III.
ORLANDO, FLORIDE
Après notre discussion et ma petite réclamation pour le musée, c'était bien moi qui avait repris le volant pour sortir de Tampa et foncer vers Orlando. Certes foncer était un mot un peu fort ce soir là, sachant pertinemment qu'en réalité j'allais juste chercher un autre hôtel après la sortie de Tampa. Je savais déjà qu'au vu des nombreux regards légèrement étranges d'Alice, celle-ci devait penser que je jugeais sans vergogne son addiction au sexe. En fait, ce n'était nullement le cas, parce que j'étais bien trop fatiguée pour cela.
Tandis que je conduisais tranquillement cherchant un nouvel hôtel, j'avais pu remarquer qu'Alice était plongée dans une grosse discussion sur Messenger, avant de me préciser qu'elle nous avait trouvé un endroit où crècher, selon ses propres termes, lorsque nous serions arrivées à Orlando. Cela m'avait un peu rassurée parce que je voyais passer les différents hôtel sur le bord de route en fixant les panneaux indiquant les tarifs des chambres et elles étaient assez chères. En plus, j'estimais que comme Alice avait financé notre nuit précédente, ce serait à mon tour de financer notre nuit. Mais tandis que je ralentissais devant chaque panneau en vérifiant dans mon rétroviseur si personne ne risquait de me percuter, Alice s'était adressée à moi.
- Tu sais Bella, si c'est trop cher on peut prendre une seule chambre, avait elle annoncé.
- Oui... mais comme c'est que pour une nuit, je ne pense pas prendre une chambre luxueuse, avais je alors spécifié.
- Ok ma belle, mais si ça peut t'arranger, on prend qu'une chambre avec un grand lit, sauf si désormais tu as peur de moi, avait elle dit visiblement inquiète vis à vis de moi.
- Je n'ai pas peur de toi, et si cela ne te gêne pas, alors je m'arrête au prochain, avais je dit.
- Promis je garde mes doigts où ils sont, avait elle dit en riant.
- Tes doigts ? avais je dit surprise avant de rougir. Ho mon dieu... Je n'y avais même pas pensé.
- Tu préfères la langue peut-être ? fit elle en riant encore plus de ma gêne tandis que je me garais lentement.
- Je t'avouerai qu'on ne m'a jamais fait de cunnilingus, avais je alors dit par honnêteté.
- Tu ne sais pas ce que tu rates, avait fait Alice en plein fou rire.
Une fois parfaitement garées, nous étions sorties de la voiture et nous nous étions dirigées vers l'accueil d'un hôtel comme je les détestais : les fameuses chaînes de bord de route. J'avais toujours trouvé ces hôtels d'une mocheté effroyable, aucun charme avec leur ameublement basique et quelconque, arborant généralement des cadres paysagers vendus en supermarché, non pas que je jugerai les gens à qui ils pouvaient plaire mais ce n'était nullement à mon goût personnel vu que j'avais toujours préféré les artistes assez originaux. C'était moi qui m'étais dirigée vers l'accueil pour payer une chambre, me délestant ainsi de soixante cinq dollars de plus. C'était ce jour là que j'avais compris que j'allais devoir rendre des petits services pour arrêter de dépenser trop vite, ou squatter chez les habitants ou encore même dormir dans la voiture. Cela risquait d'être réellement obligatoire car entre les repas et les sorties, j'avais déjà flambé près de deux cent dollars, essence comprise évidemment. Avec Alice, nous étions alors montées vers la chambre pour la première nuit où nous partagerions un lit. Cela n'allait nullement être la seule fois et beaucoup d'hôtels nous verraient passer.
Quand nous avions pénétré à l'intérieur de la chambre, je m'étais rendue compte à quel point j'avais eu raison, elle était d'un banalité à faire peur. Encore une fois, j'avais laissé la primeur de la salle de bain à Alice et elle était ressortie au moment où je prenais mes médicaments habituels.
- Tu ne te sens pas bien ? s'était elle inquiétée.
- Non, c'est mon traitement, trois petites pillules par jour, cinq dans les mauvais, avais je vaguement expliqué.
- Tu as quelque-chose de grave? s'était elle ensuite enquise.
- Non, ne t'inquiètes pas, avais je répondu sans évoquer la raison.
Après, c'était moi dans la salle de bain et j'avais expédié la séance d'ablutions avant de revenir dans la chambre.
- Au fait, tu dors à gauche ou à droite? avait demandé Alice.
- N'importe... Il y a tellement longtemps que je n'ai pas partagé un lit, avais je spécifié.
- Célibataire endurcie? Ma pauvre chérie, avait elle dit en riant.
- Ouais... un bon moment, avais je dit.
Un bon moment... des années même sachant que la dernière fois était un horrible souvenir. Mais je n'en parlerai pas tout de suite à la folle furieuse qui m'accompagnait dans mon périple. Je la voyais marteler sans cesse la télécommande de la petite télévision à disposition dans la chambre, commentant les dernières frasques des vedettes qui se trompaient à tout bout de champs comme si l'abondance de leurs vies ne leur suffisait pas.
- Au fait... tu as de quoi tenir niveau fric? avait demandé Alice.
- Un peu... pas des millions mais je vais faire gaffe
au maximum. Pourquoi ? avais-je alors demandé.
- Si tu me trouves des tables de poker, je vais t'aider, avait elle dit par sympathie. Et puis je connais deux trois personnes...
- Des personnes ? avais je demandé.
- Ouais... ils auront de nous quoi nous financer, avait elle alors dit.
J'ignorais encore le marasme d'emmerdes dans lequel elle allait m'emmener mais j'allais rapidement me faire une idée vu qu'Alice s'ennuyait ferme.
- Bella... Ça te dit de te détendre ? avait elle dit alors.
- Euh... tu parles de quoi en fait? avais je demandé déjà inquiétée comme si j'avais une intuition.
- J'en ai pour deux... Mais pas des masses, avait elle alors annoncé.
Et j'allais vite comprendre comment Alice avait l'habitude de tromper l'ennui. Tranquillement, la jeune femme en short et débardeur peu discrets laissant entrevoir sa poitrine par les côtés s'était mise à farfouiller dans la sacoche de son appareil photo. Je me rappelle encore m'être demandée ce qui allait m'attendre jusqu'au moment où elle sortit une petite boite en bois, à peine plus grande qu'une boîte d'allumettes. Elle se dirigea alors vers la petite table en verre qui était disposée dans la chambre et j'eus alors tout le loisir de la voir sortir son contenu. Il y avait un petit sachet de poudre blanche et deux tiges métalliques.
- Alice... c'est ce que je pense? avais je bêtement demandé.
- Oui... sauf si tu penses à de la farine ma cocotte, avait elle répondu alors en riant.
- Ho merde... avais je alors laissé échapper de mes lèvres.
- Juste ma consommation perso, avait elle avoué, le reste c'est pour mes potes.
- Une seconde... Le reste? Quel reste? avais-je alors demandé assez inquiète de la réponse.
- Dans mon grand sac, mais c'est ce que je ramène à mes potes, ils doivent me payer une part, fit elle en installant la poudre sur la table.
Et c'était ainsi que moi, Bella Swan, jeune femme presque modèle, m'étais rendue coupable de complicité dans un crime: transport de stupéfiants.
- Putain Alice! avais je presque hurlé.
- Quoi ? Je te jure ça rapporte, ça se vend près de soixante quinze dollars le gramme. Je prends cinq pour cent, m'avait elle dit comme si c'était normal.
- Dix pour cent... Mais de combien ?
- Là j'ai deux pains de deux cents grammes de blanche, avait répondu Alice.
- De la blanche ? avais je demandé peu au faite de ce genre de chose, connaissant à peine l'herbe et la MDMA aussi appelée ecstasy mais que je n'avais même jamais touchée.
- Ouais... De la white, de la coco, de la neige... Bref de la cocaïne, avait elle annoncé.
J'avouerai aisément que j'étais sous le choc à cet instant là en voyant Alice faire sa petite mise en place de sa poudre blanche, ce si puissant stimulant du système nerveux central. Je la regardais alors préparer deux lignes de cette substance blanche et floconneuse.
- Elle est pure? avais je bêtement demandé.
J'ignorais totalement que trouver de la cocaïne pure était aussi rare que de trouver un oasis en plein désert. Souvent, la cocaïne était allongée par divers substances, afin d'augmenter son volume. Pour la couper, cela se faisait aisément à l'époque, avec tout et n'importe quoi comme du bicarbonate de soude, du sucre, du lactose, du paracétamol, de la caféine ou des médicaments ou pesticides plus ou moins dangereux.
- Bicarbonate... Tu t'y connais hein ? avait elle dit amusée.
- Pas du tout, j'ai juste vu des documentaires, avais-je annoncé.
- Bon allez goûte, avait fait Alice en s'écartant.
- Quoi? avais je répondue surprise.
- Un peu sur le doigt, ça fera pas grand chose, vas y Bella, avait elle alors fait exaspérée.
C'était d'une stupidité sans nom mais je m'étais dite que c'était le meilleur moyen d'obtenir ma tranquilité. J'en ai pris un peu et j'ai goûté découvrant un goût très amer et déjà ma langue était toute engourdie.
- Beuh... avais je fais dégoûtée.
- Je sais c'est pas génial, mais prends une ligne, avait elle fait.
- Non! Je touche pas cette merde, avais je dit.
- Bella... Cette merde va financer notre petit voyage... Et puis ainsi tu seras pas surprise quand tu découvriras mes potes, avait elle fait bêtement.
- Je touche pas à ça, avais je dit de nouveau.
- Promis tu ne risques rien, y a pas de manque physique à la première prise, avait elle avancé.
- Mais bien sûr... C'est ce que disent tous les toxicomanes, avais je répliqué.
- Bella... C'est l'héroïne qui rend hyper dépendant à la première prise, la coke non, avait elle dit. T'en prends pour te détendre et c'est tout.
- Pfff je suis pas sûre, avais je rétorqué.
- Bon, tu fais un voyage de découvertes non? Alors découvre des choses.
- Sûrement pas...
- Je te laisses un trait, je commence, avait elle fait.
Je l'avais vu alors se pencher et placer la petite paille métallique dans son nez avant de la passer sur le trait de poudre blanche en reniflant bruyamment.
- Ho la vache... avait fait Alice.
- Ça... ça va? avais je demandé hésitante.
- Ouais... elle est pas trop coupée... Hehehe...
Elle ressentait déjà les effets et le pire, c'était qu'elle avait couplé cela à un petit joint.
- Bella... Prends s'il-te-plaît..., m'avait elle supplié.
J'avais longuement hésité et je regardais Alice mettre un peu de musique en dansant tranquillement. Elle n'avait pas l'air trop en mauvais état. Moi je me demandais bêtement si c'était si bien. Une belle putain de connerie en fait, j'allais essayer. Je voulais savoir si on se sentait réellement si bien.
- Une seule fois, avais je dit alors désireuse d'expérimenter malgré tout.
Ma mère aurait pu me renier sur le coup la pauvre, vous vous en doutez sans doute en réalité mais ce n'allait pas être la seule et unique fois... Alice et ses fréquentations étant des consommateurs habitués à cela, et pas qu'à la cocaïne en fait... Mais cela serait la chose la plus forte que j'essaierai, cela je me l'étais promis et j'allais m'y tenir mais comme vous le savez sans doute, il y a plein de choses à essayer.
- Allez approche ma petite vierge du pif, avait fait Alice.
- Je dois juste inspirer? Ça pique ? Ça fait mal? avais je demandé alors.
- Calmos... Prends une paille, c'est le truc métallique et suis la ligne, avait elle dit alors.
J'avais alors attrapé la paille et je la triturais entre mes doigts légèrement paniquée par ce que j'allais faire. Et puis je m'étais dit une belle stupidité : " Bah c'est qu'une fois... Je m'amuse une soirée et puis c'est tout. Ça peut pas me tuer... C'est pour passer le temps". Je m'étais alors penchée, la paille dans la narine et hop, en selle. J'ai aspiré, sentant la poudre glisser dans mes narines et partir dans mes vaisseaux.
- Ça pique un peu, avais-je simplement dit.
- Attends ça va monter, fit elle en riant.
J'étais quand même une bonne conne de dix-neuf ans, je m'étais laissée convaincre de prendre cette merde. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même d'être aussi stupide. Au cas où vous ne le sauriez pas, il était vrai que physiquement vous ne deveniez pas accrocs à la première prise mais ses effets psychologiques pouvaient vous rendre bien plus accroc, cependant sur ce coup j'allais être avantagée grâce à mes médocs, ils allaient m'empêcher d'être totalement dépendante car leurs effets étaient presque identiques. Une sacrée ironie dans le destin. Tandis qu'Alice s'affalait sur le lit en riant, j'attendais bêtement que l'effet commence et étonnement, je n'avais pas attendu longtemps, à peine deux ou trois minutes plus tard, je me sentais bien.
- C'est dingue... Elle est géniale cette chambre en fait, avais je dit en planant totalement.
- Hahahaha, ça te fait de l'effet ma petite Bella, avait elle répondu.
C'était clair que cela me faisait de l'effet, j'étais désormais la fille la plus sûre d'elle au monde. Je n'avais même plus l'impression d'avoir eu une année de merde. J'étais juste bien, convaincue que même sans aucun pognon j'irai au bout de mon voyage, que les gens m'aideraient, me dorloteraient. Et cela me faisait rire. Avec le recul que j'ai aujourd'hui, je peux dire que c'était vraiment une idée stupide. C'était vraiment de la merde et je ne peux que conseiller de ne jamais y toucher ou au pire de se faire aider. Naturellement, à ce moment là je trouvais que c'était une bonne idée surtout vu à quel point je me sentais bien. Alice semblait s'éclater également et elle avait fini par remettre une bonne musique. Si mes souvenirs embrumés par les saloperies ne m'avait pas joué un tour j'aurai juré que c'était The Chase, la musique du film Midnight Express dont la rythmique me poussait à gesticuler, dodelinant de la tête en riant en me mordillant les lèvres tant je m'amusais. C'est horrible à dire aujourd'hui mais je ne m'étais jamais sentie aussi bien de ma vie, je n'avais plus aucun problème mais c'était surtout à cause de la dope. J'ai fini par m'allonger à côté d'Alice qui remuait sur la chanson allongée dans le lit et me faisait passer le joint qu'elle avait déjà bien entamé. Je planais littéralement. Tellement en réalité que j'aurais pu jurer que j'entendais Alice gémir de plaisir et peut-être même que je l'avais vue se caresser mais malheureusement il est possible que ce n'était qu'une petite hallucination due aux effets secondaires, impossible de le savoir...
Le lendemain matin, je m'étais réveillée l'esprit en vrac et surtout avec une migraine à faire pâlir bien des alcooliques. Une gueule de bois sans alcool, il fallait bien avouer que l'herbe et la coke ne faisait pas forcément bon ménage. De ma main droite que j'avais levée lentement, je m'étais frottée les yeux. À peine avais-je émergé un tant soit peu que je m'étais rendue compte que mon bras gauche était totalement bloqué, j'étais littéralement incapable de le bouger. J'avais alors relevé légèrement la tête et tout contre ma poitrine, j'avais pu découvrir la chevelure hirsute d'Alice. Elle était littéralement affalée sur moi dormant comme si nous avions été amantes cette nuit. Par acquis de conscience et ignorant jusqu'où les effets de la cocaïne pouvaient aller, j'avais vérifié que j'étais toujours habillée et c'était le cas. " Seigneur ça me rassure", voilà ce que j'avais pensé à cet étrange instant. Et ce qui n'avait pas aidé à ma certitude était la main gauche d'Alice, elle était glissée discrètement sous mon t-shirt et reposait négligemment sur mon sein droit. Je trouvais la situation gênante et j'avais tenté de réveiller Alice en la secouant.
- Alice... réveille toi, avais-je dit.
- Grmll, avait fait la jeune femme avachie sur moi.
- Alice... S'il-te-plaît, j'aimerais me lever, avais je alors tenté cette fois.
Cela avait eu l'effet désiré car sa main glissa de mon sein, caressant le téton qui se mit à pointer sous l'attention inconsciente et faisant relever la tête d'Alice. Celle-ci m'avait alors regardée les yeux ronds de surprise.
- Ho... pardon, avait elle fait en se relevant. Ça va?
- Mouais... j'ai une putain de migraine, mais on va dire que oui, avais je certifié.
- Je te comprends..., avait elle alors dit en se relevant et s'allumant déjà une cigarette.
J'avais également pu me relever et regarder l'heure sur mon téléphone, en réalité, nous n'étions plus le matin depuis un bon moment mais je n'avais même pas faim. C'était lié à la coke en réalité, on a tendance à ne plus ressentir ces quelques besoins pourtant essentiels quand on est en plein trip.
- Putain... on a pas fait un kilomètre de la journée, avais je dit en me levant rapidement.
- On sera vite à Orlando, t'inquiètes pas, avait fait Alice.
Elle semblait vraiment détendue alors que j'étais stressée désormais, bêtement sans doute vu que je me disais que ses amis devaient nous attendre, détails qui n'entraient en réalité pas dans leurs considérations mais je ne pouvais que l'ignorer à cet instant. Rapidement, nous avions refait nos sacs, après que j'eusse pris mon traitement en retard grâce ou à cause de cette fichue soirée. Je m'étais rapidement sentie mieux grâce à lui et je ne souffrais plus que de ma migraine. Nous nous étions ensuite rendue sur le parking récupérer ma voiture et Alice s'adressa à moi .
- Je vais conduire, avait fait Alice, envoie les clefs du Faucon Millenium.
- Hey, c'est pas une poubelle, avais je retorqué en défendant ma voiture, elle n'a aucun problème moteur.
- Oui Madame, les clefs s'il-te-plaît, avait tout de même ajouté Alice.
Je m'étais installée sur le siège passager et nous avais allumé des cigarettes. J'étais rassurée que ce soit elle qui conduise vu que j'avais peur de ne pas en être capable à cause du trip. Alice avait l'habitude des descentes et pouvaient aisément compenser son manque d'entrain. Moi je me laissais conduire par ma nouvelle amie à problème et les kilomètres furent dévorés avec aisance. Nous approchions de la destination suivante : Orlando. Orlando était, et est toujours, une ville des États-Unis, siège du comté d'Orange, en Floride. La ville comptait presque trois cent milles habitants à l'époque et son agglomération en comprenait quant à elle près de deux millions. C'était la sixième ville de Floride, et la première située à l'intérieur des terres de l'État. Orlando et ses environs constituaient à l'époque l'une des zones métropolitaines américaines à la croissance la plus rapide. Sa croissance, elle la devait au nombre incroyable de personnes retraitées qui s'étaient installées ici au fil des année pour sa réputation de douceur de vivre, sa situation géographique et son climat, caractères qu'elle partageait avec le reste de la Sun Belt. Beaucoup de gens connaissaient surtout Orlando pour son complexe de loisirs Walt Disney World Resort ainsi que pour l'Universal Orlando Resort ou encore City Walk, lieu composé de restaurants, bars, cinémas et discothèques aux thèmes divers. Un nouvel amas de touristes venaient également pour le Wizarding World, une partie du parc d'Islands Adventure et consacré à une saga livresque et cinématographique que j'adorais à l'époque : Harry Potter.
Moi qui étais plutôt une adepte de la mop culture c'était pour sa musique que je connaissais Orlandl. En effet, la musique hip-hop, métal, rock, reggaeton et les scènes musicales latino-américaines étaient tous actifs dans la ville aussi connue pour ses nombreux studios de cinéma qui lui avaient valu le surnom d'Hollywood Oriental. Même si je mourrais d'envie d'aller visiter la reconstitution du Chemin de Traverse de la saga de JK Rowling, ce n'était pas tout à fait au programme de la journée. Bien au contraire.
Alice savait pertinemment où elle devait se rendre et grâce à elle j'ai découvert le Orlando de l'ombre avec ses quartiers glauques, ses putes, ses sans abris et ses consommateurs de drogues qui erraient comme des âmes en peine sur les trottoirs à la recherche de leur prochain fixe. Je ne jugeais nullement la ville d'Orlando, après tout chaque grande ville avait le même genre de population et de société dites Underground. Des dealers et des criminels, il y en a partout après tout, sauf peut-être dans un patelin de vingt habitants et encore, on ne sait jamais réellement ce qui se passe derrière les volets. Bref, je me laissais guider par forcément rassurée vu la quantité d'argent liquide que je trimballais sous forme de billets verts et cela m'angoissait, nous étions deux jeunes femmes frêles tout de même et quand bien même j'aurais été la fille cachée de Steven Seagal ou Chuck Norris, face à un Colt ou à un Smith Wesson, je n'aurais jamais pu faire la fière. Heureusement, nous étions arrivées à destination. Enfin, quand je dis heureusement, c'était sans prendre en compte l'apparence assez délabrée de l'immeuble où habitaient les fameux amis d'Alice.
- C'est ici, avait elle dit en refermant la capote de la voiture.
- Ça ne paye pas de mine, avais je dit alors.
- Si Madame la Duchesse veut bien me suivre dans cette humble demeure, avait fait Alice en rigolant.
- J'ai grandi dans ce genre de quartier... enfin pas aussi glauque mais je viens pas de la haute, avais-je répondu vexée.
- Je sais cocotte, mais si tu pouvais éviter de donner l'impression que tu vas te faire égorger, j'apprecierai, avait elle répondu.
- En trois mots: je t'emmerde, avais je répondu en la bousculant.
- Ha ça confirme que les duchesses ont bien changé, avait elle dit en ouvrant le coffre pour récupérer son sac et sa "cargaison" illégale.
Lentement, nous nous étions dirigées vers l'horrible bâtiment décrépit couvert de tags. Forcément, elle n'avait pas eu besoin de sonner à l'interphone qui, au vu de son état impeccable, ne devait sans doute pas fonctionner. Je l'ai alors suivie dans les couloirs de l'immeuble, complètement flippée en réalité et convaincue que j'allais y rester. Ce bâtiment était un vrai cauchemar pour un architecte ou un employé du bâtiment : les peintures étaient passées ou écaillées, les couloirs étaient jonchés de détritus et je pouvais même voir quelques seringues dans certains recoins. Nous étions montées sur six étages, jusqu'au dernier en réalité et j'étais encore plus angoissée. On entendait les gens se disputer, les bébés hurler et les chaînes hifi gronder diverses musiques hétéroclites à plein poumons. On entendait également des cris de jouissance dans certains appartements, du moins l'esperais-je, il n'aurait en effet manqué de tomber sur un couple en plein acte sexuel dans un couloir pour que ce soit la cerise sur le gâteau. Elle s'arrêta devant l'appartement soixante-deux et me fit signe que c'était là.
- T'es sûre qu'on est attendues? avais je demandé bêtement.
- Mais oui, Vicky accepte même qu'on squatte sa chambre d'amis, avança Alice avant de frapper à la porte comme une enragée.
J'étais complètement paniquée, c'était donc ses amis, qui allaient réceptionner deux cents grammes de dope, qui allaient nous loger. Rassurant. En tout cas je ne l'étais pas. Décidément Alice me faisait découvrir un autre monde.
- Ouvre ta putain de lourde, avait fait Alice en frappant à nouveau.
J'étais angoissée, j'imaginais bien les dealers nous trucider parce qu'elle les avait faits chier. Mais cette fois la porte s'était ouverte sur une jeune femme assez sublime et aux longs cheveux d'un rouge éclatant: la fameuse Vicky, Victoria de son prénom complet. J'étais plutôt surprise de sa tenue vestimentaire : un gilet ouvert sur une poitrine presque dénudée et un short en toile clairement enfilé à la hâte. Je venais de comprendre que nous avions dérangés Vicky en pleine partie de jambes en l'air endiablée avec son mec. En fait, c'était surtout grâce à lui que j'en fus convaincue car tandis que Victoria serrait son amie Alice dans les bras en gloussant comme une poule, un homme d'environ vingt-cinq ans aux cheveux châtains très courts était apparu enfilant un pantalon qui ne dissimulait clairement pas son érection. Super pour une première rencontre.
- T'es enfin là ma belle, avait dit Victoria.
- Ouaip, au fait la miss à côté de moi c'est Bella, avait répondu Alice.
- Bonjour, m'avait fait Victoria. Merci d'avoir trimballé la barjot.
- C'était un plaisir, avais je dit. Enchantée de te connaître.
- Entrez entrez, avait elle fait en dégageant l'entrée. Au fait, le canon là-bas c'est James. Pas touche c'est à moi.
- Bonjour, avais je dit en jeune fille bien élevée.
Lui, il avait à peine grogné un bonjour, il devait en réalité mourir d'envie de finir ce qu'il avait commencé. Il fallait reconnaître que James avait un certain côté ténébreux, limite dangereux, qui lui donnait un air sexy en diable et les abdos en béton armé qu'il arborait à l'époque n'étais pas pour déplaire à la gente féminine, j'en aurai mis ma main à couper. L'appartement, lui, ne faisait pas autant que rêver que l'Apollon au torse d'acier mais aux yeux rouges et gonflés par tout ce qu'il consommait. C'était même plutôt le contraire, il n'y avait pas beaucoup de meubles, voir presque aucun, c'était surtout des gros poufs dans un salon sale et couvert de cartons de pizzas ou de boîtes de traiteur asiatique, le couple ne comptant aucune fée du logis. La cuisine était cependant assez propre et la salle à manger également pour une raison qui au final était liée au business illégal car ils y coupaient pas mal de substances. Victoria était sympathique au premier abord et n'hésita pas une seconde.
- Installez vous les miss, je vais vous faire des œufs brouillés, désolé, j'ai pas grand chose, avais fait Victoria en farfouillant un frigo rempli de bière.
Rapidement, la table fut couverte de petites bouteilles de binouze. James s'était installé près de moi et je n'étais pas trop à l'aise malgré son physique qui aurait pû me faire baver dans d'autres circonstances.
- Et t'es d'où ? m'avait demandé James.
- Miami, avais je rapidement répondu.
- D'accord...
- James, elle est clean, avait fait Alice.
- Hey tu te pointes avec quelqu'un que t'as rencontré il y quelques jours, je me méfie, avait argumenté James.
- Tu trouves qu'elle ressemble à Sean Connery dans Les Incorruptibles? avait fait Alice méchamment.
- Non, sauf si il y a une version X, avait il répliqué en me regardant bizarrement.
Franchement, n'importe qui à ma place aurait senti son stress monter, je me demandais à quel point il pouvait être dangereux mais quelqu'un était plus sympa: Victoria. Elle lui mit un coup de cuillère en bois sur le crâne.
- Arrête de faire chier ton monde, avait fait la personne qui portait en réalité la culotte dans le couple.
- Aïe putain, avait répliqué James énervé.
- Si je dérange, je peux m'en aller, avais je proposé, cela ne me gêne pas.
- Tiens, mange plutôt, avait tout de même fait James en plaçant une assiette devant moi.
Vous auriez vu la tronche de l'assiette et de la poêle, de quoi être motivé pour faire un lavement. Mais bon... Je n'allais pas les vexer.
- T'as le matos? avait fait James à Alice.
- Ouais, tiens, avait elle fait en tendant son sac qui fut emmené par James dans une autre pièce.
Moi, j'étais plutôt encline à faire connaissance avec Victoria, et j'allais justement tout savoir. Victoria Boyd était née à Orlando, vingt-cinq ans plus tôt, et n'avait jamais vraiment quitté celle-ci. Une vie de merde avec un père violent, elle s'était tirée de chez ses parents à quinze ans. Sauf que sans contact ni argent, elle avait choisi d'utiliser ce que la nature lui avait donné : son corps. Elle avait menti à un studio et était devenue actrice de films pour adultes, ce qui m'avait choqué déjà mais quand elle m'avait alors spécifié que son dépucelage se fit sous l'œil de la caméra, je m'étais étouffée avec mes œufs. J'étais simplement sous le choc, j'ignorais qu'il existait ce genre de vidéos et pourtant selon elle c'était assez courant. Et surtout vivre sa première fois sur un plateau... Je crois qu'encore aujourd'hui quand j'y repense, je me dis que c'était tellement extrême que cela me choque toujours. Elle était devenue rapidement une star du porno, avec encore une jolie communauté de fans sur les réseaux sociaux de son propre aveu, spécialisée dans les fausses mises en scène de lycéenne... Normal, elle l'était, c'était horrible à entendre mais Victoria semblait totalement blasée par cela. Après, elle avait choisi de poser dans des revues pour homme car elle avait rencontré James des années après.
James Leary était un cas à part, né à New York, il avait vingt-huit ans à l'époque. Il avait grandi dans une famille de truandy irlandais et aussi surprenant que cela puisse paraître, surtout au vu de notre rencontre, il avait tout fait pour ne pas tomber dans la criminalité. Élève modèle et intelligent, populaire et sportif, il avait eu une petite carrière de boxeur poids moyen mais après un accident de la route et une rotule droite explosée en mille morceaux, il avait rejoint le giron familial tel le fils prodigue et il avait sombré. Il s'était mis à consommer de tout, au départ contre la douleur puis pour échapper à son monde pourri et gâché. Il s'était mis à dealer également et avait fini par devenir un bon dealer à Miami, ma ville natale, où le Spring break lui permettait d'emmagasiner une petite fortune. Il s'était forgé aussi une petite place à Orlando en dealant dans les studios, les stars je vous jure. Dans un de ces fameux studios, il avait rencontré Victoria et était tombé sous le charme de la rouquine en porte jarretelles rouge sang, oui... c'était la tenue qu'elle portait à ce moment là. Ils étaient sortis ensemble mais James avait quelques difficultés avec le métier de Victoria. Étonnement, ce n'était pas la multiplication des partenaires qui le dérangeait, ce qui moi m'aurait déjà dérangée personnellement, mais surtout le fait que les gens voyaient sa diablesse rousse, comme il disait, en prendre plein les orifices, toujours selon ses propres mots. Ce couple était particulier, c'était évident, et Victoria ne consommait rien de fort. Ni coke, ni héro pour la belle rousse, quelques médocs mais sans plus.
Ensuite, j'avais voulu savoir comment ils s'étaient rencontrés... J'aurai pas dû demander... Alice avait été engagée pour des photos, chose en soit peu choquante mais à même pas la moitié de la séance, selon leurs estimations, les deux femmes s'étaient données beaucoup de plaisir puis était devenues amies. Si vous lisez ceci et êtes choqués, je l'étais tout autant, le sens de la logique de ces trois là était réellement à part, les drogues aidant vraisemblablement. Leur relation amicale était réellement à part, tantôt amis, tantôt amants, et quand je dis amants, j'entends Alice avec Victoria, Alice avec James, James et Victoria ( bon là vous vous dites que c'est logique comme moi) et puis Alice et Victoria ET James. Oui, c'était leur délire... J'avoue avec honte qu'à cet instant là, je m'étais tout de même demandée ce que cela faisait, je l'ignorais... Peut-être était-ce bien? C'était ce que je me demandais mais que je n'avais jamais osé demander directement. J'avais cependant appris que leurs sessions à trois étaient terminées depuis, Alice s'étant lassée. Moi je buvais ma bière toute rouge pivoine, imaginant des trucs franchement pas catholique, si je l'étais, et qui mériteraient clairement une petite confession. Ils étaient complètement barrés et j'arrivais vraiment pas à le croire.
- Et toi? C'est quoi ta vie? m'avait alors demandé Victoria.
- Ho... rien de bien particulier, avais je avancé.
Je m'étais alors mise à raconter la mienne, ma mère adolescente, les centres... Je n'avais pas grand-chose à raconter en fait mais quand elle avait abordé mes relations sexuelles, sans aucune honte soit dit en passant, j'aurai pu jurer qu'elle avait compris pour moi. Je ne sais pas si elle avait parmis ses connaissances d'autres victimes d'un abus sexuel quelconque mais il était clair qu'elle avait discerné quelque chose dans ma façon de parler. Peut-être ma façon d'éluder ou encore la façon que j'avais de ne parler que de mon premier petit copain à chaque fois que la suite était abordée, mais j'avais vu son regard triste posé sur moi. J'étais un peu nerveuse à l'idée qu'elle en parle à Alice, si je voulais lui dire c'était moi que cela regardait; ou encore à James qui était un mec et franchement porté sur la chose. Je le voyais déjà débarquer sur ses grands chevaux en me disant quelque chose comme " Tu vas voir que tu peux toujours apprécier !" ou autre chose du même acabit. Mon idée de voyage la faisait clairement rêver comme mon journal.
- Franchement, cela doit être kiffant, avait dit Victoria.
- Pour l'instant je démarre juste, avais je alors répondu.
- Et je l'amuse bien, avait ajouté Alice.
- Vous... restez à Orlando longtemps ? avait demandé Victoria.
- Quelques jours, avait rapidement répondu Alice.
- Sauf si on dérange, m'étais je dépêchée de préciser.
- T'es la bienvenue, tant que tu aimes faire la fête, avait elle dit en riant.
Je sentais que mon séjour allait être spécial. C'était évident.
- Merci Victoria, c'est gentil de ta part, avais je dit.
- Les amies d'Alice sont toutes les bienvenues, avait elle précisé.
- Leurs chattes surtout, avait alors lâché une Alice qui fumait un autre pétard en étant hilare.
J'avais déglutit, méfiante de la suite, mais je vis Victoria me regarder amusée de ma panique.
- Elle déconne, je te rassure, avait elle dit en me servant une autre bière.
- Tant mieux... avais je alors précisé.
Nous avions encore discuté un instant quand James était alors réapparu, une grosse liasse de billets verts dans les mains en train de compter.
- C'est ce que tu devais ramener, avait il dit en humectant ses doigts et comptant.
- Je comptais pas tout m'enfiler, tu sais, avait fait Alice.
- Dites... Vous faites cela depuis longtemps ? avais-je demandé.
- Alice est juste passée me récupérer un peu de matos en fait, d'habitude, ce sont des petites frappes, avait alors annoncé James.
- Mais il y a pas un risque qu'ils se tirent avec la drogue ? avais je bêtement demandé.
En me souvenant de cela, je me dis que j'étais complètement idiote d'utiliser ce moyen là pour discuter avec lui, sa forte consommation avait rendu celui-ci légèrement beaucoup trop paranoïaque.
- Fous toi à poil! avait il dit sèchement.
- Quoi? avais je dit en me levant.
James avait alors saisit mon bras et cela avait réveillé une certaine panique chez moi et inconsciemment mes paroles sortirent sans aucun sens logique.
- Me touche pas... J'ai rien fait... Je ne veux pas..., avais je dit la voix tremblante.
- T'as un micro? T'es une putain de flic? Ou une merde d'indic? avait alors demandé James nerveux.
- Putain James! Lâche la bordel, tu lui fous la trouille, avait alors fait Victoria.
Elle avait relevé le "je ne veux pas" et elle avait eu la confirmation, elle allait étrangement devenir mon petit ange gardien dans cette bande d'amis que j'allais rejoindre. Et heureusement James m'avait lâchée immédiatement comprenant que ma panique n'était nullement celle d'une flic.
- Désolé, avait il dit. Faut se méfier.
- Ça va Bella? avait demandé Victoria en me prenant dans ses bras.
J'avais la confirmation en effet, une fois pour toute.
- Je... je vais bien, avais-je difficilement. Je voulais juste savoir...
- Hey meuf... du calme, avait dit James. J'ai déjà une des biz qui merdent alors je me méfie. Désolé... En plus c'est con, tu pouvais pas savoir pour Ali.
- Non j'ai même été surprise, avais je dit.
- Désolé franchement, je m'excuse, avait il alors dit.
- D'accord, avais je dit en me rasseyant.
James, comme si de rien n'était, s'était remis à compter les billets verts avant de tendre une liasse à Alice.
- Tiens tes cinq cents dollars, avait dit James.
- Merci playboy, avait dit Alice utilisant le surnom de James.
Peut-être être vous nuls en math mais moi j'avais relevé un problème : Alice devait toucher cinq pourcents sur le montant, il y avait deux cents grammes à soixante-quinze dollars le gramme, faites une petite règle de trois. Il manquait du fric.
- C'est pas sept cent cinquante dollars plutôt ? avais je dit immédiatement.
James m'avait regardée avec un air digne d'un croisement entre Robert De Niro dans Taxi Rider et la tête d'un vampire qui crève la dalle dans les films d'horreur. J'avais comme l'impression qu'il allait réellement me descendre.
- Hey putain mais oui, fit Alice en comptant. T'es qu'un enculé!
- Hey me suis gouré, ça arrive, fais pas chier, avait dit James comme pour s'excuser.
- Tu comptes vite, avait alors dit Victoria.
- Ou... oui, j'ai toujours compté vite, avais je alors avancé.
- Un petit côté Rain Man, avait alors spécifié James. Tiens ça c'est pour toi.
J'étais surprise, il me tendait cent cinquante dollars et je le regardais en ne comprenant pas pourquoi.
- Pour avoir emmené Ali et le matos, le matos en fait... avait dit James en riant.
- D'accord... merci, avais-je dit en empochant l'argent avant qu'il ne change d'avis.
- En tout cas Bella, je peux te dire qu'oser me dire que je me suis trompé dans la somme alors que je t'avais menacé m'impressione, avait dit James avec honnêteté. T'as une sacrée paire de couilles.
- Ouais enfin si on veut, avait alors ajouté Victoria. Bref allez vous installer dans la chambre d'amis, il y a que des matelas mais ça fera l'affaire, on se fait une soirée ensuite. Tu es la bienvenue, avait-elle dit à mon attention.
- Merci c'est gentil, avais je reconnu.
Avec Alice, nous nous sommes alors installée dans l'autre pièce et celle-ci avait précisé, quand je le demande personnellement, pourquoi elle ne couchait plus avec eux: parce que Victoria voulait des enfants avec James. Vu la teneur de leur couple, je n'étais pas trop rassurée en fait, et l'état de l'appartement était tellement délabré que j'étais convaincue que ce bébé aurait vraiment une vie de merde. Mais bon, je n'étais pas légitime pour donner des leçons de vie à des gens que ne connaissais pas encore comme je les connais aujourd'hui. Cependant, tandis que je rangeais quelque affaires dans le petit meuble que Victoria avait mis à notre disposition, j'avais marqué un temps d'arrêt. J'entendais des drôles de bruits.
- Attends... Sérieusement ? avais je dit choquée.
- Malheureusement... Te faudra des boules quies sauf si ça te plait, m'avait répondu Alice avec un clin d'œil.
J'avouerai que le "Putain James c'est bon!" qui retentit tandis qu'il finissait enfin ce qu'il avait commencé venait de confirmer mon impression. Un premier contact difficile et le porche de bien des univers si différents du mien mais qui allait changer ma vision du monde et m'apprendre que personne n'était à l'abri.
Note de l'auteur
: Dites non à la drogue, si vous consommez n'hésitez pas à vous faire aider, il existe des centres d'aides dans de nombreux pays. Ne prenez pas de cocaïne, il est très dur de s'en sevrer car il n'existe aucune substances de substitution et il faut plus de dix-huit mois pour qu'on puisse vous sevrer. Évitez la drogue en général.
Réponse Review
noourBella relit effectivement son journal en ponctuant de donnés qu'elle a découvertes ensuite.J'aimerais peut-être des chapitres plus long mais j'ai peur que cela devienne indigeste.J'espère ne pas trop choquer ici.
