sophia savait ce qu'il s'était passé ensuite mais le laissa poursuivre.

- Deux heures et demi après son départ, nous avons reçu un coup de fil de la mère d'Angel. Elle ne nous a pas dit clairement ce qui venait de se passer, mais elle nous a dit de la rejoindre sur la route qui rejoignait la ville.

Enzo passa la langue sur ses lèvres d'un geste nerveux avant de continuer.

- Je crois que Leïla n'a jamais conduit aussi vite de sa vie, confia Enzo, en moins d'une heure nous avions rejoint le lieu où l'accident s'était produit. Quand nous sommes arrivé les parents d'Elizabeth et la mère d'Angel étaient là.

Sophia avait peur d'entendre la suite de ses mots.

- Les secours venaient d'extraire le corps d'Elizabeth de la voiture. Je crois que ce jour-là je n'ai jamais retenu aussi fort Angel de ma vie. Dès qu'il a vu Elizabeth il s'est précipité vers elle.

- Elle est morte sur le coup, non ?

- On en sait rien, soupira Enzo, en revanche ce que je sais c'est qu'Angel était abattu, tout comme aujourd'hui. Il venait de perdre son premier grand amour.

Sophia effaça les larmes au coins des yeux qui venait de se manifester.

- On a appris, après, qu'une autre voiture en face l'avait percuté. Le chauffeur cherchait une cigarette dans sa boite à gants et n'a pas eu le temps de l'éviter.

- Il s'en est sorti ?

- Oui, répondit amèrement Enzo, mais pas Elizabeth.

- Mais le rapport entre Sebastian et Leïla ?

- J'y viens, dit Enzo, Leïla a prévenu Sebastian, mais suite à son urgence familiale il n'a pas pu venir aux funérailles. Juste après la mise en terre, Leïla nous as ramené chez Angel, mais elle n'est pas restée. Elle a donné rendez-vous à Sebastian à la vieille maison abandonnée dans laquelle ils avaient l'habitude de traîner.

- C'est là-bas qu'elle a rompu...

Enzo approuva d'un signe de tête.

- Ce que je sais ensuite est ce que Leïla a bien voulu nous raconter. Elle est allée à la maison abandonnée en moto et après une discussion assez enflammée, elle a rompu en prétextant qu'elle ne l'aimait plus comme avant.

- Mais c'était faux, devina Sophia.

- Elle ne nous l'a jamais vraiment dit, raconta Enzo, mais nous le savions en effet. Nous pensions plutôt que la perte d'Elizabeth avait permis d'ouvrir les yeux sur ce que Leïla pourrait perdre un jour. Et aussi le fait qu'elle s'est infligé la même punition qu'Angel. S'il était privé de son amour, alors elle aussi...

- C'est triste…

- Oui, je pense qu'aujourd'hui elle regrettait cette décision. En trois ans elle a beaucoup mûri.

- Je préviendrais Sebastian, assura Sophia, je n'ai pas la moindre attention de faire oublier la présence de Leïla à ses côtés pendant toutes ces années.

- Je pense que Leïla t'encouragerait à poursuivre cette relation, confia Enzo, ne fais pas la même erreur qu'elle il y a trois ans…

Quelques minutes plus tard Sophia, apaisée par sa discussion avec Enzo, s'endormit.

Enzo soupira et repensa à la discussion qu'il venait d'avoir. Il en pensait chaque mot. Leïla serait heureuse pour Sophia. Mais aujourd'hui cela n'avait plus d'importance.

Leïla était parti et ne reviendrais jamais.

Il songea à ce que Angel, lui et Alyssa avaient pensés plus tôt dans la soirée. Que feraient-ils maintenant ?

Sasha devait maintenant être au courant de la disparition de celle qu'elle considérait comme sa fille. S'était-elle écroulé comme eux ? Avait-elle crié ? Ou pleurer ? Oui, sans doute.

Pris dans tous ses tourments Enzo ne se rendit pas compte qu'Alyssa l'avait lâché pour mieux s'accrocher à Angel. Doucement il tomba dans l'obscurité.

Quand Angel se réveilla à l'aube, il découvrit qu'Alyssa n'était plus collé à lui, ni à Enzo, qui était étalé sur les couvertures.

Les autres en revanche étaient toujours endormi. Sophia et Katherine étaient appuyées l'une sur l'autre et Amy et Lana étaient adossé auprès du lit de Duncan.

Se levant, il jeta un coup d'œil dans la salle de bain pour savoir si Alyssa s'y était enfermé, mais il ne trouva personne.

- Hey, Lana, prononça Angel en secouant l'épaule de la jeune fille.

Lana grogna dans son sommeil mais entrouvrit les yeux.

- Alyssa n'est pas là, expliqua le brun, tu peux aller me dire si elle n'est pas dans le dortoir des filles ?

Lana marmonna quelque chose d'indescriptible mais se leva en titubant un peu. Le manque de confort et l'alcool encore présent dans son sang avait affecté son humeur.

- J'y vais…

- Alyssa ? appela-t-elle en ouvrant la porte du dortoir.

Mais à part Erica et Aslys, toutes deux endormies dans leurs lits, personne ne le lui répondit.

Elle l'appela de nouveau en franchissant le seuil de la salle de bain.

Cette fois elle avait visé juste. Alyssa était appuyée contre un des lavabos, amorphe.

Lana observa qu'elle n'avait pas encore pris de douche. Les mèches striées de blond de ses cheveux s'élevaient en épis. Lana nota qu'elle-même n'était pas très bien coiffer en croisant son reflet dans le miroir.

- Hey, murmura Lana maintenant un peu mieux réveillé, tu sais qu'Angel a bien failli signaler ta disparition ?

Elle pensa que sa petite note d'humour décrocherait un sourire à Alyssa mais elle resta dans le même état.

- Un jour tu t'en remettras, dit Lana en abandonnant sa touche d'humour. J'en suis sûre.

- Quand ? Dans dix ans ? Vingt ?

- Je ne peux pas te donner une date, Lys, répondit Lana, mais je peux t'assurer que tu auras moins mal si tu libères ce que tu as sur le cœur.

Lys était le surnom que Lana lui donnait rarement. En général quand elle l'appelait comme cela c'était qu'il se passait quelque chose d'important.

- C'est ma faute…lâcha Alyssa en s'essuyant les yeux.

- Quoi ?! Mais non ! rétorqua Lana.

- Si, c'est ma faute si Leïla est morte, répéta Alyssa en pleurant. C'est moi qu'il est poussé à s'inscrire sur cette foutu liste.

- Non, écoutes-moi, Lys, dit fermement Lana en la prenant par les épaules. Ce n'est pas ta faute, ce qui est arrivé à Leïla aurait pu nous arriver à tous. Autant à toi qu'a moi...

Les mots semblèrent la toucher un peu puisque ses pleurs ralentirent.

- Tu m'entends ? Ce n'était pas elle qui était visé. Elle était là juste au mauvais moment.

- Pourquoi ? Pourquoi ça devait-elle être-elle ?

Lana haussa des épaules.

- Parce que le monde est ainsi, les méchants gagne parfois…

Elle laissa Alyssa se calmer encore avant de lui proposer de prendre une douche.

- L'eau chaude te fera du bien, assura Lana, d'accord ?

Sans lui laisser le temps de répondre Lana s'éclipsa dans le dortoir et revint quelques minutes plus tard en tenant dans ses bras une ribambelle de produits.

- Tu as sans doute plus de produits que nous toutes réunis, plaisanta Lana.

- Ça ira ? demanda Lana avant qu'Alyssa ne rentre dans la cabine de douche. Je reste à côté si tu as besoin.

Appuyé contre un des lavabos elle attendit qu'Alyssa finisse sa douche. Se limant les ongles avec une lime qu'une des filles avait oubliée dans la salle de bain elle repensa à tout ce qui venait de se passer. C'était complètement dingue.

Mais aujourd'hui il fallait s'assurer qu'Alyssa, Angel et Enzo iraient bien.

Elle souffla sur ses doigts observant l'extrémité de ses ongles quand la porte de la cabine de douche s'ouvrit.

- Je vais te chercher des vêtements, dit Lana en posant la lime.

- Un jogging suffira…

- Hors de question, répliqua Lana, il fait chaud dehors. Et en plus ce n'est pas toi le jogging.

Sans lui laisser le temps de la contredire, Lana fila dans la chambre.

Alyssa s'approcha du miroir recouvert de buée, passant sa main sur l'un d'eux elle se regarda.

Les traces de larmes avaient disparu, ses yeux étaient un peu moins rouges et son teint avait repris un peu de couleur.

- Tiens, j'ai trouvé ça, dit Lana en revenant dans la salle de bain.

Elle tenait dans sa main droite une robe d'été bleu pâle et des sous-vêtements et dans la main gauche une trousse à maquillage.

- Enfile ça, commanda Lana en lui passant les vêtements.

Sans un mots Alyssa obtempéra. Elle savait que ça ne servirait à rien de protester contre Lana.

- Assis-toi sur le rebord de la fenêtre, déclara Lana, je vais te maquiller, et ça ne sert à rien de dire « non ».

Une fois de plus Alyssa obéit.

Lana s'installant devant-elle sorti de sa trousse un peigne et le passa dans la chevelure de la châtaigne.

Durant toute l'année les cheveux de celle-ci avaient poussé et frôlaient à présent la base de ses épaules.

- Tu sais, un carré plongeant t'irait bien, dit Lana nonchalamment.

Après avoir passé le peigne dans les cheveux mouillés de la sorcière elle lui appliqua du blush, décidant de se passer de fond de teint. Elle mit un peu plus d'anticerne qu'a l'accoutumé et passa le crayon couleur indigo sous les yeux d'Alyssa.

- Ferme les yeux, demanda doucement Lana.

Elle prit un pinceau et le balaya d'un far à paupière gris clair, elle ajouta un trait simple d'eye-liner et fini par lui mettre du rouge à lèvre rose. Elle décida aussi de faire l'impasse sur le mascara. Elle ne voulait pas imaginer la tête d'Alyssa si elle pleurait avec celui-ci.

C'était plutôt simple et basique mais c'était ce qu'il fallait à Alyssa. Beaucoup trop de chose en ce moment était compliqué dans sa vie. Un peu de simplicité ne pourrait lui faire que du bien.

- Et voilà, déclara finalement Lana en reculant de quelques pas.

Alyssa descendit de son perchoir et s'observa dans le miroir. Le maquillage de Lana lui avait indubitablement redonner des couleurs.

- Tu n'as qu'a retourner dans la chambre des garçons pendant que je prends ma douche, proposa Lana.

Alyssa hocha la tête et s'éloigna vers la sortie, arrivé à la porte elle posa une de ses mains sur le cadre et se retourna.

- Merci, Lana, pour tout ça, dit-elle en désignant son maquillage et sa robe.

Sans attendre de réponse elle quitta la salle de bain et se rendit à nouveau dans le dortoir masculin.

Cette fois tout le monde était levé, baillant ou s'étirant chacun dans un coin.

- Il faudrait peut-être descendre manger, dit Katherine au bout d'un moment.

- Ou alors on fait monter des plateaux de nourriture ici ? répondit Amy en trouvant une alternative.

- Je suis d'accord avec Amy, approuva Angel, l'un de nous n'a qu'a aller aux cuisines...

- Je vais y aller, décida Sophia.

- Je t'accompagne, compléta Duncan.

- Je viens aussi, déclara Zachary, j'ai besoin de marcher...

Quand les trois quittèrent la pièce en quête de petit déjeuner Alyssa s'affaissa sur le lit de Zachary.

- Tu devrais parler à Sophia, dit soudainement Enzo.

- Pourquoi ? lâcha Alyssa avec un soupir.

- Parce qu'elle savait que tu prendrais mal les déclaration d'hier soir. Et que malgré ça elle a été honnête avec nous.

- Elle ne nous l'aurait sans doute pas dit si Leïla...

- Oui, et elle n'aurait eu aucune raison de nous le dire, expliqua Enzo, ça n'aurait regardé que Leïla et elle. Pas nous.

Malgré ce qu'Enzo venait de dire Alyssa garda le silence.

- Écoutes, dit finalement le blond, elle m'a parlé hier soir quand vous dormiez tous. Elle m'a demandé pourquoi Leïla avait rompu avec Sebastian, elle ne savait rien.

- Alors tu lui as dit, acheva Alyssa.

- Alyssa, intervînt Angel, elle n'a pas choisi de tomber amoureuse de lui, c'est arrivé c'est tout. Et je pense qu'Enzo a raison, expliques-toi avec elle. Mais sache qu'elle n'a rien fait d'irrépréhensible.

- Si tu ne le fais pas pour toi, rajouta Enzo, fait le au moins pour Leïla.

- Elle non plus n'a pas choisi...

- Personne n'aurait pu deviner, dit Angel en voulant amorcer un mouvement envers sa meilleure amie avant de changer d'avis.

Lana revint lavé, habillé et maquillé deux minutes plus tard.

- Les autres sont parti chercher le petit déj', informa Amy.

Alors qu'Amy, Katherine et Lana, pour s'occuper et se changer les idées, mettaient de l'ordre dans la chambre, les trois élèves de la School Magic revinrent avec des plateaux bien garni.

Tout le monde mangea mais pas vraiment avec appétit, tout le dortoir était plongé dans le silence.

- Apparemment Dumbledore veut faire un discours, dit soudainement Duncan en sortant tout le monde de leur torpeur.

- Ouais, on a entendu ça dans la salle commune, renchérit Zachary.

- Un discours ? Quand ? demanda Angel.

- Demain il nous semble, répondit Sophia.

Le reste du repas se fit à nouveau dans le silence, tout le monde était plongé dans ses pensées.

- Vous savez...dit au bout d'un long moment Enzo à l'adresse des autres, vous n'avez pas besoin de rester avec nous...

Il avait sincèrement apprécié leurs compagnie la veille et au levé, mais toute cette ambiance morose et sombre lui pompait de plus en plus le peu de moral qu'il lui restait.

- Il a raison, approuva Angel, surtout ne le prenez pas mal.

- Pas d'inquiétude, dit Amy, c'est juste que si on vous laisse...on a l'impression que vous allez tomber...

- Ce n'est pas le cas, voulu rassurer Angel, mais on a besoin d'être un peu seul...

- Très bien, dit Katherine quelques minutes plus tard en s'apprêtant à quitter la chambre.

- Si jamais, vous avez besoin...devança Lana.

Les filles quittèrent la chambre et Zachary et Duncan firent semblant d'avoir quelque chose à faire dans le château pour laisser Alyssa, Enzo et Angel ensemble.

- Tu ne veux toujours pas parler à Sophia ? demanda Angel en se retournant vers la sorcière.

- Elle non plus ne m'a pas adressé la parole, riposta Alyssa pour se défendre.

- Parce-que depuis hier soir tu l'ignores, tu ne lui as même pas adresser un regard, lâcha Enzo.

- Enzo a raison, asséna Angel. Va lui parler.

- Ah d'accord ! déclara Alyssa sur un ton venimeux. Mais pitié, arrêtez avec tout ça.

- On ne va pas rester dans cette pièce étouffante toute la journée, si ? demanda Enzo en voulant aller dehors.

- Ouais, tu as raison, approuva Angel rien que pour prendre l'air.

- On ne devrait pas d'abord aller voir Harry ? proposa Alyssa.

- Le professeur Dumbledore a demandé à ce que Mr Potter ne soit pas accabler de question, dit plus tard Mme Pomfresh.

Ils lui avaient demandé s'ils pouvaient lui parler car le lit du jeune sorcier était caché par des paravents.

- On veut juste voire comment il va après ce qu'il s'est passé, répondit Angel d'un ton neutre.

Il ne pouvait pas se permettre d'avoir un ton où des soupçons de tristesse, colère ou de désespoir se laissait paraître.

- Très-bien, lâcha finalement l'infirmière, mais pas plus de vingt-minutes.

Quand Enzo écarta le paravent ils trouvèrent Harry, habillé, en train d'écrire une lettre.

- Salut, lança Enzo, tu vas bien ?

- Enzo, répondit le survivant, oui, je vais bien.

- Quoi de neuf ? demanda Alyssa.

- Je vais pouvoir sortir ce soir, répondit-il.

Il y eut un silence gênant avant que Harry n'agite le parchemin qu'il tenait.

- J'écris une lettre à Sirius, expliqua-t-il.

- Comment va-t-il ? demanda Angel. Il n'a même pas eu le temps de revoir Leïla...

- En fait si, révéla Harry, ça remonte à quelques mois.

- Quoi ?! s'exclama Alyssa.

- Pendant la dernière sortie à pré-au-lard, précisa le jeune adolescent.

- La dernière sortie ? Mais nous n'y sommes pas allés...

- Mais elle si, comprit Enzo. Rappelles-toi, elle a disparu pendant plus de trois heures.

- Elle nous a dit qu'elle s'était endormi, se souvînt Angel, elle nous a menti...

- A ma demande, dit Harry. Je suis désolé, je voulais que personne ne soit au courant.

- Ces dernier temps je pense qu'elle nous a caché beaucoup de chose, marmonna Angel.

Il porta ses doigts à son oreille où était placé son piercing, celui que Leïla lui avait offert.

- C'est là-bas qu'elle m'a acheté mon cadeau d'anniversaire...

- Écoutes, Harry, dit Alyssa, je sais que Dumbledore a demandé à ce que personne ne te questionne, mais on doit savoir si Leïla t'a dit quelque chose avant de...mourir.

- Non, répondit le survivant, elle ne m'a rien dit, elle n'en n'a pas eu le temps...Elle m'a juste sauvé la vie.

Bien qu'ils s'attendaient à cette réponse, ils furent tout de même déçu.

- Alors fais en bonne usage, conseilla Angel, du moins aussi longtemps qu'on ne te cherchera pas des ennuis.

Harry hocha la tête avant de reprendre la parole.

- Vous n'avez pas entendu ce qu'il s'est passé hier, après l'évanouissement d'Alyssa, mais sachez que Dumbledore va faire quelque chose, même si je n'ai pas compris grand-chose.

- C'est bien, dit Alyssa un peu soulagé. Avec votre cher ministère qui n'a cru en rien de ce que tu as dit il n'y a plus vraiment d'option.

- Deux élèves ont été assassinés et personne n'a cru à tes dires, c'est pas croyable, gronda Angel.

Quelques minutes plus tard, après avoir échangé quelques phrases, ils quittèrent Harry pour se rendre dans le parc de Poudlard.

De loin ils pouvaient toujours apercevoir le labyrinthe de la troisième tâche, avec ce qui venait de se passer les professeurs n'avaient pas eu le temps de remettre en état le terrain de Quidditch.

- Tu vas avoir besoin d'aide, Alyssa, lança soudainement Enzo alors qu'ils étaient tous assis au bord du lac. Pour ranger les affaires de Leïla.

- Je ne sais pas ce que je vais en faire, marmonna la sorcière.

Ranger les affaires de sa meilleure amie elle-même signifiait bien que Leïla était partie...

- Garde-les. En souvenir, dit Angel, c'est important de se rappeler, j'ai encore certaines affaires d'Elizabeth chez moi.

- Je me demande où est Liam, raconta pensivement Alyssa.

Mais les deux garçons hochèrent les épaules.

Ils restèrent toute la matinée dehors à regarder les nuages bouger et le calmar géant nager dans le lac. Quand l'heure du déjeuner sonna les trois amis se dirigèrent vers la Grande Salle, n'ayant aucune envie d'aller aux cuisines.

Quand ils entrèrent dans la Grande Salle celle-ci fut différente de d'habitude, les bannières des quatre maisons de Poudlard avaient été remplacé par des bannières entièrement noires.

Des bannières en l'honneur et en hommage à Cedric et Leïla.

- Leïla aurait été enchanté de savoir qu'elle ait pu retenir l'attention de tout le monde, dit Enzo en ayant un brin d'humour.

C'était vrai, pensa Alyssa, c'était le genre de chose dont Leïla aurait pu être fier, attirer toute l'attention sur soi...

Ils s'installèrent en bout de table en compagnie de Zachary et Duncan, aucune des filles n'étaient là.

- Vous êtes au courant ? murmura Zachary à voix basse en se penchant sur Angel.

- Quoi ? demanda le brun le ton grave.

- Il paraît que Liam a renoncé à ses pouvoirs.

- QUOI ?! cria Alyssa.

Ce hurlement lui valut l'attention d'une douzaine de personne, Zachary grimaça et lui intima de baisser la voix.

- Ouais ça circule dans l'école depuis ce matin raconta Duncan. On a entendu Sleek en parler à Will.

- Qu'est-ce que vous avez entendu exactement ? demanda Angel.

Cette nouvelle était ahurissante, si Angel avait dû deviner ce n'est sûrement pas à Liam qu'il aurait songé.

- Que cette nuit Paige est venue le voir avec une potion qu'il lui avait demandée, expliqua Duncan.

- Liam a demandé une potion pour ôter tous ses pouvoirs ? s'assura sceptiquement Alyssa.

- C'est ce que tout le monde dit.

Évidement à l'heure qu'il était toute l'école devait savoir que le frère jumeau de Leïla n'avait plus de pouvoirs, les rumeurs courraient vite.

- Mais pourquoi ? demanda Enzo. Pourquoi se débarrasser de ses pouvoirs ? Pourquoi maintenant ?

Mais Duncan et Zachary ne purent leur donner aucune réponse. Respectant leurs paroles ils n'essayèrent plus de discuter avec eux pendant le déjeuner.

Alyssa avait eu beau regarder de tous les côtés Liam n'était pas là. Pourquoi avait-il fait ça ? Avait-il quelque chose à se faire pardonner ?

- Ce n'est pas normale que Liam est décidé d'abandonner ses pouvoirs, siffla Alyssa quelques minutes plus tard.

Ils venaient de quitter la Grande Salle.

- Je trouve ça aussi louche, approuva Angel, ce n'est pas son genre.

- Qu'est-ce qui est vraiment son genre ? cingla Enzo. Sa sœur vient de mourir il veut peut-être se donner bonne conscience en abandonnant la magie.

- Mais il n'a pas pu être mêlée à ça, si ? demanda Alyssa. Je sais que Leïla pensait qu'il préparait quelque chose, mais il ne peut pas être impliqué dans quelque chose d'aussi...personnelle ?

Les deux garçons lui envoyèrent un regard et Alyssa sut aussitôt ce qu'ils en pensaient.

Elle savait que Liam était capable de beaucoup de chose, mais quelque chose en elle ne pouvait pas croire qu'il est fait une chose aussi grave. Le garçon qu'elle avait connu autrefois n'avait pas pu faire une telle chose.

Le garçon que tu connaissais, lui fit une petite voix sournoise à l'intérieur.

C'était vrai, les années avaient passé depuis.

- Pourquoi tu as fait ça ? asséna plus tard Alyssa à Liam.

Angel, Enzo et Angel avaient passé toute l'après-midi à chercher le jeune homme. Ils l'avaient finalement trouvé dans département de métamorphose, assis dans une des salles de classe, tout seul.

- J'ai essayé de vous éviter pendant toute la journée, répondit Liam, et jusqu'à présent ça avait marché.

- Désolé de briser ta petite escapade « de repentance » dit Alyssa en faisant des guillemets avec ses doigts. Mais on a besoin de réponse, pourquoi tu as abandonné tes pouvoirs ?

- Sleek ne pouvait pas décidément se taire, répliqua Liam, agacée. En tout cas ça ne vous concerne pas.

Il se leva de la table sur laquelle il était assise et fit quelques pas vers la sortie.

- Attends ! précipita Angel.

Liam s'arrêta, poussa un soupir et se retourna vers les trois compères.

- Tu ne veux pas nous le dire et c'est ton choix, dit Angel, mais est-ce que tu as eu un rôle dans ce qui est arrivé à Leïla ?

Liam fut surpris de la question d'Angel, il ne s'y attendait pas, mais au bout de quelques secondes il laissa un ricanement sarcastique s'échapper.

- Tu crois vraiment que j'ai participé à l'assassinat de ma sœur ?

Mais voyant que les trois sorciers le regardaient toujours fermement il comprit qu'ils étaient sérieux.

- Non, lança sèchement Liam, je n'ai rien fait et je n'étais au courant de rien, satisfait ?

- Et tes pouvoirs ? demanda Alyssa.

- Il me semble que je viens de vous dire que ça ne vous regardez pas, répondit froidement Liam.

- Tu ne sortiras pas d'ici sans nous donner une réponse claire, insista la sorcière.

Liam savait qu'Alyssa était sérieuse, et à présent sans ses pouvoirs il était clairement en infériorité de puissance.

- Je ne supportais plus de ressentir toutes ces émotions, cracha Liam.

- Tu pouvais prendre une autre potion, dit Enzo, c'est ce qu'a fait ta sœur pour la première tâche.

- Je voulais que ce soit définitif, ajouta Liam.

- Te voir renoncer à qui tu es ne te ressemble pas, cerna Angel, il y a autre chose.

- Vous pensez tous me connaître mais en vérité vous ne savez rien.

- Tu te trompes, ça fait dix ans qu'on te connaît, rappela Alyssa.

- La seule personne qui me connaissais vraiment était Leïla, lança sèchement Liam. Ce n'est pas ma faute si elle a décidé de ne pas partager les informations qu'elle avait avec vous !

Aïe ! Cela faisait mal.

Avant que l'un d'entre eux ne puisse encore le retenir il sortit de salle de classe et referma la porte d'un coup sec.

- Vous l'avez entendu ?! s'exclama tout fort Alyssa. Il pense savoir mieux que nous ce qui comptait vraiment pour Leïla.

- Parce-que c'est peut-être vrai, marmonna Angel.

- Quoi ? s'égosilla Alyssa. Angel. Tu te rends compte de ce qu'il vient de dire ?

- Ces derniers temps Leïla nous as caché beaucoup de chose, expliqua clairement le brun.

- C'est vrai, approuva Enzo, peut-être qu'elle a parlé à Liam sans nous le dire.

Alyssa, qui s'apprêtait à répliquer, se tût et réfléchit à ce que les garçons venaient de dire. C'était vrai que ces derniers temps Leïla leur avait caché beaucoup de chose, y compris concernant sa famille.

- Après c'est vrai que se débarrasser de ses pouvoirs ne colle pas tellement à Liam, déclara Enzo, et cette histoire d'empathie n'est pas claire.

- Il était meilleure que Leïla dans ce domaine, il avait une plus grande maîtrise de soi, dit Angel.

Ils avaient beau réfléchir et se demander pourquoi Liam avait abandonner ses pouvoirs, ils ne trouvèrent pas de réponse adéquate.

Dans la fin de la soirée, Alyssa, qui avait promis aux garçons, alla trouver Sophia pour s'expliquer avec elle.

La blonde était dans la salle commune particulièrement bruyante, à raison qu'Harry était sorti de la l'infirmerie. Elle était installée dans un fauteuil près de la cheminé et lisait un livre.

- Salut, marmonna Alyssa en se laissant tomber devant elle.

Sophia leva les yeux de son livre et quand elle vu qui l'avait interpellé ferma celui-ci.

- Alyssa, dit doucement la blonde, tu vas mieux ?

Alyssa hocha la tête et sembla se mordre l'intérieur des joues. C'était plus compliqué qu'elle ne le pensait.

- Écoutes, lâcha finalement Alyssa, je suis là pour te parler de ce qui s'est passé hier soir...

Elle s'attendait à ce que Sophia réplique mais la blonde n'ouvrit pas la bouche, prenant une inspiration Alyssa reprit :

- J'étais triste, en colère et je n'avais pas le droit de te parler comme je l'ai fait.

- Alys...

- Non ! coupa la sorcière fermement. Laisse-moi finir sinon je n'en n'aurais pas le courage. Je disais donc que je n'avais pas le droit de te parler comme ça. C'est juste que ça faisait beaucoup pour un seul soir, et je n'étais pas à ma place quand je t'ai dit tout ça. Les garçons avaient raison, je ne suis pas Leïla et je n'avais pas le droit de juger pour elle. Donc voilà, je m'excuse.

Une fois sa tirade terminé, Alyssa ne regarda pas la sorcière.

- Merci, dit Sophia. Mais c'est aussi ma faute. Ce n'était sûrement pas le moment choisi pour annoncer ça.

Alyssa hocha la tête avant de finir courageusement par la regarder.

- Tu as contacter Sebastian pour lui dire que...

- Oui, répondit Sophia dans un souffle. J'ai envoyé une lettre ce matin. Je ne veux pas qu'il apprenne sans personne autour de lui mais je sais que si j'attends d'être de retour là-bas il m'en voudra de ne pas lui avoir dit.

- Qu'est-ce que tu as mis dans la lettre ? demanda Alyssa. Si je puis me permettre...

- Je suis allé droit au but, expliqua Sophia, j'ai réfléchi pendant pas mal de temps à ce que je pourrais écrire et je n'ai rien trouvé d'assez efficace et qui n'apaise le chagrin.

- Et on ne trouvera sans doute jamais ce qu'il faut écrire... répondit Alyssa qui avait porté son attention vers les flammes du feu de cheminée.


Hey !

Voilà un nouveau chapitre ! Plus que deux à publier !
J'espère que vous allez aimer celui-ci !

Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,

Isia31,